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TD 5.

Corrigé

ExerciceJ3
MontrerKqueKpour tout entier k ≥ 1 k! ≥ 2k−1

On déduit que pour tout n > 1, on a :


X n
1 1 1 1
0 < un = ≤ 1 + 1 + + 2 · · · + n−1
k=0
k! 2 2 2
1
≤1+ 1 = 3.
1− 2

ExerciceJ4
1
La fonction t → étant décroissante sur R+∗ , on a :
t
Z k+1 Z k+1 Z k+1
1 dt dt dt 1
∀k ≥ 1, = ≤ ≤ =
k+1 k k+1 k t k k k
soit :
1 ≤ 1
∀k ≥ 1, ln (k + 1) − ln (k ) ≤
k+1 k

et donc pour n ≥ 2, on a :
n n Xn
X 1 X 1
≤ ln (k + 1) − ln (k ) = ln (n + 1) ≤ k
,
k=1
k+1 k=1 k=1

soit :
1
un + − 1 + ln (n) ≤ ln (n + 1) ≤ un + ln (n)
n+1
ou encore : µ ¶ µ ¶
1 1 1
0 < ln 1 + ≤ un ≤ ln 1 + − + 1 < 1 + ln (2) .
n n n+1

ExerciceJ5
1
La fonction t → étant décroissante sur R+∗ , on a :

Z k Z k
dt dt 1
∀k ≥ 2, α
≥ α
= α
k−1 t k−1 k k
soit :
µ ¶
1 1 1
∀k ≥ 2, − ≥ 1
α − 1 (k− 1)α−1 k α−1 kα
et donc pour tout n ≥ 2, on a :
n µ ¶
1 X 1
Xn
1 1 1 1
un = 1 + ≤1+ − =1+ 1 − α−1
k α
α − 1 (k− 1)α−1 k α−1 α − 1 n
k=2 k=2
α
≤ .
α−1

1
ExerciceJ7

3 Se déduit de :
n! nn−1 21 1
0< n
= ··· ≤ .
n n n nn n

4 Soit n0 ∈ N tel que n0 > |λ| . Pour tout n > n0 , on a n0 + k > |λ| pour tout k
compris entre 1 et n − n0 − 1, et :
¯ n¯ ¯ n ¯ ¯ n ¯ ¯ n ¯
¯λ ¯ ¯λ 0 ¯
¯ ¯ ¯ ¯ |λ|n−n0 ¯ λ 0 ¯ |λ|n−n0
¯ ¯
¯ λ 0 ¯ |λ|
¯ ¯
0≤¯ ¯=¯ ≤ =
n! n0 ! ¯ (n0 + 1) · · · n ¯ n0 ! ¯ |λ|n−n0 −1 n ¯ n0 ! ¯ n
µ n¶
λ
et en conséquence lim = 0.
n→+∞ n! n∈N

ExerciceJ12
Pour tout entier k compris entre 1 et n, on a :

[kx] ≤ kx < [kx] + 1

ou encore :
0 ≤ kx − [kx] < 1
et : n n
X X
0≤ kx − [kx] < n
k=1 k=1

soit : n
n (n + 1) X
0≤ x− [kx] < n
2 k=1

ce qui donne :
n+1 1
0≤ x − un <
2n n
x
et lim un = .
n→+∞ 2

ExerciceJ13
Si cette suite converge vers un réel `, la suite |u| = (|(−1)n |)n∈N qui est
constante égale à 1 va converger vers |`| et nécessairement ` = ±1.
En écrivant que pour ε = 1, il existe un entier n0 tel que :

∀n ≥ n0 , |(−1)n − `| < 1,

Si ` = 1 en prenant n ≥ n0 pair on a 2 < 1 qui est impossible.

Si ` = − 1 en prenant n ≥ n0 impair on a 2 < 1 qui est impossible.


La suite u est donc divergente.

ExerciceJ14
Soit (un )n∈N une suite à valeurs dans Z convergente vers ` ∈ R. Il existe un
entier n0 tel que :
1
∀n ≥ n0 , |un − un0 | ≤ |un − `| + |` − un0 | <
2
ce qui implique que :
∀n ≥ n0 , un = un0
puisque les un sont entiers. La suite (un )n∈N est donc stationnaire et ` ∈ Z.
La réciproque est évidente.

2
ExerciceJ15
Pour M > 0 donné, on a nα > M si, et seulement si, α ln (n) > ln (M ) ce qui
ln(M )
est encore équivalent à n > e α (les fonctions ln et exp sont strictement croissantes). Il suffit
ln(M )
donc de prendre n0 > e α .

ExerciceJ16
Si lim (un ) = `, on peut alors trouver, pour tout réel ε > 0, un entier n0 tel
n→+∞
que :
∀n > n0 , |un+1 − un | ≤ |un+1 − `| + |` − un | < ε,
ce qui signifie que lim (un+1 − un ) = 0.
n→+∞
Plus généralement, on a lim (un+p − un ) = 0 pour tout entier p ≥ 1.
n→+∞ √
La réciproque est fausse comme le montre l’exemple de la suite u = ( n)n∈N .
Cette suite est divergente puisque non bornée et pour n ≥ 1, on a :
√ √ 1
n+1− n= √ √ → 0.
n+1+ n n→+∞

ExerciceJ17
Résulte de :
¯ ¯
|un+1 − un | = ¯(−1)n+1 − (−1)n ¯ = 2,
n
X 1 n 1
|v2n − vn | = ≥ = ,
k=1
n+k 2n 2
et :
|w2n − wn | = ln (2) .
On peut remarquer que la deuxième suite est telle que pour tout entier p ≥ 1, on a :
à p !
X 1
lim (vn+p − vn ) = lim =0
n→+∞ n→+∞
k=1
n+k

ExerciceJ20
On a :
n
X
u2n − un = f (n + k)
k=1

n
X 1
≥λ
k=1
n+k
n λ
≥λ = >0
2n 2
λ
lim ( u2n − un ) ≥ >0
n→+∞ 2
et la suite diverge.

ExerciceJ21
Il suffit d’appliquer le résultat précédent à
1
f : x 7−→ α
x
avec xf (x) = x1−α ≥ 1 pour α ≤ 1 et x ≥ 1.

3
ExerciceJ22

Supposons que lim (sin (n)) = `. Avec :


n→+∞

sin (n + 1) + sin (n − 1) = 2 sin (n) cos (1) ,

on déduit que 2` = 2` cos (1) , ce qui impose ` = 0 puisque cos (1) 6= 1.


Avec :
sin (n + 1) = cos (n) sin (1) + sin (n) cos (1) ,
on déduit que lim (cos (n) sin (1)) = 0, ce qui entraîne lim (cos (n)) = 0 puisque sin (1) 6= 0,
n→+∞ n→+∞
2 2
mais ce dernier résultat est incompatible avec cos (n) + sin (n) = 1.
On procède de manière analogue pour la suite v.

ExerciceJ23
Si θ = kπ, où k est un entier relatif, on a alors pour tout n ∈ N, un = 0
nk
et vn = (−1) . La suite u est donc convergente et la suite v est convergente pour k pair et
divergente pour k impair.
On suppose maintenant que θ ∈/ πZ. Si lim (sin (nθ)) = `, avec :
n→+∞

sin ((n + 1) θ) + sin ((n − 1) θ) = 2 sin (nθ) cos (θ) ,


on déduit que 2` = 2` cos (θ) , ce qui impose ` = 0 puisque cos (θ) 6= 1 pour θ ∈
/ πZ. Puis avec :
sin ((n + 1) θ) = cos (nθ) sin (θ) + sin (nθ) cos (θ) ,
on déduit que lim (cos (nθ) sin (θ)) = 0, ce qui entraîne lim (cos (nθ)) = 0 puisque sin (θ) 6=
n→+∞ n→+∞
/ πZ. Mais ce dernier résultat est incompatible avec cos2 (nθ) + sin2 (nθ) = 1.
0 pour θ ∈
Si lim (cos (nθ)) = `, avec :
n→+∞

cos ((n + 1) θ) = cos (nθ) cos (θ) − sin (nθ) sin (θ) ,
` (cos (θ) − 1)
on déduit que lim sin (nθ) = , ce qui contredit la divergence de u.
n→+∞ sin (θ)

ExerciceJ24

On suppose d’abord que λ ≥ 1. En posant vn = n λ − 1, on a vn ≥ 0 pour
tout n ≥ 1 et en utilisant l’inégalité de Bernoulli (ou plus simplement la formule du binôme de
Newton) :
λ = (1 + vn )n ≥ 1 + nvn ,
ce qui donne :
λ−1
0 ≤ vn ≤
n
³√ ´
n
et en conséquence lim (vn ) = 0 encore équivalent à lim λ = 1.
n→+∞ Ã n→+∞
r ! ³√ ´
n 1 n
Pour 0 < λ < 1, de lim = 1, on déduit encore que lim λ = 1.
n→+∞ λ n→+∞

ExerciceJ25
La suite u est croissante et pour n > 2, on a :
Xn
1 1 1 1
un = ≤ 1 + 1 + + 2 · · · + n−1
k=0
k! 2 2 2
1
≤1+ 1 =3
1− 2

puisque k! ≥ 2k−1 pour k ≥ 2, ce qui implique que u est convergente.

4
ExerciceJ26

Pour n ≥ 1, on a :
µ ¶ Z n+1 µ ¶
1 n+1 1 1
un+1 − un = − ln = − dt
n+1 n n n+1 t
Z n+1
t − (n + 1)
= dt < 0,
n (n + 1) t
c’est-à-dire que u est décroissante.
1
La fonction t → est décroissante sur R+∗ , donc :
t
Z k+1 Z k+1
dt dt 1
∀k ≥ 1, ≤ =
k t k k k

et pour tout n ≥ 2, on a :
n
X n Z
X k+1 Z n+1
1 dt dt
≥ = = ln (n + 1) ,
k=1
k k=1 k t 1 t
µ ¶
1
soit un ≥ ln (n + 1) − ln (n) = ln 1 + > 0.
n

ExerciceJ27
Avec les notations de l’exercice précédent, on a pour tout n ≥ 1 :
X2n 2n n
1 X1 X1
= − = u2n + ln (2n) − (un + ln (n))
k=n+1
k k=1
k k=1 k
= u2n − un + ln (2)

et la convergence de la suite u permet alors de conclure.

ExerciceJ28
1. Pour n ≥ 1, on a :
2n
X n
X X 1n
(−1)k−1 1
v2n = = −
k=1
k j=1
2j − 1 j=1 2j
à 2n n
! n 2n n
X1 X 1 X 1 X1 X1
= − − = −
k=1
k j=1
2j j=1
2j k=1
k k=1 k
= u2n + ln (2n) − (un + ln (n)) = u2n − un + ln (2)

2. Sachant que la suite u converge vers γ, on déduit que lim v2n = ln (2) et avec v2n+1 =
n→+∞
1
v2n + , on a aussi lim v2n+1 = ln (2) et en conséquence lim vn = ln (2)
2n + 1 n→+∞ n→+∞
P (−1)n−1
+∞
soit = ln (2) .
n=1 n

5
ExerciceJ29
1
La fonction t → est décroissante sur R+∗ , donc :
tα Z k Z k
dt dt 1
∀k ≥ 2, α
≥ α
= α
k−1 t k−1 k k

D aprés l’exercice 5

On a , pour tout n ≥ 2,
α
un ≤ .
α−1
La suite (un )n∈N est alors croissante majorée et donc convergente.
Pour α = 2, on peut utiliser les inégalités :
1 1 1 1
∀k ≥ 2, 2
≤ = −
k k (k − 1) k−1 k
pour déduire que :
Xn Xn µ ¶
1 1 1 1
un = 1 + 2
≤1+ − = 1 + 1 + ≤ 2.
k=2
k k=2
k−1 k n

ExerciceJ30

1. Il suffit pour cela de prouver par récurrence que ∀n ∈ N, un > 0 et vn > 0. C’est vrai au rang 0
par hypothèse, et si un et vn sont tous deux strictement positifs, ce sera aussi le cas de un + vn
et de un vn , donc de un+1 et vn+1 . Ainsi, les deux suites sont bien définies.

un−1 + vn−1
2. Supposons n > 1 (pour n = 0 l’inégalité est vraie par hypothèse). On a vn −un = −
√ √ √ √ 2
un−1 + vn−1 − 2 un−1 vn−1 ( un−1 − vn−1 ) 2

un−1 vn−1 = = > 0, donc un 6 vn .
2 2 √
3. C’est désormais facile en utilisant le résultat de la question précédente : un+1 − un = un vn −
√ √ √
un = un ( vn − un ) > 0 puisque vn > un , donc (un ) est strictement croissante. De même,
un + vn un − vn
vn+1 − vn = − vn = < 0, donc (vn ) est décroissante.
2 2
4. On ne peut pas affirmer que les suites sont adjacentes car on ne sait pas si (un − vn ) tend vers
0. Par contre, (un ) étant croissante et majorée par exemple par v0 (car un 6 vn 6 v0 puisque la
suite (vn ) est decroissante), le théorème de convergence monotone permet d’affirmer qu’elle est
convergente vers une certaine limite l. De même, (vn ) est décroissante et minorée (encore plus
simplement, par 0), donc converge vers une limite l0 . La suite (vn+1 ) converge aussi vers l0 , mais
un + vn l + l0 l0 l
comme vn+1 = , on a donc, par passage à la limite, l0 = , d’où = , soit l = l0 .
2 2 2 2
Finalement, les deux suites ont bien la même limite (appelée moyenne arithmético-géométrique
des deux réels a et b).

6
ExerciceJ31
On vérifie facilement, par récurrence, que un > 0 et vn > 0 pour tout n ∈ N.
Pour n ∈ N, on a :
un − v n
vn+1 − vn =
2
avec u0 − v0 = a − b < 0 et pour n ≥ 1 :
2un−1 vn−1 un−1 + vn−1 (un−1 − vn−1 )2
un − v n = − =− ≤ 0.
un−1 + vn−1 2 2 (un−1 + vn−1 )
Il en résulte que (vn )n∈N est décroissante.
Avec :
2un vn un (vn − un )
un+1 − un = − un = ,
un + v n un + v n
on déduit que (un )n∈N est croissante.
Enfin avec un > 0 on a :
(un − vn )2 v n − un
0 ≤ vn+1 − un+1 = ≤
2 (un + vn ) 2
et par récurrence :
b−a
0 ≤ un − vn ≤ → 0.
2n n→+∞
Les suites (un )n∈N et (vn )n∈N
sont donc adjacentes et en conséquence convergent vers une même
limite λ ≥ 0.
D’autre part avec un+1 vn+1 = un vn , on déduit que un vn = u0 v0 pour tout n et λ2 = u0 v0 . Donc :
√ √
lim un = lim vn = u0 v0 = ab.
n→+∞ n→+∞

7
ExerciceJ37
a) Montrons par récurrence forte que, pour tout n ∈ N,un est
bien défini et positif.

u 0 est bien défini et positif par hypothèse.

Soitn ∈ N, supposons que u0,u1, . . . ,un sont bien définis et positifs et montrons que

un+1 est défini et positif. On a u0 +u1 +· · ·+un  0. Donc un+1 = u0 +u1 +· · ·+un est bien
défini et positif.
b) Pour tout n ∈ N, u2n+1 = u0 +u1 +· · ·+un


Donc pour tout n ∈ N , u2n =u0 +u1 +· · ·+un−1. On en déduit que, pour tout

n∈N , on a :
u2n+1 =(u0 +· · ·+un−1)+un =u2n +un.

Or les un sont positifs,donc pour tout n ∈ N∗, on a u2n+1  u2n,

donc |un+1|  |un| donc un+1 un.

La suite ( un)n∈N est donc croissante à partir du rang 1. D’où :

soit elle admet une limite finie soit elle tend vers +∞. (le théorème de convergence monotone)

Raisonnons par l’absurde pour montrer qu’elle tend vers +∞:

Supposons que ( un)n∈N converge vers  ∈ R, alors en passant à

la limite dans la relation u2n+1 = u2n +un, il vient :2 = 2 +


donc  =0.

Or la croissance de la suite donne pour tout n ∈ N :
√ √
un  u1 = u0 > 0. Par passage à la limite   u0 > 0

ce qui est une contradiction.


Donc un −→ +∞.
n→ +∞