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TERMES GENERAUX DE TACTIQUE

AMBIANCE

Ensemble des conditions qui constituent l’environnement de l’action et le climat général.

ACTION DE FORCES

Forme de la manœuvre offensive consistant à détruire ou au minimum neutraliser l’adversaire


par une action de feux brutale et puissante, puis à parachever les résultats obtenus par
l’engagement rapide de formations de combat.

ACTION EN SOUPLESSE

Forme de manœuvre offensive consistant à paralyser et à désorganiser le dispositif ennemi par


des infiltrations profondes, puis à détruire progressivement les éléments dépassés et isolés.

ALERTE

(Mettre en alerte) : Avertissement entraînant la mise en œuvre de mesures prévues contre un


danger ou de mesures préparatoires à l’exécution d’une mission.

APPUI

(appuyer) : Aide apportée par une unité à une autre, spontanément ou sur ordre, et comportant
le plus souvent fourniture de feux (EX. l’artillerie appuie les chars, les chars appuient
l’infanterie). A distinguer du SOUTIEN (voir ce mot plus en bas)

APPUI AERIEN

Action des forces aériennes ayant pour objet d’apporter une aide précise aux opérations des
forces de surface.
L’appui aérien est dit rapproché quand il s’applique à proximité des unités terrestres.

APPUI AERIEN DIRECT

Actions de feux exécutées par les forces aériennes sur les objectifs s’opposant à la manœuvre
des unités terrestres engagées.

APPUI AERIEN FEU

Action des forces aériennes ayant pour objet d’apporter une aide par le feu aux opérations des
forces de surface.

APPUI AERIEN INDIRECT


Actions de feu exécutées par les forces aériennes d’une façon généralement systématique
pour faciliter la manœuvre des unités terrestres engagées.

APPUI AERIEN RENSEIGNEMENT

Action des forces aériennes ayant pour objet de fournir les renseignements demandés par les
forces de surface.

APPUI AERIEN TRANSPORT

Action des forces ayant pour objet le transport de personnel, de matériel et de ravitaillement
et répondant à des besoins urgents exprimés par les troupes engagées.

ARRET (arrêter)

Manœuvre d’arrêt : Forme de manœuvre défensive qui a pour but d’empêcher l’ennemi de
déboucher au delà d’une bande de terrain préalablement fixée dont la conservation matérialise
la mission.

ARRET TEMPORAIRE

Action menée dans le cadre d’une manœuvre défensive qui a pour but de ralentir puis d’arrêter
l’ennemi pendant un délai limité. L’arrêt temporaire s’effectue dans la profondeur en combinant
l’effet des obstacles, des embuscades, des coups d’arrêt et des réactions offensives.
Coup d’arrêt : Action généralement à base de feux, déclenchée par surprise sur une
formation ennemie en mouvement offensif pour briser son élan et lui imposer un arrêt tout en
lui infligeant le maximum de pertes.

ARRIERE GARDE

Détachement de sûreté rapprochée agissant en arrière d’une troupe qui se replie pour la
renseigner et la couvrir.

ARTICULATION

Constitution d’une troupe en différentes fractions subordonnées dont la composition


(articulation des moyens) et le chef (articulation de commandement) sont nettement précisés.

ASSAUT

Bond final de l’attaque qui s’achève par l’irruption dans la position ennemie et l’abordage au
corps à corps.

ATTAQUE (attaquer)
Forme de combat offensif, entrepris avec des moyens aussi puissants que possible et visant,
par la combinaison du feu et du mouvement, soit à détruire un ennemi déterminé, soit à le
chasser des zones qu’il occupe en lui infligeant le plus de pertes possibles.

AVANT GARDE

Détachement de sûreté rapprochée agissant en avant d’une troupe en marche pour la


renseigner, la couvrir et faciliter son engagement.

AXE D’EFFORT

Ligne idéale suivant laquelle le chef entend mener son action pour atteindre un objectif.
Les axes d’effort successifs d’une unité contribuent à maintenir celle-ci sur la direction qui lui
a été fixée.

BARRER

Arrêter un ennemi progressant sur une direction ou un itinéraire.

BASE DE DEPART

Bande de terrain organisée ou non à partir de laquelle a lieu le débouché de l’échelon d’attaque
d’une formation à pied (pour les formations blindées et mécanisées ; elle se nomme : ‘’Zone de
Démarrage’’)

BRIGADE

Grande unité de base constituant actuellement l’échelon organiquement interarmes le plus bas
où s’effectue la combinaison des armes classiques et qui dispose d’une certaine autonomie
logistique.

CENTRE DE RESISTANCE

Groupement éventuel de plusieurs points d’appui .

COMMANDO

Détachement autonome apte à vivre et combattre isolément pour remplir une mission
particulière.

COMBAT DE RENCONTRE

Combat de circonstance au cours duquel une unité se heurte à un ennemi inopiné.


Un combat de rencontre est une action improvisée dont le succès dépend de la rapidité de
réaction.
COMBAT RAPPROCHE

Combat à courte distance mettant en œuvre l’armement léger, armes individuelles, collectives
et AC, et pouvant aller jusqu’au corps à corps.

CONCENTRATION DES EFFORTS

Combinaison et convergence d’actions en vue de réaliser la supériorité sur l’adversaire, en un


lieu et un moment considérés comme essentiels.

CONCEPTION DE Manœuvre

Prise de position du chef esquissant l’ensemble d’une manœuvre : Elle comprend :


- son impression sur l’ennemi
- son idée de manœuvre
- l’articulation des forces
- les missions générales des Groupements de forces et des éléments d’appuis
- ses besoins en renseignements

CONTACT

Situation d’un élément se trouvant sous le feu des armes à tir direct de l’ennemi.
- préciser le contact : déterminer les points et les zones où l’ennemi offre une opposition
ferme ainsi que les intervalles de son dispositif.
- perdre le contact : ne pas s’apercevoir que l’ennemi se dérobe, ou, s’en étant aperçu, ne plus
pouvoir reprendre le contact.
- rompre le contact : se dérober soi-même au contact de l’ennemi.

CONTRE ATTAQUE (contre-attaquer)

Réaction offensive, incluse dans l’idée de manœuvre du chef ou inopinée, qui a pour but :
- soit de détruire un ennemi engagé dans une attaque, au minimum de l’arrêter en lui infligeant
des pertes et en reprenant sur lui l’ascendant moral.
- soit de rétablir l’intégrité d’un dispositif en détruisant ou, au minimum en chassant l’ennemi
qui s’y est engagé.

CONTROLER UNE ZONE

Interdire à l’ennemi la libre disposition d’une zone,


- d’une part en décelant et en suivant toute infiltration ou mouvement ennemi à l’intérieur de
cette zone
- d’autre part en agissant contre cet ennemi.

CONTROLEUR AIR AVANCE

Officier spécialisé chef du poste de guidage avancé.


COUP D’ARRET

Action généralement à base de feux déclenchée par surprise sur une formation ennemie en
mouvement offensif pour briser son élan et lui imposer un arrêt tout en lui infligeant le
maximum de pertes.

COUVERTURE (couvrir)

Ensemble des mesures actives ou passives prises par le commandement à tous les échelons
pour s’opposer à une action éventuelle de l’ennemi pouvant menacer le déroulement de l’action
principale amie.
La couverture est une des applications concrètes de la notion de sûreté.

COUVERTURE AERIENNE

Action aérienne ayant pour objet d’interdire temporairement à l’ennemi aérien l’observation ou
l’attaque de zones ou de points particuliers.

CREDIT DE MISSION

Moyens aériens accordés à une grande unité subordonnée à l’armée et déclenchés à l’initiative
de l’ennemi.

DECEPTION

Manœuvre ou procédé consistant à accréditer chez l’ennemi des hypothèses erronées sur la
manœuvre amie pour l’inciter à prendre des dispositions inadaptées au développement des
opérations. Dans la pratique la déception se traduit par des mesures de simulation et de
dissimulation.
Un plan de déception ne peut être mis en œuvre qu’à un échelon élevé du commandement.

DECISION

Expression de la volonté du chef qui se caractérise ensuite par un ordre. Elle est
l’aboutissement de la conception mais alors que celle-ci vise la manœuvre entière et se fonde
sur des hypothèses classées, la décision prend position sur la manœuvre possible de l’ennemi,
dans les limites de temps et d’espace correspondants et précise la première tranche de la
manœuvre à réaliser pour remplir la mission.

DECOUVERTE

Mission qui consiste à aller chercher au plus loin le renseignement au profit du commandement
et qui concourt ainsi à la sûreté éloignée de la manœuvre.
La découverte est à la fois terrestre et aérienne.
Elle met en œuvre soit des éléments légers et rapides, soit des équipes spécialisées mises en
place sur les arrières lointaines de l’ennemi.
DECROCHAGE (décrocher)

Action consistant à rompre le contact.

DEMENDE A TEMPS (appui aérien)

Expression, par les forces terrestres de leurs besoins en appui aérien dans des délais
suffisants, pour les faire figurer à un programme quotidien d’attribution des moyens aériens.

DEMANDE URGENTE

Expression , par les forces terrestres de leurs besoins inopinés en appui aérien et n’ayant pu
figurer à un programme quotidien d’attribution des moyens aériens.

DIRECTION

Ligne idéale, fixée par l’échelon supérieur, suivant laquelle un chef doit s’efforcer de mener
son action pour atteindre le but fixé.

DISPOSITIF

Agencement des différentes fractions d’une troupe répartie sur le terrain en vue de
l’exécution d’une mission.

DIVERSION

Manœuvre ou procédé ayant pour but d’attirer les moyens de l’adversaire vers une zone ou un
point différent de celui sur lequel on compte exercer l’effort principal.

DOSAGE (doser)

Doser la composition d’un groupement de forces, c’est lui attribuer en quantité et en qualité les
moyens des différentes armes propres à assurer l’efficacité la plus grande dans l’exécution de
la mission qui lui est assignée.

ECLAIRAGE

Mission de recherche du renseignement sans engager le combat, contribuant à la sûreté


rapprochée du chef et de la troupe.

ECONOMIE DES FORCES

Répartition et application judicieuse des moyens d’action en vue d’en obtenir le meilleur
rendement pour atteindre le but assigné.
EMBUSCADE

Action mettant généralement en jeu de faibles effectifs, ayant pour but la destruction ou la
capture par surprise d’un ennemi en mouvement.

EXPLOITATION

Forme prise par une action offensive, après rupture ou subversion du dispositif adverse, en vue
de poursuivre dans la profondeur sa désorganisation et, si possible, sa destruction.

FLANC-GARDE

Détachement de sûreté rapprochée, fixe ou mobile, qu’une troupe détache sur ses flancs pour
la renseigner, la couvrir et éventuellement assurer la liaison avec les unités voisines.
FREINAGE

Action de combat qui a pour but de ralentir la progression de l’ennemi sur une direction ou dans
une zone par l’action de détachements mobiles, par la combinaison de feux mobiles et les
obstacles . Les coups d’arrêt et les embuscades sont les principaux procédés des actions de
freinage.
GROUPEMENT

Formation interarmes ou non, constitué temporairement dans le cadre d’une grande unité
tactique (Brigade) généralement sous les ordres d’un commandant de corps et comprenant :
- les moyens de commandement et de soutien de corps
- tout ou partie des unités de combat du corps
- des renforcements éventuels en provenance d’autres corps
Le dosage en unités élémentaires détermine les caractéristiques et l’appellation du
groupement.

HARCELEMENT

Procédé de combat dont le but est de restreindre l’activité ennemie dans une zone ou sur un
itinéraire défini.

HARCELEMENT AERIEN

Action de feu exécutée par les forces aériennes dans le cadre de l’appui indirect en vue de
gêner les activités terrestres ennemies au delà de la ligne de sécurité.

INTERDICTION AERIENNE

Action de feu exécutée par les forces aériennes dans le cadre de l’appui indirect en vue
d’isoler une partie du territoire adverse.

HYPOTHEQUER
Hypothéquer une unité dans un groupement consiste pour le chef à s’en réserver l’emploi sur
préavis. L’unité hypothéquée reste ainsi aux ordres du subordonné qui ne peut l’employer que
sous certaines conditions.
IDEE DE Manœuvre

Expression nette et concise de la façon dont le chef entend réaliser la mission qu’il a reçue,
c’est à dire comment, quand et par où il veut agir, sans entrer dans les détails de réparation et
de dosage des moyens.
L’idée de manœuvre précise :
- le but final à détruire qui concrétise sur le terrain le succès de la mission
- l’effet à produire sur l’ennemi pour y parvenir
- l’attitude générale à adopter
- les directions d’effort choisies
- le découpage espace temps de la manœuvre
- l’emploi général des moyens
L’idée de manœuvre englobe la totalité de la mission reçue, très précise pour la première
partie, elle peut l’être beaucoup moins pour les phases suivantes et présenter des variantes.
Elle indique en fait la volonté du chef et permet au subordonné, ainsi au courant de cette
intention globale, de réagir en cas d’imprévu dans le sens désiré par le chef.

INFILTRATION

Manœuvre ou procédé ayant pour but d’introduire si possible en secret au sein du dispositif
ennemi, un certain volume de forces destinées :
- soit à rechercher le renseignement
- soit à conquérir un objectif particulier
- soit à submerger l’adversaire

Manœuvre

Conduite d’un enchaînement d’action, coordonné en vue d’atteindre un but fixe dans un cadre
espace/temps déterminé

MANŒUVRE D’ARRET (voir arrêt)

MANŒUVRE DE RETRAITE

Manœuvre destinée à regagner ou maintenir la liberté d’action par un mouvement rétrograde


comportant la rupture du contact et un repli profond couvert par des arrières - gardes
effectuant une action retardatrice.

MANŒUVRE RETARDATRICE

Forme complexe du combat défensif où l’on accepte de perdre du terrain en vue, soit de
ralentir l’ennemi et de gagner ainsi des délais, soit d’user progressivement l’ennemi et de le
désorganiser pour le rendre plus vulnérable, soit d’amener l(ennemi dans une situation ou sur un
terrain jugé plus favorable pour sa destruction.
La manœuvre retardatrice peut comporter des actions de jalonnement et de freinage, des
résistances limitées avec des réactions offensives, des actions de commando ou des raids
blindés à l’intérieur du dispositif ennemi.

MARCHE A L’ENNEMI

Manœuvre consistant à porter en sûreté un ensemble de forces vers un ennemi qui n’est pas au
contact ou se dérobe, en vue d’établir ou de rétablir le contact avec ses éléments avancés.
La marche à l ‘ennemi fait partie des préliminaires de l’offensive et se poursuit normalement
par la reconnaissance offensive.

MISSION

But à atteindre fixé par une autorité à son subordonné. Ce but peut être défini de façon plus
ou moins générale et être accompagné de certaines modalités d’exécution.
La mission engage la responsabilité du chef, elle est impérative pour celui qui la reçoit.

NEUTRALISER

Mettre l’ennemi hors d’état de remplir sa mission pendant un temps déterminé.

OBJECTIF

Zone de terrain souvent caractérisée par une simple ligne dont la conquête matérialise le
succès d’une unité qui progresse en combattant.

INTERDIRE

Empêcher l’ennemi d’avoir accès à telle portion de terrain ou de franchir telle ligne.
Défendre et interdire sont deux missions très voisines.
La mission ‘’défendre’’ suppose une certaine occupation du terrain intéressé alors que celle
‘’d’interdire’’ évoque davantage l’action de feu correspondante, sans préjuger de l’origine de ces
feux.

JALONNEMENT (jalonner)

Action et par extension mission qui consiste à renseigner en permanence sur la progression
d’un ennemi en marche en maintenant devant lui des éléments mobiles qui, sans se laisser
identifier ni accrocher, saisissent toute occasion de préciser le renseignement et de causer
des pertes à l’adversaire.

LIBERTE D’ACTION

Possibilité pour le chef de mettre en œuvre à tout moment ses moyens en vue d’atteindre,
malgré l’ennemi, le but assigné.
LIGNE PRINCIPALE DE DEFENSE

Ligne choisie, pour remplir une mission d’arrêt à l’intérieur d’une zone de défense, en fonction
des facilités offertes par le terrain et au delà de laquelle l’ennemi doit être rejeté ou détruit.

LIAISON

Ensemble des dispositions prises pour réaliser la continuité de rapports ou l’unité d’action
entre divers échelons du commandement, entre armes différentes ou entre voisins.

LIGNE DE DEBOUCHE

Ligne à partir de laquelle une unité qui attaque peut être prise à partie par les armes à tir
direct de l’ennemi. Bien définie sur le terrain, elle correspond généralement à la limite avant de
la zone de démarrage ou de la base de départ.

LIGNE DE RECUEIL (voir recueil)

LIGNE DE SECURITE (appui aérien)

Limite facilement identifiable en deçà de laquelle les forces aériennes ne peuvent intervenir
que sur demande ou avec l’accord des forces de surface.

PHASE D’UNE MANŒUVRE (échelon Brigade et au dessus)

Tranche de manœuvre correspondant à l’obtention d’un résultat que l’on compte atteindre sans
modification du dispositif.
- La phase se matérialise :
a) Dans l’espace : par une tranche de l’espace de manœuvre dont la profondeur est fonction,
en particulier, d’une part de l’ennemi, d’autre part de la portée d’action des unités et de la
portée des feux d’appui.
b) Dans le temps : par une durée, fraction du délai global, qui conditionne la combinaison des
moyens à utiliser.
- Chaque phase doit porter en germe la phase suivante et permettre la mise en œuvre des
moyens consacrés à l’action dans leur intégralité, avec un rendement maximum et en sûreté.
- Les phases successives correspondant chacune à la portée des ordres que le chef estime
pouvoir donner, la première phase correspondant à la portée de l'ordre initial.

PLAN COMBINE (appui aérien)

Plan établi à partir du plan initial, élaboré en commun par les E.M de l’échelon d’adaptation et
ayant pour objet, en fonction des ordres ou des directives reçus des autorités supérieures de
chaque Armée, de préciser les grandes lignes de la manœuvre et d’harmoniser les actions
terrestres.

PLAN INITIAL (appui aérien)


Conception élaborée à l’échelon du théâtre d’opération, indiquant l’idée générale de manœuvre,
la manière de la concrétiser et servant aux commandements Terre et Air d’établir les
décisions concernant l’opération prescrite.

POINT D’APPUI

Groupement d’organisation défensive occupé par un effectif de l’ordre de grandeur d’une


compagnie.
Un point d’appui s’articule en un certain nombre de postes de combat tenu par une fraction
subordonnée de l’ordre de grandeur d’une section et doit être en mesure de se défendre face
à toutes les directions.

PRELIMINAIRES D’OFFENSIVE

Ensemble d’actions qui précédent l’engagement d’une attaque particulièrement lorsqu’il y a


absence de contact, les préliminaires comprennent généralement la marche à l’ennemi et la
reconnaissance offensive.
POSITION

Terrain, organisé ou non, occupé par une unité chargée de le défendre, ou terrain organisé à
priori en vue de son occupation éventuelle.

POSITION D’ATTENTE

Emplacement où stationne une unité ou une Arme avant son emploi, son transport ou son
installation.

POSITION DU MOMENT(voir arrêt temporaire)

Portion de terrain, généralement organisée, comportant un ensemble de points forts,


obstacles, un quadrillage AC et destinée à arrêter momentanément la progression de l’ennemi
par des actions de feux brutales ainsi que des réactions offensives de courte portée contre
son 1°échelon.

POSTE DE GUIDAGE AVANCE (appui aérien)

Elément constitué par la réunion d’un contrôleur ‘’air’’ et des moyens qui lui sont nécessaires
pour guider les attaques aériennes à proximité des troupes amies.

POURSUITE

Forme prise par l’exploitation lorsque l’ennemi défait n’oppose plus de résistance organisée et
se retire en désordre.

PROTECTION AERIENNE
Action aérienne ayant pour objet d’interdire à l’ennemi aérien l’approche ou l’attaque en vol
d’appareils amis isolés ou en formation.

RECONNAISSANCE (reconnaître)

Mission qui consiste à aller chercher le renseignement d’ordre tactique ou technique, sur le
terrain ou sur l’ennemi, sur un point ou dans une zone donnés, en engageant éventuellement le
combat.

RECONNAISSANCE OFFENSIVE

Action préliminaire de l’attaque qui consiste à franchir le dispositif de sûreté de l’ennemi afin
de rechercher le renseignement sur le gros de ses forces.

RECUEIL (recueillir)

Mission consistant pour une unité à soutenir, à partir d’une zone, d’une ligne donnée, une autre
unité qui se replie vers elle, à lui permettre le franchissement de son propre dispositif, puis à
la couvrir pendant un certain délai.
Ligne de Recueil = limite avant de la zone de Recueil.

SOUS-GROUPEMENT

Fraction de groupement immédiatement subordonnée au commandant de Groupement et


généralement instituée autour du PC d’une compagnie ou d’un Escadron, cette unité élémentaire
pouvant être renforcée ou non.

SOUTIEN (soutenir)

Position d’une unité en mesure d’intervenir au profit d’une autre soit par le feu, soit par la
manœuvre, soit par la fourniture de moyens ou de services.

SURETE

Ensemble des mesures actives et passives qui mettent commandement et troupe à l’abri des
surprises et qui procurent au chef le temps et l’espace nécessaires pour conduire la manœuvre
qu’il a conçue : la sûreté conditionne la liberté d’action.

SURETE AERIENNE LOCALE

Situation aérienne caractérisée par la latitude d’effectuer, en un lieu et pour un temps


déterminé, les opérations de surface ou aériennes sans que leur développement puisse être
gravement entravé par les actions aériennes ennemies.

SURETE ELOIGNEE
Ensemble des mesures qui doivent permettre à un commandant de GU de se procurer le temps
et l’espace indispensables à l’exécution de la manœuvre conçue.
La sûreté éloignée est essentiellement à base de renseignements.

SURETE IMMEDIATE

Ensemble des dispositions d’auto - défense individuelle ou collectives, prises à l’intérieur des
petites unités pour se prémunir contre toute intervention ennemie menaçant directement les
personnels et les matériels.

SURETE RAPPROCHEE

Ensemble des mesures qui permettent au chef à tous les échelons d’être à l’abri des surprises
en lui procurant le temps et l’espace nécessaires à la mise en œuvre efficace de ses moyens.

TEMPS D’UNE Manœuvre

Tranche de manœuvre correspondant, dans le cadre d’une phase, à l’obtention d’un résultat
partiel et répondant à des nécessités d’exécution telle que coordination d’action, balancement
des feux, appuis.

TENIR

Mission qui consiste à occuper et défendre un point ou un espace de terrain.

USER (COMBAT D’USURE)

Détruire progressivement, dans la profondeur, les pénétrations ennemies. Le combat d’usure


comprend une combinaison d’actions de freinage et de réactions offensives dont l’effort
s’accentue dans la profondeur jusqu’à devenir, si la mission l’exige, une défense ferme.
Pour avoir sa pleine efficacité le combat d’usure demande un terrain de parcours difficile,
assez boisé, facile à valoriser par des obstacles divers propice aux embuscades, (à la guérilla)
et suffisamment profond pour procurer les délais nécessaires à l’obtention de l’effet désiré.

ZONE D’ACTION

Etendue de terrain assignée à une unité pour y mener les actions résultants de la mission qui lui
a été fixée et sur laquelle le chef de l’unité considérée est responsable de la connaissance de
l’ennemi et du milieu ainsi que de l’organisation de la recherche du renseignements. Au contact
de l’ennemi, la zone d’action d’une unité s’étend du côté ami comme du côté ennemi, jusqu’à une
limite fixée en fonction de la portée des armes et des moyens d’investigation de l’échelon
considéré.
Une unité qui a reçu une zone d’action n’est nullement tenue d’occuper toute la surface. Elle ne
peut intervenir au dehors de sa zone d’action que sous réserve d’obtenir l’accord de l’unité
voisine intéressée sans rendre compte à l’autorité supérieure, voire d’y être autorisée par
celle-ci.
ZONE DE DEMARRAGE (voir base de départ)
ZONE DE DEPLOIEMENT

Zone organisée ou non permettant à une formation blindée, Mécanisée de se déployer à l’abri
des tirs à vue directs.

ZONE D’ENGAGEMENT

Partie de la ZA dans laquelle une formation agit effectivement compte - tenu de ses
possibilités. Sa largeur correspond au front d’engagement de l’unité.

ZONE DE PREPARATIFS

Zone où les unités effectuent leurs préparatifs de combat en respectant la dispersion


imposée.

ZONE D’INTERET

Partie du terrain sur laquelle le chef doit pouvoir obtenir des échelons supérieurs ou voisins,
des renseignements utiles à l’exécution de sa mission.

ZONE DE RALLIEMENT

Zone normalement prévue à l’avance, dans laquelle se regroupent les éléments d’une formation
en vue de rétablir leur cohésion à la suite d’une action de combat.

ZONE DE RESPONSABILITE

Portion de territoire dans laquelle le chef a reçu une délégation spéciale d’autorité en matière
de commandement territorial.