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Introduction

La plus parts des métaux sont oxydables à l’atmosphère et à la température ambiante. Cette
oxydabilité peut être un inconvénient car elle implique que les objets métalliques ne gardent
jamais leur état initial, mais on peut également en tirer parti pour conférer aux objets un
aspect ou une couleur particulière.

La connaissance des couches superficielles d’oxydation sur les objets du patrimoine, qu’ils
proviennent de musées où qu’ils soient directement issus de fouilles archéologiques, est d’une
grande importance pour l’histoire et la conservation des objets antiques. Les couches nous
renseignent sur l’état de dégradation, sur la nature des milieux d’enfouissement, sur la
présence et la nature de traitements de surface originales et sur les causes d’abandon de
l’objet.

L’utilisation des tensioactifs est à l’heure actuelle à l’origine de nombreuses


formulations dans des domaines variés tels que l’agrochimie, la pharmacologie, ou la
préparation et la stabilisation des peintures.

Les tensioactifs font partie de notre quotidien. Ils sont dans nos produits de lavages
(vaisselles, lessives), d’hygiène corporelle (produits de bain ou douche, produits
nettoyants, dentifrice, shampooing, ….), comme adjuvant dans nos cosmétiques (toutes
les émulsions c'est-à-dire les crèmes, laits, produits solaires…).

Ils permettent de solubiliser deux phases non miscibles, c’est-à-dire de faire en sorte que

deux fluides non miscibles restent mélanger à un niveau « fin », en favorisant leur affinité l’un

envers l’autre et donc leur dispersion l’un dans l’autre.

Dans ce rapport, nous exposerons les résultats obtenus lors de l’étude de la corrosion du
bronze B66 dans une solution de NaCl 3,5% et l’effet inhibiteur de1,12-bis(4-amino-3-
méthyl-1,2,4-triazole-5-thiol)dodécane (dTC12) . Cette étude a été réalisée au moyen des
méthodes électrochimiques stationnaire et transitoires
Généralité.
Bronzes archéologique.
Les bronzes archéologiques ont un grand intérêt en particulier pour l’étude du mécanisme
de corrosion à long terme. Il est donc fondamentalement important d’acquérir des
informations sur l’état d’équilibre des objets métalliques exposés à un environnement (sol,
atmosphère ou eau de mer) pendant une longue période. De telles informations devraient
également aider les scientifiques et les conservateurs des musées à stopper ou retarder la
détérioration de ces objets.

De nombreux travaux ont été réalisés sur la corrosion des bronzes archéologiques [1-2]et la
plupart de ceux-ci ont permis de caractériser et d’identifier la structure chimique des patines
développées sur des objets façonnés exposés pendant de longues périodes soit dans le sol [3-
4], l’atmosphère [5,6] ou dans l’eau de mer [7,8].

Selon la nature de l’environnement corrosif (composition chimique, pH, résistivité, etc...),


les structures de patine sont différentes, cette différence peut être aussi due à d’autres
paramètres non négligeables tels que les périodes historiques et les techniques de mis en
œuvres [9]. En outre plusieurs travaux ont été réalisés, ayant pour objectif l’amélioration des
méthodes de conservation et de protection contre la corrosion des bronzes archéologiques,
tenant comptes de la présence des chlorures cuivreux dans la patine [10,11].

Comme le cuivre est le principal constituant du bronze, l’étude de la corrosion de cet


alliage a été souvent assimilée à celle du cuivre pur [12]. C’est la raison pour laquelle l’étude
réalisée par Graedel et coll [13] sur les patines de cuivre est considérée comme une référence
pour le cuivre et ses alliages.

Tableau1 : Composition en éléments du bronze B66

Le milieu corrosif choisis est une solution de NaCl 3,5% assimilable au milieu marin. Ce
choix est justifié par le fait que les électrodes suscitées constituent l’élément essentiel
des objets archéologiques installés dans le musée de Rabat, dont la solution est sous
l’influence d’une ambiance marine.

Forme de corrosion.

Les bronzes présentent des propriétés intéressantes notamment les conductivités


électriques et thermiques élevées, la bonne soudabilité chimique, ce qui rend
l’utilisation de ce matériau dans plusieurs domaines à savoir : fonderie, industrie
électronique, aéronautique, aéronavale. Cependant les bronzes résistent bien à la
corrosion, ils supportent très mal la présence de sulfites (utilisés parfois comme réducteurs
de l'oxygène). La résistance élevée à la corrosion des ces matériaux est due d’une part au
potentiel d’oxydoréduction élevé et d’autre part à la formation d’un film uniforme et adhérent
à leur surface qui joue le rôle d’une couche barrière et protège le substrat de son
environnement. Malgré cette propriété auto protectrice, ces matériaux peuvent
néanmoins subir à une dégradation significative dans différentes conditions.

Les différents types de corrosion les plus rencontrés pour les alliages de cuivre sont :

 Corrosion par érosion : c’est la destruction de la couche passive par érosion puis
attaque électrochimique. On notera à ce propos l’importance dans de nombreux
phénomènes de corrosion de la compétition entre les vitesses de passivation et de
repassivation. Dans le cas de la cavitation on pourrait dire qu’il s’agit essentiellement
d’un phénomène mécanique dû à la formation et l’implosion des bulles gazeuses au
sein d’un liquide en mouvement près de la surface métallique, ce qui conduit à un
martelage du métal[14].
 Corrosion généralisée : elle se caractérise normalement par une réaction chimique ou
électrochimique qui se poursuit uniformément sur toute la surface exposée. Le métal
devient plus mince et éventuellement se détruit. Dans les liquides cette forme de
corrosion comporte

une réaction d’oxydoréduction. Les surfaces anodiques et cathodiques se déplacent de telle

sorte que la corrosion se propage plus ou moins régulièrement sur la totalité de la surface

métallique.
 Corrosion par les produits ammoniacaux : les produits à base d’ammoniaque
forment avec le cuivre un complexe soluble dans la solution corrosive. Alors le métal
ne se passive pas et subit une attaque continue par les ions agressifs.
 Corrosion perforante: cette forme de corrosion est très localisée est caractérisée par
des trous dans le métal.

Lutte contre la corrosion par l’utilisation des inhibiteurs de corrosion

En matière de protection contre la corrosion, il est possible d’agir sur le matériau lui
même (choix judicieux ; contraintes en fonction des applications, …), sur la surface du
matériau (revêtement, peinture, tout type de traitement de surface, …) ou sur l’environnement
avec lequel le matériau est en contact (inhibiteurs de corrosion).

L’adoption de mesure contre la corrosion est donc nécessaire et l’utilisation des


inhibiteurs est une méthode adaptée et pratique pour protéger les métaux.

Les inhibiteurs de corrosion constituent un moyen de lutte récent contre la corrosion des
métaux et des alliages [15]. Les molécules inhibitrices peuvent agir suivant différents
mécanismes, leur conférant ainsi des performances d’inhibition en fonction du milieu d’étude.

Inhibiteurs de corrosion

Définition

La définition d’un inhibiteur de corrosion n’est pas unique, néanmoins celle retenue par la
National Association Of Corrosion Engineerings (NACE) est la suivante : « un
inhibiteur de corrosion est une substance qui retarde le processus de corrosion lorsqu’elle est
ajoutée à un environnement en faible concentration » [16]. L’effet d'un inhibiteur de
corrosion dépend essentiellement du couple milieu corrosif-métal, de la température
du milieu et des concentrations utilisées en inhibiteur.

Choix d’un inhibiteur

Le choix d’un inhibiteur est souvent basé sur plusieurs critères comme :

 Efficacité de protection satisfaisante avec le temps.


 Coût économique abordable
 Pas ou faible nocivité vis à vis de l’environnement
 Non modification des propriétés du milieu corrosif
 Solubilité satisfaisante et bonne stabilité dans le milieu d’application.

Le choix de l’inhibiteur prend en considération, en plus de ces critères, son mode


D’action. En effet le suivi et le risque que peut engendrer l’utilisation d’un inhibiteur sont liés
à la façon de protection de la surface métallique.

Les tensioactifs sont des molécules amphiphiles, caractérisées par une tête polaire et une
queue hydrophobe. Le caractère amphiphile leur confère deux propriétés principales. Ils sont
capables de réduire la tension interfaciale de mélanges en s’adsorbant aux interfaces [17], et
de même de s’agréger en systèmes bien organisé.

Références bibliographiques

[1]:D.T. Hawkins, Corrosion. Science, 27 (1987), p771-782


nd
[2]: R.F. Tylecote, J. History of Metallurgy, 2 ed., the Institute of Materials, London
(1992).

[3]: L. Robbiola, L. Queixalos, I. Hetel, L.P. Pernot, C. Volovsky, Stud. Conserv., 33(1988),
p 205-214.

[4]: L.Robbiola, L. Hurtel.; I C M C (Metal 95), eds. I. Macleod, S.Pennec and L.Robbiola.
Jemes and Jemes (Science Publishers) Ltd, London, (1997), p 109-117

[5]: Payer, J. H. Bronze Corrosion, NACE, (1992), p 103-121

[6]: L.Robbiola, C.Fiaud, S.Pennec, in Proc. 10th ICOM Meeting, 2 (1993), p 796-802.

[7]: R.J.Taylor, I.D.MacLeod. Corrosion, 41 (1985), p 100-104.

[8]: F.Schweizer, eds. D.A Scott, J.Podany and B.B Considine. Tne Getty Conservation
Institute, (1994), p 33-50.

[9]: T. Chase, Chinese bronzes: eds. D.A Scott, J.Podany and B.B Considine. Tne Getty
Conservation Institute, (1994) 85-117.

[10]: N.H.Tennent, K.M.Br bonze disease. ICOM , 3 (1981), p 11.

[11]: I.D.Macleod, Studies in Conservation. 36, (1991), p 222-234.

[12]: T.E. Graeld, Corros. Sci., (1987), p27.

[13]: L. Soto, J.B. Franey, T.E. Graedel, G.W.Kammlott, Corros. Sci., 23 (1983), p 241-250.
[14]: L. Robbiola, N. Pereira, K. Thaury, C. Fiaud, J.-P. Labb´e, in:W. Mourey,
L.Robibola (Eds.), in METAL 98, James & James Science Publisher, London, (1998), p136.

[15] :G. Beranger , H.Mazille. Corrosion et anticorrosion (pratique industrielle). Paris :

Lavoisier, Hermès Science. Publications, (2002), 303. ISBN 2-7462-0467-3.

[16]: NACE Glossary of Corrosion Terms, Materials Pro. 4 (1965), p 79.

[17] M. Rosen, « Surfactants and Interfacial Phenomena », 3rd Ed., Hoboken: John
Wiley & Sons, Inc., (2004).

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