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SESSION 2014

CONCOURS COMMUN POLYTECHNIQUE (ENSI)

FILIERE MP

MATHEMATIQUES 2

EXERCICE I

I.1

I.1.a La matrice A est symétrique réelle et donc orthogonalement semblable à une matrice diagonales d’après le théorème
spectral. En particulier est diagonalisable dans R.

I.1.b En développant suivant la première colonne, on obtient


1−X 3 0
= (1 − X)(X2 − 2X − 15) − 9(1 − X) = (1 − X)(X2 − 2X − 24) = −(X − 1)(X + 4)(X − 6).

χA = 3 1−X 4
0 4 1−X

y=0 1
• Un système d’équations de E1 (A) est . Donc E1 (A) = Vect(e1 ) où e1 = (−4, 0, 3).
3x + 4z = 0 5

5x + 3y = 0 1
• Un système d’équations de E−4 (A) est . Donc E−4 (A) = Vect(e2 ) où e2 = √ (3, −5, 4).
4y + 5z = 0 5 2
1 1
• Mais alors E6 (A) = Vect(e3 ) où e3 = e1 ∧ e2 = √ (15, 25, 20) = √ (3, 5, 4).
25 2 5 2
 √ 
−4 2 3 3
1  
Donc, A = PDt P où D = diag(1, −4, 6) et P = √  0 −5 5 .
 
5 2 


3 2 4 4

I.1.c Soit n ∈ N.

 √   √ √ 
−4 2 3 3   −4 2 0 3 2
1 0 0
1    
An = PDnt P = 0 −5 5   0 (−4)n 0   3 −5 4 
   
50 

n

 0 0 6  
3 2 4 4 3 5 4
 √ n
 √ √ 
−4 2 3 × (−4) 3 × 6n −4 2 0 3 2
1   
= 0 −5 × (−4)n 5 × 6n   3 −5 4
  
50 
 

 
3 2 4 × (−4)n 4 × 6n 3 5 4
32 + 9 × (−4)n + 9 × 6n −15 × (−4)n + 15 × 6n −24 + 12 × (−4)n + 12 × 6n
 
1 
= −15 × (−4)n + 15 × 6n 25 × (−4)n + 25 × 6n −20 × (−4)n + 20 × 6n .

50

−24 + 12 × (−4)n + 12 × 6n −20 × (−4)n + 20 × 6n n
18 + 16 × (−4) + 16 × 6n

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 
un
I.2 Pour tout entier naturel n, posons Xn =  vn  .. Pour tout entier naturel n, on a Xn+1 = AXn puis
wn

32 + 9 × (−4)n + 9 × 6n −15 × (−4)n + 15 × 6n −24 + 12 × (−4)n + 12 × 6n


  
1
1 
Xn = An X0 = −15 × (−4)n + 15 × 6n 25 × (−4)n + 25 × 6n −20 × (−4)n + 20 × 6n 0 

50
 
−24 + 12 × (−4)n + 12 × 6n −20 × (−4)n + 20 × 6n 18 + 16 × (−4)n + 16 × 6n 1
8 + 21 × (−4)n + 21 × 6n
 
1 
=  −35 × (−4)n + 35 × 6n  .

50
−6 + 28 × (−4)n + 28 × 6n

8 + 21 × (−4)n + 21 × 6n −35 × (−4)n + 35 × 6n −6 + 28 × (−4)n + 28 × 6n


∀n ∈ N, un = , vn = et wn = .
50 50 50

EXERCICE II

II.1.

II.1.a Soit x ∈ Ker(p) ∩ Im(p). Alors, p(x) = 0 et il existe y ∈ E tel que x = p(y). Mais alors

x = p(y) = p2 (y) = p(x) = 0.


Ceci montre que Ker(p) ∩ Im(p) = {0}. D’après le théorème du rang, on a dim(Im p) + dim(Ker p) = dim(E). On sait alors
que

E = Im p ⊕ Ker p.

II.1.b Soit r le rang de p (donc Im(p) est de dimension r). Si r = 0, alors p = 0 puis Tr(p) = 0. Dans ce cas, on a
rg(p) = Tr(p).
Supposons maintenant r > 0. On sait que les vecteurs de Im(p) sont les vecteurs invariants par p (si x = p(x), alors
x est dans Im(p) et si x est dans Im(p), il existe y tel que x = p(y) puis p(x) = p(p(y)) = p(y) = x). Dans une
Ir 0r,n−r
base adaptée à la décomposition E = Im p ⊕ Ker p, la matrice de p s’écrit A = . Mais alors,
0n−r,r 0n−r,n−r
Tr(p) = Tr(A) = r = rg(p).

II.1.c Soit u l’endomorphisme de R2 canoniquement associé à la matrice A = diag(−1, 3). On a Tr(u) = 2 = rg(u) (car
0 n’est pas valeur propre de u. Mais A2 = diag(1, 9) 6= A et donc u n’est pas un projecteur.
Ainsi, si Tr(u) = rg(u), u n’est pas nécessairement un projecteur.
 
1 0 0
II.2. Soit A =  0 0 0  = E1,1 . A est diagonalisable car diagonale. De plus, rg(A) = 1.
 0 0 0
0 1 0
Soit B =  0 0 0  = E1,2 . rg(B) = 1. D’autre part, B2 = 0 ou encore B est nilpotente. Mais alors Sp(B) = (0, 0, 0)
0 0 0
(car les valeurs propres d’une matrice sont à choisir parmi les racines d’un polynôme annulateur). Si B est diagonalisable,
alors B est semblable à la matrice nulle et donc égale à la matrice nulle ce qui n’est pas. Donc B n’est pas diagonalisable.

II.3.

II.3.a Puisque rg(u) = 1, Ker(u) est de dimension n − 1 d’après le théorème du rang. Soit (e1 , . . . , en−1 ) une base de
Ker(u). (e1 , . . . , en−1 ) est une famille libre de E que l’on peut donc compléter en β = (e1 , . . . , en−1 , en ) base de E. Dans
la base β, la matrice de u a la forme désirée.

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II.3.b 1ère solution. On rappelle qu’un endomorphisme de E est diagonalisable si et seulement si son polynôme
caractéristique est scindé sur R et l’ordre de multiplicité de chaque valeur propre est égale à la dimension du sous-espace
propre correspondant.
Puisque n > 2 > 1 = rg(u), u ∈ / GL(E). On sait alors que 0 est valeur propre de u et que l’ordre de multiplicité de 0 est
supérieur ou égal à la dimension de Ker(u) à savoir n − 1. 0 est donc valeur propre de u au moins n − 1 fois. La dernière
valeur propre λ est fournie par la trace de u :

Tr(u) = 0 + . . . + 0 + λ = λ,
et donc Sp(u) = (0, . . , 0}, Tr(u)). En particulier, puisque Tr(u) est un réel, le polynôme caractéristique de u est scindé
| .{z
n−1
sur R.
• Si Tr(u) = 0, u admet une valeur propre d’ordre n à savoir 0. Le sous-espace propre associé est de dimension n − 1 6= n.
On sait dans ce cas que u n’est pas diagonalisable.
• Si Tr(u) 6= 0, u admet une valeur propre d’ordre n − 1 à savoir 0 et une valeur propre simple Tr(u). La dimension du
sous-espace propre associé à la valeur propre 0 est l’ordre de multiplicité de 0 à savoir n − 1 et d’autre part la dimension
du sous-espace propre associé à la valeur propre simple Tr(u) est automatiquement 1. Dans ce cas, u est diagonalisable.
En résumé, u est diagonalisable si et seulement Tr(u) 6= 0.
2ème solution. Avec les notations de la question précédente, Tr(u) = an puis
 
  −an 0 . . . 0 a1
0 ... 0 a1 . . ..
 ..

0 . . . . .

.. ..  
A(A − Tr(u)In ) =  . . .

 . 

 . .. ..  = 0.
 0 . . . 0 an−1   . . 0 . 

0 ... 0 an
 0 . . . 0 −a n an−1 
0 ... 0 0 0
Le polynôme P = X(X − Tr(u)) est donc annulateur de u.
• Si Tr(u) 6= 0, P est scindé sur R à racines simples et annulateur de u. Dans ce cas, u est diagonalisable.
• Si Tr(u) = 0, alors A2 = 0. A est donc nilpotente et non nulle (car rg(u) 6= 0). Comme à la question II.2, u n’est pas
diagonalisable.
 
0 ... 0 a1
 .. .. .. 
II.3.c D’après la question II.3.a, il existe une base β dans laquelle la matrice de u s’écrit A =  . . .
 

 0 . . . 0 an−1 
0 ... 0 1
(car Tr(u) = 1).
    
0 ... 0 a1 0 ... 0 a1 0 ... 0 a1
 .. .. ..   .. .. ..   .. .. .. 
A2 =  . . .  . . .   . . .
=  = A,
 

 0 . . . 0 an−1   0 . . . 0 an−1   0 . . . 0 an−1 
0 ... 0 1 0 ... 0 1 0 ... 0 1
et donc u est projecteur.

3
II.3.d Soit u l’endomorphisme
 de R
 canoniquement
 associé à A (on note (e1 , e2 , e3 ) la base canonique de R3 ).

1 1 −1 1 1 −1 1 1 −1
A2 =  1 1 −1   1 1 −1  =  1 1 −1  = A et donc u est un projecteur, de rang 1 (car C1 6= 0, C2 = C1
1 1 −1 1 1 −1 1 1 −1
et C3 = −C1 ). L’image de A est donc engendrée par la première colonne de A ou encore Im(u) = Vect(e1 + e2 + e3 ). Le
noyau de u est le plan d’équation x + y − z = 0 et donc Ker(u) = Vect(e1 + e3 , e2 + e3 ).

Partie III : problème


Questions préliminaires

III.1.

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III.1.a Théorème spectral. Soit s un endomorphisme symétrique d’un espace euclidien E. s est diagonalisable dans
une base orthonormée de E.
Soit A ∈ Sn (R). A est orthogonalement semblable à une matrice diagonale (réelle).

III.1.b La matrice S est symétrique et χS = X2 . Si S est diagonalisable, alors S est semblable à diag(0, 0) = 0 et donc
égale à 0 ce qui n’est pas. Donc S n’est pas diagonalisable.

III.2.
n
X
III.2.a Soit x ∈ E. Posons x = xi εi . Puisque β est orthonormée,
i=1
Xn n
X n
X
Rs (x) = hs(x)|xi = h λi xi εi | xj εj i = λi x2i .
i=1 j=1 i=1

n
X n
X n
X
III.2.b Puisque β est orthonormée, x ∈ S(0, 1) ⇔ x2i = 1. Pour x ∈ S, on a Rs (x) = λi x2i 6 λn x2i = λn et
i=1 i=1 i=1
n
X n
X
Rs (x) = λi x2i > λ1 x2i = λ1 . Donc, pour tout x de S(0, 1), Rs (x) ∈ [λ1 , λn ] ou encore Rs ([0, 1]) ⊂ [λ1 , λn ].
i=1 i=1

III.3.

III.3.a Soient λ une valeur propre de s et x un vecteur propre associé.

hs(x)|xi = hλx|xi = λhx|xi = λkxk2 ,


et donc, puis que x 6= 0,

hs(x)|xi
λ= .
kxk2
Si s est symétrique positif (resp. symétrique défini positif), alors, hs(x)|xi > 0 (resp. hs(x)|xi > 0 car x 6= 0). Comme
kxk2 > 0, on en déduit que λ > 0 (resp. λ > 0).
On a montré que si s est symétrique positif (resp. symétrique défini positif), ses valeurs propres sont positives (resp.
strictement positives).

III.3.b Pour (i, j) ∈ J1, nK2 , si,j est la i-ème coordonnée de s(ej ) dans la base B. Puisque B est orthonormée,
si,j = hs(ei )|ej i. En particulier, pour i ∈ J1, nK, si,i = hs(ei ), ei i = Rs (ei ). Puisque ei ∈ S(0, 1), si,i ∈ [λ1 , λn ] d’après la
question III.2.b.

Un maximum sur On (R)

2 2
III.4. Soient f : Mn (R) → Mn (R) , g : Mn (R) → (Mn (R)) , h : (Mn (R)) → Mn (R)
t
M 7→ MM − In M 7→ (t M, M) (M, N) 7 → MN
et k : Mn (R) → Mn (R) .
M 7→ M − In
2
g est linéaire de Mn (R) dans (Mn (R)) et Mn (R) est de dimension finie. Donc g est continue sur Mn (R).
h est bilinéaire de (Mn (R))2 dans Mn (R) et (Mn (R))2 est de dimension finie. Donc h est continue sur (Mn (R))2 .
k est affine de Mn (R) dans Mn (R) et Mn (R) est de dimension finie. Donc k est continue sur Mn (R).
Mais alors f = k ◦ h ◦ g est continue sur Mn (R).

III.5. Soit (i, j) ∈ J1, nK2 .


v
u n
q uX 2
2
|ai,j | = ai,j 6 t ak,j = kCj k = 1.
k=1

On en déduit que ∀A ∈ On (R), kAk∞ 6 1.

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III.6. Le singleton {0} est un fermé de Mn (R) (boule fermée de centre 0 et de rayon 0. Comme On (R) = f−1 ({0}), On (R)
est un fermé de Mn (R) en tant qu’image réciproque d’un fermé par une application continue.
D’autre part, On (R) est bornée dans Mn (R) d’après la question précédente. Puisque Mn (R) est de dimension finie et que
On (R) est un fermé borné de Mn (R), On (R) est un compact de Mn (R) d’après le théorème de Borel-Lebesgue.

III.7.

III.7.a La matrice S est symétrique réelle. Donc, il existe P ∈ On (R telle que S = P∆P−1 . Mais alors

T (A) = Tr(AS) = Tr AP∆P−1 = Tr P−1 AP∆ = Tr(B∆),


 

où B = P−1 AP. Puisque A et P sont des matrices orthogonales, B est une matrice orthogonale car (On (R) est un groupe.
On a montré que pour toute matrice orthogonale A, il existe une matrice orthogonale B (dépendant de A telle que
T (A) = Tr(B∆).

III.7.b L’application f : A 7→ AS est continue sur Mn (R) car linéaire sur l’espace Mn (R) de dimension finie et
l’application g : A 7→ Tr(A) est continue sur Mn (R) car linéaire sur l’espace Mn (R). Donc, T = g ◦ f est continue sur
Mn (R).
Ainsi, l’application T est continue sur Mn (R) à valeurs dans R. D’après la question III.6, On (R) est un compact de Mn (R).
Puisque T est continue sur le compact On (R) à valeurs dans R, T admet un maximum t sur On (R).

III.7.c Avec les notations de la question III.7.a,

n
X n
X n
X
T (A) = Tr(B∆) = bi,i λi 6 |bi,i λi | = λi |bi,i |
i=1 i=1 i=1
n
X
6 λi (d’après la question III.5 et puisque les λi sont positifs)
i=1
= Tr(S).

Ainsi, pour toute matrice orthogonale A, T (A) 6 Tr(S) = T (In ). Puisque In est une matrice orthogonale, on a montré que

n
X
t = T (In ) = Tr(S) = λi .
i=1

Inégalité d’Hadamard

III.8. D’après l’inégalité entre moyenne arithmétique et moyenne géométrique rappelée par l’énoncé et puisque les λi
sont positifs, on a
p 1
n
λ1 . . . λn 6 (λ1 + . . . + λn ).
n
Par croissance de la fonction x 7→ xn sur [0, +∞[, on en déduit que
 n  n
1 1
det(S) = λ1 . . . λn 6 (λ1 + . . . + λn ) = Tr(S) .
n n

III.9. t Sα = t (t DSD) = t Dt St (t D) = t DSD = Sα et donc Sα ∈ Sn (R).


Soit X ∈ Mn,1 (R). En posant Y = DX,
t
XSα X = t Xt DSDX = t (DX)S(DX) = t YSY > 0.
Donc Sα ∈ Sn+ (R). Enfin,
n
X
Tr (Sα ) = Tr(t DSD) = Tr(SDt D) = Tr(SD2 ) = α2i si,i .
i=1

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 n
1
III.10. Puisque Sα est dans Sn+ (R), l’inégalité (∗) fournit det (Sα ) 6 Tr (Sα ) . Or,
n
n  2 n
1 1X 1 1X
Tr (Sα ) = √ si,i = 1 = 1,
n n si,i n
i=1 i=1

et d’autre part,

2 det(S)
det (Sα ) = det(t DSD) = det(S) (det(D)) = n .
Y
si,i
i=1
n
Y n
Y
det(S)
Par suite, n 6 1 et donc det(S) 6 si,i (car si,i > 0)).
Y
i=1 i=1
si,i
i=1

III.11. Les coefficients diagonaux de Sε sont les si,i + ε. Puisque les si,i sont positifs d’après la question III.3.b, les
n
Y
si,i + ε sont strictement positifs. La question précédente permet d’affirmer que det (Sε ) 6 (si,i + ε) (∗∗).
i=1

L’inégalité précédente est vraie pour tout ε > 0. Quand ε tend vers 0, Sε tend vers S. Mais alors, det (Sε ) tend vers det(S)
Y n
par continuité du déterminant sur M( R). En faisant tendre ε vers 0 dans (∗∗), on obtient det(S) 6 si,i .
i=1

Application de l’inégalité d’Hadamard : détermination d’un minimum

III.12. Comme à la question II.7.a, T (A) = Tr(AS) = Tr (AΩ∆t Ω) = Tr(B∆) où B = t ΩAΩ.


La matrice B est orthogonalement semblable à la matrice A qui est orthogonalement à une matrice diagonale à coefficients
strictement positifs. Donc, la matrice B est orthogonalement semblable à une matrice diagonale à coefficients strictement
positifs. On en déduit que B ∈ Sn++ (R).
D’autre part, puisque A et B sont semblables, A et B ont même déterminant à savoir 1. On a montré que B ∈ U .

III.13. On a montré à la question précédente que {Tr(AS), A ∈ U } ⊂ {Tr(B∆), B ∈ U }. Inversement, soit B ∈ U .


Comme à la question précédente, la matrice A = ΩBt Ω est dans U et vérifie Tr(AS) = Tr(B∆). Donc, {Tr(B∆), B ∈
U } ⊂ {Tr(AS), A ∈ U } et finalement {Tr(AS), A ∈ U } = {Tr(B∆), B ∈ U }.
n
X
Tr(B∆) = bi,i λi . Les λi sont strictement positifs et les bi,i sont strictement positifs d’après la question III.3.b et
i=1
puisque B ∈ Sn++ (R). Donc Tr(B∆) > 0.
Ainsi, {Tr(B∆), B ∈ U } est une partie non vide et minorée (par 0) de R. On sait que {Tr(B∆), B ∈ U } admet une borne
inférieure que l’on note m.

III.14. Puisque les λi bi,i sont positifs,

n n
!1/n
1X Y 1/n 1/n
Tr(B∆) = n × λi bi,i > n λi bi,i = n (λ1 . . . λn ) (b1,1 . . . bn,n ) .
n
i=1 i=1

III.15. Notons λ1′ , . . . , λn′ les valeurs propres de B. Puisque B est dans Sn+ (R), l’inégalité de Hadamard fournit

b1,1 . . . bn,n > λ1′ . . . λn′ = det(B) = 1.


Comme d’autre part, λ1 . . . λn = det(S) > 0, on a

Tr(B∆) > n (λ1 . . . λn )1/n (b1,1 . . . bn,n )1/n > n (det(S))1/n .

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III.16. La question précédente montre que n (det(S))1/n est un minorant de {Tr(B∆), B ∈ U }. Puisque m est le plus
1/n
grand de ces minorants, on a donc m > n (det(S)) .
1 n
La matrice D est dans Sn++ (R) et son déterminant est égal à n (det(S))1/n = 1. Donc D ∈ U . Par suite
Y
λi
 i=1   
1/n 1/n 1/n 1/n
m 6 Tr(D∆) = Tr(diag (det(S)) , . . . , (det(S)) = Tr (det(S)) In = n (det(S)) ,

et finalement
1/n
m = n (det(S)) .

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