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PACES 2018-2019 UE 3 Physique

Isabelle Grenier
Université Paris Diderot & CEA Saclay

ondes et
acoustique
oscillateurs parfaits
PARIS DIDEROT
oscillateurs
mouvement périodique
provoqué et entretenu par une force de rappel
dû à un transfert périodique de Ecinétique Epotentielle
d’amplitude constante hors dissipation d’énergie (ex: sans frottement)

pendule de torsion
pendule à fil pendule à ressort

θ Δh

gaz ρ m x
L 2z S
pVγ=cte S ! i
C
L
-q +q
ρ
PARIS DIDEROT
équation et énergies d’oscillation
2 u = écart du mobile
équation du mouvement de la forme d u 2 par rapport à la
d’après la relation fondamentale de Newton + ω 0 u = 0
solutions au choix:
dt 2 position d’équilibre

2ème ordre donc 2 constantes d’intégration:


u = a cos(ω0t) + b sin(ω0t)
a et b, ou a et φ
périodicité temporelle u = a cos(ω0t + ϕ)
ω0 pulsation propre u = a sin(ω0t + ϕ)
ν0 fréquence propre
T0 période propre
énergie cinétique
ex: mobile lâché à u = a sans vitesse initiale, donc solution u = a cos(ω0t) =>

2 ( dt )
2
1 du 1 2 2 2
Ecin(t) = m = ma ω0 sin (ω0t)
2
énergie totale constante sur le cycle, égale à l’énergie totale initiale
Etot = Ecin max = Epot max
au maximum sin2(ω0t) = 1 donc
1
Etot = Ecin (t) + Epot (t) = ma2 !02 = cte
“transferts” de Ecin en Epot et vice versa 2
moyennes par période Ēcin et Ēpot:
car sur une période 1 2 2 1
Ecin = Epot = ma !0 = Etot
4 2
PARIS DIDEROT
Ecinétique Epotentielle
E

Etot

Ecin

Epot x
-a 0 +a

t=0 t =T/4 t =T/2 t =3T/4 t =T

1 Etot = cte
Ecin Epot = Ecin max=Epot max
Energie

1
0.5 Ecin = Epot = Etot
2
0
0 0.1 0.2 0.3 0.4 0.5 0.6 0.7 0.8 0.9 1
PARIS DIDEROT
principe de superposition
oscillateur harmonique
si x1(t) = mvt résultant de l’action de la force F1
si x2(t) = mvt résultant de l’action de la force F2
alors x1(t)+x2(t) = mvt résultant de l’action combinée de F⇥1 + F⇥2
ondes
progressives
PARIS DIDEROT
ondes
perturbation locale dans un milieu à l’équilibre α0, β0, γ0
petites oscillations α0+δα, β0+δβ, γ0+δγ
avec δα ≪ α0, δβ ≪ β0, ...
provoquées par une source
se propagent de proche en proche

transport d’énergie
sans transport de matière autre que les oscillations
autour de points d’équilibre stationnaires
selon la direction de propagation
retour à l’état d’équilibre α0 β0 γ0 après le
passage de l’onde
PARIS DIDEROT
types d’onde
déplacement u par rapport à la position d’équilibre et vitesse du/dt d’oscillation des particules
onde transversale:
oscillation u dans un plan ⊥ à la direction de propagation u
c
(du/dt) ⊥ à la vitesse c de propagation

vitesse de propagation c ≠
vitesse d’oscillation du/dt
des particules

onde longitudinale:
oscillation u sur un axe // à la direction de
propagation
déplacement u et vitesses des
particules (du/dt) // à la vitesse de propagation c c
u
PARIS DIDEROT
onde mixte
mvt transversal et longitudinal
ex: les vagues
PARIS DIDEROT
onde sinusoïdale
profil d’onde u(x,t) quelconque

la plupart des fonctions continues périodiques sont décomposables en somme de sinusoïdes


décomposition de Fourier = somme de sinusoïdes de fréquences et amplitudes adéquates
importance de l’onde sinusoïdale
fréquence fondamentale
= la plus petite fréquence
= la plus grande période
ν1
3ν1
5ν1

harmoniques = fréquences multiples


de la fondamentale

1 1
sin (2⇡⌫1 t) + sin (2⇡3⌫1 t) + sin (2⇡5⌫1 t)
3 5
PARIS DIDEROT
bi-périodicité
expression d’une onde sinusoïdale d’amplitude ua
on couple temps et espace:

u(x, t) = ua sin(!t ± kx) ou ua cos(!t ± kx) x

double périodicité
temporelle (période T) et spatiale (longueur λ)
l’onde a avancé d’une longueur d’onde λ à x donné u
u(x,t+T) =
quand les particules ont fait un cycle temporel T Τ
ua u(x,t)
u(x ± ct) = u(x ± c[t + T]) = u(x ± cT ± ct)
= u([x ± ] ± ct)
t
donc périodes temporelle et spatiale reliées selon:

à t donné u
λ u(x+λ,t) =
ua u(x,t)
correspondances temps-espace
période T λ longueur d’onde x
fréquence ν = 1/T σ = 1/λ nombre d’onde
pulsation ω = 2πν = 2π/T k = 2πσ = 2π/λ vecteur d’onde
sens de propagation
φ = ωt - kx propagation vers x ↑ et φ = ωt + kx propagation vers x ↓
PARIS DIDEROT
vitesse de ola
une personne se lève quand elle voit la personne N = 10 sièges avant elle parfaitement debout.
Chacun met un temps τ = 2 s pour se lever et se rasseoir. La distance séparant 2 sièges vaut D =
0.75 m. Quelle est la vitesse de l’onde? Sur quelle longueur les gens ne sont-ils pas assis?
ondes
sonores
PARIS DIDEROT
onde sonore
onde longitudinale
propagation d’une faible surpression δp << patm
qui induit un mouvement d’oscillation des
molécules autour de leur position d’équilibre
PARIS DIDEROT
onde sonore plane
surpression => p = p0+ δp avec δp << p0
milieu compressible δp compression ρ = ρ0+ δρ avec δρ << ρ0
✓ ◆ ✓ ◆
p et ρ en phase @p @p
p ⇡ p0 + d⇢ ) p=p p0 = d⇢ (1)
@⇢ p0 @⇢ p0
tranche (x,x+dx) de section S, de masse dm = ρ0Sdx
immobile avant le passage de l’onde
surpression δp arrive, pousse la tranche de u
et la comprime à ρ+δρ donc u(x,t) ≠ u(x+dx,t)
la surpression passe à droite de la tranche et la
repousse vers la gauche, etc…

x x+dx
p0+δp(x,t) p0+δp(x+dx,t)
δp S

x+u(x,t) x+dx+u(x+dx,t)
s✓ ◆
vitesse du son dans un milieu compressible @p
c= et p = c2 ⇢
liée à la compressibilité du milieu @⇢ p0
PARIS DIDEROT
onde sonore
pression p(x,t) = patm + δp(x,t)
à un instant t donné
déplacement des molécules u(x,t) par
patm + δpa
rapport à leur position d’équilibre
force sur les particules pour une section S patm
patm - δpa

donc force ∝ pente dp/dx


variation dp/dx maximum quand p = patm
force max accélération max (demi-tour)
déplacement u maxi

variation dp/dx nulle quand p maxi. ou mini.


force nulle déplacement nul

donc pression et déplacement sont en


quadrature de phase
déphasés de π/2
si δp en cosinus, u en sinus et vice versa
u
ua
pression p et masse volumique ρ sont en
phase 0
-ua
PARIS DIDEROT
vitesse du son dans un gaz parfait
δp comprime le gaz qui chauffe un peu mais passage rapide pas d’échange d’énergie avec le
reste du milieu (libre parcours moyen des molécules ≪ λson)
compression adiabatique avec γ(parfait) = 5/3, γ(air) = 7/5
x.y = cte ) Ln(x) + Ln(y) = Ln(cte)
dx dy
) + =0
x y
conservation de la masse dm de la tranche de gaz

gaz parfait de masse molaire M et de masse volumique ρ

s✓ ◆ r
@p p0
c= =
d’où la vitesse du son dans un gaz où p0 et ρ0 hors onde:
@⇢ p0 ⇢0
r r
ne dépend que de la température du gaz RT kT
et de son inertie (masse molaire M ou masse de particule m) c= =
M m

ex: air (0oC) c = 331 m/s, air (20oC) c = 343 m/s (γ = 7/5), hélium (0°C) c = 898 m/s

https://www.youtube.com/watch?v=67WpEZywyCY
PARIS DIDEROT
vitesse du son et plages de fréquences
onde sonore dans les fluides compressibles et solides
vitesse liée à la compressibilité/élasticité du milieu (module de Bulk)
ex: eau, graisse, muscle, sang: 1450 ≤ c ≤ 1600 m/s
os (37°C): c = 4000 m/s ≈ 330 m/s
solides 5000 ≲ c ≲ 8000 m/s

plage de fréquences audibles ≈ 1500 m/s


environ 20 Hz - 20 kHz
cage thoracique résonne à 8 Hz,
qq 103 m/s
donc sensible aux infrasons
λ = 17 m λ = 17 mm
ν = 20 Hz ν = 20 kHz

octave: doublement de fréquence: ν’/ν = 2


propagation:
puissance
& intensité
PARIS DIDEROT
transport d’énergie
énergie transportée sans transport de matière dans la direction de propagation
oscillation d’une masse dm = ρS.dx pour une longueur dx:
u(x, t) = ua cos (!t ± kx)
énergie cinétique: ✓ ◆2
1 @u 1
dEcin (x, t) = dm = dm ! 2 u2a sin2 (!t ± kx)
2 @t 2
en moyenne sur une période temporelle T: 1 2 2 rappel: sur une période
dEcin = dmω ua
4 <sin2y> = <cos2y> = ½

oscillateur harmonique Ecin = Epot sur un cycle, d’où l’énergie totale sur une longueur dx
1 2 2 1 2 2
dEtot = dEcin + dEpot = 2dEcin = dm ω ua = ω ua ρS dx
2 2
puissance transportée dans la direction de propagation dEtot 1 2 2 dx
P= = ω ua ρS
célérité de l’onde c = dx/dt => dt 2 dt

dEtot 1 2 2
P= = ω ua ρSc
dt 2

énergie/puissance ∝ (amplitude)2
∝ (fréquence)2

λ = cT
PARIS DIDEROT
transport d’énergie
à travers des surfaces variées
ex: ondes linéaires et circulaires en mer
PARIS DIDEROT
intensité
intensité = puissance transportée par unité de surface 1 dE
à travers une surface S perpendiculaire à la direction de propagation I=
S dt
pour un milieu de masse volumique ρ, élément de longueur dx, de masse dm = ρS dx
puissance transportée par l’onde: 1 2 2 1 1 2 2
P= ⇢S! ua c )I= P= ⇢c! ua
2 S 2
pour une onde sonore, on démontre que l’intensité varie aussi avec le carré de l’amplitude de
surpression δpa
2
1 p a
) I = ⇢c! 2 u2a =
2 2⇢c

intensité transportée ∝ (amplitude)2


∝ (fréquence)2
∝ inertie ou impédance Z = ρc du milieu

relation entre intensité et densité volumique d’énergie


si l’onde a une densité volumique d’énergie dE/dV
l’énergie dE qui traverse S pendant dt vaut: dE dx =c dt
dE = ⇥ Scdt
dV
1 dE dE dE/dV S
donc l’intensité I= =c
S dt dV c
PARIS DIDEROT
impédance acoustique
l’impédance Z quantifie la résistance du milieu au passage de la perturbation
résistance à se laisser déformer, à osciller et à transmettre la perturbation un peu plus loin
impédance pour une onde autre que sonore: Z = F / (∂u/∂t) où F est la force perturbatrice
impédance acoustique = impédance par unité de surface
force perturbatrice provoquant l’oscillation par unité de surface, donc δp
et réponse en vitesse ∂u/∂t du mouvement d’oscillation

p
Zson = @u
= ⇢c
( @t )

relation entre impédance, puissance et intensité transportées par une onde


si propagation sans dissipation d’énergie dans le milieu
puissance = force externe x vitesse de déplacement, P = F~ · ~v
donc pour une onde sonore on a
∂u ∂u 2 P ∂u 2
P = ⟨δp S ⟩ = SZson⟨ ⟩ ⇒ I = = Zson⟨ ⟩
∂t ∂t S ∂t
pour une onde sinusoïdale u = ua cos(ωt±kx), on retrouve bien l’intensité précédente
car <cos2 y> = 1/2 = <sin2 y> sur une période
∂u 2 1 1
I = Zson⟨ ⟩ = Zsonua ω ⟨sin (ωt ± kx)⟩ = Zsonua ω = ρc ua2ω 2
2 2 2 2 2
∂t 2 2
PARIS DIDEROT
ondes planes dans un milieu parfait
l’énergie traverse toujours la même surface S plane perpendiculaire à la direction de propagation
sans dissipation d’énergie => intensité uniforme
ex: onde sonore dans un tuyau cylindrique de
P
I= = cte, I / u2a ) ua = cte
section constante S
puissance P entrante = puissance sortante
=> intensité et amplitude constantes P S P
ex: onde plane rectiligne
section plane constante verticalement (vagues vues en coupe), même puissance à travers les
plans S successifs => intensité et amplitude constantes
ex: ondes de gravité dans les nuages

c
PARIS DIDEROT
ondes cylindriques dans un milieu parfait
onde cylindrique, sans dissipation d’énergie
répartition de la puissance émise au centre sur une surface cylindrique S = 2πr.h croissante
quand r augmente, donc la puissance par unité de surface (intensité) diminue avec r

c
P(0) = I(r) ⇥ 2⇡rh = I(r0 ) ⇥ 2⇡r0 h
r 1 1
h ) I(r) / ) ua / p
r r
PARIS DIDEROT
ondes sphériques dans un milieu parfait
onde sphérique (isotrope), sans dissipation d’énergie

répartition de la puissance émise au centre sur une


P(0) = I(r) ⇥ 4⇡r2 = I(r0 ) ⇥ 4⇡r02
surface sphérique S = 4πr2 croissante quand r augmente 1 1
) I(r) / 2 ) ua /
donc l’intensité diminue avec r 2 r r

r=1
r=2

r=3

ΔΩ = S/r2

si émission focalisée dans un angle solide ΔΩ


P(0) = I(r) × ΔΩ r 2 = cte
1
⇒ I(r) ∝ 2
r
niveaux sonores
& acoustique
PARIS DIDEROT
niveau sonore
oreille sensible à log(Ι), échelle logarithmique ✓ ◆
niveau sonore en décibel (dB) I
L = 10 log10
intensité de référence Iref = 10-12 W m-2 à 1013 Hz Iref

ex: seuil de sensibilité pour ρair 0°C = 1.3 kg m-3 et c = 331.2 m/s
p p 5
pa0 = 2ZIref = 2⇢cIref ) pa0 = 2.9 10 Pa

dB
ex: seuil de douleur

2
L = 120 dB ) I = 1 W.m
p
pa = 2⇢cI = 29 Pa

ex: diminuer d’un facteur 2 en intensité


I0
I0 = I/2 ) L0 L = 10 log
I
1
= 10 log = 10 log 2 = 3dB
2
PARIS DIDEROT
exemples: haut-parleurs
un haut-parleur conique envoie une onde sonore sphérique dans un cône d’angle solide ΔΩ. On
mesure un niveau sonore L à la distance D
relation entre puissance et intensité 2
ΔΩ
P = I.S = I ⌦D
on recule 2 fois plus loin. Quelle est la chute de niveau sonore?
0
✓ 0
◆ 2
2 I D D
ID = cte ) =
I D
0 0
I D
L0 L = 10 log = 20 log = 20 log 2 = 6 dB
I D

même question si vous vous trouvez près d’un grand haut-parleur


qui vous envoie une onde sonore presque plane.
aucune variation car intensité I = cte => L = cte

D
PARIS DIDEROT
composition de sons
combinaison de sons incohérents
on somme les intensités individuelles

X
Itot = Ii
I’ = 2 I

ex: si un haut-parleur de l’amphi envoie L = 80 dB à la distance D,


quel est le niveau sonore des 6 haut-parleurs
✓ ◆ à la même distance
I0
L0 L = 10 log = 10 log(6) = 7, 8
I
L’ = 80 + 7,8 = 87,8 dB (et non 6x80 dB !)

on écoute 2 sources qui émettent des sons de 1 et 1.5 kHz avec une amplitude de surpression
δpa = √2 Pa chacune. Quelle est l’amplitude de surpression de l’onde résultante?

p2a1 p2a2 p2atot


Itot = I1 + I2 = + =
q 2Z 2Z 2Z
p
patot = p2a1 + p2a2 = 2 + 2 = 2 Pa
Les intensités se somment quelle que soit la fréquence
audition
PARIS DIDEROT
audition
problème
adaptation de Zair à Zeau
-30 dB d’atténuation
amplifications α
surface tympan % lobe : ampli 2x
surface fenêtre ovale % tympan: ampli 15x
levier osselet ampli 3x
fenêtre ronde souple
SF
sortie sans réflexion
ST
évacuation de δp par la trompe
SE
PARIS DIDEROT
sensibilité de l’oreille
courbe d’iso-sensibilité:
« intensité perçue comme identique »
dépend de la fréquence seuil
de do
uleur
niveau sonore externe (dB)

se
uil
d’
au
dit
ion
PARIS DIDEROT
exemple: orchestre
N instruments identiques produisent ensemble L = 50 dB à la distance D0 = 5 m du chef
d’orchestre, de manière isotrope I = NI1 ⇒ L = L1 + 10 log N = 50 dB
Niveau sonore si 3/4 des instruments s’arrêtent de jouer?
N N
I′ = I1 ⇒ L′ = L1 + 10 log = L1 + 10 log N − 10 log 4 = L − 10 log 4
4 4
L′ = L − 20 log 2 = 50 − 6 = 44 dB
A quelle distance D doivent reculer les musiciens restants pour que le chef entende 38 dB?
Il faut gagner 6 dB = 3 + 3 dB, donc diviser l’intensité I’ par 4
2

( D0 )
I′ D
P= I′4πD02 2
= I′′4πD ⇒ = 4 = ⇒ D = 2D0
I′′
Quelle intensité IT parvient alors au tympan du chef sachant que le rapport des surfaces effectives
d’entrée du pavillon de l’oreille et du tympan vaut S/ST = 8
puissance PE collectée à l’entrée puis transmise
sans pertes au tympan:

( ST )
SE
PE = SE I′′ = ST IT ⇒ IT = I′′
I′′
L′′ = 38 dB = 10 log
Iref

( ST )
SE
d’où IT = Iref 10L′′/10 = 5.05 × 10−8 W m −2

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