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Arbre

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Pour les articles homonymes, voir Arbre (homonymie).

Les arbres sont notamment représentés par des espèces du groupe des plantes à fleurs comme
ces jacarandas au Zimbabwe.

Même les arbres les plus majestueux commencent leur existence sous forme de modestes plantules,
comme celle-ci de hêtre (Fagus sylvatica).

Les arbres contribuent significativement au bien-être et à la subsistance des sociétés humaines. De


nombreuses espèces produisent des fruits comestibles, comme ici l'arbre à pain (Artocarpus altilis).
Un tilleul, arbre commun d'Europe du Nord, planté en l'honneur de l'intronisation de Willem-Alexander
des Pays-Bas.

Un arbre est une plante ligneuse terrestre comportant un tronc sur lequel s'insèrent
des branches ramifiées portant le feuillage dont l'ensemble forme le houppier, appelé aussi
couronne.
Les arbres sont des plantes pérennes qui vivent plusieurs années, de plusieurs décennies à
plusieurs siècles, et dans de rares cas plusieurs millénaires.
Selon les estimations, la planète compte entre 60 000 et 100 000 espèces d'arbres.
Les formations végétales dominées par des arbres poussant les uns à côté des autres sont
des forêts, mais les arbres peuvent aussi croître de manière plus ou moins isolée hors des
forêts (dans la savane notamment)1.
Ils jouent un rôle majeur dans le fonctionnement écologique terrestre, en raison de leur
capacité à stocker le carbone (leur production de matière sèche annuelle correspond à deux
tiers de la production mondiale des plantes terrestres2), à prendre une part active dans
le cycle de l'eau et de manière générale à constituer les écosystèmes complexes que sont
les forêts, sources et refuges de biodiversité.
Ils constituent aussi pour les sociétés humaines une ressource considérable de matériaux
(principalement du bois), de denrées (notamment des fruits) et de multiples services. Ils
occupent dans presque toutes les cultures du monde une place pratique et symbolique
importante.

Sommaire

 1Éléments de définition
 2Cycle de vie
o 2.1Généralités
o 2.2Reproduction
 2.2.1Gymnospermes
 2.2.2Angiospermes
o 2.3Maladies et prédateurs
 2.3.1Maladies et déformations
 2.3.2Défenses diverses
 3Morphologie
 4Histoire évolutive
 5Classification
 6Biodiversité
 7Mécanique de l'arbre sur pied
 8Arbre, cycle du carbone et échanges de carbone
 9Records divers
 10Rôles et usages de l'arbre
o 10.1Usages par l'homme
o 10.2Arbre urbain
o 10.3La taille des arbres
 11Dans la culture
o 11.1Symbolique
o 11.2Divinités
o 11.3Proverbes
 12Statut juridique de l'arbre
o 12.1En France
o 12.2En Suisse
o 12.3Aux Pays-Bas
 13Notes et références
 14Voir aussi
o 14.1Bibliographie
o 14.2Conférences
o 14.3Articles connexes
o 14.4Liens externes

Éléments de définition[modifier | modifier le code]


Article connexe : bois.
Il n'existe pas de définition universelle de l'arbre, tant ce concept recouvre une grande
variété de formations et d'espèces aux agencements divers et localisés, si bien que
les botanistes, arboriculteurs et forestiers continuent encore de débattre à ce sujet3.
Dans l’optique de constituer des normes permettant de réaliser des comparaisons des
ressources forestières à l’échelle mondiale, l'Organisation des Nations unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO) propose une définition, essentiellement basée sur la
hauteur. La FAO considère qu'un arbre est une espèce végétale capable dans de bonnes
conditions de croissance4 de pousser au moins à 5 m de hauteur (pour les pays en
développement) ou 7 m (pour les pays développés) à l'état adulte, ce qui le distingue de
l'arbuste dont la hauteur à maturité est comprise entre 0,5 et 5 ou 7 m, et qui n'a pas de
couronne définie5. La FAO inclut ainsi dans les arbres les espèces non ligneuses
(bambous, palmiers) ayant les critères ci-dessus6.
L'IFN définit l'arbre comme un végétal ligneux ayant une tige nue et non ramifiée dès la
base, d'une hauteur supérieure ou égale à cinq mètres ou susceptible d'atteindre cette
dimension à maturité in situ7.
Les écologues distinguent parfois les espèces arborescentes dont la taille est au maximum
de 15 mètres et les espèces arborées (arbres stricto sensu) qui dépassent cette hauteur8.
Les botanistes donnent une définition plus restrictive, caractérisant les arbres par
la croissance secondaire en épaisseur de leur tronc, et des couches de tissus similaires, ce
qui favorise leur développement en hauteur et la ramification des branches leur permettant
d'augmenter la capacité d'exploitation de l'espace aérien9. Cette caractéristique, associée à
la position des feuilles sur plusieurs niveaux leur permettant de multiplier la surface
d'échange pour la photosynthèse, les distingue des palmiers et des bambous qui n'ont pas
de tronc. Cette anatomie rend leur tronc autoportant, ce qui exclut les macroalgues,
comme Macrocystis, qui atteignent 50 mètres de hauteur mais ne sont verticales que grâce
à la poussée d'Archimède, ou les lianes, plantes grimpantes qui s'élèvent verticalement en
s'appuyant, en s'accrochant ou en s'enroulant sur ou autour d'un support vertical10.
Au sens botanique, les arbres sont ainsi des plantes à bois véritable. Celui-ci, également
appelé xylème secondaire, est produit par une rangée cellulaire (l'assise libéro-ligneuse)
appelée cambium, située sous l'écorce. La genèse du bois est un processus répétitif qui
dépose une couche nouvelle sur les précédentes. Le résultat est souvent visible sous la
forme de cernes d'accroissement. Ce résultat est une croissance en épaisseur issue du
fonctionnement du cambium qui est le méristème secondaire du bois (le phellogène étant le
méristème secondaire de l'écorce). On ne trouve de plantes à bois véritable, et donc
d'arbres au sens strict, que chez les Gymnospermes et les Angiospermes Dicotylédones.
Preuves de leur origine commune, on trouve des homologues des gènes responsables de
la croissance secondaire des arbres, chez les plantes herbacées et les gymnospermes11.
Il existe d'autres types de plantes à bois véritable, mais les arbres s'en distinguent par des
dimensions plus importantes (comparées à celles des arbustes) ou par la formation d'un
tronc nettement individualisé (que ne possèdent pas les arbrisseaux) et porteur (alors que
les lianes ligneuses doivent trouver un support pour s'élever).

Cycle de vie[modifier | modifier le code]


Article détaillé : cycle de vie.
Les spécialistes de l’architecture végétale distinguent quatre stades de développement :
arbre jeune, stade adulte, stade mature, phase de sénescence12 irréversible13.
Généralités[modifier | modifier le code]
Selon Francis Hallé, la réitération se traduit par une succession d'unités architecturales (pousses
feuillées) émettant un manchon de racines adventives au sein même des branches, comme ici
chez Nandina domestica14.

 La germination : Lorsque les conditions de température et d'humidité sont idéales,


le fruit germe, il se gonfle d’humidité et ramollit, quand il y a assez de chaleur
le germe grandit, il emprunte sa nourriture à des organes de réserves (les cotylédons).
Dès le départ la plantule respire et dégage du gaz carbonique.
 La jeune racine et le géotropisme : Lorsque le germe grandit il fissure l’enveloppe du
fruit et la jeune racine en sort. C’est elle qui devra soutenir la plante et puiser la
nourriture dans le sol. Elle prendra toujours une position verticale et s’enfoncera de haut
en bas. C’est le géotropisme positif, loi naturelle qui oblige toute racine à se diriger vers
le centre de la Terre. Cependant, il y a deux exceptions : Quand il y a un obstacle, la
racine s’appuie dessus et si la résistance est trop forte elle la contourne, elle reprend
ensuite sa position verticale. Et si la racine veut atteindre une zone humide elle peut
prendre une direction oblique.
 La jeune plante : La racine entame son approvisionnement et les cotylédons s’épuisent
pour fournir les matériaux nécessaires à la formation de la tige qui va grandir et sortir de
terre. Elle va pousser verticalement de bas en haut, c’est le géotropisme négatif qui agit
sur la tige en sens inverse de celui qui agit sur la racine.
 Rôle des feuilles : La feuille est l’endroit où se prépare la sève élaborée, qui contient
sucres et minéraux qui fait vivre la plante. La distribution de la sève élaborée dans
l'ensemble de l'arbre, à partir de la feuille, est permise grâce au réseau interne de tubes
criblés du phloème15. Lorsqu’elles sont dans le sol les feuilles et la tigelle sont blanches.
C’est grâce à la lumière qu'elles reçoivent en sortant de terre qu’elles verdissent
(l’assimilation chlorophyllienne).
 Le bourgeon s’ouvre : La racine rassemble le mélange d’eau et de sels minéraux et
l’envoie dans les feuilles qui grâce à leur chlorophylle le transforme en sève élaborée.
Par les bourgeons cette sève sera utilisée pour le développement de la plante. Les
bourgeons se trouvent à l’extrémité de la tige ou à l’aisselle des feuilles. Ils sont
enveloppés d’écailles qui les protègent du froid. Le bourgeon hiverne et au printemps
lorsque les racines reprennent le pompage de la sève brute, il se gonfle et éclate. C’est
après qu’une tige s’allonge et se couvre de nouvelles feuilles. C’est ce qu’on appelle
alors un rameau. On peut également avoir la formation d'un bourgeon fugace, afin de
faire une « deuxième pousse ». Un chêne peut par exemple faire 4 à 5 pousses par an.
 L’arbre croît : En même temps que se multiplient rameaux et feuilles, le tronc lui
s’allonge et s’épaissit car il doit soutenir la masse végétale. Le tronc d’un arbre est un
cylindre recouvert d’une couche d’écorce qui est indispensable à sa survie. Il a le rôle
d’écran pour protéger du soleil et du gel mais également des insectes et champignons.
 L’arbre se reproduit : L’arbre se reproduit par ses graines (voie générative) ou par des
rejets (voie végétative), au sein de communautés et en formant des populations plus ou
moins viables.
 Les graines : Tous les fruits des arbres contiennent des graines, elles contribuent à la
propagation de l’espèce. Le fruit mûr se détache et tombe au sol. Les graines peuvent
aussi être transportées par le vent, l’eau ou encore par les animaux.
 L'acquisition de la coloniarité par le processus de réitération traumatique et adaptative.
Depuis les publications de botanistes comme Francis Hallé, la vision de l'arbre comme
un individu est remise en cause. Il existe en effet des arbres coloniaires qui sont
une colonie d’individus imbriqués. Dans certaines espèces, la réitération remet en
activité des méristèmes, ce qui fait régénérer l'arbre qui devient une colonie d'individus
emboîtés. Le phénomène de la réitération traumatique, plus général que celui de la
réitération adaptative, se produit en cas de blessure, d'accident, d'étêtage
(rejets, épicormiques)… Une réitération traumatique proleptique remplace le jeune arbre
aussi bien dans son mode d'occupation spatiale que dans son développement ultérieur,
pouvant conduire à une colonie clonale16. La réitération adaptative quant à elle remet en
activité des méristèmes contenant des cellules mutées qui produisant de nouvelles
pousses mais de génotypes distincts les uns des autres, ce qui améliore les capacités
photosynthétiques des arbres et leur longévité17.
Reproduction[modifier | modifier le code]
Dans la classification classique, les arbres font partie de la division des spermaphytes
(Spermatophyta) : les plantes produisant des graines.
Le sous-embranchement des gymnospermes correspond aux plantes se reproduisant par
des graines dites nues (embryon entouré de l'albumen et d'un tissu de protection), alors que
celui des angiospermes correspond aux plantes se reproduisant avec des graines
protégées (par un mécanisme de double fécondation, elles produisent des tissus nourriciers
supplémentaires) à l'intérieur de l'ovaire qui donne le fruit.

Articles détaillés : Gymnospermes et Angiospermes.

Gymnospermes[modifier | modifier le code]


Ce sont les plus anciens. Ce groupe (majoritairement monoïque) développe des ovules nus
simplement protégés par des écailles. La pollinisation se fait grâce au vent ou à la simple
gravité, leur dissémination pouvant être favorisée par
certains primates (macaques), rongeurs (écureuils) et certaines espèces
d'oiseaux spécialisées dans l'extraction de ces graines (becs croisés).
Communément, ces arbres sont appelés « conifères », car la plupart produisent des fruits en
forme de cône, aussi appelés pommes de pin ou pives. Ils sont également qualifiés de
« résineux » car la plupart produisent de la résine, substance chimique complexe qui permet
à l'arbre de lutter contre le froid et contre certaines attaques de parasites ; cette résine est
ainsi à son tour utilisée par des insectes : abeilles, fourmis, comme agent désinfectant dans
leurs colonies. Ils possèdent plusieurs cotylédons.
Ce groupe fut en voie de régression au sens de l'évolution puisqu'il dut céder nombre
de niche écologiques au groupe des angiospermes.
La maturation des graines gymnospermes est longue, allant de quelques mois à plusieurs
années (pins : 2 à 3 ans).
Angiospermes[modifier | modifier le code]
Apparu plus récemment (plus de 100 millions d'années), ce groupe d'arbres communément
appelé feuillus, est considéré comme plus évolué. On a donc vu se succéder d'abord les
conifères comme le pin, puis les premiers feuillus colonisateurs comme le bouleau suivi
du noisetier, de l'aulne, du frêne et du chêne qui devient l'espèce dominante en plaine alors
que l'épicéa triomphe en montagne. À partir de 2000 ans av. J.-C., la température baisse à
nouveau. Le hêtre qui a besoin de moins de chaleur que le chêne devient alors le feuillu
dominant. En montagne, le sapin, le mélèze et le pin cembro rejoignent l'épicéa.
Dans leur mode de sexualité, les angiospermes ont développé une stratégie différente et
plus économique en pollen, donc en énergie. Une coévolution avec les insectes permet une
pollinisation plus raisonnée.
Les plantes protègent les ovules par des membranes, l'ensemble formant le fruit. Celui-ci
peut être chez les arbres une baie, une drupe, un akène…
La production semencière de nombreux arbres forestiers varie d'une année à l'autre. Une
année de production abondante (une « année à semences », appelée aussi « année
semencière » ou « année à glands ») peut être suivie d'une ou plusieurs années de
production médiocre ou nulle18. Les proverbes associés à cette production semencière
(« année de glands, année d'enfants » pour symboliser la fécondité, « année de glands ,
année de cher temps » ou « année de glands, année de pommes ensuivant », « année à
glands, année à sang », « année de glands, année de peste ») sont parfois sans fondement
mais peuvent corréler l'année à l'importance de la pluie qui augmente la production de
semences mais provoque aussi des nuisances climatiques19.
Maladies et prédateurs[modifier | modifier le code]
Maladies et déformations[modifier | modifier le code]

Souvent après un stress important (sécheresse, attaque parasitaire) les feuillus peuvent subir
d'importantes défoliations et mortalité de branches du houppier. L'arbre y survit souvent. On parle
de descente de cime pour décrire ce phénomène20.

Les feuilles de l'arbre, plus particulièrement les cellules du parenchyme palissadique,


permettent de produire, par photosynthèse, cellulose, hémicellulose et lignine.
Certaines cellules permettent à un arbre de se redresser au cours de sa croissance grâce à
des agrégats de glycogène qui jouent le rôle de niveau à bulle21.

Bois fossilisé trouvé au Brésil.


Défenses diverses[modifier | modifier le code]
Article connexe : défense des plantes contre les herbivores.

Plusieurs mécanismes permettent aux arbres de se défendre contre des parasites :

 La compartimentation permet d'isoler les parties malades ou infectées.


Le professeur A. Shigo découvre et explique ce principe, et le nomme CODIT
(Compartimentation Of Decay In Trees). Cette découverte met en lumière l'incapacité des
ligneux de cicatriser, et le modèle propre à la dendro biologie.

 Modification du pourcentage du tanin foliaire lors d'un stress.


 Émission de gaz, comme l'éthylène, afin d'alerter les congénères22.

Morphologie[modifier | modifier le code]

Le « tronc » des dragoniers (dracaena draco) ne présente pas d'anneaux concentriques, ce qui rend
difficile, voire impossible, l'évaluation de l'âge multiséculaire de certains spécimens.

Port caractéristique d'arbres isolés des latitudes tempérées dont les branches basses sont broutées
par des herbivores, ici des tilleuls (Tilia cordata).

Un arbre est généralement composé de racines, d'un ou plusieurs troncs principaux et de


ramifications appelées branches.
La partie basale du tronc qui est dégarnie de branches forme le fût. Sa zone circulaire
inférieure faisant jonction avec les racines s'appelle le collet.
L'ensemble des branches forme le houppier. La silhouette d'un arbre est caractérisée par
son ou ses fûts, l'angle des rameaux entre eux, la disposition des branches au départ du
tronc ainsi que la forme générale de son houppier : on parle du port de l'arbre. Par exemple,
un houppier triangulaire large à la base et en pointe au sommet caractérise de nombreux
résineux.
Le tronc et les branches comportent sur leurs périphéries des cellules mortes appelées
rhytidome ou écorce, celle-ci protège la partie vivante des branches et du tronc. Cette
écorce peut être une simple petite pellicule ou être très épaisse chez certaines variétés : elle
approche les 30 cm chez les séquoias.
La plupart des arbres possèdent des feuilles chargées d'assurer la photosynthèse et
l'essentiel des échanges gazeux. Quelques espèces ont cependant, à la place des feuilles,
d'autres organes qui peuvent leur ressembler et qui assurent les mêmes fonctions :
certains acacias portent des phyllodes qui sont des pétioles transformés,
certains euphorbes arborescents ont des rameaux nus chlorophylliens, les aiguilles
des pins sont des pseudophylles (des fausses feuilles de formation secondaire) et
les filaos possèdent des extrémités ressemblant à des tiges de prêles. En revanche, les
aiguilles des sapins sont de vraies feuilles en forme d'aiguilles.
À la surface des troncs apparaissent quelquefois aussi des « épicormiques » : bourgeons,
amas, pousses épicormiques (poils, gourmands et branches gourmandes), picots,
sphéroblastes et broussins ; ceux-ci apparaissent à partir de stimuli (lumière, blessures,
infections, tensions, etc.) et évoluent avec l'âge de l'arbre et selon l'essence considérée23.
La morphologie du tronc, des branches et des racines, correspond à une structure fractale :
chaque branche peut être considérée comme un tronc plus petit pourvu lui aussi de
branches et ainsi de suite jusqu'aux plus petits rameaux. Racines et radicelles se structurent
également de manière auto-similaire. Il en ressort que l'arbre a une forme de dimension
fractale de l’ordre de 2,524. Cette forme résulte du programme génétique de l'arbre, mais
aussi d'interactions avec le sol, le climat, d'autres arbres, ou des animaux. La morphologie
générale de l'arbre résulte ainsi de plusieurs facteurs, essentiellement : la maximisation de la
performance hydraulique dans la conduction de la sève des racines vers les feuilles ; la
portée mécanique maximale évitant aux arbres de s’effondrer sous leur propre poids ;
la compétition pour l'accès à la lumière ; la réponse au vent, la thigmomorphogenèse, qui
contrôle l’évolution du diamètre des branches25.
Un accès différencié à la lumière où à une lumière plus vive (réverbérée par l'eau près des
berges par exemple), ainsi que des contraintes et efforts internes modifiés par le vent, des
accidents de vie sont sources de déformations de structures, dues à des maturations
exprimées de manière différentielle lors de la formation du bois, des racines et de l'écorce26.
De même quand un arbre se met à pencher à la suite d'un mouvement du terrain (les
branches cherchent à se redresser)26.
Ces déformations externes se traduisent par des modifications anatomique du bois, autrefois
mis à profit, par exemple pour des bois de marine naturellement courbes (moins de risques
de casse et de fentes)26.
Le tronc est naturellement unique mais il arrive parfois, à la suite d'un accident de
croissance, ou d'une section due à un herbivore ou à un castor, qu'il se dédouble ou qu'il soit
fourchu. La sylviculture en taillis, qui coupe les arbres et laisse les souches bourgeonner,
donne notamment des troncs multiples appelés « cépées ».

Histoire évolutive[modifier | modifier le code]


Article détaillé : histoire évolutive des végétaux.
Le premier arbre connu date du Dévonien. Il s'agit d'Archaeopteris, qui aurait vécu il y a 370
millions d'années. Pendant le Carbonifère, une période au climat chaud et humide, de
grandes forêts s'étendent sur la surface du globe. L'un des arbres les plus communs de
cette époque est Lépidodendron : il atteint une hauteur de 30 mètres et a un tronc de
3 mètres de diamètre. Les premiers conifères apparaissent à la fin de cette période ; les
taxons les plus proches de ces gymnospermes primitifs
seraient Araucaria, Podocarpus et Taxus27.
En Europe, les trois dernières glaciations voient les essences des zones tempérées
disparaître des zones septentrionales pour reculer vers le Sud ou survivre dans quelques
« zones refuges » de l’Europe septentrionale (nord de la Méditerranée) pour ensuite
reconquérir, « assez » rapidement (à une vitesse de 0,42 à 1 km/an), le continent lors du
réchauffement holocène, 11 000 ans avant nos jours28.

Classification[modifier | modifier le code]


Il existe plusieurs manières de catégoriser les arbres :

 Classement par origine : les botanistes classent les arbres en autochtones, introduits, ou
acclimatés.
 Classement en communautés ou groupements végétaux décrits par la phytosociologie,
et par type de forêt où l'arbre peut être classé selon la strate qu'il occupe, son caractère
dominant, etc. Les phytosociologues distinguent notamment l'« arbre hors
forêt »29 (appelé aussi « arbre champêtre » ou « arbre des champs » : arbre isolé au
milieu d'une prairie ou sur la place d’un village, arbre d'alignement, arbre marquant une
limite — haie, talus —, arbre fruitier)30 et l'arbre de forêt.
 Les forestiers classent les arbres en :
o « essences » (feuillus, résineux), vivant dans des lieux répondant à une typologie
des stations forestières,
o ou encore selon leur utilité sylvicole (essence-objectif) ou d'accompagnement,
o et aussi selon leurs hauteurs, diamètre (petit bois, moyen-bois, gros-bois ou très
gros bois) ou encore selon leur surface terrière. Les critères de classement varient
selon les pays, les époques et les acteurs.

Biodiversité[modifier | modifier le code]


Selon les estimations, la planète compte entre 60 000 et 100 000 espèces d'arbres.
L'UICN évalue dans les années 1990 à quelque 100 000 espèces arborées ou
arborescentes connues dans l'ensemble de la biosphère31. Une modélisation réalisée en
2008 confirme cette estimation de 100 000 espèces32.
Selon une étude publiée en 2017 par l'association Botanic Gardens Conservation
International (BGCI), il existerait 60 065 espèces d'arbres différentes dans le monde.
Le Brésil compte la plus grande variété d'arbres sur son territoire avec 8 715 espèces, suivie
par la Colombie avec 5 776 espèces, et l'Indonésie avec 5 142 espèces. Excepté
l'Arctique et l'Antarctique, où aucun arbre n'est recensé, l'Amérique du Nord présente la plus
faible diversité avec 1 400 espèces. D'autre part, 58 % des espèces sont présentes dans un
seul pays. Ainsi, 4 333 espèces se trouvent uniquement au Brésil, contre 2 991 espèces
à Madagascar et 2 584 espèces en Australie. Le BGCI précise également que
9 600 espèces sont menacées d'extinction33.
Une étude publiée en 2015 dans la revue Nature34 revoit à la hausse d'un facteur 10
l'estimation du nombre d'arbres sur Terre35 par rapport aux précédentes. « Les résultats
indiquent qu'il y a environ 3 000 milliards d'arbres sur Terre, dont près de la moitié dans les
forêts tropicales et subtropicales. Les régions boréales en abritent 740 milliards, et les
régions tempérées, 610 milliards ». L'étude estime également que la surface occupée par
les forêts diminue chaque année d'environ 192 000 km2 (un peu moins d'un tiers de la
superficie de la France), ce qui représente environ 15,3 milliards d'arbres. Les chercheurs
estiment que la superficie des forêts aurait diminué de 45,8 % depuis les grandes phases
de défrichement (défrichages afin de disposer de surfaces cultivables) lors des débuts de
l'agriculture il y a environ 11 000 ans36, ces bouleversements étant jugés suffisamment
profond par certains chercheurs que ces derniers, inspirés par le marxisme, ont évoqué une
« révolution néolithique »37.
Les forêts ont une densité d’environ 500 arbres par hectare. Les forêts tropicales
humides présentent une large variété floristique associée à une abondance de grands arbres
(200 à 300 espèces en moyenne par hectare, jusqu'à 500 parfois), mais bien moindre que
la variété microbienne dans le sol. Les forêts tempérées n'hébergent qu'une dizaine à une
quinzaine d'espèces d'arbres par hectare38.
Un rapport39 sur l'état de conservation des quelque 100 000 espèces d'arbres recense à la
fin du XXe siècle 95 espèces éteintes (y compris 18 à l'état sauvage), 976 dans un état
de danger critique, 1 319 menacées et 3 609 vulnérables40.

Mécanique de l'arbre sur pied[modifier | modifier le code]


Depuis l'invention de la filière bois, la mécanique a fait son entrée dans la botanique. Il y a
eu la simulation numérique par de Reffye de la croissance des arbres, puis la Mécanique de
l'arbre sur pied par Guitard et le modèle mécanique de la croissance d'une branche par
Schaeffer41,42.

Arbre, cycle du carbone et échanges de carbone[modifier | modifier


le code]
L'arbre joue un rôle majeur dans le cycle du carbone. On le présente souvent comme étant
en constante compétition pour les ressources que sont l’eau, les nutriments du sol, la
lumière et le gaz carbonique. Cependant l'arbre est aussi capable de symbioses
(microbiennes et fongiques) et d’échanges ou de partage de ressources, comparé par une
étude récente à une sorte de marché souterrain horizontal du carbone43. Ainsi, il prend dans
l’air le CO2 nécessaire à ses besoins immédiats et futurs (pour sa reproduction et
croissance) ; il le stocke principalement sous forme de sucres, de lignine et de cellulose, il
produit aussi des protéines complexes et des lipides. ces molécules sont utilisées pour
construire son troncs, ses branches, feuilles et racines. Mais au fur et à mesure de sa
croissance, l'arbre échange aussi - et de plus en plus - de grandes quantités de carbone
avec ses voisins, via le gigantesque « réseau souterrain »44,45 de mycéliums des
champignons symbiotiques du sol. Ces derniers acquièrent du sol et de
la biomasse en décomposition des nutriments qu'ils transfèrent à leurs plantes-hôtes, en
échange de carbone et d'autres nutriments (apport non négligeable car atteignant 80 % pour
l'azote et le phosphore chez certains végétaux44). Ils permettent aussi de recycler et valoriser
une grande partie du carbone qu'on aurait pu croire « perdu » par les feuilles mortes,
les fleurs tombées, les pollens et le bois mort d’autres arbres ou de l’individu-arbre lui-
même) et il est maintenant confirmé qu’ils permettent des échanges importants de carbone
d’un arbre à l’autre ; et même entre arbres d’espèces différentes43.
On avait déjà montré que les jeunes plants d'arbres bénéficiaient d'apports importants de
carbone via le réseau mycorhizien souterrain44, mais des chercheurs de l’Université de Bâle
et de l'Institut Paul Scherrer (PSI) ont récemment (2016) montré que les arbres adultes de
forêts tempérées exportent également de grandes quantités de sucres et bien plus loin qu'on
ne le pensait. Pour cela, à partir d’une grue installée dans une forêt située près de Bâle, ils
ont utilisé un réseau de longs tubes de plastique pour diffuser sur les couronnes d’arbres
(épinettes) de 40 m, âgés de 120 ans environ un flux de dioxyde de
carbone radiomarqué46 afin de pouvoir tracer la cinétique environnementale de ce carbone
(dans l’arbre (des feuilles aux racines) et l’écosystème43. Lors de cette expérience, une
surprise a été de rapidement aussi trouver ce carbone radiomarqué dans les racines des
arbres voisins bien qu’ils n’en aient pas directement reçu, y compris chez des arbres
provenant d'autres espèces (pin, mélèze)43.
Pour les auteurs de l'étude : ceci confirme l'importance encore sous-estimée du rôle des
champignons, et que la "Forêt est plus que la somme de ses arbres" ; Ainsi, dans leur
rapport au CO2 (et donc au climat) les arbres ne doivent pas uniquement être considérés
comme des individus, mais aussi comme éléments interagissants entre eux et avec les
autres arbres, dans l’écosystème forestier et la biosphère47.

Records divers[modifier | modifier le code]


Article détaillé : Arbre remarquable.

 Records de hauteur : les records actuels de plus grandes hauteurs atteintes par des
arbres sont détenus par des séquoias à feuilles d'if (Sequoia sempervirens)
en Californie. L'individu le plus haut mesure 115,55 m, il a été baptisé Hyperion.
Néanmoins ce sont des Eucalyptus qui détiennent le record historique de hauteur. En
1872, le forestier William Ferguson remarque un Eucalyptus regnans près de la rivière
Watts, dans l'état de Victoria, en Australie. À l'époque, sa hauteur est estimée à plus de
132 m48. On compte d'ailleurs à cette époque plusieurs eucalyptus dont la hauteur de
certains est évaluée à près de 140 m, mais aucun n'a survécu à l'exploitation forestière à
la fin du XIXe siècle49. Ces mesures historiques sont cependant sujettes à caution car un
modèle mathématique impose une limite physique de 130 m, hauteur que ne pourrait
dépasser le flux d'eau en raison de la cavitation50 et de la gravité51.
 Records de longévité : le plus vieil arbre connu en tant qu'organisme pourrait être
l'épicéa Old Tjikko vivant sur la montagne Fulufjället. Il s'agirait en réalité plutôt d'un
des clones issu de la plante mère : l'âge exact de la partie visible n'est pas 9550 ans,
mais l'analyse du bois sous-jacent (mort aujourd'hui) montre qu'il contient le même
matériel génétique que la partie vivante et contemporaine de cet arbre52,53. Le plus vieil
arbre non clonal découvert dans les Montagnes Rocheuses en 2012 est âgé de 5 063
ans, il s'agit d'un pin Bristlecone54.

 Surface et volume : pour calculer la surface d'un arbre, il faut mesurer chaque feuille
recto verso, ajouter la surface du tronc, des branches et rameaux, des racines longues
et fines et des poils absorbants, sans oublier les poches dans l'écorce et surtout
les mycorhizes. Un arbre feuillu forestier de taille moyenne (15 mètres) présente une
surface cumulée de 30 ha, la surface de ses racines mycorhizées est au moins cinq fois
plus grande (150 ha)55. Ces caractéristiques permettent d'assurer une surface maximale
de contact entre l'arbre et le milieu (sol et air) dont il tire les ressources nutritives. Il
double de poids quand il est mouillé. L'arbre le plus volumineux est un Séquoia géant,
le General Sherman avec un volume de 1 487 m3.
 Grâce aux images satellitaires, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et
l'agriculture56 a estimé en 2005 que la couverture forestière sur Terre est de 3,9 milliards
d'hectares, ce qui correspond, compte tenu de leur densité, à 400 milliards d'arbres57.
Néanmoins, une étude publiée en 2015 révise à la hausse ce chiffre en indiquant que la
Terre compte 3 040 milliards d'arbres (1 300 milliards dans les forêts tropicales et
subtropicales, 740 milliards dans les régions boréales et 660 milliards dans les régions
tempérées). Cette étude précise que chaque année, 15 milliards d'arbres disparaissent
et depuis le début de la civilisation humaine, le nombre d'arbres a chuté de 46 %58.

Les plus vieux arbres connus au monde furent jusqu'en 2008 des pins de Bristlecone (Pinus
longaeva) comme ici dans les Inyo Mountains, en Californie. Ils peuvent vivre plus de 4 000 ans,
certains individus ont presque 5 000 ans.

Les arbres les plus volumineux du monde sont des séquoias géants (Sequoiadendron gigantea),
comme ici le Grizzly Giant dans le Parc national de Yosemite. Le plus imposant spécimen,
baptisé General Sherman, a un tronc de 1 487 m3 pour une hauteur de 83,8 m.

Les arbres aux troncs les plus gros sont des baobabs d'Afrique (Adansonia digitata).

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Rôles et usages de l'arbre[modifier | modifier le code]


Usages par l'homme[modifier | modifier le code]
Les arbres d'alignement et de
bocage ont beaucoup reculé au
Les arbres produisent profit de l'élargissement des
naturellement un matériau aux routes, pour en réduire les coûts
remarquables propriétés d'entretien et parfois sous la
mécaniques et esthétiques, le pression d'association
bois, utilisé pour de nombreuses d'automobilistes ou de motards
et diverses fabrications, comme qui les jugeaient cause
La coupe selon différents plans
l'ébénisterie pour ces tamarins d'accident. Ils contribuaient à
d'un morceau de tronc, ici
des Hauts (Acacia heterophylla) diminuer la pollution de l'air,
de douglas (Pseudotsuga
récoltés à La Réunion. avec dans le cas des haies une
menziesii), montre bien le
réelle valeur de corridor
processus de formation du bois.
biologique.

L'arbre procure des matières premières pour un grand nombre d'industries (papetière,
seconde transformation du bois, chimique…) ; il joue un rôle économique important.
Voici quelques exemples de son exploitation :

 Pour son bois :


o bois de chauffage
o bois d'œuvre (charpente, construction navale…)
o bois d'ébénisterie
o cellulose (pâte à papier)
o charbon de bois
o tanins (fûts de vin en chêne…)
 Pour son écorce (suber) :
o chêne-liège, chêne rouvre (tan), bouleau, quinquina…
 pour ses feuilles :
o fourrage (élevage du bétail)
o mûrier (élevage du ver à soie)
 Pour ses fruits :
o fruits frais, fruits secs, fruits tropicaux…
o matières oléagineuses : cocotier, olivier, palmier à huile…
o fibres : kapokier
 Pour ses inflorescences :
o tilleul, mimosa
 Pour sa sève et ses sécrétions :
o résine du pin, sève de l'érable, hévéa (caoutchouc naturel)
o sève de l'érable (sirop buvable et apprécié)
 Pour l'agrément :
o arbres d'ornement, ombrage, bonsaï
o grimpe d'arbres, parcours aventure en forêt
 Pour ses fonctions écologiques :
o assèchement des marais (eucalyptus)
o rideau brise-vent
o climatiseur59
o lutte contre l'érosion
o fixation du gaz carbonique (« puits de carbone »)
o refuge pour de nombreuses espèces, il est indispensable pour préserver
la biodiversité.
 Comme régulateur du rayonnement solaire
o arbre d'alignement : tilleul, frêne, platane
o arbre d'ombrage, en régions tropicales dans les plantations de caféiers, cacaoyers,
théiers, bananiers, etc.
o sur les parcours herbagers (sylvopastoralisme)
 Pour délimiter, contenir
o jalonage d'un champ (arbre cornier, haie arbustive)
o clôture d'une pâture (plessage)
En outre, de nombreuses espèces sont utilisées en phytothérapie ou
en sylvothérapie (système immunitaire humain bénéficiant des effets attribués
aux phytoncides)60.
Certaines espèces d'arbres comme le moringa, le margousier ou le moabi cumulent de
nombreux avantages économiques et culturels ; ils sont actuellement étudiés pour être
produits à grande échelle.
Arbre urbain[modifier | modifier le code]
L'arbre urbain est maintenant considéré comme un bien commun et une source de services
écosystémiques et d'intérêt public et général.
Il joue un rôle essentiel dans l'écologie urbaine — on parle parfois d′urbanisme végétal —
comme élément de décor, d'aménagement, et participe à l'atténuation légère de la pollution
sonore, de la pollution de l'air et des pics thermo-hygrométriques propres
aux microclimats urbains, fonctionnant comme un véritable dispositif d'épuration
atmosphérique et constituant un écrans anti-bruit61. David J. Nowak parle même
de biotechnologie, pour décrire le boisement urbain (Urban forestry) et ses capacités à
améliorer, dépolluer l'eau, l'air (un arbre adulte retient en moyenne 100 kg de poussières par
an62), le sol, à tamponner les chocs climatiques et à constituer un puits de carbone63.
Néanmoins les gestionnaires d'arbres urbains doivent relever de nombreux défis, car dans
l'espace public et hors de quelques grands parcs urbains publics ou privés, ces arbres sont
soumis à de nombreux stress qui abrègent fortement leur espérance de vie (ne dépassant
généralement pas 30 ans64).
Les racines manquent de place et tendent à se diriger vers les égouts pour trouver de l'eau,
au risque de les pénétrer et parfois les obstruer. Elles doivent se développer dans un sol
souvent de piètre qualité, imperméabilisé et alors exposé à des alternances de manque et
d'excès d'eau.
Le tronc, les branches et les racines subissent des agressions, notamment des dommages
mécaniques et chimiques, le vandalisme, des tailles dures et la pollution urbaine. Les
distances de plantation, le jalonnement et les protections demeurent parfois inadaptés.
L'environnement évolue autour de l'arbre sans tenir compte de son intégrité, comme dans le
cas de la coupure du système racinaire. Les propriétaires inexpérimentés ou certaines
entreprises insuffisamment formées traitent les arbres de manière inappropriée. Les
canopées manquent souvent de lumière le jour et subissent la pollution lumineuse la nuit. En
raison de la bulle de chaleur urbaine et de la pollution lumineuse, le débourrement se montre
souvent plus précoce, et la chute des feuilles beaucoup plus tardive ; parfois de plusieurs
mois sous les lampadaires. Selon la NASA, ils produisent 20 % de moins d'oxygène que le
même arbre dans la nature. Néanmoins une étude récente laisse penser qu'on a pu sous-
estimer la capacité des arbres à épurer l'air de certains polluants, en particulier
des composés organiques volatils.
Planter des arbres déjà adultes se montre très coûteux et la plantation et protection des
jeunes arbres, qui installent mieux leur système racinaire mais restent vulnérables durant de
longues années, reste difficile. Beaucoup de cultivars plantés en alignement mono-
spécifiques s'avèrent à terme vulnérables aux épidémies et à divers pathogènes, en plus de
contribuer à une perte de diversité génétique chez les espèces-mères. Une bonne gestion
nécessite des inventaires souvent mis à jour et une surveillance sanitaire plus étroite. La
taille reste obligatoire dans de nombreux cas, avec une accessibilité parfois difficile ; elle
constitue une porte d'entrée pour de nombreux pathogènes et doit alors se poursuivre dans
le temps chez certaines espèces.
Une gestion attentive et une communication adaptée sont nécessaires pour trouver le
soutien ou l'appui actif du public, et pour que l'arbre urbain soit considéré par le plus grand
nombre comme un avantage plus qu'un inconvénient.

Article détaillé : Arbre urbain.

La taille des arbres[modifier | modifier le code]

 Taille en têtard (arbre têtard ou trogne) : une taille en forme de têtard visant à obtenir du
bois de chauffe et du fourrage de façon pérenne en agriculture.
 Taille en tonnelle : une taille architecturée visant à obtenir un port étalé dans un volume
défini. Dans le but de perpétuer une tradition paysagère et de créer un plateau
d’ombrage dans le volume restreint.
 Taille en pyramide : une taille architecturée permettant de conserver l’arbre dans un
volume d’aspect pyramidal (ex : platanes en alignement). Dans le but de créer une belle
esthétique, renforcer une composition paysagère et adapter l’arbre à des changements
de milieu ou de gestion.
 Taille en rideau : type de taille douce, c’est une forme architecturée qu’on utilise dans les
parcs ou en zone urbaine quand il s’agit de faire un alignement. Les volumes des arbres
sont façonnés par un plan et non plus par rapport à l’axe du tronc. On utilise cette taille
pour les arbres à essence abondamment et régulièrement ramifiée, pour des buis,
charmes, hêtres, platanes, marronniers, tilleul, dans le but de créer une esthétique
visuelle et de renforcer une composition paysagère, de permettre une cohabitation
durable entre le végétal et son environnement (ex : trafic routier, façade…) et de
mécaniser les opérations de tailles.
 Taille de réhabilitation : pour les arbres dont on veut changer profondément le mode de
conduite. Dans le but de modifier des erreurs de conception paysagère et d’estimation
de volume, d’adapter l’arbre à des changements de milieu et de changer la gestion
arboricole en vue d’abaisser le coût de l’entretien.
 Taille de cohabitation : pour les arbres dont le développement en hauteur n’est pas
adapté à son environnement. Dans le but de permettre un développement limité de
l’arbre tout en conservant un port libre (naturel) et d’éviter les tailles drastiques c'est-à-
dire trop sévères.
 Conduite des conifères : contrairement aux feuillus, la plupart des conifères ont leurs
axes de croissance déjà prédéfinis et procède donc a un élagage naturel. La conduite
des conifères est pratiquée aux arbres dépérissant et chargés de bois mort, les jeunes
arbres défléchis et ceux qui sont déséquilibrés à cause de leurs branches lourdes et
fragilisées.
Rappelons toutefois un principe :
« Situé dans un milieu qui lui convient, auquel il s'est peu à peu adapté, ne subissant pas de
contraintes particulières dans son expansion aérienne ou souterraines et ne présentant pas
de signes de dépérissement ou d'attaque parasitaires, un arbre n'a pas besoin d'être taillé. »
(E. Michau)65

Dans la culture[modifier | modifier le code]


L'arbre est un schème qui semble quasiment universel. Même dans les contextes très
artificialisés, il reste très souvent associé, notamment par les adultes des conurbations, au
sentiment positif d'une présence agréable et relaxante. Une enquête faite aux États-Unis
laisse penser que ce sentiment n'est pas uniquement lié aux expériences de l'enfance
(présence d'arbres dans l'environnement proche, activité dans la nature…), mais aussi aux
sentiments exprimés par les parents sur la nature, avec des variations selon le sexe, l'âge et
l'origine ethnique des personnes interrogées66.
Les gens montrent des préférences pour la taille, forme et couleur des arbres67. De manière
générale, les couleurs vertes et rouges semblent préférées au jaunâtre et pourpre, peut-être
parce que celles-là sont associées à des arbres en meilleur santé, et donc à un
environnement plus propice au développement humain67. La naturalité d'un paysage, sa
richesse et son harmonie, et la présence de l'arbre dans ce cadre jouent aussi un rôle
important dans le sentiment de paix ou de bien-être qu'il procure68. Ainsi au Japon, une
étude sur l'effet curatif de la végétation existant dans le paysage a montré que 94 % des
interrogés décrivent spontanément préférer un paysage très naturel, contre 1 % préférant un
paysage artificiel, avec des variations selon l'âge.
Dans la littérature, l'arbre provoque des émotions selon qu'il est tour à tour objet de crainte
(arbre des sorcières, arbre au gibet, arbre terrifiant dans les cauchemars d'enfants comme
chez George Sand) ou d'amour (lieu de la rêverie romantique, initiales ou cœur gravé sur
l'écorce — pratique déjà décrite dans le temple d'Astrée où les noms des dieux sont inscrits
dans l'écorce d'un chêne — ou encore lieu de la liberté comme dans Le Baron perché),
arbre chtonien ou ouranien69.
Symbolique[modifier | modifier le code]
Article connexe : Fonctions sociales, symboliques et culturelles de la forêt.
De nombreux arbres anciens sont dits « remarquables ».

L'arbre de la connaissance du bien et du mal dans la Bible portant le « fruit défendu », tel qu'imaginé
et peint par Lucas Cranach l'Ancien (1472-1553).

Un fromager, un rônier et un caïlcédrat (khaya) se sont entremêlés dans le village Mar Lodj (île du
Sénégal). On en a fait un symbole de l'entente entre les trois principales religions pratiquées dans le
pays : islam, christianisme et animisme.

Acer buergerianum.

L'arbre symbolise tantôt les forces de la Vie comme l'arbre de vie, tantôt l'homme, tantôt une
famille : arbre généalogique.
Dans la Bible, plus particulièrement dans le second récit de la Création du Livre de la
Genèse, le tronc de l'arbre fait fonction de lien entre la terre où il a ses racines et le ciel où il
est dirigé. L'arbre est donc un symbole de la communion entre les deux mondes : celui d'en
haut où habite la divinité et celui d'en bas où habitent les humains70.
L’Arbre est la reprise de l'arbre de vie sumérien, puis mésopotamien avant de passer dans la
Bible. Le vol des pommes d'or dans le jardins des Hespérides devient le fruit de l'arbre du
Paradis71.
Dans le jardin d'Éden, il y a des arbres, dont deux particuliers : l'arbre de vie, qui symbolise
l'immortalité, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal, qui symbolise le savoir illimité,
deux caractéristiques réservées à Dieu72.
Dans les traditions nordiques Yggdrasil est un arbre qui symbolise le Monde. En Islam, il est
également fait référence, dans certains écrits spirituels, à l'Arbre du Monde73.
Lors des cycles saisonniers, la « mort » présumée et la « renaissance » annuelle de l'arbre
au printemps l'ont fait adopter comme symbole de la fécondité, de retour à la vie. Témoins
les traditions d'arbre de mai et d'arbre de Noël.
Certains arbres ont une symbolique propre : l'olivier (Olea europea) représente la paix, la
sérénité (c'est aussi un symbole du Christ), le chêne (Quercus sp.) représente la robustesse,
la longévité.
On retrouve cette représentation dans certains tests psychologiques (Test de l'arbre) : les
racines représentent l'ancrage de la personne dans sa propre vie, dans la réalité, le tronc sa
posture, les branches et les feuilles son épanouissement.
L'olivier est un des symboles de l'Athènes antique : il aurait été offert à la cité par la déesse
Athéna à l'occasion d'un concours avec le dieu de la mer Poséidon. L'olivier est aussi
symbole de paix.
Arbres emblèmes : la feuille d'érable à sucre (Acer saccharum) est l'emblème du Canada,
le cèdre (Cedrus libani) celui du Liban. Le pernambouc (Caesalpinia echinata) est l'arbre
national du Brésil (voir aussi la liste des plantes-emblèmes).
Au Japon, Hanami, la période de floraison des cerisiers, les Sakura, (Prunus sp.) à la fin de
l'hiver et Momijigari, la période de passage aux couleurs d'automne de l'érable
japonais (Acer japonicum) sont des événements célébrés dans tout le pays.
En Afrique, l'arbre à palabres est un lieu traditionnel de rassemblement.
Les pièces de 1 et de 2 euros, œuvres de Joaquin Jimenez, sont frappées depuis
1999 ; « elles portent "l’Arbre étoilé" et arborent un symbole fort de liberté, de vie et de
croissance, de pérennité et de renouveau »74.
Divinités[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Arbres dans la mythologie et dendrolâtrie.

 Gaule : Les dieux-arbres gaulois connus par des inscriptions latines sont Robur, Fagus,
Buxenus, Tres Arbores, Sex Arbores et Abellio. Ils correspondent respectivement aux
arbres sacrés qu'étaient, très rarement et en certains lieux sanctuarisés, le chêne
rouvre, le hêtre, le buis, l'association de « Trois Arbres », l'association de « Six Arbres »
et enfin l'ensemble des arbres fruitiers, en particulier le pommier. Ce sont leurs
sanctuaires auprès d'arbres remarquables ou sacrés qui ont laissé des traces
toponymiques, et non les espèces d'arbres en elles-mêmes. Les adeptes du
christianisme martinien, hostiles aux vieux cultes païens, les abattaient à la hache.
 Grèce antique : Dryades, Hamadryades
 Japon : Kodama
Proverbes[modifier | modifier le code]

 Il ne faut pas mettre le doigt entre l'arbre et l'écorce.


 Le fruit ne tombe pas loin de l'arbre.
 L'arbre qui cache la forêt.
 Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse.
 Un arbre n'a pas plus de chance que deux arbres.
 Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.
 On reconnaît l'arbre à ses fruits.
 D'où vient cette branche, c'est de cet arbre (a.m Tunisie)
 On ne mesure la hauteur d'un arbre, que lorsqu'il est abattu.

Statut juridique de l'arbre[modifier | modifier le code]


Si la forêt et les bois sont plus ou moins protégés par le droit coutumier ou codifié de par le
monde, l'arbre en tant qu'individu a rarement de statut juridique clair, même quand une
valeur patrimoniale importante lui est unanimement reconnue (arbre remarquable).
Dans certaines cultures, des arbres peuvent être sacrés, de même qu'existent des bois
sacrés.
Dans certains pays un arbre ou des arbres peuvent être protégés par une servitude
environnementale qui peut interdire aux générations successives d'acheteurs d'un terrain de
les couper et/ou exploiter.
En France[modifier | modifier le code]
L'arbre en ville a pu faire l'objet de protections spécifique car présentant une valeur
particulière en raison de sa rareté et vulnérabilité dans le contexte urbain75, d'abord grâce au
droit du patrimoine « remarquable » (Loi du 31 décembre 1913 sur les monuments
historiques, loi du 2 mai 1930 sur les sites et monuments naturels, Zones de Protection du
Patrimoine Architectural Urbain et Paysager instaurées par la loi de décentralisation du 7
janvier 1983 et secteurs sauvegardés de la loi Malraux de 1962 qui toutes peuvent protéger
des arbres remarquables), aujourd'hui sous l'égide du Service départemental de
l'architecture et du patrimoine (SDAP).
Des réflexions existent pour donner aux arbres et en particulier aux arbres remarquables un
statut plus clair76,77.
La loi Paysage a modifié les modalités d'enquête publique et introduit des outils permettant
dans une certaine mesure la protection d'arbres dans le paysage (arbres et alignements
remarquables)78. Parmi les outils mobilisables pour protéger des arbres figurent
(principalement dans le cadre de la loi paysage et du droit de l'urbanisme) :

 Divers instruments de connaissances (inventaires patrimoniaux, atlas d'arbres


remarquables, atlas des paysages, observatoire de la biodiversité, etc.) ;
 Le plan d'aménagement et de développement durable qui est opposable et contient des
prescriptions ayant valeur réglementaire, peut sur la base de l'étude d’environnement
(obligatoire) contenir des prescriptions opposables aux tiers notamment à propos des
arbres (la jurisprudence rappelle que les prescriptions doivent être clairement décrites
pour facilite leur application et éventuellement leur sanction en cas de violation79. Le
PADD peut ajouter des prescriptions dans sa partie facultative (en complément de sa
partie obligatoire) dont à propos du traitement des arbres dans les rues, sentiers
piétonniers et pistes cyclables ou espaces et ouvrages publics à conserver, à modifier
ou à créer, etc ou dans le cadre des « mesures de nature à assurer la protection des
paysages » ;
 Le règlement du Plan local d'urbanisme (PLU) qui peut dans ses documents graphiques
identifier des arbres à protéger ou méritant des dispositions particulières (« Espace
Boisé Classé »). Le maire peut, dans le cadre de l'élaboration ou révision du PLU,
recueillir l’avis de tout organisme ou association compétente en matière notamment
d’environnement et de patrimoine arboré. Le préfet peut aussi « porter à connaissance »
de la commune des éléments relatifs à ce patrimoine, par exemple en citant un atlas des
paysages, le SRCE80, les inventaires ZNIEFF ou d'autres types de sources
pertinentes. In fine, « Le règlement délimite les zones urbaines, les zones à urbaniser,
les zones agricoles et les zones naturelles et forestières. Il fixe les dispositions
d’urbanisme applicables à l’intérieur de chacune de ces zones… ». Ses prescriptions et
dispositions peuvent inclure des mesures de protection de l’arbre, tant qu'elles se
montrent adaptées aux objectifs cités par le rapport de présentation du PLU et qu'elles
respectent le droit de l’urbanisme. Chaque zone du PLU peut contenir des plantations
arborées soumises au régime des espaces boisés classés (en respectant le droit civil
régissant les relations de voisinage) ;
 Les espaces boisés classés (bois, forêts, parcs à conserver, à protéger ou à créer, qu’ils
soient soumis ou non au régime forestier, enclos ou non, attenant ou non à des
habitations), arbres isolés, haies ou réseaux de haies, des plantations d’alignements81.
Une fois le PLU approuvé, « Le classement interdit tout changement d’affectation ou tout
mode d’occupation du sol de nature à compromettre la conservation, la protection ou la
création des boisements » et en cas de coupe et abattage il y a obligation d'autorisation
dans l'espace boisé classé (dès la prescription d’un plan local d’urbanisme, avant que le
PLU soit adopté) et si cette autorisation est délivrée, elle peut être subordonnée à des
prescriptions spéciales concernant notamment la technique de gestion, le respect de
certains peuplements ou l’obligation de procéder à des reboisements ou à des
plantations de remplacement82. Les espaces boisés classés (EBC) ou arbres protégés
doivent apparaître sur les documents graphiques du PLU, mais aussi faire l'objet d’un
article spécifique du règlement, et bien entendu, les propriétaires des arbres classés
doivent être avertis du classement83 ;
 Les procédures de site inscrit ou de site classé ou de ZPPAU ou de secteur
sauvegardé ;
 Les autorisations d'occupation du sol.
Des outils de contractualisation (chartes, plans, contrats...) sont susceptibles de prévenir ou
limiter le risque de conflits juridiques souvent aléatoires et d'autres outils du droit de
l'environnement peuvent parfois être utilisés : les Espaces naturels sensibles, la loi Littoral,
les réserves naturelles régionales ou encore le droit civil quand il règle les relations de
voisinage concernant les arbres en limites de propriété.
À la suite de la destruction de nombreuses haies et arbres isolés par les remembrements, il
a été interdit de détruire des arbres durant la procédure de préparation d'un remembrement.
En Suisse[modifier | modifier le code]
En Suisse, les arbres sont légiférés notamment dans la loi fédérale sur les forêts et
l'Ordonnance sur les forêts. En 2011, le Conseil fédéral a fixé les lignes stratégiques de la
politique forestière 2020, mises en œuvre notamment par l'Office fédéral de
l'environnement84. Les cantons et certaines communes suisses ont également une législation
concernant la protection des arbres.
Dans un souci de préservation de la biodiversité, le quart du budget de l'Arboretum national
du vallon de l'Aubonne est financé à hauteur d'environ 250 000 francs suisse par les
pouvoirs publics85.
Aux Pays-Bas[modifier | modifier le code]
Aux Pays-Bas, en vertu des lois sur la protection environnementale, il est interdit de couper
un arbre si un autre n'est pas planté à la place. Ainsi, le pays sécurise le nombre de ses
arbres et peut uniquement le revoir à la hausse.
Notes et références[modifier | modifier le code]
1. ↑ (en) Peter A. Thomas, Trees. Their Natural History, Cambridge University Press, 2014 (lire en
ligne [archive]), p. 1
2. ↑ (en) Peter A. Thomas, Trees. Their Natural History, Cambridge University Press, 2014, p. 13.
3. ↑ Francis Hallé, Aux origines des plantes. Des plantes anciennes à la botanique du XXIe siècle,
Fayard, 2008, p. 36.
4. ↑ Le statut d'arbre est donné par le potentiel de l'espèce et non par la dimension d'un individu à un
moment ou à un endroit donné. Ainsi un chêne de trois ans de 1,50 m seulement est un semi au
stade fourré. De même un vieux pin rabougri accroché au sol squelettique d'une crête battue par
les vents est un arbre nanifié et non pas un arbuste.
5. ↑ Matti Palo, « What is forest - concepts and etymology », in M. Palo & J. Uusivuori, eds. World
forests, society and environment. Volume I, 1999, p. 12-13.
6. ↑ Les arbres hors forêt : vers une meilleure prise en compte, Food & Agriculture Org., 2001, p. 211.
7. ↑ Alain Damien, La biomasse énergie, Dunod, 2013, p. 273.
8. ↑ François Ramade, Dictionnaire encyclopédique des sciences de la nature et de la biodiversité,
Dunod, 2008, p. 40.
9. ↑ (en) David A. King, « The Adaptive Significance of Tree Height », The American
Naturalist, vol. 135, no 6, juin 1990, p. 809-828.
10. ↑ Francis Hallé, Aux origines des plantes. Des plantes anciennes à la botanique du XXIe siècle,
Fayard, 2008, p. 37.
11. ↑ (en) Andrew T. Groover, « What genes make a tree a tree? », Trends in Plant
Science, vol. 10, no 5, mai 2005, p. 213.
12. ↑ Il ne faut pas confondre sénescence (phase irréversible qui conduit à la mort de l'arbre) avec le
dépérissement (détérioration de la santé d'un arbre) ou la descente de cime, phases réversibles
qui montrent que de nombreux individus ont une capacité de résilience écologique.
13. ↑ Annik Schnitzler-Lenoble, « En Europe, la forêt primaire », La Recherche, no 290, septembre
1996, p. 69.
14. ↑ (en) Aline de Castro e Santos, « Essai de classification des arbres tropicaux selon leur capacité
de réitération », Biotropica, vol. 12, no 3, septembre 1980, p. 190.
15. ↑ « Structure de la feuille, stomates et circulation des sèves » [archive]
16. ↑ Claude Edelin, L'arbre, biologie et développement, Naturalia Monspeliensia, 1991, p. 262.
17. ↑ Francis Hallé, Un jardin après la pluie, Armand Colin, 2013, p. 67.
18. ↑ Morandini, R. (1962), Le traitement des graines forestières, équipement et méthodes. I.
Production, récolte et extraction des graines. Unasylva 15 (4), FAO, Rome.
19. ↑ Marie-Charlotte Delmas, Dictionnaire de la France mystérieuse, Place des Éditeurs, 2016, p. 78.
20. ↑ Un individu stressé est reconnaissable à sa ramification appauvrie et en bas. Grâce à sa capacité
de résilience écologique, il peut édifier un nouvel houppier grâce
aux gourmandsplagiotropes produits par les branches maîtresses. Avec le temps, les branches
sommitales mortes finissent pas tomber et l’arbre retourne à son état initial, mais avec une cime
plus bas. Cf Christophe Drénou, « Diagnostic sanitaire des arbres », Forêt privée, no 331, mai-juin
2013, p. 67.
21. ↑ 2007, Université Blaise Pascal
22. ↑ La lutte des arbres et des plantes [archive], WordPress.com
23. ↑ COLIN F., FONTAINE F., NINGRE F. [2007]. Gourmands et autres épicormiques du chêne et du
hêtre. Partie I : un renouvellement des concepts pour une réactivation des recherches. Forêt
Wallonne 87 : 36-48 (13 p., 7 fig., 1 tab., 9 réf.)
24. ↑ (en) K. Seki, H. Sasaki, T.Suzuki & H. Ohno, « For the Landscape Design using Fractal of
Nature », J. Center for Environmental Information Science, vol. 24, no 2, 1995, p. 87-94.
25. ↑ (en) Christophe Eloy, Meriem Fournier, André Lacointe & Bruno Moulia. Wind loads and
competition for light sculpt trees into self-similar structures, « For the Landscape Design using
Fractal of Nature », Nature Communications, vol. 8, no 1014, 18 octobre 2017(DOI 10.1038/s41467-
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26. ↑ Aller à :a b et c M Fournier, B Chanson, B Thibaut and D Guitard (1994), Mesures des déformations
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27. ↑ RUSSEL, T., Trees of Britain and Europa, page 10
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30. ↑ P. Pointerau, D. Bazile, Arbres des champs, haies, alignements, prés-vergers ou l’art du bocage,
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34. ↑ (en) T. W. Crowther et al., « Mapping tree density at a global scale », Nature, vol. 525, septembre
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35. ↑ Les chercheurs se sont basés sur la définition d'un arbre la plus fréquemment employée : une
plante possédant un tronc en bois de plus de 10 cm de diamètre.
36. ↑ Sean Bailly, « 3000 milliards d'arbres sur la planète » [archive], sur pourlascience.fr, 15 octobre
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42. ↑ Forme d'une branche [archive]
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Whiteside, 1995, p. 73.
49. ↑ (en) A. C. Carder, Forest Giants of the World, Past and Present, Fitzhenry &
Whiteside, 1995, p. 77.
50. ↑ L'ascension de l'eau s'explique par la capillarité due à la tension superficielle et la cohésion entre
les molécules d'eau due à l'évaporation foliaire. Pour empêcher la cavitation, les feuilles ferment
partiellement leurs stomates, ce qui diminue la photosynthèse. Cf. (en) Hervé Cochard, Lluis Coll,
Xavier Le Roux, Thierry Améglio, « Unraveling the Effects of Plant Hydraulics on Stomatal Closure
during Water Stress in Walnut », Plant Physiology, vol. 128, janvier 2002, p. 282–290.
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54. ↑ « OldList » [archive], sur Rocky Mountain Tree-Ring Research (consulté le 4 juillet 2016)
55. ↑ Jean Garbaye, La symbiose mycorhizienne. Une association entre les plantes et les
champignons, Quae, 2013, p. 22
56. ↑ Évaluation des ressources forestières mondiales [archive], site de la FAO
57. ↑ (en) Nalini Nadkarni, Between Earth and Sky. Our Intimate Connections to Trees, University of
California Press, 2008, p. 42
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Smith, G. Hintler, M. C. Duguid, « Mapping tree density at a global
scale », Nature, vol. 525, no 7568, 2 septembre 2015, p. 201 (DOI 10.1038/nature14967).
59. ↑ Par le phénomène de la transpiration foliaire et l'effet Venturi entre le houppier et le sol (les
courants d'air accélèrent l'évaporation de la sueur et provoquent un effet rafraîchissant).
Cf (en)Anne Simon Moffat, Marc Schiler, Landscape design that saves energy,
Morrow, 1981, p. 43
60. ↑ Ernst Zürcher, Les arbres, entre visible et invisible: S'étonner, comprendre, agir, Actes Sud
Nature, 2016, p. 156.
61. ↑ Les dossiers du Cetur, Le bruit routier, acoustique et végétation, effets de la végétation sur la
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62. ↑ Jean-Claude Demaure, « La nature dans la ville », Penn ar Bed, nos 165-166, juin-septembre
1997, p. 9.
63. ↑ Nowak (David J.), Institutionalizing urban forestry as a "biotechnology" to improve environmental
quality [archive], in Urban Forestry & Urban Greening 5, 2006, p. 93-100.
64. ↑ Gillic (Charles-Materne), Bourgery (Corinne), Amann (Nicolas) ; L'arbre et Lionel CHABBEY et
Pascal BOIVIN (deux pédologues), L'arbre en milieu urbain, éditions Infolio, collection Arch.
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65. ↑ La taille des arbres d'ornement, 1999, Christophe Drenou
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responses to landscapes ? ; ISHS Acta Horticulturae 639: XXVI International Horticultural
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68. ↑ F.A. Miyake, Y. Takaesu, H. Kweon (2004) ; Identifying the image of a healing landscape : A
descriptive study. ; ISHS Acta Horticulturae 639: XXVI International Horticultural Congress:
Expanding Roles for Horticulture in Improving Human Well-Being and Life Quality.
(Résumé [archive], en anglais)
69. ↑ Alain Corbin, La douceur de l'ombre - L'arbre, source d'émotions, de l'Antiquité à nos jours,
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70. ↑ Interbible - Hervé Tremblay, l'arbre de la connaissance du bien et du mal (Gn 2, 9) [archive]
71. ↑ « Mythologie des arbres Jacques Brosse, Payot, 1993 » [archive]
72. ↑ Interbible - Hervé Tremblay, vie éternelle et immortalité [archive]
73. ↑ Par exemple dans certains écrits de Ibn Arabî
74. ↑ « Joaquin Jimenez », article par E. Thoumelin (2009)
75. ↑ Les droits de l'arbre en ville, brochure du Ministère de l'environnement
76. ↑ Colloque régional de l'arbre 2011-11-22 Hillion, Conserver les arbres dans un aménagement
urbain [archive] (exposé de Pierre Bazin, bureau d'étude Aubépine à Rennes ; pdf - 3,42 Mo)
77. ↑ Hillion, P. Le Louarn Professeur de droit public à l'Université de Rennes II L'arbre, de l'objet
naturel à l'objet juridique [archive], Colloque régional de l'arbre 2011-11-22 (pdf - 157,58 ko)
78. ↑ Diraison A (2003) [Les droits de l’arbre aide-mémoire des textes juridiques], Ministère de
l’Écologie et du Développement Durable, sous la direction d'I. Juillard et de JF Seguin, juin 2003,
PDF, 64 p
79. ↑ Raymond Léost, “Droit pénal de l’urbanisme” Ed. Le moniteur. p. 56.
80. ↑ Dans le cadre du SRCE, 4 livrets thématiques ont été édités : L'arbre et la diversité des paysages
- l'arbre utile à toutes les échelles du territoire - l'arbre pour accompagner les trames fixes du
paysage - l'arbre, allié de l'agriculture [archive], afin d'aider les parties prenantes des TVB à mieux
intégrer la question de l'arbre dans la cohérence écologique d'un territoire.
81. ↑ Art. L. 130-1 du code de l’urbanisme
82. ↑ Art. L. 130-1du code de l’urbanisme
83. ↑ Art. L. 123-13 du code de l’urbanisme, obligation de révision et non simple modification
84. ↑ Politique forestière 2020 [archive], Office fédéral de l'environnement, Suisse
85. ↑ C'est l'été à la télé à l'arboretum d'Aubonne [archive], La Télé, 4 août 2017

Voir aussi[modifier | modifier le code]


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 Arbre, sur Wikiquote

Bibliographie[modifier | modifier le code]

 Sirven, Bruno (2016), Le Génie de l'arbre, Actes Sud


 Jacques Brosse, (1997), Mythologie des arbres, Payot
 Christophe Drénou (2009) Face aux arbres. Apprendre à les observer pour les
comprendre, photographies de Georges Feterman, Ulmer
 Guillerme, S., et al. (2014) « Interface. Dynamiques paysagères et perceptions des
interfaces arborées : quels enjeux pour la mise en place de la trame verte et
bleue ? », rapport final [archive], MEDDE
 Guillerme, S., et al., « Dynamiques paysagères et perception de la trame arborée en
milieu rural : quels enjeux pour la politique de la trame verte et bleue », dans Luginbühl,
Y. (dir.), Biodiversité, Paysage et Cadre de vie, Paris, Victoires Éditions, p. 17-34, 2015.
 Francis Hallé (2005), Plaidoyer pour l'arbre, Actes Sud
 Éric Maire, et al. (2012) « Télédétection de la trame verte arborée en haute résolution
par morphologie mathématique »Revue internationale de géomatique/International
Journal of Geomatics and Spatial Analysis, Cachan, Lavoisier, vol. 22, n° 4,, p. 519-538.
 Éric Maire, Philippe Béringuier, Gérard Briane, Bertrand Desailly, Sylvie Guillerme
(2016) trame arborée : un élément pertinent pour articuler paysage et biodiversité dans
la politique de la trame verte et bleue aux échelles infrarégionales [archive] ? publié dans
Projets de paysage le 24/01/2016
 Ouvrage collectif avec la collaboration de Maurice Dupérat - Jean-Marie
Polese, Encyclopédie visuelle des Arbres & Arbustes, (350 espèces d'arbres et
d'arbustes français du Nord à la Méditerranée), Paris, Editions France Loisirs, février
2010, 240 p. (ISBN 9782-298-02985-7)
 Russell Tony & al. (2008) L'encyclopédie mondiale des arbres, Hachette
Pratique (ISBN 978-2-01-235899-7)
 Peter Wohlleben, La Vie secrète des arbres, Les Arènes, 2017, 260 p. (ISBN 978-
2352045939, lire en ligne [archive])