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MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR

DIRECTION G É N É R A L E D E L'ADMINISTRATION
Direction de la défense et de la sécurité civiles

érosion, drainage des eaux superficielles


et inondations torrentielles à
'Entre-Deux (Ile de La Réunion)

C ?£• U t (,
MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR
DIRECTION GÉNÉRALE DE L'ADMINISTRATION
Direction de la défense et de la sécurité civiles

BRGM

érosion, drainage des eaux superficielles


et inondations torrentielles à

l'Entre-Deux (Ile de La Réunion)

M. Humbert
avec la collaboration
A. Bargeas

mai 1986
86 REU 018 GEG

BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES


SERVICE GÉOLOGIQUE NATIONAL
Département Génie Géologique
BP 6009 - 45060 ORLÉANS CEDEX 2 - France - Tél. (33) 38.64.34.34
DIRECTION COMMERCIALE ET DE COORDINATION GÉOGRAPHIQUE
Service Géologique La Réunion
BP 1206 - 97484 SAINT-DENIS CEDEX - Tél. (262) 21.22.14
EROSION, DRAINAGE DES EAUX SUPERFICIELLES
ET INONDATIONS TORRENTIELLES A L'ENTRE-DEUX

(ILE DE LA REUNION)

par M. HUMBERT
avec la collaboration de A. BARGEAS

Rapport n° 86 REU 18 GEG

RESUME

Vzs précipitations (xbondantzs ont accompagni Zz cycZonz Hyacinthz zn


jamiZA 19S0, zt Zzs hautzuAS d'zau ont attetnt zn 13 jouas pAZS dz 1 500 mm,
soit Z' zquivaJbznt dz Za moyznnz annuzZZz. A czttz occasion, Zz czntAZ da bouAg
dz Z'EntAZ-Vzjxx, instaZZz dans Zz szctzuA dzs ancijznms moAZS, aujouAd'hui Azm-
bZayzzs, a sou^iZAt dz dzboAdzmznts tmAzntizZs, souaczs dz nombAZuszs nuisanczs
pouA Za popuJtation zt Zjzs amznagzmznts dz Za commuruL.

Vans ce szctzuA d'habitat Aouppfiochz à d¿í>pzASZ, Za nappz phAzatiquz zst


sub-aidZzuAonte. zt Zz bcusin-vzAsant (û SoAd) oH^z dzs pzntzs asszz ioAtzs.
Vans czttz pzAspzctivz, Zj¿s mzsuAzs dz przvzntion zjfvoisagzabZzs consistent à in-
tzAvzniA SUA Zz6 zauK pZuviaZzs ;

- duAont Zjzua tAonspoKt, zn assoAant an bon zcouZjzmznt dans dzs canivzaux,


(¡osszJiZt Aavinzs, qa'iZ zst nzczssaiAZ dz tzniA zn état, mais aussi dz AzcaZibAZA
zn czAtaitts zndAoits ; Za nappz phAzatiquz pouAAoit zgaZzmznt ztAZ Aobattuz zn
cas dz bz&oin pat Za cAzation d'un pztit bassin dz Aetznuz, vidangzahZjz zn pzAio-
dz cycZoniquz ;

- auK points d'zvacuation dzs débits dz cawl dans Zz Zaos long, zn assuAant
ujfiz bonyie. continuité. zntAZ Zjzs diUzAZnts Kzszaux, objzt d'unz Jizconnat&sancz dz-
tatUiz.

Quant aux autAzs bassins-vzAsants dz Z'EntAZ-Vzux, Z'zcouZzmznt gAavi-


taiAZ dzs zaux zst satu^aisant, mata iaut-iZ zncoAZ quz Zjzs ¿osszs, canivzaux,
AigoZzs zt czAtains axzs pAiviZzgizs dz dAoinagz, soiznt zntAztznus pzAiodiquz-
mznt.

Czttz opéAation a été. iinanczz poA Za ViAZction dz Za Szcwiitz CiviZz,


dans Zz cadAZ dz szs otédits indtatiis zn matizAZ d'étudzs zt dz pAzvzntion dzs
Aisquzs ¡fuiùiAzZs.
SOMMAIRE

INTRODUCTION 1

1 - CADRE GEOGRAPHIQUE 3

1.1 - LE "PLATEAU" VE L'ENTRE-VEUX 3


7.2- PLUVIOMETRIE 5

7.2.7 - VistAibatton mznsazZZz 5


7.2.2 - RzpaAtition spatioZz 5
7.2.3 - Episodzs pZuvizux zxtAzmzs ^

2 - CIRCULATION DES EAUX SUPERFICIELLES Í2

2.7- EXJEUSlOhi VES VJFPERENTS BASSINS-VERSANTS 72

2.7.7 - Bassin-vZAsant dz (àAand Tond zt dz Bras Long omont... 1^


2.7.2 - Bassin-vzAsant dz Baos ZoYig avaZ 73
2.7.3 - Bassin-vZAsant dz Za Aavinz dz Za MaAZ 14
Z.l .4 - B(USin-vZAsant dz Za Aavinz TouAangzau 14
2.1 .5 - Bassin-vZAsant dz Za Aavinz dzs CitAons
( oa Baos CitAon) î5

2.2 - HATURE VES SURFACES VE RECEPTION VES EAUX PLUVIALES 75

2.2.7 - Lzs szctzuAS vigétattis, dz bfioussz, dz taiZZis zt


dz {¡oAzt 16
2.2.2 - Lzs szctzuAS dz cuZtuAZS, dz jaAdins zt d'habitat
dispzASZ 16
2.2.3 - En{,in, Ze. szctzwi d' habitat xappAochi dz Za MaAZ 77

2.3 - ECOULEMENT ET EVACUATION VES EAUX 77

2.3.7 - Lzs AigoZzs zt Zzs canivzaux dzs chausszzs IS


2.3.2 - Lzs Aavinzs natuAzZZzs IS
2.3.3 - Lzs anciznnzs moAZS zt dépAzssions 20

3 - MESURES DE PREVENTION DES RISQUES D'INONDATION TORRENTIELLE 20

3.1 - REVUCTION VE LA CONCENTRATION VES EAUX PLUVIALES 27

3.7.7 - Lz maintizn du couvzAt ioAzstizA, dzs taiZJÎis, dz


Za bAoussz 2 7
3.7.2 - Lzs pAatiquzs cuZtuAoZzs, Z'zntAZtizn dzs jaAdins,
dzs szntizAS zt dzs chzmins 22
3.7.3 - L' ossainL&szjnznt dzs chausszzs 22
3.1 .4 - Lzs suAiaczs AZvztuzs 23
3.2 - CONTROLE VE L'ECOULEMENT ET VE L'EVACUATION VES EAUX...., 23

3.2.7 - Maintizn, zntAZtizn zt ouvzAtuAZ zvzntuzZZz dz


iossés dAainants 24
3.2.2 - CaMoZiMuUon dz quzZciuzs iosszs natuAzZs,. . . ... .^.... 24
3.2.3 - VAdinagz dzs dzpAZSSions 24

CONCLUSION GENERALE 25

REFERENCES BIBLI(?GRAPHiaUES 26

LISTE DES FIGURES

- Figure 1 : Isohyètes moyennes interannuelles en mètres à La Réunion. Période


1951-1980 (d'après le Service Météorologique de La Réunion).

- Figure 2 : Répartition mensuelle des pluies sur le secteur de l'Entre-Deux


(période 1971-84).

- Figure 3 : Etude des' pluies maximales à la Ravine des Citrons, selon la Loi
de GUMBEL.

ANNEXE

- Carte à 1/5 000, hors texte (en pochette).


INTRODUCTION.' ' ^' ' ,

" J : ..' - ' ^


En Janvier 1980, diirant le passage, du cyclone^. Hyacinthe , il est tombe

à la ravine, -des Citrons toute proche, une hauteui? d'eau de 1 H70 ijim. Or la pluvio¬

métrie moyenne annuelle est de l'ordre de 1 400 mm. Ainsi en l'espace de 13 jours,

la quantité de pluie a donc approché la pluviométrie de toute l'année. Le. terri¬

toire de la' coinmune "a ainsi été affecté par de nombreiox débordements sauvages de

ruisseaux et de ravines, et le secteur de La Mare, au' centre du bourg dé^l'Entre-

Deux, plus ou moins inondé.

Mais â l'échelle de la journée ,( ou même , de quelques heures),. les quanti¬


tés d'eavL. peuvent être également élevées 'et provoquer localement une saturation du

réseau de_ drainage ,_ qui se manifeste alors par d^s inondations.

Sur proposition du Service géologique régional du BRGM et en liaison avec


la Direction Départementale de la Protection Civile, lajDirection de la Sécurité

Civile a donc décidé de financer une étude spécifique concernant ces risques d'i¬

nondations et les mesures de prévention et de protection correspondantes..

En accord avec la Municipalité de l'Entre-Deux, le périmètre étudié cor¬

respond, à peu près, a celui du Plan d'Occupation des Sols, c'est-à-dire toutes

les pentes habitées ou cultivées de Bras Long et de la ravine des Citrons.

Il est nécessaire de replacer l'étude dans un contexte plus général, pour

mieux appréhender les interactions du climat, du relief, de la nature des terrains,

du drainage des eaux superficielles et souterraines . . . Ainsi le rappel du cadre

géographique permet d'introduire les études spécifiques concernant la circulation

des eaux sur le plateau, les mesures à envisager pour réduire les risques d'inon¬

dations, et certaines recommandations sectorielles correspondantes.

Les moyens mis en oeuvre pour atteindre ces objectifs sont d'ordre diffé¬

rent. L'analyse des risques naturels impose que soient connus les événements, en

1' occurence les inondations, survenus â l'occasion de crises climatiques majeures,

telles que les dépressions cycloniques, type Hyacinthe, ou d'abats d'eau moins no¬

toires mais néanmoins importants par ses conséquences.


- 2

L'enquête documentaire a été menée auprès des différents services (BRGM,

Météorologie, DDA, DDE, Municipalité ) et l'enquête orale auprès de la popula¬

tion de Cilaos et des services techniques et de secours de la Commune. Les obser¬

vations de terrains effectuées en juin 1984 ont porté sur tous les sujets abordés

dans ce rapport. Elles ont, en outre, coïncidé avec une pluie relativement impor¬

tante durant toute une journée. Aussi, avons nous pu constater en vrai grandeur

et en temps réel, l'amorce des différents problèmes liés à l'écoulement des eaux

sur le territoire de la commune.

Les résultats de ces analyses orales, docxjmentaires et de terrain seront

développées tout au Ion de ce rapport, suivant une certaine logique (réception,

collecte et évacuation des eaux). La prévention sera ensuite abordée d'abord sur

un plan général, conformément aux données analytiques recueillies précédemment,

puis sur un plan plus spécifique à chaque zone. Des documents graphiques accompa¬

gneront ces différents chapitres.


1 - CADRE GEOGRAPHIQUE (cf. Pl. 1)

Le périmètre étudié englobe un territoire qui est nécessairement limité

à l'Ouest et à l'Est par le rebord des remparts du Bras de Cilaos et du Bras de

la Plaine (d'où l'appellation Entre-Deiix) , tandis qu'au Nord et au Sud, ces li¬

mites coïncident en gros avec les dernières habitations du village de l'Entre-

Deiix, à savoir Bras Long et Pente Orange.

Le centre du boiirg se situe cependant- au Sud, autour de La Mare, lieu

privilégié du rassemblement des eaux de ruissellement qui descendent des coteaux

environnants, au moment des pluies. Toutefois, les bassins-versants des diffé¬

rentes ravines qui parcourent du Nord au Sud la coramione débordent très largement

le périmètre urbain et agricole étudié, en direction des sommets du Dimitile.

7.7 - LE "PLATEAU" VE L'EKTRE-VEUK

Terme impropre , mais qui indique bien ce caractère de zone relativement

plate dans son ensemble, avec des pentes régulières du Nord vers le Sud, séparées

par quelques croupes ou arêtes alignées également dans le même sens. La zone des

anciennes mares , attirèrent 1 ' attention des premier colons qui vinrent s ' instal¬

ler ici, dès 1724 dans "ce val ravissant tout parsemé de mares".

Domaine de la petite propriété et d'un habitat disper-sé qui s 'étage de

la cote 500 (au N vers le Trou de Magasin) à la cote 400 (au S â Bas de Ruisseau

et Pente d'Orange), avec un petit centre urbain au lieu-dit "La Mare". Jadis,

ce secteur était en effet constitué de plusieurs mares qui furent comblées poior

y construire la mairie et les immeiables environnants.

Au-delà de la cote 500, au Nord de l'Entre-Deux, les différentes crêtes

parallèles du Dimitile (Crête du Bloc, Crête du Bras Long, Crête de la Grande

Jument ...) se poursuivent jusqu'aux remparts du Cirque de Cilaos, entre 1 500

et 1 800 mètres. C'est le domaine du taillis et du bois de couleur.

Le plateau de l'Entre-Deux, géologiquement, fait partie des pentes

externes de l'ancien édifice volcanique du Piton des Neiges, avec la succession

habituelle de laves basaltiques et de scories, bien visibles dans les remparts

qui en dessinent les limites à l'Ouest et à l'Est (Bras de Cilaos et Bras de la

Plaine). L'écoulement des eaux superficielles s'établit donc suivant les direc¬

tions radiales de cet ancien édifice, qui offre auj oiord ' hui , des sols épais d'al¬

tération rougeâtres, argileux.


- 4 -

PI. 1 - Plan de situation


- 5 -

7.2 - PLUI/IOMETRIE"

7.2.7 - ViAitAibution mznsuzZZz

Le secteur de l'Entre-Deux est compris entre la plaine des Cafres et

le Cirque de Cilaos ; il fait partie de la zone sous le vent de l'île (protégée

de l'influence directe des alizés) (Fig. 1), et à ce titre, reçoit moins de pré¬

cipitation que la moyenne générale de l'île.

Au niveau aimuel, la moyenne des hauteiars de pluie est de l'ordre de

1 400 mm avec un contraste saisonnier très marqué les mois de la saison des

pluies et surtout Janvier, Février et Mars présentent des valeurs moyennes supé-

rieiires à 200 mm, alors que de Juillet à Octobre, ces moyennes sont inférieiores

à 40 mm. Pendant cette saison, les mois totalement secs ne sont pas exception¬

nels (Fig. 1).

Comme sur l'ensemble de l'île, les pluies sont irrégulières car le

plus souvent associées aux dépression cycloniques aux trajectoires et fréquences

aléatoires. Ainsi le passage du cyclone Hyacinthe a occasionné xme haute\ir de

pluie de 1 470 mm en Janvier 1980 à la ravine des Citrons , valeur supérieure à

la moyenne annuelle, alors qu'en Février et Mars 1983, les totaux mensuels sont

inférieiirs à 50 mm. Au niveau annuel, on note vxi rapport de l'ordre de 1 à 2

entre l'année quinquennale sèche et l'année quinquennale hiomide ; ce rapport

peut atteindre 1 à 10 certains mois. Les coefficients de variation, rapport de

l'écart type à la moyenne, sont proches de 1 sur la plupart des mois, 'mais reste
de l'ordre de 30 % au niveau annuel.

7.2.2 - RzpaAtition spixtiaZz

Nous avons retenu les deux postes de ravine des Citrons et Bras Long,

les plus proches du site étudié. Les valeurs mes\arées à ces deux stations sont

très semblables (Fig. 1).

" Cette étude et la rédaction de oe chapitre ont été réalisées ptzr A. BARGEAS^
Eydrogéologue à la Compagnie Française de Géothermie (CF. G.).
6 -

FIGURE 1

5^ Le

S " Phi ILpps

^J^. I - Isoh3''ètes moyennes interannuelles en mè-res


à le Réunion.- Période 1951-1980
(d'après le Service Météorologique de La Réunion)
7 -

FIGURE :2

REPARTITION MENSUELLE DES PLUIES SUR LE SECTEUR DE


L'ENTRE Î3ËUX (période 1971-5^

p mm

1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984

PLUIE MENSUELLE SUR L ENTRE DEUX (1971-84)

( ) Station de Bras Long

( ) Ravine des Citrons


- s

L'amont du bassin-versant est constitué par la crête du Dimitile,

bordant le cirque de Cilaos et culmine à plus de 1 600 m. Il est fortement pro¬

bable que la pluviométrie y soit plus élevée qu'avix postes considérés. Cepen¬

dant, l'absence de poste ne permet pas de chiffrer exactement cet écart. A titre

indicatif, une corrélation assez imparfaite entre la pluie et l'altitude réali¬

sée sur tout ce secteur S. 0. de l'île permet d'estimer un gradient moyen de

80 mm/100 m, d'où une hauteur de pluie moyenne annuelle de l'ordre de 2 300 mm

au niveau de la crête .

Les valeurs relevées aux postes apparaissent comme des approches par

défaut de la pluviométrie sur l'ensemble des bassins considérés.

7.2.3 - Episodzs pZuvizux zxtAzmzs

L'étude des épisodes pluvieux extrêmes à la ravine des Citrons, selon

la loi de Gumbel, fait ressortir à 260 mm la pluie maximale journalière de fré¬

quence décennale (Tableau 1 et Fig. 2), soit un. débit spécifique de 3 m^/s/km^.

Les pluies journalières recueillies pendant l'épisode Hyacinthe ne pré¬

sentent pas un caractère vraiment exceptionnel (temps de retour de l'ordre de

5 ans), cependant leixr répétition fait que sur plusieurs jours les totaux plu¬

viométriques deviennent remarquables (fréquence décennale sur 2 jours et fré¬

quence centennale à partir de 5 jours).

Monsieur DURET (étude DDE) en étudiant la répartition géographique de

ces pluies maximales joxomalières de fréquence décennale estime à environ 500 mm

la valeur correspondant à l'amont du bassin-versant.

Ces postes n'étant équipés que de pluviomètres et non de pluviographes ,

l'étude sur les pas de temps inférieurs à la journée n'est pas possible sur le

site même.

Etudiant 65 épisodes journaliers fortement pluvieux de la période

1952-1980, Monsieur DURET montre que le secteur de l'Entre- Deux n'est que fai¬

blement corrélé aux stations voisines (coef. de corrélation inférieur à 0,8) et

que par conséquent, toute extrapololation présente une définition imprécise.

Si la station de la plaine des Makes apparaît comme la plus représen¬

tative, les écarts observés avec les stations voisines (Tableau 2) exigent ime
grand prudence pour l'exploitation de ces résultats.
FIGURE 3

- 9 -

ETUDE DES PLUIES MAXIMALES A LA RAVINE DES CITRONS, SELON LA LOI DE GUMBEL

P 1/10 mm 1) Sur 1 jour


4Bee .
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s.e 6.e 7.e e.e 9.e
i.iu)
^LUIE mx'jOURNRLlM R Lfl ^flV. DES CITRONS
(T)
H 1 1-

12 5 10 20 100

2) Sur 2 jours consécutifs


-( h-

6.e 7.B .B 9.B


1.(u)
^LUIE MRxlnflLE EN Í JOURS -'fiîlVINE dÉS^CITROnI (T)
I I

5 10 100
70

TABLEAU 1

ETUDE DES EPISODES PLUVIEUX EXTREMES A LA RAVINE DES CITRONS

SELON LA LOI DE GUMBEL

TEMPS DE EPISODE
2 ANS 5 ANS 10 ANS 100 ANS
RETOUR HYACINTHE

Hauteur de

précipita
tion en mm
sur :

1 jour . . . 172 221 257 379 218

2 jours . . 236 336 410 663 411

5 jours .. 265 402 505 848 825


^ 77 -

TABLEAU 2

INTENSITE DES EPISODES PLUVIEUX DE FREQUENCE DE RETOUR

DECENNALE (SUR PAS DE TEMPS HORAIRE A JOURNALIER)

(exprimé en mm/h)

Plaine des Plaine des Cirque


Cilaos
Makes Cafres Paradis

Situation par
E.N.E. N O.N.O. S.S.O.
rapport au site

Durée 1 h 72 128 100 72

3 h 52 87 69 45

6 h 40 60 54 28

12 h 27 52 49 18

24 h 17 38 36 13

L'intensité horaire de fréquence décennale observée

à la plaine des Makes correspond à un débit spécifique de

20 m3/s/km2.
- 72

2 - CIRCULATION DES EAUX SUPERFICIELLES

Lorsque les pluies sont abondantes et continues, elles sont génératri¬

ces d'un écoulement d'eau à caractère torrentiel très marqué, le ruissellement

prenant le pas sur l'infiltration. Le débit des eaux collectées et leur évacua¬

tion sont fonction de très nombreux facteurs qui sont :

- des facteurs cLimatiques concernant la nature des précipitations, leur

distribution dans le temps et dans l'espace, leur durée, leur intensité ... ;

- des facteurs physiographiques, tels que les dimensions des bassins-

versants, leurs formes, la distribution des pentes, l'organisation du réseau

hydrographique, l'utilisation, la couverture et la nature des sols ... ;

- des facteurs physiques concernant le mode d'écoulement des eaux dans le

réseau de drainage naturel ou artificiel existant, les dimensions des chenaux,

leurs formes, longueurs, pentes, capacités d'évacuation ...

Bien qu'il ne s'agisse pas d'une étude hydraulique détaillée, il faut

examiner ou tout au moins évoquer ces différents facteurs , afin de mieiox connaî¬

tre leurs effets et leurs conséquences. Les mesiires de protection contre les

inondations torrentielles consistent, en effet, à agir sur l'un ou l'autre de ces

facteurs, pour en modifier le déroulement. Après avoir distingué les principaux

bassins-versants et leurs exutoires naturels, on examinera successivement les

caractéristiques du régime des eatix sur le plateau, à tous les niveaux : récep¬

tion, collecte, écoulement et évacuation des eaux. Quant aux facteurs climati¬

ques, ils ont déjà été évoqués au chapitre précédent.

2.7 - EXTENSION VES VIFFERENTS BASSINS-VERSANTS (ci. caAtz 7/5 000, hoAS tzxtz)

Si les deux bassins-versants principaux de Bras Long et de la ravine

des Citrons, alignés N.S., marquent l'ensemble du paysage, il faut, néanmoins,

à l'échelle de l'étude, distinguer des bass in s -versants secondaires qui auront

chacun leur rôle dans l'écoulement des eaux superficielles.


- 73

En effet, à l'amont, sur les pentes boisées du Dimitile ,' les ravines

du Bloc, de Grand Fond, de Bras Long et des Citrons, sont bien, individualisées

et séparées les \mes des autres, par des arêtes ou des crêtes Nord-Sud. Leurs

bassins-versants très linéaires, sont relativement petits, mais les pentes sont

élevées . Le ruissellement est atténué par le taillis et la forêt .

En arrivant sur le plateau de l'Entre-Deux, les deux premières ravines

vont confluer à l'extrémité du chemin le Trou de Magasin, pour ensuite rejoindre

la ravine Bras Long au pont du chemin Amédée, à la cote 415. A partir de là, et

avant de rejoindre le Bras de la Plaine, le Bras Long va considérablement aug¬

menter la superficie de son bassin-versant, sxirtout en rive gauche. Et la dis¬

tinction des différents petits bassins- versants secondaires sera difficile à

établir. En revanche, la ravine des Citrons" garde son aspect linéaire jusqu'à

son extrémité, comme du reste la petite ravine Tourangeau à l'Ouest.

Pour les besoins de l'étude, nous distinguerons donc un certain nombre

d'ensemble.

2.7.7 - Bassin-vzAsant dz GAand Fond zt dz BAas Long amont

De l'ordre de 10 km^ , ce bassin-versant draine Trou de Cochon (Bras

Sec), Trou de Magasin, les crêtes boisées du Bloc et du Bras Long jusqu'au som¬

met des remparts du Cirque de Cilaos, c'est-à-dire sur une dénivelée de l'ordre

de 1 000 à 1 200 mètres, à partir du pont Amédée, à la confluence de la ravine

Grand Fond et Bras Long.

La partie inférieure de ce bassin coïncide déjà avec le territoire "uti¬

le" de la commime, avec les zones d'habitat le long du CD26E et les secteurs de

pâturages ou de cultures de part et d'autre du chemin Trou de Magasin et sur les

versants de Trou de Cochon.

2.7.2 - Bassin-vzASant dz BAas Long avaZ

Il concerne le cours de la ravine qui va du pont Amédée à l'amont,

au pont de la route d'accès à l'Entre-De;ix à l'aval, et plus exactement à sa

confluence avec la ravine du stade, en rive gauche. Sa superficie est de l'ordre

de 2,5 km^.

" Nous avons retenu la toponymie âe la nouvelle carte IGN à 1/25 000, vn peu dif¬
férente du plan ancien à 1/5 000.
- 14

Cette entité comprend les versants rive droite de Bras Long, parcourus

à leur base par le chemin de Grand Fond extérieur, et tapissés d'éboulis à gros

blocs. Quelques petites ravines, très peu marquées, descendent de ces versants,

et leur extension est faible.

En revanche, en rive gauche, ce bassin-versant se développe sur de

plus grandes étendues, puisqu'il englobe également les terrains drainés par la

ravine du Stade, dont la tête se situe au pied des pentes du massif de Laurent-

Lauret. Celle-ci coule donc à travers les jardins et non loin des habitations,

recoupant à plusieurs reprises les chaussées (CD26E amont, chemin Macaire,

rue Nativel, CD26 aval). '

2.7.3 - Bassin-vzAsant dz Za Aavinz dz Za MoAZ

Sous cette appellation, nous retenons tout le secteur, des anciennes

mares drainées par cette ravine, aujourd'hui plus ou moins oblitérée par les amé¬

nagements du bourg et dont il est difficile de retrouver le trajet initial.

Elle prend naissance dans le petit thalweg des collines Le Bord et

dévale les pentes, en coupant successivement les lacets du chemin Le Bord. Em-

prvmtant le caniveau de la rue de l'Eglise, cette ravine se poursuit à l'air

libre dans les jardins, puis est canalisée le long de la rue du Collège. Elle

ressort au Sud du Jardin Public, traverse la route et va se jeter dans le

Bras Long, après avoir, à nouveau, franchi la route. Dans cette dernière partie

de son coiups, elle draine les eaux de la nappe qui affleurent à un mètre de la

surface, un peu plus à l'amont, à l'endroit des anciennes mares aujourd'hui

comblées (d'où son nom "ravine La Mare").

Bien que ce mini-bassin-versant soit de superficie très réduite , de

l'ordre du 0,5 km^ , nous constaterons qu'il joue un rôle important dans les
problèmes d'inondation de l'agglomération. Il bute et se relève au Sud contre un

tout petit secteur irrigué E-W par la ravine Hubert Delisle et la ravine Bras Long.

2.1 .4 - Bassin-vZAsant dz Za Aavinz TouAangzau

Appelée à tort "ravine des Citrons" siir le plan cadastral à 1/5 000,

elle possède iin bassin très linéaire, d'environ 2,5 km de long star seulement

250 mètres de large. De superficie réduite, il ne joue pas vin très grand rôle

dans l'écoulement des eaux en période de pluie normale.


75 -

2.7.5 - Bassin-vzAsant dz Za Aavim. dzs CitAons [ ou BAas CitAon )

Comme po\ir Bras Long, ce bassin remonte largement vers le N, au-delà

des zones habitées et cultivées qui s'égrènent le long du CD26, en direction du

kiosque Jean LAURET. Drainant les crêtes boisées de la Grande Jiiment, la ravine

des Citrons développe sur les deux tiers amont de son cours, \m bassin-versant

linéaire et étroit , de faible superficie .

Dans le tiers aval, elle s'inscrit dans une gouttière parallèle à la

bordure des remparts du Bras de la Plaine, à quelques centaines de mètres du


vide.

EN RESUME, le réseau hydrographique de la commune de l'Entre-Deux s'or¬

ganise suivant un grand système radial N-S, avec une succession de bassins-

versants plus ou moins développés, mais toujours bien drainés, étant donné la

pente. A l'aval, ce réseau bute sur une direction E-W (ravine Hubert DELISLE,

Bras Long et ravine Coteau Sec) induite par des accidents perpendiculaires aux

pentes externes. A la faveur d'un replat, le secteur de La Mare présente, en re¬

vanche, un drainage naturel difficile, d'autant gue la nappe phréatigue est sub¬

affleurante à cet endroit.

2.2 - WATURE VES SURFACES VE RECEPTION VES EAUX PLUVIALES

fonction d'une intensité de pluie donnée, il est important de con¬

naître la quantité d'eau qui ruisselle à la surface du bassin-versant correspon¬

dant. Elle varie selon la pente (faible, forte ...), la nature des terrains (per¬

méable, imperméable ...), la végétation (taillis-forêt ...) et l'utilisation des

terrains (habitat, culture ...).

Cette eau ainsi collectée va ensuite se concentrer dans un réseau très

divers qu'il faut inventorier (rigoles, caniveaux, ravines ...) et sur lequel

on peut agir, afin d'éviter des débordements sauvages, durant les précipitations

rapides et intenses.
16 -

2.2.7 - Lzs szctzuAS vzgétatiis, dz bAoussz, dz taiZZts zt dz ioAZt

occupent toute la moitié supérieure des différents bassins-versants décrits

précédemment et sont relativement bien circonscrits. On trouve effectivement

au sommet des pentes du Dimitile, à proximité des remparts, la forêt de "bois

de couleur" habituel, plus ou moins épaisse. Mais elle se dégrade rapidement

vers l'aval, pour laisser peu à peu la place -et jusqu'aux altitudes voisines

de 500 m- à un taillis envahissant ou clairsemé, suivant les endroits.

Ce paysage végétal dégradé se rencontre également à l'Ouest et à

l'Est du plateau de l'Entre-Deux (Grand Fond extérieur. Coteau Sec ... et

Laurent Lauret-Le Bord . . . ) .

Dans ces secteurs, le ruissellement et le ravinement sont atténués par

la végétation et la dispersion des eaux ralentit l'érosion superficielle, malgré

des pentes parfois élevées.

2.2.2 - Lzs szctzuAS dz cuZtuAZS, dz joAdins zt d'habitat dispzASZ

constituent la majeure partie du territoire "utile" de la coramnione . Ce sont

pratiquement toutes les terres du plateau de l'Entre-Deux, à l'exclusion du

petit centre urbain de La Mare .

Les uns et les autres forment une mosaïque, en s 'imbriquant assez é-

troitement. On distingue cependant quelques dominantes, avec un habitat et des

jardins qui s'égrènent le long des chaussées et notamment du CD26 et 25E, tandis

que les cultures (maraîchères, canne à sucre, bananiers ...) sont établies

dans le fond ou sur les versants des vallons.

Les sols d'altération, de type ferrallitiques, très souvent remaniés

sur les pentes, sont sensibles à l'érosion, à cause d'un horizon meuble de sur¬

face, reposant sur un niveau plus argileiix, plus compact. Ainsi le défrichement

et la mise en cultiire doivent être menés avec précaution, ce qui n'est pas

toujoiirs le cas.
77

Le ruissellement est ici plus abondant. Il se fait en nappe avec un

début de concentration des eaux, accélérée par la présence de cultures sarclées

sur les pentes (maïs, légumes ...), des chaussées, des chemins non revêtus ...

La quantité d'eau infiltrée est donc plus faible que celle des secteurs végéta¬

tifs, mais la charge solide est plus élevée par suite de l'érosion des terres.

En conséquence, les eaux superficielles sont plus abondantes et peuvent en cer¬

tains points de confluence occasionner des nuisances par suite du débordement

torrentiel des eaux.

2.2.3 - Eniin, Zz szctzuA d'habitat AappAochz dz La Moaz ou centre

urbain de 1 ' Entre-Deiix , installé à l'emplacement d'anciennes mares, aujourd'hui

remblayées. A cet endroit, on assiste à une collecte et à ime concentration ins¬

tantanées des eaiix, lors des pluies d'orage, par suite d'une plus grande abondance

de toitures, de chaussées, de surfaces imperméabilisées. Le coefficient de ruis¬

sellement est donc plus élevé que dans les secteurs précédents, mais il ne s'ap¬

plique qu'à une superficie restreinte.

EN RESUME, toutes modifications des caractéristiques de ces zones (dé¬

frichement, urbanisation nouvelle . . . , mais aussi reboisement, mis en défens . . . )

aura des répercussions sur 1 'écoulement des eaux superficielles, soit dans le

sens d'une augmentation des nuisances (ruissellement, ravinement, inondation ...),

soit dans le sens d'une réduction de ces mêmes nuisances.

2.3 - ECOULEMENT ET EVACUATION VES EAUX

En ce domaine, la situation actuelle du plateau de l'Entre-Deux est

celle d'un réseau séparatif de drainage qui met en jeu différents types de collec¬

teurs : rigoles, caniveatjx, ruisseaux, ravines naturelles ou aménagées, dépres¬

sions ... Ce réseau distribué au fur et à mesure des aménagements et de l'exten¬

sion de l'agglomération, répond plus ou moins bien aux besoins, lors de fortes

précipitations qui s'abattent annuellement sur la région. De l'amont vers l'aval

des bassins-versants, ils s'organisent ainsi.


2.3.7 - Lzs AigoZzs zt Zzs canivzaux de4 chausszzs, en tête de chacim

des bassins-versants décrits précédemment, recueillent l'eau qui ruisselle plus

ou moins abondamment selon la pente et la nature des surfaces de réception (tail¬

lis, jardins, routes, chemins ...). A l'exception des caniveaux naturels ou cimen¬

tés, bordant la plupart des chaussées, les rigoles n'offrent pas vraiment de

réseau organisé et permanent.

Lors des fortes précipitations, il se forme à la surface du sol, une

lame d'eau qui s'épaissit et s'écoule suivant la pente et qui est très sensible

à la moindre particularité du sol. Sa concentration, son orientation, son effet

érosif dépend des obstacles rencontrés (un rocher, un tronc d'arbre, un muret ...)

et du microrelief (qui peut être perturbé par exemple par la mise en culture ...).

Ainsi peut-on observer, dans les zones récemment défrichées et mises en

jardinage sur de grandes étendues fortement pentées (par exemple à Ravine des

Citrons, sur les versants en amont de la route CD26), une érosion des terres à

chaque orage. Les matériaux emportés par l'eau vont rapidement comblés les cani¬

veaux et obstrués les buses. Il est donc fréquent que les eaux débordent sur les

chaussées, au risque d'aller inonder les habitations à l'aval de la route.

Contrairement aux rigoles qui se créent et se colmatent au hasard du

terrain, les caniveaux constituent à ce niveau, le réseau permanent sur lequel on

peut agir pour améliorer la collecte des eaux amont.

2.3.2 - Lzs Aavinzs natuAZZZzs reçoivent les eaux des rigoles et des

caniveaux, de chacun des bassins -versants. En fonction de la superficie de ceux-

ci, de la pente, de l'occupation du sol, ces ravines collectent plus ou moins

d'eau. Dans l'ensemble les quatres grandes ravines de Bras Long, du Stade, de

Tourangeau et des Citrons remplissent bien leur rôle de collecteur et d'écacua-

teur des eaux pluviales.


- 19 -

Le cours de la première offre deux aspects distincts. A L'amont du

Pont Amédée, et plus exactement du Chemin Cadet, la ravine Bras Long est étroi¬

te et peu encaissée (de 1 à 3 mètres maximum). Elle recoupe plusieurs fois les

chaussées (par des ponts ou par des radiers) en étant parfois à l'origine de dé¬

bordements sauvages, par suite d'un tirant d'eau insuffisant ou d'un colmatage

par des déblais divers. Il en est de même pour le cours inférieur de son af¬

fluent rive droite, la ravine Grand Fond. A L'aval du pont, la ravine Bras Long

est plus large et plus encaissée (5 mètres et plus) et n'offre plus, en consé¬

quence, de risques d'inondation.

La dexixième possède un vallon plus ouvert, mais avec un lit majeur

très peu encaissé (entre 1 à 2 mètres). En eau, même en saison sèche, la ravine

du Stade collecte les eaux des versants occidentaux du massif de Laurent-Lauret ,

du CD26, des Chemins Cafre, Macaire, Dijoux et une partie du Chemin Grand Fond

Intérieur. Cette ravine joue donc un rôle important dans l'écoulement et l'éva¬

cuation des eaux d'orages de tout ce secteur de jardins et d'habitat dispersé,

La troisième ou ravine Tourangeau, comme les précédentes est très peu

encaissée. Elle récolte peu d'eau, car son bassin-versant est réduit. Ainsi,

a-t-elle tendance, lorsque la pente est faible, à se colmater par remblayage na¬

turel -ou parfois provoqué par l'aménagement d'xm jardin ou d'une case. C'est

par exemple le cas, à l'aval du CD26. Certaines habitations peuvent ainsi, lors

d'une grosse crue, se retrouver exposées à des débordements de la ravine, malgré

des petits murets de protection, parfois bien fragiles.

Enfin, la ravine des Citrons, draine toutes les eaux qui s'écoulent

dans la zone aménagée et construite en bordure du Bras de la Plaine , et notamment

celles qui proviennent de la route CD26 et du versant correspondant. Elle est

peu encaissée dans son cours amont, mais s'enfonce rapidement à proximité des

remparts du Bras de la Plaine. Son franchissement (chemin Defand) ne pose pas

de problèmes particuliers.
20

2.3.3 - Lzs anciznnzs moAZS zt dzpAZSSions, aujourd'hui, remblayées,

participent également au problème du drainage de la commune de l'Entre-Deux.

Elles affectent plus particulièrement le centre de l'agglomération (stade, mairie,

gendarmerie, collège, église), petite zone de replat à la cote voisine de 380-

383 m, et où la nappe phréatique affleure aujourd'hui à environ 1 à 1,5 mètre de


la surface des remblais.

Derrière la mairie, on peut encore observer deux mini-mares (de que.l-

ques mètres de diamètre) (cf. carte hors texte, indice MM) permettant, en effet,
de constater que la nappe, même en saison sèche, est sub-affleurante . La nappe

affleure également à 150 mètres plus au S, entre la rue Fayet et la rue Emile

Fontaine, avec ion écoulement permanent vers la ravine de la Mare.

Ce secteur est donc, au moment des précipitations cycloniques, parti¬

culièrement exposé aux inondations, par suite de la conjonction de plusieurs

facteurs défavorables, à savoir : nappe sub-affleurante , topographie légèrement

dépressionnaire, coefficient de ruissellement élevé, colmatage du cours moyen


de la ravine Le Bord-La Mare.

EN RESUME, les eaux de ruissellement sont recueillies et évacuées par

un réseau de drainage très diversifié qui correspond à la fois à un paysage ru¬

ral et semi-urbain. La morphologie d'une part, l'implantation des routes et des


r

chemins d 'autre part, a profondément marqué ce réseau gui se caractérise par des

ravines naturelles servant de collecteurs à l'eau des rigoles et des caniveaux.

Bien que la liaison entre les deux soit parfois mal assurée, le drainage de 1 'en¬

semble du plateau fonctionne bien, à l 'exception du secteur des anciennes mares.

Correspondant au centre de l'agglomération, ce secteur est, en effet,

la seule zone exposée à des risques d'inondation, mais qui peuvent être réduits

par un certain nombre de mesures.

3 - MESURES DE PREVENTION DES RISQUES D'INONDATION TORRENTIELLE

A l'Entre-Deux, l'un des objectifs principaux de l'assainissement du

bourg est de collecter et d'évacuer le plus rapidement possible les eaux de ruis¬

sellement dans les ravines qui drainent le territoire de la commune, pour éviter

la submersion des voies publiques et de certains quartiers, principalement le


centre urbain de La Mare.
27 -

Or, nous avons vu que cette collecte et cette évacuation des eaux plu¬

viales dépendent d'un certain nombre de facteurs (pluviométrie, extension et na-

tiire des bassins de réception, tj^es de collecteurs, niveau de la nappe phréati¬

que ...), qui sont en partie maîtrisables. Il est donc nécessaire de prévoir un

plan d'intervention qui porte à la fois sur :

* La réduction des concentrations d'eau et des charges solides à l'amont

des bassins-versants, pour ralentir et diminuer les débits d'eau collectés ;

- Le contrôLe de L'écouLement des eaux, d'abord en bordure de chaussées

( caniveavix ) , puis sur les pentes (ravines), afin de mieux canaliser les débits

vers l'aval, en évitant des débordements sauvages ;

- L'augmentation des débits d'évacuation des eaux du réseau de la Mare,

au centre urbain.

A partir de ces considérations, examinons plus en détail, les mesxores

de prévention applicables au site de l'Entre-Deux, que ce soit dans le cadre des

structures existantes ou bien à l'occasion de futurs aménagements urbains dont

nous ne connaissions pas la teneur." Elles seront accompagnées de quelques -recom¬

mandations sectorielles, pour les points les plus délicats.

3.7 - REVUCTION VE LA CONCENTRATION VES EAUX PLUVIALES

Il s'agit d'examiner les mesiires qui peuvent contribuer à ralentir le

ruissellement des eaux de pluie dès leur arrivée s\ir le sol, en évitant qu'elles

ne se concentrent trop rapidement dans les rigoles et dans les ravines. Entre

d'autres termes, il faut favoriser la dispersion des eaux vers les secteurs non

revêtus, capables d'absorber une certaine quantité d'eau, si les conditions to¬

pographiques et le microrelief s'y prêtent, et si le manteau végétal le permet.

3.7.7 - Lz maintizn du couvzAt ioAZStizA, dzs taiZtLs, dz Za bAoussz

dz pAotZCtion, sur les reliefs de Grand Fond, Bras Long et ravine des Citrons est

un élément favorable à la dispersion de l'eau sur le sol. Il accroît les capaci¬

tés d'absorption des terrains qui, dans l'ensemble, n'est pas très bonne, les ma-

tériavix étant à dominante argileuse en surface.


- 22

En revanche, sur les versants, au voisinage de l'agglomération, les

taillis et la brousse tendent à disparaître au profit d'un défrichement pas

toujours judicieux, qui met à nu les terres, augmentant ainsi le ruissellement

et l'érosion des sols. C'est par exemple le cas, à la ravine des Citrons, en

amont du CD26, où le caniveau est sans cesse colmaté par les terres qui dévalent

des pentes à chaque orage.

3.7.2 - Lzs pAatiquzs cuZtuAaZzs, Z'zntAZtizn dzs joAcLins, dzs szntizAS


zt dzs chzmins doivent se faire avec le souci de toujours éviter que l'eau ne

prenne la ligne de plus grande pente, mais circule davantage transversalement

à la pente, à la faveur de banquettes, de petits remblais, de sillons de cultu¬

res. Ainsi est augmenté la capacité d'infiltration de l'eau dans les terres, et

diminué le temps de réponse du bassin-versant à la suite de violents orages.

Sior les chemins, en terre ou gravillonnés , les techniques du renvoi

fréquent transversal de l'eau ruissellant à la surface, devraient être davantage

mises en pratique.

Tous ces procédés ont pour but d'éviter que l'eau de ruissellement ne

se concentre et prenne de la vitesse,, en érodant et ravinant les terres.

3.7.3 - L' assatnisszmznt dzs chausszzs est à concevoir également pour

ralentir le ruissellement, en captant les eaux très précocement afin de les re¬

jeter très rapidement dans les ravines, chaque fois que cela est possible, ou

dans le milieu naturel. Mais il faut aussi que les caniveaux ou les fossés laté-

ra\ix, lorsqu'ils existent, soient conçus de telle manière à bien remplir leur
rôle.

Les fossés latératix amont (côté massif) sont généralement conçus pour

recevoir les eaux de ruissellement, provenant à la fois du versant et de la

chaussée. Or, il faut que celle-ci soit construite en devers amont, ce qui n'est

pas toujours le cas. Dans ces conditions, le fossé latéral ne remplit qu'à demi

ses fonctions de collecteiir. Ces fonctions sont également perturbées par la chute

de pierres, de blocs qui viennent l'encombrer, ou par des dépôts -de graviers, de

terre qui, si la pente est faible, ne sont pas automatiquement évacués par les

eaux. Il est donc nécessaire de nettoyer ces fossés régulièrement, avant chaque
23

saison des pluies. En tête de bassin-versant, le rejet des eaux peut s'effectuer

dans le milieu naturel, si les débits sont faibles. Pour ce faire, les fossés la¬

téraux doivent comporter de nombreux petits ouvrages évacuateurs (buses, aqueducs)

assez rapprochés les uns des autres. Ce dispositif n'est pas toujours celui que

l'on observe, les caniveaux collecteurs drainant parfois l'eau sur une grande lon¬

gueur, sans renvoi possible, autres que des débordements sauvages et non contrôlés.

3.1.4 - Lzs SUA^acZS AZVZtuZS telles que parkings, places, cours d'éco¬

les . . . doivent être également traitées de manière à temporiser le ruissellement

et à étaler le temps de réponse à la suite de précipitations violentes. Certes,

ces surfaces sont encore relativement réduites dans un bourg dont la vocation est

rurale. Cependant, l'existence d'un noyau central bâti, en voie de densification,

et de certains lotissements en cours de réalisation, nous conduisent à évoquer ce

problème qui ne peut qu'augmenter à l'avenir.

EN RESUME, ces dispositions relatives à la réduction des concentrations

des eaux pluviales relèvent davantage d'un plan d'ensemble applicable aux aména¬

gements futurs et à la maîtrise des terrains dans les années à venir. Il est

certain qu'un développement non contrôlé des versants à l'abord des zones cons¬

truites et même plus à l'amont (défrichement intempestif, augmentation des sur¬

faces imperméabilisées, rejet sauvage des eaux . . .) , ne peut qu 'augmenter les

risgues de débordement torrentiels, tant au niveau des ravines peu encaissées,

que sur le plateau de La Mare.

3.2 - CONTROLE VE L'ECOULEMENT ET VE L'EVACUATION VES EAUX

En période de pluies exceptionnelles, et bien qu'essayant de freiner

le ruissellement par les mesures préconisées plus haut, il faudra toujours col¬

lecter et transporter une certaine quantité d'eau, plus ou moins abondante, selon

les bassins-versants, vers 1' exutoire du Bras de la Plaine. Cet écoulement se réa¬

lise à la faveur de rigoles , de fossés , de caniveaux et de canalisations diverses ,

vers les trois grandes ravines qui drainent l'Entre-Deux : ravine Bras Long, ravi¬

ne Tourangeau et ravine Bras Citron.


24

Or, comme nous l'avons vu précédemment (cf. 2.1), ces ravines princi¬

pales et leurs petites ravines affluentes (Grand Fond, ravine du Stade) ont la

capacité d'évacuer des débits d'eau relativement importants, si l'on exclut quel¬
ques passages à l'amont nécessitant un recalibrage local de leur lit, pour évi¬

ter des débordements sauvages.

Les problèmes d'écoulement des eaxox se situent donc ailleurs, à la

liaison entre réseau collecteur (rigoles, caniveaux ...) et réseau évacuateur

(les ravines), liaison qui n'est pas toujours assurée dans de bonnes conditions.

Certaines mesures sont à prévoir :

3.2.7 - Maintizn, zntAztizn zt ouvzAtuAZ zvzntuzZZz dz {¡osszs dAcUnants

permettant une bonne élimination vers les ravines de l'eau collectée par les

chaussées (caniveaux) ou les versants (rigoles, ravineaiix). Cette élimination

doit se faire le plus fréquemment possible, tout au long du cours des ravines,

évitant ainsi de trop grandes concentrations d'eau à l'aval, ce qui permet ainsi

de s'affranchir d'un réseau évacuateur aval surdimensionné , donc coûteiix.

3.2.2 - CanaZisation dz quzZquzs iosszs ïiatuAzJU> pour augmenter les

débits et les tirants d'eau, en veillant à les garder à ciel ouvert, chaque fois

que cela est possible, ou bien en les recouvrant de grilles mobiles. Ainsi le

curage peut-il s'effectuer beaucoup plus facilement, en employant éventuelle¬

ment des engins mécaniques si ces ravines sont en bordure de route.

On peut citer par exemple la nécessité de canaliser la section de

fossé de la ravine La Mare, le long de la rue de l'Eglise, de la rue Césaire,

du Jardin public et de la route CD26 (rue Fortune Hoarau).

3.2.3 - VAainagZ dzs dzpAZSSionS et des zones de remblai au centre du


bourg, où existent encore des secteurs naturels, marécageux et en eau (cf. indi¬

ce ZM sur la carte). En effet, à l'aval de cette mini-dépression et traversant la

rue Emile Fontaine, 1 ' écoiilement dans la rigole est quasi-permanent, l'eau prove¬

nant de la nappe est, ici, sub-affleurante .


- 25

Dans cette perspective, on peut envisager que ce secteur naturel ZM,

d'environ 5 000 m^ , soit aménagé en mare artificielle, c'est-à-dire que soit

creusé un petit bassin d'agrément, servant à la fois de bassin de retenue en cas

de précipitations violentes et de rabatteur de nappe-en période normale. La vidan¬


ge de ce bassin par une vanne de fond et un fossé bétonné se ferait dans la ravine

La Mare qui, à cette occasion, serait également réaménagée au passage de la route


CD25.

EN RESUME, la topographie et le reseau hydrographique se prêtent assez

bien à l 'écoulement gravitaire des eaux pluviales, si guelgues aménagements sec¬

toriels sont réalisés, à savoir le renforcement des fossés d'évacuation vers les

ravines et l 'amélioration du drainage du bourg en canalisant le ruisseau gui

descend du Bord et en rabattant, éventuellement la nappe, par la création d'un

bassin naturel facilement vidangeable.

CONCLUSION GENERALE

En définitive, l'analyse du drainage des ea;ux superficielles sur le ter¬

ritoire de la commune de l'Entre-Deux indique que les points vulnérables aux dé¬

bordements et inondations torrentielles sont localisés, en priorité, sur le replat

jadis occupé par d'anciennes mares et terrains marécageux. Aujourd'hui comblés,

ces terrains abritent le centre du bourg, avec, en conséquence, des surfaces im¬

perméabilisées (voieries, toitures, jardins ...) qui concentrent rapidement les

eaux pluviales en cas de précipitations importantes. Rappelons que la pluie maxi¬

male journalière de fréquence décennale peut atteindre 260 mm.

Cette situation devrait attirer l'attention des responsables de la com¬

mune, sur la nécessité de privilégier dans le bourg, deux axes principaux de drai¬

nage :

- l'un par la canalisation de la ravine la Mare, le long de la rue de l'Eglise,,

la rue Césaire, le Jardin P\iblic et la route CD 26, et évacuant les eaux du mini¬

versant de la zone du Bord ;

- l'autre par la création d'un bassin de retenue avec vidange, dans la ravine

la Mare et collectant les eaxix du secteur du stade et de la rue Nativel.

En ce qui concerne les autres secteurs (ravines Bras Long, Tourangeau et

des Citrons), il faut veiller à ce que tous les fossés et rigoles soient entretenus

régulièrement, afin qu'ils puissent évacuer rapidement les eaux vers le réseau na¬

turel des ravines. Tout au plus, on pourrait favoriser localement, l'écoulement en

rejetant plus précocement les eaux dans le milieu naturel, en évitant de collecter

les eaxix sur de trop grandes longueurs de chaussées.


- 26 -

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

BARGEAS A. (1984) - Evaluation globale de la ressource en eau de l'île de la


Réunion. Rapport BRGM 84 SGN 222 EAU/EEU.

DURET M. (1982-1985) - Pluies génératrices de crues à la Réunion. Direction Dépar¬


tementale de l 'Equipement de la Reunicyn^ 1 volume + 1 supplément.

DIRECTION DEPARTEMENTALE DE L'AGRICULTURE (1981) - Esquisse hydrométéorologique


des effets du cyclone Hyacinthe sur le Département.

SERVICE METEOROLOGIQUE DE LA REUNION (1980) - Rapport préliminaire sur le cyclone


tropical Hyacinthe. Bulletin climatologique mensuel de janvier 1980.
Fichier de données journalières ai:x différentes stations.
ANNEXES
BRAS LONG

VALEURS MENSUELLES PERIODE 1971 - 1904

ANNEE JANV FEVR MARS AVRI MAI JUIN JUIL AOUT SEPT OCTO NOVE OECE AN -»
» « »
»»
1971 369.9 379.0 34. 9 ISB. 0 37. 0 31. S » 0.0» 0.0» 19. 6 » 13.0 196.3 B9. 3 la^^S. 4 .f
»,

1972 » 303.4 3B2. 9 103.0 203.0 93. 0 100.0 40. 0 30. 0 4. 5 15.3 44. 5 191.9 1959.1
« »»»##»

1973 120. 0 230.8 » 473.3 333.9 » 00. 3 129.0 12. 0 * 100.0 34. 0 22. 0 1. 9 196.0 16''9. 2 ^
»»

1974 169.0 49. 0 129.9 134.0 37. 0 ». 06. 9 101.0


»»»«*

1979 116.9 36B. 0 396.9 17. 0 319.3 49. 0 40. O 3. 9 94.0 » 19. 9 67.0 76. 9 1337.0 *
«.«»

1976 174.9» 211.0» 63.0» 99.0» 104.9» 219.0» 77.0» 3.9» 13.0» 90.0» 4.0» 460. 0 1601. 9 »
««

1977 307. 9 » 460. 9 139. 0 » 169. 9 » 37. 0 100.0 » 30. 0 » 3. 0 » 11. 0 » 119. 0 » 2. 0 » 192. 0 1530. 9 »
»« « « » » « » »

1970 » 106.9 236.9 » 361.0 » 336.0 » 0. 0 * 77. 0 33. 9 0. 0 » 20. 9 34.0 209.9 » 46. 0 » 1350.9

» 1979 363.0 » 991.0 lOB. 9 101.0 » 49. 0 171.0 » 67. 9 100.9 6B..0 192.9 » 240.9 » »
» « « » » » » -

19B0 139.0» 207.0 194.0 » 36. 6 94. 0 11.0 68.9 111.0 98.' 0 96. 0 » B. 0 »

» 1901 * 297.0» 222.0» 310.2» 259.0» 36. 9 lOl.O* 98. S » 34.0» 1.0» 91.0» 79.3» 231. 7 16-'9. 2
v»»»»»»»»»»»»^

» 1902 * 3B0. 9 » 314.0 « 60. 0 » 99.5 » 199.6 » 130.2 » 19. 0 » 179.3 01. 6 93.6 « 107.6 160.6 » 1651.9 «

» 1903 » 314. 3 » 43. 9 » 41.4» 49. 3 » 33. 4 » 14. 4 » O. O 77. 1 » 3. 9 » 187. 0 » 83. 4 » 83. 9 847. 3
« »»

» 1984 » 337.7 » 167.8 109.3 » 171. 3 0. O » 0.0» 0. 0 77. 0 » 36. 4 » 0. 0 » 39. 9 138.0 » 974.0
««««»«

»»»

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» PRE 1/9 139.6 » 162.9 » 64 7 96. 9 » 26. 9 20. 0 0.0» 3. 1 » 6. 2 » 15. 3 » 19. 3 » 79.1 » 1239.1 »

MEDIANE» 294.9 333.1 133.7 » 163.3 » 46. 7 100.3 « 37. 3 » 43.8 » 30. 2 31.9 » 81. B 149.3 1333.7 =*
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» TRE 4/9 329.2 390.1 326.1 » 200.0 190.4 142.1 52.3 04. 9 00.2 92. 9 » 198.» 232.6 » 1660.1
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MOYENNE » 336.3 263.6 » 173. B » 169.4 71. 7 90.0 » 27. B » 49.7 » 38. 3 93.8 09. 9 190.2 1«I0. 0 »

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RAVINE CITRONS

VALEURS MENSUELLES PERIODE 1971 - 1984

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1971 321.9 » 349. 3 36. 0 » 80. 7 36.0 S3. 1 31.8 0.0 « 19.3 10. 0 » 146.2 28. B 10-'4. 1 4

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» 1972 « 331.0 368.3 194. 2 275. 7 9Ô. 6 » 91. 9 49. 3 23.8 « 9. 7 » 23. 9 39.8 92.7 » 1582.2
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149. 9 » 1660.7 H
» 1973 * 13B. 0 « 194.2 513.0 » 295. 1 93.8 » 140. 1 36.4 » 107. 9 « 33. 3 24.0 » 0.0

* « » « » » » » .*

» 1974 177.3 » 109. 7 « 134.8 » 66. 4 43. 1 16.8 64.7 » 36.7 « 97.2 1. 3 31. 1 133. 2 890. 1
« » » » » « » 9

» 1979 133. 9 » 249.6 » 392.3 58.0 197.0 « 26.7 40.3 6.6 » 42. I # 7.7 100.9 99. 6 » 1347. 1 «

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99.9 246.7 » 92. 6 104. 1 139.0 190.0 73. 9 64.0 23.3 139. 7 0.0 394.0 1506. 6 J»
» 1976 » » » «

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1977 361. 3 » 306.6 160. 1 « 160.3 « 63. 4 93. 7 » 33.0 6.3 14.3 134.0 0.0 136.3 » 1303.8 «

» « » « « » « » »

» 1978 « 116.0 235. 0 337. 3 337. 3 » 0.0 76. 9 » 33.9 » 0. 0 » 22. 1 » 16.0 185. 7 BOB » 1221.3 .

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« 1979 » 346. 9 » 464. 9 » 46. 0 172.0 « 69.8 » 160. 8 » 19.4 » 87. 1 109. 3 63. 1 » 208.9 299. 7 » 2004. 7 4

» « » « » 1 » » «

« 1900 1469. 9 » 130.6 « 322. 1 148.3 » 39.9 » 68. 9 23.2 99.3 98. 1 79. 4 78.6 22. 2 » 2430. 0
« » » « » 1

1901 « 333. 3 » 364. 9 « 399. 2 « 319.9 » 40. 1 » 82.7 » 79.8 20. 6 » 0.0» 90.9 » 114.6 176. 3 1693. 6
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1903 » 319. 3 301. 4 7B. 0 « 104. 0 « 199.0 » 136.4 12.6 143.6 » 99.2 49. 1 100.3 160.0 1378. 3 t

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» 1903 201.0 40.4 » 37.4 * 79.9 » 29.9 19.6 4. 1 » 61.7 * 3. 9 » 136.0 94.9 70. 4 » 749. 2 t

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1984 » 240. 0 120. 9 « 127.8 » 108.8 11.7 » 13.4 » 0.0 86.9 34.8 « 0.0 16.8 119.3 892.9 J»

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TRE 1/9 » 130. 3 134. 9 49. 1 77.8 37.2 » 19.6 » 19. B 6. 4 10. 1 13.3 » 6. 3 74. 4 964. 7 H

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« MEDIANE » 322.2 » 246.4 » 131.9 » 140.9 » 91.6 » 74.7 » 31.7 99.9 » 30.7 » 44.3 91.9 130. 1 1404. 9 »

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