Vous êtes sur la page 1sur 50

Les documents

de synthèse
de l’entreprise
international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
AIDE À LA LECTURE DE LA LIASSE FISCALE,
À L’ANALYSE FINANCIÈRE
ET À L’ÉVALUATION DE L’ENTREPRISE
12e édition

Gervais Morel et Olivier Arthaud


international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272

Les documents de synthèse


de l’entreprise

Aide à la lecture de la liasse fiscale,


à l’analyse financière
et à l’évaluation de l’entreprise
Remerciements

Les auteurs tiennent à remercier tout particulièrement Claire Seive pour le


travail important de relecture et de mise en pages et David Ecochard, gérant
de GVGM Formation, pour sa collaboration.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272

ISBN 978-2-86325-923-8 - Code Géodif G0070823


Diffusé par les Éditions d’Organisation 1 rue Thénard 75240 Paris cedex 05
Copyright © 2018 RB Édition 18 rue La Fayette 75009 Paris www.revue-banque.fr

Toute reproduction, totale ou partielle, de la présente publication est interdite sans autorisation
écrite de RB Édition ou du CFC, conformément aux dispositions du Code de la propriété intel-
lectuelle.
Les documents de synthèse
de l’entreprise

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Aide à la lecture de la liasse fiscale,
à l’analyse financière
et à l’évaluation de l’entreprise

12e édition

Gervais Morel et Olivier Arthaud


Less auteurs

Gervais
s Morel
Gérant dee gervais more el Editions. Co
onsultant expeert pour GVGM M Formation. Chargé de
cours au Centre
C d’étude
es supérieuress de banque (CESB).
( abore occasionnnellement
Colla
avec le Grroupe de presse Les Échoss.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Expert-commptable, ancieen membre de e l’Ordre et de
e la compagnie des commisssaires aux
comptes. Responsable,, pendant pluss de 30 ans, du d domaine fisscalité au Cenntre de for-
mation dee la profession
n bancaire (CF FPB), chargé de nstitut techniquue de ban-
d cours à l’In
que (ITB),, au Centre d’é
études supéri eures de banque (CESB). Ancien
A professseur asso-
cié au DESS banque ett finance de l’U Université Lyoon 2.

Olivier Arthaud
Dirigeant du Groupe Arthaud & Asso ociés, cabinett d’audit et d’eexpertise com
mptable im-
planté en région lyonnaaise. Chargé d
de cours au Master
M banquee et finance à la Faculté
des sciencces économiques et de gesstion de l’Univeersité Lyon 2.
Chargé éggalement de cours
c au Maste
er 2 audit financier et CAFAAC de l’IAE à ll’Université
Lyon 3. Acctuel présiden
nt de la Comp
pagnie régiona ale des commissaires aux ccomptes de
Lyon.
Nouveautés

„ Du même auteur
Fiscalité, placements & réductions d’impôt - À jour des dispositions de la loi de finances
2018*
G. Morel avec la participation de D. Ecochard

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
„ Hors collection
Cash Management - Fondamentaux, solutions, perspectives
J. Cavaliero et Fr. Poizat
Droit bancaire et financier - Mélanges AEDBF-France VII
Sous la direction de J.-J. Daigre et B. Bréhier
Financer une entreprise par le crowdfunding - Les nouvelles règles de l’investissement
participatif
D. Stucki
Gouvernance et fonctions clés de risque, conformité et contrôle dans les établisse-
ments financiers
M.-A. Nicolet
MIF 2 - Une nouvelle donne pour l’Europe des marchés financiers
E. de Fournoux et P. Laurent. Avec la collaboration de F. Fleuret et B. Julé
Repères d’économie bancaire - Les nouveaux défis du financement de l’économie
Collectif sous la direction de V. Ohannessian et T. Waxin, avec M.-A. Barbat-Layani, C. Gallès,
J. de Larosière, J.-H. Lorenzi, L. Quignon et A. Sienkiewicz
Solvency 2 - Impacts stratégiques et de marché
F. Morlaye
Valoriser l’entreprise par la propriété intellectuelle - Des FinTech aux grands groupes,
quelles stratégies de gestion des actifs immatériels ?
G. Mathias et C. Gabillat

„ Collection Droit
Banque et Assurance digitales - Droit et Pratiques
Sous la direction de É. A. Caprioli, avec les contributions de P. Agosti, I. Cantero et I. Choukri
Démarchage bancaire ou financier & Conseillers en investissements financiers (CIF) -
Aspects juridiques et pratiques
Ph. Arestan
Intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement. Intermédiaire en
financement participatif. Agent lié. Quelle réglementation et sous quel contrôle ?
E. Bouretz

„ Collection Master
Analyse financière - Approche internationale - CFA
Ph. Thomas
Fusions-acquisitions
Ph. Thomas
Ingénierie financière - Corporate
Ph. Thomas
Principes de Finance d’Entreprise - Corporate Finance
Ph. Thomas
„ Collection Les essentiels de la banque et de la finance
Banque et son environnement en zone euro (La)
J. Siliadin
Cyber-risques - Le nouvel enjeu du secteur bancaire et financier
L. Zicry
Délégué à la protection des données (DPO) : clé de voûte de la conformité (Le)
G. Mathias, A. Kashani-Poor et A. Alfer
Finance et gestion dans la banque
M. Rouach et E. Rouach
Innovation financière au service du climat (L’) - Les Obligations à Impact Environnemental

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
A. Bouzidi et M. Mainelli
Introduction à la comptabilité bancaire
M. Formagne
Introduction au Private Equity - Les bases du capital-investissement. France, Belgique,
Luxembourg et Afrique francophone
C. Demaria
Investir dans la transition énergétique - Défis globaux, stratégies nationales et projets concrets
J. Touati
Investissement à haut rendement sociétal (L’) - La révolution de l’Impact Investing
C. Antignac et B. Attali
LBO - Montages à effet de levier - Private Equity
Ph. Thomas
Révolution FinTech (La) : acte 2
R. Bouyala
Trade Finance - Principe et fondamentaux
D. Leboiteux
Vade-mecum de la protection des données personnelles pour le secteur bancaire et
financier
A. Banck et C. Schultis
Valorisation des entreprises. Corporate & Equity Valuation
Ph. Thomas

* Ouvrage actualisé sur Internet.

La Revue Banque a reçu le Prix Turgot 2018 de la Pédagogie économique


pour l’ensemble de ses publications.

Retrouvez tous les ouvrages publiés chez RB Édition


www.revue-banque.fr
| I

Sommaire

1
Les documents de synthèse à analyser 1

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Introduction ................................................................................................................................................................................................................. 1
Rappel des principes comptables .................................................................................................................................. 2
La liasse fiscale et les régimes d’imposition ............................................................................................ 4
L’annexe des comptes annuels ........................................................................................................................................... 10
Le rapport de gestion................................................................................................................................................................................ 27
Les rapports du commissaire aux comptes ............................................................................................. 36

2
Le contenu de la liasse fiscale 45
Le bilan ................................................................................................................................................................................................................................. 45
Bilan actif .............................................................................................................................................................................................................................. 47
Cerfa 2050 ........................................................................................................................................................................................................................... 49
Bilan passif......................................................................................................................................................................................................................... 64
Cerfa 2051 ........................................................................................................................................................................................................................... 65

Le compte de résultat de l’exercice ................................................................................................................. 76


Cerfa 2052 ........................................................................................................................................................................................................................... 77
Cerfa 2053 ........................................................................................................................................................................................................................... 88

Les immobilisations, amortissements et provisions ............................................... 94


Immobilisations .......................................................................................................................................................................................................... 94
Cerfa 2054 ........................................................................................................................................................................................................................... 95
Écarts de réévaluation sur immobilisations amortissables......................................................... 98
Cerfa 2054 bis............................................................................................................................................................................................................... 99
Amortissements ......................................................................................................................................................................................................... 100
Cerfa 2055 ........................................................................................................................................................................................................................... 109
Provisions inscrites au bilan ............................................................................................................................................................... 111
Cerfa 2056 ........................................................................................................................................................................................................................... 113
II | Les documents de synthèse de l’entreprise

Créances, dettes et résultat fiscal ....................................................................................................................... 123


État des échéances des créances et dettes ................................................................................................................ 123
Cerfa 2057 ........................................................................................................................................................................................................................... 123
Détermination du résultat fiscal .................................................................................................................................................. 127
Cerfa 2058 A .................................................................................................................................................................................................................... 128
Déficits, indemnités pour congés à payer et provisions non déductibles ........... 146
Cerfa 2058 B.................................................................................................................................................................................................................... 146

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Renseignements divers .................................................................................................................................................................. 149
Tableau d’affectation du résultat et renseignements divers ....................................................... 149
Cerfa 2058 C.................................................................................................................................................................................................................... 149
Détermination des plus et moins-values ...................................................................................................................... 154
Cerfa 2059 A .................................................................................................................................................................................................................... 171
Affectation des plus-values à court terme et de fusion ou d’apport ............................. 176
Cerfa 2059 B.................................................................................................................................................................................................................... 176
Suivi des moins-values à long terme.................................................................................................................................... 179
Cerfa 2059 C.................................................................................................................................................................................................................... 179
Réserve spéciale des plus-values à long terme .................................................................................................. 182
Cerfa 2059 D ................................................................................................................................................................................................................... 182
Contribution économique territoriale : détermination de la valeur ajoutée
et effectifs .................................................................................... 185
Cerfa 2059 E.................................................................................................................................................................................................................... 185
Composition du capital social .......................................................................................................................................................... 189
Cerfa 2059 F .................................................................................................................................................................................................................... 189
Filiales et participations .............................................................................................................................................................................. 191
Cerfa 2059 G ................................................................................................................................................................................................................... 191

Déclaration des résultats et frais généraux .................................................................................. 193


Déclaration récapitulative : impôt sur les sociétés ..................................................................................... 193
Cerfa 2065 ........................................................................................................................................................................................................................... 193
Cerfa 2065 bis............................................................................................................................................................................................................... 194
Déclaration récapitulative : impôt sur le revenu............................................................................................. 202
Cerfa 2031 ........................................................................................................................................................................................................................... 202
Cerfa 2031 bis............................................................................................................................................................................................................... 203
Relevé de frais généraux ............................................................................................................................................................................. 207
Cerfa 2067 ........................................................................................................................................................................................................................... 207

Les Cerfa propres à l’intégration fiscale ................................................................................................ 209


Cerfa 2058 A bis ....................................................................................................................................................................................................... 210
Cerfa 2058 B bis ....................................................................................................................................................................................................... 211
Cerfa 2058 FC ............................................................................................................................................................................................................... 212
Sommaire | III

3
L’analyse financière 213
Introduction ............................................................................................................................................................................................................. 213

La mise en œuvre de l’analyse financière .......................................................................................... 215


Les fondements théoriques .................................................................................................................................................................... 216

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
La démarche ..................................................................................................................................................................................................................... 217
Les retraitements à effectuer .............................................................................................................................................................. 218

L’analyse de la création de richesse................................................................................................................ 219


La formation du résultat d’exploitation ........................................................................................................................... 220
La capacité d’autofinancement ....................................................................................................................................................... 230
Le seuil de rentabilité ...................................................................................................................................................................................... 232

L’analyse de la politique d’investissement et de financement........ 236


L’analyse des investissements ......................................................................................................................................................... 236
L’analyse du besoin en fonds de roulement ............................................................................................................ 236
La politique de financement ................................................................................................................................................................. 240

L’analyse de la rentabilité de l’entreprise .......................................................................................... 259


La notion de rentabilité ................................................................................................................................................................................ 259
La rentabilité économique ....................................................................................................................................................................... 259
Le coût de la dette et l’effet de levier ..................................................................................................................................... 260
La rentabilité des capitaux propres ........................................................................................................................................ 260

Illustration ................................................................................................................................................................................................................... 262


Analyse du compte de résultat........................................................................................................................................................ 262
Analyse du bilan ....................................................................................................................................................................................................... 266
Liasse fiscale SAS Infogérance......................................................................................................................................................... 272

4
L’évaluation de l’entreprise : approche simplifiée 289
Introduction ............................................................................................................................................................................................................. 289

Principes généraux ................................................................................................................................................................................... 289


Différence entre valeur et prix.......................................................................................................................................................... 289
Contexte d’évaluation ...................................................................................................................................................................................... 291
Démarche d’évaluation.................................................................................................................................................................................. 292
Principales méthodes d’évaluation ........................................................................................................................................... 293
IV | Les documents de synthèse de l’entreprise

Approche patrimoniale ................................................................................................................................................................... 297


Actif net..................................................................................................................................................................................................................................... 297
Rémunération annuelle attendue .............................................................................................................................................. 297
Rente du goodwill.................................................................................................................................................................................................... 299
Méthodes sectorielles ....................................................................................................................................................................................... 300

Méthode des comparables ....................................................................................................................................................... 300

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Échantillon de comparables ................................................................................................................................................................ 301
Inducteur de valeur............................................................................................................................................................................................. 302
Endettement financier net ...................................................................................................................................................................... 304

Illustration chiffrée................................................................................................................................................................................. 305


Mise en application de la méthode des comparables .............................................................................. 305
Mise en application de la rente du goodwill ............................................................................................................ 306

Conclusion.................................................................................................................................................................................................................... 307

5
Glossaire 309
| 1

1
Les documents de synthèse
à analyser

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Introduction

L’information comptable a pour objectif de traduire la réalité économique de


l’entreprise dans les états financiers.

Les comptes annuels doivent donc être réguliers et sincères, et donner une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de l’en-
treprise.

En France, les sociétés ont l’obligation de publier des comptes annuels com-
posés d’un bilan, d’un compte de résultat et d’une annexe.

Par ailleurs, la liasse fiscale établie pour l’Administration fiscale sert très sou-
vent de référence, car elle a le mérite d’imposer une présentation homogène entre
sociétés et donne un nombre important d’informations comptables et finan-
cières au-delà des comptes annuels.

Les sociétés ont également l’obligation d’établir un rapport de gestion et doi-


vent, pour certaines d’entre elles, faire certifier leurs comptes par un commis-
saire aux comptes.

C’est dans ce paysage général que cette première partie a pour ambition de pré-
senter les différents documents à disposition de l’analyste, que ce dernier soit
un banquier de l’entreprise, un conseil, un acquéreur potentiel, …

L’analyse de ces documents est un préalable indispensable à la réalisation d’une


analyse financière.
2 | Les documents de synthèse de l’entreprise

1. Rappel des principes comptables

Les principales notions comptables

Documents

Journal Journal Journal Journal

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Journal
des achats des ventes de caisse de banque des OD

Grand‐livre auxiliaire

Journal général

Grand‐livre général

Balance générale

Bilan Compte de résultat

Les comptes ont pour vocation de traduire la situation économique d’une entre-
prise de manière la plus sincère possible. À cet effet, ils doivent respecter un
certain nombre de règles communes et reconnues par tous. Il s’agit des princi-
pes comptables suivants.

A. Le principe de continuité d’exploitation


Ce principe considère que l’entreprise envisage de poursuivre son activité dans
un avenir prévisible supérieur à 12 mois. On se place donc, pour établir les
comptes, dans la perspective d’une continuité d’exploitation et non d’une liqui-
dation.
De fait, les actifs sont valorisés à leur coût d’achat qui est supérieur à celui qui
pourrait en être obtenu s’ils devaient être liquidés. En revanche, dans des cas
exceptionnels où une entreprise en difficulté se trouve en état de cessation des
paiements, cette dernière devra présenter ses comptes en valeur liquidative,
c’est-à-dire valeur à "la casse".

B. La séparation des exercices (également appelé cut off)


La vie de l’entreprise est découpée en périodes de 12 mois appelées exercices
comptables. Les charges et les produits qui concernent un exercice doivent être
rattachés au bon exercice.
Par exemple, en cas d’achat de marchandises avec réception avant le 31/12/N
des biens, le 30/04/N+1 de la facture et clôture au 31/12/N, il conviendra de :
- valoriser les biens dans le stock au 31/12/N (au prix d’achat),
- comptabiliser une facture à recevoir au 31/12/N (compte de régularisation).
Par ailleurs, si une entreprise facture à un locataire le 25/12/N le loyer du
1er trimestre N+1, elle devra neutraliser cette facture dans son chiffre d’affaires
au 31/12/N, car le produit concerne l’exercice suivant.
Principes comptables | 3

C. Le principe du coût historique


Les biens acquis par l’entreprise sont inscrits dans les comptes à leur coût
d’acquisition (coût historique) et sont maintenus pour ce montant en valeur
brute. Ils peuvent néanmoins être amortis ou dépréciés.
Les possibilités de réévaluation sont rares et très encadrées.
Ce principe met en évidence le fait qu’une évaluation d’entreprise ne peut pas
se limiter à la lecture des comptes, ces derniers pouvant être déconnectés de la
réalité économique.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
D. Le principe de prudence
Ce principe veut que les pertes latentes soient prises en compte, dès lors qu’el-
les sont probables par le biais d’une dépréciation ou d’une provision pour ris-
que.
En revanche, les plus-values latentes ou gains latents ne sont jamais compta-
bilisés par prudence.
Ce principe permet une présentation prudente, voire pessimiste des comptes et
confirme la remarque précédente en lien avec l’évaluation.

E. Le principe de permanence des méthodes


Les mêmes règles comptables doivent être appliquées chaque année afin que
les informations comptables soient comparables.
Il est néanmoins possible, dans certains cas, de changer de méthode comptable
si ce changement permet de donner une meilleure information (certaines mé-
thodes sont préférentielles).
Dans cette hypothèse, le changement de méthode doit être expliqué et justifié
en annexe des comptes, avec notamment le chiffrage qu’aurait eu ce change-
ment de méthode appliqué aux comptes de l’exercice précédent.

F. L’importance relative
Ce principe met en évidence le fait que les comptes comprennent un certain
nombre d’estimation et ne peuvent pas être d’une exactitude et d’une exhaus-
tivité parfaites. En conséquence, il est incontournable de comprendre que seuls
les éléments significatifs doivent être correctement appréhendés et que ceux
considérés comme négligeables peuvent être écartés.

G. Le principe de non compensation


Ce principe interdit la compensation de postes d’actifs et de passifs entre eux
ou de charges et de produits entre eux, sauf si c’est prévu par le Plan comp-
table général.

H. Le principe d’intangibilité du bilan d’ouverture


Le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de clôture de
l’exercice précédent.
4 | Les documents de synthèse de l’entreprise

2. La liasse fiscale et les régimes d’imposition

A. Synthèse des régimes d’imposition


Les entreprises industrielles ou commerciales doivent transmettre à chaque
exercice comptable leur déclaration fiscale de résultat.
La forme déclarative à utiliser dépend du régime d’imposition de l’entreprise.
Il existe trois régimes d’imposition.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
- Le régime micro.
- Le régime du réel simplifié.
- Le régime du réel normal.
Seuls les régimes "réels" nécessitent l’établissement d’une liasse fiscale.

2017 - 2018 - 2019

Mode Droit
Activité Chiffre d’affaires Option
d’exploitation commun

Entreprise CA < 170 000 € HT M RS


Industrielle individuelle 170 000 € < CA < 789 000 € HT RS RN
ou CA > 789 000 € HT RN Néant
commerciale
et Sociétés CA < 170 000 € HT RS RN
assimilée de personnes 170 000 € < CA < 789 000 € HT RS RN
ou de capitaux (1) CA > 789 000 € HT RN Néant

Entreprise CA < 70 000 € HT M RS


Autres
activités dont individuelle 70 000 € < CA < 238 000 € HT RS RN
prestations CA > 238 000 € HT RN Néant
de service Sociétés CA < 70 000 € HT RS RN
essentiellement de personnes RS RN
70 000 € < CA < 238 000 € HT
(BNC exclus) ou de capitaux (1) RN Néant
CA > 238 000 € HT

M = Micro RS = Réel Simplifié RN = Réel Normal

Les seuils sont actualisés tous les 3 ans dans la même proportion triennale
que la limite supérieure de la première tranche du barème de l’impôt sur le
revenu. Ils sont arrondis à la centaine d’euro la plus proche.
L’exclusion des régimes micro suppose dépasser les seuils d’application du-
rant 2 années consécutives.

La prochaine révision triennale prendra effet au 01/01/2020.

(1) L’EURL, avec associé unique personne physique, peut bénéficier du régime micro
depuis le 11/12/2016.
Régimes d’imposition | 5

L’exercice à titre individuel

Régime d’imposition

Option 
Micro‐BIC possible
Réel

2 possibilités

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Prestations Ventes de biens
Réel simplifié
de services  et marchandises 

possible
Ventes CA HT < 789 000 €

Option 
CA HT < 70 000 € CA HT < 170 000 €
Prestations CA HT < 238 000 €
Micro ‐ BIC

CA HT  CA HT  Réel normal

Réel
‐ Abat. de 50 % ‐ Abat. de 71 %
Ventes CA HT > 789 000 €
= RNC (1) = RNC (1)
Prestations CA HT > 238 000 €

Depuis le 01/01/2009 :
versement libératoire de l’IR sur option CA HT 
‐ Charges réelles
CA HT x 1,70 % CA HT x 1 % = RNC (1)

Non adhérent
à un Centre de gestion agréé :
(1)  RNC = Revenu net catégoriel introduit dans le revenu brut global. majoration de 25 %

B. Le régime micro entreprises


Le régime du micro n’est applicable qu’aux entreprises individuelles. Il ne con-
cerne donc que l’impôt sur le revenu.
Les limites de chiffre d’affaires du régime micro entreprises, appréciées hors
taxes, s’établissent à :
- 170 000 € pour les activités d’achats/ventes et les prestations d’héberge-
ment,
- 70 000 € pour les prestataires de services et les locations en meublés.
Le bénéfice imposable est déterminé en appliquant au chiffre d’affaires un abat-
tement unique de :
- 71 % pour les activités commerciales et prestations d’hébergement,
- 50 % pour les prestataires de services et locations en meublés.
Cet abattement s’entend avec minimum 305 € ou 610 € en cas d’activité mixte.
Le régime de la franchise en base en matière de TVA n’est plus aligné sur les
chiffres d’affaires ci-dessus, mais fixé à 82 200 € ou 32 900 €, sauf option pour
l’assujettissement à la TVA.
Les limites d’application du régime s’apprécient par rapport à la situation d’un
seul contribuable et non au niveau de l’ensemble des personnes composant le
foyer fiscal.
6 | Les documents de synthèse de l’entreprise

Les contribuables doivent, outre le registre des ventes ou des prestations, con-
tinuer à tenir un registre des achats.
L’option pour le régime simplifié est irrévocable pour 2 ans et reconductible.
Depuis le 01/01/2009, l’entrepreneur individuel placé sous le régime fiscal des
micro-entreprises peut, sur option, s’acquitter auprès d’un interlocuteur unique
(l’Urssaf) de l’impôt sur le revenu et de l’ensemble des cotisations et contribu-
tions de sécurité sociale.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Il s’agit d’un dispositif de règlement forfaitaire libératoire social et fiscal, consis-
tant à verser un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé le mois ou le trimestre
précédent.
Le versement fiscal est calculé sur le chiffre d’affaires au taux de :
- 1 % pour les entreprises commerciales, vente de marchandises, objets, four-
nitures ou denrées à emporter ou à consommer sur place, ou de fourniture
de logements,
- 1,70 % pour les activités de prestations de service et assimilés.
Les versements mensuels ou trimestriels sont libératoires de l’impôt sur le re-
venu établi au titre de l’année de réalisation du chiffre d’affaires.

C. Les régimes du réel


Le réel simplifié est un système intermédiaire entre le micro et le régime du
réel normal. Le régime simplifié répond aux mêmes règles de détermination de
l’assiette de l’impôt qu’en régime de réel normal, avec allégement des formalités
à accomplir. Seuls sont à produire :
- un compte simplifié de résultat fiscal mettant en évidence les charges et pro-
duits, le bénéfice brut et le bénéfice net compte tenu des charges ou produits
exceptionnels, et un bilan si le CA excède 158 000 € ou 55 000 € (prestations
de services),
- un tableau des amortissements,
- un relevé des provisions,
- un relevé de certains frais généraux (cadeaux pour plus de 3 000 € et frais de
réception pour plus de 6 100 €).
Les chiffres déclarés doivent être justifiés et figurer dans une comptabilité régu-
lière.
La liasse produite porte les numéros 2033 et suivants.
Les entreprises concernées par le régime du réel normal sont tenues d’établir
chaque année au titre de l’exercice clos dans l’année civile, la déclaration de leurs
résultats en produisant les documents suivants.
- Bilan, compte de résultat et annexes.
- Tableau des immobilisations et des amortissements.
- Relevé des provisions.
- État des échéances des créances et des dettes.
- Détermination du résultat fiscal.
- Tableau des plus ou moins-values et leur affectation.
- Relevé détaillé de certains frais généraux.
- Déclaration des résultats et affectation des voitures de tourisme.
Régimes d’imposition | 7

Sous le régime du réel normal, une comptabilité complète et régulière de nature


à justifier l’exactitude des résultats déclarés doit être tenue.
La liasse produite porte les numéros 2050 et suivants.

D. Les entreprises et sociétés soumises à l’IR


Les sociétés sont exclues du régime micro sauf exception (voir renvoi 1 page 4).

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Elles relèvent, en fonction du montant de leur chiffre d’affaires HT, du régime
réel simplifié ou réel normal.
Comme l’entreprise individuelle, la société de personnes n’est pas imposée
directement, mais ce sont les associés qui sont redevables, dans le cadre de
l’IR, de l’impôt sur la part des résultats, prélevés ou laissés en réserve, qui leur
revient.
Les résultats sont en principe déterminés en appliquant les règles relatives à la
nature réelle de l’activité de la société. Pour les activités BIC, le résultat comp-
table et fiscal est déterminé selon le principe des créances acquises et dettes
exigibles.
Les prélèvements effectués en cours d’exercice par les associés, en rémuné-
ration du travail fourni, n’ont pas le caractère de "salaires", ils ne constituent
pas une charge déductible pour la société, et sont considérés comme des
acomptes sur les résultats futurs.

Régimes réels

Principe de calcul du résultat : "créances et dettes"

Charges La date de paiement de la charge
est sans incidence sur sa déduction.
Produits se rapportant 
Exemple 
se rapportant à l’exercice
Salaires des employés de décembre 2017, 
à l’exercice réglés en janvier 2018
(charges consommées) => déductibles des charges 2017.

(toute la production 
vendue ou stockée)

Résultat
8 | Les documents de synthèse de l’entreprise

Les prélèvements réalisés par l’entrepreneur individuel ne sont pas déductibles


du résultat fiscal, ils sont considérés comme une avance.

Entreprise individuelle  / IR

Entreprise Individuelle Déclaration 2042 de M. Z

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Charges
400 000 €
(1) Déclaration d’impôt
sur le revenu n° 2042
Produits
500 000 € BIC  = 100 000 €

Résultat 
100 000 €

(1)   Hors prélèvement de l’exploitant.

La rémunération du gérant d’une EURL imposée à l’IR n’est pas non plus une
charge déductible du résultat fiscal.

EURL  / IR

Déclaration 2042
EURL (IR)
de M. Z

Charges
400 000 €
Déclaration d’impôt
sur le revenu n° 2042
Produits
500 000 € BIC  = 100 000 €
Rémunération du gérant
60 000 € Résultat
fiscal  
Résultat comptable
100 000 €
40 000 €

La rémunération de l’associé gérant ne constitue pas une charge déductible fiscalement.
Régimes d’imposition | 9

Les entreprises relevant de l’impôt sur le revenu doivent établir une déclaration
de résultat 2031, accompagnée :
- pour les entreprises placées sous le régime du réel simplifié, des imprimés
2033 A à 2033 G,
- pour les entreprises placées sous le régime du réel normal, des imprimés 2050
à 2059 G.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
E. Les sociétés soumises à l’IS
Les sociétés relevant de l’impôt sur les sociétés doivent établir une déclaration
de résultat 2065, accompagnée :
- pour les sociétés placées sous le régime du réel simplifié, des imprimés 2033 A
à 2033 G,
- pour les sociétés placées sous le régime du réel normal, des imprimés 2050 à
2059 G.
Elles doivent également souscrire le relevé des frais généraux (2067) et divers
feuillets spécifiques, lorsqu’elles se trouvent dans un groupe d’intégration fiscale.
Pour les sociétés soumises à l’IS, la rémunération du dirigeant est une charge
déductible du résultat. En effet, ces entreprises ont une personnalité juridique
et fiscale distincte de celle du dirigeant.

Impôt sur les sociétés

EURL (option IS) Déclaration 2042 de M. Z

Charges Déclaration d’impôt
400 000 € sur le revenu n° 2042

Produits Traitements et salaires
500 000 € 60 000 €
Dirigeant
60 000 €

Résultat
40 000 €
La société doit calculer et payer l’IS
sur le résultat de 40 000 €.
10 | Les documents de synthèse de l’entreprise

3. L’annexe des comptes annuels

A. Le cadre légal
Les comptes annuels d’une entreprise sont composés du bilan actif, du bilan
passif, du compte de résultat et de l’annexe. Le bilan et le compte de résultat
reprennent l’essentiel des rubriques 2050 à 2053 de la liasse fiscale.
En revanche, l’annexe est un document totalement distinct, dont le contenu

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
peut être plus ou moins variable d’une entreprise à une autre.

Les documents de l’entreprise

La liasse fiscale
Les comptes annuels
(réel normal)

Bilan (actif / passif) Cerfa 2050 à 2051 Bilan

Cerfa 2052 à 2053 Compte de résultat


Compte de résultat

Cerfa 2054 à 2055 Immobilisations 


Annexe amortissements

Cerfa 2056 Provisions

Cerfa 2057 États créances


et dettes

Cerfa 2058‐A à 2059‐F Tableaux fiscaux


dont résultat fiscal

Cerfa 2065 (IS) ou 2031 (IR) Impôt IS / IR

Les comptes annuels des sociétés sont "publics" car ils doivent être déposés au
greffe du Tribunal de commerce, accompagnés du rapport du commissaire aux
comptes, lorsque la société en a un. Ce n’est pas le cas de la liasse fiscale qui
n’est normalement qu’à destination de l’Administration fiscale. L’annexe aux
comptes annuels a pour objectif de donner au lecteur des comptes annuels une
information complémentaire par rapport au bilan et au compte de résultat.
Cette information est prévue de manière précise par le Code de commerce, afin
de compléter et commenter le bilan et le compte de résultat de toute informa-
tion significative permettant une meilleure compréhension des comptes.
Les comptes annuels qui comprennent obligatoirement l’annexe, doivent être
établis par toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant.
Néanmoins, les micro entreprises, personnes physiques ou morales, à l’excep-
tion de celles dont l’activité consiste à gérer des titres de participations et de
valeurs mobilières, ne sont pas tenues d’établir l’annexe.
Annexe des comptes annuels | 11

Sont des micro-entreprises, celles qui ne dépassent pas deux des trois seuils
suivants.
- Total du bilan ≤ 350 K€
- Chiffre d’affaires ≤ 700 K€
- Effectif ≤ 10 salariés
Les sociétés répondant à cette même définition peuvent déclarer que les comp-
tes annuels qu’elles déposent ne seront pas rendus publics.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
B. Les éléments clés de l’annexe
L’annexe reprend un certain nombre d’informations déjà présentes dans la lias-
se fiscale. C’est le cas notamment du tableau des immobilisations, du tableau
des amortissements, du tableau des provisions, de l’état des échéances des cré-
ances et des dettes.
En revanche, beaucoup d’autres informations significatives ne sont fournies
que dans l’annexe.
L’information fournie en annexe doit être d’importance significative, c’est-à-dire
que si elle n’était pas communiquée au lecteur des comptes, cela pourrait mo-
difier son jugement.
L’information peut être significative par son montant ou sa nature.
Le présent chapitre a pour objectif de mettre en évidence les principales infor-
mations de l’annexe qui peuvent être significatives.

a. Faits caractéristiques, principes comptables


et comparabilité des comptes
Ces paragraphes de l’annexe ont pour objet d’indiquer au lecteur des comptes
annuels :
- tous les faits qui empêchent de comparer certains postes de bilan d’un exer-
cice par rapport à l’autre,
- toutes les informations significatives relatives au référentiel comptable utilisé
et aux principes et méthodes d’évaluation appliqués (options, dérogations, ex-
ceptions),
- toute dérogation aux prescriptions comptables,
- toute information complémentaire lorsque l’application d’une prescription
comptable ne suffit pas au respect du principe d’image fidèle,
- toute justification d’un changement de méthode avec indication de l’impact
chiffré sur les capitaux propres et sur le résultat,
- l’établissement de comptes pro forma des exercices antérieurs suivant la nou-
velle méthode, si nécessaire,
- toute justification des changements d’estimation, de modalités d’application
ou d’options fiscales,
- toute indication de la nature des erreurs corrigées au cours de l’exercice ou
d’exercices précédents.
12 | Les documents de synthèse de l’entreprise

b. Actif immobilisé
L’annexe des comptes annuels doit préciser un certain nombre d’informations
relatives aux amortissements des immobilisations. Il s’agit notamment :
- des durées d’amortissements et modes (linéaire, dégressif, …) pratiqués par
nature d’immobilisation,
- de l’application des règlements CRC 2004-06 et CRC 2002-10, relative à l’amor-
tissement par composant,
- de tout changement de méthode comptable ou d’estimation ayant un impact

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
significatif sur les comptes.
L’annexe doit aussi fournir des informations sur les éléments constitutifs du
fonds de commerce inscrit à l’actif du bilan. Il s’agit d’indiquer son origine de
propriété (apport, acquisition, …) et de préciser les éventuelles modalités de
dépréciation, si nécessaire. Elle doit également contenir un certain nombre d’in-
formations sur tout mali de fusion inscrit à l’actif du bilan.
L’annexe des comptes annuels doit préciser la méthode retenue pour la
comptabilisation des frais de développement, car deux méthodes peuvent être
utilisées :
- comptabilisation en charge,
- activation en immobilisation incorporelle.
Si la méthode de l’activation a été choisie, l’annexe devra préciser la durée
d’amortissement de ces frais de développement. Il est par ailleurs recommandé
de fournir un minimum de détails sur la nature de ces frais de recherche et
développement, sans pour autant donner une information à caractère confiden-
tiel.
S’agissant des immobilisations financières, le point le plus significatif concerne
généralement les titres de participation. La société devra expliciter sa méthode
d’évaluation permettant, notamment, de justifier l’absence de dépréciation de ces
titres.
Par ailleurs, elle devra fournir le tableau des filiales et participations indiquant
pour chaque filiale :
- la part du capital détenu,
- le montant des capitaux propres,
- le montant du résultat,
- le montant du chiffre d’affaires.

c. Actif circulant
L’annexe des comptes doit préciser la méthode de valorisation retenue pour les
stocks (PEPS, CMP, …) de matières premières ou marchandises et pour les
stocks de produits finis et en cours. Les stocks acquis avec une clause de
réserve propriété doivent être indiqués.
Elle doit également préciser les méthodes utilisées pour déterminer la dépré-
ciation des différents stocks.
De la même manière, l’annexe doit expliciter les méthodes utilisées pour le
calcul des dépréciations de créances.
Sont également indiquées, les méthodes d’évaluation des valeurs mobilières de
placement et les modalités de calcul des dépréciations.
Annexe des comptes annuels | 13

d. Capitaux propres
L’annexe mentionne le tableau de variation des capitaux propres faisant no-
tamment apparaître l’affectation du résultat de l’exercice précédent et l’impact
des changements de méthode.

e. Provisions
L’annexe des comptes doit présenter un tableau de synthèse de la variation des

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
provisions plus complet que celui de la liasse fiscale. En effet, ce tableau doit
mettre en évidence pour chaque catégorie de provisions :
- la valeur à l’ouverture,
- la provision constituée au cours de l’exercice (la dotation),
- la reprise en dissociant :
· le montant utilisé au cours de l’exercice,
· le montant non utilisé et repris au cours de l’exercice,
- la valeur à la clôture.
Enfin, l’annexe doit communiquer une information explicative et chiffrée sur les
passifs éventuels conformément à l’application du règlement CRC 2000-06 sur
les passifs.

f. Dettes
Outre l’information sur les dettes en fonction de la durée restant à courir
jusqu’à leur échéance en distinguant :
- moins d’un an,
- entre 1 et 5 ans,
- et plus de 5 ans,
l’annexe doit indiquer les dettes qui sont garanties par des sûretés réelles.

g. Compte de résultat
Le chiffre d’affaires doit être présenté par secteur d’activité ou par zone géogra-
phique.
L’annexe doit préciser la nature et le montant des produits et charges excep-
tionnels.
L’impôt doit être ventilé entre la partie imputable aux éléments exceptionnels
du résultat et la partie relative au résultat courant avant impôt.
Par ailleurs, l’annexe doit également présenter un tableau de synthèse indi-
quant les accroissements et allègements de la dette future d’impôt provenant
des décalages dans le temps, entre la base comptable et la base fiscale des char-
ges et produits.
14 | Les documents de synthèse de l’entreprise

h. Autres informations
Les autres informations significatives devant figurer dans l’annexe des comptes
annuels sont les suivantes.
- Tableau de synthèse des immobilisations en crédit-bail
Ce tableau doit fournir l’information nécessaire au retraitement du crédit-bail,
à savoir :
⋅ redevances de l’année,
⋅ redevances cumulées,

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
⋅ dotations aux amortissements,
⋅ cumul des amortissements,
⋅ valeur d’origine des biens.
- Tableau des entreprises liées
Ce tableau doit indiquer la fraction des immobilisations financières, des cré-
ances et des dettes, ainsi que des charges et produits financiers concernant
les entreprises liées.
- Information sur les actions propres détenues par l’entreprise et plus préci-
sément leur nombre et leur valeur en fin d’exercice, ainsi que les mouve-
ments intervenus sur l’exercice.
- Information sur les bons de souscriptions d’actions émis et sur les stocks
options.
- Montant des engagements pris en matière de pensions, retraites et assimilés,
en détaillant les hypothèses actuarielles retenues pour le calcul et précisant
si ces indemnités de fin de carrière sont comptabilisées ou non en provision
pour risques et charges.
- Évènement important survenu entre la date de clôture de l’exercice et la date
d’arrêté des comptes.
- Identité de toute société établissant des comptes consolidés lorsque la société
est incluse dans le périmètre de consolidation.
- Ventilation de l’effectif moyen par catégorie de salariés.
- Transactions avec les parties liées.
- Instruments financiers, écarts de conversion, primes de remboursement des
obligations, …
- Intégration fiscale.
- DIF.
- Information sur les risques.
- Aspects environnementaux.
- Honoraires des commissaires aux comptes.
- Autres informations complémentaires : fusion, opérations de restructuration.
Le mouvement de convergence du Plan comptable général applicable en France
vers les normes comptables internationales (IFRS), a pour conséquence d’ac-
croître depuis plusieurs années l’importance et le contenu de l’annexe des
comptes annuels.

C. Exemple d’annexe des comptes annuels


À titre illustratif, nous présentons ci-après un exemple d’annexe des comptes
sociaux d’une société.
Annexe des comptes annuels | 15

Annexe des comptes sociaux d’une société


Annexe au bilan avant répartition de l'exercice clos le 31/12/2017, dont le total
est de xxx € et au compte de résultat de l'exercice dégageant un résultat de
xxx €, présenté sous forme de liste.
L'exercice a une durée de 12 mois recouvrant la période du 01/01 au 31/12/2017.
Les notes et tableaux ci-après font partie intégrante des comptes annuels.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
L'exercice précédent avait une durée de 12 mois recouvrant la période du 01/01
au 31/12/2016.

I. Règles et méthodes comptables


Les conventions générales comptables ont été appliquées, dans le respect du
principe de prudence, conformément aux hypothèses de bases :
- continuité de l'exploitation,
- permanence des méthodes comptables d'un exercice à l'autre,
- indépendance des exercices.
Les états financiers ont été établis en conformité avec :
- le plan comptable général 1999 approuvé par arrêté ministériel du 22/06/1999,
- la loi n° 83-353 du 30/04/1983 et le décret n° 83-1020 du 29/11/1983,
- les règlements comptables suivants :
· 2000-06 et 2003-07 sur les passifs,
· 2004-06 sur la comptabilisation et l’évaluation des actifs,
· 2002-10 sur les amortissements et dépréciations d’actifs.
La méthode de base retenue pour l'évaluation des éléments inscrits en comp-
tabilité est la méthode des coûts historiques.
Les principales méthodes utilisées sont les suivantes.

1. Informations complémentaires pour donner une image fidèle


L’information suivante est portée à la connaissance des lecteurs.
En date du 01/05/2017, une augmentation de capital par incorporation de
réserves pour un montant de xxx € a porté le capital social de la société de
xxx € à x xxx €.

2. Changements de méthodes
Néant

3. Immobilisations incorporelles et corporelles


Les immobilisations sont évaluées à leur coût d'acquisition (prix d'achat et frais
accessoires ou à leur coût de production).
Les intérêts des emprunts spécifiques à la production d'immobilisations ne
sont pas inclus dans le coût de production de ces immobilisations.
16 | Les documents de synthèse de l’entreprise

Les amortissements pour dépréciation sont calculés suivant le mode linéaire ou


dégressif en fonction de la durée de vie prévue.

Logiciels informatiques 1 an
Autres immobilisations incorporelles de 10 à 20 ans
Matériel et outillage industriels de 3 à 10 ans
Agencements, aménagements, installations de 3 à 14 ans
Matériel de transport de 0 à 8 ans

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Matériel de bureau et informatique de 2 à 10 ans
Mobilier de 2 à 10 ans

4. Immobilisations financières
La valeur brute des titres de participation correspond à leur valeur d'entrée
dans le patrimoine. Lorsque la valeur d'inventaire est inférieure à la valeur
brute, une provision pour dépréciation est constituée du montant de la diffé-
rence.
Cette valeur d'inventaire est la valeur économique estimée par la direction de la
société, qui tient notamment compte des capitaux propres mais aussi de la
rentabilité et des perspectives d'avenir de la participation.

5. Stocks
Les stocks sont évalués suivant la méthode du coût unitaire moyen pondéré.
La valeur brute des marchandises et des approvisionnements comprend le prix
d'achat et les frais accessoires.
Une provision pour dépréciation est pratiquée lorsque la valeur d’inventaire est
inférieure à la valeur brute définie ci-avant. La dépréciation est déterminée
référence par référence, en fonction de plusieurs critères :
- la date d’entrée en stocks,
- le niveau des stocks (quantité en stocks / ventes réalisées),
- des probabilités d’écoulement.

6. Créances
Les créances sont valorisées à leur valeur nominale. Une provision pour dépré-
ciation est pratiquée lorsque la valeur d'inventaire est inférieure à la valeur
comptable.

7. Valeurs mobilières de placement


Néant.

8. Primes de remboursement des obligations


Néant.

9. Provisions réglementées
Les provisions réglementées figurant au bilan correspondent à des amortisse-
ments dérogatoires. Ils représentent la différence entre les amortissements fis-
caux et les amortissements pour dépréciation calculés suivant le mode linéaire.
Annexe des comptes annuels | 17

La contrepartie des amortissements dérogatoires est inscrite au compte de


résultat dans les charges exceptionnelles au poste "dotations aux amortisse-
ments dérogatoires" et/ou dans les produits exceptionnels au poste "reprises
sur amortissements dérogatoires".

10. Provisions pour risques et charges


"Conformément au règlement CRC 2000-06, les provisions pour risques et char-

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
ges constatent l’intégralité des risques et charges :
- résultant d’obligations existantes à la clôture,
- dont il est probable qu’elle provoque une sortie de ressources au bénéfice des
tiers sans contrepartie au moins équivalente.
Elles sont évaluées pour le montant correspondant à la meilleure estimation de
la sortie de ressources nécessaire à l’extinction de l’obligation, en fonction des
informations connues à la date d’établissement des comptes."
La provision pour risques et charges constatée au 31/12/2017 correspond à
des provisions pour litiges pour un montant de xx xxx €.

11. Engagements de retraite


Les engagements de retraite et assimilés sont évalués chaque année, suivant la
méthode des unités de crédits projetées. Selon cette méthode, chaque période
de service donne lieu à une unité supplémentaire de droits à prestations, et
chacune de ces unités est évaluée séparément pour obtenir l’obligation finale.
Cette obligation finale est ensuite actualisée. Ces calculs intègrent principale-
ment :
- une hypothèse de date de la retraite fixée généralement entre 62 et 67 ans,
- un taux d’actualisation financière,
- un taux d’inflation,
- des hypothèses d’augmentation de salaires et de taux de rotation du person-
nel.
Hypothèses retenues :
- taux d’actualisation : 2 %,
- taux de rotation du personnel : faible,
- condition de départ : départ volontaire,
- droits acquis : convention collective de la société qui s’applique,
- taux d’augmentation des salaires (annuel) : 1,50 %.
La société gère les indemnités allouées à ses salariés partant à la retraite selon
un régime à prestations définies interne.
À noter que ces engagements de retraite sont partiellement externalisés, pour
un montant de xx xxx €.

12. Droit individuel à la formation


Le volume d’heures de formation accumulé correspondant aux droits acquis au
31/12/2017 s’élève à xxx heures.
18 | Les documents de synthèse de l’entreprise

13. Opérations en devises


Les charges et produits en devises sont enregistrés pour leur contre-valeur à la
date de l'opération. Les dettes, créances, disponibilités en devises figurent au
bilan pour leur contre-valeur au cours de fin d'exercice.
La différence résultant de l'actualisation des dettes et créances en devises à ce
dernier cours est portée au bilan en "écart de conversion".
Les pertes latentes de change non compensées font l'objet d'une provision pour

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
risques.

14. Obligations convertibles (obsa, obso)


Néant.

15. Opérations à long terme


Néant.

16. Honoraires commissaires aux comptes


Conformément à l’article R 123-198-9 du Code de commerce, le montant des
honoraires des commissaires aux comptes ressort à xx xxx €, au titre de cet
exercice (honoraires figurant au compte de résultat).

17. Transactions avec les parties liées


Les informations relatives aux parties liées ne sont pas fournies du fait :
- du caractère non significatif de certaines transactions,
- du caractère courant et normal de certaines opérations.

18. Identité de la société mère consolidant les comptes de la société


Dénomination et forme sociale de la société mère : xxx SAS.
Annexe des comptes annuels | 19

II. État des immobilisations


Augmentations

Valeur brute Variation


des immobilisations de Acquisition,
Réévaluation
en début d’exercice périmètre création,
en cours
virements
d’exercice
poste à poste

Frais d'établissement recherche et développement

Autres immobilisations incorporelles

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Terrains
Constructions sur sol propre
Constructions sur sol d'autrui
Installations générales, agencements, constructions
Installations techniques, matériel et outillages industriels
Autres installations, agencements, aménagements
Matériel de transport
Matériel de bureau, informatique, mobilier
Emballages récupérables et divers
Immobilisations corporelles en cours
Avances et acomptes

Total 0 0 0 0

Participations évaluées par équivalence


Autres participations
Autres titres immobilisés
Prêts et autres immobilisations financières

Total 0 0 0 0

Total général 0 0 0 0

Diminutions
Réévaluation
Valeur brute
légale
immobilisations
Par virement Par cession Valeur d’origine
à fin exercice
poste à poste ou mise HS à fin exercice

Frais d'établissement recherche et développement

Autres immobilisations incorporelles

Terrains
Constructions sur sol propre
Constructions sur sol d'autrui
Installations générales, agencements, constructions
Installations techniques, matériel et outillages industriels
Autres installations, agencements, aménagements
Matériel de transport
Matériel de bureau, informatique, mobilier
Emballages récupérables et divers
Immobilisations corporelles en cours
Avances et acomptes

Total 0 0 0 0

Participations évaluées par équivalence


Autres participations
Autres titres immobilisés
Prêts et autres immobilisations financières

Total 0 0 0 0

Total général 0 0 0 0
20 | Les documents de synthèse de l’entreprise

III. État des amortissements


Situations et mouvements de l’exercice

Éléments
Début Variation Dotations Fin
Sorties
exercice de périmètre exercice exercice
reprises

Frais d'établissement, recherche

Autres immobilisations incorporelles

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Terrains

Constructions sur sol propre

Constructions sur sol d'autrui

Installations générales, agencements, constructions

Installations techniques, matériel et outillages industriels

Installations générales, agencements divers

Matériel de transport

Matériel de bureau, informatique, mobilier

Emballages récupérables et divers

Total 0 0 0 0 0

Total général 0 0 0 0 0

Mouvements affectant la provision


pour amortissements dérogatoires

Mouvement net
Dotations Reprises à la fin
de l’exercice

Frais d’établissement, recherche

Autres immobilisations incorporelles

Terrains

Constructions sur sol propre

Constructions sur sol d’autrui

Installations générales, agencements constructions

Installations techniques, matériel et outillage industriels

Installations générales, agencements divers

Matériel de transport

Matériel de bureau, informatique, mobilier

Emballages récupérables et divers

Frais acquisition titres de participation

Total 0 0 0

Total général 0 0 0

Dotations
Mouvements de l’exercice Montant net Montant net
Augmentation aux
affectant les charges réparties sur plusieurs exercices au début à la fin
amortissement

Charges à répartir sur plusieurs exercices

Primes de remboursements obligations


Annexe des comptes annuels | 21

IV. État des provisions

Diminutions
Début Variation Fin
Provisions Augmentations
exercice de périmètre exercice
Non
Utilisées
utilisées

Pour reconstitution gisements

Pour investissement

Pour hausse des prix

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Amortissements dérogatoires

Dont majorations exceptionnelles de 30 %


Pour implantations à l’étranger
avant le 01/01/1992
Pour implantations à l’étranger
après le 01/01/1992
Pour prêts d’installation

Autres provisions réglementées

Total provisions réglementées 0 0 0 0 0 0

Pour litiges

Pour garanties données clients

Pour pertes sur marchés à terme

Pour amendes et pénalités

Pour pertes de change

Pour pensions et obligations

Pour impôts

Pour renouvellement immobilisations

Pour grosses réparations

Pour charges sur congés payés

Autres provisions

Total provisions 0 0 0 0 0 0

Sur immobilisations incorporelles

Sur immobilisations corporelles

Sur titres mis en équivalence

Sur titres de participation

Sur autres immobilisations financières

Sur stocks et en-cours

Sur comptes clients

Autres dépréciations

Total dépréciations 0 0 0 0 0 0

Total général 0 0 0 0 0 0

Dont dotations et reprises :


- d'exploitation
- financières
- exceptionnelles
22 | Les documents de synthèse de l’entreprise

V. État des échéances des créances et des dettes


Un an
État des créances Montant brut Plus d’un an
au plus
Créances rattachées à des participations
Prêts
Autres immobilisations financières
Clients douteux ou litigieux
Autres créances clients
Créances représentatives de titres prêtés

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Personnel et comptes rattachés
Sécurité sociale, autres organismes sociaux
État et autres collectivités publiques :
- Impôts sur les bénéfices
- TVA
- Autres impôts, taxes, versements et assimilés
- Divers
Groupe et associés
Débiteurs divers
Charges constatées d’avance

Total général 0 0 0

Montant des prêts accordés dans l’exercice


Remboursements des prêts dans l’exercice
Prêts et avances consentis aux associés (pers. physiques)

Montant À 1 an Plus d’1 an À plus


État des dettes
brut au plus 5 ans au plus de 5 ans
Emprunts obligataires convertibles
Autres emprunts obligataires
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédits :
- à 1 an maximum à l'origine
- plus d’un an à l'origine
Emprunts et dettes financières divers
Fournisseurs et comptes rattachés
Personnel et comptes rattachés
Sécurité sociale et autres organismes sociaux
État et autres collectivités publiques :
- Impôts sur les bénéfices
- TVA
- Obligations cautionnées
- Autres impôts et taxes
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés
Groupe et associés
Autres dettes
Dette représentative de titres empruntés
Produits constatés d’avance

Total général 0 0 0 0

Emprunts souscrits en cours d’exercice


Emprunts remboursés en cours d’exercice
Emprunts et dettes contractés auprès des associés (pers. physiques)

VI. Créances représentées par des effets de commerce


Effets de commerce Montants

Créances
- Créances clients et comptes rattachés
Annexe des comptes annuels | 23

VII. Produits et avoirs à recevoir


Montant des produits et avoirs à recevoir
Montant TTC
inclus dans les postes suivants du bilan

Immobilisations financières
- Créances rattachées à des participations
- Autres immobilisations financières
Créances

- Créances clients et comptes rattachés

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
- Autres créances (dont avoirs à recevoir : xxx €)
Valeurs mobilières de placement

Disponibilités

Total 0

VIII. Charges à payer et avoirs à établir


Montant des charges à payer et avoirs à établir
Montant TTC
inclus dans les postes suivants du bilan

Emprunts obligataires convertibles

Autres emprunts obligataires

Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit

Emprunts et dettes financières divers

Dettes fournisseurs et comptes rattachés

Dettes fiscales et sociales

Dettes sur immobilisations et comptes rattachés

Autres dettes (dont avoirs à établir : xxx €)

Total 0

IX. Charges et produits constatés d’avance

Charges Produits

Charges / Produits d’exploitation

Charges / Produits financiers

Charges / Produits exceptionnels

Total 0 0
24 | Les documents de synthèse de l’entreprise

X. Éléments relevant de plusieurs postes du bilan

Montant concernant les entreprises Montant


dettes et créances
représentées
Avec lesquelles par des effets
Liées la société a un lien de commerce
de participation
Capital souscrit non appelé
Avances et acomptes sur immobilisations incorporelles
Avances et acomptes sur immobilisations corporelles

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Participations
Créances rattachées à des participations
Prêts
Autres titres immobilisés
Autres immobilisations financières
Avances et acomptes versés sur commandes
Créances clients et comptes rattachés
Autres créances
Capital souscrit et appelé non versé
Valeurs mobilières de placement
Disponibilités
Emprunts obligataires convertibles
Autres emprunts obligataires
Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
Emprunts et dettes financières divers
Avances et acomptes reçus sur commandes en cours
Dettes fournisseurs et comptes rattachés
Dettes fiscales et sociales
Dettes sur immobilisations et comptes rattachés
Autres dettes
Produits de participation
Autres produits financiers
Charges financières

XI. Fonds commercial


Désignation Montant

Droit au bail
Fonds de commerce
Autres fonds de commerce
Mali de confusion
Mali technique

XII. Composition du capital social


Nombre Valeur nominale

Actions / parts sociales composant le capital social au début de l’exercice


Actions / parts sociales émises pendant l’exercice
Actions / parts sociales remboursées pendant l’exercice

Actions / parts sociales composant le capital social en fin d’exercice


Annexe des comptes annuels | 25

XIII. Ventilation du chiffre d’affaires net


Répartition par secteur d’activité Montant Répartition par marché géographique Montant

Ventes de marchandises France

Ventes de produits finis Hors France

Prestations de services

Total 0 Total 0

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
XIV. Ventilation de l’impôt sur les bénéfices
Résultat
Impôts
avant impôts
Résultat courant

Résultat exceptionnel

Participation salariés

Résultat comptable 0 0

XV. État des engagements


Engagements donnés Montant Engagements reçus Montant

Effets escomptés non échus Caution pour emprunt

Engagements en matière de pensions

Caution pour crédit-bail

Total 0 Total 0

XVI. Dettes garanties par des sûretés réelles


Montant garanti

Emprunts garantis par des nantissements de fonds de commerce

Emprunts garantis par des nantissements camions

Total 0

XVII. Accroissements et allègements de la dette future d’impôts


Nature des différences temporaires Montant

Accroissements
Amortissements dérogatoires
Total 0

Accroissements de la dette future d’impôts

Allègements
Provisions non déductibles l'année de comptabilisation
ORGANIC
Total 0

Allègements de la dette future d’impôts

Amortissements réputés différés


Déficits reportables
Moins-values à long terme
Total 0
26 | Les documents de synthèse de l’entreprise

XVIII. Rémunérations des dirigeants


La rémunération des organes de direction n’est pas communiquée, car cela con-
duirait indirectement à donner une rémunération individuelle.

XIX. Effectif moyen

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Personnel salarié

Cadres

Employés et ouvriers

Total 0

XX. Tableau des filiales et participations


Quote-part du capital

Dividendes encaissés
consenties par la Sté

par la Sté dans l’ex.


Résultat du dernier
Réserves et report

des titres détenus

des titres détenus

CA HT du dernier
donnés par la Sté
Cautions et avals
et participations

Prêts et avances
Capital social

exercice clos

exercice clos
détenu en %

Valeur brute

Valeur nette
à nouveau
Filiales

A. Renseignements détaillés concernant les filiales et participations

Filiales (plus de 50 % du capital détenu)

Participations (10 à 50 % du capital détenu)

B. Renseignements globaux concernant les autres filiales et participations

Filiales non reprises en A


a. Françaises
b. Étrangères
Participations non reprises en A
a. Françaises
b. Étrangères

NB. Pour les sociétés commerciales, une présentation simplifiée de l’annexe peut être
adoptée lorsque, à la clôture de l’exercice, les seuils ne sont pas dépassés pour deux
des trois critères suivants.
Comptes Montant
2 critères sur 3 Méthode
de la société des seuils
Total du bilan ≤ 4 000 000 € Simplifiée Base
Chiffre d’affaires ≤ 8 000 000 €
Nombre de salariés ≤ 50

Si deux des trois critères sont dépassés, l’annexe de base est adoptée. Par ail-
leurs, l’annexe de base est obligatoire pour les sociétés cotées.
Rapport de gestion | 27

4. Le rapport de gestion

Le rapport de gestion est un document obligatoire qui a pour objectif la com-


munication aux tiers d’un certain nombre d’informations économiques, juridi-
ques, sociales et environnementales de l’entreprise.

L’étendue de l’information qui est communiquée dépend de la taille de l’entre-


prise et du fait qu’elle soit cotée ou non.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Ce document de synthèse est donc pour le lecteur une source d’information
complémentaire lui permettant d’affiner son analyse critique de l’entreprise.

A. Le cadre légal
Le rapport de gestion est le document qui permet aux mandataires sociaux de
rendre compte de leur gestion et de communiquer aux actionnaires toutes les
informations significatives concernant l’entreprise ou son marché, ainsi que les
perspectives d’évolution.
Le rapport de gestion doit être établi pour toute société commerciale et toute
personne morale de droit privé non commerçante exerçant une activité écono-
mique.
Il doit être communiqué, dans un premier temps, au commissaire aux comptes
de la société, lorsqu’il y en a un, au moins un mois avant la convocation de
l’Assemblée générale d’approbation des comptes. Ce dernier vérifie la sincérité
et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le
rapport de gestion sur la situation financière et les comptes annuels.
Dans le cadre de ces diligences appelées "vérifications spécifiques" et qui sont
prévues par la Norme d’exercice professionnel (NEP-700), le commissaire aux
comptes peut être éventuellement amené, si nécessaire, à former une observa-
tion dans la troisième partie de son rapport sur les comptes annuels.
Dans les sociétés anonymes à directoire et conseil de surveillance, le directoire
doit communiquer son rapport de gestion dans les 3 mois de la date de clôture.
Dans les SARL et SA, le rapport de gestion doit être, pour les premières, envoyé
aux associés et pour les secondes, mis à disposition des actionnaires, au moins
15 jours avant la date de l’Assemblée générale d’approbation des comptes.
Dans les SAS, ce sont les statuts qui définissent les modalités de communica-
tion aux associés.
Par ailleurs, le rapport de gestion est également communiqué au Comité d’en-
treprise, lorsqu’il y en a un, avant l’Assemblée générale pour observation.
Enfin, le rapport de gestion n’est plus déposé au greffe du Tribunal de com-
merce dans le mois qui suit l’Assemblée générale d’approbation des comptes
depuis la loi de simplification du droit.
28 | Les documents de synthèse de l’entreprise

Nous notons que sont dispensées de l’obligation d’établir un rapport de gestion,


les SARL et SAS dont l’associé unique, personne physique, assume personnel-
lement la gérance ou la présidence, et qui ne dépassent pas deux des trois
seuils suivants :
- Total du bilan ≤ 1 000 K€
- Chiffre d’affaires ≤ 2 000 K€
- Effectif ≤ 20 salariés
Enfin, l’absence de rapport de gestion peut entraîner la nullité de l’Assemblée

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
générale.
Le fait de ne pas mentionner dans le rapport de gestion l’activité et les résultats
de l’ensemble de la société et de ses filiales, ainsi que les prises de participation
significatives est sanctionné d’un emprisonnement de 2 ans et de 9 000 € d’a-
mende ou de l’une des deux peines seulement.

B. Le contenu du rapport de gestion


Le rapport de gestion doit présenter :
- l’activité, les résultats et la situation financière de la société et de ses filiales,
- des informations sur les perspectives d’avenir,
- des informations sur les dirigeants et les mandats sociaux,
- des informations sur les changements de méthodes,
- des informations sur les évènements postérieurs à la clôture.

a. Situation de la société et de ses filiales


Le rapport de gestion fait un exposé de la situation de la société et de ses fi-
liales durant l’exercice écoulé.
Il comporte une analyse de l’évolution des affaires, des résultats, de la situation
financière et de la situation d’endettement.
Très généralement, ces éléments sont présentés avec un comparatif des don-
nées N-1, ce qui permet de mettre en évidence les principales évolutions.
- Exposé sur l’activité
La société doit faire référence à l’évolution de la conjoncture et faire ressortir
les incidences sur l’activité de la société.
Il est opportun de décrire les principales évolutions de l’activité de la société
et de mettre en évidence les progrès constatés ou les difficultés rencontrées
au cours de l’exercice écoulé.
La société doit indiquer tous les faits significatifs de l’exercice permettant de
comprendre l’activité, comme par exemple :
⋅ les investissements significatifs,
⋅ les recrutements ou licenciements significatifs,
⋅ le démarrage ou l’arrêt d’une activité,
⋅ les principales composantes d’une réorganisation,
⋅ les principales prises de participation,
⋅ la signature d’accords commerciaux.
Rapport de gestion | 29

- Exposé sur les résultats de la société


La société doit mettre en évidence les résultats les plus significatifs de la so-
ciété et de ses filiales, en comparatif N / N-1, et notamment :
⋅ le chiffre d’affaires global et si possible détaillé par secteur d’activité et par
zone géographique,
⋅ le résultat d’exploitation, le résultat courant et le résultat net,
⋅ la capacité d’autofinancement,
⋅ le montant des investissements réalisés.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
- Exposé sur la situation financière
Le rapport de gestion doit donner une analyse objective et exhaustive de la
situation financière de la société, et notamment de sa situation d’endette-
ment. Les ratios suivants peuvent être alors présentés en comparatif N / N-1 :
⋅ endettement / capitaux propres,
⋅ endettement / chiffre d’affaires,
⋅ coût moyen de l’endettement.

b. Évolutions prévisibles
La société doit exposer ces prévisions à un horizon de 12 mois. Cette informa-
tion n’est pas nécessairement chiffrée, mais peut être qualitative et indiquer, no-
tamment, les orientations et axes de travail.
Cette information peut concerner l’évolution du marché, de la concurrence, faire
état du carnet de commandes, de la marge attendue, des investissements bud-
gétés, …

c. Évènements postérieurs à la clôture


Au même titre que l’annexe, le rapport de gestion doit indiquer les évènements
importants survenus entre la date de clôture de l’exercice et la date d’établis-
sement de ce rapport.
Trois catégories d’évènements postérieurs à la clôture peuvent se rencontrer :
- Évènements ayant un lien direct et prépondérant avec une situation existant
à la clôture.
Cela peut être le cas par exemple d’un immeuble cédé après la clôture avec
une forte moins-value, un produit existant en stock et interdit à la vente après
la clôture, un jugement sur une affaire en cours à la clôture.
- Évènements sans lien direct et prépondérant avec une situation existant à la
clôture.
Cela pourrait être le cas par exemple d’un incendie, d’un litige significatif
dont la cause est postérieure à la date de clôture, de la notification d’un con-
trôle fiscal.
- Évènements remettant en cause la continuité d’exploitation.
La continuité d’exploitation de l’entreprise peut en effet être menacée suite au
dépôt de bilan d’un client significatif, à la perte d’un client prépondérant dans
l’activité, la remise en cause par les banques des lignes de découvert, …
L’Europe a adopté une nouvelle directive comptable le 26/06/2013 qui prévoit
notamment que les évènements post clôture ne seront plus à faire figurer dans
le rapport de gestion, mais seront indiqués uniquement en annexe des comptes.
30 | Les documents de synthèse de l’entreprise

d. Information sur les risques


Le rapport de gestion doit décrire les principaux risques et incertitudes aux-
quels la société est confrontée. Il doit préciser, si nécessaire, l’utilisation d’ins-
truments financiers (politique de couverture).
Les principaux risques qui doivent être décrits sont les suivants :
- risques juridiques (litiges importants, protection des brevets, …),
- risques industriels,

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
- risques environnementaux,
- risques de marché (taux, change, matières, …),
- risques de liquidité.
La couverture des principales assurances doit être précisée pour les catégories
de risques énumérées ci-dessus.

e. Activité en matière de recherche et développement


Le rapport de gestion, tout en ne divulguant pas d’informations stratégiques et
confidentielles, doit présenter les activités de la société en matière de recherche
et développement. Il doit notamment indiquer le montant global des dépenses
engagées, les axes de recherche, les moyens humains existants et les princi-
paux résultats (dépôt de brevets).

f. Informations relatives aux mandats sociaux


- Rémunérations et avantages
Le rapport de gestion indique la rémunération et les avantages de toute na-
ture qui ont été versés aux mandataires sociaux par la société et par les so-
ciétés qu’elle contrôle. Cette information concerne uniquement les sociétés
cotées sur un marché réglementé.
Il est à préciser que la rémunération visée comprend toute attribution de ti-
tres de capital (stocks options, actions gratuites, …).
Le rapport de gestion indique également tous les engagements pris par la so-
ciété au bénéfice de ses mandataires sociaux qui peuvent entraîner, au mo-
ment de leur arrivée ou de leur départ de l’entreprise, le versement d’une ré-
munération, d’une indemnité ou autre avantage.
Il est précisé que ces engagements constituent par ailleurs des conventions
réglementées.
- Liste des mandats exercés
Le rapport de gestion présente la liste de l’ensemble des mandats exercés dans
toute société par chaque mandataire social.
Cette information concerne les mandats exercés dans toute forme de société
(y compris les SCI), mais n’est pas à donner par les SAS.
- Actions gratuites et stocks options
Dans le cas d’actions gratuites attribuées ou d’existence d’un plan de stocks
options, un certain nombre d’informations doivent être données dans le rap-
port de gestion.
Rapport de gestion | 31

- Information sur les titres de la société


Pour les sociétés cotées, il doit être fait mention dans le rapport de gestion de
l’identité des personnes physiques ou morales détenant directement ou indi-
rectement plus de 5 %, 10 %, 15 %, 20 %, 25 %, 33 1/3 %, … du capital ou
des droits de vote, ainsi que les modifications intervenues au cours de l’exer-
cice.
Une information particulière doit également être donnée dans le rapport de
gestion, lorsque la société détient ses propres actions, que ce soit dans le cas

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
d’une attribution aux salariés d’actions gratuites, et, ou, d’options de sous-
cription d’actions.
Enfin, à l’exception des SAS, toutes les sociétés doivent faire état dans le
rapport de gestion de la participation des salariés au capital de la société à la
clôture de l’exercice.
- Prises de participations et prises de contrôle
Le rapport de gestion doit mentionner toute prise de participation dans une
société française représentant plus de 5 %, 10 %, 20 %, 33 1/3 %, 50 % ou
66,67 % du capital de cette dernière.
Il doit alors indiquer le nom de la société, son adresse, sa forme et son objet,
le nombre de titres détenus et la valeur d’acquisition.

g. Autres informations
Les informations suivantes doivent également figurer dans le rapport de gestion.
- Informations sur les charges non déductibles fiscalement : il s’agit des dépen-
ses somptuaires (art. 39-4 du CGI), et des réintégrations de frais généraux
suite à redressement fiscal.
- Proposition d’affectation du résultat.
- Informations sur les dividendes : le rapport de gestion doit mentionner le
montant des dividendes qui ont été mis en distribution au titre des trois exer-
cices précédents, ainsi que le montant des dividendes éligibles à l’abattement
de 40 % et ceux non éligibles.
- Informations sur la nomination ou le renouvellement du ou des commissaires
aux comptes.
- Décomposition du solde des dettes fournisseurs.
- Informations sociales et environnementales (pour certaines sociétés).
- Tableau des 5 derniers exercices.
32 | Les documents de synthèse de l’entreprise

C. Exemple de rapport de gestion


À titre illustratif, nous présentons ci-après un exemple de rapport de gestion
des comptes sociaux d’une société.

Société xxx
Société par Actions Simplifiée
au capital de x xxx xxx €
Siège social

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Code postal Ville
xxx xxx xxx RCS

Rapport de gestion du Président


À l’Assemblée Générale Ordinaire Annuelle du xx/xx/2018

Chers associés,
Conformément à la loi et aux statuts de notre Société, je vous ai réunis en As-
semblée générale ordinaire annuelle afin de vous rendre compte de la situation
et de l'activité de notre Société durant l'exercice clos le 31/12/2017 et de sou-
mettre à votre approbation les comptes annuels dudit exercice.
Je vous donnerai toutes précisions et tous renseignements complémentaires
concernant les pièces et renseignements prévus par la réglementation en vigueur
et qui ont été tenus à votre disposition dans les délais légaux.
Il vous sera ensuite donné lecture des rapports des commissaires aux comptes.

Activité de la Société

Situation et évolution de l’activité de la Société au cours de l’exercice


Le chiffre d’affaires augmente par rapport à l’exercice précédent et passe de
x K€ à x K€.
Le résultat d’exploitation ressort à x % du chiffre d’affaires, soit x K€ au
31/12/2017 contre x K€ en 2016.
Le résultat net ressort à x K€ au 31/12/2017 contre x K€ en 2016.
L’endettement financier de la société est de x K€ pour des capitaux propres de
x K€.
La trésorerie nette ressort au 31/12/2017 à + x K€ contre x K€ au 31/12/2016.
À périmètre constant entre les 2 exercices, le chiffre d’affaires enregistre une
relative stabilité.

Événements importants survenus depuis la clôture de l’exercice


Depuis le 31/12/2017, date de clôture de l'exercice, la survenance d'aucun évé-
nement important n'est à signaler.

Activités en matière de recherche et de développement


Je vous informe que la Société n'a effectué aucune activité de recherche et de
développement au cours de l'exercice écoulé.
Rapport de gestion | 33

Évolution prévisible et perspectives d’avenir


La Société prévoit la poursuite lente de la reprise de l’activité. Elle se projette
sur un niveau d’activité et de marge stable entre 2017 et 2018, ce qui devrait
permettre un maintien du niveau de résultat d’exploitation actuel.
En outre, la Société continue d’être vigilante sur la maîtrise des dépenses et des
en-cours clients.

Informations sur les délais de paiement des fournisseurs

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Conformément aux articles L. 441-6-1 et D. 441-4 du Code de commerce, je
vous informe qu'à la clôture des deux derniers exercices clos, le solde des det-
tes à l'égard des fournisseurs se décompose, par date d'échéance, comme suit.
Solde des dettes fournisseurs
Échéance Exercice clos Exercice clos
(en jours) le 31/12/2016 le 31/12/2017
Moins de 30 jours xxx € xxx €
De 30 à 60 jours xxx € xxx €
De 60 à 90 jours xxx € xxx €
Plus de 120 jours xxx € xxx €
Totaux xxx € xxx €

Participation des salariés au capital


Je vous indique que la participation des salariés au capital social au dernier
jour de l'exercice, soit le 31/12/2017, était inexistante.

Filiales et participations

Activité des filiales et participations


Vous trouverez dans le tableau annexé à notre bilan des informations relatives
à l'activité et aux résultats des filiales de notre Société et des sociétés qu'elle
contrôle. Je complète ces informations par les éléments suivants.
Société xx
Le chiffre d’affaires de l’exercice est en diminution de x %. Il atteint x K€ au
31/12/2017 contre x K€ en 2016.
Le résultat d’exploitation ressort à x % du chiffre d’affaires, soit x K€ au
31/12/2017 contre x K€ en 2016.
De ce fait, le résultat net passe de x K€ au 31/12/2016 à x K€ au 31/12/2017.
La société n’a plus d’endettement financier pour des capitaux propres de x K€.
Cette société est détenue à 90 %.

Résultats - Affectation

Examen des comptes et résultats


Je vais vous présenter en détail les comptes annuels que je soumets à votre
approbation et qui ont été établis conformément aux règles de présentation et
aux méthodes d'évaluation prévues par la réglementation en vigueur.
Un rappel des comptes de l'exercice précédent est fourni à titre comparatif.
Au cours de l'exercice clos le 31/12/2017, le chiffre d’affaires s'est élevé à x €
contre x € lors de l'exercice précédent.
34 | Les documents de synthèse de l’entreprise

Le montant des traitements et salaires s'élève à x € contre x € lors de l'exercice


précédent.
Le montant des cotisations sociales et avantages sociaux s'élève à x € contre
x € pour l'exercice précédent.
L'effectif salarié moyen à la clôture de l'exercice s'élève à x personnes contre
x personnes à la clôture de l'exercice précédent.
Les charges d'exploitation se sont élevées à x € contre x € pour l'exercice précé-
dent.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Le résultat d’exploitation ressort pour l'exercice à x € contre x € lors de
l'exercice précédent.
Compte tenu d'un résultat financier de x € (x € pour l'exercice précédent), le
résultat courant avant impôts ressort pour l'exercice à x € contre x € pour
l'exercice précédent.
Après prise en compte
- du résultat exceptionnel de x €,
- d'un impôt sur les sociétés de x € contre x € pour l'exercice précédent,
le compte de résultat de l'exercice se solde par un bénéfice de x € contre un
bénéfice de x € au titre de l'exercice précédent.

Proposition d'affectation du résultat


Je vous propose de bien vouloir approuver les comptes annuels (bilan, compte
de résultat et annexe), tels qu'ils vous sont présentés, et qui font apparaître un
bénéfice de x €.
Je vous propose également de bien vouloir approuver l'affectation du bénéfice
de l'exercice de la manière suivante.
Bénéfice de l’exercice x€
À la réserve légale 5 % dudit bénéfice x€
À titre de dividendes x€
Soit x € par action
Le solde en totalité au poste "Autres réserves" qui s'élèverait ainsi à x€
Il est précisé que le montant des revenus distribués au titre de l'exercice clos le
31/12/2017 éligibles à l'abattement de 40 % s'élève à x €, soit la totalité des
dividendes mis en distribution.
Je vous informe qu’à compter de 2018, les revenus distribués sont imposables
avant abattement au prélèvement forfaitaire unique de 12,80 % ou sur option,
après abattement de 40 % au barème progressif de l'impôt sur le revenu et que,
conformément aux dispositions de l'article 117 quater modifié du Code général
des impôts, sont soumis à un prélèvement forfaitaire obligatoire de 12,80 %,
non libératoire et imputable ultérieurement sur le prélèvement forfaitaire uni-
que ou sur l'impôt sur le revenu.
Je vous informe, en outre, que, conformément aux dispositions de l'article
L. 136-7 du Code de la sécurité sociale, les prélèvements sociaux sur les divi-
dendes, imposés au barème progressif de l'impôt sur le revenu, qu'ils soient
éligibles ou non à l'abattement de 40 %, sont retenus à la source par l'éta-
blissement payeur, lorsque ce dernier est établi en France. Ils sont versés au
Trésor dans les 15 premiers jours du mois suivant celui du paiement des divi-
dendes.
Le dividende sera mis en paiement au siège social à compter du xx/06/2018.
Rapport de gestion | 35

Distributions antérieures de dividendes


Afin de nous conformer aux dispositions de l'article 243 bis du Code général
des impôts, je vous rappelle que les dividendes distribués au titre des 3 der-
niers exercices ont été les suivants.
Exercice clos le 31/12/2014 : néant.
Exercice clos le 31/12/2015 : néant.
Exercice clos le 31/12/2016 : néant.

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
Dépenses non déductibles fiscalement
Conformément aux dispositions de l'article 223 quater du Code général des im-
pôts, nous vous demandons enfin d'approuver les dépenses et charges visées à
l'article 39-4 dudit code, qui s'élèvent à un montant global de x € et qui ont
donné lieu à une imposition de x €.
Tableau des résultats
Au présent rapport est annexé, conformément aux dispositions de l'article R.
225-102 du Code de commerce, le tableau faisant apparaître les résultats de la
Société au cours de chacun des 5 derniers exercices.
Observations du comité d’entreprise
En application des dispositions de l'article L. 2323-8 du Code du travail, le co-
mité d'entreprise n’a formulé aucune observation sur la situation économique
et sociale de la Société.

Conventions réglementées
Je vous demande, conformément à l'article L. 227-10 du Code de commerce,
d'approuver les conventions visées à ce même article et conclues au cours de
l'exercice écoulé.
Vos commissaires aux comptes ont été dûment avisés de ces conventions qu'ils
ont décrites dans leur rapport spécial.

Administration et contrôle de la Société


Je vous précise qu'aucun mandat de dirigeant ou de commissaire aux comptes
n'est arrivé à expiration.

En conclusion, je souhaite que ces diverses propositions emportent votre ap-


probation et que vous vouliez bien donner à votre Président quitus de sa ges-
tion pour l'exercice social sur les comptes duquel vous avez à vous prononcer.
Je vous invite, après la lecture des rapports présentés par vos commissaires
aux comptes, à adopter les résolutions que je soumets à votre vote.

Fait à xxx
Le xx/xx/2018

Le Président
36 | Les documents de synthèse de l’entreprise

5. Les rapports du commissaire aux comptes

Préambule "Bon à savoir"

Quand l’entreprise a-t-elle l’obligation de certifier ses comptes ?


Les sociétés suivantes sont obligées de faire certifier leurs comptes.
- Les SA (société anonyme) et SCA (société en commandite par actions.
- Les SAS (société par action simplifiée) qui contrôlent ou sont contrôlées par une ou

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
plusieurs sociétés, sans condition de seuils ou lorsque 2 des 3 seuils suivants sont
dépassés à la clôture de l’exercice social :
Bilan : 1 M€ CA HT : 2 M€ Effectif : 20 salariés
- Les autres sociétés commerciales réunissant 2 des 3 critères suivants :
Bilan : 1,55 M€ CA HT : 3,1 M€ Effectif : 50 salariés

Quel est l’intérêt de la certification sur une base volontaire ?


Certifier l’information comptable et financière de l’entreprise accroît la crédibilité de
celle-ci et sécurise tant les actionnaires que les tiers : clients, fournisseurs, financiers, …
Certifier ses comptes présentera donc un atout important pour le développement d’une
entreprise, favorisant par exemple l’accès au crédit ou à la confiance des investisseurs.
Olivier Arthaud - Le Progrès de Lyon 09/02/2016

A. Le rôle du commissaire aux comptes dans l’économie


En validant la sincérité des comptes des entreprises, le commissaire aux comp-
tes est le garant de la confiance nécessaire au système économique.
La certification des comptes concerne tous les acteurs du monde économique
qui sont en relation avec l’entreprise auditée. Il peut s’agir des investisseurs,
des clients, des banques, des fournisseurs, des organismes sociaux, de l’État,
des salariés, …
Lorsque la sincérité des comptes est mise en doute par une absence de con-
trôle, c’est l’ensemble de l’économie de marché qui est affecté et la croissance
impactée.
Quand le commissaire aux comptes émet une opinion sur la sincérité des comp-
tes, il engage sa propre responsabilité au service de l’intérêt général.
De nos jours, l’accès aux états financiers des entreprises est facilité par l’obli-
gation de dépôts des comptes au greffe du Tribunal de commerce et internet. La
finalité de la mission du commissaire aux comptes est de contribuer à la fia-
bilité de cette information financière devenue un support de l’économie.
En certifiant la sincérité des comptes des entreprises, la profession contribue à
entretenir la confiance dans le système économique et favorise la croissance.

a. Sans confiance, pas de croissance


La certification des comptes bénéficie à l’ensemble des parties prenantes de
l’entreprise et au monde économique en général. Elle permet ainsi aux investis-
seurs, fournisseurs, clients, banques, administrations, salariés, … de se faire
une opinion sur la situation réelle d’une entreprise. À ce titre, la comptabilité
figure parmi les quelques infrastructures vitales de l’économie de marché. Dès
lors que la pertinence des comptes est mise en doute, c’est l’ensemble du sys-
tème qui se grippe. Les parties prenantes se détournent et la croissance éco-
nomique s’affaiblit.
Rapports du commissaire aux comptes | 37

b. Une mission d’intérêt public


Quand le commissaire aux comptes émet et justifie une opinion sur la régula-
rité et la sincérité des comptes, il exerce sa responsabilité et son jugement au
service de l’ensemble des parties prenantes. Ses travaux portent également sur
l’analyse de l’information financière et sa sincérité. Il informe enfin sur certaines
transactions intervenues entre la société et ses actionnaires ou administra-
teurs. Pour l’aider dans sa mission, la loi prévoit qu’il peut assister à toutes les
réunions du conseil d’administration où sont examinés les comptes, ainsi qu’à

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
toutes les assemblées d’actionnaires. Dans certains cas, il s’exprime devant le
comité d’entreprise. L’entreprise gagne ainsi en fiabilité et productivité.

c. Crédibiliser l’information financière


Aujourd’hui, l’accès aux états financiers des entreprises, notamment via les
médias électroniques est souvent l’unique moyen pour l’ensemble des parties
prenantes de se forger une opinion sur la situation réelle de l’entreprise. La
finalité de la mission du commissaire aux comptes est de contribuer à la fiabi-
lité de cette information financière, aujourd’hui dense et complexe. L’exactitude
de ses données est primordiale et confirme le lien de confiance fort que la pro-
fession crée entre les différents partenaires de l’économie.
Le commissaire aux comptes ne peut pas conseiller l’entreprise qu’il audite. Il
ne peut pas s’immiscer dans la gestion. En revanche, il dialogue avec le chef
d’entreprise sur les risques éventuels, sur les choix comptables, sur les consé-
quences des investissements prévus ou réalisés, et sur l’organisation du con-
trôle interne.
La mission s’accompagne d’une forte dimension pédagogique, car le commis-
saire aux comptes aide le dirigeant à prendre conscience de ses responsabilités
en matière financière, juridique, sociale, environnementale.

B. Les missions du commissaire aux comptes


Les missions du commissaire aux comptes reposent sur une obligation légale
qui est de garantir la fiabilité de l’information financière et comptable produite
par les entreprises. Plus généralement, le commissaire aux comptes concourt à
la sécurité des relations commerciales, financières et boursières.
Ces missions sont :
- l’expression d’une opinion sur la régularité et la sincérité des comptes an-
nuels et consolidés,
- la vérification de la sincérité et de la concordance avec les comptes annuels
des informations financières,
- la prévention des difficultés de l’entreprise dans le cas de la procédure d’a-
lerte,
- la révélation au Procureur de la République des faits délictueux dont il a eu
connaissance.
Pour former son opinion sur les comptes, le commissaire aux comptes procède
à un audit en appliquant les normes d’exercice professionnel homologuées par
le Garde des Sceaux.
Les contrôles qu’il réalise sont faits par sondages, en fonction de son appré-
ciation des systèmes comptables de l’entreprise.
Le commissaire aux comptes a une obligation de moyens et non de résultat.
38 | Les documents de synthèse de l’entreprise

Il n’a donc pas à contrôler toutes les opérations de l’entreprise ni à rechercher


de manière exhaustive les erreurs et irrégularités existantes dans les comptes.
Son objectif est d’obtenir l’assurance raisonnable qu’aucune anomalie signifi-
cative ne figure dans les comptes.
La mission du commissaire aux comptes s’exerce tout au long de l’exercice et
repose sur une démarche prévoyant des contrôles précis à différentes périodes
(mission intérimaire sur le contrôle interne, assistance à l’inventaire physique, …).

international.scholarvox.com:CESAG:470491741:88861861:196.13.207.139:1560792272
a. La certification des comptes
Le commissaire aux comptes rend compte de sa mission générale dans un rap-
port, dans lequel il exprime et justifie son opinion sur la régularité et la sincé-
rité des comptes et l’image fidèle qu’ils donnent de la situation de l’entreprise.
L’opinion donnée dans la première partie du rapport peut être :
- la certification sans réserves de la régularité, de la sincérité et de l’image
fidèle,
- la certification avec réserves dont les causes sont indiquées,
- le refus de certification avec également indication des motifs.
Dans la deuxième partie de ce rapport, le commissaire aux comptes justifie de
son appréciation sur les éléments significatifs des comptes pris dans leur en-
semble en se reportant à l’annexe. Par exemple, dans une société holding, il jus-
tifiera de son appréciation sur la valorisation des titres de dépréciations détenus
à l’actif du bilan et leur éventuelle absence de dépréciation. Pour une société de
négoce, il justifiera de son appréciation de la valorisation des stocks, …
La loi demande également au commissaire aux comptes d’effectuer certaines
vérifications spécifiques. Il s’assure notamment du respect de l’égalité entre les
actionnaires. Il vérifie la sincérité des informations comptables et financières
adressées aux actionnaires, notamment à travers le rapport de gestion.

b. La prévention avec le devoir d’alerte


Si le commissaire aux comptes constate l’existence de faits de nature à com-
promettre la poursuite de l’exploitation, il doit en informer le dirigeant puis, le
cas échéant, le Conseil d’administration. Si des mesures efficaces ne sont pas
décidées pour améliorer la situation, il doit informer de ses diligences le pré-
sident du Tribunal de commerce.
Cette procédure qui peut aller jusqu’à la communication d’un rapport spécial à
l’Assemblée générale, s’inscrit dans le cadre de la prévention des difficultés des
entreprises. La procédure d’alerte a des phases successives et peut être inter-
rompue par le commissaire aux comptes lorsqu’il estime que des actions cor-
rectives ont été prises ou des solutions trouvées. Elle s’interrompt également
lorsqu’une procédure de conciliation ou de sauvegarde a été engagée par le diri-
geant.

c. La détection des fraudes


Le commissaire aux comptes a l’obligation de révéler au Procureur de la Répu-
blique tout fait délictueux dans l’entreprise auditée et dont il aurait connais-
sance.
Il peut s’agir d’un compte courant débiteur du dirigeant, d’un abus de bien
social… Sa responsabilité pénale étant engagée, le commissaire aux comptes
est de fait très vigilant sur tout risque de fraude pouvant exister dans l’entre-
prise contrôlée.