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Produits et Marchés d’assurance

Marchés d’assurance

1
Programme

1. Le secteur de l’assurance

2. Les différentes assurances

3. Les trois catégories d’organismes assureurs

4. Les intermédiaires d’assurance

2
1. Le secteur de l’assurance

1.1. L’importance du secteur de l’assurance

1.2. La distribution de l’assurance en France

1.3. L’évolution du marché français de l’assurance

1.4. Les organismes professionnels en France

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1. Le secteur de l’assurance

1.1 L’importance du secteur de l’assurance


L’emploi dans l’assurance

Trois catégories d’organismes interviennent sur le marché français de


l’assurance et génèrent des emplois:
- Les sociétés d’assurances
- Les mutuelles
- Les institutions de prévoyance
Par ailleurs, nombre d’emplois relèvent des intermédiaires et des experts
d’assurances.
Enfin, les établissements financiers (banques et caisses d’épargne) et la
Banque postale utilisent du personnel commercial pour la distribution de
produits d’assurances.

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1. Le secteur de l’assurance

1.1 L’importance du secteur de l’assurance


Les chiffres d’affaires dans l’assurance

En 2016, l’ensemble des cotisations s’élève à 208,8 Md€, dont :


- 155,5 Md€ en Assurances de personnes
- 53,4 Md€ en Assurances de biens et de responsabilités

Les cotisations enregistrent une progression de +0,1%, par rapport à


2015.

Source : FFA

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1. Le secteur de l’assurance

6
1. Le secteur de l’assurance

1.1. L’importance du secteur de l’assurance

1.2. La distribution de l’assurance en France

1.3. L’évolution du marché français de l’assurance

1.4. Les organismes professionnels en France

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1. Le secteur de l’assurance

1.2 La distribution de l’assurance en France

De manière schématique, on relève quatre grands modes de distribution


de l’assurance en France :

- La distribution par intermédiaires

- La distribution par guichets ou bureaux

- Les autres modes de distribution

- Les organismes de protection sociale complémentaire

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1. Le secteur de l’assurance

1.2 La distribution de l’assurance en France


La distribution par intermédiaires

On peut la qualifier de distribution traditionnelle.

Elle concerne :
- les agents généraux d’assurance
- les courtiers d’assurance
- les producteurs

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1. Le secteur de l’assurance

1.2 La distribution de l’assurance en France


La distribution par guichets ou bureaux

A l’origine, les guichets où l’on pouvait souscrire des assurances


s’apparentaient à ceux de certains services publics.
Aujourd’hui, la notion de guichet reçoit une acceptation extensive. Elle
englobe les bureaux où l’on accueille des clients.

Nous distinguons trois sortes de guichets ou bureaux:


- les guichets des sociétés d’assurance traditionnelles
- les guichets des Mutuelles Sans Intermédiaires
- les guichets des établissements financiers

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1. Le secteur de l’assurance

1.2 La distribution de l’assurance en France


Les autres modes de distribution

Les autres modes de distribution (téléphone, vente par correspondance)


représentent une part minime qui ne cesse de décroître depuis 10 ans.
Les modes de distribution traditionnels renforcent donc leur
activité.

Ce sont les techniques de distribution qui évoluent.


La distribution par internet mise en œuvre par ces réseaux
devrait continuer de se développer.

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1. Le secteur de l’assurance

1.2 La distribution de l’assurance en France


Les organismes de protection sociale complémentaire

- La distribution d’assurances par les mutuelles

- La distribution d’assurances par les institutions de prévoyance

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1. Le secteur de l’assurance

1.2 La distribution de l’assurance en France


Synoptique du marché français de l’assurance
Agents généraux
Intermédiaires Courtiers
Producteurs salariés

Sociétés d’assurances traditionnelles


Guichets Mutuelles sans Intermédiaires
Etablissements financiers
Les modes de
distribution
Vente par téléphone
Direct Vente par internet
Vente par correspondance

Grands magasins
Nouveaux réseaux Concessionnaires automobiles
Agences de voyages, agences
immobilières, pompes funèbres
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1. Le secteur de l’assurance

Source : FFA
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1. Le secteur de l’assurance

1.1. L’importance du secteur de l’assurance

1.2. La distribution de l’assurance en France

1.3. L’évolution du marché français de l’assurance

1.4. Les organismes professionnels en France

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1. Le secteur de l’assurance

1.3 L’évolution du marché français de l’assurance


La restructuration du secteur français de l’assurance

Nombreuses opérations de fusion ou d’absorption entraînées par la


globalisation des marchés
- liée à l’approche globale des besoins des clients
- liée à l’internationalisation de l’économie

Elles concernent les sociétés d’assurances et les sociétés de courtages

Simultanément, on assiste à une extraordinaire diversification des réseaux


de distribution avec des organisations et des centres de décisions dédiés
à chaque mode de commercialisation.

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1. Le secteur de l’assurance

1.3 L’évolution du marché français de l’assurance


La restructuration du secteur français de l’assurance

Ces phénomènes correspondent à une situation de concurrence


particulièrement vive.

La nécessité de réduire les coûts et de satisfaire tous les segments de


clientèle devient impérieuse.

Exemples:
- Regroupement en 2007 au sein de Covéa de MMA, MAAF et GMF
- Fusion entre AG2R et La Mondiale

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1. Le secteur de l’assurance

1.3 L’évolution du marché français de l’assurance


La bancassurance

Elle désigne toute distribution d’assurances par les guichets des


établissements financiers y compris au titre de simples accords entre
assureurs et banques.

La bancassurance intégrée désigne le modèle dans lequel l’établissement


financier a créé sa propre société d’assurances, captive, et distribue les
produits par son réseau d’agences bancaires.
C’est le modèle majoritairement retenu
Exemple:
Crédit Mutuel et Crédit Agricole

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1. Le secteur de l’assurance

1.3 L’évolution du marché français de l’assurance


L’assurbanque

Pour lutter contre la concurrence des bancassureurs et mieux fidéliser


leurs clients, les assureurs tendent à développer des activités bancaires
telles:
- La tenue des comptes courants
- L’octroi de prêts immobiliers ou de prêts à la consommation
- Les livrets d’épargne
- La gestion de valeurs mobilières

Exemples:
AXA Banque, Allianz Banque

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1. Le secteur de l’assurance

1.3 L’évolution du marché français de l’assurance


Le marché des assurances de personnes

Les cotisations des assurances de personnes restent quasi stables en 2016


Elles s’établissent à 155,5 Md€ en affaires directes France, après trois
années de croissance.

Cette évolution est marquée par :


- une légère baisse des cotisations d’assurance vie et des bons de
capitalisation de - 1,2 % pour un montant de 133,9 Md€
- une progression des cotisations relatives aux assurances de dommages
corporels (maladie et accidents corporels non auto) qui atteignent 21,5
Md€, en hausse de 3,6 %.

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1. Le secteur de l’assurance

21
1. Le secteur de l’assurance

1.3 L’évolution du marché français de l’assurance


Le marché des assurances de biens et de responsabilités

- Un environnement économique marqué par une faible croissance


pesant sur la matière assurable
- Un contexte de concurrence intense
La progression du marché des assurances de biens et de
responsabilité demeure modérée en 2016 (+ 1,9 % après +
2,3 % en 2015).

Le secteur des particuliers continue de tirer le marché à la hausse, grâce à


la bonne tenue du marché de l’habitation et à la résistance du marché de
l’automobile.

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1. Le secteur de l’assurance

23
1. Le secteur de l’assurance

1.1. L’importance du secteur de l’assurance

1.2. La distribution de l’assurance en France

1.3. L’évolution du marché français de l’assurance

1.4. Les organismes professionnels en France

24
1. Le secteur de l’assurance

1.4 Les organismes professionnels en France


Les représentants des organismes d’assurances

Elle rassemble les entreprises d’assurances et de réassurance opérant en


France, soit 280 sociétés représentant plus de 99% du marché.

Principales missions :
- Préserver l’ensemble du champ économique et social
- Représenter l’assurance auprès des pouvoirs publics
- Offrir un lieu de concertation et d’analyse
- Fournir les données statistiques essentielles de la profession

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1. Le secteur de l’assurance

1.4 Les organismes professionnels en France


Les représentants des organismes d’assurances

La FNMF est une organisation professionnelle qui représente la quasi-


totalité des mutuelles.

Principales missions :
- Animer la vie démocratique du mouvement mutualiste
- Promouvoir le modèle, les valeurs et les principes mutualistes
- Accompagner le développement des mutuelles
- Représenter les mutuelles dans l’espace public.

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1. Le secteur de l’assurance

1.4 Les organismes professionnels en France


Les représentants des organismes d’assurances

Le CTIP représente et défend les intérêts


- des institutions de prévoyance,
- ainsi que ceux des entreprises adhérentes et des salariés participants
dans le domaine de la prévoyance collective.

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1. Le secteur de l’assurance

1.4 Les organismes professionnels en France


Le représentants des intermédiaires d’assurance

La Chambre Syndicale des Courtiers d’Assurances

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1. Le secteur de l’assurance

1.4 Les organismes professionnels en France


Le représentants des intermédiaires d’assurance

La Fédération Nationale des Syndicats d’Agents Généraux d’Assurance

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Programme

1. Le secteur de l’assurance

2. Les différentes assurances

3. Les trois catégories d’organismes assureurs

4. Les intermédiaires d’assurance

30
2. Les différentes assurances

2.1. Les distinctions usuelles

2.2. Les différentes branches d’assurances

31
2. Les différentes assurances

2.1 Les distinctions usuelles


Gestion en répartition / Gestion en capitalisation
- Les assurances gérées en répartition

Il s’agit d’assurances gérées selon une technique correspondant


strictement à la définition de l’assurance.

L’assureur ne fait que répartir entre les assurés sinistrés, la masse des
primes (ou cotisations) acquittées par l’ensemble des membres de la
mutualité. Cette opération s’opère par année.

Elles englobent les assurances de biens et de responsabilité ainsi que


certaines assurances de personnes comme les assurances
complémentaires santé et dommages corporels.

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2. Les différentes assurances

2.1 Les distinctions usuelles


Gestion en répartition / Gestion en capitalisation
- Les assurances gérées en capitalisation

Certaines assurances présentent les particularités suivantes:


- d’une part, elles sont souscrites à long terme (pour une longue durée)
et comportent un aspect « épargne »
- d’autre part, le risque assuré n’est pas constant, la fréquence
augmente ou diminue en cours de contrat: c’est le cas de la probabilité
de décès et de la probabilité de survie de la personne humaine

En conséquence, dans sa gestion, l’assureur doit placer tout


ou partie des primes pour les faire fructifier afin de faire face
à ses engagements dans l’avenir.

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2. Les différentes assurances

2.1 Les distinctions usuelles


Gestion en répartition / Gestion en capitalisation

Une même société ne peut pratiquer à la fois


les deux types d’assurance:
- Assurances gérées en répartition
- Assurances gérées en capitalisation

C’est le principe de la spécialisation des sociétés d’assurance.

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2. Les différentes assurances

2.1 Les distinctions usuelles


Biens et responsabilité / Personnes
- Les assurances de biens et de responsabilité

Les assurances de biens et de responsabilité ont pour but de réparer les


conséquences d’un événement dommageable affectant le patrimoine de
l’assuré.

Elles visent donc la protection du patrimoine de l’assuré.


- Les assurances de choses garantissant les biens appartenant à l’assuré
(garantie directe du patrimoine)
- Les assurances de responsabilités garantissant les dommages que
l’assuré peut occasionner à des tiers: dommages corporels ou
dommages à leurs biens

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2. Les différentes assurances

2.1 Les distinctions usuelles


Biens et responsabilité / Personnes
- Les assurances de biens et de responsabilité

Les assurances de biens et de responsabilité sont soumises à un principe


fondamental, dit principe indemnitaire :

La prestation de l’assureur ne peut en aucun cas, excéder le préjudice subi


par l’assuré.

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2. Les différentes assurances

2.1 Les distinctions usuelles


Biens et responsabilité / Personnes
- Les assurances de personnes

Les assurances de personnes ont pour objet le versement de prestations


en cas d’événements affectant la personne même de l’assuré.
Elles se subdivisent également en deux catégories principales:
- Les assurances sur la vie, en cas de décès ou de vie;
- Les assurances de dommages corporels qui englobent les assurances
en cas de maladie ou d’accidents: notamment contrats
complémentaires santé, hospitalisation, individuelle accidents, GAV
(Garantie des accidents de la vie), dépendance….

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2. Les différentes assurances

2.1 Les distinctions usuelles


Biens et responsabilité / Personnes
- Les assurances de personnes

Les assurances vie ne sont pas soumises au principe indemnitaire puisque


la valeur pécuniaire de la personne humaine ne peut être fixée :
On applique le principe forfaitaire.

Remarque :
- Les assurances de dommages corporels sont aujourd’hui
majoritairement soumises au principe indemnitaire.
- C’est nécessairement le cas de l’assurance complémentaire santé pour
le remboursement des soins et de la GAV.

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2. Les différentes assurances

2.1 Les distinctions usuelles


Biens et responsabilité / Personnes

Assurances Principe
de choses indemnitaire
Assurances de biens et
de responsabilité
Assurances Principe
de responsabilité indemnitaire

Toutes
assurances Principe
Assurances indemnitaire ou
dommages corporels forfaitaire

Assurances de
personnes
Assurances
Principe forfaitaire
vie

39
2. Les différentes assurances

2.1 Les distinctions usuelles


Assurance vie et assurances IARD

ASSURANCES VIE ASSURANCES IARD


Assurances en cas de décès Assurances de biens

Assurances en cas de vie Assurances de responsabilité

Assurances de dommages corporels


(santé, hospitalisation, GAV, individuelle
accidents, dépendance…)

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2. Les différentes assurances

2.1 Les distinctions usuelles


Assurance vie et assurances IARD

La distinction entre assurances de biens et de responsabilité et assurances


de personnes ne coïncident pas avec celle concernant le mode de
gestion.

Ainsi les assurances de dommages corporels sont gérées en


répartition et ressortent aux assurances IARD.

Autrement dit, les assurances de biens et de responsabilité ne


correspondent pas à l’intégralité des assurances IARD.

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2. Les différentes assurances

2.1 Les distinctions usuelles


Assurance vie et assurances IARD
ASSURANCES IARD
Assurances Principe
de choses indemnitaires
Assurances de biens et
de responsabilité
Assurances Principe
de responsabilité indemnitaire

Toutes
assurances Principe
Assurances indemnitaire ou
dommages corporels forfaitaire

Assurances de
personnes ASSURANCES VIE
Assurances vie Principe forfaitaire

42
2. Les différentes assurances

2.1. Les distinctions usuelles

2.2. Les différentes branches d’assurances

43
2. Les différentes assurances

2.2 Les différentes branches d’assurances


Classification du Code des Assurances

En 1984, il a été procédé à une harmonisation de la répartition des


assurances en branches, dans le cadre de l’Union européenne (Marché
commun).

Cette répartition, très juridique, correspond à 26 branches englobant


toutes les « opérations » pouvant être effectuées par des sociétés
d’assurance.

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2. Les différentes assurances

2.2 Les différentes branches d’assurances


Classification du Code des Assurances

A titre indicatif, ces 26 branches sont les suivantes:

• 1 – Accidents (assurance des personnes)


• 2 – Maladie
• 3 – Corps de véhicules terrestres
• 4 – Corps de véhicules ferroviaires
• 5 – Corps de véhicules aériens
• 6 – Corps de véhicules maritimes, lacustres et fluviaux
• 7 – Marchandises transportées
• 8 – Incendie et éléments naturels
• 9 – Autres dommages aux biens (risques divers)

45
2. Les différentes assurances

2.2 Les différentes branches d’assurances


Classification du Code des Assurances

• 10 – Responsabilité civile véhicules terrestres automoteurs


• 11 – Responsabilité civile véhicules aériens
• 12 – Responsabilité civile véhicules maritimes, lacustres et fluviaux
• 13 – Responsabilité civile générale
• 14 – Crédit
• 15 – Caution
• 16 – Pertes pécuniaires diverses
• 17 – Protection juridique
• 18 – Assistance
• 19 –

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2. Les différentes assurances

2.2 Les différentes branches d’assurances


Classification du Code des Assurances

• 20 – Vie, décès
• 21 – Nuptialité, natalité
• 22 – Assurances liées à des fonds d’investissement
• 23 – Opérations tontinières
• 24 – Capitalisation (épargne)
• 25 – Gestion de fonds collectifs
• 26 – Prévoyance collective

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2. Les différentes assurances

2.2 Les différentes branches d’assurances


Classification des Codes de la mutualité et de la Sécurité sociale

La classification du Code des assurances a été transposée dans les Codes


de la mutualité et de la Sécurité sociale, mais seulement pour une partie
des branches.

Pour la mutualité, les branches 1, 2, 15 à 18, 20 à 22 et 24 à 26 figurent au


Code de la mutualité.
Pour les institutions de prévoyance, seules les branches 1, 2, 16, 20 à 22 et
24 à 26 figurent au Code de la Sécurité sociale.

Cela signifie que les mutuelles et les institutions de


prévoyance ne peuvent être agrées que pour les branches
d’assurance prévues dans leur code respectif.

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2. Les différentes assurances

2.2 Les différentes branches d’assurances


Classification des Codes de la mutualité et de la Sécurité sociale

• 1 – Accidents (assurance des personnes)


• 2 – Maladie
• 3 – Corps de véhicules terrestres
• 4 – Corps de véhicules ferroviaires
• 5 – Corps de véhicules aériens
• 6 – Corps de véhicules maritimes, lacustres et fluviaux
• 7 – Marchandises transportées
• 8 – Incendie et éléments naturels
• 9 – Autres dommages aux biens (risques divers)

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2. Les différentes assurances

2.2 Les différentes branches d’assurances


Classification des Codes de la mutualité et de la Sécurité sociale

• 10 – Responsabilité civile véhicules terrestres automoteurs


• 11 – Responsabilité civile véhicules aériens
• 12 – Responsabilité civile véhicules maritimes, lacustres et fluviaux
• 13 – Responsabilité civile générale
• 14 – Crédit
• 15 – Caution (Code de la Mutualité uniquement)
• 16 – Pertes pécuniaires diverses
• 17 – Protection juridique (Code de la Mutualité uniquement)
• 18 – Assistance (Code de la Mutualité uniquement)
• 19 –

50
2. Les différentes assurances

2.2 Les différentes branches d’assurances


Classification des Codes de la mutualité et de la Sécurité sociale

• 20 – Vie, décès
• 21 – Nuptialité, natalité
• 22 – Assurances liées à des fonds d’investissement
• 23 – Opérations tontinières
• 24 – Capitalisation (épargne)
• 25 – Gestion de fonds collectifs
• 26 – Prévoyance collective

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2. Les différentes assurances

2.2 Les différentes branches d’assurances


Utilité

La classification des assurances en différentes branches, prévue dans les


trois codes (assurances, mutualité et Sécurité sociale), est indispensable à
l’exercice du contrôle sur les trois catégories d’organismes habilités à
assurer:
- Sociétés d’assurances
- Mutuelles
- Institutions de prévoyance

Relevons, notamment, que pour pratiquer chaque branche, il faut obtenir


une autorisation préalable dénommée « agrément ».

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2. Les différentes assurances

2.2 Les différentes branches d’assurances


Application pratique

En pratique, la plupart des contrats délivrés par les sociétés comportent


des garanties relevant de plusieurs branches.

Exemple :
- Contrat « automobile » du type « multirisque »
• 3 – Corps de véhicules terrestres
• 10 – Responsabilité civile véhicules terrestres automoteurs
• 17 – Protection juridique
• 1 – Accidents (assurance des personnes)

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2. Les différentes assurances

2.2 Les différentes branches d’assurances


Application pratique

Exemple :
- Contrat « multirisques habitation »
• 8 – Incendie et éléments naturels
• 9 – Autres dommages aux biens (risques divers)
• 13 – Responsabilité civile générale
• 16 – Pertes pécuniaires diverses
• 17 – Protection juridique

Ainsi, il ne faut pas confondre la répartition en branches avec


les différents produits pratiqués.

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Programme

1. Le secteur de l’assurance

2. Les différentes assurances

3. Les trois catégories d’organismes assureurs

4. Les intermédiaires d’assurance

55
3. Les trois catégories d’organismes

3.1. Les sociétés d’assurance

3.2. Les mutuelles

3.3. Les institutions de prévoyance

3.4. Le contrôle sur les trois catégories d’organismes

3.5. L’agrément des organismes d’assurance

56
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Le cadre législatif
- Les deux grandes formes de sociétés d’assurance

Le Code des assurances décide que toutes les entreprises françaises


d’assurance sont soumises au contrôle de l’Etat et revêtent :
- soit la forme de société anonyme (SA)
- soit la forme de société d’assurance mutuelle (SAM)

On retrouve la distinction entre :


- sociétés commerciales
- sociétés civiles

57
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Le cadre législatif
- Le principe de spécialisation

Une même société ne peut pratiquer simultanément:


- des opérations d’assurance IARD
- des opérations d’assurances vie ou de capitalisation.

Il s’agit de protéger les intérêts des bénéficiaires de contrats vie en


distinguant les opérations gérées essentiellement en capitalisation de
celles gérées en répartition.

NB: Le principe de spécialisation n’existe pas dans certains pays,


tels le Royaume-Uni
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3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés anonymes d’assurance (SA)
- Caractéristiques juridiques

Ce sont des sociétés commerciales à but lucratif.

Elles réunissent au minimum sept associés.

Elles doivent avoir un capital social très élevé (minima exigés).

En général, elles sont dirigées par un conseil d’administration qui élit un


président directeur général.

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3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés anonymes d’assurance (SA)
- Caractéristiques techniques

Elles peuvent pratiquer toutes les branches d’assurance (sous réserve du


principe de la spécialisation).

Elles n’ont pas de limitation territoriale.

Elles travaillent avec des intermédiaires (agents généraux et courtiers).

Elles émettent des primes, par définition, fixes.

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3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés anonymes d’assurance (SA)
- Secteur privé et secteur nationalisé

La loi du 25 avril 1946 a nationalisé 34 sociétés qui ont été réunies en


1968 en 4 groupes de sociétés:
- UAP: Union des assurances de Paris
- AGF : Assurances générales de France
- GAN : Groupe des assurances nationales
- MGF : Mutuelle générale française (vie et accidents)

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3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés anonymes d’assurance (SA)
- Secteur privé et secteur nationalisé

Privatisations des 4 groupes de 1987 à 1998 :

- En 1987, la MGF (groupe MMA aujourd’hui)

- En 1994, l’UAP (groupe AXA aujourd’hui)

- En 1996, les AGF (propriété du groupe Allianz)

- En 1998, le GAN (racheté par Groupama)

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3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés d’assurances mutuelles (SAM)
- Caractéristiques juridiques

Ces sont des sociétés civiles sans but lucratif.

Elles doivent réunir au minimum 500 adhérents.

Chaque assuré est en même temps sociétaire.

Les statuts définissent leur objet et leurs conditions d’adhésion. Ces


sociétés doivent avoir un fonds d’établissement très important (minima
exigés).

63
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés d’assurances mutuelles (SAM)
- Caractéristiques techniques

Leurs cotisations sont fixes ou variables (selon les statuts).

Elles peuvent pratiquer les assurances vie seulement lorsque les


cotisations sont fixes.

Elles n’ont pas de restriction territoriale.

Elles peuvent travailler avec des intermédiaires (selon les statuts)


rémunérés à la commission.

64
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés d’assurances mutuelles (SAM)
- Les plus connues

Ce sont des sociétés


- à caractère professionnel,
- sans intermédiaires rémunérés
- et à cotisations variables

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3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés d’assurances mutuelles (SAM)
- Les Sociétés de groupes d’assurances mutuelles (SGAM)

Ce sont des entités dépourvues de capital social.


Les SGAM permettent de créer des liens de solidarité financière entre des
sociétés d’assurances mutuelles, des mutuelles, des institutions de
prévoyance ou encore des coopératives européennes.

Les SGAM publient des comptes combinés de leurs adhérents.

Exemples :
- Covéa (MAAF, MMA, GMF) et AG2R-La Mondiale

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3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés d’assurances mutuelles (SAM)
- Les formes particulières d’assurances mutuelles

Les sociétés mutuelles d’assurance (SMA)


• Caractéristiques juridiques:
- Ce sont des associations
- Elles doivent réunir un minimum de 300 sociétaires
- Elles n’ont pas de fonds d’établissement minimum exigé

67
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés d’assurances mutuelles (SAM)
- Les formes particulières d’assurances mutuelles

Les sociétés mutuelles d’assurance (SMA)


• Caractéristiques techniques:
- Les cotisations sont toujours variables.
- Elles ne peuvent donc jamais pratiquer d’opérations impliquant
une gestion en capitalisation, comme l’assurance vie.
- Les statuts prévoient nécessairement soit une limitation
professionnelle, soit une limitation géographique
- Elles ne rémunèrent jamais d’intermédiaires

68
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés d’assurances mutuelles (SAM)
- Les formes particulières d’assurances mutuelles

Les sociétés mutuelles d’assurance (SMA)


• NB:
- Il ne faut pas confondre les mutuelles d’assurance avec les
« mutuelles » ou « sociétés mutualistes » garantissant des
remboursements en frais de soins.
- Les mutuelles, qui relèvent du Code de la mutualité, sont
souvent dénommées « mutuelles 45 ».

69
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés d’assurances mutuelles (SAM)
- Les formes particulières d’assurances mutuelles

Les sociétés à forme tontinière


- Elles réunissent leurs adhérents en groupes distincts dénommés
association
- Elles répartissent, à l’expiration de chacune de ces associations (20 ans
en pratique), les fonds provenant de la capitalisation en commun de
leurs cotisations, déduction faite des frais de gestion,
• entre les survivants en cas de vie,
• ou entre les ayants droit en cas de décès,
• en tenant compte de l’âge des adhérents et de leurs versements.

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3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les sociétés d’assurances mutuelles (SAM)
- Les formes particulières d’assurances mutuelles

Les sociétés à forme tontinière

- Les sociétés tontinières les plus connues sont:

- Le Conservateur

- La Mutuelle Phocéenne Assurance

71
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les organismes particuliers
- La Caisse Nationale de Prévoyance (CNP)

Origine:
- La CNP était un organisme public d’assurance sur la vie résultant de la
fusion de plusieurs caisses crées au 19ème siècle pour mettre
l’assurance sur la vie à la portée des bourses modestes au moment où
l’assurance vie populaire n’existait pas encore.
- Cet organisme était géré par la Caisse des dépôts et consignations et il
bénéficiait de la garantie de l’Etat.

72
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les organismes particuliers
- La Caisse Nationale de Prévoyance (CNP)

Situation actuelle:
- En 1992, la CNP a changé de statut pour devenir une société anonyme
appartenant au secteur nationalisé de l’assurance.
- Elle ne pratique que des opérations d’assurance sur la vie ainsi que des
assurances complémentaires de prévoyance.
- La distribution des contrats individuels s’effectue principalement par
les 17 000 bureaux de la Poste et les 5 500 agences des Caisses
d’épargne.
- En assurance collective, la CNP est partenaire d’établissements
financiers, de nombreuses collectivités locales et d’entreprises.

73
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les organismes particuliers
- La Caisse Centrale de Réassurance (CCR)

Elle a été créée par la loi du 25 avril 1946.

Elle avait le statut d’établissement public à caractère commercial, avant sa


transformation, en 1992, en société anonyme publique.

74
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance


Les organismes particuliers
- La Caisse Centrale de Réassurance (CCR)

Son activité concerne trois grands domaines:


- La réassurance traditionnelle en vie et non-vie
- La réassurance de certains risques exceptionnels, tels les risques
nucléaires, les risques exceptionnels liés à un transport, les attentats et
les catastrophes naturelle.
- La gestion d’un certain nombre de Fonds public, comme le Fonds
national de garantie contre les calamités agricoles

Remarque : elle bénéficie de la garantie de l’Etat pour la réassurance des


risques exceptionnels .

75
3. Les trois catégories d’organismes

3.1 Les sociétés d’assurance

EXERCICE

76
3. Les trois catégories d’organismes

3.1. Les sociétés d’assurance

3.2. Les mutuelles

3.3. Les institutions de prévoyance

3.4. Le contrôle sur les trois catégories d’organismes

3.5. L’agrément des organismes d’assurance

77
3. Les trois catégories d’organismes

3.2 Les mutuelles


Définitions
- La mutuelle

Une mutuelle est une personne morale de droit privé à but non lucratif,
inscrite au registre national des mutuelles et soumise au Code de la
mutualité.

Les mutuelles mènent, notamment au moyen des cotisations versées par


leurs membres, et dans l’intérêt de ces derniers et de leurs ayants droit,
des actions de prévoyance, de solidarité et d’entraide.

78
3. Les trois catégories d’organismes

3.2 Les mutuelles


Définitions
- La mutuelle

Elles peuvent réaliser les opérations d’assurances suivantes:


- Dommages corporels suite accidents ou maladie
- Vie et capitalisation
- Chômage
- Protection juridique et assistance
- Caution

79
3. Les trois catégories d’organismes

3.2 Les mutuelles


Définitions
- L’union des mutuelles

Une union des mutuelles est une personne morale de droit privé à but
non lucratif créée par plusieurs mutuelles ou unions.

Elle peut assumer les mêmes missions que les mutuelles ou grouper des
moyens pour faciliter l’action de ses mutuelles adhérentes.

80
3. Les trois catégories d’organismes

3.2 Les mutuelles


Définitions
- L’union du groupe mutualiste

Une UGM est une personne morale de droit privé à but non lucratif qui
regroupe des mutuelles, des unions de mutuelles, ou encore des
institutions de prévoyance et des sociétés mutuelles d’assurance.

L’UGM permet de mettre en commun des moyens et des services pour


mettre en œuvre une même politique technique, commerciale et
financière.

Exemple : Harmonies mutuelles


Elle regroupe : Prévadiès, Harmonie mutualité, Releya, MNAM.

81
3. Les trois catégories d’organismes

3.2 Les mutuelles


Distinctions utiles

On peut distinguer, notamment, des mutuelles:


- d’entreprise ou inter-entreprises
- Exemple: Michelin
- professionnelles ou interprofessionnelles
- Exemple : la MIP (Mutuelle de l’industrie du pétrole)
- territoriales
- Exemple : La Mutuelle familiale d’Ile-de-France
- nationales
- Exemple: la LMDE (La Mutuelle des étudiants)

82
3. Les trois catégories d’organismes

3.2 Les mutuelles


La gouvernance des mutuelles

Une assemblée générale des sociétaires doit être réunie une fois par an.
Elle élit ou renouvelle un conseil d’administration qui élit, en son sein, un
bureau. Le Conseil d’administration comprend au minimum 10 membres
élus pours six ans au plus.
Tout sociétaire est électeur et éligible.

La règle fondamentale de gouvernance des mutuelles se résume en un


principe démocratique:

une personne = une voix

83
3. Les trois catégories d’organismes

3.1. Les sociétés d’assurance

3.2. Les mutuelles

3.3. Les institutions de prévoyance

3.4. Le contrôle sur les trois catégories d’organismes

3.5. L’agrément des organismes d’assurance

84
3. Les trois catégories d’organismes

3.3 Les institutions de prévoyance


Définitions

Une institution de prévoyance (IP) est une personne morale de droit privé
ayant un but non lucratif et administrée paritairement par les
représentants des employeurs et des salariés.

Elles ont pour objet de réaliser les opérations d’assurance suivantes:


- Vie et capitalisation
- Dommages corporels suite accidents ou maladie
- Chômage

85
3. Les trois catégories d’organismes

3.3 Les institutions de prévoyance


Distinctions utiles

On distingue les institutions de prévoyance:


- d’entreprises
- Exemple: CREA (Elf Aquitaine)
- professionnelles qui concernent une branche ou une profession ou
encore une catégorie professionnelle
- Exemple: IPSA (salariés de l’automobile)
- interprofessionnelles, les plus nombreuses, recouvrant plusieurs
branches, professions, catégories professionnelles ou entreprises
- Exemple: AG2R

86
3. Les trois catégories d’organismes

3.3 Les institutions de prévoyance


Distinctions utiles

En pratique, beaucoup d’IP appartiennent à un groupe de protection


sociale comportant, outre les IP :
- une institution de retraite complémentaire,
- une mutuelle,
- voire une société d’assurance.

NB:
Les IP sont juridiquement distinctes des institutions de retraite
complémentaire dont elles peuvent porter le nom avec l’adjonction du
mot « prévoyance ».

87
3. Les trois catégories d’organismes

3.3 Les institutions de prévoyance


Gouvernance

La règle fondamentale en matière de gouvernance des IP de prévoyance


est:
La parité :
soit une égale représentation des employeurs et des salariés

Les IP et les unions d’IP sont gérées par un CA paritaire dotés de pouvoirs
les plus étendus.

Le CA élit en alternance un président et un vice-président appartenant


obligatoirement à des collèges différents.

88
3. Les trois catégories d’organismes

EXERCICE PRATIQUE

89
3. Les trois catégories d’organismes

3.1. Les sociétés d’assurance

3.2. Les mutuelles

3.3. Les institutions de prévoyance

3.4. Le contrôle sur les trois catégories d’organismes

3.5. L’agrément des organismes d’assurance

90
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


Le système de contrôle des organismes d’assurances
- L’ACPR – L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution

Jusqu’à 2010,
- le contrôle des entreprises d’assurance, de réassurance et des
intermédiaires relevait de la compétence de l’Autorité de contrôle des
assurances et des mutuelles (ACAM)

À partir de 2010,
- l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP), devenue ACPR en 2013,
regroupe les autorités de contrôle de la banque et de l’assurance.

91
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


Le système de contrôle des organismes d’assurances
- Les attributions de l’ACPR

L’ACPR veille :
- à la préservation de la stabilité du système financier
- à la protection des clients, assurés, adhérents et bénéficiaires des
personnes soumises à son contrôle.

L’ACPR contrôle le respect :


- des dispositions du Code monétaire et financier
- des dispositions réglementaires prévues pour son application, du Code
des assurances, du livre IX du Code de la Sécurité Sociale, du Code de
la mutualité
- du livre III du Code de la consommation

92
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


Le système de contrôle des organismes d’assurances
- Les attributions de l’ACPR

L’ACPR est ainsi notamment chargée :

- d’examiner des demandes d’autorisations ou de dérogations


individuelles

- d’exercer une surveillance permanente de la situation financière et des


conditions d’exploitations, notamment le respect de leurs exigences de
solvabilité.

- de veiller au respect par les personnes soumises à son contrôle des


règles destinées à assurer la protection de leur clientèle

93
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


Le système de contrôle des organismes d’assurances
- Les recommandations de l’ACPR

L’ACPR peut définir elle-même des règles de bonne pratique en matière


de commercialisation et de protection des intérêts de la clientèle, des
assurés, adhérents et bénéficiaires des personnes soumises à son
contrôle.

Lorsque l’ACPR adopte et publie une recommandation, les bonnes


pratiques qu’elle mentionne prennent une portée générale pour
l’ensemble des personnes concernées par le champs d’application.

La méconnaissance des bonne pratiques constatées ou recommandées


par l’ACPR ne donne pas directement lieu à sanction disciplinaire. Des
mesures de police sont en revanche prévues.

94
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


L’exercice de contrôle de l’ACPR
- Etendue du contrôle

- Les entreprises exerçant une activité d’assurance directe du Code des


assurances
- Les entreprises exerçant une activité de réassurance dont le siège
social est situé en France
- Les mutuelles et unions régies par le Code de la mutualité
- Les institutions de prévoyance régies par le Code de la Sécurité Sociale

- Le fonds de garantie universelle des risques locatifs


- Les véhicules de titrisation portant des risques d’assurance

95
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


L’exercice de contrôle de l’ACPR
- Modalités du contrôle

L’ACPR dispose d’un large pouvoir de contrôle sur pièces et sur place.

- Le contrôle des pièces permet à l’ACPR d’exercer une surveillance


permanente des entreprises.
- Le secrétaire général de l’ACPR peut, en outre, demander aux
personnes soumises à son contrôle tous renseignements, documents,,
ainsi que tous les éclaircissements ou justifications nécessaires à
l’exercice de sa mission.
- Il peut également convoquer et entendre toute personne soumise à
son contrôle ou dont l’audition est nécessaire à l’exercice de sa
mission de contrôle.

96
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


L’exercice de contrôle de l’ACPR
- Conséquences du contrôle

Deux types de pouvoirs:

- Un pouvoir de police administrative qui peut être exercée par une


formation du collège de l’Autorité

- Un pouvoir de sanction exercé par la commission des sanctions

97
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


L’exercice de contrôle de l’ACPR
- Conséquences du contrôle

L’ACPR dispose d’un pouvoir de mise en garde: elle peut mettre en garde
les dirigeants contre la poursuite des pratiques « susceptibles de mettre
en danger les intérêts des clients, assurés, adhérents ou bénéficiaires. »
(extrait du Code monétaire et financier)

L’ACPR peut en outre exiger de toute personne contrôlée, qu’elle


« soumette à son approbation un programme de rétablissement,
comprenant toutes les mesures appropriées pour restaurer ou renforcer
sa situation financière, améliorer ses méthodes de gestion ou assurer
l’adéquation de son organisation à ses activités ou à ses objectifs de
développement », et désigner un contrôleur chargé de suivre
l’élaboration de ce programme et sa mise en œuvre.

98
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


L’exercice de contrôle de l’ACPR
- Conséquences du contrôle

Lorsque la solvabilité de l’entreprise ou les intérêts des assurés, adhérents


ou bénéficiaires sont compromis ou susceptibles de l’être, l’Autorité de
contrôle prudentiel et de résolution prend les mesures conservatoires
nécessaires.

99
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


L’exercice de contrôle de l’ACPR
- Conséquences du contrôle

Elle peut notamment, à ce titre:


- placer sous surveillance spéciale
- charger un ou plusieurs de ses agents d’exercer une mission de
contrôle permanent
- limiter ou interdire temporairement l’exercice de certaines opérations
- suspendre, restreindre ou interdire temporairement la libre disposition
de tout ou partie des actifs
- exiger la cessation d’activités
- limiter le nombre d’agences ou de succursales

100
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


L’exercice de contrôle de l’ACPR
- Conséquences du contrôle

L’article L.612-34 du Code monétaire et financier permet à l’ACPR de


désigner un administrateur provisoire « auquel sont transférés tous les
pouvoirs d’administration, de direction et de représentation de la
personne morale. L’administrateur provisoire dispose des biens meubles
et immeubles de celles-ci dans l’intérêt d’une bonne administration ».

Cette demande peut être faite:


- soit à la demande des dirigeants
- soit à l’initiative de l’ACPR lorsque la gestion de l’entreprise ne peut
plus être assurée dans des conditions normales ou en cas de
suspension d’un ou plusieurs dirigeants

101
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


L’exercice de contrôle de l’ACPR
- Conséquences du contrôle

Les sanctions suivantes peuvent être prononcées à l’encontre des


organismes d’assurance, selon la gravité du manquement :
- L’avertissement
- Le blâme
- L’interdiction d’effectuer certaines opérations
- La suspension temporaire d’un ou plusieurs dirigeants
- La démission d’office d’un ou plusieurs dirigeants
- Le retrait partiel d’agrément
- Le retrait total d’agrément

102
3. Les trois catégories d’organismes

3.4 Le contrôle sur les trois catégories d’organismes


Sanctions prononcées par l’ACPR
- Exemple

Par trois décisions récentes (7 avril 2014, 31 octobre 2014 et 19


décembre 2014), la Commission des sanctions de l’ACPR a sévèrement
sanctionné (blâme assorti d’une sanction pécuniaire allant de 10 à 50
millions d’euros) des assureurs.

Ceux-ci n’avaient pas respecter correctement les dispositions de la loi


du 17 décembre 2007 relatives à la recherche des bénéficiaires des
contrats d’assurance sur la vie non réclamés.

Ils n’avaient pas pleinement appliqué les dispositions de cette loi leur
imposant de mettre en place un dispositif automatique de
revalorisation des sommes dues au titre des capitaux décès.

103
3. Les trois catégories d’organismes

3.1. Les sociétés d’assurance

3.2. Les mutuelles

3.3. Les institutions de prévoyance

3.4. Le contrôle sur les trois catégories d’organismes

3.5. L’agrément des organismes d’assurance

104
3. Les trois catégories d’organismes

3.5 L’agrément des organismes d’assurance


Généralités sur la notion d’agrément
- Définition

L’agrément est une autorisation administrative préalable demandée par


les organismes d’assurance français et étrangers pour pouvoir présenter
des opérations d’assurance sur le territoire français.

L’agrément se traduit par un arrêté publié au Journal Officiel.

105
3. Les trois catégories d’organismes

3.5 L’agrément des organismes d’assurance


Généralités sur la notion d’agrément
- Caractéristiques

L’agrément doit être demandé branche par branche. Il n’existe pas


d’agrément global.

L’autorité compétente pour délivrer l’agrément diffère pour les trois


catégories d’organismes habilités à assurer en France:
Catégorie d’organismes Autorité compétente
Sociétés d’assurance Comité des entreprises d’assurances
Mutuelles Ministre chargé de la Mutualité
Institutions de prévoyance Ministre chargé de la Sécurité sociale

106
3. Les trois catégories d’organismes

107
3. Les trois catégories d’organismes

3.5 L’agrément des organismes d’assurance


Généralités sur la notion d’agrément
- Agrément unique européen

Une entreprise d’assurances agréée dans un pays de l’Union européenne


(UE), peut intervenir librement sur tout le territoire communautaire, sans
solliciter d’autorisation dans les Etats étrangers concernés.

En pratique:
Les sociétés d’assurances qui souhaitent exercer en libre prestation de
service (LPS), ou par le biais d’une succursale, sur le territoire d’autres
pays de l’UE doivent respecter un minimum de formalités auprès des
autorités de contrôle de leur pays d’origine.

108
3. Les trois catégories d’organismes

109
3. Les trois catégories d’organismes

110
Programme

1. Le secteur de l’assurance

2. Les différentes assurances

3. Les trois catégories d’organismes assureurs

4. Les intermédiaires d’assurance

111
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1. La règlementation des intermédiaires

4.2. La directive sur la distribution d’assurance

4.3. Les agents généraux d’assurance

4.4. Les courtiers d’assurance

4.5. Comparaison entre agent général et courtier

4.6. Les producteurs salariés et les mandataires

112
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Distinction entre intermédiaires et intermédiation
- Article L.511-1 du Code des assurances

« L’intermédiation en assurance ou en réassurance est l’activité qui


consiste à présenter, proposer ou aider à conclure des contrats
d’assurance ou de réassurance ou à réaliser d’autres travaux
préparatoires à leur conclusion. N’est pas considérée comme de
l’intermédiation en assurance ou en réassurance l’activité consistant
exclusivement en la gestion, l’estimation et la liquidation des sinistres ».

113
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Distinction entre intermédiaires et intermédiation
- Article L.511-1 du Code des assurances

« Est un intermédiaire d’assurance ou de réassurance toute personne


qui, contre rémunération, exerce une activité d’intermédiation en
assurance ou en réassurance ».

Sont expressément exclues:


- Les entreprises d’assurance ou de réassurance
- Les personnes physiques salariées d’une entreprise d’assurance ou de
réassurance
- Les personnes physiques salariées des intermédiaires d’assurance

114
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Distinction entre intermédiaires et intermédiation
- Article L.511-1 du Code des assurances

Cela signifie que certaines personnes, comme les différents organismes


assureurs, peuvent pratiquer l’intermédiation sans être considérées
comme intermédiaires et soumis à leur règlementation spécifique.

Il est précisé que la rémunération doit s’entendre comme tout versement


pécuniaire ou tout autre avantage économique lié à la prestation
d’intermédiation.

115
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Les personnes habilitées à exercer une activité d’intermédiaire

1. Les courtiers, personnes physiques ou morales


2. Les agents généraux, personnes physiques ou morales
3. Les mandataires d’assurance, personnes physiques non salariées ou
personnes morales autres que les agents généraux
4. Les mandataires d’intermédiaires d’assurance, personnes physiques
non salariées ou personnes morales
5. Les personnes physiques salariées d’une des quatre catégories
précédentes ou d’une entreprise d’assurance ou de réassurance
6. Les intermédiaires immatriculés dans un autre état membre de l’UE
ou d’un Etat de l’EEE

116
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Les conditions exigées des intermédiaires

Quatre séries de conditions sont exigées des intermédiaires rémunérés


a. Les conditions d’honorabilité
b. Les conditions de capacité professionnelle
c. La responsabilité civile professionnelle
d. L’obligation de garantie financière

117
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Les conditions exigées des intermédiaires
- Les conditions d’honorabilité

Pas de condamnation définitive pour crime

Pas de peine d’emprisonnement d’au moins six mois ferme ou avec sursis,
pour certains délits listés, tels :
• L’escroquerie • La corruption
• L’abus de confiance • Le faux
• Le recel • La banqueroute
• Le blanchiment • La fraude fiscale

118
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Les conditions exigées des intermédiaires
- Les conditions de capacités professionnelles

La capacité professionnelle requise est modulée selon la catégorie de


l’intermédiaire. On distingue 3 niveaux.

Les conditions de capacité requises peuvent être satisfaites:


- Soit par la possession d’un diplôme, d’un titre ou d’un certificat
- Soit par l’expérience professionnelle
- Soit par l’accomplissement d’un stage

119
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Les conditions exigées des intermédiaires
- La responsabilité civile professionnelle (RCP)

Le principe de l’obligation d’assurance RCP


- Tout intermédiaire doit souscrire un contrat d’assurance le couvrant
contre les conséquences pécuniaires de sa RCP.

Les modalités de l’assurance RC professionnelle obligatoire :


- Elle doit couvrir le territoire de l’UE et l’EEE
- Elle doit prévoir un minimum de 1,5 M€ par sinistre et 2 M€ par année
d’assurance
- Elle ne doit pas comporter de franchise par sinistre supérieure à 20%
des indemnités dues

120
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Les conditions exigées des intermédiaires
- L’obligation de garantie financière

Le principe de l’obligation de garantie financière


- Tout intermédiaire qui encaisse des fonds destinés à être versés soit à
une entreprise d’assurance, soit à des assurés, ou qui a recours à un
mandataire non-agent chargé de transmettre les fonds, doit souscrire
une garantie financière spécialement affectée au remboursement de
ces fonds aux assurés, sauf si ce mandataire peut justifier lui-même
d’une telle garantie.
Les modalités de la garantie financière
- La garantie ne peut résulter que d’un engagement de caution délivré
par un établissement de crédit ou par une entreprise d’assurance.

121
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’immatriculation des intermédiaires
- Le principe de l’immatriculation des intermédiaires

Le 31 janvier 2007 s’ouvrait le registre des intermédiaires en assurance,


sous l’impulsion de la Directive 2002/92/CE sur l’intermédiation en
assurance (DIA).

La mission de tenue et de mise à jour du registre a été confiée à une


association loi 1901 sous la tutelle de la Direction générale du Trésor
dénommée « Organisme pour le registre des intermédiaires en assurance
(ORIAS) ».

122
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’immatriculation des intermédiaires
- Le principe de l’immatriculation des intermédiaires

Tous les intermédiaires d’assurance et de réassurance doivent être


immatriculés sur un registre unique des intermédiaires, qui est librement
accessible au public.

La transposition de la directive permet :


- d’une part la protection du consommateur
- d’autre part, la mise en place du passeport européen des
intermédiaires

123
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’immatriculation des intermédiaires
- La Commission d’immatriculation

Les statuts de l’ORIAS instituent une Commission d’immatriculation dotée


de la compétence d’inscription, de suppression d’inscription et de
radiation.

La commission d’immatriculation est composée de représentants,


nommés par des organismes professionnels.

124
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’immatriculation des intermédiaires
- La Commission d’immatriculation

Les représentants sont nommés au titre :


- des courtiers d’assurance ( par la CSCA)
- des agents généraux (par l’AGEA)
- des organismes d’assurance (par la FFA et par la FNMF)
- des intermédiaires en opérations de banque et en services de
paiement
- des conseillers en investissements financiers
- des établissements de crédits

125
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’immatriculation des intermédiaires
- Les modalités pratiques d’immatriculation des intermédiaires

Concrètement, il appartient à chaque intermédiaire de s’inscrire et de


renouveler son inscription, chaque année (avec paiement des droits).

Toutefois, les agents généraux et les mandataires d’entreprises ou


d’intermédiaires peuvent être inscrits et renouvelés par leurs mandants.

126
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’immatriculation des intermédiaires
- Les informations à disposition du public

N° d’immatriculation
Nom, prénom et adresse s’il s’agit d’une personne physique
Dénomination, adresse et nom de la personne à contacter, s’il s’agit d’une
personne morale
Catégorie(s) d’intermédiaires
Activité d’intermédiation principale ou accessoire
La mention de l’absence d’autorisation à encaisser des fonds
Le pays de l’UE ou de l’EEE où l’intermédiaire peut exercer.
Nom de l’autorité de contrôle (l’ACPR en France)

127
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’information et de conseil
- Les principes

L’article L.520-1 du Code des assurances pose le principe de l’obligation


d’information précontractuelle écrite de l’assurable par l’intermédiaire
d’assurance.

Champ d’application:
- Tous les contrats, individuels ou collectifs, pour des risques de
particuliers ou de professionnels,
- Sauf réassurance et grands risques visés à l’article L. 111-6 du Code
des assurances.

128
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’information et de conseil
- Les informations à fournir par l’intermédiaire avant la conclusion de
tout premier contrat (nouveau client potentiel)

Il s’agit, pour l’intermédiaire, de :


- Son nom, sa dénomination et son adresse
- Son immatriculation et l’adresse Internet pour la vérifier (www.orias.fr)
- Ses liens financiers avec une ou plusieurs entreprises d’assurance, s’il y
a lieu
- Les coordonnées de son service réclamation s’il existe, et de l’ACPR

129
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’information et de conseil
- Les informations à fournir par l’intermédiaire avant la conclusion de
tout premier contrat (nouveau client potentiel)

L’intermédiaire doit indiquer:


- Soit qu’il est soumis à une obligation contractuelle de travailler
exclusivement avec une ou plusieurs entreprises d’assurance
- Soit qu’il n’est pas soumis à une obligation contractuelle de travailler
exclusivement avec une ou plusieurs entreprises d’assurance; dans
cette hypothèse, il doit préciser :
• Soit qu’il se prévaut d’un conseil fondé sur une analyse objective du
marché
• Soit qu’il n’est pas en mesure de fonder son analyse sur un nombre
suffisant de contrats

130
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’information et de conseil
- Informations des changements éventuels lors du renouvellement du
contrat

Le Code des assurances prévoit que le souscripteur, est, le cas échéant,


tenu informé des changements affectant l’une des informations exigées
lors du renouvellement du contrat.

A contrario, il n’y a pas d’obligation de renouvellement des informations


au moment du renouvellement de l’inscription.

131
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’information et de conseil
- Le devoir de conseil

L’article L.520-1 du Code des assurances impose à l’intermédiaire de


préciser (par écrit, ou sur tout support durable) les exigences et les
besoins du souscripteur éventuel ainsi que les raisons qui motivent le
conseil fourni quant à un produit d’assurance déterminé.

Ces précisions, qui reposent en particulier sur les éléments d’information


communiqués par le souscripteur éventuel sont adaptées à la complexité
du contrat d’assurance proposé.

132
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’information et de conseil
- Le devoir de conseil renforcé en assurance vie

L’ACPR rappelle que pour la commercialisation d’un contrat d’assurance


vie, l’organisme d’assurance ou l’intermédiaire d’assurance doit s’enquérir
:
- des exigences et des besoins du souscripteur,
- de sa situation financière,
- de ses objectifs de souscription,
- de ses connaissances et son expérience en matière financière,
L’objectif est de délivrer un conseil adapté au client et à la
complexité du contrat.

133
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’information et de conseil
- Publicité et devoir de conseil

L’intermédiaire d’assurance doit informer l’entreprise d’assurance de tout


projet publicitaire et obtenir son approbation avant de l’utiliser.

Il ne peut utiliser que les documents publicitaires qui ont été approuvés
par l’entreprise d’assurance.

L’entreprise d’assurance distributrice doit vérifier la conformité des


documents publicitaires avec ses contrats et régulièrement informer
l’intermédiaires des éventuelles modifications des caractéristiques de ses
contrats.

134
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’information et de conseil
- Publicité et devoir de conseil

L’ACPR a publié une recommandation sur les communications à caractère


publicitaire des contrats d’assurance vie. Elle est accompagnée du fiche
pratique en 7 points.

a. La présentation générale de la publicité: Le caractère publicitaire doit


apparaître clairement. Les conditions de l’offre ainsi que les mentions en
renvoi doivent être présentées de manière parfaitement lisible, intelligible
et être dénuées d’ambiguïté

135
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’information et de conseil
- Publicité et devoir de conseil

b. Les éléments de contexte nécessaires à la compréhension de l’offre,


notamment en cas d’utilisation de données chiffrées ou d’indication
d’informations externes doivent être précisés.

c. La nature des contrats et des supports doit être identifiable et leur


dénomination ne doit pas prêter à confusion.

d. Les risques venant contrebalancer les avantages promus doivent


apparaître de manière équilibrée, dans le corps principal du texte
publicitaire.

136
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


L’obligation d’information et de conseil
- Publicité et devoir de conseil

e. L’argument de garantie ne doit être employé qu’en cas de garantie


inconditionnelle (ne comportant aucune autre condition que l’obligation
de conserver le contrat ou les supports jusqu’à leur échéance)

f. Le taux de rendement : il doit être annualisé net de frais et brut de


prélèvements sociaux et fiscaux

g. Pour les opérations commerciales : une mention telle que « sous


conditions » doit le cas échéant être indiquée à proximité de l’avantage
promu.

137
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


La responsabilité des employeurs mandants
- Principe fondamental

Article L. 511-1 du Code des assurances

« Pour cette activité d’intermédiation, l’employeur ou mandant est


civilement responsable, dans les termes de l’article 1384 du Code civil,
du dommage causé par la faute, l’imprudence ou la négligence de ses
employés ou mandataires agissant en cette qualité, lesquels sont
considérés, pour l’application du présent article, comme des préposés,
nonobstant toute convention contraire. »

138
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Le contrôle des intermédiaires
- L’objet du contrôle

Le contrôle réalisé par l’ACPR porte :

- sur le respect des dispositions législatives et réglementaires relatives à


l’intermédiation en assurance

- sur le respect des dispositions législatives et réglementaires relatives à


la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du
terrorisme

139
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Le contrôle des intermédiaires
- L’exercice du contrôle

Il s’agit d’un contrôle sur place réalisé par des agents de l’ACPR.

Ce contrôle peut être complété, le cas échéant, par des échanges de


documents.

Ce contrôle est suivi d’un projet de rapport et à la suite d’une réunion de


restitution et d’échanges entre l’intermédiaire contrôlé et les agents de
l’ACPR, les contrôleurs établissent leur rapport définitif.

140
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Le contrôle des intermédiaires
- Les sanctions

a. l’avertissement
b. Le blâme
c. L’interdiction d’effectuer certaines opérations d’intermédiation ou
toute autre limitation dans l’exercice de cette activité
d. La suspension temporaire d’un ou plusieurs dirigeants de l’organisme
qui exerce une activité d’intermédiation
e. La démission d’office d’un ou plusieurs dirigeants de l’organisme qui
exerce une activité d’intermédiation
f. La radiation du registre ORIAS
g. L’interdiction de pratiquer l’activité d’intermédiation

141
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1 La règlementation des intermédiaires


Le contrôle des intermédiaires
- Exemple de sanction
Décision du 18 juin 2013 :
l’ACPR a sanctionné un courtier pour défaut d’information et de conseil
par un avertissement et une amende de 150.000 euros.
- Il a été relevé que des commerciaux ne respectaient pas leur
obligation de conseil : les dossiers sondés incluaient notamment
une « fiche patrimoniale ». Celle-ci n’était pas systématiquement
renseignée et comportait de nombreuses imprécisions sur la
composition du patrimoine du souscripteur, le montant de ses
revenus, de ses charges et de ses dettes.
- La méthodologie utilisée par les commerciaux pour déterminer la
capacité d’épargne des souscripteurs éventuels, omettant certaines
charges importantes (dépenses alimentaires, eau, électricité),
conduisait à surestimer leur capacité d’épargne.

142
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1. La règlementation des intermédiaires

4.2. La directive sur la distribution d’assurance

4.3. Les agents généraux d’assurance

4.4. Les courtiers d’assurance

4.5. Comparaison entre agent général et courtier

4.6. Les producteurs salariés et les mandataires

143
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Champ d’application

La directive du 20 janvier 2016 s’applique à toute personne physique ou


morale qui est établie dans un Etat membre ou souhaite s’y établir pour
accéder aux activités de distribution de produits d’assurance et de
réassurance et exercer ces activités.

Les Etats membres mettent en vigueur les dispositions législatives,


règlementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la
présente directive au plus tard le 23 février 2018.

144
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Définitions
- Distribution d’assurances

Toute activité consistant :


- à fournir des conseils sur des contrats d’assurance,
- à proposer des contrats d’assurance ou à réaliser d’autres travaux
préparatoires à leur conclusion,
- à conclure de tels contrats ou à contribuer à leur gestion et à leur
exécution,
- notamment en cas de sinistre,
- y compris la fourniture d’informations sur un ou plusieurs
contrats d’assurance selon des critères choisis par le client sur un
site internet ou par d’autres moyens de communication…

145
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Définitions
- Intermédiaire d’assurance

Toute personne physique ou morale


- autre qu’une entreprise d’assurance ou de réassurance, ou leur
personnel,
- et autre qu’un intermédiaire d’assurance à titre accessoire,
qui, contre rémunération, accède à l’activité de distribution d’assurances
ou l’exerce.

146
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Définitions
- Produits d’investissement fondé sur l’assurance

Un produit d’assurance comportant une durée de vie ou une valeur de


rachat qui est totalement ou partiellement exposée, de manière directe
ou indirecte, aux fluctuations du marché.

Hormis :
- Les contrats d’assurance vie lorsque les prestations prévues par le
contrat sont payables uniquement en cas de décès ou d’incapacité
- Les produits de retraite qui sont reconnus par le droit national comme
ayant pour objectif principal de fournir à l’investisseur un revenu
lorsqu’il sera à la retraite

147
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Communications publicitaires

Les Etats membres veillent à ce que toutes les informations en lien avec
l’objet de la directive, y compris les communications publicitaires,
adressées par le distributeur de produits d’assurance à des clients ou à
des clients potentiels soient corrects, claires et non trompeuses.

Les communications publicitaires doivent toujours être clairement


identifiables en tant que telles.

148
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Rémunérations des intermédiaires

Les Etats membres veillent à ce que :

- les distributeurs de produits d’assurance ne soient pas rémunérés ou


ne rémunèrent pas ni n’évaluent les performances de leur personne
d’une façon qui aille à l’encontre de leur obligation d’agir au mieux des
intérêts de leurs clients.

149
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Rémunérations des intermédiaires

Un distributeur d’assurance :

- ne prend aucune disposition sous forme de rémunération, d’objectifs


de vente ou autre qui pourrait l’encourager, ou encourager son
personnel, à recommander un produit d’assurance particulier à un
client

- alors qu’il pourrait proposer un autre produit d’assurance qui


correspondrait mieux au besoins du client.

150
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Fournitures de conseil et pratiques de vente en l’absence de conseil

Avant la conclusion d’un contrat d’assurance, le distributeur de produits


d’assurance :
- précise, sur la base des informations obtenues auprès du client, les
exigences et les besoins de ce client
- fournit au client des informations objectives sur le produit d’assurance
sous une forme compréhensible afin de lui permettre de prendre une
décision en connaissance de cause.

Tout contrat proposé est cohérent avec les exigences et les besoins du
client en matière d’assurance.

151
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Fournitures de conseil et pratiques de vente en l’absence de conseil

Lorsque des conseils sont fournis avant la conclusion d’un contrat


spécifique :

- Le distributeur de produits d’assurance fournit au client une


recommandation personnalisée expliquant pourquoi un produit
particulier correspondrait le mieux à ses exigences et à ses besoins.

- Les précisions sont modulées en fonction de la complexité du produit


d’assurance proposé et du type de client.

152
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Fournitures de conseil et pratiques de vente en l’absence de conseil

Lorsqu'un intermédiaire d’assurance informe le client qu’il fonde ses


conseils sur une analyse impartiale et personnalisée:
- il fonde ces conseils sur l’analyse d’un nombre suffisant de contrats
d’assurance offerts sur le marché
- de façon à pouvoir recommander de manière personnalisée, en
fonction de critères professionnels, le contrat d’assurance qui serait
adapté aux besoins du clients.

153
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Le document d’information sur le produit d’assurance

Le document d’information sur le produit d’assurance :


a. Est un document succinct et autonome
b. Est présenté et mis en page d’une manière claire et facile à lire, avec
des caractères d’une taille lisible
c. N’est pas moins compréhensible lorsque, l’original ayant été imprimé
en couleurs, il est imprimé ou photocopié en noir et blanc
d. Est rédigé dans les langues officielles, ou dans l’une des langues
officielles, utilisées dans la partie de l’Etat membre dans laquelle le
produit d’assurance est proposé ou, si le consommateur et le
distributeur en conviennent, dans une autre langue

154
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Le document d’information sur le produit d’assurance

Le document d’information sur le produit d’assurance :


e. Est exact et non trompeur
f. Fait figurer le titre « Document d’information sur le produit
d’assurance » en haut de la première page
g. Comprend une mention indiquant que des informations
précontractuelles et contractuelles sur le produit sont fournies dans
d’autres documents

155
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Exigences supplémentaires

Des exigences supplémentaires visent la distribution d’assurances liée à la


vente de produits d’investissement fondés sur l’assurance.

L’intermédiaire ou l’entreprise d’assurance se procure également les


informations nécessaires :
- sur les connaissances et l’expérience du client ou du client potentiel
dans le domaine d’investissement dont relève le type spécifique de
produit ou de service
- sur la situation financière de cette personne, y compris sa capacité à
subir des pertes
- sur ses objectifs d’investissement, y compris sa tolérance au risque

156
4. Les intermédiaires d’assurance

4.2 La directive sur la distribution d’assurance


Exigences supplémentaires

Des exigences supplémentaires visent la distribution d’assurances liée à la


vente de produits d’investissement fondés sur l’assurance.

Ainsi, l’intermédiaire ou l’entreprise d’assurance doit


être en mesure de recommander au client ou au client
potentiel :
- les produits d’investissement fondés sur l’assurance
adéquats
- en particulier, ceux qui sont adaptés à sa tolérance au
risque et à sa capacité à subir des pertes.

157
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1. La règlementation des intermédiaires

4.2. La directive sur la distribution d’assurance

4.3. Les agents généraux d’assurance

4.4. Les courtiers d’assurance

4.5. Comparaison entre agent général et courtier

4.6. Les producteurs salariés et les mandataires

158
4. Les intermédiaires d’assurance

4.3 Les agents généraux d’assurance


Définition et aspects généraux

Article 1er du décret de 1996

« L’agent général est une personne physique ou morale exerçant une


activité indépendante de distribution et de gestion de produits et de
services d’assurance en vertu d’un mandat écrit délivré par une ou
plusieurs entreprises d’assurances établies en France. »

159
4. Les intermédiaires d’assurance

4.3 Les agents généraux d’assurance


Caractéristiques de la profession

- L’agent général est le mandataire d’une société d’assurance dans une


circonscription territoriale.
- L’agent n’est pas un commerçant. Il exerce une profession libérale et
est rémunéré par des commissions.
- L’agent est un chef d’entreprise qui exerce des activités avec son
propre personnel et dans les locaux de son choix. Mais il est soumis au
contrôle de l’inspecteur du cadre, salarié de sa société mandante.
- L’agent assume toujours des missions de production et de gestion. Le
portefeuille de l’agence appartient à la société qui l’a mandaté.

160
4. Les intermédiaires d’assurance

4.3 Les agents généraux d’assurance


Statut des agents généraux

Les agents généraux personnes morales :


- Les associés qui ont le pouvoir de gérer ou d’administrer les sociétés
autorisées doivent répondre aux conditions d’honorabilité et de
capacité

Nomination de l’agent et obligation des sociétés d’assurances :


- Niveau minimum de formation générale ou d’expérience
professionnelle équivalente
- Information préalable complète, fournie au postulant, sur l’agence
considérée
- Formation initiale préalable, se rapportant au métier

161
4. Les intermédiaires d’assurance

4.3 Les agents généraux d’assurance


Statut des agents généraux

Durée du mandat :
- Le mandat est à durée indéterminée

L’exclusivité :
- L’agent doit la totalité de sa production à la société mandante

Rémunération de l’agent :
- L’agent perçoit des commissions dont le taux figure dans son traité de
nomination.

162
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1. La règlementation des intermédiaires

4.2. La directive sur la distribution d’assurance

4.3. Les agents généraux d’assurance

4.4. Les courtiers d’assurance

4.5. Comparaison entre agent général et courtier

4.6. Les producteurs salariés et les mandataires

163
4. Les intermédiaires d’assurance

4.4 Les courtiers d’assurance


Définition et aspects généraux

Le courtier d’assurance est un commerçant, mandataire de l’assuré et non


lié à une société d’assurance.

Le courtier est, soit une personne physique, soit une personne morale
(société de courtage). Il est inscrit au registre du commerce.

Les courtiers sont essentiellement implantés en région parisienne et dans


les très grandes villes.

164
4. Les intermédiaires d’assurance

4.4 Les courtiers d’assurance


Caractéristiques de la profession

- Le courtier place les contrats de ses clients auprès de sociétés de son


choix.
- Il est rémunéré par des commissions.
- Le portefeuille appartient au courtier.
- Le courtier est commerçant et chef d’entreprise.
- Son régime social est celui des travailleurs non salariés (TNS).
- Sur le plan fiscal, il est imposé aux bénéfices industriels et
commerciaux. Il paye la taxe professionnelle.

165
4. Les intermédiaires d’assurance

4.4 Les courtiers d’assurance


Les usages du courtage

La liberté commerciale des parties


- Le courtier choisit la société d’assurance, qui est libre d’accepter ou de
refuser l’affaire qui lui est présentée

Le devoir des sociétés d’assurance de respecter une neutralité absolue :


- C’est la règle d’antériorité qui doit s’appliquer (priorité au 1er courtier)

166
4. Les intermédiaires d’assurance

4.4 Les courtiers d’assurance


Les usages du courtage

Les sociétés d’assurance doivent apporter une aide aux courtiers


- L’assureur doit communiquer au courtier la police, les demandes
d’avenant émanant d’autres courtiers, les lettres des assurées et lui
rappeler les polices venant à expiration

La reconnaissance d’un droit à la clientèle du courtier, donc du droit à la


commission :
- Le courtier a droit à la commission tant que le contrat est en cours
- Le courtier ne peut être remplacé par un autre courtier, pour une
affaire en cours, que si le client signe un ordre de placement exclusif
au profit du nouveau courtier, avec résiliation régulière pour la
prochaine échéance.

167
4. Les intermédiaires d’assurance

4.4 Les courtiers d’assurance

Exercice

168
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1. La règlementation des intermédiaires

4.2. La directive sur la distribution d’assurance

4.3. Les agents généraux d’assurance

4.4. Les courtiers d’assurance

4.5. Comparaison entre agent général et courtier

4.6. Les producteurs salariés et les mandataires

169
4. Les intermédiaires d’assurance

4.5 Comparaison entre agent général et courtier

Exercice

170
4. Les intermédiaires d’assurance

4.1. La règlementation des intermédiaires

4.2. La directive sur la distribution d’assurance

4.3. Les agents généraux d’assurance

4.4. Les courtiers d’assurance

4.5. Comparaison entre agent général et courtier

4.6. Les producteurs salariés et les mandataires

171
4. Les intermédiaires d’assurance

4.6 Les producteurs salariés et les mandataires


Les producteurs salariés
- Généralités

Les producteurs salariés sont des personnes chargées de placer des


contrats d’assurance auprès du public. Plus communément, ils sont
dénommés conseillers.
Ils peuvent être salariés de sociétés d’assurance (cas général) mais aussi
employés par des agents généraux ou des courtiers.
Ils sont rémunérés en fonction des affaires réalisées avec un minimum
fixe.
Ils doivent respecter les conditions d’honorabilité et de capacité
professionnelle correspondant au niveau II.

172
4. Les intermédiaires d’assurance

4.6 Les producteurs salariés et les mandataires


Les producteurs salariés
- Analyse pratique

On distingue les conseillers d’assurance vie et ceux chargés d’assurance


IARD.
La plupart du temps, les conseillers vie sont salariés d’une société et font
partie d’une organisation hiérarchisée ayant à sa tête un inspecteur ou un
cadre.
Chaque équipe se voit affecter un secteur géographique précis et travaille
à partir de fichiers selon les directives de l’inspecteur.
Les conseillers sont recrutés, formés et contrôlés par les inspecteurs.

173
4. Les intermédiaires d’assurance

4.6 Les producteurs salariés et les mandataires


Les mandataires d’agents généraux
- Généralités

Le sous-agent est le mandataire d’un agent général d’assurance. Il est lié


par un contrat de sous-agence. Il agit au nom de l’agent général et sous
la seule responsabilité de ce dernier.
Le sous-agent exerce souvent une autre activité et dispose d’un bureau
qui lui est propre.
Juridiquement, il est mandataire d’intermédiaire, soumis aux conditions
d’honorabilité et de capacité professionnelle des intermédiaires de niveau
II (activité principale) ou de niveau III (activité accessoire).
Il est inscrit à l’ORIAS.

174
4. Les intermédiaires d’assurance

4.6 Les producteurs salariés et les mandataires


Les mandataires d’agents généraux
- Analyse de l’activité de sous-agent

Les sous-agents sont particulièrement utiles (parfois indispensable) pour


la prospection de certains secteurs inclus dans la circonscription
territoriale de l’agent général.
Les sous-agents n’ont aucun lien juridique avec les sociétés d’assurance.
Ils ne sont pas salariés et sont rémunérés exclusivement à la commission.
Le sous-agent a pour mission de réaliser des contrats dans le secteur qui
lui est confié. Il a des obligations de production à respecter, tant sur le
plan quantitatif que qualitatif.

175
Questions
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Réponses

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