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Le guide de

l’entretien
de voiture
Entretien courant,
contrôle technique,
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Auteurs : MM. Cordier, Goëffon et Salustro


© Fine Media, 2014
ISBN : 978-2-36212-192-0
Ooreka.fr est une marque de Fine Media, filiale de Solocal Group.
204, rond-point du Pont de Sèvres - 92649 Boulogne-Billancourt cedex
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Table des matières
L’entretien de voitures en un coup d’œil 7
Les opérations d’entretien 8
Le contrôle technique 9
Les réparations 12
Les professionnels 14

I. Entretenir son véhicule 16


L’entretien des voitures 17
L’entretien des motos 25
L’entretien des scooters 28
L’entretien des camping-cars 29
Nettoyer son véhicule 32
AA Pour aller plus loin 40
Astuce 40
Questions / réponses de pro 41

II. Les opérations d’entretien 46


L’entretien du moteur 47
L’entretien électrique 51
L’entretien de sécurité 58
L’entretien des vitres 64
L’entretien de la climatisation 66
Le carnet d’entretien 68
Les pièces automobiles 72
AA Pour aller plus loin 76
Astuce 76
Questions / réponses de pro 78

III. Le contrôle technique 83


La réglementation 84
Les véhicules 90
Le pré-contrôle technique 105
La visite de contrôle 106
AA Pour aller plus loin 115
Astuce 115
Questions / réponses de pro 117
IV. Les réparations 122
Le dépannage 123
La réparation 126
La carrosserie 130
Repeindre une voiture 138
AA Pour aller plus loin 142
Astuce 142
Questions / réponses de pro 144

V. Les professionnels 149


Le réparateur auto 150
Le mécanicien 151
Le carrossier 153
Le peintre en carrosserie 154
Le centre de contrôle technique 155
Les centres auto 163
Les concessionnaires 165
Entretenir soi-même sa voiture 167
Les tarifs 170
AA Pour aller plus loin 178
Astuce 178
Questions / réponses de pro 179

Index des questions et des astuces 183

Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage 185

Trouver un pro près de chez vous 188


L’entretien de voitures en un coup d’œil

Un véhicule doit être entre-


tenu et révisé régulièrement
pour rester performant,
fiable, sécuritaire et faible-
ment polluant. L’entretien
n’est pas gratuit, mais
il peut éviter de grosses
dépenses dues à des
pannes. S’il doit être régu-
lier, il n’est toutefois pas
nécessaire de le faire suivre
par le constructeur pour que sa garantie fonctionne, mais il doit être effec-
tué dans le délai recommandé, sous peine de perdre cet avantage. Tous les
organes et pièces à remplacer ou contrôler font partie de cinq grands pôles :
le moteur, l’électricité, la sécurité, les vitres et la climatisation.

Les opérations de révision devant être faites à intervalles réguliers sont pres-
crites par les constructeurs et consignées dans le carnet d’entretien. Tous les
véhicules ne roulant pas à la même énergie, leur entretien est différent. Ainsi,
celui d’un diesel diffère de celui d’un véhicule à essence, surtout au niveau
des bougies. De même, les GPL sont plus complets et plus complexes que les
modèles précédents. Quant aux voitures électriques, elles sont plus simples
à entretenir, contrairement aux modèles hybrides. En outre, un c­ amping-car

7
L’entretien de voitures en un coup d’œil

nécessite un double contrôle (porteur et cellule), tandis que les motos et scoo-
ters exigent un temps plus réduit. Les révisions de ces véhicules ne concernent
donc pas les mêmes organes et ne sont pas réalisées aux mêmes fréquences.

Les opérations d’entretien


Une révision de voiture s’effectue autour de
cinq pôles principaux. La révision du moteur
passe par la vidange, puis le contrôle du
liquide de refroidissement, de la courroie de
distribution et de l’échappement. La batte-
rie et l’alternateur de la voiture doivent être
contrôlés, de même que les bougies (d’allu-
mage ou de préchauffage) et les nombreuses
ampoules de la voiture. Quant aux éléments
participant à la sécurité, qu’il s’agisse des
freins, des amortisseurs ou de l’embrayage,
ils sont évidemment concernés par ces
révisions. Ils peuvent, pour certains, être
remplacés si besoin. Enfin, l’entretien de la
visibilité active et passive est assuré à travers
celui des essuie-glaces. La climatisation, qui
se démocratise, nécessite aussi un soin tout particulier.

Toutes les révisions prescrites par le constructeur sont recensées dans le car-
net d’entretien, livré avec la voiture. Les opérations sont répertoriées à la
façon d’un calendrier, prenant en compte soit le nombre de kilomètres par-
courus, soit le nombre d’années de vie de la voiture. Il comporte aussi toutes
les informations techniques nécessaires au bon déroulement des révisions. Ce
carnet, qu’il faut remplir tout au long de la vie du véhicule, est le témoin d’un
bon ou mauvais entretien. En cas de vente, il représente aussi un argument de
négociation très important.

En outre, les constructeurs et équipementiers multiplient les références des


pièces détachées de voiture, mais la vigilance doit se porter sur la conformité
de celles-ci. Leur fiabilité et donc leur provenance sont primordiales. Un ou

8
L’entretien de voitures en un coup d’œil

deux logos (constructeur et/ou équipementier) apposés sur les pièces sont le


gage de leur conformité et donc de leur fiabilité. Leur fourchette de prix est
très large.

Le contrôle technique
Le contrôle technique est réglementé par le Code
de la route (art. R 323-1) et permet de vérifier l’état
de marche et d’entretien d’un véhicule, par une
analyse complète de ses principaux organes.

La réglementation détermine ensuite sa validité :

ππVisite technique favorable : lettre « A » sur le timbre de la carte grise


(valable 2 ans).
ππVisite technique défavorable (contre-visite ou nouvelle visite) : lettre « S »
sur le timbre de la carte grise (valable 2 mois).
Le propriétaire qui ne respecte pas les obligations liées à ce contrôle peut
avoir à payer une amende de 135 à 750 €.

Toutefois, tous les véhicules ne passent pas le


même type de contrôle technique : celui des voi-
tures est destiné aux véhicules à quatre roues
dont le poids total en charge (PTAC) est inférieur
à 3,5 t ; tandis que le contrôle technique des voi-
tures de collection se destine à certains véhicules
de plus de 30 ans, il permet en outre d’espacer les
visites techniques.

Les autres véhicules plus spécifiques ou dont l’utilité est différente sont aussi
soumis à des contrôles techniques bien particuliers : camping-car, utilitaire,
poids lourd (logiquement plus complet que les autres).

Le contrôle technique des motos fait figure d’exception, puisque ces dernières
ainsi que les deux roues motorisées en sont actuellement dispensées. Cela fait
aujourd’hui l’objet de discussions.

9
L’entretien de voitures en un coup d’œil

La date du contrôle technique dépend ensuite de plusieurs facteurs : type de


véhicule et situation rencontrée. En cas de vente du véhicule, il est aussi obliga-
toire de présenter à l’acheteur un contrôle technique daté de moins de 6 mois.

Véhicules Premier contrôle technique Renouvellement


Voitures particulières,
camionnettes et véhicules 4 ans après la première mise
2 ans
automobiles spécialisés ou d’un en circulation
genre ancien (VTST)
3 ans après la première mise
Utilitaires 2 ans
en circulation
5 ans après la date de
Se reporter au tableau
Voitures de collection la première visite tech-
ci-après
nique périodique
1 an après la date de la pre-
1 an après la date de
mière immatriculation ou
Poids lourds la première visite tech-
6 mois pour les véhicules de
nique périodique
transport en commun

Pendant la visite technique, un certain nombre de points sont contrôlés. Ils


sont détaillés dans le tableau ci-dessous.

Points
Véhicules Détail des contrôles
vérifiés
0. Identification/ 1. Freinage/ 2. Direction/
3. Visibilité/ 4. Éclairage, signalisation/
Véhicules non soumis
5. Liaison au sol/ 6. Structure, carrosserie/
à une réglementation
0 à 9 et G 7. Équipements/ 8. Organes mécaniques/
spécifique
9. Pollution, niveau sonore/ G. Contrôle com-
(CT* voiture)
plémentaire de l’installation de gaz carburant
sur le véhicule
0. Identification/ 1. Freinage/ 2. Direction/
3. Visibilité/ 4. Éclairage, signalisation/
5. Liaison au sol/ 6. Structure, carrosserie/
Véhicules utilisés pour
7. Équipements/ 8. Organes mécaniques/
les transports sanitaires 0 à 9, B et G
9. Pollution, niveau sonore/ B. Véhicules uti-
terrestres (CT utilitaire)
lisés pour les transports sanitaires terrestres/
G. Contrôle complémentaire de l’installation
de gaz carburant sur le véhicule

10
L’entretien de voitures en un coup d’œil

Points
Véhicules Détail des contrôles
vérifiés
0. Identification/ 1. Freinage/ 2. Direction/
Véhicules de moins de 3. Visibilité/ 4. Éclairage, signalisation/
10 places, conducteur 5. Liaison au sol/ 6. Structure, carrosserie/
compris, affectés au 7. Équipements/ 8. Organes mécaniques/
0 à 9, E et G
transport public de 9. Pollution, niveau sonore/ E. Véhicules
personnes (CT poids légers affectés au transport public de per-
lourd) sonnes/ G. Contrôle complémentaire de
l’installation de gaz carburant sur le véhicule
• Identification, documentation
Véhicules de dépannage à 0 à 9, A et
• Éclairage, signalisation
moteur (CT poids lourds) G
• Équipements
Véhicules-écoles pour • Identification, documentation
0 à 9, C et
l’enseignement de la • Éclairage, signalisation, commandes et
G
conduite (CT utilitaire) équipements en double
Taxis et voitures de • Identification
0 à 9, D et
tourisme avec chauffeur • Éclairage, signalisation (taxis)
G
(CT utilitaire) • Équipements (taximètre)
Véhicules légers affectés • Identification
au transport public de 0 à 9, E et G • Contrôle de l’installation de gaz carburant
personnes (CT utilitaire) sur le véhicule
• Identification
Véhicules de collection 2, 3, 4, 6, 7,
• Freinage
(CT voiture de collection) 8, 9, H et G
• Liaison au sol

* CT : Contrôle Technique.


À noter : depuis quelques années, certains véhicules subissent, en prime, un
contrôle antipollution.

À l’issue de ces examens, plusieurs


documents sont remis au propriétaire
du véhicule. Le PV de contrôle tech-
nique est un document qui consigne
les résultats (liste des défauts relevés),
il est accompagné d’une vignette ainsi
que d’un timbre ; ce document doit être
conservé, notamment en cas de vente

11
L’entretien de voitures en un coup d’œil

du véhicule. Ensuite, la mention d’une contre-visite peut apparaître si le véhi-


cule a été jugé en mauvais état de fonctionnement. Dans ce cas, après avoir
réalisé les réparations obligatoires, il sera nécessaire de refaire un contrôle
dans les 2 mois qui suivent la délivrance du PV.

Important : tous les défauts relevés ne sont pas soumis à réparations et


contre-visite.

La contre-visite peut être évitée en effectuant un pré-contrôle technique. Cela


permet souvent de faire des économies en temps et en argent. Surtout que
sur les contre-visites recensées, ce sont toujours les mêmes défauts constatés :
freinage, éclairage, signalisation, liaisons au sol (pneumatiques), gaz. Il peut
donc être utile de prendre le temps d’effectuer (ou de faire réaliser par un
garagiste) le tour du véhicule en étant attentif à ces points avant de passer le
contrôle.

Les réparations
Pour déterminer la panne de voiture à laquelle on a
affaire, il faut détecter les différents signes et tenter
ainsi de comprendre d’où elle vient. Les possibilités
sont nombreuses :

ππAlternateur : usure de la courroie d’alternateur


ou du régulateur.
ππDémarreur : usure des charbons du démarreur.
ππVentilateur : problème de connectiques ou fuite
du liquide de refroidissement.
ππEmbrayage : disque ou butée d’embrayage défectueux.
ππBatterie : insuffisance de la charge rendant inefficaces l’alternateur et le
démarreur.
ππBobine d’allumage : absence d’alimentation du système d’allumage.
ππBougies d’allumage : absence d’étincelles conduisant à produire le
mélange air/essence dans le compartiment de combustion du moteur.

12
L’entretien de voitures en un coup d’œil

ππDisque de frein et plaquettes de frein : freinage inefficace dû à l’usure des


disques et plaquettes.
ππÉtrier de freins : blocage du piston d’étrier dû à une corrosion entraînant
la défectuosité du capuchon de protection et des rondelles d’étanchéité.
ππTambour : usure des garnitures provoquant une différence de freinage
entre les deux côtés du véhicule.
ππ Amortisseur : usure entraînant des vibrations et une tenue de route difficile.
Pour réparer une voiture en cas de
panne, il peut être nécessaire d’avoir
recours au dépannage auto. Son
coût peut être pris en charge par l’as-
sistance de son assurance auto. Dans
tous les cas, mieux vaut passer par
un spécialiste de la mécanique pour
poser un diagnostic, établir un devis
et proposer les réparations possibles,
notamment en ce qui concerne le
moteur, la transmission, les freins, la direction, la suspension, etc. Une répa-
ration bien faite et réalisée sans attendre peut éviter de changer totalement
une pièce : la réparation du radiateur d’une voiture évite souvent de changer
le radiateur ou le moteur lui-même. D’autres travaux, plus simples, peuvent
aussi être effectués à domicile avec des moyens peu onéreux ; c’est le cas de
la réparation du siège auto en cas de griffures, brûlures, craquèlement, etc.

On peut aussi souhaiter intervenir sur son véhicule pour des travaux de car-
rosserie. Ainsi, les rayures peuvent facilement être réparées chez soi. Selon le
produit, on pourra traiter les rayures superficielles ou plus profondes. Le débos-
selage, en revanche, est une opération qui nécessite un véritable savoir-faire
et un outillage particulier, mais qui peut être réalisée par un particulier avec
quelques conseils. Il en est de même pour les réparations de la carrosserie, à
condition d’avoir des connaissances spécifiques et un matériel adapté. Sinon,
mieux vaut faire appel à un professionnel. Enfin, il est possible d’appliquer seul
une protection de carrosserie, pour laquelle il existe différents systèmes. Toutes
ces interventions peuvent aussi être réalisées par un professionnel.

13
L’entretien de voitures en un coup d’œil

Par ailleurs, la peinture d’un véhicule a de nombreuses propriétés, notamment


l’esthétisme et la protection de la carrosserie. Mais sa pratique ne s’improvise
pas, que ce soit pour une simple retouche (rayures, petites bosses, points de
rouille, etc.) ou une restauration intégrale. Dans les deux cas, il faut utiliser
des produits adaptés après avoir préparé la surface à peindre. Ensuite seule-
ment, on pourra appliquer deux couches de peinture. Pour la carrosserie, on
peut aussi effectuer les menues réparations grâce à la ventouse, qui permet de
débosseler un élément, ou du mastic pour reboucher les trous, fissures, etc.

Les professionnels
Pour faire entretenir son véhicule, on
peut, depuis 2002, s’adresser à n’im-
porte quel garagiste, dès lors que les
opérations prescrites sont effectuées
selon les instructions ou recommanda-
tions du constructeur. Les acteurs se
partageant le marché sont les centres
auto, les réparateurs automobiles et
les concessionnaires. Cependant, si
vos connaissances en mécanique vous
permettent d’entretenir vous-même votre voiture, vous pouvez faire des
économies sur certaines opérations, sans que cela soit au détriment de votre
sécurité. Le prix d’un entretien compte en moyenne pour 12 % du budget
voiture des consommateurs.

Il s’agit donc de bien choisir entre les différents acteurs en présence. Un com-
paratif avec une analyse précise des offres, ainsi qu’une demande de devis
permettront de trouver un bon rapport qualité/prix. Par ailleurs, le coût des
différentes interventions et du matériel de réparation dépend des prestations
à réaliser, de la surface à réparer et des travaux nécessaires.

Enfin, il est préférable d’effectuer un comparatif avant de se rendre dans un


centre de contrôle technique. Ces derniers sont réglementés et obligés de
fournir les prestations décrites par le Code de la route. Il existe deux types de
centres : la plupart sont organisés en réseaux, les autres sont indépendants,

14
L’entretien de voitures en un coup d’œil

mais toujours agréés et contrô-


lés par l’Organisme technique
central, qui garantit ainsi la
sécurité de tout le dispositif.
La qualification habituelle pour
un contrôleur automobile est
le Certificat de qualification
professionnelle.

En outre, le centre de contrôle


fixe ses tarifs librement, c’est
pourquoi ces derniers varient
selon les centres. Retrouvez ci-dessous, à titre indicatif, les tarifs pratiqués
selon les prestations.

Contrôle Contrôle
Véhicules Contre-visite
technique antipollution
Véhicule léger à
49 à 75 € 0 à 20 € 25 à 30 €
essence
Véhicule léger diesel 49 à 85 € 0 à 25 € 30 à 35 €
Véhicule GPL 79 à 120 € 0 à 25 € Sans
Véhicule utilitaire 50 à 94 € 0 à 30 € 25 à 30 €
Poids lourds 79 à 250 € 38 à 70 € Sans

15
I.
Entretenir son véhicule

Pour sa propre sécurité et celle


de ses passagers, mais aussi
pour éviter les mauvaises sur-
prises, un véhicule a besoin
d’une révision régulière, et ce,
quel que soit son type : voiture
(diesel, essence, GPL, électrique
ou hybride), camping-car,
moto, scooter.

Mais faire réviser et entretenir


son véhicule n’est pas une mince affaire ! Avec tous les modèles disponibles
sur le marché, il faut s’y retrouver et surtout s’adapter : diesel ou essence ?
Hybride ou électrique ? Voiture ou moto ?

Bien que les véhicules soient de plus en plus fiables, le fait que l’électronique
soit de plus en plus omniprésente rend l’entretien plus difficile. La révision,
elle, concerne le véhicule tout au long de sa vie et l’ensemble de ses organes,
à différents âges ou nombres de kilomètres parcourus.

16
I. Entretenir son véhicule

Elle consiste à examiner, à intervalles réguliers, ses différents composants. La


révision de la voiture est une opération nécessaire à sa fiabilité, sa bonne per-
formance et sa longévité.

En parallèle, le nettoyage d’une voiture permet, certes, de l’embellir, mais


également de la préserver. De plus, cette opération est l’occasion de déceler
certains petits travaux d’entretien mécanique à effectuer.

L’entretien des voitures


S’ils concernent tous les véhi-
cules, les entretiens de révision
varient selon les motorisations
et sont sensiblement diffé-
rents d’un système à l’autre.
Ainsi, un moteur à essence uti-
lise des bougies d’allumage,
un moteur diesel a recours à
des bougies de préchauffage,
le GPL alterne entre essence et
mélange butane-propane et, dans un moteur électrique ou hybride, l’électri-
cité remplace plus ou moins entièrement le carburant. De même, les organes
ne sont pas tous identiques, et les pièces détachées diffèrent. C’est pourquoi,
tout en gardant son libre arbitre, il faut être attentif aux préconisations des
constructeurs.

Entretien de révision
Les constructeurs déterminent pour chaque voiture les révisions nécessaires et
leur fréquence. Le fait de bien suivre ces préconisations permettra de garder
le bénéfice de la garantie constructeur. Les révisions varient en fonction du
véhicule, mais aussi du nombre de kilomètres parcourus, de la conduite adop-
tée (souple ou énergique), des conditions environnementales (climat, milieu
urbain ou rural). C’est pourquoi les constructeurs livrent un carnet d’entre-
tien détaillant ces informations et qu’il convient de tenir à jour, surtout en cas
de vente : il sera alors un gage de bon entretien. Les garanties constructeur

17
I. Entretenir son véhicule

ne dépassent en général pas 2 ans, mais,


pour certains véhicules, elles peuvent
atteindre 5 ans (véhicule électrique),
voire 7 ans. Le budget automobile des
ménages est très important (35 %) et,
dans celui-ci, l’entretien compte pour
12 %. C’est un des postes de dépense les
plus difficiles à maîtriser.

Le règlement communautaire 1400/2002 a permis au consommateur de


bénéficier de la garantie constructeur en dehors de son réseau. Dorénavant,
ce n’est plus l’origine de fabrication de la pièce de rechange qui détermine
sa prise en charge dans la garantie, mais sa conformité à des critères quali-
tatifs. Cela a entraîné une grande diversification des offres des centres auto,
qui proposent maintenant pléthore de forfaits comprenant une multitude de
points de contrôle. Il faut donc être attentif aux prix proposés par les profes-
sionnels, le rapport qualité/prix n’étant pas forcément au rendez-vous. Ainsi,
la vidange n’est quasiment plus proposée seule, mais fait maintenant partie
de forfaits incluant 50 à 100 points de contrôle. Or, quelquefois, ceux-ci n’in-
cluent même pas (par exemple) le changement du filtre à huile !

À noter : les prix des révisions dans les garages affiliés aux constructeurs sont
toujours plus élevés de 50 % que dans les centres auto, même si les prix ont
tendance à baisser depuis 2012 (étude Que Choisir : « Réparation et entretien
automobiles : la concurrence est toujours en panne ! » du 25/09/2012).
Il est donc difficile de faire son choix, et certains éléments sont à prendre
en compte avant de s’engager : le rapport qualité/prix, la visibilité des pres-
tations proposées, la différence entre les tarifs sur Internet et sur place, le
coût des pièces détachées et de la main-d’œuvre, la qualité du service et du
conseil.

Entretenir et réviser sa voiture entraîne donc des dépenses importantes,


même si ces opérations sont effectuées en premier lieu pour garantir la sécu-
rité des usagers. Le contrôle technique a, par exemple, pour but d’obliger
les automobilistes à circuler avec des véhicules fiables. Certaines opérations
sont aussi nécessairement réalisées par des professionnels pour des raisons de

18
I. Entretenir son véhicule

sécurité. De plus, si les constructeurs n’exigent plus un entretien sous garantie


dans leur réseau, ils conditionnent néanmoins celle-ci à un travail effectué en
conformité avec leur cahier des charges. En effet, pour profiter pleinement de
cette garantie, il est important de réaliser ou faire réaliser les réparations selon
les préconisations du constructeur. D’autres opérations sont plus faciles à
effectuer, même pour des novices en mécanique : changement de la batterie,
des ampoules, des essuie-glaces, etc.

Voiture diesel
L’entretien du moteur diesel diffère de celui à
essence, mais certaines opérations sont similaires.
Ainsi, le moteur doit être vidangé et il convient
de contrôler les liquides et l’échappement (sans
oublier les injecteurs). De même, au niveau
de l’électricité, la batterie, l’alternateur et les
ampoules sont à vérifier ainsi que les freins, les amortisseurs et l’embrayage.
Les vitres et la climatisation ne sont pas non plus à oublier. Pour celles-ci, rien
ne diffère par rapport à l’entretien d’un moteur à essence.

En revanche, certaines opérations sont spécifiques au moteur diesel ou bien


effectuées à des périodes différentes. Ainsi, la vidange de l’huile de moteur
est proposée à 6 mois, au lieu de 1 an, et le remplacement du filtre à huile
s’effectue rapidement, au bout de 7 500 km, tandis que le filtre à gazole se
change au bout de 20 000 km.

D’autre part, le contrôle des injecteurs, qui peuvent s’encrasser, est très
important, car ce sont eux qui envoient le mélange (gazole et air) dans le
cylindre. La courroie de distribution est, quant à elle, changée plus tardive-
ment, à 60 000 km.

Enfin, le contrôle de l’opacité des fumées remplace celui de l’antipollution


(tous les 10 000 km). En outre, les bougies utilisées sont des « bougies de
préchauffage », qui servent à préchauffer les chambres de combustion de
chaque cylindre avant et pendant le démarrage. Elles sont très solides afin de
supporter la compression du gaz et à remplacer au bout de 40 000 km. Un
démarrage de plus en plus difficile est le signe que vous devez les changer.

19
I. Entretenir son véhicule

Si l’on s’en tient aux études récentes, le prix annuel d’entretien d’un véhi-
cule diesel est encore plus élevé que celui d’un véhicule à essence. Il est donc
conseillé d’être très attentif au choix du prestataire et aux opérations que l’on
effectuera soi-même. Avant de s’engager, mieux vaut prendre en compte le
rapport qualité/prix, la visibilité des prestations proposées, la différence entre
les prix annoncés sur Internet et ceux proposés sur place, le coût des pièces
détachées et de la main-d’œuvre, etc.

À noter : la complexité des dispositifs réduisant la pollution des moteurs diesel


ne va pas vers la réduction des coûts d’entretien de ces véhicules.

Voiture à essence
L’entretien du véhicule à essence
conditionne la fiabilité, la longé-
vité et le bon fonctionnement de
celui-ci ; il doit être régulier. Même
si les modèles récents sont de plus
en plus fiables, l’omniprésence
de l’électronique rend l’entretien
plus complexe, mais pas moins
nécessaire.

C’est le contrôle technique qui vient sanctionner cet entretien. Il concerne


d’abord le moteur, qui est contrôlé à travers la vidange (moteur), la vérification
du niveau du liquide de refroidissement, le contrôle ou le changement de la
courroie de distribution et de la ligne d’échappement. L’électricité est surveillée
via la batterie, l’alternateur, les bougies et les ampoules des feux. La sécurité,
elle, est analysée au travers des freins, des amortisseurs et de l’embrayage.
Concernant les vitres, elles sont révisées par l’inspection du lave-glace et des
essuie-glaces. Enfin, la climatisation est devenue un poste à part entière ; de
plus en plus performante, elle doit donc être contrôlée elle aussi.

Le prix de l’entretien d’un véhicule à essence varie non seulement en fonction


du professionnel sollicité, mais aussi du véhicule et de l’environnement dans
lequel il roule. Les différences de coûts entre les constructeurs, réparateurs
automobiles ou centres auto sont toujours d’actualité. Les constructeurs sont

20
I. Entretenir son véhicule

encore plus chers que les autres professionnels (il existe d’ailleurs des dispa-
rités entre les constructeurs étrangers et français). En effet, la main-d’œuvre
est encore beaucoup plus élevée que dans les centres auto ou chez les répara-
teurs automobiles. Ainsi, pour un entretien simple, on peut aller de 47 € dans
les centres auto à 64 € chez les constructeurs. Les pièces de rechange sont
également plus chères chez ces derniers.

Voiture GPL
L’entretien d’un moteur GPL ne s’improvise pas
et nécessite un matériel et un savoir-faire appro-
priés. Un défaut d’entretien peut en outre rendre
le véhicule très dangereux, trop consommateur
et perdant en longévité. Le GPL se décline en
deux systèmes : à injecteurs ou à diffuseurs.

D’autre part, il peut s’agir soit d’un véhicule neuf équipé d’un GPL, soit d’un
véhicule essence sur lequel un kit GPL a été monté. Dans ces différents cas,
il est indispensable de faire appel à un professionnel pour l’entretien, que ce
soit auprès du constructeur (qui doit avoir une connaissance parfaite des opé-
rations à réaliser), soit d’autres professionnels agréés. Les révisions doivent
suivre les recommandations édictées dans le carnet d’entretien qu’il est vive-
ment conseillé de lire attentivement.

Au niveau du moteur, il est nécessaire de procéder aux vidanges (rempla-


cement des filtres), de contrôler les liquides et la courroie de distribution et
d’inspecter l’échappement. Concernant l’électricité, il faut vérifier la batterie,
l’alternateur et les ampoules.

Pour le poste sécurité, il convient de remplacer les plaquettes de frein, de sur-


veiller les disques et le liquide de freins (dans un premier temps), de vidanger
le circuit de freins, de regarder les garnitures des freins à tambour (plus tardi-
vement), les amortisseurs et l’embrayage.

Pour les vitres, il faut surveiller le niveau du lave-glace et changer les essuie-
glaces. Enfin, en ce qui concerne la climatisation, la vérification de son
fonctionnement et une recharge du fluide s’imposent. Un véhicule roulant au

21
I. Entretenir son véhicule

GPL fonctionne différemment d’un véhicule à essence. C’est pourquoi des


vérifications supplémentaires doivent être effectuées en parallèle des révisions
habituelles préconisées par le constructeur. Le contrôle technique est d’ailleurs
de plus en plus drastique pour ces véhicules.

À noter : les moteurs roulant au GPL utilisent cette énergie en alternance avec
l’essence.
Parmi les opérations spécifiques au GPL,
on peut d’abord citer le contrôle visuel
indispensable de toute l’installation (par
un spécialiste), qui revient à contrôler les
paramètres du système à l’aide de l’ou-
til de programmation. Ensuite, le contrôle
des réglages par l’analyse des émissions à
l’échappement consiste à vérifier la carburation à l’aide de l’analyseur de
gaz, à nettoyer les filtres du vapo-détendeur (qui permet au GPL de passer
de l’état liquide à l’état gazeux) et ses accessoires. Il sert aussi à contrôler les
durites (pertes ou fuites) et à vérifier la présence du bouchon. Il est aussi très
important de vérifier les bougies d’allumage et de les remplacer au bout de
25 000 km, même si elles ne sont pas encrassées. En effet, l’allumage doit
être très performant sur un moteur GPL. Pour la sécurité, les vitres et la clima-
tisation, rien ne change. En revanche, il est important de vérifier les réservoirs
placés sous le véhicule, qui sont soumis à beaucoup de corrosion et de chocs.

Bon à savoir : ces réservoirs peuvent être grattés et enduits d’une peinture anti-
corrosion et anti-gravillon dès lors qu’ils montrent des taches de rouille.
Le prix de l’entretien dépend évidemment de la main-d’œuvre, mais aussi
des pièces détachées, comme les bougies d’allumage, qui doivent être de très
bonne qualité. La moyenne des entretiens d’un seul kit GPL est annoncée à
environ 120 € pour un moteur à quatre cylindres.

Voiture électrique
L’entretien d’une voiture électrique et d’une voiture hybride est tout aussi
nécessaire que celui d’un véhicule thermique. Ils s’effectuent régulièrement,
à un rythme (préconisé par le constructeur) qui varie en fonction du véhicule,

22
I. Entretenir son véhicule

mais aussi de la marque, de sa puissance,


de la conduite de l’automobiliste et du
nombre de kilomètres parcourus (ou des
années passées). Les véhicules électriques
et hybrides ont un point commun : l’élec-
tricité intervient dans leur fonctionnement,
pour tout ou partie. Toutefois, leur fonc-
tionnement est totalement différent : la
voiture électrique n’utilise plus de carburant, tandis que la voiture hybride,
elle, associe un moteur thermique (à combustion) à un moteur électrique.
C’est pourquoi, alors que le premier est très simple d’entretien et demande
peu de changements de pièces, l’autre exige un entretien équivalent techni-
quement au véhicule thermique.

L’entretien du moteur électrique est donc simplifié, car ce dernier est très
simple et composé de très peu d’éléments mobiles. Le nombre de pièces est
réduit à une dizaine, contre un millier pour les véhicules thermiques, même
si des éléments mécaniques et esthétiques présents sur les véhicules à com-
bustion se retrouvent dans les voitures électriques. Au niveau du moteur, on
note certaines différences : la vidange (huile) disparaît, puisque le moteur élec-
trique n’exige pas de lubrification ; celui-ci demande moins d’entretien que
le thermique, dans la mesure où il est nettement moins soumis aux variations
de température. Il n’y a pas non plus de pot d’échappement, c’est donc une
charge en moins dans la révision. Par ailleurs, la batterie est l’élément essentiel
du moteur électrique. Elle est rechargeable et dure plus ou moins longtemps
selon la technologie utilisée. De plus en plus de batteries au lithium-ion, sans
entretien, remplacent les batteries au plomb, plus basiques et encombrantes.
Quoi qu’il en soit, elles ont toutes une durée de vie de plus en plus longue : de
3 à 10 ans. Pour l’instant, il n’y a pas d’alternateur sur une voiture électrique.
Quant aux bougies, il n’est plus nécessaire de les changer.

À noter : les ampoules restent évidemment à vérifier.

En revanche, les amortisseurs sont identiques à ceux d’un véhicule ther-


mique, par conséquent, l’entretien l’est également. Toutefois, les freins étant
beaucoup moins sollicités, les plaquettes et tambours s’usent ­beaucoup

23
I. Entretenir son véhicule

moins rapidement (50 % d’usure en moins), et la boîte de vitesse étant


réduite à un seul réducteur, il n’y a plus d’embrayage. Ce réducteur nécessite
tout de même une vérification d’huile et un entretien au bout de 60 000 à
100 000 km selon les cas. En ce qui concerne les vitres et la climatisation de la
voiture, l’entretien est similaire à celui d’un véhicule thermique.

Ainsi, il existe moins de pièces déta-


chées sur un véhicule électrique. Les
batteries, entièrement gérées par l’élec-
tronique, dont l’autonomie est de plus
en plus importante, sont de moins en
moins chères et peuvent être louées par
le concessionnaire. Le temps passé sur
une voiture électrique est donc moindre :
il faut alors compter de 30 à 40 % moins cher. De plus, comme pour tout
véhicule, la voiture électrique est sous garantie pendant un certain nombre
d’années, à condition que les révisions préconisées par le constructeur
aient été correctement effectuées. Or, une voiture électrique est techno-
logiquement très avancée, et l’entretien s’effectue sous forte tension. Le
professionnel doit donc être formé à certaines opérations assez dangereuses
et posséder le matériel adapté. Il ne faut donc pas hésiter à se renseigner sur
ses capacités techniques.

Voiture hybride
Les véhicules hybrides (qu’ils soient « full » ou « semi » hybrides) utilisent
deux moteurs : l’électrique et le thermique, à tour de rôle. L’entretien du
moteur thermique reste obligatoire, auquel s’ajoute celui des batteries et de
l’électronique.

Il y a donc, comme pour tout véhicule, un entretien du moteur, identique


à celui du moteur thermique, à ceci près que l’échappement est moins vite
abîmé et dure plus longtemps ; mais aussi un contrôle de la sécurité (les freins
sont moins vite abîmés, les amortisseurs et l’embrayage sont plus doucement
sollicités) et un contrôle des vitres et de la climatisation. C’est au niveau élec-
trique que l’entretien diffère : la batterie est un élément très important, elle

24
I. Entretenir son véhicule

doit donc être de qualité et bien entretenue. Cependant, les modèles gagnent
en autonomie en même temps qu’elles perdent du volume. Ainsi, le change-
ment s’effectue maintenant rarement avant 8 ans, quand les anciennes ne
vivaient que 3 ans.

L’entretien d’un véhicule hybride dépend


non seulement des opérations à effectuer,
mais aussi des pièces engagées et de la
main-d’œuvre qui opère. Or, cette récente
technologie a besoin d’une main-d’œuvre
qualifiée en électronique, électricité et
mécanique. Le prix de ces révisions ne
peut donc être moins élevé que pour un
véhicule thermique. En contrepartie, les garanties sont plus longues, et ce,
aussi bien pour les opérations elles-mêmes (environ 3 ans ou 100 000 km)
que pour les pièces détachées (8 ans ou 160 000 km pour l’ensemble des
pièces qui entrent dans le fonctionnement du système hybride ; c’est le cas de
la batterie, qui peut être louée par les concessionnaires).

Le système hybride comprend en outre beaucoup d’électronique (qui gère le


moteur et la transmission), en plus d’une mécanique et d’un système élec-
trique performants.

Les professionnels se doivent donc de maîtriser parfaitement le fonctionne-


ment de ce système, ainsi que les opérations liées à son entretien. Il convient
de se renseigner quant aux prestations et installations pouvant être fournies.

À noter : la maîtrise des différents systèmes du fonctionnement de l’hybride


n’est pas la seule condition pour le particulier qui souhaite entretenir lui-même
son véhicule. En effet, certaines opérations liées à l’électronique peuvent être
difficilement réalisables.

L’entretien des motos


De la même façon, l’entretien d’une moto ne doit pas être négligé. Il est
indispensable pour sa fiabilité, sa longévité, son bon fonctionnement et
la sécurité de son conducteur, et ce, qu’il s’agisse d’une moto mono ou

25
I. Entretenir son véhicule

­ uadri-cylindres, d’une cylindrée de 50, 125… ou encore 1 800 cm3. Cet


q
entretien doit être régulier et à intervalles déterminés. Les constructeurs
consignent les différentes informations dans un carnet, qui permet de com-
prendre également le fonctionnement de la machine.

Points d’entretien
Le moteur, la transmission, l’électricité et la sécurité sont des points impor-
tants à contrôler durant l’entretien de la moto.

Concernant le moteur, le remplace-


ment du liquide de refroidissement
est très important pour garder une
protection antigel, ralentir la corro-
sion et garder son pouvoir lubrifiant.
Le contrôle du niveau d’huile moteur
est aussi primordial, puisque l’huile
évite la casse de celui-ci. Cette
vidange s’accompagne obligatoire-
ment du remplacement du filtre. Le remplacement ou le nettoyage du filtre à
air est différent selon les motos et l’environnement dans lequel elles évoluent.
Enfin, une vérification de la poussée du jeu aux soupapes est également à
effectuer : un excès de jeu peut en effet abîmer leur commande.

À noter : une perte de puissance de la moto et une consommation excessive


peuvent aussi alerter le conducteur.
Au niveau de la transmission, la vidange de fourche est indispensable dans
un souci de tenue de route. La chaîne de transmission doit aussi être régu-
lièrement vérifiée. Une bonne tension et une lubrification suffisante sont
importantes pour éviter la casse et les coups de transmission. En ce qui
concerne les batteries, à moins d’être « sans entretien », elles doivent être
vérifiées, comme le niveau d’eau. Les bougies sont à contrôler et changer
selon les préconisations du constructeur. En outre, refaire la synchronisation
est le gage d’un bon rendement et d’une économie importante sur le car-
burant. Il est également recommandé de remplacer régulièrement le liquide
de frein (tous les 2 à 3 ans), de surveiller l’épaisseur des plaquettes de frein

26
I. Entretenir son véhicule

(avant le disque) pour éviter justement qu’elles n’usent trop vite le disque,
qui est beaucoup plus coûteux que celles-ci, et d’inspecter le jeu du levier
d’embrayage.

Bon à savoir : l’épaisseur des plaquettes, ainsi que la mesure de ce jeu (environ
2 à 3 mm), est indiquée dans le carnet d’entretien.

Fréquence
Si l’on regarde les préconisations des constructeurs,
certains commencent le planning à 500 km, d’autres
à 1 000 km (tous les mois). Ensuite, les intervalles les
plus fréquents sont 6 000 km, puis 12 000 km (ou
24 mois), 18 000 km (ou 36 mois), 24 000 km (ou
48 mois), etc.

Les révisions des motos dépendent des cylindrées, du type de conduite et


de l’environnement, mais aussi des opérations à réaliser. Certaines, comme
le graissage de chaîne, le contrôle du niveau d’huile et l’état de charge de
la batterie, sont à réaliser très rapidement après l’achat et avec une grande
régularité. Viennent ensuite les vidanges d’huile et le remplacement du filtre
à huile, le contrôle du niveau du liquide de frein, l’inspection du jeu aux sou-
papes ainsi que des bougies. Le remplacement des bougies, la vidange d’huile
de fourche, l’inspection du filtre à air et le réglage de la carburation arrivent
beaucoup plus tard.

Précautions
Comme pour les automobiles, les motos bénéficient de garanties construc-
teur, qui ne sont plus liées à l’endroit où sont effectuées les opérations de
révision, mais à la façon dont elles sont réalisées. Pour conserver ces garan-
ties, il faut donc être sûr que les révisions seront faites correctement. Il s’agit
non seulement de rester vigilant quant au professionnel, mais aussi d’être sur
de soi avant de mettre la main dans le moteur. N’oubliez pas de demander
un devis avant chaque commande d’opération mécanique. Ce dernier doit
être détaillé quant au contenu des opérations et du prix (HT ou non, main-
d’œuvre, tarif des pièces).

27
I. Entretenir son véhicule

L’entretien des scooters


Les différents organes d’un scooter s’usent et doivent être vérifiés ou changés
à intervalles réguliers. Selon le type de deux-roues, sa marque et l’usage, les
révisions seront plus ou moins rapprochées.

Points d’entretien
Le moteur, la transmission, l’électricité et la
sécurité sont des points importants à contrô-
ler. Afin de ralentir la corrosion et de garder
un pouvoir lubrifiant, le liquide de refroidisse-
ment, qui permet de refroidir le moteur, doit
être vérifié et remplacé. Un contrôle du niveau
d’huile moteur est aussi nécessaire pour éviter la casse de ce dernier. Cette
vidange s’accompagne obligatoirement du remplacement ou du nettoyage du
filtre à air. Enfin, une vérification de la poussée du jeu aux soupapes doit égale-
ment être effectuée : un excès de jeu peut abîmer la commande des soupapes.

Bon à savoir : une perte de puissance du scooter et une consommation exces-


sive peuvent aussi alerter le conducteur.
D’autre part, il convient d’être vigilant à la vidange de fourche, qui sert à préser-
ver la tenue de route du scooter. La lubrification et la vérification de la tension
de la chaîne de transmission devront également être effectuées régulièrement.

À noter : une bonne tension est importante pour éviter la casse et les coups de
transmission.
Les batteries conventionnelles (munies de bouchons de remplissage), quant
à elles, doivent être vérifiées. Il s’agit alors de contrôler le niveau d’eau. Les
constructeurs préconisent également le contrôle et/ou le changement des
bougies. Pour un bon rendement et une économie importante de carburant,
il est important de procéder à leur synchronisation. Enfin, les freins sont à
surveiller non seulement au niveau du liquide (à remplacer), mais aussi des
plaquettes, dont l’épaisseur trop fine peut user le disque et rendre le scooter
dangereux. L’épaisseur correcte de ces plaquettes et de ce disque est égale-
ment consignée dans le carnet d’entretien.

28
I. Entretenir son véhicule

Garantie constructeur
Les scooters bénéficient de la garantie constructeur, comme tous les véhi-
cules. Toute opération mécanique doit alors être effectuée selon les
recommandations du constructeur, consignées dans le carnet d’entretien.

Il faut donc bien choisir le professionnel qui interviendra sur le scooter :


un devis avant chaque commande protégera le conducteur des arnaques.
Celui-ci doit être très détaillé et contenir non seulement le prix de la main-
d’œuvre, mais aussi des pièces, l’exactitude de l’opération effectuée en face
de chaque prix et le temps passé. En effet, le tarif annoncé d’une « vidange »
peut ne pas comprendre le remplacement du filtre ; or, cette non-inclusion
doit être annoncée. En outre, l’entretien d’un scooter est régulier et coû-
teux. Vous pouvez donc, si vous avez des connaissances en mécaniques et
les outils nécessaires, alléger votre facture en effectuant certaines opérations
vous-même.

L’entretien des camping-cars


Malgré son utilisation plus occasionnelle,
l’entretien d’un camping-car est tout aussi
fondamental. Empruntant le même réseau rou-
tier que les autres véhicules, il est soumis aux
mêmes règles, prescrites par le Code de la route,
ainsi qu’au contrôle technique. Cependant, il
roule moins souvent, et c’est pour cette raison
qu’il s’entretient différemment.

Un camping-car se compose d’un porteur, qui s’entretient comme tout véhi-


cule en fonction des préconisations du constructeur, et d’une cellule, qui
demande des entretiens spécifiques, mais tout aussi réguliers.

Entretien du porteur
Le porteur est le véhicule sur lequel a été construit le camping-car. ; c’est ce
qu’on appelle le châssis-cabine, qui comprend le châssis, les roues, le moteur,
la cabine (sauf pour les intégraux, dont la cabine est intégrée dans la cellule).

29
I. Entretenir son véhicule

Le porteur s’entretient classiquement, comme une voiture qui roulerait moins


souvent. Comme pour tout véhicule peu utilisé, il est préférable de le mettre
en route régulièrement et, surtout, de penser à faire toutes les révisions pres-
crites par le constructeur.

Concernant le moteur, l’entretien dépend de l’énergie uti-


lisée. Pour un moteur à essence, il convient d’effectuer la
vidange, de vérifier le liquide de refroidissement, la cour-
roie de distribution et l’échappement. L’entretien est en
revanche différent pour un moteur diesel : les vidanges
sont plus fréquentes. Un moteur électrique ne nécessite,
lui, aucune vidange, puisqu’il n’y a plus de carburant. L’entretien dépend éga-
lement des kilomètres parcourus, de l’ancienneté du véhicule et du type de
conduite.

L’entretien de la batterie, de l’alternateur, des bougies ou des ampoules


dépend aussi du moteur, puisque sur un diesel, on trouve des bougies de pré-
chauffage à la place de celles d’allumage. Les moteurs hybrides ou électriques
reposent essentiellement sur des batteries plus ou moins endurantes. Enfin, le
contrôle des freins, des amortisseurs ou de l’embrayage dépend de beaucoup
d’éléments, dont le poids, qui sont à consulter sur le carnet d’entretien délivré
par le constructeur.

Entretien de la cellule
L’étanchéité est primordiale pour le confort et la sécurité. Tous les cam-
ping-cars sont concernés, sauf les fourgons. Cette révision préconisée par
les constructeurs se fait en général tous les ans. En outre, les parois ne sont
pas toutes construites avec les mêmes matériaux. Ce sont des panneaux
sandwichs composés de mousse rigide (isolant intérieur) et de parements de
matières différentes (aluminium ou polyester). Dans tous les cas, leur entre-
tien est nécessaire pour éviter l’infiltration d’eau et conserver la solidité et les
performances thermiques.

Un camping-car dispose, de plus, de trois réservoirs. Le réservoir d’eau claire


(qui n’est pas pour autant potable) nécessite un nettoyage annuel minimum,
le réservoir d’eau grise recueille l’eau de vaisselle et de douche, et le réservoir

30
I. Entretenir son véhicule

d’eau noire récupère l’eau provenant des toilettes. Les réservoirs d’eau grise
et d’eau noire sont à vidanger également, surtout après de courtes interrup-
tions d’utilisation (1 ou 2 jours) ou avant l’hiver pour éviter le gel. Cela évitera
les mauvaises odeurs dues à leur stagnation ou la destruction des joints et du
réservoir en cas de gel.

Attention : les vidanges d’eau grise et noire doivent se faire dans des lieux pré-
vus pour ces opérations. Il s’agit d’aires de services, des campings ou d’empla-
cements spéciaux installés dans les communes.
L’entretien du système de chauffage a pour but d’éviter qu’il ne s’encrasse
ou que certains insectes s’installent ; il consiste à dépoussiérer les pales du
ventilateur, du corps de chauffe ou de la tubulure de prise d’air externe. Les
toilettes sont également à entretenir ; dans le cas d’un usage fréquent, un
nettoyage mensuel suffit. Il ne faut pas hésiter à nettoyer le joint de clapet
du réservoir à matières, celui de l’évent d’évacuation automatique des gaz et
le joint du bouchon. Un simple détartrage peut suffire tous les ans. Enfin, les
lanterneaux ne doivent pas être oubliés ; ce sont les ouvertures, notamment
celles du toit. Un nettoyage régulier évitera qu’ils se bloquent et ne puissent
plus se fermer à cause des saletés au niveau des joints ou des lamelles.

Tarifs
Les prix des révisions et entretiens
dépendent en premier lieu du type de
porteur. La marque, la cylindrée, la motori-
sation influencent ensuite autant le prix que
les kilomètres parcourus. L’entretien de la
cellule dépend, lui, des matériaux utilisés,
des pièces détachées, de leur type, etc. Bien sûr, les coûts dépendent aussi du
modèle de camping-car : l’entretien d’un fourgon ne sera pas le même que
pour une « capucine » (avec lit perché), un profilé (plus long), ou encore un
intégral (châssis et cellule intégrant la cabine du conducteur).

Les prix des pièces comme les lanterneaux varient également en fonction de
leur technicité. Quoi qu’il en soit, il est important de faire un choix éclairé
quant au professionnel sollicité, selon quelques critères : structure des ateliers,

31
I. Entretenir son véhicule

équipement et outillage adaptés et mis aux normes, expertise concernant le


porteur et la cellule, connaissance du cahier des charges du constructeur, ser-
vice informatique mis aux normes constructeur, qualité des pièces détachées,
transparence au niveau des tarifs.

Bien sûr, l’entretien d’un camping-car par vos


soins peut être une solution moins onéreuse.
Cependant, n’oubliez pas que les révisions conte-
nues dans la garantie constructeur peuvent être
gratuites si le problème est imputable à un défaut
de fabrication, de matière ou de montage (hors
usure normale, usage impropre, cause extérieure,
etc.). L’entretien « do it yourself » a aussi quelques
limites, qui résident dans les outils complexes ou
électroniques à maîtriser, l’installation disponible
et les connaissances nécessaires en mécanique. De
plus, certaines opérations comme le remplacement de la courroie de distribu-
tion, des freins ou de l’embrayage sont fastidieuses, voire dangereuses. Quant
à la recharge du fluide du climatiseur, elle est interdite au particulier.

Nettoyer son véhicule


Nettoyer un véhicule nécessite du produit, de la place et un minimum de
temps.

Nettoyage automatique ou manuel


Les centres de lavage automatique à rouleaux proposent un lavage pour
quelques euros et un minimum d’effort. Il suffit de déposer la voiture dans
les rails de la machine, de la fermer (ne pas oublier les fenêtres et le toit),
d’abaisser l’antenne, de plaquer les rétroviseurs, de choisir le programme et
d’appuyer sur le bouton de démarrage.

Le nettoyage automatique est cependant quelquefois si rapide qu’il en


devient très sommaire et pas très efficace. Il peut même rayer la voiture si
celle-ci est très sale : en effet, les gros rouleaux ne sont pas aussi doux que

32
I. Entretenir son véhicule

peuvent l’être une éponge non abrasive, une peau de chamois ou même un
jet de Kärcher. Le séchage, quelquefois insuffisant, peut aussi laisser des traî-
nées blanchâtres. Enfin, il risque de ne pas être adapté à la taille du véhicule.
Le lavage au jet d’eau à haute pression est alors une alternative : il permet
de laver et rincer le véhicule, mais exige un plus grand effort de la part du
conducteur. Il pénètre partout (bas de caisse, jantes et tunnels de roue), c’est
pourquoi il doit être manié avec précaution. Il est également nécessaire de
préserver le moteur, surtout au niveau de son circuit électrique. Il en est de
même pour les régions de la carrosserie qui commencent à buller, sous peine
de décoller certaines parties de peinture.

Pour ceux qui disposent de temps, de


place et souhaitent soigner leur véhi-
cule tout en faisant des économies, le
nettoyage à la main est peut-être la
solution. Il consiste à utiliser des usten-
siles de base comme l’éponge et la
peau de chamois (ou un chiffon micro-
fibre), puis un produit adapté et un jet
d’eau. On trouve dans le commerce de
nombreux produits « adaptés » à chaque partie de la voiture, mais cela aug-
mente d’autant le budget. N’oubliez pas qu’il existe maintenant des produits
conçus pour le nettoyage de voiture sans eau, beaucoup plus économiques.

Toutefois, lorsque l’on effectue soi-même le nettoyage de son véhicule, il est


nécessaire d’éviter quelques petites erreurs qui compromettraient le résul-
tat attendu. La première règle est de ne pas se placer au soleil, car l’eau a un
effet loupe et peut abîmer la peinture. Cela peut également fixer les parti-
cules abrasives et attaquer la peinture. Il faut aussi que les chiffons, éponges
et brosses soient propres ; dans le cas contraire, elles pourraient rayer la car-
rosserie. Il est également préférable de commencer par les parties les plus
sales, mais surtout par le haut du véhicule. Concrètement, on commence par
humidifier le véhicule avec de l’eau tiède, avant de passer au détergent pour
décoller la graisse et enlever une première couche de saletés. Après avoir bien
frotté avec des éponges régulièrement nettoyées à l’eau claire, on rince abon-
damment pour éliminer toute trace de produit ou de mousse. Le séchage se

33
I. Entretenir son véhicule

fait à l’aide d’une peau de chamois ou d’un tissu microfibre. Il ne faut bien sûr
pas oublier les vitres ! Et pour faire briller la voiture, on finit par le polish, le
lustrage et le cirage.

Intérieur d’une voiture


Le nettoyage de l’intérieur d’une voi-
ture est important non seulement pour
le confort des usagers, mais aussi pour
le maintien des matériaux et la lutte
contre les mauvaises odeurs. De même,
pour la revente, la régularité des entre-
tiens est importante, dans la mesure où
il est difficile de rattraper un manque.
Le nettoyage intérieur doit en outre
être entrepris à plusieurs niveaux. Ainsi, les moquettes et tapis de sol sont très
vite salis, les secouer et passer l’aspirateur régulièrement est indispensable.
Lorsqu’ils sont usés, l’humidité peut aussi se transmettre au plancher et pro-
voquer la corrosion de celui-ci. Il est donc préférable de les changer ou de
les sécher régulièrement. Des produits ou du bicarbonate de soude peuvent
également aider à se débarrasser des mauvaises odeurs et à réaliser un net-
toyage en profondeur. La régularité des interventions dépend évidemment de
l’utilisation du véhicule. En ville, la pollution n’est pas visible, mais tout aussi
salissante.

Les sièges, en cuir ou en tissu, doivent aussi être nettoyés. Le cuir se lave et se
nourrit régulièrement pour éviter l’installation de traces ou de taches : l’entre-
tien se fait grâce à des produits vendus dans le commerce à cet effet (quantité
d’offres) à base de cire d’abeille ou de lanoline. Les synthétiques se nettoient
avec l’aspirateur : deux fois par an ne sont pas de trop pour éviter leur dété-
rioration. Pour enlever les mauvaises odeurs, on peut utiliser un aspirateur
à injection/extraction qui envoie de l’eau dans les sièges ; l’aspiration après
frottement permet ensuite de récupérer la crasse incrustée. Le bicarbonate
est une autre solution efficace et peu onéreuse. En ce qui concerne toutes les
surfaces plastifiées, on trouve dans le commerce énormément de produits effi-
caces. Vous avez aussi la possibilité de choisir une solution moins onéreuse et

34
I. Entretenir son véhicule

tout aussi efficace : l’éponge et le produit détergent ou liquide vaisselle. Il est


par ailleurs possible de revigorer la teinte de ses plastiques à l’aide de produits
rénovants antistatiques. Pour le tableau de bord, une microfibre humide suffit.

L’entretien auto entraîne des dépenses non négligeables, il est donc utile et
logique d’étudier l’offre proposée et de faire un bilan sur le rapport qualité/
prix. Le savoir-faire d’un professionnel assure normalement une qualité qui se
révèle à la hauteur du prix. Mais comme pour tout, la vigilance est de mise.
Les prix sont assez élevés, ce qui est la conséquence du temps nécessaire au
nettoyage, des produits employés et des offres de services.

Un nettoyage sans eau


Le nettoyage sans eau utilise
un produit écologique et un
chiffon doux, comme la micro-
fibre. Il présente de nombreux
avantages. Tout d’abord, il fait
économiser, pour chaque lavage,
au moins 100 litres d’eau. Il
évite aussi la pollution liée au
rejet des eaux souillées, qui
comportent énormément de
polluants comme le plomb, le fer, l’aluminium, le nickel, les phosphates. En
outre, il est biodégradable et fabriqué naturellement sans solvant ; certains
sont même certifiés Écolabel européen. Enfin, il nettoie toute surface et com-
pile trois actions en une : le lavage, le lustrage et la protection.

D’autre part, un nettoyage sans eau peut être réalisé n’importe où : chez soi,
dans la rue, etc. Facile d’utilisation, il nécessite toutefois un effort et du temps
(même si celui-ci est réduit par rapport à un lavage avec eau).

Il est aussi de plus en plus proposé par les professionnels du nettoyage, qui
ont effectivement intérêt à investir dans cette nouvelle technique : ils peuvent
se déplacer et proposer un lavage à domicile. Les forfaits « nettoyage sans
eau » varient seulement en fonction de la taille de la voiture. En pratique,

35
I. Entretenir son véhicule

pour un nettoyage parfait, il suffit d’enlever la poussière avec la microfibre


pour éviter les rayures dues aux grains de saleté, de pulvériser le produit
de haut en bas, puis de passer la microfibre en effectuant des mouvements
circulaires.

Le nettoyant sans eau se trouve en grandes surfaces, dans les magasins auto
et sur Internet. Pour un bidon de 500 ml (trois à quatre lavages), il faut pré-
voir entre 8 et 11 €. Il est ainsi vite rentabilisé, puisqu’il convient à toutes les
zones du véhicule !

Produits d’entretien
Lorsque l’on nettoie seul son véhicule, on est
obligé de se procurer des produits d’entretien. Le
choix est vaste, qu’il s’agisse de l’extérieur de la
voiture ou de son habitacle, de produits de net-
toyage, lustrage, polishage, protection, etc. Tous
ne sont pas inoffensifs, car la plupart intègrent
des solvants. Ils sont efficaces, mais doivent être
employés avec précaution et parcimonie pour pré-
server l’environnement. Il est nécessaire de bien
lire l’étiquette révélant la composition du produit
et son mode d’emploi (à quelle distance l’utili-
ser ? Quelle quantité ? En milieu fermé ou non ?
Etc.). Certains produits, selon les affirmations des marques, nettoient toutes
les surfaces et compilent trois actions en une : le lavage, le lustrage et la pro-
tection. Ils sont dits écologiques, car ils sont biodégradables, fabriqués sans
solvant et ne nécessitent pas d’eau. Ils évitent aussi la pollution liée au rejet
des eaux souillée

Les produits de nettoyage pour voiture se trouvent facilement, puisqu’ils sont


diffusés à la fois en grandes surfaces généralistes, en centres auto, en surfaces
spécialisées en pièces automobiles, dans les boutiques de concessionnaires,
dans les stations-service, et sur des sites spécialisés. L’offre pléthorique per-
met une étude des coûts sur la qualité du produit, mais aussi du service offert
(conseil), de la transparence des prix, de l’accessibilité, etc. Si Internet permet

36
I. Entretenir son véhicule

d’accéder à des produits moins chers et d’éviter les déplacements, il n’offre


pas forcément beaucoup de transparence concernant la qualité des produits.
Les points de vente physiques obligent certes à se déplacer, mais il est alors
possible de vérifier la composition du produit et de bénéficier de conseils.

Prestataires
Pour ceux qui manquent
de temps ou souhaitent
profiter du savoir-faire
d’un professionnel, le net-
toyage à domicile est la
solution idéale. Les entre-
prises, notamment, font
de plus en plus appel à ce
type de services, d’autant
qu’elles peuvent obtenir
des prix moindres pour un
parc assez important. Le prix de la main-d’œuvre est tout de même élevé,
dans la mesure où le professionnel prend du temps pour s’occuper du véhi-
cule, mais aussi pour se rendre sur place. Les tarifs s’échelonnent en moyenne
de 15 (30 min : nettoyage extérieur) à 50 € (2 h 30 : nettoyage intérieur).
Les produits employés par les prestataires ne sont pas sans influencer le prix.
Certains utilisent au moins 100 l d’eau (nettoyage vapeur, le plus écono-
mique) et une multitude de shampooings, polish, lustrant ou pâtes. D’autres
se contentent d’un seul produit pour le lavage, le lustrage et la protection.
Pour ces trois prestations de base réunies, les prix baissent considérablement
et ne dépassent pas les 70 €.

Pour ceux qui souhaitent effectuer eux-mêmes le nettoyage de leur véhicule,


deux options s’offrent à eux : le centre de nettoyage auto et le lavage à la
main. Les centres peuvent soit être équipés de portiques à brosses (rouleaux),
soit de pistes de jet à haute pression (Kärcher). Les portiques se servent de
brosses ou rouleaux : la voiture est placée sur des rails disposés entre deux
à trois rouleaux. Ils proposent en général plusieurs programmes : un simple
lavage (d’entretien), un autre plus intensif avec lustrage et polish en finition et

37
I. Entretenir son véhicule

un lavage intermédiaire. En revanche, les portiques nettoient sans douceur et


peuvent rayer la carrosserie. Ils peuvent aussi être inefficaces si la voiture est
très sale et créer des traces blanches de mousse. En résumé, leur prix modique
est alléchant, mais mieux vaut les réserver à un entretien rapide. Les pistes
à haute pression permettent, quant à elles, de laver l’extérieur de la voiture
à l’aide d’un Kärcher à haute pression. Il y a plusieurs étapes de nettoyage,
plus ou moins longues, qui proposent non seulement le lavage, mais aussi le
rinçage. Les durées de fonctionnement du jet se comptent en secondes ou
minutes et ne sont pas très importantes.

Important : attention à ne pas diriger le jet sur des parties fragiles comme les
essuie-glaces ou sur les éléments du système électrique.
Ces structures offrent une grande liberté
d’action et permettent de laver plu-
sieurs fois la voiture, mais il est possible
ni de la sécher ni de la lustrer. Le résultat
varie également en fonction de l’agilité
du conducteur. Les portiques de lavage
automatique sont plus nombreux et plus
accessibles en ville, car ils sont présents sur
les parkings des grandes surfaces. Les pistes à haute pression se trouvent sou-
vent à l’extérieur des agglomérations, mais offrent de plus en plus de services.

Tarifs
Le prix du nettoyage auto est variable selon qu’il est réalisé par vos soins ou
par un professionnel, sommaire ou sophistiqué, écologique ou non. Une fois
ces critères combinés, les tarifs peuvent aller de 4 à 295 €.

Les professionnels du nettoyage sont évidemment payés en fonction du


temps passé à laver, lustrer, protéger le véhicule. Le tarif varie ensuite selon la
prestation et les produits. Cependant, avec l’arrivée du nettoyage sans eau, le
temps passé sur la voiture est un peu réduit, ce qui se répercute sur les forfaits
proposés, qui peuvent être 50 % moins chers. En parallèle, les centres de net-
toyage proposent des infrastructures qui permettent un lavage automatique
sous des portiques ou avec un jet à haute pression. Aucune main-d’œuvre

38
I. Entretenir son véhicule

n’est donc nécessaire et les infrastructures sont


vite amorties, c’est pourquoi le prix est vraiment
très modique : 4 (offre promotionnelle) à 20 €. De
plus, les centres proposent souvent des systèmes de
jetons pour une durée déterminée.

On trouve dans les grandes surfaces spécialisées


ou généralistes, chez les concessionnaires ou dans les centres de nettoyage
auto de nombreux produits servant à nettoyer les différentes parties de son
véhicule. Cela va du détergent au lustrant, du polish à la pâte abrasive, du
shampooing pour synthétique au baume de cuir, des produits de décon-
tamination de l’habitacle au dégoudronnant, etc. À titre d’exemple, il faut
compter de 8 à 11 € pour un bidon de 500 ml (trois à quatre lavages).

39
I. Entretenir son véhicule

AA Pour aller plus loin


Astuce

Comment préparer sa voiture à l’arrivée de l’hiver


L’hiver arrive et, avec lui, la neige et le froid qui mettent votre corps à rude
épreuve. Manteau, écharpe, bottes et vitamine C, vous connaissez ces gestes par
cœur. Mais pour votre voiture ? Tour d’horizon des grands points à vérifier pour
préparer votre auto à passer l’hiver.
La première vérification concerne les pneus. Quatre feuilles de papier, c’est
l’équivalent de la surface de vos pneus qui vous maintient accroché au bitume.
Quand la route devient glissante, il est donc indispensable d’y prêter la plus
grande attention. Et qui dit hiver, dit pneus d’hiver ! Si votre bourse vous le per-
met, achetez-en quatre.
Mais si vous n’habitez pas en montagne, sachez que deux pneus d’hiver montés
sur les roues motrices (99 % du temps, les roues avant) sont largement suffisants.
Et quitte à investir, mieux vaut opter pour deux pneus de très bonne qualité plu-
tôt que quatre de qualité moyenne. Enfin, pensez à contrôler plusieurs fois dans
l’hiver la pression de vos pneus. Mal gonflés, ils augmentent le risque d’accident,
à plus forte raison en hiver.
Deuxième point essentiel : la sécurité. C’est le mot d’ordre en hiver dans des
conditions humides (neige, pluie, brouillard) qui ne facilitent pas votre trajet.
Pour bien voir, procurez-vous l’indispensable raclette pour dégivrer votre pare-
brise. Vérifiez vos essuie-glaces et ne les utilisez pas sur un pare-brise givré ou
enneigé. Une astuce consiste à placer un carton sur votre pare-brise le soir avant
de rentrer pour éviter que le givre ne s’y dépose.
Ce n’est pas très esthétique, mais l’effet est garanti. Pensez aussi à vous procurer
une petite bombe de dégivrage au cas où votre serrure aurait gelé dans la nuit.
Enfin, pour bien être vu, pensez tout simplement à vérifier que vos optiques de
feux avant et arrière sont bien dégagées et que rien n’obstrue le passage de la
lumière.
On recommande d’avoir toujours une boîte d’ampoules neuves dans la boîte
à gants. Attention, les modèles de voiture récents compliquent le changement
d’ampoule et obligent parfois à faire un détour chez un garagiste.

40
I. Entretenir son véhicule

Pour finir, les températures basses ne conviennent pas mieux que les fortes cha-
leurs aux voitures. Ouvrez le capot de temps en temps pour vérifier la batterie,
qui supporte mal les grands froids et l’utilisation intensive du chauffage, du
dégivrage et des feux. Plutôt résistante, pensez tout de même à la faire vérifier.
Profitez-en également pour contrôler les bougies, celles d’un modèle à essence
sont à changer tous les 60 000 km.
Aucune recommandation n’est fournie pour les modèles diesel, mais mieux vaut
les faire contrôler de temps en temps. Enfin, vérifiez le liquide de refroidissement
qui doit supporter les températures basses pour ne pas geler dans le moteur.
La température de gel est souvent écrite en gros sur les bidons de liquide de
refroidissement.
Enfin, avant de partir, laissez tourner le moteur de votre voiture pendant 5 ou
10 min. Ce petit geste est tout simplement le plus important à adopter en hiver.
Cela permet au moteur d’atteindre sa température de fonctionnement idéale et
évite qu’il ne s’use trop vite. Cette recommandation est aussi valable pour ceux
qui décident de laisser la voiture au garage pendant la période de froid.

Questions / réponses de pro

Véhicule GPL
J’ai acquis un véhicule roulant au GPL : puis-je aller chez mon garagiste habituel
pour faire entretenir ma nouvelle voiture ?
Question de Sarah

ΔΔ Réponse de Darko
Votre garagiste doit être agréé GPL. En effet, votre véhicule roulant au GPL
contient des organes comme un vapo-détendeur, qu’il faut absolument
contrôler avec professionnalisme.
Tous les garagistes ne connaissent pas la technologie du moteur GPL et ne
possèdent pas le matériel pour effectuer les contrôles.

Garantie mécanique
Pouvez-vous me dire ce qu’est la garantie mécanique ?
Question de Louis64

41
I. Entretenir son véhicule

ΔΔ Réponse de Paul3
Lorsque la garantie du constructeur prend fin, il est possible de souscrire une
garantie mécanique. La souscription de cette assurance peut être proposée
par un garagiste lors de l’achat d’un véhicule d’occasion. Elle peut aussi être
souscrite directement auprès d’une compagnie d’assurance.
Cette garantie mécanique peut couvrir toutes les pannes pendant une durée
variant de 3 mois à 1 an ou plus, selon les contrats. L’assureur peut prendre
en charge les pannes mécaniques pour tout véhicule, quels que soient son
âge et son kilométrage.
Généralement, la garantie « pannes mécaniques » est une assurance qui
rembourse tout ou partie des frais engagés, liés aux pannes de moteur, boîte
de vitesses, circuit électrique, embrayage, variateur, direction, transmission,
climatisation, accessoires électriques et électroniques. Le montant de la
souscription varie en fonction de l’assureur et du contrat.
Certaines compagnies d’assurance proposent plusieurs niveaux de couver-
ture et prennent en charge le montant des réparations en tenant compte de
la vétusté du véhicule. Il convient donc de se renseigner auprès d’un assu-
reur afin de connaître les conditions et les tarifs.

Influence du type de conduite


Je roule beaucoup et j’ai une conduite nerveuse : dois-je faire entretenir ma voi-
ture plus souvent ?
Question de Sarah

ΔΔ Réponse de Darko
Le type d’utilisation de votre voiture est l’un des critères qui entrent en
ligne de compte dans le calcul du calendrier de vos révisions et entretiens
courants. Un bon garagiste doit vous poser toutes les questions à cet égard.
D’ailleurs, les professionnels sur Internet qui proposent d’évaluer le forfait
et le prix de l’entretien vous posent des questions concernant l’usage que
vous faites de votre voiture (en ville ou sur route, beaucoup de démar-
rages ou pas dans une journée, conduite plus ou moins dynamique, etc.). En
général, on passe d’un entretien de 15 000 à plus ou moins 10 000 km pour
des voitures qui roulent dans des conditions plus difficiles (climat, ville,
conduite nerveuse, beaucoup d’arrêts et redémarrages, etc.).

42
I. Entretenir son véhicule

Voiture au garage ?
Vaut-il mieux laisser sa voiture dehors toute l’année (et surtout la nuit et l’hiver)
ou la rentrer dans le garage ?
Question de Cysi

ΔΔ Réponse de Nico

Un véhicule doit être un maximum à l’abri du soleil (et de la lune), qui ter-
nit les couleurs des garnitures, plastiques et joints de vitres. Le froid et la
pluie ont peu d’incidence sur le véhicule.
Il faut, par grand froid, faire chauffer un peu au ralenti le moteur, pour évi-
ter une usure prématurée. Enfin, un véhicule se détériore plus rapidement si
on ne roule pas avec.

Achat d’un véhicule d’occasion


J’ai l’intention d’acheter une voiture d’occasion (400 €). Le vendeur me dit qu’il a
passé le contrôle technique et qu’il doit faire une contre-visite pour un problème
d’amortisseurs. Il me demande de payer la voiture maintenant, puis son ami
changera les amortisseurs afin de pouvoir passer le véhicule à la contre-visite.
Est-ce la procédure ? Avant de payer, la voiture ne devrait-elle pas avoir passé
la contre-visite ?
Question de Phany

ΔΔ Réponse de SARL Atout Contrôle

La loi n’exige pas que le contrôle technique soit bon pour une transaction.
Elle exige un contrôle en bon et due forme afin que l’acheteur sache les
défauts constatés sur le véhicule, c’est un élément de négociation.
Après, c’est une question d’accord entre acheteur et vendeur. Pour toute
transaction, le contrôle technique doit avoir moins de 6 mois.

Voiture d’importation
Je voudrais importer une voiture de collection des Pays-Bas. Dois-je faire un
contrôle technique initial pour obtenir l’immatriculation française ? Dois-je faire
des contrôles tous les 2 ans pour une voiture de collection ?
Question de Sjiepsje

43
I. Entretenir son véhicule

ΔΔ Réponse d’AC Auto Contrôle


Pour avoir votre immatriculation française, vous devez effectuer un contrôle
technique.
Par contre, pour un véhicule de collection, le contrôle est tous les 5 ans, à
condition qu’il soit mentionné sur la carte grise et qu’il s’agisse bien d’un
véhicule de collection.
Aujourd’hui, il n’existe plus d’inconvénient pour les véhicules de collec-
tion (limite du département, etc.). Les avantages sont nombreux : un coût
moindre pour l’assurance et un contrôle tous les 5 ans au lieu de 2.

Conserver une batterie


Comment conserver une batterie de voiture en bon état ?
Question de Lucas82

ΔΔ Réponse de Paul3
En cas d’immobilisation prolongée de la voiture, il est conseillé de débran-
cher la batterie. Son état doit également être vérifié régulièrement.
Sachez aussi qu’une température trop haute ou trop basse réduit considéra-
blement la durée de la batterie. En effet, celle-ci perd le tiers de sa puissance
lorsqu’elle est confrontée à des températures extrêmes.
Mieux vaut choisir une batterie sèche, sans entretien, d’une durée de 10 à
20 % supérieure à une batterie de charge humide.

Voiture diesel vs essence


Je viens d’acheter une voiture diesel alors que j’ai toujours eu des voitures à
essence. Qu’est-ce que cela change au niveau de l’entretien ?
Question de Félix

ΔΔ Réponse de Darko
Pour être sûr de savoir ce que vous devez faire, lisez attentivement votre
carnet d’entretien livré avec votre voiture.
Le changement le plus important est la révision des bougies, qui ne sont
plus des bougies d’allumage, mais de préchauffage, et aussi les vidanges qui
se font plus rapidement.

44
I. Entretenir son véhicule

Courroie de distribution
Quand doit-on changer la courroie de distribution ?
Question de Lucas82

ΔΔ Réponse de Paul3
La fréquence de changement d’une courroie de distribution dépend des pré-
conisations du constructeur. Dans la plupart des cas, il faut remplacer la
pièce à 65 000 km.
Mais certains constructeurs conseillent de changer cette pièce automobile
lorsque le véhicule affiche environ 100 000 km au compteur. Toutefois, une
usure peut être perceptible lorsque l’on constate que les dents de la cour-
roie sont creusées, décollées ou craquelées. Dans ce cas, il est préférable de
la changer sans attendre.
La pompe à eau et les galets sont susceptibles d’être remplacés en même
temps.

45
II.
Les opérations d’entretien

L’entretien de notre voiture est un


sujet qui nous préoccupe. Que faire
en cas de panne ? Comment être
sûr que l’entretien est bien réa-
lisé et les pièces changées ? Faut-il
passer par un pro pour réparer des
rayures, une bosse, un choc ?

Entretenir son véhicule, c’est faire


attention à tous les éléments de ce
dernier. Bien sûr, vous pouvez tou-
jours vous référer aux conseils avisés de professionnels ; toutefois, savoir, c’est
prévoir, et cela peut vous éviter bien des tracas.

Il convient donc de noter que la révision d’un véhicule s’attache à cinq points


essentiels, qui sont le moteur (vidange, liquide de refroidissement, courroie
de distribution et échappement), l’électricité (batterie et alternateur, bougies
et ampoules), la sécurité (freins, amortisseurs, embrayage), les vitres (essuie-
glaces et lave-glace) et la climatisation.

46
II. Les opérations d’entretien

Toutes les révisions prescrites par le constructeur sont recensées dans le carnet
d’entretien, livré avec la voiture. Le calendrier des révisions prend en compte
soit le nombre de kilomètres parcourus, soit l’âge de la voiture. Il comporte
aussi toutes les informations techniques nécessaires au bon déroulement des
opérations.

L’entretien du moteur
L’entretien du moteur d’une automobile est indispensable pour son bon fonc-
tionnement, sa fiabilité et sa longévité. Il doit être régulier et complet, tel
qu’indiqué par le constructeur dans le carnet d’entretien.

Vidange
Le terme « vidange » est
employé dans le langage cou-
rant pour désigner la « vidange
du moteur ». On peut toutefois
aussi réaliser la vidange des filtres
à air et à carburant et du filtre
d’habitacle. C’est une opération
simple, mais essentielle. Elle doit
être effectuée régulièrement et
est vivement recommandée avant
de longs trajets. Elle consiste à vider l’huile usée du moteur pour la remplacer
par une huile propre et à changer impérativement le filtre qui, étant lui-même
sale, la souillerait. L’huile sert à la lubrification du moteur et réduit le frotte-
ment des pièces mobiles métalliques entre elles, qui pourraient se dégrader au
fil du temps et abîmer le moteur. Elle est également utile à l’évacuation des
particules de métal (saletés et autres impuretés présentes dans le moteur), à
la protection des organes internes contre la corrosion et à l’amélioration du
refroidissement du moteur.

Les huiles présentes dans le commerce sont multiples, tant au niveau de leurs
normes, de leur qualité que de leur viscosité. La viscosité, qui diminue avec
la température, doit rester assez haute pour que l’huile conserve son pouvoir

47
II. Les opérations d’entretien

de protection, tout en restant assez fluide afin de circuler correctement dans


le moteur. Prenons l’exemple d’une huile 10 W 40 : l’indice 10 W correspond
à la viscosité à froid (W = Winter) ; plus il est petit, plus l’huile est fluide (à
basse température). Et le second chiffre, « 40 », renvoie à la viscosité obte-
nue à chaud ; plus ce chiffre est grand, plus l’huile reste visqueuse à haute
température. Par ailleurs, on trouve des huiles minérales obtenues à partir du
pétrole, des huiles semi-synthétiques et d’autres entièrement synthétiques
(issues d’un procédé chimique). Ainsi, plus une conduite est importante et
nerveuse, plus il est nécessaire d’utiliser une huile qui reste visqueuse, quelle
que soit la température atteinte. Le choix de l’huile doit également prendre
en compte les recommandations du constructeur, l’utilisation de la voiture et
l’âge de celle-ci. Sur le carnet d’entretien, on trouve le degré de viscosité et
les normes de spécification recommandées par le constructeur.

La vidange du moteur est facile à réaliser (par un profes-


sionnel ou seul), et le contrôle du niveau d’huile encore
davantage. Cette vérification est préconisée pour prati-
quement tous les véhicules, sauf les voitures électriques,
qui n’utilisent pas de carburant. Les constructeurs
conseillent de procéder à la vidange tous les 10 000
à 15 000 km pour les moteurs à essence et tous les
5 000 à 7 000 km pour les diesels. Cette fréquence
varie évidemment selon le véhicule, mais aussi le type
de conduite et l’environnement dans lequel il évolue. En
effet, un véhicule roulant surtout sur autoroute sera moins sujet à ce genre
d’opérations qu’un autre parcourant uniquement la ville. De même, un diesel
sera vidangé plus rapidement qu’un moteur à essence (6 mois contre 1 an).

Il existe par ailleurs d’autres vidanges que celle du moteur. D’autres filtres
sont donc à changer : le filtre à air, qui empêche les impuretés de l’air d’en-
trer dans le moteur afin que le mélange air-carburant reste correct ; le filtre à
carburant, qui élimine l’eau ou les impuretés présentes dans le carburant ; le
filtre d’habitacle, qui concerne les particules polluantes contenues dans l’air et
ne pouvant entrer à l’intérieur du véhicule. Ces trois filtres ne sont pas à rem-
placer aussi souvent que le filtre à huile. Là encore, c’est le carnet d’entretien
qui informe de l’intervalle à respecter entre chaque opération.

48
II. Les opérations d’entretien

Le prix de l’entretien est assez élevé pour être étudié avec rigueur. Les pro-
fessionnels ont multiplié les tarifs des prestations en même temps que les
offres de services. Tous proposent des forfaits dans lesquels on retrouve
cette fameuse vidange. Il ne faut donc pas hésiter à demander les prix par
prestation (isolée) pour éviter les surprises ! Les tarifs pour une vidange
s’échelonnent de 30 à 90 € selon les huiles utilisées.

Liquide de refroidissement
Le liquide de refroidissement, présent dans
le vase d’expansion (bidon transparent), est
indispensable au maintien de la température
idéale du moteur, soit 100 °C ; il possède éga-
lement des propriétés anticorrosion et antigel.
Le manque de liquide peut entraîner une sur-
chauffe, et donc un claquage du joint de culasse
ou une déformation de celui-ci. Au fil du temps
(2 à 5 ans selon les constructeurs et la tempéra-
ture), il perd ses qualités et devient opaque ou
marron, puisqu’il se charge de dépôts. Il est donc
important d’effectuer cette vérification tous les
10 000 km pour un usage fréquent du véhicule
et avant les 2 ans généralement préconisés.

Pour le meilleur rapport qualité/prix, il est important de choisir un liquide effi-


cace en cas de changement important de température. Il faut alors compter
de 4 à 30 €. Il est conseillé de regarder les préconisations du constructeur et
de s’assurer qu’il est homologué à la référence inscrite. En outre, le rempla-
cement du liquide de refroidissement est une opération qu’il est possible de
réaliser soi-même, à condition de connaître le bon produit.

Courroie de distribution
La courroie de distribution intervient dans le mouvement des soupapes et des
pistons lors du cycle de combustion et permet d’entraîner la pompe à eau.
Elle sert donc à synchroniser les mouvements du moteur. Elle est crantée et

49
II. Les opérations d’entretien

mise sous tension par le galet tendeur, qui préserve son alignement. La cour-
roie doit être changée pour éviter la destruction du moteur, en particulier
pour les diesels ou multi-soupapes.

Il est recommandé de remplacer le « kit de dis-


tribution » complet (courroie et tendeur) dès
que la fin de la courroie est annoncée. La pompe
à eau peut également être changée au même
moment. Cependant, tous les moteurs ne sont
pas équipés d’une courroie de distribution : cer-
tains comportent des chaînes de distribution (qui
durent souvent aussi longtemps que le moteur)
ou des cascades de pignon, qui demandent à être
très souvent lubrifiées. La fréquence à laquelle la
courroie doit être changée varie énormément :
cela peut aller de 24 000 à 60 000 km selon les
moteurs, l’âge de la courroie et de la voiture.

Ainsi, sur les véhicules anciens, elle se change à 5 ans, contre 10 ans pour les
plus récents.

En outre, la qualité des pièces détachées est très importante, il faut vérifier
que le garagiste installe les bonnes pièces selon les références du carnet d’en-
tretien. La courroie de distribution est l’un des organes les plus coûteux d’une
voiture : il faut compter environ 500 €. Elle doit être choisie avec soin, car elle
risque, si elle est de mauvaise qualité, de casser le moteur. Il est donc primor-
dial de trouver une pièce certifiée pour éviter de plus grosses dépenses et de
très mauvaises surprises.

Échappement
L’échappement est assez malmené puisqu’il subit la corrosion interne par l’aci-
dité des résidus gazeux, les changements fréquents et élevés de température
et la corrosion externe par l’eau et le sel. Des vérifications ou change-
ments sont donc nécessaires, et ce, afin d’éviter d’émettre trop de particules
toxiques dans l’air, de réduire les nuisances sonores du moteur et de diminuer
la vitesse et la température d’échappement.

50
II. Les opérations d’entretien

Il est ainsi conseillé de faire contrôler la ligne


d’échappement, mais il n’est pas toujours utile de
tout changer. En effet, les éléments comme les col-
liers ou ressorts en caoutchouc, qui la suspendent au
véhicule, subissent de grandes vibrations et peuvent
souvent être remplacés sans pour autant nécessiter
le changement de toute la ligne d’échappement. Par
exemple, un support de pot peut se décrocher ou
un caoutchouc être trop usé. On considère en géné-
ral qu’il faut réviser la ligne d’échappement tous les
10 000 km et au minimum une fois par an, surtout
pour les conducteurs qui roulent essentiellement en
ville. D’autre part, un pot catalytique comprend un catalyseur : cette pièce,
placée tout près du moteur pour améliorer l’efficacité du pot, est construite
dans des matériaux nobles et est donc résistante. Elle ne s’entretient pas et
possède une grande longévité (100 000 km). Cependant, il est conseillé de
bien entretenir les différents éléments du moteur comme les bougies, le filtre
à air et à huile, etc. pour lui garantir une durée de vie maximale.

Il est important d’effectuer de solides comparatifs, car l’éventail des prix est
très large. Les accessoires seuls sont abordables (colliers : 3 €), et un kit com-
plet vaut un peu plus de 50 €. Le catalyseur, en revanche, peut coûter plus de
800 €. Les centres auto, les réparateurs ou les concessionnaires ne proposent
pas les mêmes tarifs.

L’entretien électrique
Les éléments dits électriques font partie intégrante de l’entretien d’un véhi-
cule et sont tout aussi importants que le moteur. Il est nécessaire d’être très
vigilant quant au bon fonctionnement de ces derniers.

Batterie
La batterie sert non seulement à démarrer la voiture, mais offre par ailleurs de
l’électricité à l’arrêt du moteur. Simple d’entretien, il ne faut pas pour autant
la négliger.

51
II. Les opérations d’entretien

À l’intérieur, une batterie est constituée de plusieurs


accumulateurs reliés en série ; chaque série produi-
sant 2 V, il en faut six par batterie pour produire les
12 V nécessaires à la plupart de voitures et motos
actuelles. Chaque accumulateur est ensuite com-
posé de plaques positives et négatives positionnées
en parallèle et en alternance avec trois plaques posi-
tives et quatre négatives. Ces plaques sont plongées
dans un mélange nommé électrolyte, composé à
environ 20 % d’acide sulfurique (H2SO4) et 80 %
d’eau distillée. Pour obtenir la réaction chimique,
trois éléments rentrent donc en action : le plomb,
l’eau et l’acide qui, par interaction, emmagasinent le courant et le font cir-
culer. L’ensemble est généralement monté dans des bacs en polypropylène
(parfois alvéolaire), afin de résister à la chaleur et au froid ainsi qu’à l’acide.

Bon à savoir : les batteries Gel ou AGM sont constituées également avec de
l’acide (et non du gel), incrusté dans un élément ressemblant à du buvard et
retenant l’acide en cas d’ouverture et de retournement.
Il existe en outre deux modèles de batterie : avec ou sans entretien. Les bat-
teries avec entretien contiennent de l’électrolyte (eau et acide sulfurique), qui
ne doit pas manquer sous peine de les faire faiblir. Sur certaines d’entre elles,
on peut contrôler le niveau de ce liquide dans les orifices de remplissage : il
doit alors dépasser les plaques de 10 à 12 mm ; sinon, de l’eau distillée peut
être ajoutée. D’autre part, il est utile d’inspecter les bornes (+) et (–) afin de
vérifier leur propreté : il ne doit pas y avoir de sulfate (poudre blanche). Le cas
échéant, il est possible de les nettoyer avec une brosse métallique après les
avoir dévissées. Il existe ensuite des batteries sans entretien, de plus en plus
nombreuses. Il faut cependant s’assurer du type de batterie embarquée dans
l’automobile. Pour effectuer la vérification, il suffit de regarder dans le car-
net d’entretien si la voiture est neuve ou d’ouvrir le capot. Toutes les batteries
n’ont pas la même durée de vie : pour une utilisation normale, la moyenne est
de 3 à 10 ans, et même les batteries sans entretien ne vivent pas indéfiniment.

Important : une faiblesse de la batterie n’implique pas forcément son


­changement  !

52
II. Les opérations d’entretien

Les prix des batteries divergent fortement selon qu’elles nécessitent ou pas un
entretien, qu’elles sont vendues en grandes surfaces généralistes ou dans les
centres auto et chez les réparateurs. À titre indicatif, les tarifs s’échelonnent
de 65 à 240 €. En outre, une batterie demande un entretien sommaire
qui peut être fait sans avoir recours à un professionnel. Si un changement
s’impose, il faut intégrer deux informations très importantes : l’ordre de
débranchement et de branchement ; sur une voiture moderne, il se peut que
le débranchement entraîne un verrouillage de la voiture. Il ne faut donc pas
hésiter à consulter attentivement le carnet d’entretien.

Alternateur
L’alternateur de voiture fait partie du circuit électrique
et doit bien fonctionner, sous peine de panne com-
plète, d’où l’importance de la révision. Il assure le
rechargement de la batterie de la voiture lorsqu’elle
roule : le moteur fait tourner la bobine de l’alterna-
teur, ce qui produit de l’électricité. L’alternateur doit
être performant pour recharger la batterie et donc
démarrer la voiture. Il fournit également la tension et
la puissance indispensables au fonctionnement des
différents organes nécessitant de l’électricité, comme
l’éclairage, la climatisation et la radio.

La vérification de l’alternateur est préconisée par les constructeurs dans le


carnet d’entretien. En général, elle a lieu à environ 40 000 km, mais certaines
pannes dues à son usure peuvent accélérer son changement ou sa répara-
tion. Les pannes de différents éléments de la voiture dépendant du courant
électrique indiquent qu’il y a une possible défection de l’un des éléments du
bloc alternateur, c’est-à-dire de l’alternateur, du régulateur, du pont d’iode,
des charbons, de la poulie ou des connecteurs. Aussi faut-il, dans le cas d’un
voyant rouge allumé, vérifier ces éléments et en changer le cas échéant.

Le prix de l’entretien de voiture est assez conséquent, aussi est-il utile de


prendre des renseignements éclairés sur le coût de cette opération : un alter-
nateur coûte de 157 à 630 €. Et une fois le coût de la main-d’œuvre ajouté,

53
II. Les opérations d’entretien

on obtient une somme assez conséquente ! Quoi qu’il en soit, le centre auto,
le réparateur automobile ou le concessionnaire ne doit pas prendre plus de
2 h 30 sur le changement d’un alternateur. En outre, entretenir soi-même sa
voiture est synonyme d’économies, surtout que l’alternateur s’entretient faci-
lement, à condition d’être rigoureux au niveau des branchements. Il convient
alors de ne pas oublier de débrancher la batterie (une borne suffit) et de pen-
ser à mettre à nouveau la courroie d’entraînement sous tension.

Bougies
Une bougie sert au démarrage de la voiture : elle
a pour rôle d’enflammer le mélange air/essence,
permettant ainsi la combustion dans le moteur.
Les véhicules à essence et diesel n’utilisent pas les
mêmes bougies, puisque leur fonction diffère selon
le moteur : les voitures à essence démarrent grâce à
des bougies d’allumage, tandis que les véhicules die-
sel, eux, sont équipés de bougies de préchauffage.

Les bougies d’allumage fournissent l’étincelle néces-


saire à la combustion du mélange air/essence dans
la chambre de combustion du moteur. Or, subis-
sant d’importantes contraintes et devant résister aux températures extrêmes,
elles se fatiguent au fil des kilomètres parcourus et des années passées. Leur
durée de vie est nettement plus courte que celles des bougies de préchauf-
fage : 10 000 à 30 000 km, excepté pour les modèles équipés d’une électrode
centrale en argent ou platine, qui peuvent tenir jusqu’à 50 000 km. D’autre
part, les bougies s’encrassent plus vite en ville et leur changement s’effec-
tue plus rapidement : il faut compter alors un maximum de 15 000 km.
Quelques signes alertent sur la nécessité de changer les bougies d’allumage :
des bougies encrassées (dépôt devenu très épais, poudreux et noir), hui-
leuses (l’embout de la bougie est totalement recouvert d’un film huileux noir,
conséquence possible d’un excès d’huile dans la chambre à combustion), la
fonte de l’électrode, l’électrode usée, une rupture de l’isolant, une perte de
combustion du moteur à cause d’un mauvais serrage, un dépôt de calamine.
Tous ces symptômes peuvent être liés à un mauvais réglage du moteur ou

54
II. Les opérations d’entretien

c­ arburant, un additif mal adapté (trop corrosif),


un mauvais choix des bougies ou un mauvais
montage. Les causes doivent être identifiées pour
un entretien de qualité.

Sur les moteurs diesel, le démarrage s’effec-


tue tout de suite après le préchauffage de la
chambre à combustion. Les bougies de préchauf-
fage (une par cylindre) ne créent pas d’étincelle,
mais rougissent durant quelques secondes pour
préchauffer la chambre de combustion. Sur cer-
tains véhicules modernes, le préchauffage des
chambres de combustion continue quelques
secondes après le démarrage pour amener plus
rapidement le moteur à sa température idéale de fonctionnement. Les bou-
gies de préchauffage ne fonctionnent qu’au démarrage : elles durent donc
beaucoup plus longtemps. En général, le changement intervient à partir de
40 000 km, voire 80 000 km dans certains cas. Les symptômes de l’usure
concernent principalement la pointe de la bougie, qui peut être endommagée,
cassée, fondue ou criblée. De même, la fumée blanche qui peut apparaître au
démarrage témoigne d’une mauvaise combustion du gazole.

Le changement, identique pour une bougie d’allumage ou de préchauffage,


est aisé. Un professionnel ne doit pas y passer plus de 20 minutes. Sachez
toutefois que les opérations d’entretien sont parfois assez coûteuses, surtout
lorsqu’elles sont réalisées par un centre ou un réparateur automobile. Pour
ceux qui préfèrent remplacer eux-mêmes leurs bougies, il convient d’être
rigoureux et de respecter les étapes suivantes :

ππDébrancher la batterie et nettoyer le pourtour des bougies avant de les


démonter pour éviter de laisser tomber les poussières dans le moteur lors
du démontage.
ππDémonter et remplacer les bougies une à une pour éviter de permuter les
câbles d’allumage, puis débrancher les fils en tirant sur les capuchons au
lieu de tirer sur les fils directement, avant de dévisser les bougies à l’aide
de la clé à bougie.

55
II. Les opérations d’entretien

ππSortir les bougies de la culasse et vérifier qu’il n’y a ni graisse ni poussière


dans le logement, puis remettre les bougies dans la culasse et commencer
à les visser à la main pour s’assurer d’un bon filetage.

ππFinir de les visser à la clé en s’assurant qu’elles sont bien alignées dans le
filetage ; attention à bien garder la clé dans l’axe pour éviter la casse de
la porcelaine.

Ampoule
Les ampoules interviennent non seulement dans la visibi-
lité du véhicule, mais aussi dans l’éclairage de l’habitacle.
Elles sont au nombre de treize dans une voiture et non
interchangeables.

L’éclairage se fait finalement avec quatre types d’am-


poules : les standards à filament unique, les standards
à double filament, les halogènes et les ampoules à
décharge (au xénon).

Choisir des ampoules pour son véhicule

Ampoules
Caractéristiques
Standard Halogènes À décharge (au xénon)
• H1, H2, H3, H4,
H7
• Sans filament
À filament À double • Refroidissement
Spécificité • Utilisent un gaz rare
unique filament rapide grâce
(xénon)
à une forme
allongée
• H1 : pour la plu-
Pour Pour part des phares
phares phares • H2 et H3 : pour
Véhicules haut de
Utilité de route de route antibrouillard
gamme
ou de ou de • H4 : feux de
croisement croisement croisement et
feux de route

56
II. Les opérations d’entretien

Ampoules
Caractéristiques
Standard Halogènes À décharge (au xénon)
• Éclairent plus que l’ha-
logène + endurance
supérieure à celle de la
voiture
Meilleur éclai- • Faible encombrement
Avantages Prix bas Prix bas rage et meilleure • Éclairage puissant et
endurance uniforme de couleur
blanc/bleu proche de
la lumière naturelle +
bonne répartition de la
lumière sur la chaussée
Éclairent Éclairent
Encore relativement
Inconvénients moins moins Plus onéreuses
coûteuses
bien bien

La durée de vie des ampoules dépend de leur tech-


nologie (standard, halogène, à décharge, xénon).
Cependant, il est préférable d’effectuer un contrôle au
moins tous les 2 ans ou tous les 7 500 km.

De plus, le Code de la route stipule que des ampoules


de rechange doivent être présentes dans le véhicule,
au cas où l’une d’entre elles viendrait à griller. Les forces de l’ordre peuvent
immobiliser un véhicule qui ne possède pas cet équipement. Il est également
préférable de contrôler l’alignement des systèmes d’éclairage, car il se peut
qu’il évite le changement d’une ampoule.

On trouve des ampoules destinées au plafonnier (veilleuse) dès 2 €, des


ampoules pour phares à xénon à plus de 200 €, et des kits HID (pour adapter
une ampoule au xénon à un phare équipé antérieurement d’halogène) entre
60 et plus de 200 €.

De plus, les phares équipés d’ampoules au xénon doivent être munis d’un
système de lavage (lave-phare), ainsi que d’un correcteur d’assiette (voire
d’un ballast, etc.). Ces équipements sont indispensables pour passer le
contrôle technique.

57
II. Les opérations d’entretien

L’entretien de sécurité
Freins, amortisseurs, embrayage : autant d’éléments primordiaux pour assu-
rer la sécurité du conducteur et de ses usagers. Il faut impérativement veiller
à leur entretien et leur bon fonctionnement pour éviter tout problème ou
accident.

Freins
Les freins doivent être en parfait état de fonctionne-
ment pour garantir une réelle sécurité et parce que
le Code de la route l’exige. La plupart des véhicules
utilisent soit des freins à disques, montés en général à
l’avant du véhicule, soit des freins à tambour, montés
à l’arrière. Mais on rencontre d’autres configurations.

Qu’ils soient à disque ou à tambour, les freins


chauffent, puisqu’ils transforment la vitesse de la voi-
ture en chaleur. C’est ainsi qu’ils s’usent et peuvent
montrer des signes devant amener à une vérification
ou à un remplacement.

Symptômes observés Causes possibles Que faire ?


• Remplacement du système
entier de l’assistance de frein
• Problème à l’assistance de • Vérification des garnitures ou
frein (servo frein) plaquettes, avant leur rempla-
• Usure des garnitures ou des cement, le cas échéant
La pédale est dure, il
plaquettes • Vérification de l’étrier ou
faut fournir un effort
• Étrier ou cylindre de roue du cylindre roue puis, le
élevé pour obtenir
grippé dans le cas du frein à cas échéant, réparation ou
un freinage
tambour changement
• Garnitures ou plaquettes • Après localisation de la fuite,
salies par du liquide de frein réparation de celle-ci et chan-
gement des garnitures ou des
plaquettes salies
Les freins avant Plaquette de frein avant à Remplacement des disques et
grognent disque usée jusqu’à la tôle des plaquettes

58
II. Les opérations d’entretien

Symptômes observés Causes possibles Que faire ?


• Fuite du liquide hydraulique
• Remplacement du maître-
entre le premier et deuxième
La pédale mollit cylindre d’urgence après avoir
corps du maître-cylindre (rare)
doucement identifié la fuite
• Présence d’air dans le sys-
• Purge du système hydraulique
tème hydraulique (rare)
• Vérification et changement des
plaquettes ou des garnitures,
le cas échéant
• Usure inégale des plaquettes
• Vérification de l’étrier ou
ou des garnitures
du cylindre roue puis, le
Le véhicule tire d’un • Étrier ou cylindre de roue
cas échéant, réparation ou
côté lors du freinage grippée
changement
• Garnitures ou plaquettes
• Après localisation de la fuite,
salies par du liquide de freins
réparation de celle-ci et chan-
gement des garnitures ou des
plaquettes salies
Des vibrations sont Vérification et réparation, ou
ressenties au niveau Disque ou tambour défectueux remplacement si nécessaire du
des pédales disque ou du tambour

Le système de freinage comprend plusieurs


éléments, dont les disques, plaquettes ou
tambours, et le liquide. Il est important de
ne pas rater la révision des freins et de bien
lire le carnet d’entretien, qui livre toutes les
informations relatives. Plusieurs opérations
sont possibles et doivent être réalisées à
des périodes précises.

Éléments Mesure à prendre Année au kilométrage


Liquide de freins Vérifier 10 000 km
Disques de freins Vérifier 20 000 km
Plaquettes de freins avant Remplacer 30 000 km
Plaquettes de freins arrière Remplacer 30 000 km
Garniture de freins à tambour Vérifier 60 000 km
Circuit de freinage Vidanger 2 ans (ou 60 000 km)

59
II. Les opérations d’entretien

Les différents symptômes de freins défectueux sont faciles à détecter si l’on


est attentif au comportement de son véhicule. Pour autant, la vérification ou
le changement de certaines pièces exige la possession d’un matériel particu-
lier. De plus, la garantie constructeur impose des normes qu’il faut appliquer,
sous peine de perdre cette garantie en cas de problème lié à une mauvaise
intervention. Il est donc préférable de s’adresser à un professionnel, qu’il soit
constructeur, centre auto ou réparateur. Les disparités de prix entre les freins
à disques avant et arrière sont à l’image de la différence de coût entre les élé-
ments constituant le système du freinage.

Les forfaits peuvent être quelquefois avantageux, mais la vigilance reste de


mise quant au détail des opérations réellement effectuées. Bien connaître son
garagiste indépendant peut aussi éviter des dépenses non justifiées.

Amortisseurs
Les amortisseurs participent, entre autres, à la bonne
tenue de route du véhicule : ils plaquent les roues au
sol afin que le pneu colle à la route, où qu’il passe.
Difficilement visibles, ils s’usent progressivement, et
le conducteur peut ne pas s’en apercevoir et s’habi-
tuer aux défauts qui apparaissent au fur et à mesure
des kilomètres parcourus. Pour sa sécurité et la lon-
gévité des autres pièces du véhicule, il est important
de ne pas prolonger la vie d’amortisseurs en mauvais
état. Certains examens visuels peuvent ainsi signa-
ler un possible défaut : fuites d’huile au niveau des
amortisseurs, traces de corrosion, fissures, impor-
tante dissymétrie entre les essieux. D’autre part, il faut rester attentif au
comportement du véhicule et détecter certains signes avant-coureurs : volant
qui vibre (le ressort fonctionne, mais plus l’amortisseur), véhicule sensible au
vent latéral (le véhicule peut même ballotter), tenue de route difficile lors des
changements de direction, virages et passages de dos d’âne, aquaplaning,
difficulté de freinage (augmentation de la distance de freinage ou véhicule
ayant tendance à plonger en avant au freinage), direction de la voiture qui
devient très imprécise, bruits de claquement sur les routes dégradées.

60
II. Les opérations d’entretien

Quoi qu’il en soit, il est préférable de se conformer aux consignes du


constructeur et de faire réviser les amortisseurs en moyenne tous les
20 000 km. Cependant, le type de conduite et les caractéristiques des routes
empruntées peuvent faire varier ce chiffre. Les amortisseurs doivent être
contrôlés et vérifiés par des professionnels. Toutefois, lors du contrôle tech-
nique, le véhicule est inspecté seulement visuellement. Seuls les cas de fuite
d’huile, de traces de corrosion ou de fissures entraînent une contre-visite.
Aucun contrôle n’est effectué sur la symétrie des essieux, leur « détérioration
importante » n’entraîne aucune contre-visite. En revanche, un garagiste se
doit de faire passer le véhicule sur un banc test avant de les changer.

Il existe en outre une multitude


de modèles, et les amortisseurs
arrière et avant sont différents.
De plus, ils se changent par
paire pour éviter tout déséqui-
libre de la voiture. Avant de
démonter un amortisseur, il faut
mettre le véhicule en hauteur,
car l’amortisseur est compressé
quand la voiture est à l’arrêt ; il
doit aussi être complètement détendu pour que l’opération soit possible. Pour
ce faire, il convient de s’équiper d’une clé à six pans et d’un compresseur de
ressort à vis ou d’un compresseur professionnel à manivelles, adapté à un
usage intensif, mais beaucoup plus onéreux. Si la vérification peut être quel-
quefois gratuite, le prix de changement d’une paire d’amortisseurs représente
un budget plus élevé.

Il est d’autant plus important qu’il est conseillé de remplacer en même temps
les coupelles d’amortisseurs et de faire réaliser le parallélisme du train avant.
Pour autant, repousser le changement n’est pas un bon calcul puisque cela
risque d’entraîner des dégâts sur les autres organes du véhicule. Le prix est
proportionnel au gabarit de la voiture et aux tarifs proposés par le profession-
nel, et ce, qu’il s’agisse d’un constructeur, d’un centre auto ou d’un réparateur.
Il est préférable de faire un comparatif entre ce qui est proposé sur Internet et
ce que les différents intervenants proposent.

61
II. Les opérations d’entretien

Embrayage
Il faut veiller à ménager son embrayage, aussi important pour le confort que
pour la protection du moteur. Sur un véhicule, il existe deux moyens de chan-
ger de rapport de vitesse : manuellement ou automatiquement. Dans le cas
d’une boîte de vitesse, il n’y a pas d’embrayage, mais un convertisseur de
couple hydraulique piloté par électronique (même en cas de boîte séquen-
tielle). Une boîte manuelle, quant à elle, a besoin d’un embrayage, qui est
alors l’élément intermédiaire entre les roues et la boîte de vitesse. Il entraîne
ou interrompt la transmission du moteur : débrayer signifie littéralement
séparer le moteur des roues et embrayer revient à les remettre en contact.
L’embrayage tient en moyenne 100 000 km pour une voiture à essence et
150 000 km pour un diesel. Or, sa durée de vie peut varier en fonction de la
charge du véhicule, la conduite (souple ou sportive), l’environnement prati-
qué (zone rurale ou ville) et la traction ou non d’une remorque ou d’un autre
élément roulant.

Différents signes peuvent donner une


indication sur l’usure de l’embrayage. Si
la pédale est dure et grinçante, cela peut
venir du câble qui s’effiloche et qui ne va
pas tarder à lâcher, ou bien du mécanisme
dont les ressorts sont écrasés ; le conduc-
teur a alors 2 à 3 mois pour le changer.
Si l’embrayage patine, autrement dit si la
voiture n’arrive pas à avancer alors que le moteur hurle, il vaut mieux aussi le
changer : ce patinage, qui se produit au départ seulement à grande vitesse,
chauffe le disque et risque de le désintégrer. C’est alors l’arrêt complet ! Le
patinage peut provenir d’une fuite d’huile de moteur faisant patiner le disque,
lequel s’accroche alors par à-coups et empêche l’adhérence. Dans ce cas, le
changement de l’embrayage est obligatoire, il faut réparer la fuite d’huile et
nettoyer l’intérieur de la boîte. Si les vitesses passent difficilement et craquent
ou refusent de passer lorsque la voiture est froide, il se peut que le disque
d’embrayage colle. Enfin, si la voiture hoquette au démarrage, cela ne veut
pas dire que le disque est usé, mais si l’on force quotidiennement sur le levier
de vitesses, les synchroniseurs de la boîte peuvent finir par s’user.

62
II. Les opérations d’entretien

L’embrayage est un ensemble mécanique composé de trois parties : le volant


moteur, le disque garni et le diaphragme. Chacun de ces éléments peut se
détériorer. C’est pourquoi, pour éviter de les user trop rapidement, certaines
pratiques sont recommandées. Il convient d’abord d’éviter de brusquer le
levier de vitesse et la pédale d’embrayage : au démarrage, il est donc net-
tement préférable de relâcher doucement la pédale d’embrayage. Dans le
cas contraire, les à-coups créent une importante contrainte qui peut à terme
altérer l’ensemble du mécanisme. Ensuite, lorsque l’on roule, on conseille de
« laisser reposer la mécanique », c’est-à-dire ne pas rester le pied gauche sur
la pédale d’embrayage, car cet appui suffit à chauffer le disque. Or, si la tem-
pérature dépasse 400 °C, cela risque de « glacer » la garniture, de condamner
le disque et donc de perdre en adhérence. Enfin, lorsque l’on doit s’arrêter
au feu rouge, il est préférable de passer au point mort et de lâcher la pédale
d’embrayage pour éviter de fatiguer inutilement le mécanisme et d’user l’en-
semble des éléments.

Le changement d’un embrayage


nécessite une longue et fastidieuse
manutention, car sur beaucoup de
voitures modernes, il faut déposer
la boîte de vitesse, voire démonter
le moteur, pour y accéder. De plus,
cette opération nécessite un minimum
de moyens de levage. Il est donc
conseillé de s’adresser à un profes-
sionnel. Il vaut mieux remplacer l’ensemble « disque mécanisme et butée »,
car si l’on remplace uniquement le disque (sur un mécanisme usé), les appuis
non réguliers de celui-ci sur le mécanisme peuvent perturber le fonctionne-
ment de l’ensemble. Il se peut, de plus, que l’on soit obligé, plus tard, de se
plier à cette nouvelle lourde opération pour changer une autre pièce.

Enfin, il est important que l’embrayage soit monté correctement, c’est-à-


dire bien centré. Ainsi, changer l’embrayage est une opération coûteuse,
notamment du fait de la main-d’œuvre rendue nécessaire par le travail
de manutention. L’opération prend de 3 à 6 heures, selon que le moteur
est longitudinal et la boîte située devant ou derrière, ou que le moteur est

63
II. Les opérations d’entretien

t­ ransversal et la boîte en bout et sous ce dernier. Il faut alors prévoir environ


60 € l’heure. Si l’on remplace uniquement le kit d’embrayage, l’opération ne
dure que 30 minutes et son prix varie entre 120 et 240 €.

L’entretien des vitres


Les détails ont toujours leur importance ! Sur un véhicule, les plus petits
éléments, comme les essuie-glaces, s’ils ne sont pas entretenus, peuvent faci-
lement devenir une vraie plaie.

Balai d’essuie-glace
Un essuie-glace en parfait état est un gage
de bonne visibilité, c’est pourquoi son
entretien est indispensable. Été comme
hiver, les balais sont soumis à rude épreuve
et s’usent donc assez rapidement, d’autant
plus si l’on n’en prend pas soin.

Les pièces du système de nettoyage du pare-brise n’ont pas une vie très
longue, surtout les raclettes en caoutchouc, abîmées par le gel en hiver et par
la chaleur en été, en plus de l’usure de frottement. Elles se détériorent (en
fonction de l’usage) au bout de 6 mois à 1 an, mais on peut éviter un chan-
gement en les entretenant. Plusieurs signes peuvent alors indiquer qu’il faut
procéder à un changement partiel ou total : des traînées apparaissent sur le
pare-brise à l’aller comme au retour des balais, ce qui réduit la visibilité et met
en danger, surtout à cause de l’éblouissement possible ; leurs mouvements ne
sont pas fluides, ils glissent par saccades ; des parties du pare-brise ne sont
pas nettoyées ; ils crissent ; la lame de la raclette est écrasée par le bras contre
le pare-brise ; les extrémités se détériorent et le balayage ne se fait plus sur
toute la surface du pare-brise, ce qui peut le rayer.

Sur le carnet d’entretien, on trouve la référence du balai d’essuie-glace qui


convient au véhicule. Les modèles classiques, dotés d’un porte-raclette métal-
lique adapté à la taille du pare-brise et sur lequel est accrochée la raclette en
caoutchouc, sont vendus séparément ou par paire. De type « Flate-blade »,

64
II. Les opérations d’entretien

ils ont une raclette intégrée dans un balai souple, qui comprend une baleine
épousant parfaitement la courbure du pare-brise ; installés sur les voitures les
plus récentes, ils sont plus efficaces et moins bruyants. En ce qui concerne
le balai d’essuie-glace, il est possible de se passer d’un professionnel. Pour
les installer, il suffit de relever le bras de fixation du balai usé, de le déclipser
et de le tirer avant de poser le modèle neuf tout aussi aisément. Quand les
balais aérodynamiques coûtent au minimum 45 €, le prix des modèles clas-
siques peut aller de 6 à 20 €.

Enfin, il existe des moyens de ralentir l’usure des balais d’essuie-glace.


L’entretien régulier de la raclette avec un chiffon humide permet de la débar-
rasser de la saleté, préservant ainsi son efficacité. Dans le même esprit, il est
conseillé de nettoyer soi-même son pare-brise pour éliminer les saletés ou le
gras qui se déposent sur la raclette et la ralentissent. De plus, il ne faut jamais
faire fonctionner ses essuie-glaces sur la neige : ils risqueraient de se tordre
et seraient de toute façon fragilisés par le froid. Enfin, le réservoir de lave-
glace doit toujours être rempli afin de garder une réserve et ne pas utiliser ses
essuie-glaces à sec.

Lave-glace
Le liquide lave-glace est stocké dans
un réservoir en plastique situé sous
le capot. Il est relié à une pompe qui
aspire et projette ce liquide grâce à
un gicleur qui se trouve au bas du
pare-brise. Il est important de vérifier
ce niveau et de remplir ce réservoir
avec un liquide approprié dès que
le témoin de niveau s’allume sur le
tableau de bord ou dès que le niveau est trop bas dans le réservoir. Le lave-
glace doit en outre être nettoyant, mais pas détergent, et résister au gel. Il
est donc déconseillé de remplir le bidon avec de l’eau, qui gèle en hiver et
entartre les gicleurs, ou avec des détergents qui les boucheraient, mousse-
raient ou abîmeraient les balais. D’autre part, pour l’hiver, on peut se servir
un produit intégrant de l’antigel.

65
II. Les opérations d’entretien

Aucune périodicité n’est imposée pour l’entretien du système de lave-glace,


car c’est la consommation du conducteur qui agit sur l’encrassement des
gicleurs. Des signes peuvent néanmoins aider. Ainsi, lorsque le liquide est mal
dirigé, il se peut que cela provienne de gicleurs mal réglés ou mal fixés ; il faut
les redresser ou revoir leur fixation. Si le liquide sort avec une pression faible ou
inexistante, il est nécessaire de s’assurer que le gicleur n’est pas bouché (net-
toyable avec une aiguille), que la pompe de lavage fonctionne correctement
(dans le cas contraire, il est possible de la réparer, mais aussi de la changer),
que les tuyaux d’alimentation des gicleurs ne sont pas débranchés, déchirés ou
encrassés (ils peuvent être changés ou décrassés facilement) et que les fusibles
fonctionnent. Il est important de ne pas laisser le lave-glace se détériorer par
manque de vérification : cette négligence pourrait coûter plus cher au final.

L’entretien de la climatisation
L’entretien de la climatisation de la voiture est essentiel pour assurer son effi-
cacité et protéger la santé des usagers.

Fonctionnement
La climatisation est un système complexe. C’est
un circuit qui utilise un fluide frigorigène (fréon,
nommé aussi R12 pour les anciennes voitures,
puis R134a ou R416a pour les véhicules plus
récents) qui, quand il passe de l’état liquide à
l’état gazeux, crée du froid.

Bon à savoir : jusqu’en 1991, les véhicules terrestres à moteur étaient équipés


en majorité de R12. Depuis 1994, une directive européenne fixe l’arrêt total de
la production du R12.

Révision
On ne peut entretenir soi-même la climatisation de sa voiture dans la mesure
où le fluide employé est dangereux et où la révision nécessite un matériel
sophistiqué. En effet, il faut non seulement avoir la possibilité technique de

66
II. Les opérations d’entretien

remplacer les différents composants


du circuit si nécessaire, mais aussi
pouvoir évacuer, avant toute chose, le
fluide frigorigène, et enfin, après répa-
ration, pouvoir le réintroduire dans le
circuit. Cela nécessite l’intervention
d’un professionnel, qui utilise une sta-
tion de climatisation pour récupérer ce
fluide nocif et possiblement explosif.

Pour chaque véhicule, le constructeur indique la quantité de fluide néces-


saire pour faire fonctionner le système. La révision comprend, en plus de la
recharge du fluide, la vérification et l’ajustement ou le remplacement des
courroies, des durites, des contacts électriques, du compresseur, du disjonc-
teur de basse pression et enfin, la vérification d’absence de fuite après les
ajustements.

Le constructeur indique la période à laquelle il estime qu’il faut effectuer la


révision complète. En moyenne, elle doit intervenir tous les 1 à 2 ans. En effet,
le gaz étant volatil, il s’évapore : la quantité nécessaire à un bon fonctionne-
ment du système n’est plus assez grande et une recharge doit être effectuée.
Cependant, l’utilisation peut allonger ou réduire quelque peu cette durée.

Détecter les défaillances


La climatisation apporte un confort certain, et même de la sécurité, dans la
mesure où elle peut éviter une chaleur « assoupissante » chez le conducteur.
C’est pourquoi il faut savoir repérer ses signes de faiblesse. Le premier indice
concerne l’air froid, qui n’arrive plus aussi rapidement. On peut également
sentir une odeur désagréable et inhabituelle sortir des aérations pendant plus
de 2 minutes. De même, le dégivrage du pare-brise peut être moins rapide
et moins efficace. Enfin, de l’eau peut couler sur le siège passager (à ne pas
confondre avec l’eau qui coulerait à l’extérieur du véhicule au démarrage,
signe d’un bon fonctionnement de la climatisation). Toutefois, pas d’inquié-
tude si lors de la mise en fonction de la climatisation un bruit net et sec se fait
entendre.

67
II. Les opérations d’entretien

Enfin, pour être définitivement rassuré, on peut actionner toutes les commandes
les unes après les autres pour vérifier que l’air sort bien et au bon endroit.

Il existe de plus en plus de voitures équipées de climatisation en série. Or, le


coût d’un entretien de voiture est relativement élevé et la révision d’une cli-
matisation augmente encore ce coût.

Le carnet d’entretien
Le carnet d’entretien, livré par le construc-
teur, comprend l’ensemble des révisions
qu’il préconise, ainsi que la périodicité appli-
cable à chaque opération. L’application de
la garantie dépend notamment de la bonne
réalisation de ces révisions périodiques.

Un guide établi par le constructeur


L’article L. 311-1 du Code de la route stipule que « les véhicules doivent être
construits, commercialisés, exploités, utilisés, entretenus et, le cas échéant,
réparés de façon à assurer la sécurité de tous les usagers de la route ». Le car-
net d’entretien de la voiture renseigne sur les révisions à effectuer et fournit
des conseils applicables à chaque véhicule.

Chaque véhicule a donc un carnet différent selon son modèle et sa motori-


sation. Il est préférable de le remplir à chaque révision : en cas de panne, il
certifie que les bonnes opérations ont été réalisées. De plus, c’est une bonne
vitrine pour un futur acheteur.

Fréquence : âge et kilométrage


Les révisions dépendent du modèle du véhicule, de sa motorisation, du
nombre de kilomètres parcourus, de l’âge du véhicule et de l’usage qui en
est fait. En effet, un véhicule roulant avec de l’essence en ville ne s’usera pas
de la même manière qu’un véhicule diesel roulant sur autoroute ou route.
En général, les révisions s’effectuent tous les 15 000, 20 000, 30 000…,

68
II. Les opérations d’entretien

100 000 km. Pour ceux qui roulent peu, l’âge est


prioritaire, et ils doivent effectuer leur révision tous
les 2 ans. Un calendrier d’entretien est fourni pour
connaître la périodicité des opérations

À chaque révision, tous les éléments ne sont pas


contrôlés. Le carnet délivre donc, pour chaque opé-
ration, la périodicité qui s’y rapporte. Il sert ainsi
d’agenda pour les contrôles, les réparations, les
remplacements ou la vidange.

Le tableau ci-dessous récapitule les points de contrôle à vérifier selon le kilo-


métrage effectué. Les indications « S » et « R » signifient respectivement « à
surveiller » et « à remplacer », que ce soit pour une pièce ou une vidange.

50 000
Kilométrage 7 500 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000
et plus
Vidange
de l’huile X R R X X X X
(essence)
Vidange de
X X R R R X X
l’huile (diesel)
R :
Liquide de frein X X X X X X
2 ans
R :
Liquide de
X X X X X 2 ou X
refroidissement
3 ans
Liquides
Liquide
S X X X X X X
lave-glace
Circuit
hydraulique de X X X X X R X
suspension
Boîte de
X X X X X S X
vitesse
Pompe
d’assistance de X X X S X X X
direction

69
II. Les opérations d’entretien

50 000
Kilométrage 7 500 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000
et plus
Filtre à huile
X X R R R X X
(essence)
Filtre à huile
X X R R R X X
(diesel)
Filtration
Filtre à essence X X X X X R R
Filtre à gazole X X X X X R R
Filtre à air X X X X X R R
Plaquettes de
X X X R X X X
frein AV/AR
Freinage
Disque de frein X X X X X X R
Frein tambour X X X X X X R
Feux et
S X X X X X X
éclairage
Bougies
d’allumage X X X X X X R
(essence)
Bougies de
préchauffage X X X X X X R
Éléments
(diesel)
électriques
Démarreur X X X X S X X
Faisceau
X X X X X S X
d’allumage
Alternateur X X X X S X X
Batterie (tous
X X X X X X X
les 3 à 4 ans)
Pneus X X X R R R X
Roulement
X X X X X S X
Liaison au roue arrière
sol
Rotules de
direction et X X X X X S X
suspension

70
II. Les opérations d’entretien

50 000
Kilométrage 7 500 10 000 20 000 30 000 40 000 50 000
et plus
R :
Essuie-glaces X X X X X X
1 an
Échappement X S X X X X X
Courroie de
R : 5 à
distribution X X X X X X
10 ans
(essence)
Autres
Courroie de
distribution X X X X X X R : 6 ans
(diesel)
Courroie R : 5 à
X X X X X X
d’accessoires 10 ans
Cardans X X X X S X X

Garantie constructeur
Depuis 2002, le règlement
européen 1400/2002 a changé
la donne dans le secteur des
réparations, de l’entretien auto-
mobile et des pièces détachées
(non visibles). Les conséquences
sont, entre autres, la libéralisa-
tion de l’ensemble de ce marché,
mais surtout, la fin du monopole
des constructeurs lié à la garan-
tie sur la révision automobile.

Concrètement, les conducteurs n’ont plus aucune obligation de se rendre


chez leur constructeur pour faire réaliser les révisions préconisées.

En revanche, celles-ci doivent être effectuées dans le strict cadre du cahier


des charges contenu dans le carnet d’entretien de la voiture, sous peine d’en
perdre le bénéfice.

71
II. Les opérations d’entretien

Les pièces automobiles


Lors d’une révision, il est possible de remplacer des pièces défectueuses. Soit
les pièces détachées de la voiture sont gratuites parce qu’elles entrent dans les
conditions de la garantie, soit il faut les payer au professionnel ou les ache-
ter soi-même. Elles pourront alors être d’origine, c’est-à-dire fabriquées par
les sous-traitants des constructeurs que sont les équipementiers, ou adap-
tables, c’est-à-dire fabriquées par des indépendants. Lors d’un changement
de pièces, celles-ci doivent être conformes à la réglementation en vigueur
et aux normes européennes. Il convient aussi de respecter les normes tech-
niques imposées par les équipementiers, les méthodes d’essai, la sécurité et
l’environnement.

Pièces détachées
Pour trouver des pièces déta-
chées, il est nécessaire de se
munir de la carte d’immatricu-
lation du véhicule. Cela facilite
la recherche de pièces parfaite-
ment adaptées à la marque, au
modèle, au type de véhicule, à
sa motorisation et au millésime.
On parle de pièces détachées de
fonctionnement pour la cour-
roie de distribution, les courroies
d’accessoires, les cardans, l’alternateur, les bougies d’allumage et de pré-
chauffage, les disques et plaquettes de freins, la garniture de frein à tambour,
les amortisseurs, la boîte de vitesse, la pompe d’assistance de direction, etc.
Les pièces d’habitacle sont, par exemple, le lève-vitre, la serrure, la ferme-
ture, les commandes du pédalier, etc. Les pièces de visibilité, quant à elles,
englobent les essuie-glaces, les optiques et phares, ainsi que les ampoules.

Lorsque la garantie constructeur est encore valable, le propriétaire du véhicule


évite de débourser le moindre argent ; dans le cas contraire, son porte-mon-
naie est mis à contribution, à hauteur de près de la moitié de la facture. Il est

72
II. Les opérations d’entretien

donc préférable de vérifier avant tout engagement les opérations à effectuer


et leur périodicité via le carnet d’entretien ; mais aussi l’intitulé de la garan-
tie (constructeur, de conformité ou encore des vices cachés) et le contenu du
devis.

Les pièces détachées sont évidemment


d’une grande importance dans le bon
fonctionnement d’une automobile. Il
faut néanmoins distinguer plusieurs types
de pièces, les définitions fournies par la
Commission européenne dans le règle-
ment 461/2010 peuvent alors aider à faire
le tri (vérification de l’authenticité) :

ππLes pièces d’origine sont « des pièces ou équipements fabriqués confor-


mément aux spécifications et normes de production fournies par le
constructeur du véhicule automobile pour la production des pièces ou
des équipements destinés à l’assemblage du véhicule automobile en
question ».
ππLes pièces de qualité équivalente, dites pièces adaptables, doivent « être
d’une qualité suffisamment élevée pour que leur emploi ne porte pas
atteinte à la réparation du réseau agréé ».
ππLes pièces dites de réemploi ont appartenu à un véhicule et sont réutili-
sées pour un autre, après avoir été éventuellement reconditionnées.
Il est important de signaler que les assureurs étudient cette dernière option
pour certaines pièces. Celles-ci seraient contrôlées par des experts, rendant
ainsi leur utilisation sans danger.

À noter : les pièces d’origine ou de rechange produites par le constructeur ou


par l’équipementier sont marquées de son logo.

Pièces d’occasion
L’achat de pièces neuves nécessite de prévoir un budget conséquent lorsqu’il
s’agit de remplacer une pièce d’origine. Heureusement, il est possible de se
procurer des pièces d’occasion en bon état, à prix attractif et provenant d’un

73
II. Les opérations d’entretien

véhicule récent. Cette option offre une importante réduction par rapport au
prix des pièces détachées neuves, tout en conservant une garantie – à condi-
tion de s’adresser à un professionnel – et la même fiabilité que les pièces
neuves. C’est aussi un geste écologique.

Les pièces d’occasion sont rarement commer-


cialisées par les concessionnaires et magasins
spécialisés. On les trouve plutôt dans les casses,
qui revendent les pièces récupérées sur des
véhicules accidentés ou destinés à la destruc-
tion ; en fonction de la marque et du type de
véhicule, il est possible d’acheter des éléments
de carrosserie, des organes mécaniques, des
accessoires. On peut aussi en trouver sur les
sites Internet : certaines boutiques en ligne sont spécialisées dans la vente de
pièces d’occasion. Enfin, l’achat peut se faire de particulier à particulier, atten-
tion toutefois, car aucune garantie n’est assurée.

Voitures pour pièces


Conformément aux dispositions du Code de la route, si le propriétaire d’un
véhicule ne désire plus le maintenir en circulation, il doit faire intervenir un
démolisseur agréé, qui ne facture aucun frais supplémentaire aux coûts de
transport, mais aussi remettre au Centre VHU (Véhicules Hors d’Usage) le
certificat d’immatriculation portant la mention « Cédé pour destruction »,
suivie de la date de cession et de la signature du propriétaire. Pour être
accepté, le véhicule doit en outre être cédé avec le groupe motopropulseur,
le pot catalytique s’il en est équipé et la carrosserie. En revanche, il doit être
dépourvu de déchets organiques et d’équipements non homologués.

Il est également possible de vendre une voiture pour pièces à un particulier ou


à un professionnel lorsque celle-ci est accidentée et que son état nécessite des
travaux de réparation importants, dont le coût surpasse la cote du véhicule
concerné. Il en est de même si le véhicule est non-roulant – dans ce cas, une
procédure de cession s’impose. Enfin, si l’automobile est en état de fonction-
nement, le contrôle technique est obligatoire, le nouvel acquéreur pourra ainsi

74
II. Les opérations d’entretien

faire établir un nouveau certificat d’immatriculation, même s’il achète cette


voiture pour pièces. Enfin, pour vendre une voiture pour pièces, le vendeur
doit remettre à l’acquéreur le compte-rendu du contrôle technique datant de
moins de 6 mois, le certificat d’immatriculation portant la mention « Vendu »
et la date de la vente – la partie supérieure droite du document doit être
découpée au moment de la transaction –, ainsi que le certificat de cession
complété par le propriétaire et remis en trois exemplaires (un à la Préfecture,
un au nouvel acquéreur et un conservé par le vendeur).

Coûts
L’ouverture à la concurrence du marché des
pièces détachées offre la possibilité au consom-
mateur de bénéficier d’une baisse substantielle
de tarifs. Ainsi, il est possible de réaliser des
économies en optant pour l’achat de pièces auto-
mobiles alternatives délivrées par les réseaux de
distribution ou de pièces d’occasion qui offrent
une qualité identique.

Il faut savoir que les prix pratiqués diffèrent énormément d’un professionnel à
l’autre. Ainsi, du concessionnaire aux garagistes indépendants, en passant par
les centres auto ou encore Internet, on observe, pour des plaquettes de frein,
des prix allant de 77 à 147 €. Le prix d’une révision ou d’un entretien d’un
véhicule est divisé en parties non égales. Le prix des pièces détachées dépasse
la moitié du coût de la prestation. Selon certaines études d’organismes offi-
ciels, les prix sont encore trop élevés, même si la tendance semble s’inverser
depuis 2011.

75
II. Les opérations d’entretien

AA Pour aller plus loin


Astuce

Tester et recharger une batterie


La batterie est une pièce essentielle d’un véhicule, il convient donc d’y accorder
de l’attention et de la vérifier régulièrement, voire de la changer au besoin. Le
test de la batterie permet notamment de se renseigner sur son état de marche, sa
charge et sur l’état de l’alternateur. Attention à enlever vos bagues, gourmettes
et tous vos objets en métal qui pourraient provoquer un court-circuit mortel s’ils
entraient en contact avec le plus et le moins de la batterie !
Pour vérifier votre batterie, deux moyens peuvent être employés selon que la
voiture démarre ou pas. Si elle démarre, vous devez utiliser un multimètre pour
tester son niveau de charge. Choisissez le mode voltmètre et courant continu (le
symbole ressemblant au signe « = » et non à la vague qui représente le courant
alternatif) et positionnez-le sur la position 20 V. Branchez ensuite le câble rouge
sur la borne « + » de la batterie et le câble noir sur la borne « – » ; puis, démar-
rez le moteur et accélérez jusqu’à atteindre 2 000 tours/min environ. La tension
mesurée doit être supérieure à 13,2 V : si elle est supérieure à 15 V, cela signifie
que la batterie est en surcharge et que le régulateur de tension est probablement
HS ; si la tension est inférieure à 13,2 V, cela signifie que le problème vient pro-
bablement de l’alternateur.
En revanche, si la voiture ne démarre pas, vous devez effectuer la même opéra-
tion, mais en vous faisant aider par un autre véhicule. Commencez par garer les
voitures proches l’une de l’autre et tête-bêche, mais sans qu’elles se touchent,
et laissez la voiture de démarrage allumée. Branchez le câble noir sur le « – » de
la batterie de dépannage, puis sur le « – » de la batterie à dépanner ; ensuite,
branchez le câble rouge sur le « + » de la batterie de dépannage, puis sur le « + »
de la batterie à dépanner. Puis, démarrez la voiture à dépanner et roulez plu-
sieurs minutes afin de recharger sa batterie. Pour finir, effectuez le test à l’aide
du multimètre comme expliqué plus haut. Attention : le bon branchement est
primordial ! Une inversion risquerait d’engendrer de dangereuses étincelles.
Dans un second temps, il est nécessaire de vérifier la tension de la batterie. Là
encore, veillez à bien enlever tout objet métallique (gourmette, bague, man-
chette, etc.) sous peine de vous exposer à un court-circuit mortel. Pour ce test,

76
II. Les opérations d’entretien

votre moteur doit être froid et à l’arrêt : choisissez le mode voltmètre du multi-
mètre, en position 20 V. Ensuite, branchez le câble rouge sur la borne « + » de
la batterie et le câble noir sur la borne « – ». Si la tension mesurée est de 12,6 V,
tout est normal, votre batterie est correctement chargée. Si elle se situe entre 12
et 12,3 V environ, votre batterie est déchargée et il conviendra de la recharger.
Si la tension est supérieure à 13 V, votre batterie est en surcharge et le problème
vient sûrement du circuit de charge. Enfin, si la tension mesurée est de 10,6 V
environ, votre batterie est probablement HS, il faudra la changer. Dernier point à
vérifier : la couleur des bouchons. Les bouchons d’une batterie sont un bon indi-
cateur de son état. Si vous observez un bouchon noir, cela signifie qu’un élément
est en court-circuit et que votre batterie est HS ; si tous les bouchons sont noirs,
alors, la batterie est en surcharge et le problème vient du circuit de charge. Enfin,
si les bouchons ont toujours leur couleur d’origine, cela veut dire que la batterie
est bonne, mais peut-être déchargée.
Si après vos contrôles, vous constatez que votre batterie est déchargée, il vous
faudra la recharger. Cette opération est à la portée de tous à condition d’avoir un
chargeur ou un autre véhicule à disposition. On recense, en outre, deux types de
batteries : les modèles avec entretien, transparents et équipés de deux témoins
(minimum et maximum) permettant de vérifier le niveau, qui tendent à dispa-
raître ; et les modèles sans entretien, scellés afin d’augmenter leur durée de vie.
Dans ce second cas, il faut utiliser un chargeur de batterie spécifique avec une
fonction entretien.
Pour recharger une batterie avec un chargeur, installez votre auto dans un lieu
ventilé de préférence. Attention à ne surtout pas fumer à proximité. Ensuite, une
fois le moteur et le contact éteints, branchez la pince du câble rouge à la borne
« + » de votre batterie, la pince du câble noir à la borne « – », et le chargeur sur
le secteur. Puis, patientez jusqu’à ce que tous les compartiments de votre batte-
rie bouillonnent légèrement, ce qui prend plusieurs heures (au minimum 10 h).
Dans le cas d’une batterie avec entretien, vérifiez le niveau de l’eau et complétez
avec de l’eau déminéralisée le cas échéant.
En revanche, si vous ne possédez pas de chargeur, un autre véhicule est indispen-
sable pour recharger votre batterie. Dans ce cas, positionnez les deux voitures
l’une à côté de l’autre, tête-bêche sans qu’elles se touchent, laissez la voiture
ayant la batterie qui fonctionne moteur tournant, allumée, et éteignez tout ce
qui consomme de l’électricité comme l’autoradio et les phares. Ensuite, bran-
chez le câble noir sur le « – » de la batterie de dépannage, puis sur le « – » de la

77
II. Les opérations d’entretien

batterie à dépanner, et le câble rouge sur le « + » de la batterie de dépannage,


puis sur le « + » de la batterie à dépanner. Attendez quelques secondes, puis
essayez de démarrer la voiture en panne. Cette opération n’a pas pour but de
recharger la batterie, mais de donner l’impulsion nécessaire pour démarrer. C’est
l’action de rouler qui crée ensuite l’électricité, qui est alors stockée dans la bat-
terie (si celle-ci n’est pas usée, stratifiée, sulfatée, etc.). Une fois que la voiture
aura démarré, vous pourrez débrancher les câbles dans l’ordre suivant : la pince
rouge du véhicule en panne, la pince rouge du véhicule de dépannage, la pince
noire du véhicule en panne, la pince noire du véhicule de dépannage. Attention
à toujours faire en sorte que les pinces ne se touchent pas !

Questions / réponses de pro

Lustrer ma voiture
Je voudrais lustrer ma voiture, et on me propose du polish. Que dois-je utiliser :
une mousse de polissage ou un bonnet de lustrage ?
Question d’Anaïs

ΔΔ Réponse d’Hi-Tech
Le polish est un liquide légèrement abrasif qui doit être utilisé avec une
polisseuse et une mousse de polissage. La lustreuse avec bonnet de lus-
trage s’utilise avec une cire (« wax ») déjà appliquée sur la voiture et qui
a séché. Un bonnet de lustrage ne doit jamais être imbibé avec un produit
quelconque.

Pneus différents sur un véhicule


Est-il possible de mettre à l’avant d’un véhicule des pneus de même marque,
mais avec des appellations différentes ?
Question de Djo

ΔΔ Réponse de Nico
Selon la loi, il est interdit de circuler avec des pneus différents sur le même
train (avant ou arrière), que ce soit en dimension, marque ou type de pneus ;
on peut se dépanner suite à une crevaison, mais la roue endommagée doit
se trouver dans le véhicule en cas de contrôle.

78
II. Les opérations d’entretien

ΔΔ Réponse de Garage JFF


Il est interdit d’avoir deux pneumatiques différents sur le même train.
Vous aurez alors à faire une contre-visite après votre contrôle technique et
vous ne serez pas pris en charge par votre assurance en cas de sinistres, car
votre véhicule n’est pas conforme. Et pour votre sécurité, vous allez avoir
deux types de gommes totalement différents qui n’ont absolument pas les
mêmes caractéristiques de tenue de route.

Huile de moteur
Je dois ajouter de l’huile dans mon moteur et j’ai récupéré un bidon chez des
amis : puis-je l’utiliser ?
Question de Samuel

ΔΔ Réponse de Darko
Attention, il ne faut pas mettre n’importe quelle huile dans votre moteur.
Elle joue un rôle important dans la lubrification des éléments qui le consti-
tuent. Une huile de qualité, avec un indice de viscosité adapté à votre type
de conduite et au climat dans lequel elle roule, est le gage du bon fonction-
nement de votre voiture. Pensez à lire les recommandations du constructeur
dans le carnet d’entretien.

Test de l’alternateur
J’aimerais savoir comment tester un alternateur.
Question de Fred33570

ΔΔ Réponse de Bipbip
Il vous faut d’abord un multimètre en position 200 V. Ensuite, mettez le fil
rouge sur le (+) et le fil noir sur un morceau de carrosserie de la voiture, au
ralenti et à un régime de 1 500 à 2 000 tours par minute. Faites le test à
vide ; en charge, on allume les feux de croisement.

Facture du garagiste
Comment être sûr, lorsque l’on fait réparer sa voiture, de ne pas se retrouver
avec une facture plus élevée que celle annoncée ?
Question de Léa

79
II. Les opérations d’entretien

ΔΔ Réponse de Darko
Il est important de passer du temps avec le garagiste avant qu’il démarre les
opérations. Il faut aussi lui demander un devis personnalisé avec vos coor-
données et celles de la voiture (dont le kilométrage), et lui faire détailler les
opérations avec les prix correspondants et les marques et types de pièces
détachées ou de produits.
Cela le responsabilisera et vous permettra, en cas de litige, de faire valoir
vos droits avec plus de force.

Validité du contrôle technique après achat


Après l’achat d’un véhicule (contrôle technique fait), combien de temps a-t-on
pour changer la carte grise sans être obligé de refaire un contrôle technique ?
Question de Louimalou

ΔΔ Réponse de Sécuritest
Lors de votre demande de certificat d’immatriculation, à la préfecture, le
contrôle technique doit être de moins de 6 mois. Un véhicule soumis à
contre-visite peut tout de même être vendu : soit le nouveau propriétaire
fait sa demande de certificat dans les 2 mois (validité de la contre-visite) et,
du coup, avant d’avoir effectué les réparations obligatoires ; soit il effectue
les réparations avant ces 2 mois, puis une fois le contrôle validé, il fait sa
demande de certificat.
Dans tous les cas, à chaque présentation dans un centre de contrôle, le cer-
tificat d’immatriculation doit être donné au contrôleur. Pour être en règle
concernant les forces de l’ordre, le changement de propriétaire, d’adresse ou
toutes autres modifications doivent être effectués dans les mois qui suivent.
ΔΔ Réponse de Val Auto Bilan
Suite à une transaction, une carte grise se change sous un mois, après la
date d’achat. En ce qui concerne le contrôle technique, il est valable 6 mois
pour le changement de carte grise.

Contrôle obligatoire
Peut-on échanger un véhicule contre un autre sans faire de contrôle technique ?
Question de Poussine

80
II. Les opérations d’entretien

ΔΔ Réponse de Cariboo
Pour tous les véhicules de quatre places et plus, le contrôle est obligatoire.
Exception faite lors d’une reprise par un garage qui, lui, devra effectuer le
contrôle avant de faire signer un bon de commande.
ΔΔ Réponse d’AC Auto Contrôle
Vous pouvez échanger un véhicule contre un autre, mais pour faire la nou-
velle carte grise, il faudra un contrôle technique de moins de 6 mois.

Vignette du contrôle technique


Est-il possible de changer la vignette du contrôle technique devenue illisible
suite à des infiltrations d’eau sur le pare-brise ?
Question de Jaz

ΔΔ Réponse de Madmike25000
La vignette de contrôle technique n’est pas obligatoire sur le pare-brise. Seul
le timbre collé sur la carte grise fait foi de passage au contrôle. Cependant,
il me semble que vous pouvez faire un duplicata au centre de contrôle tech-
nique, mais celui-ci sera payant.

Code sur les suspensions


Ma voiture est passée au contrôle technique, qui a détecté un problème au
niveau des suspensions « silent bloc » à l’avant, code 216.2.
Mon garagiste me demande à quoi ce code correspond, car il y en a plusieurs.
Pourriez-vous m’expliquer ?
Question de Magalie

ΔΔ Réponse de Madinina54
Un vrai garagiste aurait pris le temps de soulever le véhicule afin de contrô-
ler visuellement les éléments de suspension et de faire un diagnostic.
Des systèmes de capteurs électroniques sont volontairement ajoutés par
les constructeurs afin de pousser les automobilistes à n’utiliser que leurs
réseaux hors de prix. Les petits garagistes rechignent à y mettre le nez, car
ils ne possèdent pas d’instruments pouvant enlever des défauts détectés par
les ordinateurs de bord.

81
II. Les opérations d’entretien

Quantité de peinture de carrosserie


Quelle quantité de peinture faut-il pour peindre une carrosserie au pistolet ?
Question de Léon

ΔΔ Réponse de Paul3
Cela dépend de la surface à traiter, du nombre de couches à poser et de la
quantité de diluant à ajouter.
En règle générale, il faut compter entre 400 et 500 g/m².

82
III.
Le contrôle technique

Depuis 1992, toutes les voitures


en état de marche ou destinées
à la vente doivent subir périodi-
quement un contrôle technique
pour limiter les accidents dus à
la vétusté, protéger le consom-
mateur contre les ventes de
véhicules dangereux et diminuer
la pollution atmosphérique. Tout
véhicule, quel qu’il soit, doit donc
régulièrement subir un contrôle technique encadré par une réglementation
stricte. Si la date de validité de celui-ci est dépassée, le propriétaire peut rece-
voir une amende pour défaut de contrôle technique récent. On en distingue
différentes sortes selon le véhicule concerné : voiture, GPL, poids lourd, utili-
taire, voiture de collection, moto, camping-car.

Le contrôle technique d’une voiture concerne tout véhicule à quatre roues


dont le poids total en charge (PTAC) est inférieur à 3,5 t. Il permet de vérifier
l’état des principaux organes du véhicule, et de réparer les points constatés

83
III. Le contrôle technique

défectueux, si nécessaire. Ce contrôle périodique est réglementé par le Code


de la route (art. R. 323-1) : il est visuel et se fait sans démontage, exception
faite de la dépose d’éléments permettant d’accéder au numéro de frappe à
froid, à la prise EOBD et au réservoir de carburant. Différents éléments sont
pris en compte pour déterminer le nombre de points de contrôle à obser-
ver, par exemple, le poids et l’utilisation du véhicule. Le nombre de points de
contrôle à examiner sur une voiture de collection ou un poids lourd n’est pas
le même.

Les points de contrôle concernant


une voiture ou un « véhicule non
soumis à réglementation spécifique »
(véhicule de moins de 3,5 t, non uti-
litaire, hors collection et sans GPL)
sont les suivants : identification, frei-
nage, direction, visibilité, éclairage et
signalisation, liaison au sol, structure
et carrosserie, équipements, organes
mécaniques, pollution, niveau sonore, contrôle complémentaire de l’installa-
tion de gaz carburant sur véhicule. Il arrive fréquemment que le centre relève
des défauts ou défaillances à corriger pour accorder la validité du contrôle
technique. Dans ce cas, il faut procéder à une contre-visite dans les 2 mois
qui suivent la première visite. Les défauts non soumis à contre-visite doivent
être corrigés sans obligation de délai.

La réglementation
La réglementation du contrôle technique repose principalement sur
deux textes : les arrêtés du 18 juin 1991 (véhicules légers) et du 24 juillet
2004 (poids lourds). Ces textes, modifiés depuis, en encadrent l’organisation
et la mise en place. Ils sont intégrés au Code de la route, principalement dans
les articles L. 323-1, R. 323-1 et suivants, et L. 311-1.

À noter : les directives européennes 96/96/CE, 2009/40/CE et 2010/48/CE


relatives au contrôle technique des véhicules à moteur et de leurs remorques
précisent aussi ces contrôles en vue de leur harmonisation.

84
III. Le contrôle technique

Définition
Le contrôle technique (CT) est un examen
périodique complet, réglementé par le Code
de la route (art. R. 323-1), qui permet de
vérifier l’état de marche et d’entretien d’un
véhicule, par une analyse complète de ses
principaux organes. La réglementation dis-
tingue les véhicules (légers, lourds, utilitaires,
de collection, etc.) pour déterminer les points
de contrôle à effectuer (R. 323-1 à R. 323-5).
Le CT répond aussi à une périodicité précise,
définie selon le type de véhicule, sa date de
première immatriculation (l’âge), l’usage et la
durée de validité du contrôle technique.

Important : l’article R. 323-1 du Code de la


route détermine l’amende appliquée en cas de
non-respect des obligations relatives au contrôle technique automobile.
La validité du CT est définie à l’article R. 323-2, qui donne les éléments déter-
minant un contrôle conforme à la loi et liste les documents prouvant cette
validité.

D’autres textes (articles R. 323-6 à R. 323-21) réglementent l’activité de


contrôleur automobile : cela garantit au propriétaire et conducteur du véhi-
cule un contrôle conforme à la loi.

Le législateur a effectivement réglementé les obligations et procédures à


mettre en place, la surveillance des installations de contrôle et la transmission
des données à l’Organisme technique central.

Périodicité
Plusieurs critères déterminent la date du premier contrôle technique et du
renouvellement de celui-ci et/ou du contrôle technique complémentaire que
certains véhicules doivent passer. Il s’agit du type de véhicule et de la date de
première mise en circulation et/ou de la dernière visite ou contre-visite.

85
III. Le contrôle technique

Périodicité du contrôle technique

Types de véhicules Premier contrôle technique Renouvellement


Voitures particulières,
camionnettes et véhicules
4 ans après la première mise
automobiles spécialisés ou d’un 2 ans
en circulation
genre ancien correspondant
(VTST)
3 ans après la première mise
Utilitaires 2 ans
en circulation
5 ans après la date de
Se reporter au tableau
Voitures de collection la première visite tech-
ci-après
nique périodique
1 an après la date de la pre-
1 an après la date de
mière immatriculation, ou
Poids lourds la première visite tech-
6 mois pour les véhicules de
nique périodique
transport en commun

Important : il faut effectuer le contrôle technique 6 mois avant la date d’expi-


ration de ce délai.
Certains véhicules sont soumis à des contrôles
supplémentaires entre deux contrôles techniques.

Ainsi, les camionnettes et VTST/VTSU doivent


également passer un test antipollution (C) 2 mois
avant l’expiration du délai de 1 an après le
contrôle technique favorable. Les véhicules GPL,
eux, doivent faire contrôler leur installation de gaz
carburant (C) parallèlement à la visite technique
commune. Par ailleurs, pour la vente d’une voi-
ture de plus de 4 ans, le vendeur doit fournir à
l’acquéreur les preuves de la validité du contrôle
technique en lui remettant un procès verbal de
CT de moins de 6 mois ; le PV est valable pendant 6 mois et peut servir à
plusieurs ventes (ou mutations). Il doit également fournir tous les procès-ver-
baux des éventuelles contre-visites (défavorables ou favorables). Si le véhicule
doit subir une contre-visite, la vente ne peut s’effectuer avant 2 mois, pour

86
III. Le contrôle technique

permettre au vendeur de réaliser cette


dernière. Autre avertissement, l’obtention
de la nouvelle immatriculation de la voi-
ture dépend de la régularité de la vente :
l’acheteur doit être vigilant quant aux
documents fournis. Si le vendeur ne four-
nit pas tous les documents et n’est pas en
règle avec le contrôle technique, l’acheteur
ne pourra pas immatriculer sa voiture ! Pour les véhicules autres que les voi-
tures, les mêmes règles s’appliquent : le vendeur doit prouver que le véhicule
est en bon état de marche et bien entretenu, les procès-verbaux doivent donc
tous être délivrés. Ce qui change : les dates et délais de visite et contre-visites
que le vendeur doit prendre en compte pour être en règle.

Dans certains cas, néanmoins, le contrôle technique pour un véhicule prévu


à la vente n’est pas exigé. C’est le cas notamment pour ceux obtenus en
location avec option d’achat ou en location longue durée qui deviennent, à
l’expiration du contrat, la propriété du locataire mentionné sur la carte grise.
Il en est de même pour un véhicule qui, à la suite du décès d’un conjoint, est
immatriculé au nom de l’époux survivant ou qui, à la suite d’un divorce, est
immatriculé au nom de l’époux qui en a reçu l’attribution dans le cadre du
jugement de divorce. En outre, aucun CT n’est exigé pour un véhicule tombé
dans une succession et immatriculé au nom de l’héritier ou de l’un des cohéri-
tiers, ni pour un véhicule ré-immatriculé au nom de plusieurs copropriétaires,
à la condition que le nom de l’un d’entre eux ait été porté sur la carte grise
précédente. Dernière exception : les véhicules de société qui doivent être, à la
suite d’une fusion, ré-immatriculés au nom de la société absorbante ou, en cas
de création d’une nouvelle personne morale, au nom de la nouvelle société.

Validité
Il existe pour le contrôle technique une réglementation stricte, notamment
concernant sa périodicité. S’il n’est pas valide, le propriétaire peut être sanc-
tionné par une amende. Le contrôle technique est obligatoire et doit être
effectué conformément à la loi. À chaque résultat et selon l’indication corres-
pondante, la durée de validité est variable.

87
III. Le contrôle technique

Validité du contrôle technique

Validité du CT Indication Validité


Lettre « A » sur le timbre de la carte grise
Favorable 2 ans
(certificat d’immatriculation)
Défavorable
Résultats du CT (contre-
Lettre « S » sur le timbre de la carte grise
visite ou 2 mois
(certificat d’immatriculation)
nouvelle
visite)
1 an à partir
Lettre « A » sur le timbre de la carte grise de la visite
(certificat d’immatriculation) technique
périodique
Date limite de réalisation de la prochaine
Favorable
visite technique périodique sur le PV de 2 ans
contrôle
Date limite de réalisation de la prochaine
Résultats du CT visite technique complémentaire sur le 1 an
complémentaire PV de contrôle
2 mois à par-
Lettre « S » sur timbre de la carte grise
tir de la visite
(certificat d’immatriculation) et date
technique
limite de réalisation de la contre-visite
périodique
Défavorable
2 mois à par-
Date limite de réalisation de la contre- tir de la visite
visite sur le PV de contrôle technique
périodique

Par ailleurs, trois documents, qui n’ont pas la même valeur, sont nécessaires
pour la validité du CT : le procès verbal, le timbre du certificat d’immatricula-
tion (ou de la carte grise) et la vignette sur le pare-brise. Le PV est fourni par
l’organisme contrôleur lors des visites, il indique les défauts trouvés ou non à
l’issue de celles-ci et est réalisé en double exemplaire. Il mentionne aussi :

ππla nature, la date, le numéro du PV ;


ππl’identification de l’installation de contrôle (numéro d’agrément, raison
sociale et adresse) et l’identité du contrôleur ;

88
III. Le contrôle technique

ππles informations sur la visite technique périodique défavorable (le cas


échéant) ;
ππl’identification du véhicule (numéro et date d’immatriculation, date de
première mise en circulation, genre, marque, type, numéro de série, éner-
gie, kilométrage inscrit au compteur, désignation commerciale) ;
ππle titulaire du certificat d’immatriculation (nom, prénom ou raison sociale,
adresse) et le numéro d’immatriculation ;
ππle résultat du contrôle technique (nature et date du prochain contrôle),
les défauts et anomalies constatés ainsi que les mesures (ex. : teneur
en CO des gaz d’échappement, profondeur des sculptures des pneus).
C’est un document de format 21 × 29,4 (A4) sur lequel le sigle du réseau doit
être inscrit, à un emplacement n’affectant pas sa lisibilité.
Attention : si le contrôle est stoppé, le PV est assorti de la mention « Report de
la visite ».
Ensuite, le timbre de la carte grise est, lui, délivré par l’organisme contrôleur
technique et se colle au verso de la carte grise (ou certificat d’immatricula-
tion). Il mentionne la date limite de validité du contrôle, le nom du réseau de
contrôle et le numéro de licence, ainsi que la lettre indiquant le résultat de la
dernière visite technique : « A » si les défauts constatés ne nécessitent pas de
contre-visite, « S » si les défauts observés donnent lieu à une contre-visite et
donc à une réparation.
À noter : en cas de perte de la carte grise, ce timbre est tout récupérable auprès
du centre de contrôle.
Enfin, la vignette sur le pare-brise est un document carré (5 cm de côté),
autocollant, qui révèle des informations concernant le dernier contrôle tech-
nique. Elle est délivrée à la fin d’une visite technique périodique, d’une
contre-visite ou visite technique complémentaire. Dans le premier cas, elle
indique le mois, l’année, la limite de validité du visa et le numéro de la
vignette. Dans le second cas, elle précise le mois, l’année, le délai limite de
présentation au contrôle et le numéro de la vignette. La vignette doit ensuite
être collée à l’intérieur du véhicule, côté recto, et être visible de l’extérieur,
sur la partie inférieure droite du pare-brise. À chaque nouveau contrôle, le
contrôleur retire l’ancienne vignette et la détruit.

89
III. Le contrôle technique

Sanctions
Les propriétaires d’un véhicule sont
autorisés à le mettre ou le maintenir en
circulation uniquement s’ils effectuent un
contrôle technique certifiant que le véhi-
cule est en bon état de marche et que son
état d’entretien est satisfaisant. S’il n’est
pas réalisé dans les délais impartis, il fau-
dra payer une amende prévue pour les
contraventions de la quatrième classe. L’amende forfaitaire est de 135 €. En
revanche, si elle est payée tout de suite, dans les 3 jours qui suivent la consta-
tation de l’infraction ou dans les 7 jours qui suivent l’envoi de la carte de
paiement, elle est minorée à 90 €.

À l’inverse, au-delà de 45 jours, elle est majorée à 375 €, mais ne peut


dépasser 750 €. L’amende peut être contestée par une « réclamation moti-
vée » accompagnée de l’avis d’amende, avant réception de l’avis d’amende
majorée.

À noter : on peut désormais régler une amende sur Internet via le site de télé-
paiement dédié (si un numéro de télépaiement est inscrit sur ce document).
En cas de contrôle technique défaillant, le Code de la route prévoit qu’un
véhicule peut être immobilisé par les forces de l’ordre : celles-ci confisquent la
carte grise et le propriétaire ne pourra utiliser son véhicule que pour se rendre
au centre de CT. Il ne pourra alors récupérer sa carte grise que lorsqu’il l’aura
effectué. Si ce dernier n’est pas réalisé dans le délai imparti, le véhicule sera
alors placé en fourrière.

Important : pour éviter de perdre du temps et de l’argent, il vaut mieux rester


attentif à la date du prochain contrôle technique.

Les véhicules
Le contrôle technique est capital pour entretenir un véhicule, mais aussi pour
le conserver. Selon le moyen de transport utilisé, les modalités dudit contrôle
divergent.

90
III. Le contrôle technique

Voiture
Depuis 1992, toutes les voitures en état de marche ou destinées à la vente
doivent subir périodiquement un contrôle technique. Différents éléments sont
alors pris en compte pour déterminer le nombre de points à observer, par
exemple, le poids et l’utilisation du véhicule.

Les points de contrôle à vérifier sur


une voiture ou un « véhicule non
soumis à réglementation spécifique »
(véhicule de moins de 3,5 t, non uti-
litaire, hors collection et sans GPL)
sont l’identification, le freinage, la
direction, la visibilité, l’éclairage et
signalisation, la liaison au sol, la struc-
ture et la carrosserie, les équipements,
les organes mécaniques, la pollution et le niveau sonore, ainsi que le contrôle
complémentaire de l’installation de gaz carburant.

Il arrive fréquemment que le centre de contrôle technique relève des défauts


ou défaillances à corriger pour accorder la validité du CT. Dans ce cas, il faut
procéder à une contre-visite dans les 2 mois qui suivent, pour effectuer des
réparations. Les défauts non soumis à contre-visite doivent aussi être corrigés,
mais sans obligation de délai.

Véhicules GPL
Le GPL est un gaz de pétrole liquéfié, composé de butane et de propane et
issu d’un mélange d’hydrocarbures légers obtenu à partir du raffinage du
pétrole et du gaz naturel. On l’utilise comme carburant alternatif. Comme
presque tous les véhicules, ceux qui fonctionnent au GPL sont soumis au
contrôle technique. Depuis 2011, cet examen a été renforcé et s’est adapté
aux spécificités du moteur.

Attention : le GPL ne doit pas être confondu avec le gaz naturel pour véhicule
(GNV, anciennement GNC), composé essentiellement de méthane, un autre
hydrocarbure très simple.

91
III. Le contrôle technique

Le véhicule GPL est bien entendu soumis aux points


de contrôle habituels d’une visite classique pour
une voiture : identification, freinage, direction,
visibilité, éclairage-signalisation, liaison au sol, struc-
ture-carrosserie, équipements, organes mécaniques,
pollution-niveau sonore, etc. Auxquels s’ajoutent
quelques vérifications spécifiques comme la confor-
mité de l’énergie mentionnée sur la carte grise ou le
certificat d’immatriculation (« E/G »), la validité de
la date limite d’épreuve ou d’utilisation, le fonction-
nement au gaz carburant impossible, l’étanchéité du
circuit GPL du dispositif de remplissage et des systèmes d’infections (gazeuses
ou liquides), la présence de chocs, rayures ou traces de rouilles sur le réservoir
(si l’accès au réservoir n’est pas possible, une contre-visite est obligatoire) ou
encore l’absence de soupape (GPL) et/ou une détérioration importante. De
même, pour les véhicules dont la mise en circulation est antérieure au 1er juil-
let 2001, on procède au contrôle du marquage (homologation) du réservoir.

Attention : le réservoir GPL est une cuve de gaz qui doit être testée et mise
sous pression tous les 8 ans. Si le test n’est pas concluant, ce dernier devra être
remplacé.
Contrairement aux autres contrôles techniques, celui-ci nécessite le démon-
tage de certaines pièces comme lors de l’examen de l’étanchéité des circuits.
Il doit être exécuté par un centre ayant reçu une formation spécifique, équipé
d’un matériel spécial et agréé GPL. En outre, le CT GPL doit être effectué
dans les mêmes délais que ceux d’un véhicule léger à essence. La visite s’ef-
fectue donc 4 ans après la première immatriculation, puis tous les 2 ans.

Voitures de collection
On parle de voitures de collection pour qualifier les véhicules de plus de
30 ans et possédant un certificat d’immatriculation (anciennement carte grise)
avec la mention « Véhicule de collection » (rubrique Z).

À noter : depuis la mise en place du contrôle technique pour ces véhicules, il


n’y a plus aucune restriction géographique de circulation.

92
III. Le contrôle technique

Les véhicules de collection sont soumis à une


visite de contrôle technique périodique selon
la catégorie de poids à laquelle ils appar-
tiennent et la date de mise en circulation.
Cette dernière doit être réalisée tous les 5 ans.
Pour les véhicules présentés au contrôle tech-
nique avant le 01/01/2011, les propriétaires
appliquent une périodicité de 5 ans à partir de la date de la visite périodique.
Pour les nouvelles immatriculations, dont le certificat ne mentionne pas de
date d’échéance de contrôle technique, le calendrier à prévoir est différent.

Échéance du
Mise en circulation
contrôle technique
Avant le 31/12/1919 2013
Du 01/01/1920 au 31/12/1939 2012
À partir du 01/01/1940 2011
Date de mise en circulation inconnue 2012

En outre, les voitures de collection ne sont pas soumises au même contrôle


que les autres véhicules. Les fonctions contrôlées pendant la visite sont
ainsi les suivantes : direction, visibilité, éclairage et signalisation, structure et
carrosserie, organes mécaniques, pollution et niveau sonore, contrôle supplé-
mentaire de l’installation de gaz carburant sur véhicule (G). L’identification
est aussi contrôlée (H1) : plaque d’immatriculation et constructeur, frappe à
froid sur le châssis, énergie moteur, nombre de places assises, plaque de tare,
compteur kilométrique, présentation du véhicule, conditions d’essai, docu-
ment d’identification.

De même que le freinage (H2) : dispositif de freinage principal à commande


à câble, frein de services, de stationnement et de secours, réservoir de liquide
de frein, maître-cylindre, canalisation et flexible de frein, correcteur répar-
titeur de freinage, pédale du frein de service, commande et câble-tringlerie
du frein de stationnement, disque de frein, étrier cylindre de roue, tambour
et plaquette de frein, système d’assistance de freinage, témoin de niveau de
liquide de frein et d’usure de plaquette de frein. Enfin, la liaison au sol (H3)

93
III. Le contrôle technique

est vérifiée : suspension, ressort et barre de torsion, amortisseur, roulement


de roue, demi-train AV et AR, barre stabilisatrice, circuit de suspension, essieu
rigide, roue, pneumatique.

Camping-car
Les camping-cars sont des véhicules terrestres habi-
tables voués à être occupés de manière temporaire
ou saisonnière pour les loisirs. Ils peuvent en perma-
nence se déplacer ou être déplacés en étant tractés
(caravane) et n’ont pas d’interdiction de circuler. Sur
la carte grise, sont mentionnés le type de carrosserie
(caravane), le genre VASP (ou M1, abréviation de la
CE) – véhicule automoteur spécialisé non affecté au
transport de marchandises –, et si le camping-car est
considéré comme un véhicule léger (PTAC < 3,5 t)
ou un poids lourds (PTAC > 3,5 t). Ce dernier point
détermine le type de CT à réaliser. Comme tout véhi-
cule, ils sont soumis à l’examen des organes de fonctionnement ; ceux dont le
PTAC est inférieur à 3,5 t sont soumis au même contrôle que les voitures.

Depuis le 1er janvier 2008, les camping-cars dont le certificat d’immatricula-


tion mentionne la caractéristique VASP sont finalement dispensés de l’examen
complémentaire antipollution. Ils sont soumis au contrôle des fonctions sui-
vantes : identification, freinage, direction, visibilité, éclairage-signalisation,
liaison au sol, structure et carrosserie, équipements, organes mécaniques (G)
et contrôle complémentaire de l’installation de gaz carburant si le véhicule
roule au GPL. En outre, le camping-car dont le PTAC est supérieur à 3,5 t est
considéré comme un poids lourd. Il faut donc appliquer la législation concer-
nant ce type de véhicules.

S’agissant des délais pour un camping-car VL (Véhicule Léger), le premier CT


a lieu 4 ans après la date de mise en circulation, puis tous les 2 ans. En
revanche, pour les poids lourds, il a lieu 1 an après la date de mise en circu-
lation, puis doit être renouvelé tous les ans. Par ailleurs, il convient de choisir
un centre CT capable d’accueillir les camping-cars : décélomètre, céléromètre,

94
III. Le contrôle technique

freinomètre, etc. En outre, si le camping-car appartient à la catégorie des


poids lourds, il sera utile de connaître quelques définitions afin de s’y retrou-
ver le jour du contrôle :

ππPoids Total Autorisé en Charge (PTAC) : poids maximal que peut


atteindre un véhicule ou une remorque avec son chargement (passagers,
conducteur et bagages) ; cette indication se trouve sur le certificat d’im-
matriculation et sur la plaque du constructeur, et ne peut être dépassée.
ππPoids à Vide (PV) : poids du véhicule prêt à circuler, qui comprend le plein
de carburant, d’huile et de liquide de refroidissement, ainsi que les outil-
lages et la roue de secours prévus par le constructeur ; il se comprend
sans passager ni conducteur et est égal à la masse à vide.
ππPoids Total Roulant Autorisé (PTRA) : somme des PTAC du véhicule trac-
teur et de celui de la remorque.
ππPoids Réel (PR) : poids constaté sur la balance lors de la pesée (ce poids
ne peut être supérieur au PTRA).
ππCharge Utile (CU) : différence entre le PTAC et le poids à vide ; c’est la
charge maximum que le constructeur estime être imposée au véhicule.
ππMMA : Masse Maximale Autorisée.
ππMV : Masse à Vide.
Utilitaire
L’arrêté du 9 août 2002 définit l’utilitaire
comme « tout véhicule à moteur apparte-
nant aux catégories 1, 2 et 3 » définies à
l’annexe I à la directive 96/96/CE, ainsi que
ses remorques. La catégorie 1 concerne les
véhicules à moteur affectés au transport en
commun de personnes et de leurs bagages
comportant plus de neuf places assises, y compris celle du conducteur ; la
catégorie 2 englobe les véhicules à moteur affectés au transport de marchan-
dises dont le poids total autorisé en charge dépasse 3,5 t ; et la catégorie 3
prend en compte les remorques et semi-remorques dont le poids maximal

95
III. Le contrôle technique

autorisé dépasse 3,5 t. En parallèle,


dans la rubrique « Genre », le certifi-
cat d’immatriculation (ou carte grise)
d’un utilitaire porte la mention « VU »
– « Véhicules Utilitaires ». Les VU sont
soumis à un contrôle technique qui
examine l’ensemble des composants. Il
permet ainsi de vérifier l’état de marche
et d’entretien du véhicule. Il s’effec-
tue avant le quatrième anniversaire de la première mise en circulation, puis
tous les 2 ans. Depuis le 1er janvier 1999, il est renforcé par un examen qui a
lieu entre deux visites périodiques, c’est-à-dire 10 à 12 mois après chaque CT
favorable. Il comprend les examens classique et complémentaire des fonctions
suivantes : identification, mesures de pollution et éléments d’information.
En cas de contre-visite, celle-ci doit avoir lieu dans les 2 mois suivant la visite
technique complémentaire défavorable.

Attention : le PV de la visite complémentaire est différent du PV de contrôle


technique. Sous la rubrique « Nature du contrôle », est ajoutée la mention
« Visite complémentaire ».
Par ailleurs, plusieurs documents seront nécessaires pour attester de la confor-
mité du véhicule avec le contrôle technique : les PV du CT et de la visite
complémentaire avec la mention adéquate, le timbre sur le certificat d’imma-
triculation (ou carte grise) et la vignette apposée sur le pare-brise.

Poids lourd
Le Code de la route définit le poids lourd comme un véhicule dont le PTAC
(poids limite que peut atteindre un véhicule ou une remorque avec son char-
gement : passagers, conducteur et bagages) est supérieur à 3,5 tonnes. Cette
indication figure sur la carte grise et sur la plaque du constructeur. Le PTAC
ne doit pas être confondu avec le poids à vide, soit le poids du véhicule en
ordre de marche calculé par le constructeur. Ce dernier comprend alors le
châssis avec les accumulateurs et le réservoir d’eau rempli, les réservoirs à car-
burant ou les gazogènes remplis, la carrosserie, les équipements normaux, les
roues et pneus de rechange, et l’outillage courant normalement livré avec le

96
III. Le contrôle technique

véhicule. De même, il ne doit pas non plus être confondu avec la charge utile
qui, elle, correspond à la différence entre le PTAC et le PV. C’est alors le char-
gement maximal qui est autorisé (conducteur, passagers, essence comprise).

Dans le tableau ci-dessous, retrouvez les véhicules concernés par le contrôle


technique spécifique des poids lourds.

Abréviation
Véhicules
nationale
Camions CAM
Camionnettes utilisées dans le
CTTE
transport en commun de personnes
Remorques routières REM
Remorques spécialisées RESP
Remorques pour transports combinés RETC
Semi-remorques avant train SRAT
Semi-remorques routières SREM
Semi-remorques spécialisées SRSP
Semi-remorques pour transport
SRTC
combiné
Véhicules de transport en commun de
TCP
personnes
Tracteurs routiers TTR
Véhicules automoteurs spécialisés VASP
Véhicules utilisés dans le transport de
marchandises dangereuses et disposant NÉANT
d’un certificat d’agrément

Ainsi, les véhicules concernés doivent passer le contrôle technique poids


lourds 1 an après la date de première mise en circulation, puis tous les ans.

Les véhicules de transport en commun de personnes font exception, car


ils doivent subir leur première visite 6 mois après la DPMC, puis des visites
périodiques tous les 6 mois. Les poids lourds sont, en outre, examinés sur des
fonctions communes et sur d’autres plus spécifiques à chaque catégorie.

97
À chaque visite, les fonctions détaillées dans le tableau ci-dessous sont examinées.

Fonctions Détails
Certificat d’immatriculation, notice descriptive et certificat de conformité, carnet
d’entretien, certificat de carrossage, plaque d’immatriculation, plaque frappée à froid
Identification sur le châssis, état de charge du véhicule, état de présentation du véhicule, condi-
tions d’essai, longueur, largeur, genre, carrosserie, PTAC, PTRA, énergie moteur,
III. Le contrôle technique

nombre de places assises


• Frein de service et de secours de stationnement, ralentisseur, indépendance, frein
de rupture, réservoir de frein, accumulateur pression, purge de réservoir
• Maître-cylindre, compresseur, circuit de freinage, canalisation et flexible de frein,
valve, correcteur répartiteur de freinage, main d’accouplement, prise de pression
• Commande du frein de service, du frein de secours, du frein de stationnement et
du ralentisseur

98
• Disque de frein et récepteur
Fonctions Freinage
• Cylindre de roue, étrier, tambour de frein, plaquette de garniture de frein, levier de
communes
frein, axe de came, flasque du ralentisseur
• Système antiblocage ou contrôle trajectoire, assistance de freinage, signal d’alarme
du frein de service
• Témoins de frein de secours, du frein de stationnement et du dispositif antiblocage
d’usure des garnitures
• Liaison électrique du freinage électronique
• Volant de direction, antivol, colonne et accouplement de direction
• Crémaillère, bielle et barre de direction, barre d’accouplement, boîtier et rotule de
direction, pivot, articulation de direction
Direction
• Renvoi d’angle, soufflet de protection, amortisseur et butée de direction
• Pompe d’assistance, réservoir de direction, canalisation, rotule et vérin d’assistance
de direction
Fonctions Détails
Pare-brise, vitrage, rétroviseur intérieur et extérieur, essuie-glace avant, système de
Visibilité
désembuage
• Essieu, bride de suspension, moyeu
• Tirant d’essieu et de suspension du ressort de suspension, barre de torsion, lames
de ressort maîtresse et secondaire, main de ressort et jumelle, étrier et axe de res-
Liaisons sort, butée de choc, balancier, axe de balancier, triangle de suspension
III. Le contrôle technique

au sol • Rotule de suspension, « silent bloc » de suspension, amortisseur, sphère coussin de


suspension, circuit de suspension, barre stabilisatrice
• « Silent bloc » de la barre stabilisatrice, blocage de suspension, roue, jante,
pneumatique
Longeron, brancard, traverse, treillis, coque, carrosserie, caisse, bâche, benne, caisse
Châssis et amovible, grue, hayon, cabine, marche-pied, porte, faux châssis, plancher, coffre,
Fonctions accessoires supports roue de secours, support batterie, béquille, anti-projection, pare-chocs,

99
communes bouclier, anti-encastrement, protection latérale
• Sièges conducteur et passagers, ceinture, sellette d’attelage, cheville ouvrière, cro-
chet, anneau, timon d’attelage
Équipements • Tourelle d’avant train, avertisseur sonore et sa commande, extincteur
• Indicateur de vitesse, chronochatygraphie et compteur kilométrique, limiteur de
vitesse, disque de limitation de vitesse, plaque de tare, batterie(s)
• Moteur, commande d’accélérateur et d’embrayage, arbre de transmission, cardan,
Organes palier relais de transmission, pont, boîte de transfert, boîte de vitesse,
mécaniques • Circuit de carburant, réservoir de carburant et additionnel
• Collecteur, canalisation et silencieux d’échappement
Teneur en CO des gaz d’échappement, mesure du lambda des gaz d’échappe-
Pollution et
ment, opacité des fumées d’échappement, bruit du moteur, dispositif de diagnostic
niveau sonore
embarqué
Fonctions Détails
• Carte violette ou attestation d’aménagement, présentation du véhicule
• Dispositif, certificat d’installation et attestation de vérification périodique de l’éthy-
lotest antidémarrage
• Coupe-batterie, extincteur, dispositif d’évacuation des fumées
• Portes de service et de secours, commande et accès de la porte de service, com-
mande et accès de la porte, fenêtre et trappe de secours, commande et accès de la
fenêtre et trappe de secours
III. Le contrôle technique

• Marteau-percuteur, allée, siège convoyeur, strapontin, siège basculant, siège pas-


sager, couchette
TCP
• Plancher, revêtement intérieur, barre, poignée, éclairage intérieur, chauffage, visibi-
lité, ceinture
• Boîte de premier secours, inscriptions et consignes, lampe autonome, signal de
détresse
• Verrouillage de la porte arrière, témoin de verrouillage de la porte arrière,
Fonctions pictogramme

100
complémentaires • Plateforme d’accès handicapés
• Demande d’arrêt art. 58, alignement TCP articulé (mauvais alignement des parties
avant et arrière), section articulée, escalier
Carte blanche (carte de mise en circulation), présentation du véhicule, plaque de
Véhicules de
remorquage, éclairage flèche, feu spécial, cône, sable, balai, pelle, gilet fluorescent,
dépannage
extincteur spécifique
Véhicules
Feu spécial, avertisseur sonore spécialisé, signalisation distinctive
sanitaires
• Autorisation de mise en circulation en l’absence de mention spéciale sur le certificat
d’immatriculation
Véhicules- • Panneaux
écoles • Double commande manuelle et au pied (si obligatoire)
• Accélérateur neutralisable
• Rétroviseurs intérieur et extérieur complémentaires (si obligatoire)
III. Le contrôle technique

À chaque visite technique, le centre de contrôle constate les défauts rencon-


trés sur le véhicule. Dès lors, le contrôle peut donner lieu à différents résultats,
avec des conséquences spécifiques et variées. Ils vous sont présentés dans le
tableau ci-dessous.

Résultat Conséquence Validité du visa


Renvoi du véhicule sans réalisation de Nouvelle visite technique
X
la visite obligatoire
C Commentaire N/A
Observation : défaut à corriger, mais 1 an pour tous les véhicules sauf
O
sans obligation de contre-visite pour les TCP
Contre-visite avec autorisation de 1 mois après la date de la nou-
S
circuler velle visite technique périodique
Contre-visite avec interdiction de
R Date de la visite périodique
circuler

Attention : c’est la lettre la plus élevée en termes de non-conformité qui


détermine le résultat de la visite périodique. Autrement dit, si le contrôleur a
constaté deux défauts, dont un est noté « O » et l’autre « R », le résultat rete-
nu sera le plus discriminant, c’est-à-dire « R ».
À l’issue du CT, la validité ou non de celui-ci doit être consi-
gnée sur les documents suivants : le PV, le timbre indiquant
la date limite de validité sur le certificat d’immatriculation
(anciennement carte grise) et la vignette poinçonnée sur
le pare-brise qui n’est qu’une indication pour les forces de
l’ordre. Une particularité du CT poids lourds repose sur le
fait que le conducteur doit aussi fournir des documents.
Ainsi, tous les conducteurs doivent transmettre, au contrô-
leur technique, le certificat d’immatriculation, la notice descriptive et le
certificat de conformité du véhicule et, en cas de contre-visite, le procès-ver-
bal de la visite technique défavorable.

Ensuite, les véhicules à usage spécifique doivent également fournir une auto-
risation de circulation prévue par la réglementation concernée, tandis que
les véhicules cités par les art. R. 317-6 et R.  17-6-1 (certains VASP) doivent
amener une attestation de moins de 1 an de vérification du système de

101
III. Le contrôle technique

l­imitation de vitesse. En outre, les véhicules de transport en commun de per-


sonnes (article R. 311-1 du Code de la route – véhicules de catégorie M) et
affectés au transport d’enfants, mis en circulation à partir du 1er janvier 2010,
ont l’obligation de présenter un certificat d’installation du dispositif d’éthy-
lotest antidémarrage et la dernière attestation de vérification périodique de ce
même dispositif, et ce, à compter de la deuxième année d’installation. Quant
aux véhicules livrés non prêts à l’emploi, ils doivent transmettre au contrôleur
un certificat de conformité initial à la première présentation à la visite tech-
nique, puis un PV de réception à titre isolé et un certificat de carrossage, le
cas échéant.

D’autre part, avant de s’engager, il est néces-


saire de prendre des renseignements sur le
centre de contrôle technique, car tous ne sont
pas en mesure d’accueillir les poids lourds.
Le coût est, de plus, libre : il peut donc exis-
ter d’importants écarts, c’est pourquoi il vaut
mieux procéder à une étude comparative.
Enfin, il sera utile de connaître quelques définitions afin de s’y retrouver le
jour du contrôle technique. En voici un aperçu :

ππBielle : pièce servant à transmettre une force, elle relie deux articulations


d’axes mobiles.
ππCame : pièce tournante dont la rotation communique avec une pièce
s’appuyant sur elle en un mouvement cyclique de va-et-vient ; elle est
utilisée pour la commande de différents organes mécaniques.
ππChronotachygraphe : appareil enregistreur de temps de conduite, de
vitesse et d’activités installé dans un véhicule.
ππÉtrier : appareil servant à maintenir les plaquettes de frein et les pistons
qui se trouvent autour du disque de frein.
ππLongeron : poutre transversale servant à maintenir certains assemblages,
c’est l’élément principal du châssis du véhicule.
ππMaître-cylindre : pièce qui permet d’envoyer au système de freinage le
liquide de frein sous pression.

102
III. Le contrôle technique

ππRotule : système d’articulation que l’on trouve sur les commandes de


direction et de vitesse.
ππ« Silent bloc » : pièce constituée d’un matériau souple permettant d’ab-
sorber les chocs et vibrations entre des éléments mécaniques et une
structure qui les supporte.
ππ« Tambour » : espèce de cloche dans laquelle on retrouve deux mâchoires
avec de la garniture de freinage et dont la pression sur le tambour pro-
voque le freinage ; en général, les freins à tambour se trouvent plutôt à
l’arrière.
ππTimon d’attelage : pièce rigide qui relie le véhicule à la remorque.
ππTirant d’essieu et de suspension : pièce métallique reliant les essieux ou
les éléments de suspension à des parties fixes du châssis ; il peut être
réglable.
ππTourelle d’avant train : élément constitué de deux couronnes solidaires
qui se trouvent entre le châssis de la remorque et l’essieu avant pour le
rendre directionnel.

Dispenses
Le contrôle technique est devenu obligatoire
pour la majeure partie des véhicules circu-
lant sur le territoire français. Cependant, il
reste quelques exceptions ou dérogations
(article R. 323-3 du Code de la route) : véhi-
cules et matériels spéciaux des armées,
véhicules immatriculés dans les séries diploma-
tiques ou assimilées (CMD, CD, C, K) et dans
la série spéciale FFECSA (Forces françaises en Allemagne), voitures sans
permis, véhicules circulant avec une carte W, ainsi que les deux-roues moto-
risés (motos).

S’agissant des deux-roues, plusieurs textes ou propositions de loi ont été dépo-
sés depuis 2007 pour tenter de les inclure dans la liste des véhicules astreints
au contrôle technique. Le 19 octobre 2011, le « Rapport d ­ ’information au

103
III. Le contrôle technique

nom de la mission d’information


relative à l’analyse des causes des
accidents de la circulation et à la
prévention routière » annonçait
la mise en place d’un contrôle
technique des cyclomoteurs au
1er janvier 2012.

Toutefois, à ce jour, aucun texte


n’est encore paru. Les motos et
deux-roues motorisés bénéficient
donc d’une dispense.

Les voitures diplomatiques et assimilés (séries CMD et CD), eux, concernent


les véhicules appartenant à des personnes de statut diplomatique ou assimilé :

ππmembres des missions diplomatiques et de statut diplomatique des délé-


gations étrangères auprès des organisations internationales ;
ππfonctionnaires de statut diplomatique des organisations internationales ;
ππvéhicules de service de mission diplomatique, organisations interna-
tionales et délégations étrangères auprès de ces mêmes organisations
soumises au même régime que les véhicules personnels.

Il en est de même des séries C et K :

ππLes séries C concernent les véhicules appartenant aux fonctionnaires


consulaires de carrière, titulaires de la carte spéciale CC, ainsi que les
véhicules de service des postes consulaires dirigés par des fonctionnaires
consulaires de carrière ;
ππLes séries K, quant à elles, regroupent les véhicules appartenant aux
fonctionnaires internationaux (non-assimilés diplomatiques) titulaires de
la carte spéciale FI, les membres du personnel administratif et technique
titulaire de la carte spéciale AT des missions diplomatiques, des postes
consulaires, des organisations internationales et des délégations étran-
gères de ces dernières.

104
III. Le contrôle technique

Le pré-contrôle technique
Il est possible de procéder à un pré-contrôle technique pour éviter d’avoir un
PV défavorable le jour J et de perdre du temps avec la contre-visite.

Principe
Le contrôle technique comporte une visite et une possible contre-visite en cas
de défauts constatés sur le véhicule. Ces deux visites sont à la charge du pro-
priétaire. Les prix étant libres, ils varient du simple au double d’un centre à un
autre. Tout cela peut donc coûter cher au propriétaire du véhicule et lui faire
perdre du temps.

Il est toutefois possible d’éviter cette contre-visite en réalisant une pré-visite.

Conseils et astuces
En effectuant soi-même quelques réparations en amont, on peut éviter une
contre-visite. Pour cela, il est toutefois nécessaire de savoir reconnaître les
signes de défaillances, mais aussi les réparations ou réglages à effectuer, seul
ou chez son garagiste. Le tableau ci-dessous fait le point !

Fonctions Signes Conseils de réparation


Observer le comportement du Vérifier le niveau du liquide de frein
véhicule : s’il se déporte lors du et sa fuite éventuelle, mais aussi les
Freinage freinage, à droite ou à gauche, cela plaquettes de frein (attention, les
peut révéler un mauvais état des plaquettes non rodées diminuent les
freins performances du freinage)
Tous les feux doivent fonctionner, y
compris les témoins du tableau de
Éclairage et Changer les ampoules, glaces ou
bord, les catadioptres*, l’éclairage
signalisation cabochons*
des plaques d’immatriculation et le
troisième feu-stop
• Pot d’échappement mal fixé :
le secouer à froid pour la
vérification Faire appel à un garagiste pour les
Gaz pollution
• Fuite et fumée de couleur anor- défauts les plus importants
male (blanche, noire ou bleue) et
avec une opacité trop forte

105
III. Le contrôle technique

Fonctions Signes Conseils de réparation


Doit être bien accrochée, lisible, non
Plaque d’immatriculation
détériorée et, surtout, réglementaire
Compteur kilométrique Doit absolument fonctionner
Doit être homologué et en état de
Avertisseur sonore
fonctionnement
Pas de fissure supérieure à 30 cm,
Autres points Pare-brise balai d’essuie-glace, niveau de
liquide du lave-glace
Rétroviseurs (tous) Bonne fixation
Bon fonctionnement et bon état :
Ceintures de sécurité
toute déchirure est rédhibitoire
À ne contrôler que lorsque le
Niveau d’huile du moteur
moteur est froid

* Le catadioptre est le dispositif rétro-réfléchissant placé sur le véhicule et qui permet de


le rendre visible dans l’obscurité. Le cabochon, lui, est une pièce en plastique qui pro-
tège l’ampoule.

La visite de contrôle
Le contrôleur automobile doit, en fonction du type de véhicule, visualiser un
certain nombre de points lors du CT.

Points de contrôle
Pendant la visite technique, les dix fonctions princi-
pales des véhicules sont « scannées » par l’organisme
contrôleur. Certains défauts sont rédhibitoires : ils
entraînent des réparations obligatoires et une contre-
visite pour leur validation.

Il est néanmoins possible de procéder à un pré-contrôle


afin d'éviter toute contre-visite.

Seront alors surtout vérifiés le système de freinage, les


éclairages, les liaisons au sol et le gaz.

106
Ces différents points sont détaillés dans le tableau ci-dessous.

Points
Véhicules Détail des contrôles
vérifiés
Véhicules non soumis 0. Identification/ 1. Freinage/ 2. Direction/ 3. Visibilité/ 4. Éclairage, signa-
à une réglementation lisation/ 5. Liaison au sol/ 6. Structure, carrosserie/ 7. Équipements/ 8.
0 à 9 et G
spécifique Organes mécaniques/ 9. Pollution, niveau sonore/ G. Contrôle complémen-
(CT* voiture) taire de l’installation de gaz carburant sur le véhicule
III. Le contrôle technique

0. Identification/ 1. Freinage/ 2. Direction/ 3. Visibilité/ 4. Éclairage, signa-


Véhicules utilisés pour lisation/ 5. Liaison au sol/ 6. Structure, carrosserie/ 7. Équipements/ 8.
les transports sanitaires 0 à 9, B et G Organes mécaniques/ 9. Pollution, niveau sonore/ B. Véhicules utilisés pour
terrestres (CT utilitaire) les transports sanitaires terrestres/ G. Contrôle complémentaire de l’installa-
tion de gaz carburant sur le véhicule
Véhicules de moins de 0. Identification/ 1. Freinage/ 2. Direction/ 3. Visibilité/ 4. Éclairage, signa-
10 places, conducteur lisation/ 5. Liaison au sol/ 6. Structure, carrosserie/ 7. Équipements/ 8.
compris, affectés au 0 à 9, E et G Organes mécaniques/ 9. Pollution, niveau sonore/ E. Véhicules légers

107
transport public de affectés au transport public de personnes/ G. Contrôle complémentaire de
personnes (CT poids lourd) l’installation de gaz carburant sur le véhicule
Véhicules de dépannage à
0 à 9, A et G Identification, documentation / Éclairage, signalisation / Équipements
moteur (CT poids lourds)
Véhicules-écoles • Identification, documentation
0 à 9, C et G
(CT utilitaire) • Éclairage, signalisation, commandes et équipements en double
Taxis et voitures de • Identification
tourisme avec chauffeur 0 à 9, D et G • Éclairage, signalisation (taxis)
(CT utilitaire) • Équipements (taximètre)
Véhicules légers affectés
• Identification
au transport public de 0 à 9, E et G
• Contrôle de l’installation de gaz carburant sur le véhicule
personnes (CT utilitaire)
Véhicules de collection 2, 3, 4, 6, 7,
Identification / Freinage / Liaison au sol
(CT voiture de collection) 8, 9, H et G
Ensuite, le tableau ci-dessous détaille les éléments soumis à une contre-visite en cas de défaillance.

Points de contrôle Détails


• Plaque d'immatriculation : détérioration de la plaque et/ou de sa fixation, non-concordance
avec le(s) document(s) d’identification, non-conformité de couleur ou de type de caractères
absence (AV, AR)
III. Le contrôle technique

Identification du • Plaque constructeur : non-concordance du numéro d’identification avec le document


véhicule d’identification
• Frappe à froid sur le châssis : non-concordance du numéro d’identification avec le document
d’identification, absence, illisible ou contrôle impossible
• Énergie moteur : non-concordance avec le document d’identification
• Frein de service : anomalie importante de fonctionnement (AV, AR), déséquilibre important (AV,
AR), efficacité globale insuffisante, contrôle impossible
• Frein de stationnement : efficacité insuffisante et contrôle impossible

108
• Réservoirs : niveau insuffisant, défaut d’étanchéité, contrôle impossible
• Maître-cylindre et robinet(s) de freinage : mauvaise fixation, défaut d’étanchéité, contrôle
impossible
• Canalisation de frein : détérioration importante, fuite, contrôle impossible (C, AVD, AVG,
ARD, ARG)
Freinage
• Flexible de frein : détérioration importante, fuite, contrôle impossible (AVD, AVG, ARD, ARG, C)
• Étrier, cylindre de roue : détérioration importante, fuite, contrôle impossible (AVD, AVG, ARD,
ARG, C)
• Tambour de frein : détérioration élevée (AVD, AVG, ARD, ARG, C)
• Plaquette de frein : détérioration élevée (AVD, AVG, ARD, ARG, C)
• Système d'assistance de freinage : anomalie importante de fonctionnement
• Système antiblocage et/ou de régulation : fuite
• Témoin de niveau de liquide de frein : anomalie de fonctionnement
Points de contrôle Détails
• Volant de direction : jeu important aux braquages
• Crémaillère et boîtier de direction : détérioration et/ou anomalie de fixation, contrôle
impossible
• Biellette et timonerie de direction : détérioration importante, contrôle impossible (G, D)
Direction
• Rotule et articulation de direction : jeu excessif et/ou détérioration importante, mauvaise fixa-
tion, contrôle impossible (G, D)
• Relais de direction : jeu excessif et/ou mauvaise fixation et contrôle impossible (G, D)
III. Le contrôle technique

• Système d’assistance de direction : anomalie de fonctionnement et défaut d’étanchéité


• Pare-brise : fissure et/ou visibilité insuffisante, absence
Visibilité • Rétroviseur : visibilité insuffisante, mauvais état et/ou anomalie de fixation, absence (D, C, G)
• Essuie-glace avant : absence ou non-fonctionnement
• Feu de croisement : réglage trop haut ou faisceau non conforme, réglage trop bas, couleur
modifiée ou symétrie, blanc ou jaune non respecté, absence ou forte détérioration de la glace
ou du réflecteur, anomalie de fonctionnement, de fixation et/ou de positionnement (D, G)

109
• Feu de route : couleur d’éclairage modifiée ou symétrie blanc ou jaune non respectée, absence
ou forte détérioration de la glace ou du réflecteur, anomalie de fonctionnement, de fixation et/
ou de positionnement (D, G)
• Catadioptre arrière : couleur de signalisation modifiée, absence ou détérioration importante,
mauvaise fixation (D, G)
Éclairage et • Feu de position : couleur de signalisation modifiée (AVD, AVG, ARD, ARG)
signalisation • Catadioptre latéral : couleur de signalisation modifiée, absence ou détérioration importante,
mauvaise fixation (D, G)
• Feu de position : absence ou forte détérioration, anomalie de fonctionnement, de fixation ou
de position (AVD, AVG, ARD, ARG)
• Feu indicateur de direction, dont répétiteurs (AVD. AVG. ARD. ARG.) : couleur modifiée,
absence ou forte détérioration, anomalie de fonctionnement, de fixation ou de positionnement
• Signal de détresse : anomalie de fonctionnement ou absence de commande
• Feu-stop : couleur de signalisation modifiée, absence ou détérioration importante, anomalie de
fonctionnement, de fixation ou de positionnement (D, G)
Points de contrôle Détails
• Troisième feu-stop : couleur de signalisation modifiée, absence ou détérioration importante,
Éclairage et anomalie de fonctionnement, de fixation ou de positionnement
signalisation • Feu de plaque arrière : couleur de signalisation modifiée, détérioration importante, absence
d’éclairage de la plaque, mauvaise fixation
• Suspension : anomalie importante de fonctionnement (AVD. AVG. ARD. ARG.)
• Ressort et barre de torsion, dont ancrages : fissure et cassure, contrôle impossible (AVD. AVG.
ARD. ARG.)
III. Le contrôle technique

• Amortisseur, dont ancrages : corrosion perforante, fissure, cassure, défaut d’étanchéité,


absence, contrôle impossible (AVD, AVG, ARD, ARG)
• Roulement de roue : jeu excessif (AVD. AVG. ARD. ARG.)
• Demi-train avant, dont ancrages : jeu important ou anormal rotule et/ou articulation (SUPD,
INFD, SUPG, INFG, D, G.), corrosion perforante, fissure ou cassure (D, G), déformation impor-
tante (D, G), jeu important ou anormal rotule ou articulation (SUPD, INFD, SUPG, INFG, D, G,
Liaison au sol
C), corrosion perforante, fissure ou cassure (D, G), déformation importante (D, G)
• Barre stabilisatrice, dont ancrages : fissure et cassure (AV, AR)

110
• Circuit de suspension, dont accumulateurs : fuite (AV, AR, C)
• Essieu rigide, dont ancrages : déformation importante, corrosion perforante, fissure ou cassure
(AV, AR)
• Roue : déformation ou coupure profonde (AVD, AVG, ARD, ARG), usure importante et/ou dif-
férence importante d’usure sur l’essieu (AVD, AVG, ARD, ARG), marquages illisibles ou absence
d’indicateur d’usure (AVD, AVG, ARD, ARG), dimensions inadaptées (AVD, AVG, ARD, ARG),
structures et/ou catégories d’utilisation différentes sur l’essieu (AV, AR)
• Porte latérale : partie saillante, ouverture impossible ou intempestive
• Porte arrière et hayon : partie saillante, ouverture impossible ou intempestive (AVD, AVG,
ARD, ARG)
• Capot : partie saillante, ouverture impossible ou intempestive (AV, AR)
Structure carrosserie
• Aile : partie saillante (AVD, AVG, ARD, ARG)
• Pare-chocs et bouclier : partie saillante (AV, AR)
• Superstructure et carrosserie, sauf ailes et ouvrants : partie saillante (AV, AR, D, G, C, AVD,
AVG, ARD, ARG)
Points de contrôle Détails

• Siège : mauvaise fixation et contrôle impossible (AV, AR, D, G, C, AVD, AVG, ARD, ARG)
• Ceinture : détérioration importante, anomalie de fixation, mauvais fonctionnement, absence si
Équipements obligatoire, contrôle impossible (AV, AR, D, G, C, AVD, AVG, ARD, ARG)
• Avertisseur sonore et sa commande : non-fonctionnement
III. Le contrôle technique

• Dispositif antivol : détérioration importante

• Circuit de carburant : fuite et contrôle impossible (AV, AR)


• Réservoir de carburant : mauvaise fixation, défaut d’étanchéité, contrôle impossible
• Carburateur et système d'injection : fuite
Organes • Batteries de traction : mauvaise fixation et défaut d’étanchéité
mécaniques • Collecteur d'échappement : fuite importante
• Canalisation d'échappement : mauvaise fixation et fuite importante (AV, AR)

111
• Silencieux d'échappement : mauvaise fixation (AV, AR, C), fuite importante (AV, AR, C),
absence du silencieux ou de l’embout

• Teneur en CO et valeur du lambda des gaz d'échappement : teneur en CO excessive, valeur du


lambda excessive ou insuffisante, contrôle impossible, panne d’essence si bicarburation, défaut
du système de refroidissement, sortie d’échappement détériorée ou absence d’élément, fuite
Pollution niveau importante à l’échappement, au carburant ou au turbo
sonore • Opacité des fumées d'échappement : excessive ou mesures instables, contrôle impossible (ano-
malie de fonctionnement moteur), niveau d’huile incorrect, défaut du système de refroidisse-
ment, sortie d’échappement détériorée ou absence d’élément, fuite importante à l’échappe-
ment, au carburant ou au turbo
III. Le contrôle technique

Contrôle antipollution
Le contrôle antipollution est un
CT complémentaire des véhicules mis
en place depuis 1999. Il s’inscrit dans
un contexte où les mesures antipollu-
tion sont de plus en plus nombreuses.
Il est réglementé par l’article L. 318-1
du Code de la route : « Les véhicules
doivent être construits, commerciali-
sés, exploités, utilisés, entretenus et,
le cas échéant, réparés de façon à minimiser […] les émissions de substances
polluantes, notamment de dioxyde de carbone […] ainsi que les autres nui-
sances susceptibles de compromettre la santé publique. »

Le contrôle antipollution concerne les camionnettes (CTTE), véhicules auto-


mobiles spécialisés ou d’un genre ancien correspondant (VTST ou VTSU),
c’est-à-dire véhicules de transport sanitaire ou transformés à la sortie d’usine.
Il concerne, par ailleurs, les fonctions d’identification (0), de mesures de pol-
lution (9.1) et d’éléments d’information (9.3). Il s’effectue dans les 2 mois
précédant l’expiration du délai de 1 an, après le CT favorable. En cas de résul-
tat défavorable, le véhicule doit passer une nouvelle visite dans un délai de
2 mois. À son issue, le contrôleur délivre le PV avec la mention « Visite com-
plémentaire » dans la rubrique « Nature du contrôle », puis, comme pour
tout autre contrôle technique, poinçonne la vignette et appose le timbre sur
le certificat d’immatriculation.

Le centre choisi doit être agréé pour cet examen, sachant que ce contrôle
peut être réalisé dans un centre différent de celui sollicité pour le contrôle
périodique. Dans ce cas, il faut présenter l’original du PV et le certificat d’im-
matriculation (ou carte grise) du véhicule.

PV de contrôle technique
Le PV de contrôle technique est un document très important accompagné
d’un timbre et d’une vignette. Après chaque CT, le propriétaire du véhi-
cule se voit remettre ce PV : il compile toutes les informations recueillies par

112
III. Le contrôle technique

le contrôleur et mentionne donc tous les défauts trouvés sur le véhicule. Il


détermine également la validité du contrôle technique ou non. Le PV est déli-
vré en deux exemplaires par l’organisme contrôleur agréé.

Par ailleurs, il précise :

ππla nature et la date du contrôle, le numéro du PV ;


ππl’identification de l’installation du contrôle (numéro d’agrément, raison
sociale et adresse) et l’identité du contrôleur (nom et prénom, numéro
d’agrément et signature) ;
ππles informations sur la visite technique périodique défavorable (numéro
du PV, date et numéro d’agrément de l’installation) ;
ππl’identification du véhicule (numéro et date d’immatriculation, date
de première mise en circulation, genre, marque, type, numéro dans la
série du type, énergie, kilométrage inscrit au compteur et désignation
commerciale) ;
ππle titulaire du certificat d’immatriculation (nom, prénom ou raison sociale
et adresse) ;
ππle résultat du contrôle technique (nature et date du prochain contrôle) ;
ππle numéro d’immatriculation (de type AA-000-AA), la date, les numéros
d’agrément, de série et d’imprimé ainsi que le réseau (date et numéro
d’immatriculation).
Figurent également les défauts ou anomalies constatés, ainsi que les mesures
(ex. : teneur en CO des gaz d’échappement ou profondeur des sculptures des
pneus).

Le PV est assorti du timbre apposé sur le certificat d’immatriculation (ou carte


grise), qui indique la date du prochain contrôle et la lettre correspondant au
résultat de la dernière visite (A ou S), ainsi que de la vignette apposée sur le
pare-brise, qui indique le mois et l’année limite de la validité du visa et signale
le numéro de la vignette.

Attention : la vignette ne prouve pas la validité du contrôle technique, elle aide


simplement les forces de l’ordre.

113
III. Le contrôle technique

Contre-visite
Si le PV est défavorable, le propriétaire peut avoir à faire des réparations
avant de soumettre son véhicule à une contre-visite. Il s’agit du contrôle d’un
véhicule ayant déjà passé une visite technique ayant révélé des éléments
défectueux. Elle doit être effectuée dans un délai maximum de 2 mois à partir
de la date de CT défavorable. À la contre-visite, les points défectueux ne sont
pas les seuls à être contrôlés à nouveau : le centre vérifie aussi systématique-
ment l’identification du véhicule (Fonction 0 ou H1).

La contre-visite a lieu après réparation, exécu-


tée aux frais du propriétaire et dans le garage de
son choix (ce n’est pas le centre de contrôle qui
effectue les réparations). Elle sert à vérifier si les
réparations ont bien été effectuées. Les résultats
déterminent ensuite la validité du CT. Pour une
visite favorable, le centre appose la lettre « A »
sur le timbre de carte grise, et la lettre « S » pour
une visite défavorable ; le conducteur aura alors
encore 2 mois pour effectuer les réparations et la
contre-visite ou une nouvelle visite technique.

Le centre de contrôle doit remettre le PV de


contre-visite (ou une attestation), un timbre
mentionnant la date limite de validité du contrôle sur le certificat d’immatri-
culation (ou carte grise) et une vignette si le résultat de la visite est favorable.
Pour les prochaines, le propriétaire pourra changer de centre en présentant
l’original du PV défavorable et le certificat d’immatriculation (ou carte grise)
du véhicule.

À noter : ces documents (sauf la vignette) constituent la preuve du contrôle


précédent.

114
III. Le contrôle technique

AA Pour aller plus loin


Astuce

Bien préparer son contrôle technique


Le contrôle technique a pour objectif de sécuriser les routes françaises en véri-
fiant les points-clés des véhicules qui circulent. Pour éviter les contre-visites ou
un refus, les garages sont de plus en plus nombreux à proposer un diagnostic
ou pré-contrôle. Mais la quasi-totalité des points peut être pré-contrôlée par
le conducteur lui-même. Des économies en perspectives et surtout la liberté de
réaliser un pré-contrôle sans immobiliser le véhicule !
Le premier point à vérifier concerne les plaques d’immatriculation, qui doivent
avant tout être en bon état, lisibles et respecter un certain formalisme. On recense
ainsi deux modèles de plaques :
ππType SIV, en circulation depuis 2009 : « 2 lettres – 3 chiffres – 2 lettres ».
La plaque doit avoir un fond blanc, et le logo de l’Europe est placé à
gauche, tandis que celui de la région est à droite.
ππType FNI : « 4 chiffres – 2 lettres – 2 chiffres ». Le fond peut être jaune ou
blanc à l’arrière, mais obligatoirement blanc à l’avant, et les lettres et les
chiffres doivent être de couleur noire. Exception : les plaques posées avant
1993 peuvent avoir des lettres et des chiffres blancs sur fond noir.
Ensuite, il faut vérifier le pare-brise et les rétroviseurs. Un pare-brise ne doit
comporter aucun impact dans le champ de vision du chauffeur, soit sur la surface
qui se trouve devant le visage du conducteur lorsqu’il est assis en position de
conduite. Sinon, l’impact ne doit pas dépasser la taille d’une pièce de 2 euros. Il
ne doit pas non plus comporter de fissure de plus de 30 mm. Quant aux rétrovi-
seurs intérieurs et extérieurs, leurs fixations doivent être en bon état et permettre
un bon ajustement, et aucune fêlure ne doit être présente. Il faut également
vérifier l’état des essuie-glaces en s’assurant qu’ils ne laissent pas de traces
lorsqu’ils fonctionnent, signe d’usure. Enfin, on contrôle le bon fonctionnement
des gicleurs de lave-glace et le niveau du liquide.
À l’intérieur de l’habitacle, il est nécessaire de vérifier les ceintures de sécurité,
notamment le bon état des fixations, leur fermeture et le réglage de leur hauteur.
On contrôle également la bonne fixation des sièges. À l’extérieur, soit au niveau

115
III. Le contrôle technique

de la carrosserie, il faut vérifier que les portes se ferment et s’ouvrent correcte-


ment de l’extérieur et de l’intérieur, et que l’ouverture et la fermeture du capot
du véhicule fonctionnent correctement. En cas de tôle froissée ou de pare-chocs
abîmés, ces derniers doivent être correctement fixés (fil de fer, rivets, etc.) et les
éléments abîmés ne pas être saillants.
Enfin, il convient d’inspecter le véhicule dans son ensemble : la carrosserie ne
doit pas comporter de partie coupante (qui serait due à des modifications lors
d’opérations de tuning ou d’accident).
Par ailleurs, un feu défectueux faisant l’objet d’une contre-visite, contrôler le bon
fonctionnement de ces derniers est essentiel : veilleuse, feux de croisement et de
route, clignotants, feux-stops, warning, éclairage de la plaque arrière. Les caches
et cabochons protégeant les ampoules doivent également être correctement fixés
et non fissurés ou cassés. Il faut aussi s’assurer du bon réglage des feux de croise-
ment, ni trop haut ni trop bas.
Pour ce faire, on place le véhicule sur une surface plane à 10 m d’un mur et on
reporte la hauteur des ampoules sur ce mur ; le phare gauche (codes allumés) doit
éclairer dans l’axe, entre 10 et 15 cm en dessous du repère, tandis que le phare
droit doit éclairer légèrement en décalé. Autres points à vérifier : l’allumage des
voyants sur le tableau de bord et le klaxon.
Bien sûr, jeter un œil à ses pneus est primordial, et ce, même en dehors de tout
contrôle technique. Ils ne doivent être ni déformés ni usés de façon irrégulière.
De plus, les pneus d’un même essieu doivent être de marque et de structure
identiques et conformes à l’homologation du véhicule. Il est nécessaire de regar-
der le témoin de chaque élément : s’il se trouve sur la bande de roulement, les
pneus seront à changer.
Sinon, on peut se servir d’une pièce d’un euro que l’on place dans une rainure :
si la bande jaune disparaît complètement, c’est parfait ; dans le cas inverse, il
ne doit pas y avoir plus de 5 mm d’écart entre deux pneus d’un même essieu au
niveau de l’usure. Enfin, la pression des pneus doit être mesurée, sans oublier la
roue de secours qui se doit d’être en bon état. La pression recommandée pour les
pneus est généralement affichée sur le montant de la portière conducteur.
D’autre part, on recommande de vérifier que le pot d’échappement est en bon
état : une mauvaise fixation fait l’objet d’une contre visite. Il ne doit pas non
plus être percé : le pot émet alors un bruit anormal. Pour s’en assurer, il suffit de
le boucher quelques instants avec un carton en laissant le moteur tourner : si un

116
III. Le contrôle technique

bruit apparaît sous le véhicule, c’est qu’il y a une fuite. Quant aux plaquettes et
disques de frein, ils peuvent être usés. Tant que le véhicule freine bien, ce n’est
pas un motif de contre visite, mais mieux vaut vérifier que le niveau du liquide
de frein est correct et que son voyant sur le tableau de bord est éteint.
Dernier point de vérification : le moteur. Pour les contrôles de base, il est néces-
saire de regarder les niveaux d’huile, de liquide de refroidissement et, le cas
échéant, du liquide de direction assistée, LHM et de boîte automatique. On peut
également mettre un nettoyant moteur et/ou injection (pour essence ou diesel).
Si la voiture fait essentiellement de la ville, on conseille de prendre l’autoroute
pendant quelques dizaines de kilomètres en roulant sur l’avant-dernier rapport,
pour que le moteur monte en tours par minute et se décalamine un peu (la
calamine désigne les résidus charbonneux dus à la combustion des gaz dans les
moteurs à explosion).

Questions / réponses de pro

Bruit anormal à l’avant d’une voiture


Ma voiture d’occasion fait un bruit étrange, à l’avant gauche ; cela s’est produit
peu de temps après l’achat. J’ai mis la voiture en révision, le concessionnaire n’a
rien vu. Cela fait quelques mois et toujours le même bruit.
Que puis-je faire sachant que la garantie se termine dans 2 mois ? Où pourrais-
je faire faire un contrôle ?
Question de Nicolette

ΔΔ Réponse de Lavensis57
Il faudrait voir si votre bruit apparaît en roulant doucement, en braquant à
fond votre direction, une fois à gauche et ensuite à droite. D’après les élé-
ments fournis, il semblerait qu’il s’agisse d’un cardant qui doit être HS.
Regardez si les soufflets en caoutchouc noir ne perdent pas de graisse.
ΔΔ Réponse de Papou44230
Si votre garantie est nationale, vous pouvez amener votre véhicule chez un
autre garagiste de la marque ou prestataire de la garantie ; si la garantie ne
se fait que chez le garage en question, faites un essai routier avec lui quand
le bruit se produit.

117
III. Le contrôle technique

À ce moment-là, il ne pourra pas vous dire qu’il ne l’entend pas. Sinon,


mettez-le en demeure, par courrier avec accusé de réception, de réparer le
véhicule avec les dates des interventions exécutées.
Puis, faites appel à un expert via votre assurance auto ou si vous avez une
assistance avec votre carte bancaire.
ΔΔ Réponse d’AC Auto Contrôle
Vous pouvez faire un contrôle technique volontaire complet ou partiel,
mais le plus simple est quand même la solution du garagiste, car il essaiera
la voiture sur la route.

Réparation mécanique
Mon véhicule a 10 ans, et je ne souhaite plus faire de grosses réparations
coûteuses.
Si une remise à niveau mécanique est obligatoire pour son fonctionnement,
quelles solutions se présentent à moi ?
Question de Mikl

ΔΔ Réponse de Fafie
Tout dépend si ces réparations sont à effectuer avec obligation de contre-
visite, suite à un contrôle technique.
Si ce n’est pas le cas, faites le point avec votre garagiste et demandez-lui ce
qui est le plus urgent. Cela vous permettra d’étaler les travaux.
Demandez-lui également, si vous êtes un(e) client(e) habituel(le), si vous
pouvez régler en plusieurs fois.
Sachez, enfin, que suite à un contrôle technique, si des travaux sont à effec-
tuer avec obligation de contre-visite, vous avez 2 mois pour remettre votre
véhicule en état ; autrement, il vous faudra repayer une visite complète.
Dans tous les cas, demandez un devis avant travaux.

Forfait contrôle et vidange


Je suis allé dans un centre auto qui me propose un forfait à 50 points de contrôle,
alors que j’ai déjà fait ma vidange moi-même. Suis-je obligé d’accepter ?
Question de Raphaël

118
III. Le contrôle technique

ΔΔ Réponse de Darko
Bien sûr que non ! Tout d’abord, parce qu’il n’a pas le droit de vous obliger à
faire ce que vous ne voulez pas ; ensuite, parce qu’il est quelquefois préférable
de faire faire un devis personnalisé avec les seules opérations nécessaires à
votre véhicule pour vous rendre compte que le prix d’entretien baisse.

Carrosserie abîmée
J’ai redressé le capot et la calandre de ma voiture, mais passera-t-elle le contrôle
technique ?
Question de Christophe

ΔΔ Réponse d’AC Auto Contrôle


Le véhicule peut toujours passer au contrôle technique. Les éléments redres-
sés, s’ils présentent un danger, seront mis en parties saillantes, le reste en
mauvais état, et la voiture sera envoyée en contre-visite. Le seul motif
de refus, c’est une partie saillante. Autrement dit, si votre capot ou votre
calandre est un risque pour un piéton en cas d’accrochage léger, une contre-
visite sera imposée.

Révisions et entretien
Je viens d’acheter une voiture neuve et mon concessionnaire me préconise de faire
des révisions dans un an et de procéder à un entretien. Quelle est la différence ?
Question de Félix

ΔΔ Réponse de Darko
Les constructeurs distinguent la révision, qui comprend un ensemble de
contrôles et remplacements de pièces détachées (si nécessaire) à un moment
donné (X kilomètres parcourus ou années de vie), et les entretiens réguliers
de tel ou tel organe. Finalement, un entretien régulier peut limiter les grosses
dépenses de révision.

Échéance du contrôle
À échéance de la date du contrôle technique, de combien de temps disposons-
nous pour faire le nouveau CT ?
Question de Paco

119
III. Le contrôle technique

ΔΔ Réponse d’Auto-Sécurité
Il n’y a pas de délai à échéance.
ΔΔ Réponse de Sesame CT
Il n’y a pas de délai. En effet, si votre contrôle se termine le 1er janvier, le
2 janvier, vous serez verbalisé en cas de contrôle par les forces de l’ordre.
ΔΔ Réponse de SARL Atout Contrôle
Le contrôle doit se faire avant l’échéance. Attention, l’amende est de 90 €
si la date est passée.
ΔΔ Réponse d’AC Auto Contrôle
Vous devez faire le contrôle technique à la date d’échéance, au jour près. Le
lendemain, vous êtes déjà en retard et risquez une amende de 90 €.

Contrôle technique et vente


J’ai l’intention d’acheter, dans un garage, un véhicule qui aura bientôt 4 ans. Qui
doit faire le contrôle technique ?
Question de Wil

ΔΔ Réponse de Sécuritest
C’est généralement au vendeur de faire le contrôle technique, et c’est
même obligatoire s’il s’agit d’un professionnel, à moins qu’il ne précise
dans l’annonce « Vendu en l’état ». Mais cela concerne généralement des
véhicules beaucoup plus anciens. De plus, dans votre cas, le contrôle n’est
pas obligatoire, car le véhicule aura 4 ans, mais il peut tout de même être
effectué dès 3,5 ans. Un bon professionnel (consciencieux) effectuera le
contrôle entre 3,5 et 4 ans ; l’acheteur sera alors tranquille pour les 2 ans à
venir, plutôt que de devoir effectuer le contrôle 6 mois après l’achat de son
véhicule. Avant 3,5 ans, on peut aussi faire un contrôle volontaire : c’est la
même chose qu’un contrôle obligatoire, mais sans contre-visite. Si le ven-
deur professionnel refuse d’effectuer le contrôle (obligatoire ou volontaire)
du véhicule concerné, annulez la vente ; il y a de fortes chances pour que ce
dernier ne soit pas quelqu’un de confiance.
ΔΔ Réponse d’Autovision
Le garage n’a pas l’obligation de faire un contrôle technique du moment
que le véhicule n’a pas 4 ans.

120
III. Le contrôle technique

ΔΔ Réponse de Val Auto Bilan


Le contrôle n’est pas nécessairement obligatoire. On peut effectivement
faire un contrôle à partir de 3 ans et 6 mois, mais c’est à vous de négocier
avec le garage.

Changement du volant et des ceintures


Est-il autorisé de remplacer, dans une voiture légère ordinaire, le volant et les
ceintures par des modèles prévus pour les véhicules de course ?
Cela posera-t-il un problème au contrôle technique ?
Question de Silenttalent

ΔΔ Réponse de David
Il n’y a aucun problème concernant le volant. Pour les ceintures, vous devez
fournir un document du constructeur, de son représentant ou des autorités
en charge de la réception des véhicules attestant que la voiture a été homo-
loguée avec cet équipement.
ΔΔ Réponse de Norisko Auto
À partir du moment où la ceinture d’origine est présente et que l’avertisseur
sonore fonctionne, vous n’aurez pas de problème à passer le CT.
ΔΔ Réponse d’AC Auto Contrôle
Vous pouvez mettre un volant différent de celui d’origine, mais attention si
vous avez un airbag. Par contre, pour les ceintures, il faut avoir un certificat
de conformité délivré par la Dreal.

121
IV.
Les réparations

En cas de panne de voiture, la réparation est


indispensable. Cela peut aller de la méca-
nique ou carrosserie, à la réparation du
radiateur ou d’un siège. Une panne entraîne
souvent des frais de réparation importants.
Lorsque le véhicule connaît des problèmes
mécaniques, il ne faut toutefois pas tarder
pour le faire réparer. La réparation peut être
réalisée par le propriétaire du véhicule ou un
proche s’il est expert en mécanique auto-
mobile, un garage, un concessionnaire, un
centre auto, un mécanicien.

Avant tout travail, le professionnel doit four-


nir un devis ou un ordre de réparation au client. Sont mentionnés l’entête du
professionnel, la date, l’identité du client, le type du véhicule, le kilométrage,
la nature des réparations, le coût global des pièces et fournitures diverses,
ainsi que de la main-d’œuvre, le délai d’immobilisation du véhicule en panne.
En cas d’acceptation par le client, celui-ci doit signer le devis.

122
IV. Les réparations

À l’issue de la réparation, le professionnel remet une facture détaillée. Elle


comprend l’entête du professionnel, la date de réparation, le numéro d’imma-
triculation du véhicule, le kilométrage, les réparations effectuées, le prix des
pièces auto hors taxes, le coût de la main-d’œuvre hors taxes, le montant
total de la TVA, le coût global de l’opération, TVA incluse.

Effectuée par un professionnel, elle est soumise à des règles de garantie,


celles-ci méritent d’être précisées au moment des travaux.

Le dépannage
Il est important de savoir détecter les signes révélateurs d’une panne, car il est
indispensable d’en trouver l’origine pour pouvoir procéder à sa réparation.

Pannes fréquentes
Détecter une panne sur sa voi-
ture peut s’avérer complexe.

Nous ne sommes pas tous


des mécaniciens automo-
biles chevronnés, capables
de diagnostiquer l’origine du
problème.

Certaines causes sont plus cou-


rantes que d’autres : pannes
mécaniques, du circuit électrique
ou du système électronique.

La plupart des véhicules récents sont équipés de voyants lumineux, qui


signalent toute anomalie ou panne : problème matériel qui peut être lié à
une défaillance du système d’injection, insuffisance de charge de la batterie,
niveau d’huile moteur trop bas, température de l’eau en surchauffe, niveau
de liquide de refroidissement insuffisant, absence de carburant dans le réser-
voir, baisse de pression du liquide de frein, dysfonctionnement du système
ABS, etc.

123
IV. Les réparations

Principales causes de pannes de voiture liées aux organes défectueux

Pannes Causes
Alternateur Usure de la courroie de l’alternateur ou du régulateur
Démarreur Usure des charbons du démarreur
Ventilateur Problème de connectiques ou fuite du liquide de refroidissement
Embrayage Disque ou butée d’embrayage défectueux
Insuffisance de la charge de la batterie rendant l’alternateur et le
Batterie
démarreur inefficaces
Bobine d’allumage N’alimente plus le système d’allumage
Ne fournit plus d’étincelles conduisant à produire le mélange air/
Bougie d’allumage
essence dans le compartiment de combustion du moteur
Disque de frein et
Freinage inefficace dû à l’usure des disques et plaquettes
plaquettes de frein
Blocage du piston d’étrier dû à une corrosion entraînant la défec-
Étrier de freins
tuosité du capuchon de protection et des rondelles d’étanchéité
Usure des garnitures provoquant une différence de freinage entre
Tambour
les deux côtés du véhicule
Amortisseur Usure entraînant des vibrations et une tenue de route difficile

Lorsqu’une panne intervient, il est


important d’appliquer quelques règles
simples pour des raisons de sécurité,
sur route comme sur autoroute. On
recommande donc d’allumer ses feux
de détresse, puis de garer, si possible,
le véhicule sur le bas-côté ou sur la
bande d’arrêt d’urgence afin de ne pas
entraver la circulation. Il convient aussi d’enfiler un gilet de sécurité – cela est
valable pour tous les passagers, qui doivent également descendre du véhicule
par la droite –, puis de positionner le triangle de pré-signalisation à environ
30 m à l’arrière du véhicule en panne, sauf si cette action constitue un dan-
ger pour le conducteur, comme le prévoit la législation. Le conducteur pourra
dès lors appeler un dépanneur soit en utilisant un téléphone portable, soit en
se rendant à la borne d’arrêt d’urgence la plus proche afin d’être localisé plus

124
IV. Les réparations

facilement sur l’autoroute. Bien sûr, il est important d’attendre le dépanneur en


étant le plus loin de la chaussée : sur une autoroute, passagers et conducteurs
doivent se tenir derrière les glissières de sécurité.

Dépannage auto
Nul n’est à l’abri d’une panne mécanique lorsqu’il parcourt des milliers de
kilomètres au volant de son véhicule.

L’automobiliste peut être confronté à une défaillance technique quelconque


de sa voiture. Il devra, dans la plupart des cas, faire appel à un mécanicien
pour assurer le dépannage.

En fonction de la nature de la
panne, le dépanneur peut procéder
à la réparation sur place lorsqu’elle
est bénigne et ne nécessite pas de
remplacement de pièces, ou remor-
quer le véhicule jusqu’à un garage
si le diagnostic révèle un problème
important qui justifie un démontage
et l’échange de pièces.

Assistance
La plupart des compagnies d’assurance proposent un service d’assistance en
cas de panne. Les conditions pour en bénéficier varient toutefois d’un presta-
taire à l’autre.

La garantie dépannage auto peut inclure les prestations suivantes : option avec
ou sans franchise kilométrique, prêt d’un véhicule de courtoisie lorsque la voi-
ture est immobilisée plusieurs jours, remboursement des frais de remorquage
lors d’une intervention sur autoroute, prise en charge des frais d’hébergement
lorsque le véhicule est réparable dans les jours qui suivent la panne si celle-ci
a lieu dans une zone géographique éloignée du domicile, remboursement des
frais de transport aller-retour du conducteur et des passagers quand le véhicule
est immobilisé longtemps en atelier dans l’attente d’une réparation.

125
IV. Les réparations

La réparation
Tout élément d’un véhicule demande des connaissances spécifiques, dont il
faut connaître les exigences et donc le fonctionnement ; c’est pourquoi on ne
peut pas tout réparer soi-même.

Mécanique
En cas de panne de voiture, il est
essentiel de connaître les principes
de mécanique auto, car le moteur
est l’élément fondamental du
véhicule.

Pour mesurer sa performance, on


utilise l’une des unités de puissance
suivantes : cheval-vapeur (cv),
kilowatt (kW), couple (Nm).

Il existe deux sources d’énergie permettant de faire fonctionner un moteur.

L’énergie thermique concerne la plupart des véhicules actuels en circulation ;


ce système transforme l’énergie chimique (carburation) en énergie mécanique
(chaleur).

L’énergie électrique, elle, alimente le moteur grâce à des batteries d’accumu-


lateurs ; ces dernières se déchargent en phase d’accélération et se rechargent
lors des phases de freinage, conduisant à transformer la force d’inertie de la
voiture en énergie électrique.

À noter : la motorisation hybride combine les deux sources d’énergie, ther-


mique et électrique.
La boîte de vitesses, quant à elle, est un organe de transmission de la voiture
qui lui permet de se déplacer à la vitesse désirée, selon les besoins du conduc-
teur ou les conditions de circulation. Elle est associée à un embrayage qui sert
à l’accouplement progressif du moteur et du récepteur pour transmettre la
puissance nécessaire à la mise en mouvement du véhicule.

126
IV. Les réparations

Il existe quatre modèles de boîtes de vitesses :

ππManuelle : la vitesse d’accélération et la marche arrière sont transmises


par le levier de vitesses, actionné par le conducteur qui doit en même
temps débrayer.
ππAutomatique : elle ne nécessite pas l’intervention du conducteur, le
changement de rapports étant effectué par un système automatisé élec-
tronique (automate).
ππRobotisée : ce dispositif peut être commandé par le conducteur ou géré
par l’automate ; il se charge d’actionner l’embrayage et de changer les
vitesses à la place du conducteur.
ππÀ variation continue (CTV) : constituée de deux poulies reliées par une
courroie, elle est gérée par un calculateur électronique ; elle offre au
conducteur la possibilité d’être utilisée en mode automatique ou manuel.

Par ailleurs, chaque véhicule est constitué


d’un système de freinage permettant de le
stopper et de l’immobiliser ; il se compose du
frein, de l’ABS et du frein de stationnement.
Le frein peut être hydraulique (actionné par
la pédale de frein, ce système reçoit une pres-
sion qui active les récepteurs) ou à tambour
(dispositif composé de mâchoires munies de garniture qui se compriment
jusqu’à provoquer son frottement sur le disque). Le frein de stationnement,
lui, sert à immobiliser le véhicule lorsqu’il est hors circulation ou pour des
démarrages en côte. Conçu pour bloquer les roues du véhicule à l’arrêt, il est
actionné par le conducteur à l’aide d’une poignée généralement située entre
les deux sièges avant. Enfin, l’antiblocage des roues (ABS) est un système de
freinage par impulsions successives, qui empêche les roues de se bloquer lors
d’un freinage d’urgence. Ce dispositif gère la pression imprimée par le frei-
nage sur chacune des roues afin de conserver la directivité de la voiture.

D’autre part, la direction d’un véhicule est assurée par un ensemble d’or-
ganes. Pour diriger le véhicule aisément, celui-ci est équipé d’un volant
commandé par le conducteur. Il existe en outre plusieurs types de direction.

127
IV. Les réparations

La direction assistée réduit l’effort du conducteur au cours des manœuvres.


Elle peut aussi être gérée par un moteur électrique, tandis que la direction
hydraulique est reliée à une pompe hydraulique et offre une assistance accrue
à la conduite. La direction variable peut être à la fois hydraulique et élec-
trique, suivant les véhicules.

Enfin, les suspensions, situées à l’extrémité des essieux, permettent de


réduire les vibrations dues aux imperfections de la chaussée. Les amortisseurs
peuvent alors être à ressorts hélicoïdaux (composés d’une tige métallique
enroulée en spirales), à ressorts à lames (constitués de plusieurs lames super-
posées et de longueurs différentes) ou pneumatiques, en utilisant un gaz
ou un liquide sous pression (système utilisé sur les modèles haut de gamme
de Citroën et des grosses limousines de luxe). En parallèle, on recense
trois formes de ressorts à lames : à extrémités paraboliques, droites ou trapé-
zoïdales. Quant à la barre de torsion, utilisée dans le cas d’une suspension de
roues indépendantes, c’est une barre d’acier à ressorts.

Radiateur
Parmi les différentes réparations, celle du radiateur de la
voiture est assez fréquente. C’est un organe du moteur,
destiné à réduire sa température. Composé de faisceaux en
forme de tubes verticaux et d’ailettes, il peut être en alumi-
nium ou en cuivre. Il contient un liquide de refroidissement
qui circule dans le bloc moteur et est relié à une durite qui
sert d’interface pour maintenir une température constante
du moteur comprise entre 75 et 95 °C. En l’absence de
liquide de refroidissement dans le radiateur, différents
problèmes peuvent survenir, notamment une surchauffe du moteur, la détério-
ration du joint de culasse, voire de la culasse, une défectuosité des durites, etc.

À noter : il faut régulièrement vérifier le niveau de liquide de refroidissement et


le compléter dans le vase d’expansion si nécessaire.
En cas de fuite du liquide de refroidissement due à une défectuosité du radia-
teur, des solutions existent pour éviter d’avoir à le remplacer. Ainsi, il est
possible de colmater une fissure en utilisant un produit anti-fuite spécifique,

128
IV. Les réparations

que l’on verse dans le radiateur lorsque la fuite est bénigne. On peut aussi
appliquer une résine époxy sur la fissure, qui résiste à l’eau et aux variations
de température.

En revanche, si la fuite est importante, il sera nécessaire de réparer le radia-


teur. Pour ce faire, il faut d’abord le purger afin d’évacuer la totalité du
liquide, puis le sortir du bloc-moteur (débrancher les durites, déconnecter l’in-
terrupteur de températures, retirer les points de fixation et les joints afin de le
dégager de son emplacement).

Il est ensuite nécessaire de nettoyer en profondeur toutes ses parois à l’aide


d’une brosse métallique et d’un produit spécifique et de repérer la fuite en
remplissant le radiateur d’eau. Une fois la fuite localisée, on vide le radiateur,
on effectue les soudures sur les parties à colmater, on le remplit à nouveau
d’eau afin de vérifier que la fissure a été correctement colmatée, et on le vide
de nouveau. Pour finir, on le replace dans le bloc-moteur et on le fixe conve-
nablement à l’aide de ses vis et clips, puis on remet les joints et le liquide de
refroidissement.

Sièges
Qu’il soit en tissu, en velours ou en cuir, le siège automobile peut être répa-
rable en cas d’éraflure, de brûlure de cigarette, d’usure du revêtement, de
déchirure, etc.

Aujourd’hui, la réparation d’un siège se fait


très simplement et chez soi grâce à des pro-
cédés révolutionnaires. En effet, plusieurs
produits, testés, sont réputés pour leurs
résultats spectaculaires.

On trouve ces produits dans les magasins


spécialisés en accessoires auto ou sur les
sites marchands. Mais parfois, les dégrada-
tions subies par les sièges sont très importantes : sièges déchiquetés, garniture
manquante, etc. Dans ce cas, mieux vaut faire appel à un professionnel spé-
cialisé dans la restauration des sièges auto.

129
IV. Les réparations

Nettoyer des sièges de voiture

Sièges Réparations
• Résine réparatrice colorée : répare et renforce le cuir lorsqu’il présente
des traces de griffures, éraflures ou d’usure
• Pâte réparatrice destinée plus particulièrement au cuir déchiré ou troué :
avant utilisation, il faut la teinter avec un produit de coloration pour
respecter la couleur initiale du cuir ; le produit de coloration est vendu
séparément
Sièges en cuir
• Colle spéciale cuir : répare le cuir fendu ou déchiré
• Pigment pour cuir : utilisé dans un diluant, il sert à rénover le cuir ; le
mélange obtenu permet de couvrir le siège de façon uniforme
• Fixatif : s’utilise en complément du pigment ; ce vernis est conçu pour
protéger la coloration du cuir, il résiste à tous les frottements et sa consis-
tance procure un aspect brillant, satiné ou mat
• Kit de réparation de siège auto : composé d’une poudre, d’un colorant et
d’un applicateur, il est efficace sur un siège brûlé ou déchiré
Sièges en • Rénovateur de tissu : sous forme de mousse en bombe, ce produit ravive
tissu (dont les couleurs du tissu lorsque celui-ci a terni à cause du soleil
velours) • Détachant : produit en spray prêt à l’emploi qui élimine les taches et
salissures ; il peut être vendu avec une brosse intégrée qui absorbe la
saleté et traite les fibres

La carrosserie
La carrosserie est la structure externe du véhi-
cule. Elle est constituée d’un assemblage de
plaques embouties les unes aux autres, desti-
nées à protéger les organes mécaniques, abriter
les passagers et donner un aspect esthétique au
véhicule. Une automobile est conçue avec une
carrosserie faite de différents alliages, dont l’aluminium, la tôle et la fibre de carbone
(surtout pour les véhicules de compétition). Le châssis est l’élément qui supporte
tous les organes mécaniques, ainsi que les pièces de la carrosserie. On distingue :

ππle châssis coque, le plus utilisé, qui combine un châssis et une coque
monobloc ;
ππ le châssis élémentaire, soit un assemblage composé de longerons et de
tiges transversales ; il n’est toutefois plus fabriqué sur les voitures actuelles ;

130
IV. Les réparations

ππle châssis-plateforme, qui supporte la carrosserie, composé d’une struc-


ture conçue de la même façon que le châssis élémentaire et d’un plancher
en tôle fixé sur le longeron ;
ππle châssis-caisson, ensemble d’éléments mécaniques, présenté sous forme
de bloc pouvant recevoir une coque classique reliée par des points de
fixation élastiques.
En outre, l’aérodynamisme de l’automobile a été amélioré en vue de limiter la
résistance à l’air. Il a pour but de réduire la puissance des moteurs, d’augmen-
ter la vitesse des véhicules et de réduire la consommation de carburant.

Outils
La réparation de la carrosserie d’un véhicule peut être nécessaire en cas de
rayure, débosselage, protection, etc. Pour les opérations courantes, des outils
à mains sont fréquemment employés.

Outils Usages
Tournevis Pour les montages et démontages des pièces
Conçues pour un travail particulier, elles peuvent être ouvertes
Clefs
ou à douille
Utilisées pour saisir les pièces et couper les matériaux, elles
Pinces peuvent servir à redresser les bords difficiles d’accès ; parmi les
modèles, on distingue l’ordinaire, la gouttière et la pince à bec
Spécialement étudiés pour couper le métal, fendre les écrous,
supprimer les points de soudure, ils existent en plusieurs ver-
Ciseaux
sions : burin pointe-de-diamant, à nez rond, à froid, bédane,
Outils coupe-panneau
généraux Pour effectuer un travail précis, on utilise :
• un poinçon démarreur pour amorcer le délogement d’une goupille
• un pointeau à centrer pour marquer le centre de perçage d’un
Pointeaux trou
et poinçons • un chasse-goupille pour ôter les goupilles
• un poinçon effilé pour l’alignement des pièces à assembler
• une pointe à tracer ou un poinçon glace pour le marquage et le
perçage des trous dans la tôle
On recense deux types de cisaille : manuelles, pour couper la
Cisailles tôle (coupe droite ou courbée), ou articulées, pour découper les
métaux résistants (coupe à droite, à gauche, linéaire)

131
IV. Les réparations

Outils Usages
Marteau de En fonction de la surface de la tôle à traiter, il a la particularité
carrosserie d’être circulaire et plat aux deux extrémités
Lourd, à planer, son poids varie de 400 à 1 200 g ; il sert géné-
Marteau de ralement à dégrossir les parties fortement endommagées et est
tôlier particulièrement utilisé pour redresser les panneaux intérieurs de
grosse épaisseur (plancher, traverse, pare-choc)
Marteau de De 200 et 350 g, il est utilisé pour le petit redressage de la car-
tôlier léger rosserie et la finition
Marteau
Lourd ou léger, il sert pour la finition de bosses et creux
Outils picot
pour Marteau Présente deux extrémités différentes : une à tête ronde pour les
redresser postillon travaux courants, et l’autre à tête carrée pour les angles
la
Marteau à
carrosserie Spécialement étudié pour reformer les arêtes ainsi que les angles
panne en
saillants
travers
Outil de carrossier lourd et massif qui présente une surface fine-
Tas appelé
ment polie : on utilise ce bloc d’acier pour amener la pièce à sa
enclumette
forme initiale par martelage
Palette ou
Composée d’un support destiné à marteler les arêtes et les creux
enclume à
de la carrosserie
main
De différentes longueurs, ils sont utilisés pour les parties endom-
Leviers
magées de la carrosserie difficilement accessibles avec un tas

Par ailleurs, lors d’une réparation de carros-


serie, le mastic est couramment employé.
Il permet de reboucher un trou dans la tôle
dû à un choc et de réparer les éléments
plastifiés de la carrosserie. Le masticage per-
met de conserver le véhicule en bon état à
moindre coût.

Cela repousse le moment où il faudra le confier à un carrossier ou à un


peintre en carrosserie pour des travaux de plus grande ampleur. En fonction
du type de support à recouvrir, il faut néanmoins utiliser un mastic adapté.

132
IV. Les réparations

Mastics Usages
Utilisé sur tout type de support, il présente un fort pouvoir adhésif et
Mastic universel
une bonne protection contre l’humidité
S’emploie sur toute surface et assure une excellente finition tant sur
Mastic de finition
le plan esthétique que sur celui de la protection
Constitué de composants à haut contenu d’aluminium, il possède
Mastic métal
des propriétés anti-corrosion
Mastic aluminium Composé de poudre d’aluminium, il est anti-corrosif et très résistant
Spécialement adapté à tous les supports en plastique, il bénéficie
Mastic plastique
d’une excellente adhérence et facilite le ponçage
Mastic fibre de À teneur renforcée, il est utilisé pour les surfaces stratifiées de fibre
verre de verre
Mastic Constitué d’une matière très fine et souple, il possède une adhérence
mono-composant parfaite pour les finitions et les retouches

Le masticage sert à reboucher un trou dû à un choc et à réparer les éléments


en plastique de la carrosserie. Avant toute application, la partie à mastiquer
doit être poncée, nettoyée et dégraissée. Le masticage consiste ensuite à
appliquer, à l’aide d’un couteau à mastiquer, des couches de mastic avec un
durcisseur de type époxy, polyuréthane ou polyester.

À noter : les réparations peuvent être réalisées par un professionnel ; pour


obtenir un excellent résultat, il peut être fait appel à un carrossier.
Enfin, la ventouse de carrosserie est un outil spécifique.
Utilisée pour redresser les légères déformations, elle
est de forme circulaire et se décline en différents dia-
mètres. Elle est composée d’un support en caoutchouc
à appliquer sur la surface à débosseler, ainsi que de
deux poignées servant à actionner la force de traction
et décoller la ventouse. Pour le débosselage, il suffit de
placer les poignées mobiles de la ventouse en position
ouverte, d’appliquer la surface caoutchoutée sur la zone
à redresser, puis d’actionner la poignée de façon à ce
que la ventouse adhère à la carrosserie. Enfin, il faut tirer énergiquement la
poignée jusqu’à ce que la tôle soit totalement redressée.

133
IV. Les réparations

Le prix des ventouses varie en fonction de la qualité, du diamètre et de la


force de traction.

Diamètre Force de traction Prix


110 mm 30 kg 10 à 20 €
120 mm 40 kg 15 à 30 €
150 mm 50 kg 30 à 60 €
200 mm 60 kg 80 à 100 €

Rayures
Qu’elles soient superficielles ou importantes, les
rayures de carrosserie peuvent s’atténuer ou dispa-
raître sans qu’il soit nécessaire de faire appel à un
professionnel.

Pour supprimer une rayure superficielle, il existe


des produits sous forme de pâte ou bien liquides.
Ces derniers peuvent être utilisés lorsque l’on
constate une micro-rayure, une altération peu
profonde de la carrosserie ou une légère éraflure.
Après avoir nettoyé la surface, on dépose du pro-
duit anti-rayures sur un chiffon doux et propre, on
applique le produit sur la zone à traiter, on étale la
solution superficiellement à l’endroit de la rayure, puis on laisse sécher 15 à
30 min : le temps de séchage est stipulé sur la notice d’utilisation. Lorsque le
produit anti-rayure est sec, on frotte et on essuie en faisant des mouvements
légers et circulaires, avant de lustrer avec un chiffon doux et propre.

Si elle est profonde, elle peut nécessiter des travaux de rénovation impor-
tants. Les rayures sont considérées comme importantes en l’absence de vernis
et de peinture laissant apparaître une trace blanche ou en cas d’altération
profonde de la carrosserie entraînant une aspérité sur la surface. Certains pro-
duits ont toutefois fait preuve de leur efficacité : crayon de carrosserie de la
même couleur que la voiture, polish, papier abrasif à grain fin. Pour traiter la
rayure profonde, il faut poncer la zone à traiter à l’aide du papier abrasif afin

134
IV. Les réparations

d’éliminer tous les éclats de peinture, appliquer le crayon de carrosserie sur la


partie à corriger, laisser sécher 15 à 30 min selon les indications du fabricant,
et lustrer à l’aide du polish et d’un chiffon doux et propre.

À noter : lorsque les rayures sont vraiment trop profondes ou que la zone à
traiter est étendue, mieux vaut faire appel à un peintre en carrosserie.

Débosselage
Une carrosserie peut être bosselée pour différentes raisons : impacts de grêle,
coups (de caddies, de portière, etc.), projectiles (cailloux, etc.), autres chocs
bénins. Il existe toutefois des procédés permettant de réparer soi-même les
bosses.

Selon l’importance des dégâts, le propriétaire d’une


automobile peut débosseler sa carrosserie lui-même
à l’aide d’outils spécifiques ou d’un kit de répara-
tion ne nécessitant ni mastic, ni produit chimique,
ni peinture. Le kit comprend une notice, un pisto-
let à colle, un bâton de colle spéciale, un pont de
redressage, des embouts de différentes tailles à
bouts plats ou arrondis (à utiliser suivant l’ampleur
de la bosse), un liquide en flacon permettant d’ôter
la colle résiduelle et un outil de finition. Pour une
bosse bénigne, les réparations ne sont pas com-
pliquées. Il suffit d’appliquer la colle sur l’embout
choisi (selon le diamètre de la bosse) à l’aide du pistolet et de poser l’embout
au centre du creux, perpendiculairement à la surface de la tôle. Ensuite,
il faut laisser sécher la colle (selon la température extérieure, le temps de
séchage est d’environ 2 minutes), régler le pont de redressage à l’aide de
la molette, emboîter l’extracteur sur la tête de l’embout, puis procéder au
réglage. Il est ensuite nécessaire de visser la molette sans serrer les bras du
système en position haute, tout en gardant un léger jeu pour une manipula-
tion en souplesse. On applique alors une tension progressive jusqu’au point
de rupture de la colle, avant d’enlever le résidu de colle avec le produit spé-
cifique. Enfin, on répète l’opération jusqu’à récupération parfaite de l’aspect
d’origine de la carrosserie.

135
IV. Les réparations

L’intervention sur une bosse à l’aide d’un pont de redressage crée un point
haut qu’il est nécessaire de rectifier afin d’obtenir un plan linéaire. Pour cela,
il faudra retendre la tôle à l’aide d’un pointeau et du manche d’un marteau
pour la ramener à niveau, puis ajuster la tôle par impacts successifs jusqu’à
l’obtention d’un reflet parallèle.

Si le bosselage est trop important ou si l’on ne se sent pas capable de réaliser


soi-même le débosselage, mieux vaut confier son véhicule à un carrossier.

Réparation
Pour effectuer une réparation
de carrosserie, il faut un certain
savoir-faire, garant d’un résultat
impeccable.

Trois techniques sont utilisées :


le remplacement d’une pièce de
carrosserie lorsque le véhicule a
subi des dommages importants,
le débosselage pour supprimer
l’impact de chocs et le redressage, qui nécessite un appareillage spécifique
pour restaurer la zone déformée par un choc. En outre, pour une réparation
importante, on peut utiliser différents appareils. Le banc de redressage est
une plateforme destinée à recevoir le véhicule accidenté, qui est alors main-
tenu par des points de fixation.

Il est ainsi accroché à une équerre hydraulique munie de deux bras et d’un


vérin relié par une chaîne ; la chaîne est positionnée sur la zone à redresser. Il
suffit d’actionner le vérin pour redonner la forme initiale à la partie de la car-
rosserie endommagée.

Le marbre, lui, est un outil destiné à rétablir le référentiel du châssis, confor-


mément aux cotes du constructeur. L’unité de mesure du marbre est exprimée
en millimètre (mm) ; les points référentiels à prendre en compte concernent
les points de fixation qui supportent le moteur, les points d’ancrage des amor-
tisseurs et les points de référence des longerons.

136
IV. Les réparations

On distingue par ailleurs trois sortes de marbre :

ππUniversel : dispositif couramment utilisé, le véhicule est fixé à l’aide de


ferrures sur le marbre pour assurer un maximum de points d’appui afin de
bien travailler la carrosserie.
ππPoutre mesure : composé de poutres situées sur le cadre, il permet de
mesurer les différents points du châssis du véhicule grâce aux tiges incor-
porées à la poutre.
ππLaser : constitué d’un appareil de mesure optique positionné sur le cadre
du véhicule, ce système ne nécessite pas de ferrures pour intervenir sur
les points référentiels.

Enfin, le mastic sert à reboucher une bosse et à réparer les éléments du plas-
tique et/ou de la carrosserie. À noter que la réparation peut être réalisée par
un carrossier. On peut aussi faire appel à un garage-carrosserie.

Protection
Afin de conserver son véhicule en bon état général,
on dispose de moyens de protection extrêmement
simples : baguette adhésive à appliquer sur les par-
ties latérales, ainsi que sur le bouclier avant et arrière
du véhicule, ou barrette servant de buttoir lors de
l’ouverture d’une portière contre un obstacle.

Ces accessoires permettent de protéger la carros-


serie, les éléments en plastique (boucliers, blocs
rétroviseurs, etc.) et les optiques, mais aussi de
préserver la couleur et le brillant d’origine et d’en
faciliter l’entretien. Le film de protection est utilisé pour protéger la carrosse-
rie contre toutes sortes d’agressions : UV, insectes, résine, humidité, pollution,
trace d’impact, etc. C’est un accessoire incontournable pour les portières et
les poignées de portières, le bas de caisse, le pavillon, le bouclier, le coffre,
les optiques, le capot, les ailes, etc. Il empêche, par exemple, l’apparition de
rayures, la formation de marques dues à des impacts et le dépôt de résine
résistante aux différents nettoyages.

137
IV. Les réparations

Pour leur mise en place, il faut prévoir un cutter pour découper proprement
le film aux dimensions souhaitées, une raclette en caoutchouc pour éviter les
bulles d’air lors du marouflage, et un pulvérisateur pour mouiller le film afin
d’assurer un contact parfait entre le film et la raclette.

Pour la dépose, il suffit de découper le film aux dimensions souhaitées, de


le poser avec soin sur la surface à filmer et de pulvériser de l’eau dessus.
Ensuite, il faut maroufler à l’aide de la raclette et éliminer l’excédent au cut-
ter en intercalant un support entre le film excédentaire et la carrosserie : cette
précaution permet de ne pas rayer la carrosserie avec la lame du cutter.

À noter : pour faire poser une protection, il est tout à fait possible de faire
appel à un carrossier, une carrosserie industrielle ou à un garage-carrosserie.

Si ce film est aussi efficace, c’est qu’il possède des propriétés intéressantes :
son élasticité lui permet de s’adapter à toutes les surfaces, son adhésion
assure un parfait maintien sans qu’il soit nécessaire d’utiliser une colle et il
peut être retiré sans laisser de traces.

Repeindre une voiture


Pour assurer une protection efficace des sur-
faces métalliques, il est nécessaire d’appliquer
un revêtement adapté aux supports : un
apprêt, un mastic, un isolant, une impression
ou primaire, une peinture de finition.

Matériel
Pour repeindre un véhicule, différents outils peuvent être employés : bombe de
peinture pour voiture ou crayon à carrosserie, mastic à carrosserie, ventouse, etc.

La bombe de peinture sert aux petites retouches, notamment lorsque cer-


tains éléments de carrosserie sont rayés, éraflés, rouillés ou altérés. Elle est
particulièrement appréciée pour sa facilité d’utilisation et son moindre coût à
l’achat. Elle possède de plus de nombreux avantages : un excellent pouvoir
couvrant, une couleur identique à celle d’origine, une teinte et une brillance

138
IV. Les réparations

de longue durée, une très bonne résistance


aux rayons UV, aux conditions atmosphé-
riques et à la lumière, un séchage rapide et
des qualités anticorrosion, sans compter sa
facilité d’application, à la portée de tous.

La retouche doit bien sûr être réalisée avec


une couleur identique à celle d’origine,
en prenant soin d’éviter les différences de bain. Il faut ensuite vaporiser la
peinture à une distance de 20 à 30 cm de la surface ; des mouvements de va-
et-vient horizontaux et verticaux permettent de masquer les raccords entre
les couches successives.

Cette première couche doit sécher environ un quart d’heure, puis il convient
de renouveler l’opération et de laisser sécher 24 h. Après, il suffit de lustrer
avec un liquide spécial afin d’obtenir une surface parfaitement lisse et un
aspect brillant.

À noter : le prix d’une bombe de peinture de voiture varie de 12 à 20 € selon la


contenance et la qualité du produit.
Pour effacer une rayure sur la carrosserie, un certain nombre de sociétés com-
mercialisent également des produits innovants et révolutionnaires sous forme
de crayons. Ces derniers ont la particularité de combler, colmater et protéger.
Ils sont de plus extrêmement simples à utiliser et peu coûteux. En outre, le
crayon de peinture s’adapte parfaitement à la couleur d’origine de la carros-
serie et protège contre la corrosion.

Il peut être employé sur toutes les surfaces et présente une excellente longé-
vité. Il est facile à utiliser et ne nécessite pas de connaissances particulières.
L’opération consiste à bien agiter le crayon afin de mélanger suffisamment le
produit, puis à appliquer la pointe du crayon sur la rayure en appuyant ferme-
ment sur toute la longueur de l’éraflure. Il faut ensuite laisser sécher plusieurs
heures et poncer légèrement la zone traitée.

À noter : le crayon de carrosserie efface-rayure est généralement commercia-


lisé sur les sites marchands et dans les magasins spécialisés, à un prix qui varie
entre 10 et 15 €.

139
IV. Les réparations

Peinture auto
Une peinture auto se compose de matières solides à base de poudre pul-
vérulente insoluble contenant des liquides vernis et liants à base de résines
naturelles et artificielles, qui se transforment en matières solides. Enfin, elle
comprend des matières volatiles avec des solvants utilisés à température
ambiante ou à haute température permettant de mieux dissoudre les liants
afin d’assurer une meilleure tenue sur les surfaces à peindre. La coloration
est ensuite obtenue grâce à des pigments, que l’on trouve sous trois formes :
organiques (transparents), métalliques (aspect cristallin) et minéraux (opaci-
fiants). La pigmentation améliore la qualité de peinture en offrant une bonne
accroche lors de l’application, une parfaite tenue à la lumière et aux UV, ainsi
qu’une bonne résistance aux intempéries et aux agressions chimiques.

Avant de commencer des travaux de peinture, il


est nécessaire de réparer la carrosserie si besoin.
Ensuite, seulement, on pourra passer aux diffé-
rentes étapes de préparation. Le camouflage des
éléments nécessite du scotch de carrosserie et du
papier journal, afin de protéger les pièces d’éven-
tuelles projections : vitres, roues, optiques, bas de caisse, etc. Le dégraissage
de la surface à peindre, lui, s’effectue à l’aide d’un produit spécifique. Ensuite,
la réalisation de la peinture nécessite d’employer un outillage complet : pon-
ceuse circulaire électrique ou à air, papier abrasif, cale à poncer, mastic, cale à
mastiquer, pistolet à peinture, compresseur, dégraissant, scotch large, mélan-
geur, diluant, peinture, apprêt, vernis, pâte à polir, coton, cire de finition,
masque, lunettes et gants de protection, tenue adaptée.

L’application de la peinture exige d’appliquer uniformément une première


couche sur la partie de la carrosserie concernée, à l’aide du pistolet à pein-
ture, puis de laisser sécher 10 minutes environ avant de déposer une nouvelle
couche de peinture. Par la suite, il faudra laisser sécher la seconde couche au
moins 24 heures avant de retirer le camouflage, puis procéder au polissage en
utilisant de la cire, par exemple.

À noter : pour éviter tout ratage, il peut être préférable de faire appel à un
peintre en carrosserie.

140
IV. Les réparations

Retouche de la peinture de carrosserie


La retouche de peinture est idéale lorsque la carrosserie présente de petites
bosses, des rayures profondes, des points de rouille ou des éraflures. C’est un
moyen simple, rapide et peu coûteux de rénovation.

Avant de réaliser une retouche, il est


toutefois indispensable de préparer la
carrosserie. Pour ce faire, il convient de
poncer les surfaces à peindre par mou-
vements circulaires jusqu’à ce qu’elles
soient parfaitement lisses : attention de
ne pas trop appuyer sur l’outil de pon-
çage. À l’emplacement de la retouche, il
est nécessaire d’appliquer au pinceau un produit antirouille et de laisser agir
en respectant scrupuleusement le temps indiqué par le fabricant. Puis, on
dégraisse la surface à l’aide d’un produit comme un détergent à rincer à l’eau
claire, on applique le mastic par couches fines et successives, on laisse sécher
une heure et on ponce. Enfin, après avoir protégé, à l’aide d’un scotch et de
papier de journal, les parties du véhicule qui ne sont pas à repeindre et situées
à proximité de la zone à traiter, on applique une couche d’apprêt.

Tout dépend ensuite de la surface à peindre : on utilisera un pistolet à


peinture pour les grandes surfaces, tandis que pour les zones réduites, on
privilégiera la bombe ou le crayon. La première nécessite de suivre une procé-
dure de préparation complexe, tandis que le crayon, dans le cas d’une rayure
peu profonde, ne demande pas de préparation particulière hormis un net-
toyage de la surface à traiter.

141
IV. Les réparations

AA Pour aller plus loin


Astuce

Réaliser la vidange de sa moto


L’huile sert de lubrifiant pour favoriser les frictions des différentes pièces qui
constituent un moteur. À l’usage, elle s’altère et se charge de petits éléments
métalliques. La vidange (remplacement de l’huile) est donc un acte essentiel
pour préserver la longévité d’un moteur.
Pour savoir si votre huile doit être remplacée, vous pouvez soit respecter les pré-
conisations constructeurs qui la fixent à une fois par an ou tous les 6 000 ou
10 000 km, soit décider que, au regard de votre utilisation (ville, circuit ou voyage),
il est préférable de la réaliser tous les 5 000 km ou tous les 6 mois, par exemple.
S’agissant de l’huile à employer, plusieurs choix s’offrent à vous. Dans un premier
temps, vous pouvez opter pour la marque préconisée par le constructeur et ven-
due dans son réseau de concessionnaire (elle n’a pas plus de vertu que les autres,
mais résulte simplement d’un accord de partenariat entre les deux sociétés).
Sinon, il est possible d’acheter votre huile chez n’importe quel concessionnaire,
enseigne de grande distribution ou sur Internet via des sites marchands.
Dans tous les cas, préférez toujours une huile qui répond aux préconisations
constructeurs au niveau de la viscosité SAE. Établie par la Society of Automotive
Engineer, elle détermine la résistance à l’écoulement de l’huile par rapport à
la température. Le premier chiffre correspond alors à la viscosité à froid (0 est
utilisable à - 30 °C), « W » à Winter (« hiver »), et le second chiffre donne la
viscosité à chaud. Il faut toutefois préciser que ces deux chiffres ne se définissent
pas avec la même échelle lors des mesures. Enfin, s’il est possible, sur le principe,
de mettre n’importe quelle huile, chaque moteur est développé en fonction de
certains critères ; il convient donc de les respecter.
Ensuite, avant de commencer, assurez-vous d’avoir le bon joint, l’huile et les
outils, et installez-vous dans un endroit plat et suffisamment éclairé. Si vous
avez une béquille centrale, positionnez votre moto dessus, sinon, optez pour des
chandelles ou installez votre moto le long d’un mur, en plaçant une cale devant
la roue avant. Puis, repérez le bouchon de vidange et positionnez le bac récupé-
rateur ou la bassine sous la moto. Ensuite, à l’aide de la clé à pipe au bon pas,

142
IV. Les réparations

dévissez le bouchon de vidange ; dans tous les cas, ne forcez jamais plus que de
raison. Attention toutefois, car sur certains modèles, le bouchon de vidange est
monté avec un pas inversé.
Une fois le bouchon dévissé, l’huile s’écoule plus ou moins lentement. Si votre
moteur est chaud, l’huile s’écoulera plus rapidement, vous pourrez éventuelle-
ment pencher la moto pour évacuer les dernières gouttes. Vous pourrez ensuite
retirer le vieux joint de bouchon, nettoyer le bouchon et son filetage avec un
chiffon et/ou une brosse métallique, et positionner le nouveau joint.
Dans un premier temps, revissez le bouchon à la main ; vous ne devez pas ren-
contrer de résistance. Si c’est le cas, c’est que le bouchon est peut-être de travers ;
repositionnez-le et recommencez le vissage. À l’aide de la clé, serrez le bouchon :
dès la première résistance, effectuez au maximum un demi-tour supplémentaire.
Ensuite, dévissez le vieux filtre à l’aide de la clé spécifique. Si vous n’en avez pas,
vous pouvez le faire à la main ou percer de part en part le filtre avec un tournevis
et vous servir du manche de ce dernier pour desserrer.
Pour monter le nouveau filtre, nettoyez le plan du joint à l’aide du chiffon et hui-
lez le joint du nouveau filtre si ce dernier n’est pas pré-huilé. Positionnez ensuite
le nouveau filtre et serrez-le à la main, puis terminez à l’aide de la clé sans forcer.
Si vous n’en avez pas, optez pour une grande pince multiprise en protégeant au
maximum le filtre avec le chiffon.
À l’aide de l’entonnoir, versez la nouvelle huile dans le réservoir. La contenance
est souvent indiquée à proximité du bouchon de remplissage ; si ce n’est pas le
cas, référez-vous au manuel d’entretien de la moto. Vous pouvez vous aider d’un
récipient gradué ou vous servir des graduations du contenant de l’huile. Si jamais
vous en mettez trop, aidez-vous d’une seringue pour ponctionner le surplus, puis
remettez le bouchon.
Pour finir, mettez le contact et démarrez votre moto en laissant tourner quelques
minutes au ralenti. Si votre véhicule est pourvu d’un témoin d’huile lumineux
au tableau de bord, attendez que ce dernier s’éteigne et laissez reposer quelques
instants.
Vérifiez aussi le niveau à l’aide de la jauge, ajoutez de l’huile si besoin et assurez-
vous qu’il n’y a pas de fuite au niveau du joint et du filtre. Mettez l’huile usagée
dans un récipient et amenez-le à la déchetterie ou éventuellement à l’endroit où
vous avez acheté votre huile (à l’exception des grandes surfaces). Attention à ne
pas stocker l’huile chez vous ni à la jeter dans les égouts.

143
IV. Les réparations

Questions / réponses de pro

Paiement des pièces remplacées


Ma voiture est chez le garagiste depuis 3 semaines pour un problème de puis-
sance. Le garagiste a donc passé beaucoup de temps et remplacé pas mal de
pièces, sans succès. Doit-il me facturer la totalité des pièces remplacées, ainsi
que la main-d’œuvre totale ou simplement me facturer la pièce défaillante et sa
main-d’œuvre ?
Question de Moumoune47

ΔΔ Réponse de Costes
Si les pièces changées sont toujours sur la voiture, oui, vous devez les payer.
Le garagiste serait en droit de vous les facturer, mais il peut aussi vous en
faire cadeau dans le cadre d’un geste commercial.
ΔΔ Réponse de Vincent
Normalement, si les pièces changées n’ont pas résolu le problème, il devrait
remettre les anciennes pièces ; par contre, pour la main-d’œuvre, c’est du
temps passé, mais s’il y en a beaucoup, il vaut mieux s’arranger avec le
garagiste.
ΔΔ Réponse de Max59
Attention, si le garagiste vous change des pièces sans succès, c’est qu’il en a
peut-être profité aussi pour charger la facture.

Réparation sur un véhicule


Notre véhicule a une panne depuis octobre, et le garagiste ne trouve pas d’où
cela peut provenir. J’ai déjà réglé une facture de 700 €, après la première répara-
tion. Depuis, je ne veux plus rien payer tant que mon véhicule ne sera pas réparé.
Par contre, une fois les réparations réalisées, que devrais-je payer ? Toutes les
factures ou une partie ?
Question de Vamc

ΔΔ Réponse de Nico
Le garage doit vous facturer uniquement les pièces, le travail de remplace-
ment des pièces incriminées et le temps de recherche de la panne (celui-ci
étant difficile à vérifier).

144
IV. Les réparations

N’hésitez pas à contacter votre assurance pour faire fonctionner votre assis-
tance juridique (en général, c’est gratuit) qui missionnera un expert. Cela
prend du temps, mais vous aurez la certitude d’une juste facturation.

Problème de freinage
J’ai un problème de freinage : quand je freine, la voiture vibre et ne freine pas de la
gauche.
J’ai le bon niveau de liquide de frein dans le réservoir, mes plaquettes et disques sont
bons. Les pistons fonctionnent également.
D’où cela peut-il bien venir ?
Question de Nico

ΔΔ Réponse d’Affalterbach
Lorsqu’il y a un déséquilibre au freinage, c’est souvent dû aux pistons ou
à une usure irrégulière des plaquettes… ce qui revient au même d’ailleurs.

Contrôle des pneus


Je suis allée au garage de ma commune pour un entretien de ma voiture et le
garagiste m’a dit que les pneus à l’arrière de mon véhicule étaient déformés.
Dois-je les changer avant de conduire ma voiture au contrôle technique ?
Question de C.Baudrier

ΔΔ Réponse de Sécuritest
Tout dépend du degré de déformation ; dans le doute, passez voir votre
centre de contrôle technique et posez la question.
S’ils sont sérieux et sympas, ils prendront 5 minutes pour regarder les pneus
et vous informer.
ΔΔ Réponse de SARL Atout Contrôle
Les pneumatiques déformés sont un point de refus. Quand un pneu est déformé,
c’est que la trame est déchirée, vous avez un risque important d’éclatement.
ΔΔ Réponse d’AC Auto Contrôle
Il est préférable de les changer, car vous risquez une contre-visite selon le
type de déformation, mais surtout un risque pour votre sécurité.

145
IV. Les réparations

Supplément de facture
Est-on obligé de régler un supplément de facture de réparation automobile
lorsque le montant est supérieur à celui du devis ?
Question de Liam

ΔΔ Réponse de Paul3
Si après signature d’un devis, le garagiste ou le carrossier présente une facture
plus élevée après réparation, le client n’est pas tenu de payer l’excédent : il
doit juste s’acquitter du montant indiqué sur le devis, celui-ci représentant
un engagement des deux parties. Toute augmentation doit faire l’objet d’un
avenant signé par le client. Pour ne pas payer l’excédent, mieux vaut trou-
ver une solution amiable avec le professionnel.
À défaut de compromis, le client a la possibilité de lui adresser une mise en
demeure en recommandé avec accusé de réception, afin que le prix soit rap-
porté au montant prévu au devis. Si la mise en demeure reste infructueuse,
le client dispose d’un recours en saisissant le tribunal compétent qui pourra
juger de la responsabilité du professionnel.

Vente et réparations
Je souhaite vendre ma voiture, qui est en état de rouler, mais dont le turbo est
cassé, ce qui crée une très grosse fumée d’huile.
Est-il possible de faire un contrôle technique ?
Question de Gromatou

ΔΔ Réponse d’Association de défense des automobilistes parisiens


Vous pouvez passer au contrôle technique, mais il vous sera précisé que
votre véhicule n’est pas en état de circuler, et vous serez obligé de passer
une contre-visite, après réparations.
ΔΔ Réponse de Cedric56340
Ne passez pas le contrôle technique ! Il faudra l’emmener par la route, ce
qui risque d’aggraver les problèmes de moteur. Vendez votre voiture en
l’état, en précisant vous-même les réparations à faire. Ce sera plus avanta-
geux pour vous, car vous n’aurez pas de contrôle à payer. De plus, s’il y a
une très grosse fumée d’huile et que vous continuez à rouler, ce sera la casse
du moteur assurée.

146
IV. Les réparations

ΔΔ Réponse de SARL Atout Contrôle


Vous pouvez faire le contrôle technique du véhicule ; il sera en contre-visite
pour fumée excessive, ce qui n’empêche pas la transaction.

Appréciation subjective du contrôleur


Les outils techniques du centre de contrôle n’ont décelé aucune anomalie (pol-
lution, freinage, amortisseurs, etc.) pendant le CT de mon véhicule. Mais la
seule appréciation du contrôleur m’amène à une contre-visite : les roues arrière,
selon lui, seraient résistantes à son contrôle manuel. Je précise que le nettoyage
des freins arrière a été effectué et que, depuis, 23 000 km ont été parcourus.
Comment faire appel de cette décision ?
Question de Pouetpouet

ΔΔ Réponse de Cedric56340
Avant tout, mettez la voiture sur chandelle et tournez les roues, en enlevant
le frein à main, bien entendu. Là, vous saurez si, en effet, il y a un blo-
cage. Le fait d’avoir réalisé un nettoyage des tambours est une bonne chose,
mais cela n’empêche pas forcément les roues de mal tourner. Cela peut être
dû aux mâchoires des tambours qui restent bloquées pour l’arrière ou aux
étriers de frein qui restent en position d’appui sur les plaquettes. Pour les
mâchoires, démontez les tambours, passez la soufflette dedans et utilisez un
lubrifiant dégrippant.
En même temps que vous opérez cette manœuvre, demandez à quelqu’un
de serrer et desserrer le frein à main plusieurs fois, jusqu’à ce que tout le
système soit bien graissé. Pour l’avant, il faut démonter les étriers de frein
(clé de 17, deux écrous à l’arrière) et faire le contrôle des plaquettes. Prenez
une grande pince afin d’enfoncer le piston, graissez le tout avec le lubrifiant,
puis actionnez plusieurs fois la pédale de frein et graissez jusqu’à ce que le
piston opère correctement. Ceci uniquement si les roues se bloquent ! La
dernière hypothèse serait les roulements HS, mais cela m’étonnerait, car
vous auriez entendu un bruit particulier.

Prolongement de garantie
Une panne électronique est survenue sur mon véhicule tandis que celui-ci était
encore sous garantie maintenance et entretien, ma batterie a donc été changée.

147
IV. Les réparations

Or, 8 mois après, la même panne se reproduit, mais mon véhicule n’est plus sous
garantie. Que faire ?
Question d’Ales

ΔΔ Réponse de Sandrin1
Effectivement, vous pouvez faire fonctionner la garantie pièces et main-
d’œuvre pendant 1 an. Parfois, les batteries sont garanties 2 ans.
Voyez avec le garage qui vous a remplacé la batterie s’il se base sur l’année
du remplacement de la batterie pour la garantie.

Obligation de résultat ?
Le garagiste est-il soumis à une obligation de résultat lors d’une réparation
automobile ?
Question de Noah

ΔΔ Réponse de Paul3
Le garagiste est soumis à une obligation de résultat concernant toute répa-
ration automobile ou prestation qu’il jugera utile. Il doit respecter la charte
imposée par la profession.
Le rôle du mécanicien auto est de détecter une panne de voiture, remettre le
véhicule en parfait état de fonctionnement, ne faire courir aucun risque aux
occupants du véhicule, assurer leur sécurité et, par voie de conséquence,
celle des autres usagers de la route.
Le professionnel de la réparation automobile est tenu pour responsable d’un
dommage ou d’une panne survenu(e) après son intervention sur le véhicule
qui lui a été confié.
Il en est de même pour toute pièce auto qui s’avère défectueuse pendant la
durée de la garantie. Cependant, le garagiste est dégagé de toute respon-
sabilité lorsque le client refuse une intervention sur sa voiture, mettant ses
occupants en danger. Dans ce cas, le garagiste doit faire signer un ordre de
réparation notifiant le refus du client de procéder à la remise en état de son
véhicule.

148
V.
Les professionnels

L’entretien de son véhicule est obligatoire,


mais il prolonge également sa durée de
vie et limite sa consommation de carbu-
rant et donc sa pollution. Or, l’entretien,
qui comprend les révisions conseillées par le
constructeur, a un coût qui en fait l’un des
postes les plus importants du budget des
ménages.

La révision de son véhicule est à effec-


tuer périodiquement selon son âge ou le
nombre de kilomètres parcourus. Les constructeurs consignent ces différentes
opérations dans un carnet d’entretien. Plusieurs solutions s’offrent alors au
conducteur, qu’il s’agisse de la révision ou de l’entretien : les centres auto, les
réparateurs automobiles, les concessionnaires ou encore entretenir soi-même
sa voiture. En outre, plusieurs éléments entrent dans l’évaluation du prix
d’entretien : l’âge du véhicule, sa garantie, le coût de la main-d’œuvre et des
pièces détachées. Certains éléments font toutefois grimper les coûts : les nou-
velles technologies (phare au xénon huit fois plus cher qu’un phare classique),

149
V. Les professionnels

l’accumulation d’éléments antipollution qui posent problème et doivent être


remplacés, l’augmentation des options comme la climatisation qui coûtent
cher à l’entretien, les diagnostics électroniques qui demandent une solide
connaissance des professionnels et une mise à jour des données et matériels,
et donc un temps de main-d’œuvre plus important.

Les constructeurs ne doivent pas refuser la révision d’un véhicule sous pré-
texte que celui-ci n’est pas de leur marque. La garantie constructeur (ou son
extension) ne doit pas être conditionnée au réseau visité : c’est illégal, mais
c’est pourtant encore d’actualité chez certaines concessions !

Le réparateur auto
Les réparateurs automobiles sont généralistes (toutes opérations) et multi-
marques : en effet, ils peuvent effectuer de nombreuses opérations et prendre
en charge toutes les marques. Ils peuvent également effectuer des interven-
tions complexes.

Présentation
Les MRA (Mécaniciens Réparateurs Automobiles)
sont des entrepreneurs indépendants généra-
listes de moins en moins nombreux, qui offrent
un accueil individualisé à la clientèle, car le chef
d’atelier connaît davantage son client et le véhi-
cule qu’il suit régulièrement, ainsi qu’un travail
plus soigné, grâce à un rythme de travail moins
soutenu (la fidélisation passe par ce critère) et
une disponibilité plus grande pour davantage de
conseils personnalisés.

En contrepartie, le prix de l’entretien est assez


élevé, même s’il est moins cher que chez les
réparateurs liés à une enseigne concernant les
révisions saisonnières et les vidanges. De plus, les avancées technologiques ne
sont pas forcément prises en comptes ou connues.

150
V. Les professionnels

Les réparateurs liés à une enseigne sont, eux, encadrés par un cahier des
charges. Les prestations sont adaptées aux évolutions technologiques des
véhicules, mais sont un peu plus onéreuses que chez les garagistes indépen-
dants. De plus, le cahier des charges est souvent irrégulier selon les enseignes,
la qualité est donc plus aléatoire.

Critères de choix
Les MRA indépendants sont moins nombreux, car moins bien positionnés pour
faire face aux évolutions technologiques. C’est pourquoi beaucoup ont rejoint
des réseaux indépendants ou agréés. Il existe une vingtaine de réseaux de
réparateurs sous enseigne en France, certains avec une dimension internatio-
nale : Groupe Auto Union, Temot, Autodistribution, Bosch, Car Service, etc.

Avant de choisir un réparateur, il convient de se renseigner sur le prix de


la main-d’œuvre et des pièces détachées de voiture. Les tarifs doivent être
transparents et le détail des opérations inscrit dans le forfait.

Le mécanicien
Lors d’un dépannage ou pour effectuer
une réparation, il est nécessaire de faire
appel à un mécanicien qui saura dia-
gnostiquer la panne et remettre en état
le véhicule. Ce technicien a pour mission
d’assurer la maintenance de tout organe
mécanique, électrique et électronique,
de réaliser l’entretien courant de tout véhicule (la vidange, la révision, la mise
à niveau) et de remplacer les pièces défectueuses comme les organes du
moteur, direction, transmission, etc.

Compétences
Le métier de mécanicien requiert un savoir-faire et exige des compétences
particulières : goût du contact avec la clientèle, rigueur et méthode, sens
développé des responsabilités, connaissance des principes de ­fonctionnement

151
V. Les professionnels

des différents moteurs, excellentes capacités manuelles et physiques,


connaissances en matière de sécurité et facilité d’adaptation aux nouvelles
technologies.

Formations
L’évolution du métier de mécanicien exige
une solide formation dans différentes disci-
plines : mécanique des véhicules particuliers
ou industriels, électricité et électronique
automobile.

Selon le niveau de qualification, il existe


plusieurs cursus pour devenir mécanicien
automobile : CAP, BEP ou Bac Pro de mainte-
nance de véhicule automobile.

D’autres qualifications représentent un atout


supplémentaire telles que la mention com-
plémentaire « Maintenance en moteur diesel
et équipement » qui se prépare 1 an après
le CAP, ou la certification de qualification professionnelle, exigée pour exer-
cer en tant qu’opérateur de service, mais également pour travailler dans une
branche spécialisée comme le contrôle technique et l’électricité automobile.

Plusieurs centres de formation préparent aux métiers de l’automobile : l’Asso-


ciation pour la formation professionnelle des adultes qui permet de préparer
un diplôme en alternance, le Centre de formation des apprentis qui forme
les jeunes à partir de 16 ans et délivre un diplôme agréé par le ministère de
l’Éducation nationale, ainsi que les écoles privées qui accueillent des jeunes de
tout niveau d’étude et proposent des stages en entreprise.

Le mécanicien peut voir sa carrière évoluer en devenant chef d’atelier, respon-


sable de garage, contrôleur ou électronicien auto.

Il peut également créer sa propre entreprise pour exercer en tant qu’artisan.


Dans ce cas, une formation en gestion d’entreprise est vivement conseillée.

152
V. Les professionnels

Le carrossier
Le carrossier exerce dans un atelier de carrosserie. Il est chargé de remettre en
état tout véhicule accidenté.

Compétences
Ce professionnel est souvent un pas-
sionné d’automobile. Sa principale
activité consiste à réaliser des opérations
de débosselage, à mettre en confor-
mité des éléments du châssis en utilisant
du matériel approprié (marbre, banc de
redressage), à effectuer les démontages et
montages de tout élément de carrosserie
et à souder les pièces de tôle à assembler.

Son métier requiert bien sûr des compétences dans le domaine de la répara-
tion de carrosserie, un savoir-faire indiscutable, mais aussi le sens du contact,
l’organisation, le sens de l’observation, la minutie, la rigueur, le respect des
normes de sécurité et le sens des responsabilités.

Formations
Il est possible de suivre une formation diplômante dès la troisième pour deve-
nir carrossier. Ensuite, plusieurs diplômes agréés par l’Éducation nationale sont
possibles.

Le CAP Réparation en carrosserie comprend un enseignement théorique et


pratique qui a pour objectif de former l’étudiant aux méthodes et procédés
mis en œuvre en employant les moyens techniques adéquats, de s’adapter
aux nouvelles technologies dans le domaine de l’automobile, et d’obte-
nir une qualification optimum pour exercer cette profession. Sinon, le BER
Carrosserie s’adresse à un public désireux de se spécialiser dans la construc-
tion, et ce, afin de travailler dans le domaine de la carrosserie industrielle, la
réparation de carrosserie et la technicité. Le programme englobe les matières
d’enseignement général ainsi qu’un enseignement technique et pratique.

153
V. Les professionnels

Enfin, le Bac Pro Carrosserie se destine aux jeunes qui souhaitent acquérir des
connaissances pointues dans le domaine de la réparation de carrosserie. Il se
prépare dans un lycée professionnel et peut être complété par un certificat de
qualification professionnelle dans les spécialités suivantes : peinture auto ou
expertise.

La plupart des formations s’effectuent en 2 ans, généralement dans un centre


d’apprentissage (CFA ou AFPA), un lycée professionnel, des écoles spéciali-
sées agréées par l’Éducation nationale. Après plusieurs années d’expérience et
en fonction de sa qualification, le carrossier peut devenir chef d’atelier, chef
d’équipe ou responsable clientèle.

Le peintre en carrosserie
Le peintre en carrosserie exerce essentiel-
lement dans un atelier de peinture auto.
Sa principale activité consiste à poncer
les éléments de la carrosserie à peindre,
appliquer du mastic afin de niveler par-
faitement la zone à traiter, dégraisser la
carrosserie, déposer une couche d’ap-
prêt, préparer la peinture en utilisant un
mélangeur et en ajoutant des produits d’application, effectuer des opérations
de camouflage et pulvériser la peinture.

Formations
Une formation professionnelle et un diplôme sont indispensables pour exercer
ce métier. Les deux voies principales sont le CAP de peinture en carrosse-
rie, une formation qui enseigne les procédés de préparation et d’application
des produits et les principes de protection de carrosserie, ainsi que le BEP de
peinture en carrosserie, qui permet à l’étudiant de poursuivre sa formation
en alternance, en vue d’obtenir un certificat de qualification professionnelle
ou un brevet de maîtrise. Plusieurs centres de formation préparent en alter-
nance à ce métier : l’AFPA, le CFA, les établissements privés des métiers de
l’automobile.

154
V. Les professionnels

En fonction de son niveau de qualification et de son expérience profession-


nelle, le peintre en carrosserie pourra ensuite devenir peintre industriel dans
la carrosserie industrielle, chef d’équipe ou responsable d’unité. Il peut aussi
souhaiter travailler en indépendant : dans ce cas, il a la possibilité de créer son
entreprise.

Carrossier industriel
La carrosserie industrielle est un segment
dédié à la conception et à l’aménagement
de véhicules industriels et utilitaires. Elle
concerne des véhicules comme les bennes,
les véhicules à plateau, frigorifiques ou de
transport en commun, les véhicules-maga-
sins, les ambulances et véhicules sanitaires,
les fourgons, les citernes, etc.

Les entreprises spécialisées dans ce domaine sont équipées d’un espace de mon-
tage dédié au matériel neuf et d’un atelier de réparation. Pour chaque projet,
une étude est réalisée afin de concevoir le véhicule le mieux adapté aux besoins
professionnels. Elle concerne le plan de construction, l’élaboration de l’aménage-
ment intérieur et extérieur et le concept de transformation de véhicule.

Chaque entreprise de carrosserie industrielle doit pouvoir justifier d’un


agrément, d’une certification ou d’un label. Parmi ces homologations, on dis-
tingue l’UTAC (Union technique de l’automobile, du motocycle et du cycle),
le GEPI (Groupement des entrepreneurs en peinture industrielle), l’ACQPA
(Association pour la certification en peinture anticorrosion), et l’OHGPI
(Office d’homologation des garanties de peintures industrielles). Le profes-
sionnel garantit ainsi à sa clientèle un savoir-faire dans ce domaine.

Le centre de contrôle technique


Chaque véhicule ou presque est soumis au contrôle technique. Celui-ci doit
être réalisé dans un centre de contrôle technique agréé. Il faut cependant dis-
tinguer les réseaux et les centres de contrôle technique (très nombreux).

155
V. Les professionnels

Centres indépendants et réseaux


Le contrôle technique d’un véhicule doit être effectué par des contrôleurs
agréés par l’État. L’agrément peut être délivré à des contrôleurs indépen-
dants ou organisés en réseaux nationaux. On distingue ainsi deux types de
centres : ceux non rattachés à un réseau et ceux rattachés à un réseau de
contrôle technique. Les centres de contrôle indépendants doivent prendre des
dispositions pour garantir une qualité de contrôle, comme offrir des forma-
tions annuelles aux contrôleurs via un organisme reconnu, ou être capables
de transmettre des documents de qualité à l'OTC grâce à un bon système
informatique. Les centres rattachés à un réseau reçoivent l’agrément de leurs
installations du préfet du département où est implanté le centre.

Important : les fonctions de contrôleur ainsi que les autres fonctions exercées
dans ces réseaux sont exclusives de toute autre activité exercée dans la répara-
tion ou le commerce automobiles.
L’agrément d’un réseau est délivré par le ministre
chargé des Transports pour une durée de 10 ans
renouvelables, exception faite de l’agrément
pour le contrôle technique des véhicules lourds,
qui n’est valable que 4 ans, mais est renouve-
lable. Pour être agréé pour le CT des véhicules
lourds, un réseau doit comporter au moins 30 centres répartis dans au moins
20 régions et exploiter lui-même les centres de contrôle qui lui sont ratta-
chés. En France, on recense 5 réseaux agréés : Auto Sécurité France, Secta/
Autosur, Vivauto/Autovision, Dekra Automotive SA (Véritas) et Sécuritest SA.
En outre, aucun contrôleur ne doit exercer d’activité de réparation ou de
commerce automobile ni être salarié d’une « entreprise ayant un lien avec
une telle activité ». De plus, il est nécessaire que l’activité soit exercée dans
des locaux n’accueillant aucune activité de réparation ou de commerce auto-
mobile et ne communiquant avec aucun local exerçant une telle activité. Pour
assurer une meilleure couverture géographique, un réseau de contrôle agréé
peut toutefois utiliser des installations auxiliaires situées dans des locaux abri-
tant des activités de réparation ou de commerce automobile. Dans ce cas, il
doit obtenir un agrément particulier. Concrètement, quand un véhicule est
contrôlé dans une installation auxiliaire, il ne doit subir aucune réparation.

156
V. Les professionnels

À noter : le réseau doit transmettre à l’Organisme technique central les infor-


mations concernant toutes les installations qui lui sont rattachées, ainsi que les
données relatives aux contrôles effectués.
L’agrément peut être suspendu ou retiré si l’orga-
nisation ne respecte pas le cahier des charges ou la
réglementation. En cas d’urgence, cet agrément peut
être suspendu immédiatement pour une durée maxi-
male de 2 mois. Le manquement aux règles peut
entraîner une amende correspondant aux contra-
ventions de cinquième classe. Un contrôleur à qui
l’agrément a été enlevé en est privé pendant 5 ans
à compter du retrait. En outre, le réseau agit sur ses
centres à plusieurs niveaux : il s’assure en perma-
nence de la bonne exécution des contrôles et aide
le centre à obtenir son agrément. Il fournit aussi le
logiciel à la saisie des informations et s’occupe de l’impression des procès-ver-
baux et de la transmission des données des contrôleurs ; il fournit également
le système qualité centre, ainsi que la documentation technique. D’autre part,
le réseau s’occupe de l’assistance technique des contrôleurs, contribue à leur
maintien des qualifications annuelles, effectue l’audit annuel des centres, gère
les réclamations des usagers et référence les matériels de contrôle. Les rela-
tions entre le réseau et un centre de contrôle relèvent du droit commercial.

En parallèle, pour obtenir l’agrément, un centre de contrôle technique indé-


pendant doit renseigner l’identité du demandeur, son statut juridique et les
catégories de CT qui seront effectués dans le centre. Les pièces supplémen-
taires à donner sont le document qui engage l’exploitant à respecter les
prescriptions d’un cahier des charges et l’avis du réseau de contrôle agréé.
La demande d’agrément mentionne la date d’effet et le numéro qui cor-
respond à cette demande, commençant obligatoirement par la lettre « S ».
Contrairement à celui du réseau, l’agrément du centre n’a pas de durée
de validité ; en revanche, dès qu’un changement est opéré, une nouvelle
demande d’agrément doit être faite.

À noter : tout centre (ou réseau) doit avoir un panneau mentionnant son nu-
méro d’agrément.

157
V. Les professionnels

Comme pour le réseau, toute activité de réparation ou commerce automo-


bile est interdite dans les mêmes locaux. Les installations doivent permettre
le contrôle des véhicules d’une longueur de 7 m, d’une largeur de 2,5 m et
d’une hauteur de 3 m, mais aussi offrir un espace convenable autour du véhi-
cule au moins égal à 0,8 m et posséder des moyens informatiques suffisants
pour la saisie des informations en temps réel, et la transmission après édition
de procès-verbaux du contrôle technique à la direction du réseau.

Les contrôleurs doivent également avoir à leur disposition des freinomètres


à rouleau, un banc de suspension pour mesurer la dissymétrie, une plaque
de ripage (ou plateau pivotant), un analyseur de gaz, un opacimètre, des
dispositifs de diagnostic des systèmes embarqués de contrôle des émissions
polluantes, de la pression pneumatique et de l’usure des pneumatiques, ainsi
qu’un matériel spécifique pour le gaz. Enfin, le centre doit disposer d’un sys-
tème qualité suivant la norme NF EN ISO/CEI 17020.2005.

De plus, un contrôleur agréé ne doit pas effectuer, par trimestre, plus de


35 % du nombre de ses contrôles techniques dans des installations auxiliaires
et plus de 35 % de contrôle de véhicules lourds. Les centres sont surveillés
pour la partie administrative par la DRIRE (Direction Régionale de l’Industrie
de la Recherche et de l’Environnement) ou la DREAL (Direction Régionale de
l’Environnement de l’Aménagement et du Logement).

Formations
Le contrôle technique est effectué par un contrôleur agréé par l’État : cet
agrément n’est obtenu qu’à condition de justifier de certaines qualifications.
Le certificat de qualification professionnelle a ainsi été mis en place par une
branche professionnelle pour répondre à ses besoins spécifiques.

Toutefois, n’étant pas reconnu par l’État, il n’a de valeur que dans la branche
ou le regroupement de branches qui l’a créé. L’élaboration d’un CQP relève
d’une décision de la Commission paritaire nationale pour l’emploi de ce
secteur.

Le tableau des pages suivantes présente les différentes formations envisa-


geables pour devenir contrôleur automobile sur des véhicules à essence.

158
Qualification Qualification avec expérience pro
Formation avec expérience Qualification avec expérience pro longue dans un autre État membre de la CE
pro courte ou dans un État partie de l’EEE
• Diplôme de niveau IV* dans une discipline
automobile ou un secteur de l’industrie auto,
de la mécanique, de la productique, de l’au-
V. Les professionnels

Diplôme de
tomatisme de l’électronique, de l’électromé-
Diplôme niveau V* dans
canique ou de la maintenance aéronautique N/A
exigé une discipline de
• Diplôme de niveau V* dans une discipline de
l’automobile
l’automobile ou de la mécanique auto, avec
au moins 24 mois d’expérience dans la répa-
ration ou la maintenance
À titre indépendant ou en tant que
chef d’entreprise :
• expérience de 3 ans consécutifs

159
(l’activité ne devant pas avoir pris
fin depuis plus de 10 ans)
• expérience de 2 ans s’il a reçu
pour cette activité une formation,
Formation Formation s’il a un certificat reconnu par
exigée et spécialisée com- Formation spécialisée complémentaire dans le l’État d’origine ou jugé valable par
nombre plémentaire dans contrôle technique automobile : 175 h l’organisme
d’heures le CT auto : 900 h • expérience de 2 ans, s’il a exercé
l’activité en tant que salarié pen-
dant 3 ans
À titre de salarié : expérience de
3 ans s’il a reçu une formation vali-
dée par un certificat reconnu par
l’État d’origine ou jugé valable par
l’organisme pro
Qualification Qualification avec expérience pro
Formation avec expérience Qualification avec expérience pro longue dans un autre État membre de la CE
pro courte ou dans un État partie de l’EEE
V. Les professionnels

Contrôle de
connaissances et
examen pratique
Contrôle de connaissances et examen pratique
sur l’ensemble
Contenu sur l’ensemble de la réalisation d’une visite
de la réalisation
technique périodique satisfaisante
d’une visite tech-
nique périodique
satisfaisante
Certificat de N/A

160
qualification pro-
fessionnelle de
Certificat de qualification professionnelle ou
contrôleur : titre
titre professionnel de contrôleur technique
Certification reconnu par la
automobile : 5 ans d’expérience dans la répara-
commission pari-
tion auto
taire nationale de
l’emploi et de la
formation pro

* Le diplôme de niveau IV équivaut au bac, tandis que le diplôme de niveau V équivaut à un CAP ou BEP.
V. Les professionnels

Durant sa formation complémentaire, le


stagiaire peut assister à des opérations de
contrôle dans un centre technique spécia-
lisé. Après une évaluation intermédiaire,
en tant que contrôleur stagiaire, il pourra
également effectuer des opérations de
visite sous la surveillance permanente
du maître de stage. En revanche, c’est
uniquement au contrôleur agréé qu’il revient de viser le PV. Le tableau ci-
dessous présente la formation nécessaire pour devenir contrôleur pour des
véhicules équipés d’un réservoir carburant.

Formations Qualifications
Qualification spécifique : « Contrôle technique des véhicules
Qualification
équipés d’un réservoir de gaz carburant »
Diplôme de niveau IV ou V tel que décrit pour les précédentes
Diplôme
qualifications
Formation complémentaire spécifique théorique et pratique
Formation et nombre d’au minimum 21 h ayant donné lieu à une évaluation satis-
d’heures faisante, ou attestation de capacité de formateur en cours de
validité
• Attestation de capacité délivrée au formateur par un orga-
nisme agréé par la confédération française pour les essais
Certification et nombre
non destructifs (COFREND)
d’heures
• Formation initiale de 35 h, puis 7 h/année civile pour le
maintien de cette capacité
• Contrôle de connaissances validé si cet examen est jugé
satisfaisant
• Attestation de stage indiquant les résultats satisfaisants et la
Contenu
référence de l’approbation du programme par le ministère
des Transports ; en cas de téléformation, sont mentionnées
la durée et la date d’achèvement

Concrètement, la qualification permettant de réaliser des contrôles techniques


périodiques sur des véhicules légers se divise en deux modules. Le premier
concerne les activités techniques : réalisation de la visite technique (contrôle
des organes mécaniques et de leur fonctionnement, saisie de la liste des

161
V. Les professionnels

défauts constatés sur le véhicule, procès-verbal de contrôle) et réalisation des


contrôles volontaires et des contre-visites. Le second module se concentre sur
l’organisation de l’intervention (utilisation de la documentation technique par
rapport à la réglementation, entretien des postes de travail en rapport avec les
équipements de contrôle, application des procédures qualité en vigueur dans
l’entreprise), mais aussi sur sa gestion (accueil de la clientèle, établissement et
transmission de tout document à caractère administratif et commercial, com-
mentaire du PV de contrôle technique à l’automobiliste, validation du PV par
apposition des signatures, pose du macaron ainsi que la vignette, facturation
et encaissement). De plus, cette qualification contient des périodes en entre-
prise en plus de celles suivies au sein des organismes de formation (ou par
télé-formation).

Par ailleurs, le contrôleur certifié


a des obligations pour maintenir
sa qualification, notamment du
fait de l’évolutivité de son métier.
Il doit notamment prouver qu’il
a suivi un complément de for-
mation d’au moins 20 h/année
civile, avec un module technique
général, d’une durée minimale de
8 h (dont le référentiel est modi-
fié le 1  juillet de chaque année) ; la télé-formation de ce complément (si
er

elle est envisagée) ne doit pas dépasser 6 h ni être effectuée avant les autres
modules. Il doit aussi prouver qu’il a réalisé au moins 300 visites techniques
périodiques par année civile, lorsque l’agrément est obtenu en cours d’année
ou 25 par mois, à partir du mois qui suit l’agrément. Autre point : il a l’obli-
gation de réaliser un audit portant sur la réalisation d’une visite technique
périodique au moins une fois toutes les 2 années civiles.

En cas d’audit défavorable, celle-ci sera suivie dans les 4 mois d’un nouvel
audit (ne se substituant pas à l’audit réglementaire). Le contrôleur automobile
doit également avoir effectué une remise à niveau dans le cas d’une inactivité
supérieure à 1 an, d’un changement de réseau ou d’une carence constatée ;
dans ces cas-là, il n’est pas dispensé du complément de formation de 20 h.

162
V. Les professionnels

Le contrôleur automobile sta-


giaire est encadré par un maître
de stage et un organisme de
formation. Le tuteur est obliga-
toirement un contrôleur agréé,
qui justifie d’une formation
minimale de 35 h portant sur
la qualité et sur les réglementa-
tions spécifiques s’appliquant à
la profession : le programme est
approuvé par le ministère des Transports. Ses missions : il suit le stagiaire au
sein du centre de contrôle technique, le forme à la pratique et le surveille lors
d’opérations de contrôle. En outre, un centre ne peut former qu’un stagiaire à
la fois, et l’organisme de formation doit être reconnu par les pouvoirs publics
et dispenser des formations dont les programmes et contenus sont approuvés
par le ministre des Transports.

Attention donc à ne pas confondre les organismes qui permettent de suivre


une formation diplômante (sanctionnées par un diplôme d’État) – centres
agréés, AFPA – et les organismes qui délivrent des certificats de qualification
professionnelle – centres de formation désignés par la branche profession-
nelle, mentionnés sur les sites de l’OTC, de l’ANFA ou dans le Répertoire
national des certifications professionnelles.

Les centres auto


Les centres auto sont des réseaux qui offrent des prestations d’entretien
courant sans rendez-vous et vendent des pièces détachées de voiture et
accessoires en libre service.

Présentation
Les centres auto sont souvent assimilés aux chaînes de réparation rapide. Or,
si celles-ci offrent également des prestations d’entretien sans rendez-vous,
un peu de réparation mécanique simple et des opérations de diagnostic et de
climatisation, elles ne vendent pas de pièces de rechange ni d’accessoires en

163
V. Les professionnels

libre-service. Certains des centres auto font partie de groupes de la grande


distribution comme Auchan, Leclerc ou Intermarché. Certains sont organi-
sés en franchises, d’autres en succursales. Il s’agit de Speedy, Midas, Roady,
Feu vert, Norauto, Point S, etc. Ils sont en général présents dans les grandes
zones commerciales.

Les centres auto, qui proposaient initiale-


ment des opérations d’entretien simples
comme la vidange, le changement des
pneumatiques et des freins, ont élargi
leur offre et proposent des forfaits révi-
sion ou entretien. Ils sont spécialisés en
pièces d’usure comme l’échappement,
les suspensions, les freins, les vidanges,
les batteries. Ils sont en général 20 à 30 % moins chers que les constructeurs
au travers de leurs forfaits. Leur compétence technique est leur limite, dans la
mesure où ils peuvent manquer de formation sur les nouveaux véhicules par
rapport à la concurrence ; la mise à jour des données concernant la révision
des nouveaux véhicules n’est pas non plus forcément effective.

Critères de choix
Avant de faire son choix, il est important de se poser les bonnes questions :
quel est le prix de la main-d’œuvre et des pièces détachées ? Ces derniers
sont-ils transparents, les détails des opérations effectuées sont-ils bien inscrits
dans les forfaits proposés ?

Les détails donnés sur Internet sont-ils repris sur les devis ou les ordres de
réparation ? Les forfaits correspondent-ils vraiment aux besoins réels ?
Aucune réparation essentielle n’a-t-elle été oubliée ? A contrario, n’y a-t-
il pas d’opérations inutiles au regard de l’état de la voiture et des révisions
prévues ? Quels sont les outils dont dispose le professionnel s’il est hors du
réseau du constructeur, notamment pour les voitures récentes fonctionnant
avec de l’électronique complexe ? Les mises à jour de l’outil informatique
sont-elles connues par le professionnel (transmises par le constructeur)
concernant les derniers véhicules sortis sur le marché ? Etc.

164
V. Les professionnels

En parallèle, il convient de s’assurer que le professionnel connaît le pro-


gramme d’entretien. En effet, il est impératif de lire le carnet d’entretien avant
de passer chez le garagiste. En effet, si lors d’une des révisions (aux 10 000,
50 000 km ou plus) une opération a été oubliée et qu’elle aboutit à une casse
mécanique, le constructeur sera en droit de refuser le bénéfice de la garantie.

Les concessionnaires
Les concessionnaires sont des réparateurs, membres d’un réseau constructeur.

Présentation
Les concessionnaires sont char-
gés de la distribution des pièces
de rechange et ont souvent une
activité de vente de véhicules
neufs. Ils sont capables d’effectuer
toutes les opérations d’entretien
et de réparation, mais uniquement
sur les véhicules de leur marque.
Les trois grands constructeurs
français sont présents au travers
de leurs concessions sur le territoire français, mais aussi à l’international. De
même, des constructeurs étrangers sont représentés sur le territoire français.

Les concessionnaires possèdent l’outillage nécessaire à la réparation de leurs


véhicules et sont au courant des opérations à effectuer pour chacun de leurs
modèles. De plus, ils détiennent les pièces d’origine (même de rechange) et
sont informés des rectifications d’atelier (ou remises à niveau) faites par les
constructeurs (hors révision). Les concessionnaires sont donc en général aptes
à résoudre les problèmes et à réviser une voiture dans les règles de l’art. Les
pièces installées seront homologuées (d’origine ou de rechange) et fiables
(hormis défaut constructeur). Ils proposent globalement des forfaits révision
ou entretien (par organes) plus ou moins personnalisés, mais avec une réelle
expertise. Au sortir de la révision, ils peuvent aussi indiquer au conducteur les
prochaines démarches à suivre.

165
V. Les professionnels

Les concessionnaires ont longtemps gardé le monopole sur la révision de


véhicules de moins de 2 ans (période pendant laquelle le véhicule est garanti).

Depuis l’ouverture du marché de l’après-vente automobile (2002), la garantie


ne peut plus être annulée si l’usager fait appel à un autre professionnel.

Les concessionnaires ont donc modifié leurs offres et multiplié les forfaits
d’entretien pour faire face à la concurrence : il ne faut donc pas hésiter à
consulter les différentes offres sur les sites Internet avant de se déplacer :
il existe souvent des promotions temporaires. Ils offrent aussi de nouvelles
garanties (1 an) sur certaines pièces.

Attention : il est toutefois nécessaire d’être vigilant quant à certaines propo-


sitions. Par exemple, on trouve des forfaits révision qui ne comprennent pas
dans le prix la fameuse vidange avec le changement du filtre à huile.

Tarifs
Malgré la multiplication des forfaits et
la diminution de leurs prix après 2002
sur les différents services proposés, les
concessionnaires ont encore une marge
d’avance.

En effet, les révisions constructeurs


restent 26 % plus chères que celles des
réparateurs automobiles, 24 % plus oné-
reuses que les centres auto et 46 % plus élevées que les réparateurs rapides.

Dans le même ordre d’idées, alors qu’une vidange coûte 188 € chez le
constructeur, elle ne vaudra que 153 € chez le réparateur automobile, 133 €
chez le centre auto et 139 € chez le réparateur rapide.

La différence des prix d’entretien de voiture est souvent liée aux pièces
détachées, qui devraient pourtant être obtenues dans des conditions plus
favorables par les concessionnaires, compte tenu des volumes qu’ils com-
mandent. Enfin, le plus souvent, leurs compétences se cantonnent à leur
propre marque.

166
V. Les professionnels

Entretenir soi-même sa voiture


Pour ceux qui possèdent des connais-
sances mécaniques plus ou moins
approfondies, il leur est possible de réali-
ser seuls certaines opérations. Toutefois,
les limites de cette solution résident à la
fois dans la nécessité de détenir des outils
complexes ou électroniques de diagnos-
tic, et dans l’importance de respecter les
critères de la garantie constructeur. Ainsi, même si elle n’est plus conditionnée
au tampon du constructeur, l’opération doit être correctement effectuée ; en
cas de panne liée à une mauvaise « réparation », le conducteur ne pourra pas
faire jouer sa garantie.

Opérations simples
Les opérations d’entretien sont nombreuses et concernent aussi bien le
moteur, l’électricité, la sécurité que les vitres. Ci-dessous, un récapitulatif de
l’ensemble des opérations de base nécessaires à l’entretien d’un véhicule.

Outils et/ou conditions


Opérations Difficulté Risques et/ou limites
nécessaires
• Ne pas jeter l’huile
n’importe où, mais
l’apporter chez un Lieu où l’élévation du véhicule est
Vidange Simple
professionnel possible
• Savoir changer le filtre
à huile
Ne pas jeter l’huile n’im-
Liquide de Disposer d’un pont ou d’un cric et
Simple porte où, mais l’apporter
refroidissement de chandelles
chez un professionnel
Très risquée, car la Pour certains moteurs récents, un
Courroie de Très difficile et
moindre erreur peut outillage spécial est obligatoire
distribution très technique
entraîner une casse du pour caler le cycle de combustion
(seule ou en kit) (1 à 4 h)
moteur et installer la courroie

167
V. Les professionnels

Outils et/ou conditions


Opérations Difficulté Risques et/ou limites
nécessaires
• Disposer d’un pont ou d’un cric
• Peu risqué : attention et de chandelles
aux pièces grippées • Pour un pot percé : disposer
Échappement
Assez facile ou rouillées d’un poste semi-automatique
(pot ou en kit)
• Porter des lunettes et (MIG ou TIG) ou d’un chalu-
gants en cuir meau oxy-acétylénique et de fil
d’acier

Système électrique
Ci-dessous, un récapitulatif de l’ensemble des opérations nécessaires à l’en-
tretien du système électrique d’un véhicule.

Outils et/ou conditions


Opérations Difficulté Risques et/ou limites
nécessaires
• Sur une voiture moderne, le
débranchement de la batterie
peut verrouiller le véhicule,
Sur une voiture moderne,
le concessionnaire est alors le
mettre un générateur en
Batterie Très facile seul recours
parallèle le temps d’installer la
• Ne pas se tromper lors de l’en-
nouvelle batterie
lèvement : toujours débran-
cher le négatif en premier et
brancher le positif en premier
Assez facile, • Risques de débrancher une
mais rigueur borne de la batterie • Caisse à outils complète
Alternateur nécessaire au • Risque de mettre à nouveau la • Voltmètre ou au moins
niveau des courroie d’entraînement sous multimètre
branchements tension
• Permuter les câbles d’allumage
• Clé à bougie
• Se tromper lors de l’achat
• Avant de démonter les
des bougies (entre les bou-
bougies d’allumage, ne pas
Bougies gies froides et courtes qui
Assez facile hésiter à nettoyer le pour-
(allumage) transmettent la chaleur très
tour, la poussière qui les
rapidement, et les chaudes et
recouvre ne doit pas tom-
longues qui la diffusent plus
ber dans le moteur
lentement)

168
V. Les professionnels

Outils et/ou conditions


Opérations Difficulté Risques et/ou limites
nécessaires
• Difficulté d’accès pour l’une
d’entre elles
• Ne pas oublier de déconnecter
Facile (ne doit Clé à bougie (utilisée unique-
Bougies une borne de la batterie sous
pas durer plus ment pour le desserrement et
(préchauffage) peine d’induire d’autres pro-
de 20 min) le serrage final)
blèmes électriques
• Ne pas bien positionner/ali-
gner la bougie dans le filetage
• Confusion entre les innom-
brables types d’ampoules Utiliser le bon modèle d’am-
Ampoules Assez facile • Attention à ne pas toucher le poule et travailler contact
verre, mais le culot de l’am- coupé
poule (partie métallique)

Système de sécurité
Pour l’entretien du système de sécurité, les opérations ou organes à inspecter
impérativement sont les freins, les amortisseurs et l’embrayage.

Risques et/ou
Opérations Difficulté Outils et/ou conditions nécessaires
limites
• Clé dynamométrique
• Une mauvaise ins- • Il est préférable de commencer
tallation peut être par les freins à disque avant, plus
Freins Assez difficile très dangereuse sollicités
• Le freinage peut • Ne pas oublier de desserrer le frein
être déséquilibré à main pour libérer les garnitures et
faciliter le démontage des tambours
• Chandelles ou pont pour enlever
les amortisseurs lorsqu’ils sont
Parallélisme des
détendus
Amortisseurs Moyennement facile trains : ils se
• Clé à 6 pans
changent par paire
• Compresseur de ressort à vis pour
tendre les ressorts
Très difficile : long et Risque de mon-
fastidieux, car une tage incorrect assez De la place, du temps, une boîte à
Embrayage
dépose d’autres élé- important et de outils complète et un centreur
ments est nécessaire mauvais centrage

169
V. Les professionnels

Autres points de révision


Après avoir procédé aux révisions ou réparations
pré-citées, il restera encore l’entretien des vitres
et de la climatisation. Pour cela, rien de plus
simple : le lave-glace et les essuie-glaces sont
très simples à changer. Il convient juste de ne
jamais employer d’eau pure ou de détergent. En
revanche, s’agissant de la climatisation, la recharge du fluide doit être effec-
tuée par un professionnel, au vu de la dangerosité des risques encourus.

Il sera aussi nécessaire d’acquérir des pièces détachées de qualité et au meil-


leur prix. Pour ce faire, il est possible de se rendre dans les grandes surfaces
généralistes ou auto, dans certains centres auto, ou encore sur Internet.

Les tarifs
Plusieurs éléments entrent dans l’évaluation du
prix de l’entretien d’une voiture : l’âge du véhi-
cule, sa garantie, le coût de la main-d’œuvre (+
la TVA) et le prix des pièces détachées. Certains
éléments font, depuis quelque temps, aug-
menter les prix, c’est le cas notamment des
nouvelles technologies (phare au xénon huit fois
plus cher qu’un modèle classique), l’accumula-
tion d’éléments antipollution qui posent problème et doivent être remplacés,
l’augmentation des options comme la climatisation, qui coûtent cher à l’en-
tretien, ainsi que les diagnostics électroniques, qui demandent une solide
connaissance des professionnels et une mise à jour des données et matériels,
et donc un temps de main-d’œuvre plus important.

Des coûts très variables


Pour effectuer des révisions ou l’entretien de son véhicule, le consommateur
peut se rendre dans un réseau de constructeurs (concessionnaires) ou d’indé-
pendants (centres ou réparateurs). Or, si l’on en croit les différentes études,

170
V. Les professionnels

les prix moyens des révisions chez les constructeurs sont encore 20 à 40 %
plus élevés que ceux des centres auto et des réparateurs automobiles. Dans
ces tarifs, le coût de la main-d’œuvre a une grande influence.

Cependant, il faut distinguer les prestations moins techniques des plus com-
plexes, pour lesquelles on constate un écart moins important. Pour une
prestation simple comme la vidange (moyenne de prix : 63,90 €), il sera
demandé 67,3 € chez le constructeur contre 52,79 € pour les centres auto
et 58,82 € pour les autres professionnels. Pour des prestations un peu plus
compliquées, on compte une moyenne de 70,06 €, et 72,19 € chez le
constructeur contre 58,23 € pour les centres auto et 62,26 € pour les garages
indépendants. Enfin, pour les opérations très complexes, comme les dia-
gnostics pointus sur des équipements électroniques, la facture s’élèvera en
moyenne à 77,16 €. Or, chez un constructeur, il faudra débourser 79,79 €,
tandis que dans un centre auto, la somme s’élèvera seulement à 64,50 € et
à 69 € chez les autres garagistes. De même, le coût des équipements est un
élément qui pèse davantage sur les centres auto, qui proposent des véhicules
très variés.

Par ailleurs, on observe aussi une grande ampli-


tude des prix des pièces détachées. Celles-ci ne
sont pas toujours d’origine, puisqu’il existe des
pièces dites de « qualité équivalente » ; toutes
ne sont donc pas de première monte, et cer-
taines sont dites de rechange. D’autre part, lors
d’une révision ou d’un entretien, il est possible de se procurer des pièces de
rechange auprès du concessionnaire, du centre auto, du réparateur, dans une
grande surface généraliste ou spécialisée ou encore sur Internet. Cela explique
aussi les grandes différences de prix. Les enquêtes menées par l’INSEE, UFC-
Que Choisir et la DGCCRF montrent également une réelle disparité entre les
tarifs des prestations de révision. Même si les équipementiers préconisent tou-
jours des prix de vente finaux inférieurs ou égaux à ceux des constructeurs, ils
sont, de façon générale, toujours et encore plus chers en France que dans le
reste de l’Europe. Par ailleurs, si les tarifs sont à la baisse de 4 %, les paniers
moyens (pièces d’usures courantes : ampoule de code, filtre à air, huile, à car-
burant, kit d’embrayage, etc.) sont très différents d’un type de ­voiture à un

171
V. Les professionnels

autre. Ainsi, pour 15 pièces courantes, il faut prévoir 1 671 € pour un véhi-
cule citadin, 1 974 € pour une voiture compacte, 2 530 € pour une familiale
et enfin, 1 822 € pour les polyvalentes.
À noter : les Français sont plus compétitifs sur les citadines et les compactes
que sur les familiales ou les polyvalentes.
Depuis le règlement européen 1400/2002, qui a ouvert le marché des pièces
détachées et permis au consommateur de bénéficier de la garantie construc-
teur où qu’il aille, les centres auto, puis les concessionnaires ont élargi leur
offre. C’est ainsi que les forfaits d’entretien se sont multipliés. On trouve
donc maintenant des forfaits comprenant, outre la fameuse vidange, un cer-
tain nombre de points de contrôles (76 ou 119, etc.). Ces derniers sont plus
ou moins chers et plus ou moins complets. La difficulté pour faire son choix
repose sur le rapport qualité/prix, la visibilité des prestations proposées, la
différence entre le tarif proposé sur Internet et en centre, le coût des pièces
détachées et le service commercial (conseils judicieux et gestes commerciaux,
contre tendance à forcer la main). Certains forfaits comportent effectivement
un grand nombre de points à contrôler, mais omettent certains points de sécu-
rité essentiels. Il vaut parfois donc mieux négocier des prestations à l’unité.
Important : il arrive que des défauts ne soient pas détectés par certains profes-
sionnels. Il convient donc d’être vigilant en récupérant son véhicule. Attention
aux conseils lacunaires.
Le tableau ci-dessous présente, à titre indicatif, les tarifs pratiqués pour les
principales opérations d’entretien d’un véhicule, selon le prestataire.

Service
Garagistes Centres
Opérations Concessionnaire rapide d’un
indépendants auto
concessionnaire
Remplacement des
147 € 114 € 110 € 77 €
plaquettes de freins avant
Remplacement d’un
217 € 237 € 185 € 176 €
roulement avant
Remplacement du
229 € 242 € 236 € 184 €
silencieux
Remplacement de
824 € 1 362 € 1 237 € 763 €
l’embrayage

172
V. Les professionnels

Dépannage
La panne de voiture entraîne un coût qui peut être élevé lorsque l’on doit
faire appel à un professionnel du dépannage auto. En fonction de l’interven-
tion, il faut en effet prendre en compte des frais de remorquage (une dépense
variable selon la distance), des prestations de services supplémentaires selon
le lieu de l’immobilisation (route, voie express, autoroute), la fourniture
éventuelle de pièces, le temps passé sur le lieu d’immobilisation, ainsi que la
tranche horaire et le jour de la semaine. Les prix pratiqués par les prestataires
sont variables. Avant de faire appel à un dépanneur, mieux vaut donc se ren-
seigner sur la tarification en vigueur.

Tarif nuit,
Distance de
Tarif jour week-end, jour
remorquage
férié
0 à 10 km 90 à 100 € 130 à 140 €
10 à 20 km 120 à 130 € 170 à 180 €
20 à 30 km 140 à 150 € 190 à 200 €
30 à 40 km 190 à 200 € 240 à 250 €
40 à 50 km 220 à 230 € 260 à 300 €

En cas de panne de voiture sur voie


express ou autoroute, l’automobiliste
est dans l’obligation de faire appel à
un professionnel agréé par les socié-
tés d’autoroutes en utilisant une borne
d’appel d’urgence. Le prix du remor-
quage est alors réglementé et fixé par
arrêté ministériel à 121 € TTC en jour-
née et semaine pour un véhicule dont le
PTAC est inférieur à 1,8 t – ce prix forfaitaire est applicable du lundi au ven-
dredi de 8 à 18 h –, ou 181,50 € TTC de nuit, le week-end et les jours fériés,
pour un véhicule dont le PTAC est inférieur à 1,8 t – le prix de cette prestation
est facturé pour tout dépannage les samedis, dimanches, jours fériés et tous
les jours de 18 à 8 h. Concernant les véhicules d’un poids total compris entre
1,8 et 3,5 t, le prix forfaitaire est fixé à 149,85 €.

173
V. Les professionnels

Les prestations autres que le remorquage


sont facturées par le professionnel à des
tarifs libres. Cela concerne notamment la
fourniture de pièces, le temps de main-
d’œuvre au-delà des 30 min comprises
dans le forfait, si la distance du remor-
quage est supérieure à 5 km de la sortie
la plus proche du lieu de l’immobilisation
du véhicule. Lors d’un dépannage auto, le professionnel est dans l’obligation
de fournir au client une facture détaillée des prestations ; les tarifs doivent
être lisiblement affichés dans la cabine du véhicule d’intervention.

Réparation
Pour évaluer le coût de la réparation, le garagiste prend en compte les pièces
automobiles à remplacer (le coût des pièces dépend du type de véhicule et
peut faire varier la facture de façon considérable), les fournitures, le temps
d’intervention et les essais du véhicule. Seul un devis établi par un profes-
sionnel peut indiquer le prix de réparation avec exactitude. Toutefois, il est
possible de fournir une fourchette de prix en fonction des prestataires. Le
tableau suivant affiche les tarifs horaires HT et permet d’avoir un aperçu du
coût de la main-d’œuvre pour des interventions courantes.

Niveau d’intervention Garagiste Centre auto Concessionnaire


T1 (courant) 40 à 50 € 40 à 50 € 50 à 70 €
T2 (légèrement technique) 50 à 60 € 50 à 60 € 60 à 80 €
T3 (opération très technique) 50 à 70 € 50 à 70 € 70 à 100 €

À noter : certains établissements facturent des frais de garage qui varient entre
5 et 8 €/jour.

Carrosserie
Pour toute réparation de carrosserie, mieux vaut demander plusieurs devis.
Les prix varient d’un carrossier à l’autre. Pour fixer le coût de l’intervention,
les opérations à prendre en compte sont le remplacement d’un élément, les

174
V. Les professionnels

fournitures (mastic, peinture auto, produits complémentaires éventuels), le


redressage de la tôle, la main-d’œuvre, le débosselage et les travaux méca-
niques éventuels.

Comme pour toute intervention de mécanique automobile, le carrossier a pour


obligation d’établir un devis avant d’entreprendre une quelconque réparation.

Niveau de technicité Tarif horaire HT


T1 (opération courante) 40 à 50 €
T2 (opération complexe) 45 à 60 €
T3 (opération haute technicité) 60 à 70 €

Peinture auto
Le prix de travaux de peinture sur une voiture est variable en fonction des
travaux à réaliser et de la surface à peindre. Si l’on souhaite les confier à un
professionnel, il est préférable de demander un devis. Cette estimation tient
compte des travaux de préparation (ponçage, pose de mastic, démontage),
de la main-d’œuvre, de la quantité et de la qualité de la peinture, des produits
complémentaires (polish, vernis), des fournitures éventuelles et du montage.

Certains propriétaires préfèrent effectuer eux-mêmes les travaux de peinture.


Selon le produit employé, le coût est alors variable. Ci-dessous un tableau
indicatif des prix moyens TTC de peinture pour voiture.

Type de peinture auto Quantité Prix


Peinture non métallisée 0,25 l 20 à 30 €
Peinture nacrée 0,25 l 20 à 30 €
Peinture métallisée 1 l 60 à 70 €
Peinture + durcisseur 1 l 140 à 150 €
Peinture métallisée à l’eau 0,50 l 50 à 60 €
Peinture non métallisée à l’eau 0,50 l 60 à 70 €
Peinture pour jantes avec durcisseur 0,50 l 50 à 60 €

175
V. Les professionnels

Contrôle technique
Le contrôle technique est un examen réglementé et obligatoire pour la plu-
part des véhicules. Son coût et celui de la contre-visite sont à la charge de
l’automobiliste ; il est fixé librement par le contrôleur technique. En France,
il existe des centres indépendants, mais la plupart appartiennent à l’un des
cinq grands réseaux : Auto-Sécurité, Autosur, Autovision, Dekra-Norisko et
Securitest. Ces réseaux sont présents partout en France métropolitaine et
dans les DOM-TOM. Tous appliquent des prix très différents selon la région,
le véhicule (essence, diesel ou GPL et/ou particulier, utilitaire, léger ou lourd)
et le type de visite (périodique, contre-visite, complémentaire ou contrôle
antipollution).

Contrôle
Véhicules Contre-visite Contrôle
technique
Véhicule léger essence 49 à 75 € 0 à 20 € 25 à 30 €
Véhicule léger Diesel 49 à 85 € 0 à 25 € 30 à 35 €
Véhicule GPL 79 à 120 € 0 à 25 € N/A
Véhicule utilitaire 50 à 94 € 0 à 30 € 25 à 30 €
Poids lourds 79 à 250 € 38 à 70 € N/A

Comme le signale la DGCCRF : « Le prix de contrôle […] doit être clairement
affiché à l’entrée de l’établissement, ainsi qu’à l’accueil pour l’information
du consommateur. » Le centre qui effectue le contrôle est donc obligé de
remettre une note détaillée à son client pour les prestations d’un montant
supérieur à 25 € TTC. Il est alors nécessaire d’être vigilant quant aux termes
employés, aux indications de type « titre indicatif », « tarifs pouvant évo-
luer », mais également aux données sur Internet ou par téléphone, à la réalité
observée sur place et aux forfaits (que comprennent-ils exactement ?).

Pièces auto
Faire une réparation automobile entraîne des frais qui conduisent, dans la plu-
part des cas, à l’achat de pièces détachées. Deux catégories sont mises sur le
marché, à des tarifs variables : les pièces de rechange d’origine, identiques à
celles utilisées pour la fabrication d’un véhicule et produites dans le respect

176
V. Les professionnels

des normes imposées au constructeur ; et les pièces de rechange de qualité


équivalente qui présentent les mêmes caractéristiques que les pièces d’origine
et doivent être de qualité égale ou supérieure à celles fournies par les réseaux
agréés.

L’ouverture à la concurrence du marché


des pièces détachées offre la possibilité
au consommateur d’acheter des pièces
et de bénéficier d’une baisse substantielle
de tarifs.

Ainsi, il est possible de réaliser des


économies en optant pour l’achat de
pièces auto alternatives délivrées par les réseaux de distribution et de pièces
d’occasion qui offrent une qualité identique. Le prix diffère en fonction du
distributeur, du modèle de la voiture et de son millésime.

Quel que soit le véhicule possédé, il est possible de demander un devis au


mécanicien pour toute réparation ou à un carrossier.

À noter : toute intervention par un professionnel implique le coût de la main-


d’œuvre qui vient s’ajouter au prix des pièces auto.

177
V. Les professionnels

AA Pour aller plus loin


Astuce

Acheter des pièces détachées sur Internet


Acheter ses pièces détachées sur Internet permet non seulement de bénéficier
d’une offre vaste et fournie, mais, aussi et surtout, de réaliser de nombreuses
économies. En contrepartie, Internet regroupe autant de bonnes affaires que
d’arnaques. Comment ne pas se tromper ?
Il n’existe pratiquement aucun magasin physique qui présente le même choix de
pièces de rechange qu’un site Internet. En effet, il est possible d’accéder, au sein
de la même boutique en ligne, à presque tous les modèles.
En outre, la plupart des sites marchands possèdent un forum permettant aux
acheteurs d’échanger des conseils ou des adresses utiles. Internet permet égale-
ment de bénéficier de prix réduits puisqu’ouvrir une boutique en ligne diminue
les charges fixes des vendeurs (moins de locaux, moins de salariés).
Toutefois, c’est également un terrain idéal pour tous les arnaqueurs. Il convient
donc de bien s’informer avant d’acheter. On recommande ainsi, avant tout achat,
de vérifier la fiabilité du site.
On préférera les sites marchands membres de la Fédération du E-commerce et de
la Vente à Distance (FEVAD), qui répondent à une charte de services bien précise.
Ils ont notamment le devoir de fournir un service après-vente. Ainsi, si la pièce
achetée ne correspond pas aux attentes du client ou présente un défaut, ce der-
nier est protégé.
Il convient ensuite de s’assurer que la pièce commandée correspond exactement
à celle dont on a besoin : il faut choisir la marque et le modèle correspondant au
véhicule afin de ne pas avoir à l’adapter. En cas de doute, mieux vaut demander
conseil à des techniciens présents sur le forum du site ou s’abstenir d’entamer
des réparations seul !
Bien sûr, comparer les prix est indispensable ! Acheter en ligne n’est pas automa-
tiquement synonyme d’économie. Certains vendeurs peuvent en profiter. Il faut
aussi se méfier des comparateurs de prix en ligne, qui peuvent être sponsorisés
par des sites ou marques spécifiques.

178
V. Les professionnels

Questions / réponses de pro

Obligation de résultat d’un garagiste


J’ai fait poser par un garagiste un équipement en option pour avoir les radars de
recul. Or, cette option ne fonctionne pas comme je le souhaiterais : dès que je
passe la marche arrière, cela bipe en continu. J’en ai parlé à la secrétaire du garage
et, d’après elle, ce n’est pas un gros problème, mais je pense que le garagiste va
me dire que c’est tout à fait normal. Quel recours ai-je pour être dédommagée ?
Question de Nina

ΔΔ Réponse d’Affalterbach
Les garagistes et les concessionnaires sont responsables de ce qu’ils vendent
et, dans ce cas, installent. C’est une obligation de résultat. Visiblement, le
résultat espéré n’est pas celui qui découle de l’achat et du montage de ce
kit radar.
ΔΔ Réponse de Madinina54
Dans un premier temps, prenez rendez-vous avec le garagiste ayant monté
l’appareil. Puis, si selon vous le problème persiste, faites expertiser votre
véhicule par un expert indépendant. Vérifiez tout de même que ce type de
problème est pris en charge par votre assurance, notamment l’assistance
juridique. En fonction des résultats, vous pouvez faire appel au siège du
centre auto pour trancher, s’il y a lieu. Gardez bien les documents liés à
votre appareil : facture, conformité de l’appareil et garantie de montage.

Entretien hors réseau


Mon concessionnaire m’a prévenu qu’une révision ou un entretien effectué en
dehors du réseau me ferait perdre ma garantie constructeur. A-t-il raison ?
Question de Raphaël

ΔΔ Réponse de Darko
Il est complètement dans l’illégalité ! Depuis le règlement 1400/2002 de la
Commission européenne, qui a ouvert le marché de l’après-vente automo-
bile (entre autres), les constructeurs n’ont plus le monopole sur la révision
et l’entretien automobile.

179
V. Les professionnels

Il leur est interdit (certains essaient encore selon la Direction de la détection


des fraudes) de vous dissuader frauduleusement de vous adresser à un indé-
pendant comme les centres auto ou les réparateurs automobiles.

Litige avec un garagiste


Ma voiture est bloquée chez mon garagiste depuis 2 mois. Il a utilisé un sous-
traitant pour les réparations, qui a causé des dégâts sur le véhicule. La situation
ne bouge pas, quel peut être mon recours ?
Question de Basquo

ΔΔ Réponse de Robespierre
L’expert automobile est compétent pour régler les litiges.
ΔΔ Réponse de Nico
La première chose à faire est de contacter votre assurance et de faire valoir
votre protection juridique, qui va missionner un expert pour définir les respon-
sabilités. Il est très important de conserver les documents afférents aux travaux
réalisés sur le véhicule pour votre assurance (facture, ordre de réparation).

Choisir son centre auto


Puis-je me rendre dans un centre autre que celui indiqué sur ma convocation ?
Question de Motor Parts

ΔΔ Réponse de SARL Atout Contrôle


Vous pouvez vous rendre dans le centre de votre choix. Cependant, la
convocation est souvent assortie d’une remise, n’hésitez pas à faire valoir
ce point dans le centre de votre choix.
ΔΔ Réponse d’AC Auto Contrôle
Vous pouvez vous rendre dans le centre de votre choix. De même, si votre
véhicule est en contre-visite, vous pouvez la faire dans un autre centre.

Locataire d’un véhicule


Je loue un véhicule longue durée qui va bientôt avoir 4 ans. À qui revient la prise
en charge du contrôle technique ?
Question de Gilloz

180
V. Les professionnels

ΔΔ Réponse de Norisko Auto


Le contrôle doit être effectué par l’organisme loueur, qui doit vous diri-
ger vers un centre agréé. S’il ne le fait pas, il va falloir voir avec eux s’ils
acceptent de vous rembourser, en cas d’avance de votre part.
ΔΔ Réponse de Cariboo
L’utilisateur est responsable du véhicule qu’il conduit. En conséquence, il est
tenu du respect de l’entretien du véhicule et des règles de la route dont fait
partie le contrôle technique. En ce qui concerne le paiement du contrôle,
cela dépend du contrat souscrit avec le propriétaire.

Devenir contrôleur technique


Étant mécanicien (CAP obtenu) automobile depuis bientôt 9 ans dans la même
entreprise, j’aimerais savoir ce que je dois faire pour devenir contrôleur technique.
Question de Jujucbr1000

ΔΔ Réponse de David
Pour devenir contrôleur technique, vous pouvez vous inscrire sur les diffé-
rents réseaux et suivre une formation de 175 h. Dans votre cas, c’est tout à
fait possible, car il faut être titulaire d’un CAP et avoir une expérience de
2 ans dans l’automobile. Vous avez également l’AFPA avec une formation
de 420 h minimum (CAP et 5 ans d’expérience).

Étude de diagnostic
Mon véhicule est tombé en panne. Je l’ai donc emmené chez le garagiste pour
savoir à combien se monterait la réparation, sachant que ce véhicule a plus de
12 ans. Le devis étant de 2 124 €, j’ai demandé à réfléchir, mais j’ai dû payer
186 € pour l’étude de diagnostic et la main-d’œuvre. Qu’en pensez-vous ?
Question de Mumu

ΔΔ Réponse de Joeljos
Le garage a dû vous établir un devis précis et un temps de recherche de
panne. Il a fait son travail ! Que vous ne vouliez pas dépenser cette somme
pour cette voiture est un choix. Cependant, si elle est globalement en bon
état, quel que soit son âge, cela peut être intéressant pour repartir sur une
base saine et fiable.

181
V. Les professionnels

Il faut considérer que, si la réparation est effectuée après le devis ou esti-


mation, dans la majorité des cas, le prestataire offre le devis si le temps de
recherche de panne est limité. Il est donc normal qu’il vous facture le temps
passé. Il ne peut évidemment pas « offrir » des heures de main-d’œuvre
sans suite aux clients.
Vous pouvez aussi acheter les pièces de réparation en occasion – elles sont
généralement qualitativement sélectionnées et garanties 3 à 6 mois – et les
faire poser par un atelier de montage. Certaines casses peuvent le faire, de
même que certains garages ou centres de réparation, qui acceptent de mon-
ter des pièces d’occasion fournies par les clients. Cela permet d’entretenir
son véhicule à moindre coût tout en ayant une facture et une pose réalisée
par un professionnel. Notez également que, dans ces cas-là, les pièces sont
garanties par le vendeur, et la pose par le monteur.

Dépannage sur l’autoroute


Peut-on faire appel à son service d’assistance en cas de panne sur l’autoroute ?
Question de Léon

ΔΔ Réponse de Paul3
Pour se faire dépanner sur autoroute et voie express, il est recommandé de
se garer sur la bande d’arrêt d’urgence et de se rendre à une borne SOS,
implantée tous les 2 km, de patienter jusqu’à l’arrivée d’un dépanneur agréé
sur le lieu d’immobilisation en veillant aux règles de sécurité : le profession-
nel acheminera le véhicule en panne vers le garage le plus proche.
Le service assistance de l’assurance de l’automobile prend en charge le coût
du remorquage, mais également les frais de transport du conducteur et des
passagers lorsque le véhicule est immobilisé plusieurs jours.

182
Index des questions
et des astuces

I. Entretenir son véhicule 16


Comment préparer sa voiture à l’arrivée de l’hiver 40
Véhicule GPL 41
Garantie mécanique 41
Influence du type de conduite 42
Voiture au garage ? 43
Achat d’un véhicule d’occasion 43
Voiture d’importation 43
Conserver une batterie 44
Voiture diesel vs essence 44
Courroie de distribution 45

II. Les opérations d’entretien 46


Tester et recharger une batterie 76
Lustrer ma voiture 78
Pneus différents sur un véhicule 78
Huile de moteur 79
Test de l’alternateur 79
Facture du garagiste 79
Validité du contrôle technique après achat 80
Contrôle obligatoire 80
Vignette du contrôle technique 81
Code sur les suspensions 81
Quantité de peinture de carrosserie 82

III. Le contrôle technique 83


Bien préparer son contrôle technique 115
Bruit anormal à l’avant d’une voiture 117
Réparation mécanique 118
Forfait contrôle et vidange 118
Carrosserie abîmée 119
Révisions et entretien 119

183
Index des questions et des astuces

Échéance du contrôle 119


Contrôle technique et vente 120
Changement du volant et des ceintures 121

IV. Les réparations 122


Réaliser la vidange de sa moto 142
Paiement des pièces remplacées 144
Réparation sur un véhicule 144
Problème de freinage 145
Contrôle des pneus 145
Supplément de facture 146
Vente et réparations 146
Appréciation subjective du contrôleur 147
Prolongement de garantie 147
Obligation de résultat ? 148

V. Les professionnels 149


Acheter des pièces détachées sur Internet 178
Obligation de résultat d’un garagiste 179
Entretien hors réseau 179
Litige avec un garagiste 180
Choisir son centre auto 180
Locataire d’un véhicule 180
Devenir contrôleur technique 181
Étude de diagnostic 181
Dépannage sur l’autoroute 182

184
Les professionnels et experts
cités dans cet ouvrage
Nos sites permettent aux professionnels et spécialistes de publier et partager
leur savoir-faire (réponses aux questions des internautes, astuces, articles...).
Une sélection de leurs meilleures contributions a été incluse dans cet ouvrage.

Tous les jours, de nouveaux professionnels s’inscrivent et publient sur nos


sites. Faites appel à eux : ces pros savent de quoi ils parlent !

AC Auto Contrôle – Membre pro


Centre de contrôle technique automobile pour les véhicules de moins de
3,5 t, VL, VUL, 4x4, camping-car.
Départements d’intervention : 68
Adresse : 7 rue de Lasbordes, 68 780 Soppe-le-Bas
Téléphone fixe : 03 89 39 26 53

Association de défense des automobilistes parisiens – Membre pro


Association d’assistance juridique et de défense des automobilistes parisiens.
Départements d’intervention : France
Adresse : 109 rue Haxo, 75 020 Paris
Téléphone mobile : 06 67 77 27 20

Autosécurité – Membre pro


Centre de contrôle technique : inspection, contrôle, analyse et certification.
Intervention dans de nombreux secteurs d’activité comme l’industrie, l’agri-
culture, la pharmacie, le commerce international, l’automobile…
Départements d’intervention : 33
Adresse : C/c Rives d’Arcins, 9001 rue des Frères Lumière, 33 130 Bègles
Téléphone fixe : 05 56 75 05 05

185
Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage

Autovision – Membre pro


Centre de contrôle technique automobile pour tous les véhicules.
Départements d’intervention : 75
Téléphone fixe : 01 42 23 62 76

Cariboo – Membre pro


Prestataire de service pour les centres de contrôle technique.
Adresse : 29 bis rue de l’Arquebuse, 21 000 Dijon
Téléphone mobile : 06 72 76 72 44

Norisko Auto – Membre pro


Centre de contrôle technique, spécialisé dans les 4x4, utilitaires gros volumes,
véhicules de collection, ambulances, dépanneuses, GPL, GNV, hybrides.
Départements d’intervention : 94
Adresse : 26 rue de Verdun, 94 500 Champigny-sur-Marne
Téléphone fixe : 01 45 16 95 52
Téléphone mobile : 06 06 68 17 93

SARL Atout Contrôle – Membre pro


Centre de contrôle technique : véhicules de tourisme, utilitaires petit volume
(> 3,5 tonnes), 4x4 permanents, camionnettes, utilitaires grands volumes.
Départements d’intervention : 973
Adresse : ZI Collery, 397 300 Cayenne, Guyane
Téléphone fixe : 05 94 30 35 55
Téléphone mobile : 06 94 90 50 09

Sécuritest – Membre pro


Centre de contrôle technique habilité GPL/GNC, pour tous les véhicules : uti-
litaires, camping-cars, 4x4, tuning, collection, etc.
Départements d’intervention : 34
Adresse : ZAE Mas de Garric, 8 rue de l’Industrie, 34 140 Mèze
Téléphone fixe : 04 99 04 95 34

186
Les professionnels et experts cités dans cet ouvrage

Val Auto Bilan – Membre pro


Centre de contrôle technique automobile : véhicules de collection, camping-
cars, 4x4 permanents ou non, utilitaires, gaz.
Départements d’intervention : 59
Adresse : ZA parc Lavoisier, 6 rue Jacquart, 59 494 Petite-Forêt
Téléphone fixe : 03 27 44 93 93

187
Trouver un pro
près de chez vous

Vous souhaitez faire entretenir ou réparer votre véhicule ?


La date du contrôle technique approche ?
Retrouvez tous les professionnels de l’automobile
proches de chez vous grâce à PagesJaunes :

http://entretien-voiture.ooreka.fr/annuaire
FIN

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