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The Tears of the Dragon

For too long now


There were secrets in my mind
For too long now

There were things I should have said


In the darkness, I was stumbling for the door
To find a reason, to find the time, the place, the hour
Waiting for the winter sun, and the cold light of day

The misty ghosts of childhood fears


The pressure is building and I can't stay away
I throw myself into the sea
Release the wave, let it wash over me

To face the fear, I once believed


The tears of the dragon, for you and for me
Where I was
I had wings that couldn't fly
Where I was I had tears I couldn't cry
My emotions frozen in an icy lake
I couldn't feel them until the ice began to break
I have no prayer over this, you know I'm afraid

The walls I built are crumbling away


The water is moving, I'm slipping away
Slowly I awake
Slowly I rise
The walls I built are crumbling away
The water is moving, I'm slipping away
La première formulation de la pensée de l’éternel retour se lit dans le fragment posthume
(noté FP) 11 [141] de l’été 1881. La note s’intitule « Le retour du même », elle est datée «
début août 1881 » et sa rédaction est située « à SilsMaria, 6000 pieds au-dessus de la mer et
bien plus haut encore, par-delà toutes choses humaines ! ». Deux caractéristiques de cette
pensée s’imposent d’emblée 1) c’est une pensée-événement : elle fait événement et vient à
Nietzsche comme un événement qui césure son existence ; 2) c’est une pensée réservée dont
la communication doit être sélective (voir la lettre de Nietzsche à Peter Gast, le 14 août 1881) ;
le problème de l’ésotérisme est lié au problème de la transmission, mieux, de l’incorporation
de la pensée. Cette pensée est livrée trois fois dans les œuvres publiées : Gai savoir § 341,
Zarathoustra, « De la rédemption », « De la vision et de l’énigme », « Le convalescent », et Par-
delà bien et mal § 56. Elle ne cesse par ailleurs de hanter les inédits de Nietzsche de 1881 à

1889. Nietzsche n’ignore évidemment pas que cette pensée s’origine chez les préplatoniciens
et également chez les stoïciens en même temps qu’il la nomme sa découverte. Comment
expliquer qu’il y ait du nouveau dans l’idée qu’il n’y a rien de nouveau ? L’éternel retour ne
s’entend pas comme la négation du temps, ni comme une éternité intemporelle. Il s’agit de
tenir ensemble le cycle et l’instant, et de comprendre que cette pensée procède à la fois du «
grand dégoût » et de la « convalescence ». Le séminaire s’attachera à l’étude des textes
publiés où cette pensée est exposée et à l’analyse de ce qu’elle inaugure pour la signification
de la mêmeté et de l’éternité.