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SUPPORT DE COURS

INITIATION A MERISE
Cours merise

Sommaire
Chapitre 1 : Les systèmes d’information ........................................................................................... 3
I. Notion de système ..................................................................................................................... 3
II. Système automatisé d’information ........................................................................................... 3
II.1 Mémorisation ..................................................................................................................... 4
II.2 Traitement automatique ...................................................................................................... 4
II.3 La saisie.............................................................................................................................. 5
II.3 L’accès ............................................................................................................................... 5
III. Les trois niveaux d’abstraction ............................................................................................... 5
IV. Les étapes de merise ............................................................................................................... 6
V. Cycles de merise ...................................................................................................................... 7
Chapitre 2 : Le modèle conceptuel des traitements ........................................................................... 8
I. concepts de base ........................................................................................................................ 8
I.1 L’entité ................................................................................................................................ 8
I.2 L’association........................................................................................................................ 9
I.3 La propriété ......................................................................................................................... 9
II. Représentation schématique ..................................................................................................... 9
III. les cardinalités....................................................................................................................... 10
IV. Les dépendances fonctionnelles (DF) ................................................................................... 11
IV.1 Dépendances fonctionnelles élémentaires ....................................................................... 11
IV.2 Dépendance fonctionnelle directe ................................................................................... 12
IV.3 Clé de l’entité.................................................................................................................. 12
V. Règles de normalisation ......................................................................................................... 12
VI. Construction du MCD ........................................................................................................... 14
VI.1 Recueil des informations................................................................................................. 14
VI.2 Construction du dictionnaire des données ...................................................................... 15
VI.3 Epuration du dictionnaire ............................................................................................... 16
VI.4 Graphe des dépendances fonctionnelles ......................................................................... 16
VI.5 Elaboration du MCD ...................................................................................................... 16
Chapitre 3 : Modèle conceptuel de traitement ............................................................................... 19
I. Modèle conceptuel de communication (MCC) ........................................................................ 19
II. Concepts de base des MCT .................................................................................................... 20
II.1. L’événement .................................................................................................................... 20
II.2. L’opération ...................................................................................................................... 20
III. Construction du MCT ........................................................................................................... 21
III.1. Règles de gestion ........................................................................................................... 21
III.2. Détermination des événements à prendre en compte ..................................................... 22
Chapitre 4 : Modèle Organisationnel des traitements ..................................................................... 28
I. Modèle organisationnel des traitements (MOT) ...................................................................... 28
II. Modèle Logique des données ( MLD )................................................................................... 29
Schéma de conversion du MCD en MLD. .............................................................................. 29
Chapitre 5 : Formalisation opérationnelle ....................................................................................... 32
I. Modèle Opérationnel des traitements ( MOPT ) ..................................................................... 32
Modèle Physique des données ( MPD ) ...................................................................................... 33

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Chapitre 1 : Les systèmes d’information

I. Notion de système

Un système est un ensemble d’éléments rassemblés pour réaliser un même objectif : produire
des sorties par transformation d’un ensemble d’entrées. Une entreprise par exemple est un système
(composé d’Hommes, de matériel, de méthodes ... etc. ) qui transforme de la matière première en
produits finis.

Un système peut être représenté par le schéma suivant :

Entrées Système Sorties

Figure 1 : Système

Une organisation est composée de trois systèmes : le système opérant qui constitue la machine
proprement dite de production et de transformation des entrées en produits finis, le système de
pilotage appelé aussi système de gestion qui pilote l’organisation et constitue son cerveau pensant et
enfin le système d’information.

Le système d’information est la mémoire de l’organisation : il est responsable de la collecte, la


mémorisation, le traitement et la diffusion de l’information. Il transmet au système de pilotage
l’information nécessaire à la prise de décision.

Système de
pilotage

Système
d’information

Système
Entrées Sorties
opérant

Figure 2 : Les trois systèmes d’une organisation

II. Système automatisé d’information

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Un système d’information peut être manuel ou automatisé. Lorsque le traitement de


l’information se fait par l’Homme, on dit que le système d’information est manuel. Quand le
traitement est réalisé par ordinateur, on parle de système d’information automatisé ou informatisé.

Un système d’information automatisé remplit les fonctions suivantes :

* Fonction de communication : permet au système de saisir les données en entrées et


produire des résultats en sortie.

* Fonction de traitement : regroupe toutes les opérations de transformation qui


s’appliquent aux données pour l’aboutissement aux résultats.

* Fonction mémorisation : stockage des programmes et des données sur support


d’information.

Ces fonctions sont réalisées grâce aux différents constituants d’un système d’information qui
sont : les ordinateurs et toute autre machine de traitement de l’information, les logiciels, le personnel,
les méthodes ... etc.

II.1 Mémorisation
L’information saisie a besoin d’être enregistrée sur un support d’information pour permettre sa
réutilisation. Il est même nécessaire dans beaucoup de cas de stocker l’information avant de la traiter.
La mémorisation permet de stocker les programmes, les structures des données et les données elles
mêmes sur mémoires externes, telle que disque, disquette, bande magnétique ou autre.

II.2 Traitement automatique


Une fois saisie, l’information peut être traitée pour produire des résultats directement ou
indirectement exploitables par les utilisateurs. Le traitement regroupe le contrôle, la mise à jour, la
recherche et le calcul.

Le contrôle validité les données par élimination des erreurs de saisie.

La mise à jour des données permanentes constitue l’un des traitements automatique les plus
courants en informatique elle englobe les opérations d’ajout d’un nouvel enregistrement, de
suppression d’un enregistrement existant ou de modification d’un enregistrement qui existe déjà.

L’accès à l’information est facilité par les opérations de recherche. Elle permettent de
positionner et de retrouver une information préalablement enregistrée sur support magnétique ou tout
autre support d’information.

Enfin le calcul est au coeur du traitement automatique puisqu’il permet toutes les
transformation arithmétique et logique qui produirons des résultats à partir de données brutes.

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II.3 La saisie
Pour traiter une information, on commence par la saisir et l’enregistrer sur support
d’information. Cette opération permet donc de faire entrer au système d’information automatisé les
données de base (càd les entrées) pour tous les traitement qui suivrons.

II.3 L’accès
Grâce à cette fonction, les utilisateurs du système d’information peuvent accéder aux données
et aux résultats. Il est possible de communiquer et de diffuser l’information aux différents utilisateurs
internes ou externes. L’information est diffusées sous plusieurs formes. Le support privilégié pour
l’Homme est le papier.

saisie
Univers
extérieur Processeur :
-Ordinateur -Programmes
-Personnel -Données
-Logiciels
-Méthodes
accès ...

Traitements Traitements Mémorisation


de communication Automatiques

Figure 3 : Le système automatisé d’information

III. Les trois niveaux d’abstraction

Dans le processus de conception et de développement d’un système d’information, la méthode


merise distingue trois niveaux d’abstraction :

Le niveau conceptuel,
le niveau logique/organisationnel et
le niveau physique.

Au niveau conceptuel, on s’interroge sur l’essence même du système d’information. Il s’agit de


répondre aux questions : quoi? que veut-on faire? avec quelles données?
On développe à ce niveau le modèle conceptuel des données (MCD) et le modèle conceptuel
des traitements (MCT).

Le niveau logique/organisationnel permet de tenir en compte les problèmes organisationnels: à


partir des modèles conceptuels de données et de traitements et en faisant intervenir les contraintes
d’organisation, on élabore le modèle logique de données (MLD) et le modèle organisationnel des
traitements (MOT).

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Le niveau physique est caractérisé par la prise en compte des contraintes technologiques :
matériel, logiciel, humain ... etc.

NIVEAU DONNEES TRAITEMENTS


Conceptuel MCD : modèle MCT : modèle conceptuel de
conceptuel des données traitement
Logique/organisationnel MLD : modèle logique MOT : modèle organisationnel
des données des traitement
Physique MPD : modèle physique MOpT : modèle opérationnel
des données des traitement

IV. Les étapes de merise

Merise est une démarche de construction de systèmes d’information. Elle propose cinq étapes
de conception et de réalisation. Qui sont :

Etape 1 : SCHEMA DIRECTEUR : le système d’information est étudié dans sa globalité et


de manière très générale. Il est ensuite découpé en DOMAINES. Les priorités sont définies et un plan
de développement est dressé.
Le système d’information est par exemple découpés en : un domaine de comptabilité, un
domaine de paie, un domaine de gestion de stock ... etc.

Etape 2 : L’ETUDE PREALABLE : chaque domaine fait l’objet d’une étude préalable. On
commence par analyser l’existant pour construire le MOT et le MLD actuels. On en déduit le modèle
conceptuel des données et le modèle conceptuel des traitements. Ces modèles sont ensuite modifiés
et corrigés pour prendre en compte les objectifs fixés par la direction générale. On doit proposer
plusieurs scénarios pour la nouvelle solution et les présenter dans un dossier de choix à la direction
générale, laquelle doit décider de la solution à retenir.

Etape 3: L’ETUDE DETAILLE : la solution choisie est étudiée en détail, on procède


notamment à l’étude du MOT, la validation du MCD et à l’étude du MLD. Lorsque le domaine est
jugé important, il peut être découpé en PROJETS. Chaque projet est découpé lui aussi en
APPLICATIONS.

Etape 4 : L’ETUDE TECHNIQUE : Elle comporte l’optimisation du MLD, l’élaboration du


MPD et du MopT.

Etape 5 : LA REALISATION : Elle comporte pour chaque application : la programmation,


les tests et le lancement progressif du nouveau système.

Etape 6 : LA MAINTENANCE : mise à jour des programmes suite à des erreurs constatées
ou suite à des modification qui se sont opérées dans l’organisation.

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V. Cycles de merise
Pour mettre en oeuvre efficacement la méthode merise, il faut la faire évoluer en trois axes qui
constituent ce qu’on appelle les trois cycles :

 Le cycle d’abstraction
 Le cycle de vie
 Le cycle de décision

Le cycle d’abstraction permet de hiérarchiser l’étude en trois niveaux d’abstraction :


CONCEPTUEL, LOGIQUE / ORGANISATIONNEL et PHYSIQUE.

Le cycle de vie comporte trois période : la conception, la réalisation et la maintenance.

Le cycle de décision permet de préciser les points où les décisions doivent être prises.

Abstraction

Décision

Vie

Figure 4 : Les trois cycles de Merise

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Chapitre 2 : Le modèle conceptuel des données

Un système d’information est définie par deux composantes : les données qui constituent
l’aspect statique et les traitements qui constituent l’aspect dynamique. Merise possède l’avantage, qui
est d’ailleurs l’un des points clés de sa réussite, de décrire les données indépendamment des
traitements. Au niveau conceptuel de la méthode, on élabore pour les données, le modèle conceptuel
des données (MCD) et pour les traitements, le modèle conceptuel des traitements.

L’objectif poursuivi est la définition et l’élaboration de la structure globale des données de


manière indépendante de toute contrainte organisationnelle ou technologique. La structure est appelé
modèle conceptuel des données.

Le modèle entité-association utilisé par merise permet de décrire le monde réel le plus
naturellement possible. En effet l’analyse d’une organisation quelconque nous permet de constater
qu’on est à chaque fois en présence d’entités (employés, clients, fournisseurs articles ...) et
d’associations ou relations entre ces entités.

I. concepts de base

I.1 L’entité
Une ENTITE est un objet concret ou abstrait qui a une existence propre, qu’on peut cerner et
définir indépendamment de tout autre objet. Une entité est aussi appelée INDIVIDU.

Exemples d’entités concrète :


Le client KADIRI Med,
Le fournisseur DRISSI Omar,
L’exemplaire du livre « COMPRENDRE MERISE »
Une table, une machine ... etc.

Exemples d ’entités abstraites :


Le service achat d’une société,
La société IRMA Maroc,
La classe d’étudiants IG 1,
La matière « mathématiques financières ».

L ’ensemble des entités de même nature est appelé TYPE D’ENTITE. L’ensemble des clients
de l’entreprise constitue le type d’entité « client ». L’ensemble des employés de l’entreprise constitue
le type d’entité « employé » ... etc.
Par abus de langage on parle d’entité lorsqu’on veut signifier type d’entité.

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I.2 L’association
Une association est une relation qui existe ou qui met en liaison deux ou plusieurs entités. Une
association est dite binaire lorsqu’elle met en relation deux entités, elle est n-aire lorsqu’elle met en
jeu plusieurs entités.
« Mohamed est marié à Fatima » l’association mariage lie les deux entités Mohamed et
Fatima.

« L’étudiant ZOURGANI Driss appartient à la classe IG2 » est l’expression d’une relation
d’appartenance.

I.3 La propriété
Les propriétés décrivent l’entité ou l ’association. Elles apportent l’information utile et
nécessaire au système d’information.

L’entité client est décrite par les propriétés : Code client, nom, téléphone ...
Pour chaque entité, il est impératif de trouver une propriété particulière qu’on appelle clé ou
identifiant et qui permet de désigner chaque occurrence de manière unique. Par exemple le numéro
de la carte d’identité nationale (N° CIN) permet de distinguer sans ambiguïté chaque citoyen
Marocain. Autrement dit il ne peut pas y avoir deux individus ayant le même N° CIN.

Exemples
Le matricule est une clé pour l’entité « employé »
La côte est une clé de l’entité « livre »
Le code article est une clé de l’entité « article »

II. Représentation schématique

Une entité est représentée par un rectangle barré à l’intérieur duquel on inscrit, dans sa partie
supérieur le nom de l’entité et dans l’autre la liste des propriété en prenant soin de souligner
l’identifiant.

L’association est schématisé par un ovale barré. Dans la partie supérieure, on inscrit le nom de
l’association et dans l’autre, la liste des propriété.

Exemples : Le schéma ci-dessous représente deux entités ETUDIANT et CLASSE liées par
une association d’appartenance. On peut facilement lire qu’un étudiant appartient à une classe. Il
s’agit donc d’une relation binaire.

ETUDIANT CLASSE
N° inscription Code classe
Nom Appartient Libellé
Prénom ...
Date naissance
...

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Figure 5 : MCD Etudiant-Classe

Le deuxième exemple concerne une relation ternaire mettant en jeu trois entités. On peut lire
sur le schéma ce qui suit : Un professeur enseigne une matière pour une classe.

PROFESSEUR CLASSE

enseigne

MATIERE

Figure 6 : MCD Prof-Classe-Matière

III. les cardinalités

Le modèle conceptuel de données doit être complété par les cardinalités qui apportent des
information importante sur les associations. En effet, revenons au MCD de la figure 5 (Etudiant-
Classe). On ne peut pas savoir à partir du schéma si un étudiant peut appartenir à une ou plusieurs
classes. On ne peut pas non plus savoir si une classe contient un ou plusieurs étudiants.

Les cardinalités permettent d’ajouter ces précisions quantitatives.

De chaque côté de l’association et donc pour chaque entité intervenant dans l’association, on
définit des cardinalités minimum et des cardinalités maximum.

Cardinalité minimum : indique le nombre minimum d’intervention d’une entité dans une
association.

Cardinalité maximum : indique le nombre maximum d’intervention d’une entité dans une
association.

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Reprenons l’exemple précédent pour mieux comprendre :


On sait q’un étudiant ne peut appartenir qu’à une et une seule classe.
Une classe peut contenir plusieurs étudiants.

ETUDIANT CLASSE
(1,1)
N° inscription (1,n) Code classe
Nom Appartient Libellé
Prénom ...
Date naissance
...

Figure 7 : Cardinalités

Du côté de l’entité « ETUDIANT » on a inscrit les cardinalités (1,1) parce que un étudiant
appartient à une et une seule classe.

Du côté de l’entité « CLASSE » on a inscrit les cardinalités (1,n) car une classe contient au
moins un étudiant et au plus n étudiants.

IV. Les dépendances fonctionnelles (DF)


On dit qu’une propriété B dépend fonctionnellement d’une autre propriété A et on note :

A B
et on dit aussi que A détermine B si la connaissance d’une valeur de A détermine une et une
seule valeur de B. Autrement dit à une valeur de A correspond toujours une et une seule valeur de B.
La réciproque n’est pas vraie.

Exemple : Le numéro de la carte d’identité nationale N°CIN est unique pour chaque citoyen, il
détermine le nom et toutes les autres informations concernant la personne. Le nom ne peut pas
déterminer le N°CIN, car on peut trouver deux personne portant le même nom.

N°CIN NOM
La source d’une dépendance fonctionnelle peut se composer d’une concaténation de deux ou
plusieurs propriétés.

N°Commande + Code Produit Quantité commandée

IV.1 Dépendances fonctionnelles élémentaires


Une dépendance fonctionnelle A---->B est élémentaire si aucune partie de A ne détermine B.
On ne peut pas trouver une partie de A qui détermine B.

N°CIN, Nom Prénom

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Cette dépendance n’est pas élémentaire puisque le N°CIN suffit pour déterminer le prénom.

IV.2 Dépendance fonctionnelle directe

A---->B est directe s’il n’existe pas de propriété C tel que


A---->C et C---->B
Autrement dit la dépendance fonctionnelle n’est pas le résultat d’une transitivité.

Exemple :

N° professeur Code matière

Code matière Nom matière

N° professeur Nom matière

Les deux premières dépendances sont directes, mais la troisième ne l’est pas car elle résulte de
l’application de la transitivité

N° professeur Code matière Nom matière

IV.3 Clé de l’entité


Une clé est une propriété particulière dont dépend fonctionnellement de manière élémentaire et
directe toutes les autres propriétés de l’entité. Elle permet d’identifier de manière unique chaque
occurrence de l’entité. Le code article par exemple est la clé de l ’entité « article ».

V. Règles de normalisation

Le modèle conceptuel de données doit être raffiné par vérification et application des règles
suivantes :

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PREMIERE FORME NORMALE 1FN :


Une entité est en première forme normale si toutes les propriétés sont élémentaires et il existe
au moins une clé caractérisant chaque occurrence. L’entité suivante n’est pas en 1FN car elle ne
possède pas de clé et en plus la propriété adresse n’est pas élémentaire puisqu’elle est le résultat de la
concaténation de la rue et de la ville.

NB : propriété élémentaire : correspond à une donnée qui ne résulte pas d’une concaténation de
propriétés .

ETUDIANT
Nom étudiant
Prénom étudiant
Adresse étudiant

DEUXIEME FORME NORMALE 2FN


Une entité est en deuxième forme normale si elle est d’abord en 1FN et toutes les dépendances
entre la clé et les autres propriétés sont élémentaires.

LIGNE-COMMANDE
N°Cde, Réf art
Désignation
Quantité commandée

Cette entité n’est pas en 2FN car la désignation dépend directement de la référence article.

TROISIEME FORME NORMALE 3FN


Une entité est en 3FN si elle est en 2FN et toutes les propriétés dépendent directement de la clé.

MATIERE
Code matière
Libellé matière
nom professeur

Cette entité n’est pas en 3FN car la propriété « nom professeur » ne dépend pas directement de
la clé.
En effet : Code matière Matricule prof nom professur

Client
Code client
Nom client
Code catégorie
Nom catégorie

En effet : Code client code catégorie nom catégorie

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FORME NORMALE DE BOYCE-CODD

Si une entité possède un identifiant concaténé, un des éléments composant son identifiant ne
doit pas dépendre d’une autre propriété.

VI. Construction du MCD


La construction du MCD passe par les étapes suivantes :

 Recueil des informations


 Construction du dictionnaire des données
 Epuration du dictionnaire
 Dépendances fonctionnelles
 Elaboration du MCD

VI.1 Recueil des informations


Toutes les informations concernant le sujet doivent être rassemblées en procédant à des
interviews avec les utilisateurs qui sont touchés de près ou de loin par l’application. Il est important
aussi de prendre des copies de tous les documents de travail et d’avoir la structure des fichiers
existants qu’il soient manuels ou informatisés.

Les règles de gestion doivent être clairement définies.

Exemple :

SOCAFES Date : / /

COMMANDE N°

Client : ..................................
Adresse : ...................................................

Référence Déignation Qté PU Montant

Total : ...............

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Règles de gestion :

RG1 : Un client peut passer une ou plusieurs commandes ou aucune.


RG2 : Une commande peut concerner un ou plusieurs produits.

On établit la liste des propriétés à partir des documents pour construire le dictionnaire des
données.

VI.2 Construction du dictionnaire des données

NOM SIGNIFICATION TYPE LONG NATURE REGLE DE CALCUL


(1) (2) (3) OU D’INTEGRITE
NBON N° Bon de commande N 4 E M
DATEC Date commande N 6 E M Date JJ/MM/AA
CODECLT Adresse client ? ? E SIG A créer
NOMCLT Code client A 30 E SIG
ADRESSE Nom client AN 60 CO SIG
RUECLT Rue client AN 30 E SIG
VILLECLT Ville client A 30 E SIG
REFART Référence article AN 5 E SIG
DESART Désignation article AN 30 E SIG
QTECDE Quantité commandée N 3 E M >0
PU Prix unitaire N 7 E SIG
MONTANT Montant ligne N 8 CA M PU * QTECOM
TOTAL Total commande N 8 CA M Somme des MONTANT

(1) A : alphabétique N : numérique AN : alphanumérique


(2) E : élémentaire CO : concaténé CA : calculé
(3) M : mouvement SIG : signalétique SIT : situation

1. Données mouvement :
Elles résultent de circonstances spécifiques, elles n’existent que parce qu’un événement a eu
lieu.
Exemples :
 La quantité d’un produit commandée à la suite d’une commande effectuée.
 Le nombre de passagers dans un avion lors d’un vol.

2. Données signalétiques ou stables


Ce sont les données qui demeurent généralement inchangées . Elles ne peuvent être modifiées
quelque soit les circonstances.
Exemples :
 Date et lieu de naissance .

3. Données de situation :
Ce sont les données qui varient avec le temps ou suivant les périodes.
Exemples :
 Le crédit d’un compte client dans une banque
 La température constamment variable avec le temps.

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VI.3 Epuration du dictionnaire


Lorsqu’on définit les propriétés, on peut faire des erreurs d’interprétation en créant par exemple
des propriétés synonyme ou polysèmes.
Deux propriétés synonymes désignent le même objet : N° client et code client, TVA et Taxe.
Une propriété est un polysème si elle désigne plusieurs objets : Nom pour nom client et nom
fournisseur. Qté pour qté commandée et Qté livrée.
L’épuration du dictionnaire consiste à détecter et à éliminer les synonymes et les polysèmes.

VI.4 Graphe des dépendances fonctionnelles


On extrait du dictionnaire des données la liste des propriétés qui ne sont ni concaténées ni
calculées. On éliminera dans notre exemple les propriétés ADRESSE , MONTANT et TOTAL.
On examine les dépendances fonctionnelles et on en déduit le graphe des dépendances
fonctionnelles :

NBON REFART

DATEC CODECLT QTECOM DESART PU

NOMCLT RUECLT VILLECLT

Figure 8 : Graphe des dépendances fonctionnelles

VI.5 Elaboration du MCD

COMMANDE ARTICLE
NBON REFART
DATEC DESART
PU

QTEC

CLIENT
CODECLT
RUECLT
VILLECLT

Figure 9: Ebauche du MCD

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Les arcs terminaux obtenus à partir des propriétés élémentaires définissent les entités. Les
origines de ces arcs sont les identifiants ou clés des entités.
Les arcs restants représentent les relations. Les propriétés restantes sont affectées aux relations.

COMMANDE ARTICLE
Contient
NBON REFART
DATEC QTEC DESART
PU

passe
CLIENT
CODECLT
RUECLT
VILLECLT

Figure 9: MCD gestion des commandes

Exercice 1 : Usine

Une usine est constituée d’un ensemble d’unités de production chaque unité fabrique un produit fini
à partir des matières premières. La matière première est située dans un entrepôt, lorsque une unité de
production a besoin des matières premières, le responsable de l’unité établi un bon de sortie et
l’envoi au responsable de l’entrepôt ce dernier prépare la matière lorsqu’elle existe en stock et signe
le bon de sortie, le responsable du stock effectue un contrôle quotidien du stock et édite une liste des
matières à approvisionner il procède aussi à la réception des matières livrées par un fournisseur et
signe le bon de livraison dont une copie est conservée en cas de non conformité de la matière la
réception est annulée.

1) Dictionnaire des données


2) Graphe des dépendances fonctionnelles
3) Etablir le MCD

Facturation de la consommation électrique

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Une compagnie d’électricité est chargée de distribuer l’électricité à ses abonnés. Chaque abonnée est
identifié par un numéro et possède un ou plusieurs compteurs déterminés par un numéro de
compteur. Pour relever la consommation mensuelle enregistrée dans les compteurs un releveur est
chargé d’inscrire la consommation, chaque releveur est affecté à une zone en suite une facture est
établie pour chaque compteur

-Donner la liste des entités


-Etablire le MCD

Exercice 2 : CNAM
On considère le système d’information du conservatoire National des Arts et Métiers au cours d’une année scolaire .
Un étudiant s’inscrit à une ou plusieurs unités de valeurs. plusieurs contrôles peuvent être effectués
dans une unité de valeurs. Il existe une note par contrôle et une moyenne enregistrée par unité de
valeurs. On désire connaître les enseignants responsables d’une filière et un cycle, d’une unité de
valeurs ainsi que ceux qui interviennent dans une unité de valeurs. Certaines unités de valeurs sont
substituables c’est-à-dire que l’on peut obtenir une unité de valeurs ou obtenir un ensemble d’unités
de valeurs équivalent. Une unité de valeurs correspond à un cycle d’une filière pour une inscription.
Un enseignant peut être plusieurs fois responsable. Une unité de valeurs peut ne pas être ouverte
.Plusieurs enseignants peuvent intervenir dans une unité de valeurs . Un étudiant peut être inscrit
dans plusieurs cycles .
On considère la liste des types d’attributs : no-étudiant, note d’un contrôle d’une unité de valeurs
pour un étudiant , date-inscription, nom-étudiant, moyenne par étudiant et unité de valeurs, no-
enseignant, nom-enseignant, nom-cycle, nom-filière, no-cycle, no-unité-de-valeurs, nom-unité-de-
valeurs, adresse de l’étudiant , no-contrôle, no-filière , date-contrôle , coefficient du contrôle dans
unité de valeurs .

1) Dictionnaire des données


2) Graphe des dépendances fonctionnelles
3) Etablir le MCD

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Chapitre 3 : Modèle conceptuel de traitement

Les traitements constituent l’aspect dynamique d’un système d’information. Elles permettent la
prise en compte des différents événements externes ou internes qui se produisent dans le monde réel.
Elles sont aussi l’expression des réactions du système face à ces événements.

Les traitements sont d’abord définis en faisant abstraction de toutes les contraintes
organisationnelles ou technique dans un modèle conceptuel de traitement (MCT).

On commence par définir le modèle conceptuel de communication.

I. Modèle conceptuel de communication (MCC)

Le MCC permet de mettre en évidence la communication et la circulation des données à


l’intérieur de l’organisation.
Deux notions doivent être définies : l’acteur et le flux.

L’acteur : un acteur est toute entité capable de recevoir ou de transmettre une information. Il
s’agit le plus souvent d’un poste de travail ou d’un service.
On distingue acteur externe et acteur interne. Un acteur interne est une entité qui appartient à
l’organisation. Un acteur externe appartient à l’environnement de celle-ci.

L’acteur est représenté schématiquement par un ovale à l’intérieur duquel on inscrit son nom.
Lorsqu’il s’agit d’un acteur externe, l’ovale doit être hachuré.

Le flux : Il représente une « ligne de communication » porteuse d’information/matière entre


deux acteurs : un acteur emetteur de l’information/matière et un acteur recepteur.
Le flux est schématisé par une flèche sur laquelle on inscrit le nom de l’information/matière.

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Commande

Client Sce Com.


Refus

BL + Mses
Facture
Relance

Cde accepté Retour Mses


Magasin
Règlement
Manquants
Commande + BL
Réapprot

Compta
Sce Ach.

Cde soldée

Archives

Figure 10: MCC gestion des commandes

II. Concepts de base des MCT

II.1. L’événement
Un événement est le compte rendu au système d’information du fait que quelque chose s’est
produit. Il est dit événement externe s’il provient de l’univers extérieur et il est interne s’il est généré
par le système d’information lui même. Un événement externe doit provoquer la réaction du SI sous
la forme d’une opération qui se déclenche. Un événement interne peut soit provoquer une réaction du
SI soit constituer un résultat pour l’univers extérieur.

Exemples :
L’événement « fin du mois » provoque le déclenchement des opération de payement des
employés de l’entreprise.
L’événement « arrivée de la commande d’un client » déclenche le processus de traitement des
commandes clients.
L’événement « rupture de stock » déclenche le processus de réapprovisionnement.

II.2. L’opération
Une opération est un ensemble d’actions ininterruptibles accomplies par le SI en réaction à un
événement ou à une conjonction d’événements. Ininterruptibles veut dire non soumises à l’attente de
nouveaux événements.

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Exemple :
Examen de la commande client pour déterminer s’il faut l’accepter, la rejeter ou la mettre en
attente.

II.3. La synchronisation
La synchronisation indique la condition à remplir pour le déclenchement de l’opération. C’est
ce qu’on appelle aussi « règle d’activation » de l’opération. Ce sont les règles de gestion que doivent
vérifier les événements contributifs pour déclencher les actions.

Exemple :
L’examen de la commande est déclenché dans les cas suivants :
-Reception d’une commande client
OU
-Réception d’une livraison fournisseur ET présence d’une commande en
attente

III. Construction du MCT

Nous allons étudier à l’aide d’un exemple comment construire le MCT.


Nous n’étudierons que le processus « traitement des commandes clients » qui présente des
liaisons avec les processus « tenue de stock » et approvisionnement », non décrits ici.

III.1. Règles de gestion

La situation actuelle est la suivante :

Les commandes des clients jugés non solvables sont refusées par le service commercial.

Les commandes acceptées sont confrontées (dans le magasin) à l’état de stock pour déterminer
quels sont les manquants et quelles sont les commandes disponibles.

En cas de manquants, le service achats devra prendre toutes dispositions pour réapprovisionner
le stock si ce n’est pas encore fait.

Dès livraison du fournisseur, les commandes devenues disponibles subissent le même


traitement que celles qui l’étaient dès le départ.

Les commandes disponibles donnent lieu à la confection de bons de livraison destinés aux
clients et au service comptabilité.

A la livraison, le client peut refuser la commande, auquel cas il y a retour de marchandise.

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Cours merise

Si le client accepte la livraison, la comptabilité émet une facture qui ne sera soldée qu’après
complet règlement, les clients qui n’ont pas règlé à l’échéance devant recevoir une relance. Les
factures sont archivées.

On peut dégager les règles de gestion suivantes :

RG1 : Toute commande de client non solvable est refusée.

RG2 : Les commandes non disponibles sont mises en attente et devront déclencher un
réapprovisionnement par le fournisseur.

RG3 : Les commandes en attente seront déclarées disponibles lorsque le réapprovisionnement


sera suffisant.

RG4 : Les commandes disponibles donnent lieu à la livraison au client.

RG5 : Les livraisons refusées par le client donnent lieu à un retour de marchandise.

RG6 : Les livraisons acceptées donnent lieu à des factures qui sont consernvées jusqu’à
complet règlement.

RG7 : Toute facture non réglée à l’échéance donne lieu à relance.

Afin d’être générales et de s’appliquer à un futur système automatisé, les règles de gestion
doivent faire abstraction de toute notion de lieu, de personne, de moyens ou de temps.

III.2. Détermination des événements à prendre en compte

On part du modèle conceptuel de communication du paragraphe I. On en déduit le GRAPHE


DES FLUX, en prenant soin de gommer tout ce qui est de nature organisationnelle :

On obtient ainsi tous les événements. Des événements générateurs d’attentes conceptuels sont à
ajouter :

 Evénement « Réaction client » déterminant si la livraison est acceptée ou non.


 Evénement « Date échéance » pour l’envoi d’une relance.

Commande

Cde refusée

Manquants

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Réappro.

Livraison
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Relance

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Cours merise

Commande Cde attente

a b
c
a OU (b ET c)

Réapprov.
Examen commande
Solvable ou Cde en insolva-
attente ble
Dispo Indisponible
Toujours a

Cde refusée

Manquants Appro

Livraison

Réaction Clt

ET
Facturation
Liv. refusée acceptée

Cde annulée Fact Att Reg

Date échéance

ET
Règlement
Relancer
Toujours
ET
Comptabilisation
règlement
Relance
Règ. suffis. Insuffisant

Facture soldée

Figure 12 : MCT gestion des commandes client

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Cours merise

EXERCICES

Exercice 1 :

La commune de Saint Terre-Plein gère ses salles de réunions et de spectacles. Elle


souhaite en automatiser les réservations. Les salles font partie de bâtiments municipaux. Un
bâtiment se trouve à une adresse donnée (numéro de rue, nom de rue, code postal, ville). Il
comprend un certain nombre de salles. Chaque salle est caractérisée par un numéro, affiché au
dessus de la porte et formé du numéro d'étage et du numéro de la salle dans l'étage, d'une
superficie. Certaines salles possèdent du matériel (tableau, rétro-projecteur, moyens vidéo).
D'autres équipements sont possibles et sont gérés, à la demande, par les services techniques
de la mairie. Certaines salles comprennent une cuisine attenante, munie de vaisselle. Les
bâtiments sont tous équipés de commodités. Les tarifs de location varient en fonction de la
superficie, du type de salle demandée (cuisine, vaisselle uniquement, vidéo, tableau,
amphithéatre), de la durée -deux sont proposés, demi-journée ou soirée), de l'origine du
demandeur (résident/non résident, particulier, association) et du type de manifestation
(réunion, banquet, spectacle). On mémorise l'identité du demandeur.

Concevoir les MCT permettant d'effectuer les réservations et annulations de salles, de


gérer les salles et les demandeurs.

Exercice 2

La station manuelle Hydrostar est composée de cinq postes de lavage et d'un poste de
nettoyage intérieur, disponibles 24h sur 24, 7 jours sur 7.

Lorsque le client entre, il choisit la file d'attente d'un des postes de lavage ou du poste de
nettoyage intérieur ou ressort. Les postes de lavage sont identiques et proposent deux
services, lavage ou rinçage, au prix de 2 euros chacun. Le client introduit une pièce de 2 euros
et choisit sa vacation. Si la pièce introduite est valide (le contrôle se fait sur le diamètre et le
poids de cette pièce) et le poste en état de fonctionnement, alors le client peut décrocher un
dispositif de nettoyage. Celui-ci est composé d'un tuyau rétractable, d'une gâchette et d'un
balai. La gâchette permet l'arrivée du liquide (eau + produit, si lavage ; eau seulement, si
rinçage). La quantité de liquide utilisable par service est de 50 litres. La pression de la
gâchette permet la propulsion du liquide, à une pression contrôlable par la gâchette (plus on
appuie, plus le jet est puissant). Le balai, lui, permet de frotter. Le tuyau a une longueur
maximale de 10 mètres. Un ressort permet de le rétracter dans un logement du poste de
travail. Le poste est en état de fonctionnement s'il possède des ressources suffisantes pour
effectuer un service (eau, produit, électricité). Dans ce cas, le balai peut être décroché. Sinon,
le client ne peut ni introduire de pièce, ni décrocher le balai.

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Cours merise

Chaque poste de lavage comporte deux cuves, une pour le produit de lavage, une pour
l'eau. Cette dernière est remplie d'un volume d'eau correspondant à une prestation maximale
de 50 litres. En cas de lavage, le mélange eau + produit de lavage se fait dans le tuyau. Le
pourcentage de produit dans le liquide se fait grâce à un robinet commandé par programme.
Ce robinet est module par la pression en sortie. Il ne dépasse pas 10 % du mélange total. On a
deux capteurs par cuve. Le premier indique que la cuve est pleine. Le second que le niveau
minimal de la cuve est atteint. Pour la cuve de produit, le niveau minimal correspond à la
quantité de produit nécessaire pour un lavage (5 litres). Si le niveau de la cuve est inférieur à
cette quantité, alors le poste est hors service. Pour la cuve d'eau, le second capteur indique la
fin d'une prestation, le premier permet de savoir si la prestation est possible (ie. il y a de l'eau
disponible). En cas contraire, le poste est hors service.

Le poste de nettoyage intérieur est muni d'un aspirateur, manipulable par un tuyau
extractible et avec un embout fixe. Son utilisation est gratuite. Le client appuie sur un bouton
pour le mettre en fonctionnement, pour une durée maximale de 3 minutes. L'aspiration
commence lorsque le client extrait le tuyau de son logement et s'arrête au bout du temps
maximal ou lorsque l'utilisateur remet le tuyau dans son logement.

Exprimer, avec le formalisme des MCT de Merise, le fonctionnement global de la


station, pour un client quelconque. Seules les actions suivantes seront utilisées :

Nom Description

APPUI BOUTON Le client appuie sur le bouton qui lance l'aspirateur.

BLOCAGE BALAI Le balai est verrouillé. Il ne peut être sorti de son


logement

CHOIX FILE ATTENTE Le client choisit sa file d'attente.

DEBLOCAGE BALAI Le balai est déverrouillé. Il peut être sorti.

DECISION CLIENT Le client décide de ce qu'il va faire après (partir,


recommencer).

DECROCHAGE Le client d croche le dispositif de lavage/rinçage.


DISPOSITIF

ENTREE STATION Le client entre dans la station.

INTRODUCTION PIECE Le client introduit une pièce.

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Cours merise

REMISE ASPIRATEUR L'aspirateur est remis en place.

REMISE DISPOSITIF Le dispositif de lavage/rinçage est remis en place.

SORTIE ASPIRATEUR L'aspirateur est sorti de son logement.

SORTIE STATION Le client sort de la station.

TEST PIECE La pièce est testée (poids, diamètre).

Les contraintes suivantes ont été mises en évidence : un client ayant choisi le poste
nettoyage ne peut pas s'engager ensuite dans un poste de lavage/rinçage. Il doit sortir de la
station et re-rentrer. Un client ayant choisi un poste de lavage/rinçage peut y rester
"indéfiniment" en payant à chaque fois 2 euros, tant que le poste est en état de
fonctionnement. Le comportement des cuves, des appareils de mesure de niveau, du
programme de pilotage du mélange eau + produit, ne sont pas à modéliser.

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Cours merise

Chapitre 4 : Niveau Organisationnel

I. Modèle organisationnel des traitements (MOT)


La formalisation organisationnelle consiste à spécifier l'organisation qui régira les données
et les traitements étudiés lors de la formalisation conceptuelle. Pour les traitements, on
s'intéresse aux notions de temps, de lieux et d'intervenants. C'est à ce niveau que l'on
dissociera les opérations manuelles des opérations automatisées.
Le MOT est issu du MCT, dont il reprend la représentation de base, et surtout de
l'organisation choisie à la fin de l'étude préalable.

La représentation du MOT utilise un tableau dont les colonnes sont les intervenants,
acteurs et lieux, et où les lignes apportent la notion de temps :

Par ailleurs on étend la notion d'événement du MCT à la notion de flux d'informations et on


décompose les opérations du MCT en procédures fonctionnelles.

Il est intéressant, pour la compréhension du MOT, d'indiquer le support du flux


d'informations ou de l'événement mentionné :

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Cours merise

L'étape suivante consiste à détailler les procédures fonctionnelles.

II. Modèle Logique des données ( MLD )


Le MLD ajoute au MCD la notion d'organisation. Le MLD indique donc comment les
données seront organisées.
Cette formalisation nécessite de connaître les moyens disponibles pour la manipulation
des données :
 Base de données navigationnelles.

 Base de données relationnelles.

 Fichiers indexés.

 ....

Nous ne traiterons ici que de la formalisation du MLD appliquée à une base de données
relationnelle.
 Les entités types du MCD sont converties en tables dans le MLD.

 Selon les cardinalités, les associations types du MLD sont converties en tables ou supprimées (voir ci-dessous).

Schéma de conversion du MCD en MLD.


Les propriétés en gras indiquent :
 L'identifiant d'une entité (MCD).

 La clé primaire d'une table (MLD).

Les propriétés soulignées indiquent :


 L'identifiant d'une entité (MCD).

 Une rubrique d'une table qui ne peut être nulle (MLD).

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Cours merise

Relation dont les cardinalités maximales sont supérieure à 1.

 L'association type B est devenu une table esclave des tables issues des entités types A et C.

Relation 0,1 - 0,N ou 0,1 --- 1,N

 L'association type B est supprimée et ses propriétés types deviennent des rubriques de la table issue de l'entité
type C (celle qui a les cardinalités 0,1).

 La table C est esclave de la table A. Mais cet esclavage n'est pas absolu car la rubrique " Identifiant 1 " peut être
nulle. Selon l'association type B, la table C n'est pas obligatoirement liée à la table A : (0 , 1 ).

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Cours merise

Relation 1,1 - 0,N ou 1,1 --- 1,N

 L'association type B est supprimée et ses propriétés types deviennent des rubriques de la table issue de l'entité
type C (celle qui a les cardinalité 0,1).

 La table C est esclave de la table A. Cet esclavage est absolu car la rubrique " Identifiant 1 " ne peut être nulle.
Selon l'association type B, la table C est obligatoirement liée à la table A : (1 , 1 ).

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Cours merise

Chapitre 5 : Formalisation opérationnelle

La formalisation opérationnelle consiste à spécifier comment seront réalisés les éléments


du projet. C'est une formalisation propre aux informaticiens et qui ne concerne qu'eux.
 Pour les traitements, on s'intéresse à la structure interne des applications qui sont à réaliser.

 Pour les données, on part du MLD pour préciser l'organisation interne de la gestion des données.

On utilise deux méthodes de formalisation :


Modèle OPérationnel des traitements ( MOPT)
Modèle Physique des données ( MPD )

I. Modèle Opérationnel des traitements ( MOPT )


Le MOPT s'intéresse à la structure interne de toutes les applications du projet. Son objectif
est la préparation du développement :
 Définir les normes de développement, si celles-ci n'appartiennent pas déjà au schéma directeur.

 Décomposer chaque application en modules techniques :

o Définir les données internes au module technique.

o Définir les traitements du module technique (Procédures, fonctions) :

 Présentation du traitement technique.

 Appel du traitement technique.

 Informations en entrée.

 Informations en sortie.

 Résultat.

 Données internes au traitement technique.

 Description du traitement technique (pseudo-code, algorithme ...).

 Définir le cahier des tests.

Le MOPT est fortement dépendant des outils de développement choisis lors de l'étude
préalable. Notons ici l'impact des Ateliers de Génie Logiciel (AGL) dont le but initial est
d'optimiser la gestion du code de programmation pour la réalisation et surtout la
maintenance.
Deux démarches existent concernant les spécifications internes d'une application :

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Cours merise

Il s'agit de la démarche la plus communément utilisée et la plus naturelle, car


Analyse elle consiste à décomposer le résultat que l'on souhaite obtenir en éléments de
descendante plus en plus petits.
Il s'agit d'une démarche plus ambitieuse, nécessitant un investissement initial
important. Apparus avec les langages objets, cette démarche a pour but de
définir les éléments de base en premier puis de constituer les éléments qui
utiliseront ces éléments de base et cela jusqu'au résultat souhaité.

La question que l'on se pose en début de démarche est


alors :

" De quoi vais-je avoir besoin pour faire mon application ?"

Il s'agit donc de prévoir tous les outils qui seront


nécessaires à la réalisation de l'application puis de
constituer cette dernière avec ces outils. Le but avoué de
Analyse ascendante
cette démarche est de réaliser des éléments qui soient
indépendants de l'application, ceci de manière à pouvoir
être réutilisés pour d'autres applications.

On parle alors d'analyses orientées objet.

Cette démarche ne nécessite pas l'utilisation d'un langage


objet bien que cela soit préférable. D'autre part, le fait de
programmer avec un langage objet n'assure pas d'avoir
une démarche ascendante.

Modèle Physique des données ( MPD )


Le MPD prépare le système de gestion des données.
Nous ne traiterons ici que de la formalisation du MPD appliquée à une base de données
relationnelle.
Le MPD s'intéresse à l'optimisation de la gestion des données en fonction de l'outil choisi
pour cette gestion et surtout en fonction des traitements qui utilisent ces données (Vue des

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Cours merise

procédures fonctionnelles). Des choix parfois contradictoires vis à vis du MCD sont à faire
car il s'agit d'être pragmatique.
 Définir la place nécessaire à chaque table.

 Définir l'implantation physique de la base de données sur les disques, les serveurs disponibles ...

 Optimiser les temps d'accès à l'information :

o Accepter les redondances d'informations qui permettent de diminuer sensiblement le nombre de tables
concernés par une requête.

o Utilisation de clés numériques.

o Création d'index pour les critères de recherche.

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Cours merise

ETUDES DE CAS

Etude de cas
Gestion d’une agence immobilière

Une agence immobilière, spécialisée dans la location de logements, fait appel à vous pour informatiser ses
activités. Le responsable de l’agence vous fournit les informations suivantes :

Un logement appartient à une ou plusieurs personnes, mais il y a toujours un seul interlocuteur avec l’agence.

Les propriétaires s’adressent à l’agence et remplissent un formulaire relatif au logement qu’ils désirent
louer avec les renseignements suivants :

- identification du ou des propriétaires ( nom, prénom, adresse )


- identification de l’interlocuteur
- identification du logement ( superficie, nombre de pièces, adresse )
- Montant et durée maximale de loyer.

L’agence passe alors une annonce dans les journaux locaux gratuits. Quand une personne est intéressé par un
logement, elle doit fournir un justificatif de salaire. Après visite et accord, le bail est signé et le locataire doit verser le
loyer à l’agence qui verse une partie au propriétaire.

Si le locataire veut quitter, il déclare à l’agence trois mois avant, celle–ci peut faire paraître alors une
annonce. Un état des lieux est effectué à l’entrée et à la sortie de chaque location. Le propriétaire peut aussi
demander à récupérer son logement à l’agence, qui reformulera la demande au locataire.

Travail à faire :

1. Dictionnaire des données 4pts


2. Graphe des dépendances fonctionnelles 3 pts
3. Modèle conceptuel des données 8pts
4. Modèle logique des données relationnel 5pts

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Cours merise

Etude de cas
Gestion d’une école

L'Analyste: Bonjour Mr Le Directeur, je suis ravi de vous rencontrer. Pour mener à bien le travail que vous
avez bien voulu me confier, j'ai quelques questions à vous poser au sujet de vos besoins en matière de gestion
des stages de votre école.
Le Directeur de l'ECM : Bonjour Monsieur. Effectivement, notre école de commerce existe maintenant
depuis 10 ans et nous avons accumulé un volume d'informations tel concernant nos étudiants et leurs stages
que nous avons de plus en plus de mal à les gérer manuellement. Certaines tentatives d'informatisation ont été
menées par des étudiants ou des professeurs qui s'y connaissent un peu mais elles n'ont jamais vraiment
abouti. C'est pourquoi j'ai décidé de faire appel à un professionnel.
A : Je vous remercie de votre confiance et j'espère ne pas vous décevoir et vous fournir dans 1 mois une
application de qualité. Vous voulez donc gérer l'historique des stages de vos anciens étudiants mais aussi je
suppose les stages en cours ou à venir?
ECM : C'est exactement cela. Le présent d'aujourd'hui est le passé de demain. A : Vos étudiants font-ils
plusieurs stages pendant leur scolarité?
ECM : Oh oui! Ils sont obligatoires et jouent un rôle extrêmement important dans leur formation aux
techniques commerciales. Nous recrutons nos étudiants sur dossier et sur entretien. Leurs études durent trois
ans et les amènent au diplôme d'ingénieur mercatique que nous délivrons et qui est maintenant reconnu et fort
apprécié par le milieu professionnel. A: Font-ils un ou plusieurs stages chaque année?
ECM : Oui. En première année ils font un premier stage de 4 semaines continues vers le mois de Mars. En
deuxième année ils font deux stages. Le premier de 4 semaines en Octobre et le second de 8 semaines en
Juin-Juillet. Enfin en troisième année deux stages encore: l'un de 2 semaines en Octobre et l'autre de 3 mois
de Janvier à Mars. Chaque année naturellement les dates de début et de fin changent en fonction du
calendrier.
A : Je vois. Ces stages sont donc obligatoires...
ECM : Oui bien sûr, ils entrent en ligne de compte pour le passage d'une année à l'autre et pour la délivrance
du diplôme. Ils donnent lieu à un compte rendu. A: Comment les repérez-vous?
ECM : Oh, par un simple numéro d'ordre. A : Un étudiant peut-il redoubler?
ECM : Non, c'est exclu! Mais comme nous pratiquons une sélection sévère à l'entrée ce problème n'en est pas
un.
A : Désirez-vous conserver la trace des élèves qui ne sont pas allés jusqu'au bout du cursus?
ECM : Je n'en vois pas l'intérêt. Par contre oui pour celles ou ceux qui ont terminé leur trois années mais qui
ont malheureusement échoué à l'examen terminal.
A : Si j'ai bien compris la durée en semaines de chaque stage dépend de son type.
ECM : On peut voir les choses ainsi... D'ailleurs à chaque type de stage est associé un ensemble de
compétences que l'étudiant devra acquérir pendant le stage. A : Ces compétences font-elles partie d'un
référentiel?
ECM : Exactement! Quelle perspicacité! Ce référentiel de certification existe et a mobilisé nos équipes
pédagogiques et des professionnels. Chaque compétence est repérée par un code, un libellé et une description
complète.
A : Une même compétence peut-elle se retrouver dans plusieurs types de stages? ECM : En effet, c'est
possible mais alors le niveau exigé n'est pas le même.
A : Ces stages ont lieu je suppose en entreprise. Quelles informations désirez-vous collecter sur ces
entreprises?

ECM : Quelques informations indispensables comme la raison sociale, la forme juridique mais aussi l'adresse
et les numéros de téléphone. A : Les numéros?
ECM : Oui, celui du standard et celui de la personne à contacter. Et aussi celui du tuteur. A : Le tuteur?
ECM : Oui celui qui va encadrer le jeune pendant son stage, le former, le conseiller.
A : Si un même élève ou deux élèves effectuent des stages dans la même entreprise, le tuteur est-il le

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Cours merise

même?
ECM : Pas forcément! Votre question me surprend. A: Excusez moi, dans mon travail je dois m'efforcer
d'être très rigoureux, la moindre ambiguïté risque de nous poser de sérieux problèmes lors du passage à
l'informatisation. N'oubliez pas que l'ordinateur n'est qu'une machine et que les mauvais programmes sont le
produit de mauvais informaticiens.
ECM : Je crois que je vous comprend. Si l'on veut entrer dans les détails il peut même arriver que le tuteur
qui avait suivi un ou plusieurs de nos étudiants ne travaille plus dans l'entreprise où ils avaient effectué leurs
stages.
A : Ah je vois que vous m'avez parfaitement compris et je m'en félicite. De notre entretien d'aujourd'hui
découle en grande partie la qualité de l'application informatique de demain. Les professeurs interviennent-ils
dans l'organisation et le suivi des stages?
ECM : Tout à fait, c'est pour moi un point extrêmement important puisque notre formation se veut à la fois
théorique et pratique et les nombreuses rencontres entre professionnels et professeurs nous permettent
d'améliorer sans cesse notre pédagogie et nos contenus. Un professeur assiste l'étudiant tout au long de son
stage et dialogue avec son tuteur.
A : Au fajt pourriez-vous me préciser quelles sont les informations que vous désirez collecter sur les
étudiants.
ECM : C'est bien simple, outre leur identité et leur adresse, leur date de naissance, leur sexe (nous avons de
plus en plus de filles !), leur éventuel n° de téléphone et la mention qu'ils ont obtenue à l'examen. Enfin
chaque étudiant appartient à une "promo" identifiée par l'année de l'examen. Le numéro de l'étudiant
comporte d'ailleurs en tête les deux derniers chiffres de l'année de promotion. Pour chaque promo, je désire
conserver le nombre d'inscrits, et le nombre de reçus. Chaque promo est dirigée pédagogiquement par un
professeur.
A : Et sur les professeurs? ECM : Comme les étudiants: identité et adresse et la date à laquelle ils ont été
embauchés. Ils ont tous un numéro de téléphone dans l'école.
A: Bien et ...au fait quand ils partent? ECM : Hélas cela arrive! La date de leur départ est alors une
information pertinente. A : Je ne vais abuser davantage de votre temps et je vous remercie infiniment de
votre collaboration. La richesse de notre entretien va me permettre de modéliser le système d'information
que vous m'avez si bien décrit. Si vous le voulez bien, Monsieur le Directeur, je reviendrai vous voir pour que
nous vérifiions ensemble que nous nous sommes bien compris.
ECM : Bien volontiers et donc à bientôt!

Peu de temps après, l'analyste a rencontré à nouveau le Directeur pour comprendre comment l'école recrutait
ses étudiants, voici le résumé de son entretien:
Les candidats envoient leur dossier avant telle date. Une première commission examine les dossiers de
candidature à l'inscription. A l'issu de cet examen ils sont soit rejetés, soit acceptés, soit mis en attente. Ces
derniers seront réexaminés ultérieurement par une seconde commission après qu'on aftreçu de la part des
candidats, dans un certain délai, un dossier complété des informations supplémentaires demandées.
Lorsqu'un candidat reçoit un avis favorable il doit retourner, dans un certain délai, un chèque égal au
montant des droits d'inscription. Le dossier est alors clos. L'étudiant reçoit alors sa carte.

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Etude de cas
GESTION D’UNE BIBLIOTHEQUE

A) Situation existante

Une bibliothèque de prêts utilise les documents suivants :

LISTE DES COLLECTIONS


Code collection Nom collection N° editeur
001 PLEIADE 01
002 FOLIO 01
003 AILLEURS ET DEMAIN 02

LISTE DES EDITEURS


N° NOM
01 GALLIMARD
02 LAFFONT

LISTE DES AUTEURS


N° NOM
0001 MOLIERE
…. ….
0428 HUGO

FICHE LIVRE
COOE LIVRE: 00123
TITRE : LES MISERABLES
CODE AUTEUR: 0428
AUTEUR: HUGO

EXEMPLAIRES POSSEDES :
CODE COLLECTION NOMBRE D'EXEMPLAIRES
002 10
001 2

EMPRUNTS EN COURS:
N° ADHERENT CODE COLLECTION DE DATE DATE
L'EXEMPLAIRE EMPRUNTÉ D'EMPRUNT RETOUR
001 002 15/01/03 17/01/03
002 002 15/01/03
007 001 20/01/03

FICHE ADHERENT
N° ADHERENT : 002
NOM : DURAND
ADRESSE: 3 R. du Regard 75006 PARIS

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DEMANDE D'EMPRUNT
DATE D'EMPRUNT: 15/01/86
CODE LIVRE : 00123
TITRE : LES MISERABLES
N° COLLECTION: 002
COLLECTION : FOLIO
N° ADHERENT : 002
NOM : DURAND
SIGNATURE:

On note les règles de gestion suivantes:


-Un livre existe en 1 ou plusieurs exemplaires dans une ou plusieurs collections chez 1 ou plusieurs éditeurs.

-Un livre est emprunté ou non par 1 ou plusieurs adhérents dans la limite du nombre d'exemplaires disponibles.
-Un adhérent peut emprunter un ou plusieurs livres mais il ne peut pas emprunter plusieurs exemplaires du même livre
dans la même collection.

B) Questions
1) Établir le dictionnaire des données.
2) Représenter la structure d'accès théorique.
3) Établir le Modèle Conceptuel des Données actuel (le MCD futur étant supposé identique).
4) Dans le futur système informatisé, une procédure fonctionnelle consistera à saisir de manière conversationnelle
plusieurs emprunts de livres à partir des fiches de demandes d'emprunts.
Etant donné que des retards sont toujours possibles, la date d'emprunt ne sera pas forcément la date de saisie et on pourra
même saisir le même jour des emprunts de dates différentes. On procédera toute- fois en même temps à la saisie de tous
les emprunts d'une même date.
En revanche, on ne regroupera pas spécialement les emprunts d'un même adhérent.
Faire la grille de contrôles.
5) On suppose validé le MCD de la question 4. Représenter le Modèle logique des données correspondant.
6) Dans la situation actuelle, l'opération d'emprunt ne peut se déclencher que si un exemplaire du livre demandé est
disponible. L'employé de la bibliothèque fait remplir à l'adhérent une fiche de demande d'emprunt. Dès que le livre est
disponible, il inscrit une ligne d'emprunt sur la fiche du livre. L'exemplaire est alors envoyé à l'adhérent. Lorsque le livre
est de retour, l'employé inscrit la date de retour et remet livre en stocke.
Faire le MCT de ce processus.
7) Quel aurait été le MCT si chaque demande d'emprunt avait conduit:
-soit à un refus en cas d'exemplaire non disponible
-soit à un emprunt en cas d'exemplaire disponible?

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Etude de cas
GESTION DE PORTEFEUILLE

A) Exposé du problème

Il s'agit d'étudier le système d'information d'un gestionnaire de portefeuilles de valeurs mobilières. Ce gestionnaire place
en Bourse les fonds déposés chez un agent de change par ses clients qui lui en confient la gestion. Il passe des ordres
d'achats ou de ventes de titres pour le compte de ses clients à cet agent de change.
On supposera pour ne pas compliquer qu'il n'y a que des valeurs françaises, qu'il n'y a pas de frais de courtage ni de TVA
sur les opérations en Bourse, qu'aucune valeur du marché à Règlement mensuel n'est négociée en Règlement immédiat et
qu'il n'y a qu'un cours par jour. Les règles de gestion sont les suivantes:

RG 1) Les cotations d'un titre peuvent être suspendues un certain temps.


RG2) Le client donne au gestionnaire un mandat de gestion concernant son portefeuille de valeurs mobilières chez l'agent
de change.
RG3) Le gestionnaire a l'autorisation de procéder à toute opération de vente ou d'achat de valeurs pour le compte du
client.
RG4) Il travaille exclusivement sur un certain nombre de valeurs qu'il suit même si toutes ces valeurs ne sont pas dans les
portefeuilles de ses clients.
RG5) Toute valeur appartient à une catégorie de titres bien précise et est cotée sur l'un des marchés de la place de PARIS.
RG6) Chaque jour, au vu des cours, le gestionnaire détermine sur une courbe la tendance de chaque valeur suivie et en
déduit les éventuels ordres d'achat ou vente à passer à l'agent de change pour le compte de ses clients.
RG7) Lorsqu'un ordre a pu être exécuté en Bourse, l'agent de change en avise le client (avis d'opéré) ainsi que le
gestionnaire qui enregistre cette opération. Périodiquement le gestionnaire transmet au client un relevé d'opérations.
RG8) En fin d'année, le gestionnaire transmet à chaque client une évaluation de son portefeuille

B) Documents collectés lors des interviews du gestionnaire

LISTE DES MARCHES


COOE LIBELLE
RM Marché à Réglement mensuel
T Marché au comptant
SM Second Marché
HC Hors-cote

LISTE DES CATEGORfES DE VALEURS


CODE LIBELLE
AC Action
OB Obligation
TP Titre Participatif
OC Oblig. convertible

GRAPHIQUE:

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Cours merise

EVALUATION DU PORTEFEUILLE AU 31/12/85


N° DE CLIENT: 018
NOM : Durand
ADRESSE: 5, Rue Monge 75005 Paris

TITRES QUANTITE EN COURS MONTANT


CODE DESIGNATION MARCHE CATEG PORTEFEUILLE
017 Air liquide RM AC 10 630 6300
042 Casino RM AC 20 1000 20000
TOTAL PORTEFEUILLE 26300
LIQUIDITES 4000,12
TOTAL 30300,12

RELEVE PERIODIQUE D’OPERATION DE BOURSE


N° DE CLIENT: 018
NOM : Durand
ADRESSE: 5, Rue Monge 75005 Paris

TITRES A COURS MONTANT


CODE DESIGNATION MARCHE CATEG
042 Casino RM AC
017 Air liquide RM AC 10 630 6300
042 Casino RM AC 20 1000 20000

C) Travail à faire:
1) Etablir le dictionnaire des données.
2) Déterminer la Structure d'Accès Théorique.
3) En déduire le MCD.
4) Etablir le MCT correspondant aux R.G. 6, 7 et 8 (Diagramme de
fonctionnement).
5) On suppose le SI automatisé sur ordinateur. L'une des PF consiste, à saisir les opérations de bourse qui figureront sur
les relevés périodiques (identification du client, identifications des titres négociés, dates, cours, sens A ou V, quantités
négociées). Faire la grille de contrôles.
6) En supposant validé le MCD établi plus haut, faire le MLD théorique.

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Etude de cas
GESTION D’UNE AGENCE DE VOYAGE

A) Exposé du problème
Une agence de voyage organise des circuits touristiques dans divers pays.
Les interviews effectuées auprès de la direction et des divers postes de travail ont permis de :
-dégager un certain nombre de règles de gestion. -recueillir les documents utilisés. -établir un schéma de circulation.
1) Règles de Gestion
RG 1) On garde trace de tous les clients connus, même s'ils n'ont pas
participé depuis longtemps à des circuits touristiques.
RG2) On répertorie 1 hôtel et 1 seul par ville.
RG3) Toutes les villes sont désignées par des noms distincts. RG4) Il y a un seul accompagnateur par voyage.
RG5) Toute nuit pendant un circuit est passée dans un hôtel.

RG6) Tout circuit concerne au moins deux villes.


RG7) Toutes les villes répertoriées ne sont pas obligatoirement utilisées dans un circuit à chaque période.
RG8) A une même date, aucun circuit ne part plus d'une fois d'une même ville ni n'arrive plus d'une fois dans une même
ville.
RG9) Les circuits pour une période sont réactualisés au début de la période précédente après informations obtenues de
divers organismes extérieurs (Compagnies d'aviation, SNCF, hôtels, etc...) et donnent lieu à une large information auprès
du public.
RG10) Les demandes de réservation donnent lieu à réponses positives dans la mesure des places disponibles.
RG11) Un client ne peut obtenir une réservation qu'après réponse positive (cf. AG 1 0) et versement d'un acompte.
RG12) Une réservation ne sera définitive qu'après règlement du solde dû, par un deuxième versement.
RG13) Après une date limite D1, les réservations qui n'ont pas donn6 lieu au deuxième versement sont annulées, l'agence
pouvant ainsi redisposer des places correspondantes sans que les clients concernés puissent exiger le moindre
remboursement.
RG14) Après une seconde date limite D2 :
-S'il n'y a pas assez de réservations définitives, le circuit est annulé et les clients dont la réservation est définitive sont
remboursés intégralement.
-S'il n'y a aucune réservation définitive, le circuit est a fortiori annulé.
-S'il y a assez de réservations, le circuit est maintenu, ce qui implique que:
-L'agence effectue le règlement des sommes dues aux divers organismes extérieurs
-Les clients dont la réservation est définitive soient convoqués pour le départ.

2) Documents recueillis

CIRCUIT N° 003 INTITULE: Italie Nord

DEPART ARRIVEE
DATE HEURE VILLE HEURE VILLE TRANSPORT HOTEL
20/3/03 12 H PARIS 14 H MILAN VOL AF415 PALAZZIO
22/3/03 8H MILAN 15 H 30 BOLOGNE CAR
22/3/03 16 H BOLOGNE 20 H VENISE CAR CASA
FROLO
30/3/03 9H VENISE 11 H PARIS VOL AF754

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CIRCUIT: Italie Nord


PRIX INOIVIDUEL : 6 000 F
NOM8RE DE PLACES: 20
ACCOMPAGNATEUR: DURAND PIERRE

LISTE DES PARTICIPANTS


NOM ACOMPTE DEUXIEME REMISE TOTAL
VERSEMENT
DUPONT 3000 0 0 3000
DUBOIS 3000 2500 500 6000
DUPONT 3000 3000 0 6000
MARCEL

REPERTOIRE DES VILLES PAR PAYS


PAYS N° 02 NOM: Italie
VILLE HOTEL ADRESSE
BOLOGNE DA MARTINO PIAZZA
FELICE MILAN PALAZZIO VIA PALAZZIO
VENISE CASA FROLO GIUDECCA

FICHE ACCOMPAGNATEUR
NOM DURAND PIERRE
ADRESSE: 3 RUE DE BELLEVILLE
75020 PARIS

FICHE ACCOMPAGNATEUR
DURAND PIERRE
ESSE: 5 RUE DU REGARD
75006 PARIS

NOM : DUPONT
ADRESSE: 3 RUE MONGE
75005 PARIS
CA : 5250

FICHE CLIENT
NOM : DUPONT
ADRESSE: 143 AVENUE DE VERSAILLES
75016 PARIS
CA : 12890

3) Schéma de circulation

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Cours merise

1 Informations des organismes extérieurs 2 et 3 Circuits actualisés


4 Informations sur les circuits
5 et 6 Demande de réservation par lettre
7 Demande de réservation par téléphone ou sur place
8 Réponse (positive ou négative) à la demande de réservation
9 Acompte versé sur place
10 Acompte versé par courrier
11 et 12 Acompte transmis (valant réservation)
1 3 et 14 Réservation annulée pour non paiement du solde dans le délai prescrit
1 5 1 6 1 7 Deuxième versement
18 Transmission à la direction de l'état des réservations définitives
19 Circuit touristique annulé
20 Remboursement client pour cause d'annulation du
voyage
21 Décision de maintenir le voyage
22 Règlement des sommes dues aux organismes
23 Etat des réservations définitives pour le circuit maintenu 24 Convocation
25 Liste des clients convoqués remise à l'accompagnateur

B) Questions
1) Etablir le dictionnaire des données
On prendra garde à faire la distinction entre la ville de départ et la ville d’arrivée.
On veillera à bien épurer ce dictionnaire.
2) Etablir la structure d'accès théorique.
3) Faire le MCD.
4) Faire le MCT.
On ne demande pas le modèle conceptuel de communication, mais il va de soi que celui-ci doit avoir été fait pour
l'établissement du MCT.
On regroupera si possible les traitements redondants.
On prendra soin d'éliminer tous les flux de nature organisationnelle.
On vérifiera qu'il y a bien une attente conceptuelle entre deux opérations consécutives.

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Etude de cas
LOCATION DE MATERIEL

A) Exposé du problème
Il s'agit du système d'information d'une entreprise qui loue du matériel à ses clients.
Les locations se font dans les diverses agences de l'entreprise.
Les interviews ont permis de détecter les règles de gestion suivantes:
RG 1) Toute location porte sur une durée exprimée en nombre de semaines et d'au moins une semaine.
RG2) Une location concerne 1 ou plusieurs matériels.
RG3) Toute location doit donner lieu à un contrat entre l'entreprise et le client.
Les interviews ont également permis le recueil des documents suivants:

LISTE DES CLIENTS:


CODE NOM RUE VILLE
A01 DUPONT 5 R MONGE 75005 PARIS
A25 DURAND 3 R BELLEVILLE 75020 PARIS
B03 DUPONT 6 R DU REGARD 75006 PARIS

LISTE DES AGENCES:


N° NOM
01 PARIS CENTRE
02 PARIS EST
03 CLICHY

CATALOGUE:
REF DESIGNATION PRIX DE LOCATION
X01 AMPLI 200
X02 MAGNETOSCOPE 300
X03 TELE 150
X04 HAUT –PARLEUR 50
X05 DISQUE LASER 200
X06 TELE 250

ETAT DU STOCK DISPONIBLE


AGENCE 01
REF QUANTITE DISPONIBLE
X01 20
X02 40
X03 40
X04 50
X05 10

AGENCE 02
REF QUANTITE DISPONIBLE
X01 40
X04 80

CONTRATS EN COURS:

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CONTRAT N° 201 AGENCE 01


DATE 15/02/88 CLIENT A01 DUPONT
DUREE 4 semaines MONTANT 1800

REF DESIGNATION QUANTITE LOUEE


X03 TELE 1
XO2 MAGNETOSCOPE 1

CONTRAT N° 301 AGENCE 02


DATE 16/02/88 CLIENT A25 DURAN
DUREE 2 semaines MONTANT 600
REF DESIGNATION QUANTITE LOUEE
X01 AMPLI 1
X04 HAUT-PARLEUR 2

CONTRAT N° 302 AGENCE 02


DATE 16/02/88 CLIENT AO1 DUPONT
DUREE 2 semaines MONTANT 300
REF DESIGNATION QUANTI TE LOUEE
X03 TELE 1

Le dictionnaire des données établi à partir de ces documents donne les informations suivantes:
COCLI Code du client
NOM Nom client
RUE Rue client
VILLE Ville client
NOA N° Agence
NOM-A Nom Agence
NOCTR N° de contrat
DATE-D Date départ du contrat
DUREE Durée du contrat
MONTANT Montant du contrat
QTE Quantité louée
REF Référence d'un matériel
DESIGN Désignation matériel
PU Prix unitaire de location par semaine
DISPO Stock disponible pour la location.

B) Questions à traiter
1) Établir le MCD actuel qui sera supposé inchangé dans le système futur. On fera:
a) La structure d'accès théorique.
b) Le MCD proprement dit.
2) Etude dans le futur modèle organisationnel des traitements de la PF de saisie des contrats dans une agence.

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La grille de saisie est la suivante:

N° contrat : …………….
Date : ………….
Durée : ………….
Caution : …………….
Code client : ……..
Nom : …………

Référence Désignation Stock disponible Quantité


………. ………………… ……………. ………..
………. ………………… ……………. ………..
………. ………………… ……………. ………..
………. ………………… ……………. ………..
………. ………………… ……………. ………..

La saisie cesse lorsqu'on tape le signal de fin à la place du n° de contrat.


Pour un contrat donné, la saisie des matériels loués cesse lorsqu'on tape le signal de fin à la place de la référence.
On demande:
a) Le diagramme de répartition des tâches entre l'Homme et la Machine.
b) La grille de contrôles.
3) Etablir les modèles externes de cette PF :
a) en consultation.
b) en mise-à-jour.
4) Validation du MCD par ces modèles externes:
a) Modèles externes validés?
b) MCD validé?
5) Etablir le Modèle logique des données, dans l'optique fic partir du MCD validé.

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Cours merise

Etude de cas
ASSOCIATION

AI Exposé du problème
Une association désire s'informatiser. Les interviews des responsables ont permis de dégager les principales règles de
gestion suivantes:
-Chaque adhérent de l'association doit verser, en une ou plusieurs fois, une cotisation annuelle supérieure ou égale à un
montant minimum qui dépend de sa catégorie socio-professionnelle et qui est fixé chaque année par l'assemblée générale.
-Seuls sont convoqués à l'assemblée générale les adhérents ayant versé intégralement leur cotisation.
-Cette convocation doit être faite dès que la date de l'assemblée a été fixée par !e bureau de l'association.
-En vue des déductions fiscales (l'association étant reconnue d'utilité publique) un reçu doit être envoyé chaque année aux
adhérents ayant réglé leurs cotisations, même partiellement, l'année précédente et récapituler l'ensemble des versements
correspondants.
-En début d'année et après fixation des montants minima des catégories par l'assemblée générale, on procède à un appel
de cotisations envers tous les adhérents.
L'interview de la secrétaire de l'association a donné les résultats suivants:

OP1 : En début d'année, envoi à tous les adhérents de l'appel de cotisations après fixation des montants minima par l'A.G.
et trans- mission de ceux-ci par le bureau.
OP2 : Inscription du règlement sur la fiche adhérent et sur le papillon, transmission au comptable du règlement et du
papillon détachable joint et éventuellement, si le total des versements effectués est inférieur au montant minimum, envoi
d'une relance.
OP3 : Passé un certain délai après l'appel des cotisations, envoi d'une relance à tous les adhérents dont le total des
versements de l'année est nul ou inférieur au montant minimum de la catégorie.
OP4 : Envoi d'une convocation à l'A.G. à tous les adhérents dont le total des versements de l'année est supérieur ou égal
au montant
minimum.

L'interview du comptable se résume comme suit

OP5 : Au moment des déclarations fiscales, le comptable reprend tous les papillons détachables qui accompagnaient les
versements de l'année précédente et établit les reçus à envoyer aux adhérents.

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Les documents recueillis lors des interviews sont les suivants

LISTE DES CATÉGORIES

FICHES ADHERENTS

N° ADHERENT : 127
NOM : DUPONT
ADRESSE : 5 rue Monge 75005 PARIS

CATEGORIE : 1
DATE VERSEMENT
15/3/03 950
15/3/03 950
17/4/03 50

N° ADHERENT : 165
NOM : DUPONT
ADRESSE : 6 rue de Belleville
75020 PARIS
CATEGORIE : 3

DATE VERSEMENT
14/2/03 180
17/2/03 200

APPEL DE COTISATIONS
N° ADHERENT : 127
NDM : DUPONT
ADRESSE : 5 rue Monge 75005 PARIS
CATEGORIE : 1
MONTANT MINI: 1 000

Papillon à joindre au Règlement


127
DUPONT
5 rue Monge 75005 Paris
Montant versé …………

RELANCE (au 15/3/03)


N°ADHERENT : 127

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NOM : DUPONT
ADRESSE: 5 rue Monge 75005 PARIS
CATEGORIE : 1
MONTANT MINI: 1 000
TOTAL VERSE: 950
RESTE DU 50

REÇU
ANNEE :2003
NOM : DUPONT
ADRESSE : 5 rue Monge 75005 PARIS
CATEGORIE : 1
DATE VERSEMENT :
15/3/03 950
4/4/03 50
TOTAL 1 000

Le dictionnaire des données établi à partir de ces documents utilise les notations suivantes:
NOA N° adhérent
NOMA Nom adhérent
RUA Rue adhérent
VILA Ville adhérent
ADRA Adresse Adhérent
NOCAT N° catégorie
LlBCAT Libellé catégorie
MM Montant minimum
DATE Date de versement
MONTANT Montant du versement
TOTA Total annuel des versements de l'adhérent

B) Questions à traiter
1) MOT actuel sous forme d'un graphe de circulation.
2) MCT actuel.
3) MCD actuel.
On suppose pour les questions suivantes que le MCD futur est identique et qu'il est validé.
4) MLD correspondant au MCD
5) Valorisation de l'activité du sous-schéma logique extrait du MLD ci-dessus et correspondant, dans le système futur, à
une PF de saisie d'un versement. Cette PF vérifie que l'adhérent existe mais ne compare pas le montant saisi au montant
minimum.
On suppose qu'il y a en moyenne 2 versements par jour.
6) MLD relationnel.
7) Avec leMLD relationnel établi en 6, formuler la requête suivante: "Quels sont les libellés des catégories pour
lesquelles des adhérents ont effectué des versements supérieurs à 100 F entre le 1 er Mars et le 31 Mars 2003"

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Cours merise

Etude de cas
GESTION DES COMMANDES

A) Présentation du problème

Les interviews ont permis de dresser la modèle de communication actuelle

1 : Demande de devis.
2 : Demande d'étude technique.
3 : Dossier technique résultat de l'étude technique permettant l'établissement du devis.
4 : Devis.
5 : Devis refusé par le client (affaire "classée").
6 : Commande (en cas d'acceptation du devis).
7 : Acompte.
8 : Acompte transmis à la comptabilité avec double du devis.
9 : Ordre de fabrication.
10 : Produits finis avec bons de sortie usine (fabrication terminée).
11 : Bon de livraison accompagnant la livraison.
12 : Double du bon de livraison transmis à la comptabilité.
13 : Facture.

Les interviews ont également permis de formuler les règles de Gestion actuelles dont les suivantes:

RG1} Toute commande client fait suite à l'acceptation d'un devis par ce client.
RG2) Un devis ne peut s'établir qu'après une étude technique.
RG3) La fabrication ne peut commencer qu'après réception de la commande et versement d'un acompte.
RG4) Le client doit être livré dès la fin de fabrication.
RG5) Les factures sont envoyées en fin de mois.

Ces règles de gestion resteront valables dans le système futur. On a pu, par ailleurs, établir le MCD brut futur:

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Cours merise

Dans le système futur, il est prévu une PF de saisie des commandes dans laquelle on tape les numéros des devis
préalablement enregis- trés auxquels cette commande se réfère, ce qui implique l'accepta- tion de ces devis par le client.
Dans cette PF, on s'assurera que les divers devis invoqués n'ont pas déjà été acceptés sur une autre commande.

La grille d'écran de cette PF est la suivante:

N° BON DE COMMANDE:……………………. DATE COMMANDE : ………..


CODE CLIENT : ...................... NOM : ………………………………………..

N° DE DEVIS : ………………

REF DESIGNATIDN PU QTE


……. …………………………… …….. ……..
……. …………………………… …….. ……..
……. …………………………… …….. ……..
……. …………………………… …….. ……..
……. …………………………… …….. ……..
……. …………………………… …….. ……..

B) Questions à traiter
1) Etablir le MCT actuel.
On supposera que le MCT futur est identique au MCT actuel.
2) A propos de la PF de saisie des commandes, faire:
a) Le diagramme de répartition des tâches entre l'homme et la
machine.
b) La grille de contrôles.

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3} Etablir les modèles externes de cette PF :


-en consultation.
-en mise à jour.
4) Valider ces modèles externes et valider le MCO par rapport à ces modèles externes.

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