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Université Abdelmalek Essaadi

Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales


de Tétouan

Les Banques islamiques & risques .

Année universitaire 2018-2019

Mr. Driss EL ZANATI


PLAN
I) généralités
II) Les risques communs au niveau du système
conventionnel et Finance islamique.
III) Les risques spécifiques au niveau des banques
islamiques
IV) Les motifs de défaillance de la clientèle des banques
islamiques
V) Les moyens de gestion, d’atténuation et de maitrise
des risques dans l’industrie de la FI,
VI) Le cadre normatif du Risk management cas de
L’IFSB en Malaisie
I-Généralités
1)Système Monétaire international
De la fin du 19ème siècle jusqu’à la première guerre mondiale, la
valeur de la monnaie est fixée sur le poids d’or : c’est le système
de l’étalon-or.
Les accords de Bretton Woods signés le 22 juillet 1944 c’est le
système de l’étalon dollar.
Le 15 août 1971, c’est la fin du SMI de Bretton Woods, les
monnaies flottement au gré des aléas.
Les accords de Jamaïque (Kingston) conclus les 7 et 8 janvier
1976 suspendant toute référence au dollar et à l’or et entérinent la
création des droits de tirage spéciaux DTS.
Depuis l’abandon officiel en Mars 1973 du régime de change de
Bretton Woods, les pays ont commencé à avoir la possibilité de
créer de la monnaie sans limites ni restrictions (Monnaie
fictive)..
2)LES FONDEMENTS THÉORIQUES DE LA LIBÉRALISATION
FINANCIÈRE:
ADAM Smith, D.Ricardo, Bastiat, Walras, Pareto, MAC
KINNON et SHAW(1973) : laisser aller laisser faire, le
rétablissement automatique de l’équilibre , la concurrence
pure et parfaite…etc.
3) Le développement de l’offre de crédit dans le cadre de la
libéralisation financière: ex-nihilo
Dans un mouvement d’ouverture et de libéralisation, la majorité des pays,
dont le Maroc, ont adopté la doctrine libérale conduite par plusieurs
courants de pensée économique ayant élaboré leur théorie au tour du
libéralisme. La compétition et la concurrence entre les établissements
bancaires se trouvent renforcées, ce qui conduisait au développement
d’opérations plus risquées(création de la monnaie à outrance=
déconnexion de la sphère réelle/ à la sphère financière).
L’accroissement des créances en souffrance décennies 1990 et 2000 (crise
financière et phénomène du surendettement) comme conséquence de cette
libéralisation a favorisé l’apparition de la FI
GÉNÉRALITÉS (SUITE)
4)Le cadre réglementaire du secteur bancaire marocain( lois
bancaires: 1967/1993/2006(43-05) et 2014(103-12)
Décloisonnement, désintermédiation, déréglementation et désencadrement,
banques participatives.(banque universelle).
5)Composition du système bancaire et financier au
Maroc(BAM=missions, Trésor public=caissier de l’Etat et
Etablissement de crédit & assimilés= réception des fonds du public,
octroi de crédit et gestion des moyens de paiement)
6)Les missions principales de BAM(institut d’émission)
 Institut d’émission(frappe de monnaie)
 Détention des avoirs en or et devises
 Régulateur(politique monétaire)
 Banque des banques(gendarme=agrément)
 La télé compensation
 La CIP(centrale des incidents de paiements(CHQ)
 La Centrale des risques (Crédit Bureau) Déléguée en 2007 à la Sté Expérian Maroc
SA.
 Le rôle de BAM dans le développement économique via les études sectorielles...etc.
GÉNÉRALITÉS (SUITE)

6)La clientèle des établissements de crédit:


 Les particuliers(CIN+CS+Passeport)(fonctionnaire,
salarié(CNSS), retraité…etc.), la banque s’intérésse au budget,
soit excédentaire(épargne) ou déficitaire(financement=scoring)

 Les professionnels(RC+TP+IF) ( commerçant=entrepreneur


individuel(grossiste, détaillant, concessionnaire, dépôt-vente…etc.,
profession libérale=pharmacien-médecin-architecte-comptable-
avocat…etc., artisan et agriculteur) catégorie de clientèle à cheval
entre les particuliers et les entreprises(activité privée réalisée à titre
personnel=clientèle très avertie, exigeante et organisée en
association)==*chiffre d’affaire =CA (courant d’affaire=compte
courant=financement= système de notation en interne)
 Les entreprises(dossier juridique) (Personnes morales=Sociétés de
capitaux et Sociétés de personnes, joint-venture, Groupement
d’intérêt économique, filiale, succursale…etc.)=Programme
d’investissement =CA Prévisionnel=CA et cash-flow= financement=
système de notation en interne=tarification)
7)Les offres de financement aux particuliers, aux professionnels et
aux entreprises:
Le marché des créances bancaires désigne l’ensemble des
transactions des concours bancaires notamment :
 Les crédits aux particuliers : crédits immobiliers, crédits à
la consommation, crédits d’opportunité etc.
 En FI: Mourabaha, Ijara, Kard Al Hassan…
 Les financements aux entreprises et professionnels :
 Crédits de fonctionnement : crédit par décaissement et
crédits par signataire… etc
 En FI: Salam, Istisnaa…
 Crédits d’investissement : crédit de création, crédit
moyen et long terme… etc
 En FI: Moucharaka, Mourabaha, Al Modaraba Ijara,
Istsnaa…
Lors de l’exercice de son activité, un établissement bancaire
est soumis aux contraintes suivantes:

• Les contraintes commerciales

• Les contraintes de rentabilités

• Les contraintes réglementaires

• Les contraintes financières nationales et internationales

• La notation externe
• Les avis conformes à la Chari ‘a(issus du C.C.F.P relevant
du CSO) (pour les Banques Participatives)
II) Les risques communs au niveau du système
conventionnel et FI

Dans un établissement bancaire une opération de


financement se traduit par un engagement ou un flux
financier générant des risques de différentes natures
et dont certains ont été mis en évidence lors de la
crise financière ou des évènements récents (Kerviel,
Madoff, etc.) dont les plus répondus sont:
 Risque légal
 Risque de crédit

 Risque de marché

 Risque opérationnel…etc.
1) Le risque légal

 Les erreurs et omissions lors de l’évaluation préalable.

 La rupture abusive de crédit(financement)

 Le soutien artificiel des affaires en difficutés

 L’immixtion dans la gestion des relations(contreparties)

 L’inadaptation des crédit(financement)


2°) Risques de Crédit(Crédit Risk)

 Le risque de crédits peut être globalement défini comme le


risque de pertes consécutives ou non-respect des
paiements dus par un débiteur à son créancier.
 Le risque de crédits est le risque de perte inhérent au
défaut d'un emprunteur par rapport au remboursement de
ses dettes (obligations, prêts bancaires, créances
commerciales...). Ce risque se décompose en risque de
défaut qui intervient en cas de manquement ou retard de
la part de l'emprunteur sur le paiement du principal et/ou
des intérêts de sa dette(marge bénéficiaire), risque sur le
taux de recouvrement en cas de défaut, et risque de
dégradation de la qualité du portefeuille de crédits.
« On entend par risque de crédit, le risque qu’une contrepartie ne
soit pas en mesure d’honorer ses engagements à l’égard de
l’établissement. » article 41 circulaire BAM 40/G/2007 relative
au contrôle interne.
 Le risque de crédits pour le marché des créances bancaires est
constitué de deux composantes principales :
La contrepartie : segmentation de la clientèle : souveraines,
banques, corpo rate, clientèle de détail etc.
La transaction : nature de crédit, exposition, la couverture et le
taux de recouvrement
 De manière simple le risque de crédit peut être expliqué par la
relation suivante :
Risque de crédits=probabilité de défaut(profil de la contrepartie) X
montant de la créance X (1-Taux de recouvrement) la transaction
LES EXCLUSIONS AU FINANCEMENT

 Avoir une CES en cours


 Avoir un Contentieux non régularisé

 Interdit de chéquier

 Avoir une saisie arrêt ou un Avis à tiers détenteur

 Avoir bénéficié d’un crédit de réechelonnement


depuis un délai détérminé par la direction de la
banque(période de test de 6mois 12mois)
 Avoir une information négative au niveau du rapport
de solvabilité
 Affaire déséquilibrée financièrement
 Cumul pertes (sup à 33% du capital SARL et 75% SA)
‫مخاطر االئتمان‬

‫تتؼٍك ث‪ٛ‬ػؼ‪١‬خ اٌؼّ‪ ً١‬اٌّمتزع اٌذبٌ‪١‬خ ‪ ٚ‬اٌّظتمجٍ‪١‬خ د‪١‬ج ٌُ ‪٠‬تّىٓ ِٓ‬


‫اٌ‪ٛ‬فبء ثبٌتشاِبتٗ ثأصاء اٌّظتذمبد ف‪ ٟ‬ا‪٢‬جبي اٌّذضصح دظت اتفبل‪١‬خ‬
‫اٌتّ‪ِ ً٠ٛ‬غ اٌجٕه اٌتشبرو‪. ٟ‬‬
‫‪٠‬جت ػٍ‪ ٝ‬اٌجٕ‪ٛ‬ن اٌتشبرو‪١‬خ اْ تظتف‪١‬ض ِٓ اٌتجبرة اٌّتزاوّخ ٌض‪ٜ‬‬
‫اٌجٕ‪ٛ‬ن اٌتمٍ‪١‬ض‪٠‬خ ‪ ٚ‬اٌجٕ‪ٛ‬ن االطالِ‪١‬خ ف‪ ٟ‬ص‪ٚ‬ي اسز‪, ٜ‬دت‪٠ ٝ‬تظٕ‪ٌٙ ٝ‬ب‬
‫اٌم‪١‬بَ ثبإلجزاءاد االدتزاس‪٠‬خ ِٓ اجً اٌتشف‪١‬ف ِٓ االحبر اٌظٍج‪١‬خ‬
‫ٌّشبؽز االئتّبْ إٌبشئخ ػٓ اص‪ٚ‬اد اٌتّ‪ ً٠ٛ‬اٌتشبرو‪. ٟ‬‬
‫اطتزات‪١‬ج‪١‬خ تضث‪١‬ز ِشبؽز االئتّبْ‪ ,‬ف‪ ٟ‬جّ‪١‬غ ِزادٍٗ ‪٠ ,‬جت اْ تشًّ‬
‫إٌمؾ اٌتبٌ‪١‬خ ‪:‬‬
‫‪ 1‬االطتخٕبءاد ِٓ اٌتّ‪ ً٠ٛ‬د‪١‬ج تّخً ٘ذٖ اٌذبالد ِشبؽز ِفزؽخ‪.‬‬
‫‪1‬االستثناءات مه التمويل‬
‫‪٠ٚ‬تؼٍك االِز ثّب ‪: ٍٟ٠‬‬
‫‪ ‬سث‪ِ ْٛ‬ض‪ٌ ٓ٠‬جٕه ف‪ ٟ‬اؽبر طٍف ِتٕبسع ػٍ‪, )ٗ١‬لظُ إٌّبسػبد( ;‬
‫‪ِّٕٛ ‬ع ِٓ اطضار اٌش‪١‬ىبد ;‬
‫‪ ‬اطتفبص ِٓ جض‪ٌٚ‬خ اٌض‪ ْٛ٠‬ف‪ِ ٟ‬ضح ال تمً ػٍ‪12 -6 ٝ‬اش‪ٙ‬ز ;‬
‫‪ ‬طضر ف‪ ٟ‬دمٗ دىُ لؼبئ‪ ٟ‬ف‪ ٟ‬اؽبر ص‪ ٓ٠‬أل‪ ٞ‬ششض اسز د‪١‬ج تؼزع دظبثٗ‬
‫ٌٍذظز ;‬
‫‪ٔ ‬شاع ِغ اٌشش‪ٕ٠‬خ اٌؼبِخ ف‪ ٟ‬اؽبر اٌؼزائت اٌغ‪١‬ز اٌّؤصاد ;‬
‫‪ ‬ص‪ِ ْٛ٠‬تؼٍمخ االصاء‬
‫‪ِ ‬ؼٍ‪ِٛ‬خ طٍج‪١‬خ ثتمز‪٠‬ز اٌّالءح‪Experian Maroc‬‬
‫‪ ‬ػضَ اٌت‪ٛ‬فز ػٍ‪ ٝ‬اٌت‪ٛ‬اسْ اٌّبٌ‪, ٟ‬‬
‫‪ ‬تزاوُ اٌشظبئز) تؼضد ‪ ِٓ 33%‬راص اٌّبي ‪( SA 75 %ٚ SARL‬‬
‫مخاطر االئتمان‬

‫‪.2 .‬لجً لزار اٌتّ‪٠ ,ً٠ٛ‬جت اٌم‪١‬بَ ثضراطخ اٌذزص اٌ‪ٛ‬اجت اٌّتؼٍك ثبٌؼّ‪,ً١‬‬
‫اٌّت‪ٛ‬فز ػٍ‪ ٝ‬شز‪ٚ‬ؽ االٍ٘‪١‬خ‪ ِٓ ,‬اجً اثزاس اٌّظججبد اٌّت‪ٛ‬لؼخ ٌؼضَ االٌتشاَ‬
‫ثّظتذمبتٗ ‪ٚ‬وذا و‪١‬ف‪١‬خ ‪ٚ‬ج‪ٛ‬ص دٍ‪ٛ‬ي ٌذٌه ‪.‬‬

‫‪٠. .3.‬جت اػتّبص ِؼب‪١٠‬ز ٌم‪١‬بص دجُ ِشبؽز االئتّبْ إٌبشئخ ػٓ وً أصاح‬
‫تّ‪ ً٠ٛ‬تشبرو‪ ،ٟ‬د‪١‬ج تتؼّٓ اٌتمبر‪٠‬ز اٌّتؼٍمخ ث‪ٙ‬ب جّ‪١‬غ اٌذبالد اٌّتؼخزح‬
‫االصاء‪,‬ظز‪ٚ‬ف ٔشأت‪ٙ‬ب ‪ٚ‬وذا تأح‪١‬ز٘ب ػٍ‪ٔ ٝ‬ظت اٌشظبرح ٌٍجٕه‬

‫‪٠ . 4‬جت اْ تت‪ٛ‬فز اٌجٕ‪ٛ‬ن اٌتشبرو‪١‬خ ػٍ‪ ٝ‬اطبٌ‪١‬ت ٌٍتشف‪١‬ف ِٓ ِشبؽز‬


‫االئتّبْ ِضرجخ ف‪ ٟ‬وً ػم‪ٛ‬ص اٌتّ‪.ً٠ٛ‬‬
•La réglementation bancaire du risque de crédits

Le contrôle des établissements bancaires dont les BI est


assuré par la banque centrale selon les dispositions de la loi
bancaire, de ce fait, cette institution doit s’assurer du bon
fonctionnement et de la stabilité du système de financier.
En effet, la bonne gestion des établissements bancaires et le
respect des règles prudentielles et plus particulièrement la
solvabilité sont les principaux outils d’appréciation de la
qualité des risques encourus par les banques.
La réglementation bancaire dans ce domaine est assurée par
des circulaires inspirées des normes et pratiques
internationales dans le domaine, notamment l’accord BALE
1 et BALE 2 et Bale 3 et les différentes publications du
comité de BALE.
Dans le domaine du risque crédit, BANK AL MAGHREB a
met en place un arsenal de circulaires et des directives pour la gestion
de risque crédit à savoir :
 La circulaire 40/G /2007 relative au contrôle interne
 La circulaire 25/G /2005 relative au coefficient de solvabilité
 La circulaire 26/G /2006 relative aux exigences en fonds propres portant sur
le risque de crédit, de marché et opérationnel des établissements de crédit
 La circulaire 8 /G/2010 relative aux exigences en fonds propres pour la
couverture des risques de crédit, de marché et opérationnels selon les
approches internes aux établissements de crédit.
 La circulaire 14/G/2013 relative aux fonds propres des établissements de
crédit.
 La circulaire 8/G/2012 relative au coefficient maximum de division de
risque
 La circulaire 19/G/2002 relative au provisionnement des créances en
souffrance
 Directives BAM aux éléments d'information minimums devant être requis
par les établissements de crédit dans le cadre de l'instruction des dossiers de
crédit
 Directive n° DN44/G/2007 du 31 août 2007 relative à la publication par les
établissements de crédit des informations financières portant sur les fonds
propres réglementaires et sur les risques
LE NORMALISATEUR « IFSB » DE LA MALAISIE A ÉDICTÉ LES
NORMES DE LA GESTION DES RISQUES EN FINANCE
ISLAMIQUE

 Risk management (IFSB-1)


 Capital adequacy (IFSB-2)

 Corporate Governance (IFSB -3)

 Transparency and Market Discipline (IFSB-4)

 Supervisory Review Process (IFSB-5)

 Governance for collective Investment Schemes (IFSB-6)

 Special issues in Capital adequacy (IFSB-7)

 Guiding principles on Governance for Islamic Insurance


(Takaful) operations (IFSB-8)
 Conduct of Business for institutions offering Islamic
Financial Services (IIFs)(IFSB-9)
Les principes fondamentaux pour un contrôle bancaire
efficace, publiés par le Comité de Bâle, constituent le
standard le plus important dans le domaine de la
réglementation et du contrôle bancaire. Ces principes
définissent le cadre d’ensemble du contrôle bancaire et
couvrent :

▫ L’agrément des établissements,


▫ La réglementation prudentielle,
▫ Les techniques de contrôle,
▫ Les prérogatives des autorités.
Les recommandations de Bâle II
L’accord de 1988 ne pose que le principe d’une exigence
quantitative fondée sur une méthode de calcul uniforme
ratio cooke.
Le nouvel accord, communément appelé ‘’Bâle II’’ ou ‘’Ratio
McDonough1 ‘’ repose sur trois types d’obligations (piliers):
 Pilier 1 :
- Exigences de fonds propres minimales afin de couvrir les
risques de marché, de crédit et opérationnels.
 Pilier 2 :
- Principes de la surveillance prudentielle afin de garantir que
le capital est suffisant afin de couvrir les risques encourus.
 Pilier 3 :
- Discipline de marché afin d’établir des règles de
transparence quant à la discipline de marché et
l’information mise à la disposition du public
 Le niveau de fonds propres est garant de la solidité
financière de l'entreprise et de la banque face aux
pertes engendrées par les risques pris à l'actif. Le ratio
de solvabilité, dans le cas des banques, s'exprime
initialement par le rapport du montant des fonds
propres, avec le montant des engagements étant
pondérés par leur caractère plus ou moins risqué.
Cependant, pour que la banque puisse accorder
davantage de financement, elle doit collecter
davantage de dépôts, au risque de ne pas pouvoir
rembourser ceux-ci, elle doit renforcer ses capitaux
propres.
 Ratio: Fonds propres réglementaires/Risque de crédit
+ Risque de marché + Risque opérationnel ≥ 8%(8-10-
12%)
 Le coefficient maximum de division des risques
= Engagement G.CLT/FP inférieur ou égal 20%
 LA NOTATION :
La notation est l'évaluation du risque de non-paiement
de la totalité du principal et des intérêts(marge
bénéficiaire). Formellement, il s'agit d'une évaluation de
la probabilité de défaillance à un certain horizon.
 Les agences de notation :
Les trois principales agences de notation dans le monde
sont :
-Moody’s Investors Service,
-Standard& Poor’s
et Fitch
Système de notation interne :
 La notation interne est un système qui permet de
segmenter le portefeuille bancaire en classe de
risque qui varie entre l’excellent profil de risque et
la défaillance. Le régulateur a fixé les classes de
risque à 8 huit classes au minimum et une classe
de défaut.
 Chaque classe de notation est caractérisée par une
probabilité de défaillance qui doit être au
minimum égale à 0.03%.
 La notation doit être unique, intégré, singulière et
doit être un élément essentiel dans le processus
d’octroi de crédit(financement). Elle doit être
étendue à l’ensemble des contreparties de la
banque (tout le portefeuille).
Exemple de classe de notation
 Notes Libellé court Libellé détaillée
 A Excellent Excellente évolution, et
positionnement excellent sur son secteur, capacité
d'endettement très élevée, le management jouit d'une
longue réputation d'excellence.
 B Très Bon Très bonne évolution des
indicateurs d'activité et de rentabilité, bon
positionnement sur le plan commercial, forte capacité
d'endettement, le management jouit d'une bonne
réputation.
 C Bon Bonne évolution de l'activité
et de la rentabilité, endettement modeste, management
de bonne réputation.
 D Assez Bon Evolution normale de
l'activité et de la rentabilité, endettement modéré,
management de bonne réputation.
 E Moyen Actifs de qualité satisfaisante,
endettement modéré, management de bonne
réputation, l'emprunteur jouit d'une position moyenne
dans son secteur.
F Passable Actifs de qualité acceptable, capacité
d'endettement faible voire nulle, management moyen.
 G Médiocre Endettement important,
management faible, faible positionnement sur son
secteur.
 H Très Médiocre Situation financière trop fragile,
lourd endettement, management anarchique,
mauvaise position sur le secteur…..etc
 Défaut Défaut Les engagements du client font
ressortir l’existence d’au moins une créance en
souffrance.
L’étude de dossier de Financement :
L’étude de la demande de financement représente la phase
d’appréciation du profil de risque de la contrepartie et ce par la
collecte des informations nécessaires pour la prise de
décision notamment :
 Les informations comptables et financière : états de synthèse,
situation des engagements
 Les informations qualitatives : secteur d’activité, position sur le
marché, la concurrence, le mode de management, les relations
bancaires, les clients, les fournisseurs
 Indicateur de risque : existence de contentieux (crédit bureau),
existence d’impayés chèque (incident Scip)
 Moyen de production : connaissance du processus de production
pour cerner le besoin de financement et évaluation des garanties et
des couvertures
 Le réseau de commercialisation : l’organisation commerciale, les
délais et les moyens de paiement
 L’approvisionnement : nationale /internationale
LE SCORING.
L’objet du crédit scoring.
Les emprunteurs doivent présenter une certaine homogénéité de
comportement afin que les critères décisionnels soient valables pour tous
; d’autre part, le crédit doit également présenter une certaine identité de
montant, de durée ou d’objet pour que les risques encourus soient
comparables.

Les méthodes du crédit scoring se basent sur l’analyse discriminante


d’un échantillon de dossiers.
 La détermination des critères de solvabilité(Age, emploi, revenu,

nombre d’enfants, situation familiale,…..)


 La détermination de la note totale (ou score).

 La détermination de la note limite


L’APPROCHE RISQUE DES
PROFESSIONNELS/ENTREPRISES

 S’agissant d’un marché relativement hétérogène, différentes


techniques et outils sont utilisés par les banques et sont à
l’origine du développement de ce marché tels la segmentation,
le CRM et la mesure de la rentabilité;
 On distingue 2 catégories de clientèle

 Clientèle structurée et tenant une comptabilité selon des normes


en vigueur;
 Clientèle non structurée, l’analyse sur les notions de revenus et
de chiffre d’affaire.
L’ANALYSE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE
 L’analyse économique et financière est valable pour les affaires
structurées déjà en activité.
 Elle permet de connaitre la situation d’une entreprise (activité,
performances réalisées, structure financière), de l’interpréter,
d’effectuer ses comparaisons et donc de prendre des décisions,
 Elle est effectuée à partir des états comptables de synthèse(
bilan, compte de produits et de charge, état des soldes de
gestion…) qui font l’objet de retraitements et de classements,
 Elle vise à déterminer les points forts, les points faibles et les
potentialités et menaces de l’entreprise, et ce pour cerner les
risques encourus;
L’analyse économique et financière prend également en
compte des éléments d’information extracomptables tels
que:
 Le cycle de vie de l’entreprise;
 Sa forme juridique;
 Son secteur d’activité;
 Son potentiel technologique et humain;
 L’évolution du marché;
 Son appartenance à un groupe
Le diagnostic économique
L’analyse économique permet de présenter les contraintes et
les opportunités à partir de l’environnement externe ainsi
que les forces et faiblesses inhérentes aux facteurs interne,
Elle peut être appréhendée à travers les aspect non limitatifs
suivantes:
- La connaissance de l’entreprise;
- Les hommes;
- Les produits et le marché;
- Les moyens matériels et les processus.
 L’histoire et l’ancienneté

Une société disposant d’une ancienneté a déjà du faire preuve de capacité


d’adaptation aux événement, mais reste la question de savoir si elle fait toujours
preuve de dynamisme,

Sur l’histoire récente et la stratégie, des réponses sont attendues aux questions
suivantes:

- Y a-t-il eu des modifications significatives de l’effectif ( licenciements ou


embauches massives) et de l’organisation ( Nomination de nouveaux responsables
fonctionnels ou opérationnels, etc,)?

-Y a-t-il eu des augmentations de capital ou des empruntes majeurs?

- Y a –t-il eu des investissements ou des investissements majeurs?


La connaissance de l’entreprise

o Le statut juridique de la société

Deux catégories principales:

 Les sociétés de personnes

Les personnes sont engagés dans la société.

 Les sociétés de capitaux

Le risque des associés est limité à leur à leur apports au niveau du


capital
 Le cadre d’activité général de la société
- Permet de positionner la société par rapport à son environnement et dans le
cadre de l’interdépendance avec les autres entreprises.

- Les premières forces et faiblesses de l’entreprise et les contraintes et


opportunités;

- L’entreprise exerce dans un secteur déterminé ou dans plusieurs secteurs


qui peuvent selon le cas être en développement, en stagnation ou au
contraire en déclin,

- Il s’agira également de positionner ces produits dans la courbe de vie


inhérente à ceux-ci ( lancement, croissance, maturité, déclin)
 Les hommes

 Chef d’entreprise

Les qualités du chef d’entreprise: ses capacité techniques et de gestion , ses


moyens personnels et sa moralité; La réussite des entreprises repose sur la
compétence de leurs dirigeants

Le style de management

-L’entreprise est t-elle dépendante du seul charisme ou savoir relationnel de


son dirigeant?

-La qualité du management dépendra également de l’organisation et sa


dynamique
 Le personnel

- La structure des effectifs en fonction des catégories professionnelles;

- Motivation morale et matérielle des salariés et des conditions de travail ;

-Un diagnostic du climat social

 Les produits et marché

Au cour de la fonction commerciale, les produits et les marchés revêtent une


grande importance car ils conditionnent la pérennité des ventes et la suivie de
l’entreprise,

Le souci constant est l’adaptation de l’offre en fonction du marché.


 LE SECTEUR D’ACTIVITÉ

Le secteur doit être analysé globalement pour connaître sa santé


économique et financière à travers un certain nombre
d’indicateurs révélateurs tels le niveau de production, la masse
salariale, la contribution au produit intérieur brut (PIB), les
fusions et absorptions,…etc.

La maturité des produits commercialisés ainsi que le degré de


leur adaptation au secteur, à la demande ainsi qu’au processus
d’innovation et de diversification des produits.
LE SERVICE OU LE PRODUIT

Les différentes caractéristiques du service ou produit, ses per

formances à quel(s) besoin(s) répond-il ?

 Le marché
 Spécifier davantage le domaine d’activité, la clientèle
potentielle et les besoins insatisfaits.

 Est-ce que c’est un marché local, régional, national ou


même international
LE TYPE DE CLIENTÈLE

 Consommateurs individuels, collectivités, petites et


moyennes entreprises ou grandes entreprises.
 Représente dans le marché en pourcentage des ventes
et, si possible, en nombre de clients.
 Saisonnalité de la demande, motivation des acheteurs.

o La liste des principaux clients.

o L’ancienneté des clients : qualité et les degrés de leur


fidélité.
o Les modalités de paiement : poste client et son impact
sur la trésorerie.
o Les incidents de paiement
LA DEMANDE ET LA CONSOMMATION

 La valeur de la demande du marché.

 Son évolution. (En déclin, en stagnation ou en progression ?)

 Se baser sur des statistiques fiables et disponible (les chambres de commerce


et d’industrie (CCI), préfectures, l’office pour le développement industriel
(ODI), centre marocain de promotion des exportations (CMPE), l’office de
formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT), banques,
confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), (CMC), (HCP).

 Enquête sur le terrain


CARACTÉRISTIQUES DE L’OFFRE

 L’objectif recherché est la connaissance de l’offre de la


concurrence sur le secteur d’activité étudié de l’entreprise.

 Le positionnement actuel de l’entreprise et ses chances


d’évolution sur le marché des produits et services
commercialisés.

 Localiser les principaux concurrents et indiquer pour chacun :


taille, chiffre d’affaires, part de marché et caractéristiques du
produit ou service.
 LES MOYENS MATÉRIELS ET LE PROCESSUS DE PRODUCTION :

 L’outil de production et la maîtrise des processus

 La quantité, la qualité et le coût de production, mesure du processus


de production.

 Un avantage concurrentiel.

 Opérations de certification.

 L’étude de la production passe par l’ensemble des moyens en


hommes, en locaux, en matériels,… nécessaires aux réalisations
commerciales.
 L’OUTIL TECHNIQUE

 Le diagnostic permet de situer et d’apprécier :


 L’importance du potentiel de production installé,
 Le taux d’utilisation de cette capacité,

 La performance de ce potentiel.

 Savoir si l’entité économique dispose d’un outil de production


performant et bien exploité pour la production de produits conforme
aux attentes des consommateurs et aux attentes en matière de
productivité.
 Tout dysfonctionnement doit être soulevé : Matériel obsolète, sous
capacité de production …etc
LE PROCESSUS DE PRODUCTION

A préciser les contraintes du cycle de production :

 Long (biens d’équipements)


 Moyen (biens intermédiaires)
 Court (biens consommation)
Le diagnostic financier

Une analyse rigoureuse des documents comptables :

 Bilan.
 Comptes de produits et charges (CPC) et Etats des soldes de
gestion.
 Etat de l’évolution de la situation financière.
 Notes complémentaires aux états financiers (ETIC).
 Pour tous les postes (Bilan et CPC – ESG).
 Les résultats prévisionnels avancés doivent être, également,
analysés avec soins.
 L’examen du risque, le diagnostic financier demeure la clé de
voûte de toute approche repose sur le jugement et l’expérience
du gestionnaire analyste.

 Il s’agit de détecter les signaux d’une défaillance prochaine et


des causes cachées retardant l’apparition de pertes.

 Le CA : Savoir le pourquoi de ces évolutions positives ou


négatives.
Le dispositif de contrôle(dont Audit chari’a lié à la fonction de conformité)
Le dispositif de contrôle comporte l’ensemble des moyens matériels et
humains mis en place pour le bon fonctionnement de la filière des
engagements conformément à la réglementation en vigueur et aux bonnes
pratiques dans le domaine.
Il peut être résumé dans les axes suivants :
 Le contrôle de premier niveau : il s’agit de l’autocontrôle;
 Le contrôle de deuxième niveau : il s’agit du contrôle hiérarchique;
 La contre étude : il s’agit d’une fonction indépendante dont la mission est
de vérifier la conformité à priori de l’étude de financement avec les
procédures en vigueur;
 La surveillance et gestion du risque : il s’agit d’une fonction prévu par la
circulaire relative au contrôle interne qui assure le suivi des engagements et
de la qualité des emprunteurs, et le contrôle permanant à postériori du
cheminement et dénouement des dossiers ;
 Les audits thématiques : assurés par la fonction audit interne dans le cadre
des missions thématiques;
 L’audit général : c’est un audit qui concerne toute la filière engagement, de
la production jusqu’à l’archivage du dossier et qui permet d’évaluer les
procédures en vigueur ainsi que le dispositif de contrôle adopté.
La délégation de pouvoir :

La délégation de pouvoir touche les conditions


préférentielles en matière de tarification
(commissions), et le volume d’engagement, elle peut
être individuelle ou collégiale.
Elle est basée sur un système de limite qui dépend des
éléments suivants :
 Des potentiels commerciaux et techniques de l’entité
en question.
 Des secteurs d’activité et des régions.
 De la qualité et du profil de la contrepartie (note ou
scoring attribuée)
 Des types de financements.
 Du niveau de concentration individuelle, sectorielle et
par groupe d’affaires.
La division du risque :
Afin d’éviter l’impact de la défaillance d’une contrepartie sur la
solvabilité de la banque, cette dernière doit observer la
concentration de ces engagements par secteur et par
contrepartie et procéder à la diversification du risque.
Pour s’assurer que les établissements bancaires assurent un suivi
du risque de concentration, l’autorité de contrôle exige trois
reporting à savoir :
 Le coefficient maximum de division de risque fixé à 5% du
fonds propres réglementaires par entité.
 Le coefficient de division de risque fixé à 20 % des fonds
premiers risques.
 Les 100 premiers clients de la banque en matière
d’engagements.
Les techniques de couverture :
Les techniques de couverture varient en fonction de la
contrepartie, de l’engagement et de la nature de l’activité
exercée. Alors que les plus répondus dans le marché des
créances bancaires sont(entre autres) :
 Le nantissement : il peut concerner le FDC, le matériel ou les
instruments financiers notamment les valeurs mobilières
(collatéral) et même les biens non immatriculés à l’ANCFC.
 L’hypothèque(caution hyp) : il concerne les actifs immobilisés

 Les cautions (personnelles) : elles peuvent couvrir une partie


ou la totalité des engagements.
 Attakaful : L’assurance des biens

 Les avals des fonds de garanties : notamment la CCG


Le dispositif de recouvrement :

Le dispositif de recouvrement permet de réduire la perte en cas de


défaut, il est scindé en deux volets :

 Le recouvrement à l’amiable : concerne les dossiers vivant


qu’il que soit sa classification .

 Le recouvrement au contentieux : concerne l’ensemble des


dossiers pour lesquels la banque a engagé une procédure
judiciaire.
Le système de reporting :

 Le dispositif de gestion du risque crédit est animé par la


fonction gestion de risque et par des fonctions dédiées à cette
finalité au niveau des différentes entités. De ce fait, une
organisation en comités ou réunions s’avére efficace et
pertinente.

 Les comités peuvent être dotés d’un pouvoir de décision,


permettant de mettre en place des plans d’actions en fonction
des ressources disponibles.

 Ces comités exigent des reporting et des tableaux de bord pour


piloter cette activité.
Le classement et L’archivage :

 Le classement des dossiers de financement en cours


pour sauvegarder la traçabilité des opérations et la
justification des événements ainsi que la piste d’audit
des comptes est une obligation organisationnelle et
réglementaire.

 En effet, la banque doit être dotée d’un système de


classement fiable et efficace (système de workflow).

 En ce qui concerne les dossiers de financements


dénoués la banque est tenue d’archiver les dossiers .
La quantification du risque crédit bancaire

Les techniques de mesure de risque de crédit sont


multiples dans la littérature notamment ceux basées
sur les modèles internes dont les plus connues sont :

 Le modèle KMV (Kealhofer, McQuown et Vasicek) :


modélisation de la distance au défaut basé sur le
modèle de merton, balck et scoles.
 Le modèle de vasicek : modél de valeur en risque

 Le modèle Risk plus

 Le modèle crédit Metrics de JP MORGAN

 Le modèle de la Valeur at risque (VAR) : modélisation


de la distribution de perte
Pour le risque de crédit, les banques peuvent employer différents
mécanismes d'évaluation :
 La méthode dite « standard ou notation externe » consiste
à utiliser des systèmes de notation fournis par des organismes
externes (agences de notation).
 Les méthodes plus sophistiquées « méthodes IRB ou
Notation Interne » avec la méthode dite IRB-fondation ou
notation interne simple et celle dite IRB-avancée ou
notation interne complexe impliquent des méthodologies
internes et propres à l'établissement financier d'évaluation de
cotes ou de notes, afin de peser le risque relatif du crédit.
3°)Risque de marché :

 Risque de perte qui peut résulter des fluctuations des


prix des instruments financiers ;

 le risque peut porter sur le cours des actions, les taux


d'intérêts, les taux de change, les cours de matières
premières, etc.

 Il s’agit du risque pris par un établissement sur un


instrument financier générant une importante
incertitude à cause de l’instabilité et de la difficulté
d’anticipation sur les marchés financiers.
‫مخاطر السوق‬

‫ِٓ اجً اطتزات‪١‬ج‪١‬خ ٔبجؼخ ٌٍتظض‪ٌّ ٞ‬شبؽز اٌظ‪ٛ‬ق ‪٠‬جت‬


‫ػٍ‪ ٝ‬اٌجٕ‪ٛ‬ن اٌتشبرو‪١‬خ اْ تت‪ٛ‬فز ػٍ‪ ٝ‬االٌ‪١‬بد اٌت‪ ٟ‬تّىٕ‪ٙ‬ب‬
‫ِٓ ل‪١‬بص ا‪٢‬حبر اٌّذتٍّخ ػٍ‪ ٝ‬اٌم‪ّ١‬خ االلتظبص‪٠‬خ‬
‫ٌٍّ‪ٛ‬ج‪ٛ‬صاد ‪ٚ‬اٌظٍغ اٌّتضا‪ٌٚ‬خ ٔت‪١‬جخ اٌتمٍجبد اٌظٍج‪١‬خ ف‪ٟ‬‬
‫األطؼبر ‪ ٚ ،‬تغ‪١‬زاد طزف اٌؼّالد األجٕج‪١‬خ‪ٚ ،‬وذا‬
‫أطؼبر األط‪...ُٙ‬اٌز‪ .‬د‪١‬ج ٕ٘بن ِظت‪٠ٛ‬بد ٌٍتؼزع‬
‫ٌّشبؽز اٌظ‪ٛ‬ق تشض ثؼغ األ‪ٚ‬لبد أ‪ ٚ‬ؽ‪ٍ١‬خ ِضح اٌؼمض‪.‬‬
La Méthode standard pour le calcul des
exigences au titre du risque de marché réside
dans l’utilisation de pondérations en fonction
de la notation externe de l’émetteur.

Une autre méthode particulièrement en vogue


de mesure du risque de marché est la VaR,
«Value At Risk ». La VaR se définit par le
montant de perte potentielle liée à des
variations défavorables du marché sur une
période de temps fixée que l’on ne dépassera
que dans x% des cas.
4°)Risque opérationnel :

(Incidents RH, Incidents Informatiques, Incidents liés aux


processus ,Incidents juridiques, Incidents de Non-conformité,
Incidents activités externalisées , événements extérieurs…etc.)
 Le risque opérationnel, pour les établissements financiers,
est le risque de pertes directes ou indirectes dues à une
inadéquation ou à une défaillance des procédures de
l'établissement (analyse, contrôle absent ou incomplet,
procédure non sécurisée), de son personnel (erreur,
malveillance et fraude), des systèmes internes (panne de
l'informatique,...) ou à des risques externes (inondation,
incendie,...).
 A noter que le risque opérationnel n’intègre pas
uniquement le volet informatique mais aussi le
fonctionnement des back-offices et la sécurité des
infrastructures. Ce qui oblige les banques à adopter un
traitement centralisé de ces risques.
‫المخاطر التشغيلية‬

‫ٌ‪ٙ‬ضف تجٕت ِب ِٓ شبٔٗ اْ ‪٠‬أحز طٍجب ػٍ‪ ٝ‬طّؼت‪ٙ‬ب ‪ٔ ٚ‬تبئج‪ٙ‬ب ‪٠,‬جت‬


‫ػٍ‪ ٝ‬اٌجٕ‪ٛ‬ن اٌتشبرو‪١‬خ اْ تت‪ٛ‬فز ػٍ‪ ٝ‬أٔظّخ ‪ٚ‬ػ‪ٛ‬اثؾ وبف‪١‬خ ٌٍتمٍ‪١‬ض‬
‫ِٓ اٌّشبؽز اٌتشغ‪١ٍ١‬خ اٌّزتجطخ ثبٌجبٔت اٌؼٍّ‪ ,ٟ‬تتؼٍك اطبطب ‪-:‬‬
‫ثبٌؼٕظز اٌجشز‪ ٞ‬وبألسطبء ‪ ٚ‬االستالطبد‪ -,‬ثٕظبَ اٌّؼٍ‪ِٛ‬بد وبٌؼطً‬
‫‪ ٚ‬اٌت‪ٛ‬لف اٌّفبجئ‪ - ,‬ثظ‪١‬ز‪ٚ‬رح اٌؼٍّ‪١‬بد اٌضاسٍ‪١‬خ وؼضَ االسذ ثبالػتجبر‬
‫ثجٕض ف‪ ٟ‬اٌؼمض ‪ ٚ‬اس‪١‬زا ‪ -,‬ثؼ‪ٛ‬اًِ سبرج‪١‬خ وبٌى‪ٛ‬ارث اٌطج‪١‬ؼ‪١‬خ‪ .‬وّب ‪٠‬جت‬
‫ػٍ‪ ٝ‬اٌجٕ‪ٛ‬ن اٌتشبرو‪١‬خ اْ تت‪ٛ‬فز ػٍ‪ِ ٝ‬شطؾ اطتّزار‪٠‬خ اٌتشغ‪ ٚ ً١‬وذا‬
‫ػٍ‪١٘ ٝ‬ئخ فت‪ ٜٛ‬شزػ‪١‬خ ٌؼّبْ االٌتشاَ ثبٌشز‪٠‬ؼخ ‪ٚ‬دّب‪٠‬خ ِظبٌخ جّ‪١‬غ‬
‫ِمضِ‪ ٟ‬األِ‪ٛ‬اي دت‪٠ ٝ‬تظٕ‪ٌٙ ٝ‬ب ِٓ ‪ٚ‬ػغ االٌ‪١‬بد إٌّبطجخ ٌت‪ٛ‬س‪٠‬غ‬
‫اٌّ‪ٛ‬ج‪ٛ‬صاد ‪ٚ‬اإل‪٠‬زاصاد ‪ٚ‬اٌّظز‪ٚ‬فبد ‪ٚ‬األرثبح ‪.‬‬
On distingue trois méthodes pour mesurer le risque opérationnel:
 La première approche :indicateur de base (BIA : Basic
Indicator Approach), c'est la méthode de mesure du risque
opérationnel la plus simple.
 L’approche standard « SA : Standardised Approach »,
concerne les exigences liée aux produits nets bancaires des
métiers, 8 lignes métiers , multipliés par des facteurs de
pondérations, donnés par le régulateur, qui varient selon le
métier.
 L’approches de mesures avancées « AMA : Advanced
Measurement Approaches », est une approche plus complexe,
réservée aux établissements bancaires les plus avancés et les
plus exposés aux risques, permettant une optimisation des
exigences en fonds propres.
III) LESRISQUES SPÉCIFIQUES AU NIVEAU DES
BANQUES ISLAMIQUES
III) LES RISQUES SPÉCIFIQUES AU NIVEAU DES BANQUES
ISLAMIQUES

1) Risque de liquidité
2) Risque du taux de rendement
3) Risque commercial déplacé (translaté)
4) Autres types de risques spécifiques aux BI
5) Les risques par type de contrats
6) Les Risques par type de Dépôt
1) RISQUE DE LIQUIDITÉ

Le modèle bancaire islamique est une forme


d’intermédiation financière basée sur le respect des
principes de la Chariaa et qui vise à mobiliser
l’épargne des agents excédentaires et l’allouer vers
des projets économiquement viables, le risque est le
terme le plus pris en considération au cours de ces
opérations.
Généralement à un faible niveau de risque, la
rentabilité espérée est généralement faible, c’est
pour cette raison que les banques islamiques
commencent à prendre plus de risques, qui peuvent
même toucher leur position de liquidité « risque
de liquidité », afin d’optimiser le couple
risque/rentabilité.
LES SOURCES DE LA LIQUIDITÉ EN BI
L’INSTRUMENT ISLAMIQUE DÉFINI COMME UN CERTIFICAT REPRÉSENTANT LES ACTIONS
ORDINAIRES DANS UN FONDS MOBILISÉ POUR ÊTRE INVESTI DANS LE BUT DE PARTAGE DE
PROFITS.

Les sources
Les sources internes
externes

Placement par le financement Placement en instrument - Les facilités de la banque centrale


islamique externe
- Intervention de l'Etat
- Marché monétaire islamique
- Investisseurs étrangérs
- Les instruments de la
- Moudaraba Remboursable banque centrale
( Certificat de dépot) * Financement
- Les effets bancaires islamiques * Fond mutuel
- Titrisation d'actifs
- Produit de Mourabaha - Les titres de l'Etat
- Wakala * Sukuks
- Dépôts ,,,etc,
RISQUE DE LIQUIDITÉ EN BI LA BANQUE ISLAMIQUE
C’est le risque qu'une banque soit dans l'incapacité d'obtenir de la
liquidité à des conditions normales pour satisfaire ses besoins. Il y a
deux dimensions :

 Le risque de liquidité de financement


Il concerne individuellement une banque. Sa réalisation se traduit par
une mauvaise appréciation des besoins de financement, elle n’arrive pas
à collecter facilement des ressources et dispose des actifs qui génèrent
difficilement de la liquidité.

 Le risque de liquidité de marché


C’est l’impossibilité de contracter un financement, de compenser une
position à des conditions normales de marché.
C’est systémique , il concernera l’ensemble des banques sans distinction.
Il représente le stade le plus avancé et le plus critique d’une crise
financière.

 Ces deux types de risques de liquidité sont étroitement corrélés .


‫مخاطر السيولة‬
‫‪ ِٓ ‬اجً تجٕت ِشبؽز االػظبر ا‪ ٚ‬ط‪ٛ‬ء اطتخّبر ‪ٚ‬صائغ اٌؼّالء دت‪ ٝ‬تت‪ٛ‬فز‬
‫اٌظ‪ٌٛ١‬خ اٌالسِخ ‪٠,‬جت أْ ‪٠‬ى‪ٌ ْٛ‬ض‪ ٜ‬اٌجٕ‪ٛ‬ن اٌتشبرو‪١‬خ إؽبرا ِالئّب إلصارح‬
‫اٌظ‪ٌٛ١‬خ ‪٠‬م‪ َٛ‬ػٍ‪ِ ٝ‬زتىشاد ِٓ اّ٘‪ٙ‬ب ‪- :‬صػُ ثٕه اٌّغزة ٌٍظ‪ٛ‬ق إٌمض‪, ٞ‬‬
‫‪ٔ-‬شا٘خ ‪ٚ‬شفبف‪١‬خ اٌظ‪ٛ‬ق ‪ٔ- ,‬ظبَ لبٔ‪ ٟٔٛ‬فؼبي ‪-,‬اص‪ٚ‬اد ِبٌ‪١‬خ ِتٕ‪ٛ‬ػخ ‪ٚ‬‬
‫ِتط‪ٛ‬رح ‪-ٚ‬سٍك ِٕبر ِالئُ ٌٍّتؼبٍِ‪ ٓ١‬إٌشط‪ ِٓ ٓ١‬اجً أؼبع اٌظ‪ٛ‬ق‬
‫إٌمض‪.ٞ‬‬
‫‪ ‬ف‪ ٟ‬اؽبر ط‪١‬بطخ ‪ٚ‬لبئ‪١‬خ ‪٠,‬جت ػٍ‪ ٝ‬اٌجٕ‪ٛ‬ن اٌتشبرو‪١‬خ اإلثالؽ ػٓ دبالد‬
‫اٌظ‪ٌٛ١‬خ ثظفخ ص‪ٚ‬ر‪٠‬خ ٌٍج‪ٙ‬بد اٌّؼٕ‪١‬خ ِغ األسذ ف‪ ٟ‬االػتجبر ثشىً ِفظً‬
‫‪ٚ‬ثبإلجّبي‪ ،‬دجُ تؼزػ‪ٙ‬ب ٌّشبؽز اٌظ‪ٌٛ١‬خ اٌّتؼٍمخ ثىً فئخ ِٓ فئبد‬
‫اٌذظبثبد اٌجبر‪٠‬خ ‪ٚ‬دظبثبد االطتخّبر اٌّطٍمخ ‪ٚ‬دظبثبد االطتخّبر اٌّم‪١‬ضح‪.‬‬
‫‪ ِٓ ‬اجً ثٕبء ٔظبَ ثٕى‪ِ ٟ‬ت‪, ٓ١‬ػٍ‪ ٝ‬اٌجٕ‪ٛ‬ن اٌتشبرو‪١‬خ اْ تٍتشَ ثتذًّ‬
‫ِشبؽز اٌظ‪ٌٛ١‬خ ثّب ‪٠‬تٕبطت ِغ لضرت‪ٙ‬ب ػٍ‪ ٝ‬االطتؼبٔخ اٌىبف‪١‬خ ثأِ‪ٛ‬اي‬
‫ِت‪ٛ‬افمخ ِغ اٌشز‪٠‬ؼخ ٌٍتشف‪١‬ف ِٓ تٍه اٌّشبؽز‬
POUR UNE BONNE GOUVERNANCE DE LA LIQUIDITÉ EN
BI
• Fixer un niveau de tolérance au risque de liquidité;
• Mettre en place une stratégie, des politiques et des pratiques
adaptées à ce niveau;
• S’assurer que la banque dispose d’une liquidité suffisante en
assurant une diversification effective des sources et formes de
financement;
• Suivre les indicateurs de liquidité ;
• Faire régulièrement un rapport au conseil d’administration ;
• Disposer d’un processus rigoureux pour identifier, mesurer,
surveiller et contrôler le risque de liquidité;
• Surveiller et contrôler activement ses expositions au risque et ses
besoins de financement pour chaque entité juridique du groupe,
ligne de métier et devise;
• Effectuer périodiquement des simulations de crise portant sur
divers scénarios de tensions;
• mettre au point des plans de financement d’urgence efficaces.
LES OUTILS DU PILOTAGE DE LA LIQUIDITÉ EN BI

 Le gap de liquidité (ALM)


Qui calcul le décalage de maturité entre les opérations de
l’actif et celles du passif ;
 les indicateurs de diversification
Qui visent à identifier une éventuelle surexposition (en
devise, par investisseur, par zone géographique…) ;
 la réserve de liquidité
Notamment les réserves de trésorerie ;
Le stress testing du risque de liquidité apparaît comme la
panacée pour le régulateur, les agences de notation et les
gestionnaires des risques(pour mesurer la vulnérabilité).
RATIOS DE LA LIQUIDITÉ USUELS DANS LE
SECTEUR BANCAIRE

Loanto Deposit Ratio (LTDR) = 𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑟é𝑑𝑖𝑡𝑠


𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑑é𝑝𝑜𝑡𝑠
Mesure la position de liquidité d’une banque:
 Un ratio très haut, indique que la banque déploie
davantage de fonds dans ces instruments de
financement, c’est-à-dire la liquidité est faible,
 Un faible ratio indique plus de liquidités, mais une faible

rentabilité.
𝑃𝑟ê𝑡𝑠
Loan-To-AssetRatio (LTAR) =
𝑇𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑐𝑡𝑖𝑓𝑠
Reflète la proportion de prêts des banques par rapport au total des
actifs. Un ratio plus élevé indique l'utilisation de fonds pour des
actifs moins liquides mais plus rentables.
2) RISQUE DU TAUX DE RENDEMENT

• Le Risque de taux de rendement se référe à des facteurs de


marché affectant le taux de rendement sur les actifs (ROA) en
comparaison avec le taux de rendement à distribuer sur les
détenteurs de comptes d’investissements (ROIAH). Le ROIAH
est dérivé de l’accord entre les actionnaires et les détenteurs des
comptes d’investissement,
• Les BI sont exposées notamment à la volatilité du taux
de rendement, l’équivalent au risque du taux d’intérêt
pour les banques conventionnelles.
• La marge bénéficiaire convenue à l’avance entre la
banque et son client est invariante durant le délai de
paiement accordé et ne peut pas être réajustée par la
banque en fonction des fluctuations des taux de
référence de marché.
• Ainsi, le risque du taux de rendement s’accentue surtout
dans le cas des instruments à long terme à taux fixe.
LES FACTEURS DU RISQUE DE TAUX DE RENDEMENT
 Changement défavorable des attentes de
l’investisseur relatives au taux de rendement d’un
investissement
 Également attribué aux fluctuations défavorables
des rendements dues à des changements de certains
facteurs sous-jacents du contrat  Adossement
de toute opération financière à un actif tangible
 Les variations du taux de référence
 taux de référence relatif aux taux d’inflation et
d’intérêts
 Corrélation entre le Rendement et le Risque
 la non séparation entre l’Actif Sous‐jacent et le
Risque qui lui est lié.
‫مخاطر معدل العائد‬
‫ِ‪ٛ‬اساتب ِغ أشطت‪ٙ‬ب االطتخّبر‪٠‬خ ‪ ٚ‬اٌتجبر‪٠‬خ ‪٠,‬جت ػٍ‪ ٝ‬اٌجٕ‪ٛ‬ن اٌتشبرو‪١‬خ ِب‬
‫‪: ٍٟ٠‬‬
‫‪ ‬أْ تأطض ٔظب ًِب شبِال إلصارح اٌّشبؽز اٌت‪ ٟ‬لض تٕجُ ػٓ االحبر اٌظٍج‪١‬خ‬
‫اٌّذتٍّخ ٌؼ‪ٛ‬اًِ اٌظ‪ٛ‬ق اٌت‪ ٟ‬تؤحز ػٍ‪ِ ٝ‬ؼضالد اٌؼبئض دظت ت‪ٛ‬لؼبد‬
‫اطذبة دظبثبد االطتخّبر ِمبرٔخ ِب ‪ٛ٠‬فزٖ اٌظ‪ٛ‬ق اٌّبٌ‪ ٚ ٟ‬سظ‪ٛ‬طب‬
‫اٌجٕ‪ٛ‬ن اٌتمٍ‪١‬ض‪٠‬خ‪.‬‬
‫‪ ‬اْ تم‪ َٛ‬ثبٌضراطبد االطتجبل‪١‬خ االسِخ ٌّؼزفخ تط‪ٛ‬ر ِتغ‪١‬زاد اٌمطبػبد‬
‫إٌّتجخ‪.‬‬
‫‪ ‬اْ تؼغ إؽبرا ِالئّب إلصارح اٌّشبؽز اٌتجبر‪٠‬خ إٌّم‪ٌٛ‬خ‪.‬‬
‫‪ ‬اْ تم‪ َٛ‬ثتمبر‪٠‬ز ص‪ٚ‬ر‪٠‬خ تشض أشطت‪ٙ‬ب ‪ ٚ‬ت‪ٛ‬ػخ و‪١‬ف‪١‬خ است‪١‬بر٘ب ٌٍّؼب‪١٠‬ز‬
‫اٌّتجؼخ ٌّىبفئخ اٌّ‪ٛ‬صػ‪ ٚ ٓ١‬التظبَ االرثبح ػٍ‪ ٝ‬اٌّظتخّز‪ٓ٠‬‬
LA TECHNIQUE DU: RISK ADJUSTED RATE OF
RETURN (RAROC)

 La méthode du RISK ADJUSTED RATE OF


RETURN (RAROC), quantifie le risque en
considérant le choix entre le risque et le bénéfice
dans différents actifs et activités.
 Le rendement ajusté au risque (risk-adjusted
return) est égal au revenu total moins les
charges et les pertes attendues (PA), et le capital
à risque ( Risk capital) est la somme réservée
pour couvrir les pertes imprévues au niveau de
confiance donné.
 La perte attendue est comprise dans le
rendement (comme provisions pour perte sur
fonds prêtés).
LES TECHNIQUES D’ATTÉNUATION DU RISQUE DE TAUX DE
RENDEMENT

La diversification est une Technique financière de


gestion des risques qui consiste à mélanger un
grand nombre d’actifs différents dans un
portefeuille.
Chacun des actifs représentant une petite portion
du total d’actifs. Ainsi et pour des actifs faiblement
corrélés les pertes éventuelles sont limitées à
certains actifs.
C’est une Technique permettant de diminuer
plusieurs types de risque dont celui du taux de
rendement.
3) RISQUE COMMERCIAL DÉPLACÉ (TRANSLATÉ)

Le Risque commercial déplacé RCD se réfère aux facteurs


de marché affectant le taux de rendement sur les actifs
(ROA) en comparaison avec le taux de rendement à
distribuer sur les actionnaires (ROE).
Le ROE est dérivé d’un accord de partage des profits entre
les actionnaires et les détenteurs de comptes
d’investissement.
Le RCD concerne le transfert de risque associé aux dépôts
vers les actionnaires de la banque , cela se passe lors les
banques cèdent à une partie de leurs bénéfices pour
rémunérer les déposants afin d’éviter les retraits massifs de
fonds pour des raisons de compétitivité.
4) AUTRES TYPES DE RISQUES SPÉCIFIQUES AUX BI

Type de Risque La signification

Le Risque de la valeur Ce Risque est l’ensemble des incertitudes relatives à la valeur future du marché et le
des biens (Commodity volume de son revenu future dus à la fluctuation au à la fluctuation au niveau des prix
Risk) des prix des biens conformes à la SHARIAH.

Equity Risk Equity Risk est le risque qu’un investissement dans des actions conformes à la
SHARIAH connaît une dépréciation suite à une évolution défavorable du marché
causant une perte.
Equity investment risk se réfère aux risques spécifiques aux investissements régis par
Equity investment Risk les contrats de MUDARABA (Profit sharing) et MUSHARAKA (Profit and loss
sharing).

Le Risque de Change Le Risque de change est une perte éventuelle due à une évolution favorable des taux de
change.
5) LES RISQUES PAR TYPE DE CONTRATS

Financing type Contract Type Risk exposure

Murabaha (mark –up) Market risK


Credit risK
Bay’al Muajjal (deferred
Sales type payment)
Salam(forward sale with Non-delivery and
advance payment ) credit risK
Istisna’(contract financing)
Equity Mudaraba (profit sharing) Credit/Market risK
Equity investment
Musharaka (Profit and loss
risk
sharing)
Leasing Ijarah(leasing) Market risK
Credit risK
IMB (Lease with transfer of
title )
6) Les Risques par type de Dépôt

Source of funds Risk exposures Guarantee/reserves

• Liquidity risk • Deposit guarantee


Deposits

Unrestricted • Liquidity risk • R O A vis à vis ROIAH


investment • Rate of return risk • Investment risk reserve
accounts

Shareholders • Displaced commercial


Funds risk • R O A vis-à-vis ROE
• Solvency risk

Restricted • Rate of return risk None


investment
Accounts
IV. Les motifs de défaillance de la clientèle des banques islamiques

 Les facteurs qui ont poussé les Banques islamiques(BI), une fois placées face à un
nouvel enjeu qui est la maîtrise des risques de crédit (financement), à rencontrer des
difficultés de récupération de leurs créances sont multiples et concernent en premier
lieu les motifs incombant aux défaillants non contrôlables par les BI et qui incarnent la
mauvaise foi des demandeurs de financement. En second lieu se sont des motifs subis
par ces derniers, qui sont particulièrement liés à la fragilité des procédures et moyens
afférents aux conditions et critères de sélection aussi bien des projets à financer que des
clients à satisfaire.
IV. Les motifs de défaillance de la clientèle des banques islamiques

I°) Les particuliers

1°) Les motifs incombant aux défaillants

 La concentration des financements auprès des ménages vulnérables : L’augmentation des dépenses des

ménages, l’émergence de nouveaux modes de consommation et la panoplie des offres en terme de projets

immobiliers (maison secondaire).

 Arrêt et/ou suspension de la domiciliation de revenu :

-Pour les fonctionnaires pas de restrictions,

-Pour ceux des collectivités locales : le non respect de l’ordre de virement irrévocable, L’imputation tardive des

émoluments et le non virement du solde de tout compte au compte.

–Pour les pensionnés et retraités pas de domiciliation irrévocable de la pension qui n’est pas saisissable ;

-Pour Les employés des PME/PMI : Le taux élevé du turnover des employés ; ; Des PME/PMI non structurées

et non organisées ; Les difficultés liées à certains secteurs d’activités (textile, habillement, artisanat.. etc.) ; Le non

respect des termes de l’ordre de virement irrévocable ; Les PME/PMI à courte durée de vie et n’optant pas pour la

pérennité ; Le caractère familial des entreprises.


IV. Les motifs de défaillance de la clientèle des banques islamiques

Les dégrèvements opérés sur les indemnités des débiteurs qui impactent négativement la
charge de remboursement : Avance sur salaire, Prélèvement à la source (diverses échéances
crédits aides sociales et redevances diverses).

Le changement de l’organisme employeur par le débiteur.

Le changement du statut du débiteur.

2°) Les facteurs subis par les défaillants

 Le licenciement du défaillant

 Les saisies arrêts sur salaire

 l’éloignement du défaillant

 La concurrence déloyale entre établissements bancaires

 Le système d’information de l’établissement bancaire


IV. Les motifs de défaillance de la clientèle des banques islamiques
II°) Les causes de la défaillance des entreprises

1°) Les facteurs endogènes

 La concentration des financements.

 Les clignotants juridiques : L’absence d’observation des règles de droit régissant le statut et
l’activité de l’entreprise. L’échéance ou carence de pouvoir. Les assemblées générales ne sont pas
tenues aux dates prévues. Le dossier au registre de commerce n’est pas mis à jour. Les saisies qui
peuvent frapper le patrimoine. Les incidents de paiement. Le non dépôt ou le dépôt tardif des
déclarations légales. Le non renouvellement ou la difficulté de renouvellement des garanties. La
survenance de décès. Les difficultés de succession. Le redressement ou la liquidation judiciaire.

 Le désaccord entre associés.

 Le problème de la fiscalité.

 Le caractère familial de l’entreprise.

 Les problèmes de gestion.

 Non qualité des apporteurs de capitaux.


Les motifs de défaillance des Entreprises
 Le déséquilibre financier : L’accumulation de pertes. La
dégradation de la rentabilité. Le retrait des comptes courants
associés bloqués. La répartition des résultats. L’acquisition des
immobilisations. L’utilisation inadéquate des concours bancaires.

 La politique commerciale non agressive.

 Absence (et/ou) insuffisance des actions de recouvrement.


2°) Les facteurs exogènes

 L’état général du secteur d’activité : en dégradation seules les entreprises ayant le


quasi monopole demeurent performantes. En stagnation, les entreprises très
performantes grignotent davantage les parts de marché des autres entreprises
sensibles et non organisées

 Marché dans le quel opère l’entreprise (concurrence).

 Le problème d’approvisionnement

 Le renchérissement des conditionnements bancaires

 Le non adéquation des concours bancaires aux besoins de financements exprimés

 La politique du dumping

 L’effet du prince (la fixation des prix par l’administration)

 L’effet de MASSUE (à l’encontre du levier financier)

 Le problème de la fiscalité.
V) Les moyens de gestion, d’atténuation et de maitrise des risques dans
l’industrie de la FI,

. Hamish Jiddiyah (dépôt de garantie)

Il s’agit d’un dépôt de garantie établi par l’institution financière avant la contractualisation. Ce
dépôt est destiné à récompenser les dégâts engendrés suite au désistement d’un client dans le cadre
d’une promesse (qui engage) d’acheter ou de louer.
Urbun

Il s’agit d’un montant avancé par l’acquéreur ou le locataire avant la contractualisation. En cas de
son désistement, l’Urbun appartiendrait à l’institution financière islamique.

Garantie d’une troisième partie

Il s’agit d’une caution présentée par une troisième partie. En cas de défaillance du client,
l’institution financière islamique peut mettre en jeu cette garantie pour se faire rembourser

Hypothèque

Les biens ou actifs hypothéqués doivent être conformes à la SHARIAH, SHARIAH, vendable,
vendable, déterminable, livrables et sans charge

Garantie d’une troisième partie (Mudharaba)

Porte seulement sur le capital de MUDHARABAH. Dans ce cas, le capital est soumis au risque de
crédit.
VI) LE CADRE NORMATIF DE GESTION DES RISQUES EN FINANCE ISLAMIQUE DE
LA MALAISIE

Pourquoi la pourquoi un cadre


gestion des pourquoi un cadre Pourquoi un cadre normatif spécifique à la
reglementaire? normatif? FI ?
risques?

-Le couple Risque/ Rentabilité occupe une place importante en finance.


-L’objectif est d’optimiser ce couple en assurant le maximum de rentabilité avec le
minimum de risque

pourquoi un cadre
Pourquoi la gestion Pourquoi un cadre Pourquoi un cadre normatif spécifique à la
des risques? reglementaire? normatif? FI ?

-Assuré la solidité des institutions financière et la transparence des pratiques.


-Eviter les faillites en chaine des institutions financières.
-Protéger les déposants et renforcer la confiance du public dans le système financière.
-Garantir le financement des besoins de l’économie.
VI) LE CADRE NORMATIF DE GESTION DES RISQUES EN FINANCE
ISLAMIQUE DE LA MALAISIE

Pourquoi un pourquoi un cadre


Pourquoi la gestion Pourquoi un cadre
des risques? cadre normatif?
normatif spécifique à la
FI ?
reglementaire?

-Assurer une standardisation des pratiques en RISK Management


-Recommander les meilleures pratiques en termes de gestion de risques.

pourquoi un cadre
Pourquoi la gestion Pourquoi un cadre Pourquoi un cadre normatif spécifique à
des risques? reglementaire? normatif? la FI ?

-le cadre normatif conventionnel n’est pas adapté aux spécificités des IFI..
-le cadre normatif islamique s’inspire du cadre conventionnel.
VI) LE CADRE NORMATIF DE GESTION DES RISQUES EN FINANCE
ISLAMIQUE CAS DE LA MALAISIE

Organisme Islamic Financial Services Board (IFSB)

Date de creation
3Novembre 2002

Siege social Kuala lampur , Malaysia

Membres 187

Composition 57 autorités de supervision et de régulation, 8 organisations


intergouvernementales, 122 acteurs de marché de capitaux

Cadre normative 13 Normes.


5 Notes d’orientations.
1 Notes technique.
VI) LE CADRE NORMATIF DE GESTION DES RISQUES EN
FINANCE ISLAMIQUE CAS DE LA MALAISIE

 Risk management (IFSB-1)


 Capital adequacy (IFSB-2)
 Corporate Governance (IFSB -3)
 Transparency and Market Discipline (IFSB-4)
 Supervisory Review Process (IFSB-5)
 Governance for collective Investment Schemes (IFSB-6)
 Special issues in Capital adequacy (IFSB-7)
 Guiding principles on Governance for Islamic Insurance (Takaful) operations (IFSB-
8)
 Conduct of Business for institutions offering Islamic Financial Services (IIFs)(IFSB-
9)
 Guiding Principles on Shari ah Goverance System (IFSB-10)
 Standard on solvency Requirements for Takaful (Islamic Insurance) undertakings
(IFSB/11)
 Guiding Principles on Liquidity Risk Management for Institutions offering Islamic
financial Services (IFSB-12)
VI) LE CADRE NORMATIF DE GESTION DES RISQUES EN
FINANCE ISLAMIQUE

 Guiding Principles on stress testing for institutions offering Islamic Financial Services
(IFSB-13)
 Recognition of Ratings on Sharî'ah-Compliant Financial Instruments (GN-1)
 Guidance Note in Connection with the Risk Management and Capital Adequacy
Standards: Commodity Murâbahah Transactions (GN-2)
 Guidance Note on the Practice of Smoothing the Profits Payout to Investment Account
Holders (GN3)
 Guidance Note in Connection with the IFSB Capital Adequacy Standard: The
Determination of Alpha in the Capital Adequacy Ratio for Institutions (other than
Insurance Institutions) offering only Islamic Financial Services (GN-4)
 Guidance Note on the Recognition of Ratings by External Credit Assessment
Institutions (ECAIS) on Takâful and ReTakâful Undertakings (GN-5)
 Development of Islamic Money Markets (TN-1)
Merci pour votre
attention