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TD 4.

Corrigé

Exerciceh1
Sachant x2 6 x et y 2 6 y, on a

x2 + y 2 − xy − 1 6 x + y − xy − 1 = (x − 1)(1 − y) 6 0

Exerciceh2
(a − b)2 > 0 donne 2ab 6 a2 + b2

Exerciceh3
Sachant
2xy 6 x2 + y 2
on obtient
1 2 1 1
ab + bc + ca 6 (a + b2 ) + (b2 + c2 ) + (c2 + a2 ) = a2 + b2 + c2
2 2 2

Exerciceh4
Compte tenu de la positivité des membres, le problème revient à établir
√ 2
1 + uv 6 (1 + u)(1 + v)

soit encore √
2 uv 6 u + v
ce qui découle de la propriété
√ √ 2
u− v >0

Exerciceh5
Par somme de quantités positives, on a
X X
(ak − a` )(bk − b` ) = (ak bk − a` bk − ak b` + a` b` ) > 0
16k,`6n 16k,`6n

En séparant la somme en quatre, on obtient


n
X n
X n
X n
X
n ak bk − 2 ak b` + n a ` b` > 0
k=1 k=1 `=1 `=1

et on en déduit
n
X n
X n
X
n ak bk > ak bk
k=1 k=1 k=1

ce qui donne l’inégalité demandée.


Exerciceh9

Il suffit de remarquer que :


³√ √ ´2 √
a − b = a − 2 ab + b ≥ 0

l’égalité étant réalisée si, et seulement si, a = b.

Exerciceh10

Cette inégalité s’écrit :


r µ ¶
11 1 1 1
≤ +
ab 2 a b

et l’égalité étant réalisée si, et seulement si, a = b.

Exerciceh11

1. On a : √ ³√ √ ´2
√ 2
a + b = a + b ≤ a + 2 ab + b ≤ a+ b
√ √ √
ce qui équivaut à a + b ≤ a + b puisque toutes les quantités mises en jeux sont
positives. √
L’égalité est réalisée si, et seulement si, a + b = a + 2 ab + b, ce qui équivaut à a = 0 ou
b = 0.
2. En utilisant la question précédente, on a :
½ p p p p
p |a| = p |a − b + b| ≤ p |a − b| + p |b|
|b| = |b − a + a| ≤ |a − b| + |a|

donc : p p p p
− |a − b| ≤ |a| − |b| ≤ |a − b|
ce qui équivaut à : ¯p
p ¯ p ¯¯
|a − b| ≥ ¯ |a| − |b|¯ .

Exerciceh12

1. Pour tous réels x, y on a :

(x + y)2 − 4xy = (x − y)2 ≥ 0.

2. Donc, pour a, b, c positifs :

(b + c)2 (c + a)2 (a + b)2 ≥ 4bc4ca4ab = 82 a2 b2 c2

et (b + c) (c + a) (a + b) ≥ 8abc.
3. En notant S = a + b + c, on a :

(b + c) (c + a) (a + b) = (S − a) (S − b) (S − c)
= S 3 − (a + b + c) S 2 + (ab + bc + ac) S − abc
= (ab + bc + ac) S − abc ≥ 8abc

soit :
(ab + bc + ac) S ≥ 9abc
Exerciceh13
1. L’ensemble de ces couples est :

E = {(1, 2) , (1, 3) , · · · , (1, n) , (2, 3) , · · · , (2, n) , · · · , (n − 1, n)}

et le nombre d’éléments de E est :


n (n − 1)
(n − 1) + (n − 2) + · · · + 2 + 1 =
2
(pour i fixé entre 1 et n − 1 il y a n − i possibilités pour j).
2. On procède par récurrence sur n ≥ 2. Pour n = 2, on a :
Y
ai aj = a1 a2
1≤i<j≤n

et supposant le résultat acquis au rang n ≥ 2, on a :


Y Y n
Y
ai aj = ai aj ai an+1
1≤i<j≤n+1 1≤i<j≤n i=1
à n !n−1 Ãn+1 !n
Y Y
= ak a1 · · · an ann+1 = ak
k=1 k=1

Exerciceh14

On constate que :
b2 c2 + c2 a2 + a2 b2 − abc(a + b + c)
1 2 2
a (b + c2 ) + b2 (a2 + c2 ) + c2 (a2 + b2 ) − 2a2 bc − 2b2 ac − 2c2 ab

=
2
1 2
a (b − c)2 + b2 (a − c)2 + c2 (a − b)2 > 0

=
2

Exerciceh15
xy x+y
∀x, y > 0 : 6 car (x + y)2 − 4xy = (x − y)2 > 0 (égalité ⇔ x = y).
x+y 4
Si on applique ce résultat aux paires {a, b}, {b, c}, {a, c} et si on ajoute alors on obtient :

ab bc ca a+b b+c c+a a+b+c


+ + 6 + + =
a+b b+c c+a 4 4 4 2
Et il n’y a égalité que si a = b = c.

Exerciceh16

– Notons α = −a + b + c, β = a − b + c et γ = a + b − c.
Le résultat à démontrer s’écrit maintenant : 0 6 (α + β + γ)αβγ 6 3.
– On constate que α = −a + b + c > c > 0, β = a − b + c > a > 0, γ = a + b − c > 0.
On en déduit évidemment 0 6 (α + β + γ)αβγ.
Notons que si α = 0, β = 0 ou γ = 0, la double inégalité est évidente.
On peut donc supposer que α, β, γ sont strictement positifs.
α+β+γ 1 1
 
– La concavité de x 7→ ln x donne : ln > (ln α + ln β + ln γ) = ln(αβγ).
3 3 3
α+β+γ 3 α+β+γ a+b+c
 
Ainsi αβγ 6 . Mais = 6 1.
3 3 3
On en déduit αβγ 6 1, puis : (α + β + γ)αβγ 6 α + β + γ 6 3.
Exerciceh17
1. On procède par une récurrence finie sur l’entier m, avec n > 1 fixé.
La propriété est évidente si m = 1.
1 m m
Soit m un entier compris entre 1 et n − 1. On suppose que (1 + )m < 1 + + ( )2 .
n n n
1 m+1  1 m  m 2
  
On en déduit : 1 + < 1+ 1+ + .
n n n n
 1 m+1 m + 1 m2 + m m2
Autrement dit : 1 + <1+ + + 3.
n n n2 n
m 2 m + 1
Mais m < n ⇒ m2 < n(m + 1). Il en découle 3 < 2
.
n n
 1 m+1 m + 1 m2 + 2m + 1 m + 1 (m + 1)2
On en déduit 1 + <1+ + = 1 + + .
n n n2 n n2
Cela prouve la propriété au rang m + 1 et achève la récurrence.
1 n 
2. Dans le cas particulier m = n, on trouve bien sûr : 1 + < 3.
n
p !
 1 p p X p 1 p
Pour tout p > 1, on a 1 + =1+ + k
>1+ .
n n k=2 k n n
On en déduit, par élévation à la puissance n :
p n  1 np 1 n p
  
1+ 6 1+ = 1 + v) < 3p .
n n n

Exerciceh18

On procède par récurrence sur l’entier n > 1. C’est évident si n = 1.


C’est vrai pour n = 2 car : (1 − x1 )(1 − x2 ) = 1 − (x1 + x2 ) + x1 x2 > 1 − (x1 + x2 ).
On suppose que le résultat est établi au rang n > 2.
On se donne x1 , . . . , xn , xn+1 dans [0, 1].
n+1 n n
!
Y Y X
On trouve : (1 − xk ) = (1 − xn+1 ) (1 − xk ) > (1 − xn+1 ) 1 − xk
k=1 k=1 k=1
n+1
Y n+1
X Xn n+1
X
Ainsi : (1 − xk ) > 1 − xk + xn+1 xk > 1 − xk .
k=1 k=1 k=1 k=1
On a ainsi prouvé la propriété au rang n + 1, ce qui achève la récurrence.
TD 4. Nombres réels (2)

PartieJentiere

Exerciceh1
Posons k = bxc. On a k 6 x < k + 1.

– Si k 6 x < k + 12 alors 2k 6 2x < 2k + 1 et b2xc = 2k.


L’équation équivaut alors à 2k − 1 = k − 4, c’est-à-dire k = −3.
On obtient ainsi les solutions x ∈ [−3, − 52 [.
– Si k + 12 6 x < k + 1 alors 2k + 1 6 2x < 2k + 2 et b2xc = 2k + 1.
L’équation équivaut alors à 2k = k − 4, c’est-à-dire k = −4.
On obtient ainsi les solutions x ∈ [− 72 , −3[.
– Finalement, l’ensemble des solutions est l’intervalle [− 72 , − 52 [.

Exerciceh2
3x − 1 2n + 1
On voit que doit être entier. On peut donc poser x = , avec n ∈ Z.
2 3
5 4n 19 4n
   
Ainsi (E) ⇔ (E 0 ) : + + + = n. Posons n = 9q + r, avec q dans Z et r ∈ {0, 1, . . . , 8}.
9 9 18 9

5 4r 19 4r 5 4r 19 4r
       
Alors (E 0 )
⇔ + 4q + + + 4q + = 9q + r ⇔ (E 00 ) : + + + −r =q
9 9 18 9 9 9 18 9
5 4r 19 4r
   
Posons ϕ(r) = + + + − r.
9 9 18 9
On trouve ϕ(0) = 1 si r ∈ {0, 1} et ϕ(r) = 0 si r ∈ {2, 8}.
Finalement (E 00 ) ⇔ (q = 0 et r ∈ {2, 8}) ou (q = 1 et r ∈ {0, 1}) ⇔ n ∈ {2, 3, . . . , 10}.
n5 7 9 11 13 15 17 19 21 o
Les solutions de (E) sont donc les réels , , = 3, , , = 5, , , =7 .
3 3 3 3 3 3 3 3 3
√ √
Pour tout n, il existe an et bn dans N tels que un = (2 + 3)n = an + bn 3.
√ √
On a alors (2 − 3)n = an − bn 3 pour tout n de N (formule du binôme).

Dans ces conditions cn = un + (2 − 3)n est un entier.
√ √
Mais 0 < (2 − 3)n < 1. Ainsi cn = bun c + 1 donc un − bun c = 1 − (2 − 3)n pour tout n > 0.

Exerciceh5
q−1 
p q−1
 
p
 q−1 p
 
(q − k) = (q − 1)p + −k .
P P P
On S = k =
k=1 q k=1 q k=1 q
p p p
   
Mais 1 6 k 6 q − 1 ⇒ k ∈ / Z (car p ∧ q = 1), donc −k =− k − 1.
q q q
(p − 1)(q − 1)
Ainsi S = (q − 1)p − S − (q − 1) donc S = .
2

Exerciceh6
x+k x+k
 
1. Soit q = . On a q 6 < q + 1 c’est-à-dire qn − k 6 x < (q + 1)n − k (1).
n n
Pour tous entiers m et p, on a : m 6 x < p ⇐⇒ m 6 bxc < p.
bxc + k
(1) équivaut donc à qn − k 6 bxc < (q + 1)n − k, c’est-à-dire q 6 <q+1 .
n
bxc + k
 
On en déduit = q, ce qu’il fallait démontrer.
n
2. On commence par traiter le cas où x un entier relatif.
Soit x = qn + r la division euclidienne de x par n :le reste r vérifie 0 6 r 6 n − 1.
x+k r+k r+k
  
Pour tout entier k de {0, . . . , n − 1}, on a : = q+ =q+ .
n  n n
r+k

Remarquons que 0 6 r + k 6 2n − 2 < 2n : est donc égale à 0 ou 1.
n
r+k
 
– Si 0 6 k 6 n − r − 1 (ce qui fait n − r possibilités) alors r + k 6 n − 1 et = 0.
n
r+k
 
– Si n − r 6 k 6 n − 1 (ce qui fait r possibilités), alors r + k > n et = 1.
n
On en déduit :
n−1
X x + k n−1 n−1
X r+k X r + k
 
= q+ = nq +
k=0
n k=0
n k=0
n
n−r−1 n−1
r+k r+k
X  X  
= nq + +
k=0
n k=n−r
n
| {z } | {z }
=0 =1

= nq + (n − r) · 0 + r · 1 = nq + r = x
On suppose maintenant que x est un réel quelconque.
n−1 n−1
X bxc + k
X x+k
  
D’après le (a), = .
k=0
n k=0
n
Mais bxc est un entier relatif, et cette dernière somme est égale à bxc, comme on vient de le voir. Le
résultat est donc prouvé pour tout réel x.

Exerciceh7

Supposons x > 0. Alors p = d xe est un entier strictement positif.

On a p − 1 < x 6 p donc (p − 1)2 < x 6 p2 . Mais (p − 1)2 et p2 sont des entiers.
Il en découle (p − 1)2 < dxe 6 p2 donc p − 1 < dxe 6 p.
p
lp m √
Cela signifie que dxe = p = d xe (et c’est encore vrai si x = 0.)

Exerciceh9

Si a ∈
/ Z alors [a, b] ∩ Z = {bac + 1, bac + 2, . . . , bbc} donc

Card([a, b] ∩ Z) = bbc − bac

Or
b1 − ac = 1 + b−ac = − bac
car a ∈
/ Z donc
Card([a, b] ∩ Z) = bbc + b1 − ac
Si a ∈ Z alors [a, b] ∩ Z = {a, a + 1, . . . , bbc} donc

Card([a, b] ∩ Z) = bbc − a + 1 = bbc + b1 − ac

car 1 − a ∈ Z.

Exerciceh10
a) Par récurrence sur n ∈ N? .
Pour n = 1, a1 = 2 et b1 = 1 conviennent.
Supposons la propriété établie au rang n > 1.
√ √ √ √
(2 + 3)n+1 = (2 + 3)(an + bn 3) = an+1 + bn+1 3
avec an+1 = 2an + 3bn et bn+1 = an + 2bn de sorte que

3b2n+1 − a2n+1 = −a2n + 3b2n = −1

Récurrence établie.
√ √
b) an − 1 6 bn 3 < an donc 2an − 1 6 (2 + 3)n < 2an donc
j √ k
(2 + 3)n = 2an − 1

C’est un entier impair.


Exerciceh11
√ √
Soit p un entier strictement supérieur à n+ n + 1. On a
p
2n + 1 + 2 n2 + n < p2

donc
2
4(n2 + n) < p2 − (2n + 1)

Puisque les nombres comparés sont des entiers, on a aussi


2
4(n2 + n) + 1 6 p2 − (2n + 1)

c’est-à-dire
2
(2n + 1)2 6 p2 − (2n + 1)

et on en déduit
4n + 2 6 p2

Or le carré d’un entier ne peut qu’être congru à 0 ou 1 modulo 4. On en déduit

4n + 2 < p2

et donc

4n + 2 < p
√ √ √
Ainsi, il n’existe pas d’entiers compris entre n + n + 1 et 4n + 2 donc
√ √  √ 
n+ n+1 = 4n + 2