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Ingénierie Incendie

Modélisation d’un incendie


Qu’est-ce qu’un feu?

Incendie :
Résulte d’une réaction de combustion non maitrisée dans le temps et l’espace

La combustion :
Réaction chimique qui implique 3 éléments :
- Combustible (solide, liquide, gazeux, etc…)
- Comburant (air, dioxygène)
- Energie d’activation en quantité suffisante (chaleur, flamme, arc électrique, etc…)

Triangle de feu
Qu’est-ce qu’un feu ?

Extinction :

- Suppression du combustible

- Suppression du comburant (étouffer l’incendie)

- Suppression de l’énergie d’activation (refroidissement)

Triangle de feu
Qu’est-ce qu’un feu ?

Développement d’un incendie : 4 phases

 Initiation

 Croissance

 Flash-Over

 Décroissance
Qu’est-ce qu’un feu ?

Quelques chiffres :

Incendie domestique :

- 1 français sur 3 est victime d’un incendie dans sa vie


- 1 incendie domestique toutes les 2 minutes

 263 000 incendies domestiques chaque année


 1 centaine de morts par an et 10 000 blessés

Vidéo 01 : pompiers présentant incendie domestique


Vidéo 02 : comparaison de 2 scénarios d’incendie
Vidéo 03 : Flashover
Qu’est-ce qu’un feu?

Exemples d’incendies

- Grand incendie de Londres

- Wall Trade Center

- Tour Windsor

- Tour de Dubaï

- Etc…

Grand incendie qui ravagea tout le cœur de la ville durant 3 jours du 02 au 05 sept. 1666
Qu’est-ce qu’un feu?

Exemples d’incendies

- Grand incendie de Londres

- Wall Trade Center

- Tour Windsor

- Tour de Dubaï

- Etc…
Qu’est-ce qu’un feu?

Exemples d’incendies

- Grand incendie de Londres

- Wall Trade Center

- Tour Windsor

- Tour de Dubaï

- Etc…

Incendie de la tour Windsor :


Date : 12 février 2005
Origine : inconnue
Durée : 24h
Qu’est-ce qu’un feu?

Exemples d’incendies

- Grand incendie de Londres

- Wall Trade Center

- Tour Windsor

- Tour de Dubaï

- Etc…

Incendie d’une tour à Dubaï :


Date : 31 décembre 2015
Incendie de façade
Qu’est-ce qu’un feu?

Exemples d’incendies

- Grand incendie de Londres

- Wall Trade Center

- Tour Windsor

- Tour de Dubaï

- Etc…

Incendie d’une tour au Koweit:


Date : septembre 2018
2500 employés évacués en un temps record : 0 victime
Réglementation incendie

Critères de résistance au feu : arrêté du 3 août 1999


La résistance au feu peut être obtenue à partir :
- d’un essai au feu
- d’une analyse spécifique
- d’un calcul conforme aux Eurocodes

La résistance au feu doit permettre, pendant les phases de développement, de limiter l’ampleur du sinistre en attendant
l’intervention des secours.
Les éléments de construction et équipements employés doivent opposer une résistance au feu ou à ses effets (chaleur,
fumée) pendant une durée correspondant au rôle qu’ils ont à assurer. Fixée réglementairement, celle-ci est évaluée en
fractions d’heures ou en heures.
 Critères européens :
R pour la stabilité, E pour l’étanchéité aux gaz, I pour l’isolation thermique.

En général ces critère s’expriment tel que:


REI t : avec t, la période durant laquelle le critère doit être satisfait
 REI 120 : ce critère définit un élément porteur devant satisfaire aux 3 exigences pendant 2 heures
Réglementation incendie

Critères de résistance au feu : arrêté du 3 août 1999

R pour la stabilité : Capacité de la structure à conserver une résistance mécanique requise (déformation maxi = L/30)
Réglementation incendie

Critères de résistance au feu : arrêté du 3 août 1999

E pour étanchéité aux gaz et aux flammes: un tissu en coton qui est, du côté non exposé, déplacé lentement à proximité (2
à 3 cm) d’une fissure, un joint ou une autre ouverture ne peut pas s’enflammer
Réglementation incendie

Critères de résistance au feu : arrêté du 3 août 1999

I pour isolation thermique : l’échauffement, du côté non exposé, par rapport à la température ambiante du laboratoire ne
peut pas s’élever à plus de 140°C en moyenne et à plus de 180°C localement en un point.

140°C
Réglementation incendie

Critères de résistance au feu : arrêté du 3 août 1999

140°C

- Critères R, E et I définissent des exigences de résistance et tenue au feu pour un temps


donné

- Le temps de tenue au feu est défini suivant le bâtiment étudié : Hauteur, usage, etc…
Risque incendie
Réglementation incendie

Entrepôts :
H < 10m (à la sablière) : Aucune contrainte de stabilité au feu de la structure.

H > 10m : justifier R30

Entrepôts avec planchers int. : R120 avec plancher CF120 EI120.


Réglementation incendie

Bâtiments de bureaux :
Réglementation incendie

Parkings : évolution de la norme pour les parkings largement ventilés


Réglementation incendie

I.G.H. :

Toujours se référer au
cahier des charges
Réglementation incendie

Période d’exposition au feu

Définition de l’évolution du feu au cours du temps

Courbes Température-Temps
Courbes Température-Temps

La définition et la vérifications des critères de résistance au feu peut se faire en laboratoire.


 suivre une courbe de température-temps normée : courbe ISO 834

- T = 15min : ϑ = 739°C
Θ = 945°C
- T = 30min : ϑ = 842°C

- T = 60min : ϑ = 945°C

- T = 90min : ϑ = 1006°C

- T = 120min : ϑ = 1050°C
Courbes Température-Temps

Objectif :
Simuler le développement d’un feu et déterminer les actions thermiques (T°C des gaz) qui vont impacter
les éléments de structure.

Approche prescriptive : courbes de feu normalisé


 Relation température-temps des gaz du local

 3 courbes nominales sont définie dans l’Eurocode : NF EN 1991-1-2:


 Courbe standard (courbe ISO 834)
Θg = 20 + 345 log10(8t + 1)

 Courbe de feu extérieur


Θg = 20 + 660 (1-0.686.e-0.32t -0.313.e-3.8t)

 Courbe de feu hydrocarbure


Θg = 20 + 1080 (1-0.325.e-0.167t -0.675.e-2.5t)
Courbes Température-Temps

Courbes normalisées

- Feu standard/ISO 834

- Feu hydrocarbure

- Feu extérieur
Courbes Température-Temps

Courbes normalisées ISO et feu naturel

Courbe ISO :
- Purement conventionnelle

- Généralement considéré comme sévère pour de longues


périodes

- Non représentatif d’un feu réel (naturel)

- Toujours croissante alors qu’un feu naturel atteint


toujours une intensité maximale
Courbes Température-Temps

Courbes normalisées ISO et feu naturel

Courbe ISO :
- Purement conventionnelle

- Généralement considéré comme sévère pour de longues


périodes

- Non représentatif d’un feu réel (naturel)

- Toujours croissante alors qu’un feu naturel atteint


toujours une intensité maximale

Autre approche possible : modélisation d’un feu réel, application de l’ingénierie de sécurité
incendie (I.S.I.)
Approches de calcul courantes

1 – Approche prescriptive :

- Appliquée pour répondre aux exigences en termes de résistance au feu prescrites dans les
réglementations
- Peut être très conservative => importante quantité de protection à appliquer
- Utilisée pour les cas de bâtiments simples
- Se base essentiellement sur un modèle de feu normalisé

2- Approche performantielle :

- Prise en compte de manière plus précise du risque réellement encouru dans l’ouvrage
- Evaluer de manière optimale les mesures nécessaires pour atteindre l’ensemble des objectifs de
sécurité incendie
- Recours à l’ingénierie incendie : évaluer la résistance au feu nécessaire pour éviter la propagation du feu
ou l’effondrement prématuré de la structure.
 Prise en compte de la sévérité d’un incendie : charges calorifiques réelles, conditions de ventilation,
etc… => feux naturels.
Approches de calcul courantes

2- Approche performantielle :

Pour 1 scénario de feu il faut suivre ces 3 étapes :

- Analyse de l’incendie pour calculer les actions thermiques : modèle de feu

- Analyse thermique pour déterminer les températures dans les éléments structuraux

- Analyse structurale pour calculer la réponse mécanique des éléments structuraux

Description d’un feu naturel


Modèles de feu naturel

4 phases :

1- Démarrage

2- Pré-Flash over

3- Flash over

4-Refroidissement
Modèles de feu naturel
Approche performantielle : définition du feu naturel au sein d’un local

 Définition des scénarios possibles de feu : description de l’évolution du feu en fonction de différents
paramètres physiques tels que :

- La charge calorifique

- La taille du foyer

- La position du foyer

- La vitesse de propagation

- Le débit calorifique maximal

- Les conditions de ventilation

- Les caractéristiques thermiques des parois


- Etc…
Modèles de feu naturel

Différents modèles de feux naturels existent


- Modèles simplifiés de feux localisés: méthodes d’Hasemi et Heskestadt

- Modèles de feux paramétriques

- Modèles de zones (1 ou 2 zones): ces modèles prennent en compte tous les principaux paramètres ayant
une incidence sur le feu

- Modèles de champs : modèles complexes qui permettent de calculer le développement d’un feu sur la
base de calculs éléments finis et la mécanique des fluides numérique (C.F.D., computational fluid dynamics),
qui permet de calculer en temps réel le développement de l’incendie.
Modèles de feu naturel

Avec un modèle de feu : analyse thermique des éléments pour toute la durée
de l’incendie, y compris la phase de refroidissement

Les modèles
de feu naturels

Les modèles Les modèles


simplifiés avancés
Modèles de feu naturel
Les modèles
de feu naturels

Les modèles Les modèles


simplifiés avancés

Feu de
Feu localisé
compartiment
Modèles de feu naturel

1- Modèles simplifiés : Feu Localisé (Annexe C de l’EN1991-1-2)

La répartition de la température en fonction du temps est


supposée non uniforme

Calcul de la hauteur de flamme

Feu localisé (avec Lf < H)


Modèles de feu naturel

1- Modèles simplifiés : Feu Localisé (Annexe C de l’EN1991-1-2)

La répartition de la température en fonction du temps est


supposée non uniforme

Calcul de la hauteur de flamme


 Valable pour D ≤ 10 m et pour Q ≤ 50 MW
 Longueur des flammes

𝐿𝑓 = −1,02𝐷 + 0,0148𝑄2/5 [m]


Feu localisé (avec Lf < H)
Où :
D est le diamètre du feu [m]
Q est le débit calorifique [W]

2 cas possibles
Modèles de feu naturel

1- Modèles simplifiés : Feu Localisé (Annexe C de l’EN1991-1-2)

 Si la flamme ne touche pas le plafond


Méthode HESKESTAD
possibilité de calculer la température le long du panache (formule C.2)

 Si la flamme touche le plafond


Méthode HASEMI
Possibilité de calculer le flux thermique reçu par unité de surface de plafond exposée au feu (formule C.4)
Si l’on envisage plusieurs feux localisés, on peut sommer les flux thermiques (formule C.10)
Modèles de feu naturel

1- Modèles simplifiés : Feu Localisé (Annexe C de l’EN1991-1-2)

⤷ Méthode Heskestadt : la flamme ne touche pas le plafond (Lf < H)


Θ z = 20 + 0,25Q2c 3
z − z0 −5/3 ≤ 900 [°C]

Où :
Θ(z) est l’évolution de la température le long du panache
QC est la composante de convection du débit calorifique QC=0,8Q [W]
z est la hauteur suivant l’axe 1 de la flamme [m]
z0 est l’origine virtuelle de l’axe telle que z0 = 1,02D + 0,00524Q2/5
Modèles de feu naturel

1- Modèles simplifiés : Feu Localisé (Annexe C de l’EN1991-1-2)

⤷ Méthode Hasemi : la flamme touche le plafond (L ≥ H) f

Déterminer directement le flux thermique hnet


4
hnet = h − αc Θm − 20 − Φ × εm × εf × σ Θm + 273 − 2934

Où :
αc est le coefficient de transfert thermique par convection [W/m²K]
Θm est la température de surface de l’élément [°C]
Φ est le facteur de forme
εm est l’émissivité de l’élément
εf est l’émissivité du feu
σ est la constante de Boltzmann (5,67.10-8 W/m2.K4)
h [W/m2] voir ci-après
Modèles de feu naturel

1- Modèles simplifiés : Feu Localisé (Annexe C de l’EN1991-1-2)

⤷ Méthode Hasemi : la flamme touche le plafond (Lf ≥ H)

h = 100000 si y ≤ 0,30
h = 136300 − 121000y si 0,30 < y < 1,0
h = 15000y −3,7 si y ≥ 1,0

Où :
r+H+z′
y= avec r, H, Lh et z [m]
Lh +H+z′
Modèles de feu naturel

1- Modèles simplifiés : Feu Localisé (Annexe C de l’EN1991-1-2)


⤷ Méthode Hasemi : la flamme touche le plafond (Lf ≥ H)
La longueur de la flamme horizontale, Lh :
Q
Lh = 2,9H(Q∗H )0,33 − H avec Q∗H =
1,11.106 ×H2,5

La position verticale de la source virtuelle de chaleur, z’ :


∗2 5 ∗ 2/3
z′ = 2,4D QD − QD quand 𝑄𝐷∗ < 1,0
Q
avec Q∗D =
1,11.106 ×D2,5

∗ 2/5
z′ = 2,4D 1,0 − QD quand 𝑄𝐷∗ ≥ 1,0
Modèles de feu naturel
Les modèles
de feu naturels

Les modèles Les modèles


simplifiés avancés

Feu de
Feu localisé
compartiment
Modèles de feu naturel

2- Modèles simplifiés : Feu de compartiment (Annexe A EN1991-1-2)

La répartition de la température en fonction du temps est supposée


uniforme

Pour les éléments internes au compartiment :


Calcul des températures des gaz (Annexe A)

Pour les éléments extérieurs :


Rayonnement du flux thermique = contributions du compartiment + flammes sortant des
ouvertures
(méthode de calcul dans conditions d’échauffement des éléments extérieurs dans l’Annexe B)
Modèles de feu naturel

Modèle simplifié de feu de compartiment : Feux paramétrés

- Annexe A de l’EN 1991-1-2 : autorisée en pré-dimensionnement par l’annexe nationale


française

- Feu de compartiment => T°C uniforme dans le local (post-flash over)

- Modèle simplifié basé sur la densité de charge calorifique


Modèles de feu naturel : Feux paramétrés

Feux paramétrés: Les courbes (Annexe A)


Applicable seulement aux locaux ayant une surface au sol < 500m², sans ouverture dans le toit et pour une hauteur
maximale de 4m.

Simplification :
- Feu en 2 phases : échauffement –
refroidissement

- Applicable aux locaux avec charge au feu


de type cellulosique

- La phase de refroidissement intervient


dès que 70% de la charge calorifique a
été brûlée
Modèles de feu naturel : Feux paramétrés

2 paramètres aident à définir l’évolution d’un feu paramétré :

- Densité de charge calorifique : qf,d

- Charge calorifique caractéristique : qf,k


Modèles de feu naturel : Feux paramétrés

1- La densité de charge calorifique

La charge calorifique représente la quantité d’énergie pouvant être libérée par les combustibles au sein
d’un local et s’exprime en MJ.

qf,d = m x qf,k [MJ/m²]


Où :
- m est le coefficient de combustion : généralement pris égal à 0,8 pour les matériaux cellulosique, sinon m = 1.

- qf,k : densité de charge calorifique caractéristique par unité de surface de plancher [MJ/m²]

 Certains coefficients supplémentaires peuvent être ajoutés, visant à prendre en compte les mesures de prévention
et de protection contre l’incendie (leur produit doit rester inférieur à 1)

𝑞𝑓,𝑑 = 𝑞𝑓,𝑘 . 𝑚 . 𝛿𝑞1 . 𝛿𝑞2 . 𝛿𝑛 [MJ/m²]


Modèles de feu naturel : Feux paramétrés

2- La charge calorifique caractéristique qf,k

- Approche déterministe complexe car implique une connaissance précise des matériaux
impliqués durant l’incendie dans le compartiment (cf Annexe E)

- Approche statistique : utilisable pour certaines catégories de bâtiments pour lesquelles les
charges calorifiques sont similaires
 Définition d’une valeur moyenne et d’un écart type
 Fractile à 80% donné dans l’Eurocode
 Fractile à 90% fournit dans le guide de l’annexe nationale

 Valeur moyenne et écart type de la densité de charge calorifique caractéristique : qf,k [MJ/m²]
Modèles de feu naturel : Feux paramétrés

2- La charge calorifique caractéristique qf,k

Valeur de la densité de charge


calorifique caractéristique qf,k [MJ/m²]
Modèles de feu naturel : Feux paramétrés

2- La charge calorifique caractéristique qf,k

𝑞𝑓,𝑑 = 𝑞𝑓,𝑘 . 𝑚 . 𝛿𝑞1 . 𝛿𝑞2 . 𝛿𝑛 [MJ/m²]

m : coefficient de combustion, généralement


pris égal à 0,8 ou 1.
Modèles de feu naturel : Feux paramétrés

Feux paramétrés: Les courbes (Annexe A)


Modèles de feu naturel : Feux paramétrés

Feux paramétrés: Les courbes (Annexe A)

𝜃𝑔 = 20 + 1325 × (1 − 0,324 × 𝑒 −0,2𝑡∗ − 0,204 × 𝑒 −1,7𝑡∗ − 0,472 × 𝑒 −19𝑡∗

Avec :
Θg : température des gaz dans le compartiment [°C] ;
t* : = t . Γ [h].

 Lorsque Γ = 1 : la courbe est similaire à la courbe normalisée ISO 834

 La densité de charge calorique qf,d n’apparaît pas dans l’équation.

 qf,d intervient dans le calcul de la phase de refroidissement et définit le temps tmax pour lequel le local atteint sa
température maximale ϑmax.
 ϑmax peut être limitée soit par le combustible, soit par la ventilation (manque d’oxygène).
Modèles de feu naturel
Les modèles
de feu naturels

Les modèles Les modèles


simplifiés avancés

Feu de
Feu localisé
compartiment
Modèles de feu naturel

Les modèles de
feu naturels

Les modèles Les modèles


simplifiés avancés

Une zone Deux zones Dynamique

EN 1991-1-2 PINGUET /
RICHARD
Modèles de feu naturel : Modèles avancés

 Ils permettent de prendre en compte :


• Les propriétés des gaz
• L’échange de masse
• L’échange d’énergie

 Méthode de calcul des actions thermiques dans l’Annexe D « Modèles de feu avancés »
Modèles de feu naturel : Modèles avancés

 Modèle une zone


• Répartition uniforme de la température en fonction du temps dans le compartiment

 Modèle deux zones


• Deux couches (supérieure et inférieure)
• Température uniforme dans chacune des couches mais fonction du temps
• Epaisseur des couches fonction du temps

 Modèle de calcul dynamique des fluides


• Evolution de la température dans le compartiment en fonction du temps et de l’espace
Modèles de feu naturel : Modèles avancés

Logiciel de modèle de zones

Définition du débit calorifique : Q

Température des gaz en cas d'incendie selon


EN 1991-1-2

Epaisseur de la couche de gaz chauds


Modèles de feu naturel

Le débit calorifique Q [MW]

Le débit calorifique traduit l’énergie libérée par la combustion de la charge calorifique.


La charge calorifique est définit par les matériaux combustibles, le débit calorifique dépendra de la charge
calorifique et de l’apport d’oxygène.

Illustration de l’évolution du débit calorifique pour


une même charge calorifique.

2 phénomènes définissent les limites de l’évolution d’un feu :

- Le feu atteint sa taille maxi sans limitation d’oxygène => feu


contrôlé par le combustible (Q1)

- La taille des ouvertures est trop faible => faible apport


d’oxygène : valeur limite du débit calorifique => feu contrôlé
par la ventilation (Q2)
Modèles de feu naturel

Le débit calorifique Q

L’aire sous la courbe du débit correspond à la charge


calorifique

3 phases :
- Croissance en t²
- Régime stationnaire Q = Qmax = min(Q1;Q2)
- Décroissance dès lors que 70% de la charge
calorifique est consumée

Les 2 types de feu peuvent conduire à un flash-over :


- ϑg > 500°C => flux radiatif suffisant pour embraser tous les matériaux à base cellulosique

- Epaisseur des fumées dépasse 80% de la hauteur du local


Les logiciels disponibles

1- DIFISEK

- 5 présentations ppt en anglais et français


 Actions thermiques et mécaniques
 Comportement thermique
 Comportement mécanique
 Logiciels de calcul
 Exemples de calculs et de bâtiments finis

- Documents manuscrits pdf correspondant

- Feuille Excel pour tracer la courbe de feu paramétré


Les logiciels disponibles

1- DIFISEK
Les logiciels disponibles
Les logiciels disponibles

2- Ozone
Logiciel de calcul gratuit de modèle de zones, combinant modèle à 1 et 2 zones.
Résolution des équations de bilans de masse et bilans d’énergie.

Modèle 2 zones : Le compartiment est divisé en 2 zones (chaude et froide)

Modèle 1 zone : Une seule zone est considérée avec une température homogène

 Description des phases de développement de l’incendie


 Combinaison des modèles 1 et 2 zones

Données d’entrée : Données de sortie :


- Géométrie du compartiment - Durée minimale avant flashover
- Propriétés thermiques des parois - Propriétés thermochimiques des 2 couches
- Nombre et taille des ouvertures - Hauteur des 2 couches (chaude et froide)
- Nature du combustible au sein du compartiment - T°C des 2 couches
- Calcul de la T°C d’un élément acier de plancher haut
Les logiciels disponibles
Les logiciels disponibles

Prise en main

La page d’accueil est composée de deux parties :

 Une partie permettant de définir le modèle à


étudier (Program Flow Chart)

 Une partie dédiée aux préférences de l’étude


(Strategy et Parameters)
Les logiciels disponibles

Prise en main : Définition des


paramètres

 Strategy : permet de définir le type


d’analyse

 Parameters : modification de plusieurs


paramètres (Coeff. de convection des
surfaces froides et chaudes, temps et pas
de calcul,…)
Les logiciels disponibles

Prise en main : Performance based


code

 Permet de définir les caractéristiques du


compartiment (Compartment) et du feu
(Fire)
⤷ Permet de tracer l’évolution de la
température des gaz (Zone
Temperature)
Les logiciels disponibles

Prise en main : Prescriptive rules

 Permet de définir le modèle de feu à


appliquer (Heating) et les
caractéristiques du profilé métallique
étudié (Steel Profile)

⤷ Permet de tracer l’évolution de la


température dans l’acier (Steel
Temperature)
Les logiciels disponibles

Prise en main : Résultats

 Courbe température des gaz/temps


⤷ En utilisant Zone Temperature (tracée
en bleu)
⤷ En utilisant View puis Hot Zone
temperature (courbe imprimable)

 Courbe température de l’acier/temps


⤷ En utilisant View puis Steel
Temperature (courbe imprimable)
Les logiciels disponibles

Prise en main : Résultats


Les logiciels disponibles

Prise en main : Résultats


Les logiciels disponibles

Prise en main : Résultats


Les logiciels disponibles

Prise en main : Résultats

2 ouvertures de 1,5x2m 1 ouverture de 1,5x2m


Conclusion

Un incendie pour l’ingénieur en sécurité incendie :

 Une action thermique induite par une température des gaz ambiants

 Incendie => Température des gaz ?

 Modélisation d’un incendie <=> définition d’une courbe ϑg (t)


 NF EN 1991-1-2
 Courbes normées
 Feux paramétrés
 Modèles de zones
 Feux localisés (cf Parkings)
 Modèles avancés : CFD

Suite :
- à partir de la température des gaz comment en déduire la température des structures ?
- Quelles sont les conséquences structurales de l’élévation de température ?
- Quelles sont les vérifications à mener?
Fin module : modélisation
d’un incendie
Merci pour votre attention
Approches de calcul courantes

2- Approche performantielle : Démarche ISI autorisée par l’arrêté du 22/03/2004

La structure performantielle choisie se décompose en 3 niveaux : [PN ISI]

 Les objectifs de sécurité incendie : OS


- Protection de l’environnement
- Protection de la santé et des biens, etc…

 Les exigences fonctionnelles : EF


- Déclinaison des OS en EF
- Santé des occupants => les occupants ne doivent pas être affectés par les effets de l’incendie
durant l’évacuation, exigences de tenabilité satisfaisante des zones avec occupants durant
l’incendie, etc…

 Les critères de performance : CP


Aux objectifs de sécurité et exigences fonctionnelles sont associés un ou plusieurs critères de
performance:
Santé des biens et des personnes => critères limites d’exposition tels que :
- T°C maximale ne dépasse pas 60°C
- Flux thermique radiatif, etc…
Approches de calcul courantes

Structure de la démarche performantielle [PN ISI A02]


Approches de calcul courantes
Exemple : proposition de critères d’acceptation liés à la vulnérabilité [PN ISI A02]
Approches de calcul courantes
Les logiciels disponibles

Prise en main : « Strategy »


 ① Définition de l’interface :
⤷ Entrer la température de la couche supérieure (A)
et la température d’inflammation du combustible
(B), avec A ≥ B
⤷ Définir la proportion de chaque zone par rapport
à la hauteur du compartiment

⤷ Définir l’emprise du feu sur le sol du


compartiment

 ② Choix du modèle de l’étude :


⤷ Une zone
⤷ Deux zones
⤷ Une zone puis deux zones
Les logiciels disponibles

Prise en main : « Parameters »


 ① Paramètres physiques des ouvertures :
⤷ Emissivité des ouvertures
⤷ Coefficient de Bernoulli

 ② Paramètres physiques du compartiment :


⤷ Température et pression initiales

 ③ Paramètres physiques des murs du


compartiment :
⤷ Coefficient de convection des surfaces chaudes et
froides
Les logiciels disponibles

Prise en main: « Parameters »


 ④ Paramètres temporels :
⤷ Plage de temps de l’étude
⤷ Pas de temps pour l’impression
⤷ Pas de temps pour le calcul

 ⑤ Coefficient partiel de sécurité (défini dans


l’Eurocode 3)
 ⑥ Choix du modèle d’entrée de l’air dans le
compartiment (Mc Caffrey, Heskestad, Thomas,
Zukoski)

 ⑦ Taux d’ouverture en fonction de la


température
 ⑧ Taux d’ouverture en fonction du temps
Les logiciels disponibles

Prise en main : « Compartment »

 ① Définition des paramètres géométriques


du compartiment

 ② Définition des parois (couches et


ouvertures)(Define)

 ③ Définition de la ventilation forcée, s’il y a


lieu
Les logiciels disponibles

Prise en main : « Define »

 ① Définition des différentes couches qui


composent la parois

 ② Définition des ouvertures qui composent


la parois
Les logiciels disponibles

Prise en main : « Fire »


Ozone offre la possibilité de déterminer la densité
de charge calorifique (qf,d) selon les coefficients de
la NF EN 1991-1-2 ou de la définir autrement.

Il est conseillé de suivre la NF EN 1991-1-2.

Il convient en premier lieu de définir le type


d’occupation du bâtiment (définition de la charge
calorifique caractéristique qf,k).

Le calcul de la densité de charge calorifique d’un


compartiment est encadré par l’Annexe E de la NF
EN 1991-1-2.
Les logiciels disponibles

Prise en main : « Fire »


 ① Prise en compte des différentes mesures
actives de lutte contre le feu :
⤷ δn,5 : alarme automatique transmise aux pompier
⤷ δn,6 : pompiers sur site
⤷ δn,7 : pompiers hors site
⤷ δn,8 : voies d’accès libres
⤷ δn,9 : équipements de lutte
⤷ δn,10 : système de désenfumage
Les logiciels disponibles

Prise en main : « Fire »


 ① Prise en compte des différentes mesures
actives de lutte contre le feu :
⤷ δn,5 : alarme automatique transmise aux pompier
⤷ δn,6 : pompiers sur site
⤷ δn,7 : pompiers hors site
⤷ δn,8 : voies d’accès libres
⤷ δn,9 : équipements de lutte
⤷ δn,10 : système de désenfumage
Les logiciels disponibles

Prise en main : « Fire »


 ② Informations relatives au feu :

⤷ Emprise maximale du feu (feu localisé ou


généralisé), déterminé dans l’onglet
« Compartment »
⤷ Hauteur de la flamme (Annexe C NF EN1991-1-2 et
Présentation EC0 et EC1)
⤷ Hauteur du combustible
Les logiciels disponibles

2) Prise en main : « Fire »


 ③ Calcul de la densité calorifique :
⤷ Emprise maximale du feu (feu localisé ou
généralisé), déterminé dans l’onglet
« Compartment »
⤷ δq,1 : prend en compte le risque d’activation du feu
suivant la taille du compartiment
⤷ δq,2 : prend en compte le risque d’activation du feu
suivant l’occupation du compartiment
⤷ Πδn,i : produit des différents coefficients
Les logiciels disponibles

2) Prise en main : « Fire »


 ④ Informations relatives à la combustion du
compartiment :
⤷ Calcul de la charge calorifique par unité de masse
de combustible
⤷ Coefficient de combustion (noté m et pris
généralement égal à 0,8)
⤷ Choix du modèle de combustion (définit par
défaut)
⤷ Coefficient stœchiométrique