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Environnement et

Développement Durable:
Enjeux et Solutions

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B.P. 219, Thiès, Sénégal Tel/Fax: (221) 951.6830


Email: greensenegal@sentoo.sn Site Web:www.greensenegal.org
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GREEN SENEGAL
est une organisation non gouvernementale qui a pour but
de promouvoir la sécurité alimentaire par une agriculture
durable et de contribuer à la protection de
l’environnement.
Ce diaporama présenté par GREEN SENEGAL offre une
vue d’ensemble sur l’environnement au Sénégal
notamment les enjeux et les propositions de solutions.
Environnement et Développement Durable
I. L’Action ne se Perd Jamais: Série d’Images sur l’Évolution de notre
Environnement
II. Les Enjeux:
1. Sécheresse
2. Désertification
III. Les Solutions :
3. Conservation des Eaux et des Sols
3.1 Lutte contre l’Érosion Hydrique
3.2 Gestion de la fertilité des sols
3.3 Réalisation d’infrastructures
- Digue anti-sel
- Hydraulique villageoise
3.4 Biodiversité en zones arides
3.5 Agroforesterie
- Reboisement
- Régénération Naturelle
4. Sécurité Alimentaire
5. Genre et Développement
6. Activités Génératrices de Revenus
7. Décentralisation et Responsabilisation des Collectivités Locales
L’Action ne se Perd Jamais

Autrefois au Sénégal…
L’Action ne se Perd Jamais

Aujourd’hui…
L’Action ne se Perd Jamais

Demain si on n’agit pas…


L’Action ne se Perd Jamais

…Et demain, si on agit d’une manière


participative et durable…
1. Sécheresse

Photo: Djibril Sy
1. Sécheresse

Les années 70 ont été particulièrement marquées en Afrique par une baisse
graduelle de la pluviosité. Ce déficit a fini par installer au Sahel une
sécheresse sans précédent. Le Sénégal a été touché par ce phénomène au
même titre que les autres pays du CILSS.
Les conséquences de cette sécheresse couplées aux pratiques culturales
inappropriées ont été néfastes à tout point de vue :
- dégradation du couvert végétal;
- baisse de fertilité des sols;
- réduction du potentiel hydrique;
- famine et malnutrition;
- réduction du cheptel.
Ces facteurs combinés ont engendré une modification de l’écosystème
traduite par une désertification de plus en plus prononcée.
2. Désertification
2. Désertification

Elle est définie par la Convention de Lutte Contre la Désertification (CCD)


comme étant le processus de dégradation des terres par suite des
facteurs multiples parmi lesquels les variations climatiques, les actions
anthropiques et les facteurs socio-démographiques.
Les causes de la désertification sont entre autres:
- Le glissement des isohyètes suivant un gradient nord-sud;
- Les péjorations climatiques liées aux changements globaux survenus du
fait de l’effet de serre;
- La pression sur les ressources naturelles avec le déboisement abusif;
- La population sénégalaise a triplé de 1960 à nos jours, entraînant
l’extension des terres de cultures.
Cette situation a provoqué l’exode rural et la paupérisation en milieu
urbain. Face a ces contraintes, il importe:
- de restaurer les écosystèmes dégradés à travers la conservation des
eaux et des sols;
- de promouvoir la sécurité alimentaire des populations les plus
vulnérables.
3. Conservation des Eaux et des Sols

Conserver un sol consiste à le défendre contre l’érosion


due soit à la pluie, soit aux vents, soit aux cours d’eau en
réalisant à la fois:
- une conservation matérielle à l’aide de techniques
capables de s’opposer à l’entraînement de ses
éléments par le vent et l’eau;
- une conservation biologique à l’aide de techniques
capables de maintenir un équilibre minéralisation-
synthèse organique favorable à sa capacité de
résistance à l’érosion.
3. Conservation des Eaux et des Sols

Photo: Djibril Sy

3.1 Lutte contre l’Érosion Hydrique


3.1 Lutte contre l’Erosion Hydrique

La perte de la couverture végétale et la toposéquence (terrains en


pente) notée dans certaines zones du pays surtout le Centre Ouest et le
Sud entraînent des conséquences graves sur la nature du sol et sur
l’écosystème.
Pendant l’hivernage, le ruissellement des eaux de pluies sur les terrains
en pente déplace la couche arable du sol. C’est l’érosion en nappe. Elle
constitue le premier acte de la baisse de la fertilité des sols et tend
progressivement au ravinement.
Face à ce phénomène, des techniques de défense et de restauration des
sols (DRS) notamment les cordons pierreux ont été vulgarisées. Cette
dernière technique permet de freiner la vitesse de l’eau et le cycle
évolutif de l’érosion hydrique. Elle est couplée avec une végétalisation
en amont des cordons pierreux.
3. Conservation des Eaux et des Sols

3.2 Gestion de la Fertilité des Sols


Photo: Djibril Sy
3.2 Gestion de la Fertilité des Sols

Dans la zone Bassin Arachidier, les facteurs climatiques (érosion


éolienne et hydrique, lessivage des sols) et les pratiques agricoles
(monoculture d’arachide et absence de jachères) ont entraîné une
baisse sensible de la fertilité des sols qui se répercute sur les
rendements.
Devant la persistance de ce phénomène, des stratégies ont été
entreprises pour améliorer la productivité des terres de culture
parmi lesquelles: le phosphatage de fond, le compostage, les
engrais verts, le paillage, le mulching et le fumier animal.
Les rotations de culture et les jachères constituent d’autres
formes de gestion de la fertilité des sols.
3. Conservation des Eaux et des Sols

3.3 Réalisation d’Infrastructures

Digue Anti-Sel

Hydraulique Villageoise
3.3 Réalisation d’Infrastructures:
Digue Anti-Sel

La mise en place de ces infrastructures et équipements est


indispensable dans la zone du bassin du Saloum où
l’évapotranspiration et très prononcée avec la formation de
zones salines.
La mise en place de ces infrastructures permet dans une
certaine mesure de limiter la progression de la langue salée et
de fait favoriser la relance de l’agriculture.
3.3 Réalisation d’Infrastructures:
Hydraulique Villageoise

La gestion viable des ressources en eau en zone aride soulève


d’énormes problèmes causés par la croissance démographique
galopante et l’augmentation de la demande. La baisse dans la qualité de
l’eau et la pollution sont des conséquences négatives sur le plan
agricole et sanitaire. Au Sénégal une baisse de la nappe phréatique
nécessite le réaménagement des provisions d’eau au niveau des
populations rurales.
Une gestion durable de l’eau en zone aride exige une coordination et
une forte concertation entre les différents utilisateurs y compris le
secteur privé, les communautés de base, le gouvernement et les
partenaires financiers.
Les infrastructures hydrauliques (forages, puits, bassins de rétention)
existants doivent être valorisées surtout en milieu rural où la gestion
efficiente n’est pas toujours de rigueur.
3.4 Biodiversité en Zones Arides

Parinari macrophylla « Neew » :


Espèce locale aromatique Photo: Djibril Sy
3.4 Biodiversité en zones arides

La biodiversité ou diversité biologique confère à la biodiversité génétique, la


diversité des espèces et la diversité des écosystèmes.
La gestion de cette biodiversité (ci-inclus les ressources végétales, les ressources
marines, halieutiques, pastorales et la faune sauvage) repose sur un cadre
juridique et institutionnel qui vise à organiser son exploitation tout en veillant à sa
conservation. La Convention sur la Biodiversité (CBD) signée en 1992 par les
Nations Unies et réaffirmée par la Conférence des Parties à Nairobi en 2000
souligne l’importance de la protection de la biodiversité dans les écosystèmes en
zones arides, considérées comme particulièrement fragiles.
On reconnaît que les zones arides couvrent une grande partie du monde, et
possèdent des espèces uniques, ci-inclus les cultures céréalières, légumineuses et
les plantes médicinales, aromatiques et ornementales qui résistent à la
sécheresse.
Au Sénégal, on attribue les causes suivantes à la perte de la biodiversité:
- les causes naturelles (la sécheresse, l’érosion éolienne et hydrique)
- les causes anthropiques (la monoculture, les feux de brousse, l’exploitation
forestière excessive, les pollutions)
- les causes liées au cadre juridique et institutionnel (la non ou mal-
application des réglementations).
3. Conservation des Eaux et des Sols

3.5 Agroforesterie
« L’Agroforesterie est un terme collectif pour des systèmes
et des technologies d’utilisation des terres où des végétaux
ligneux pérennes tels que arbres et arbustes sont cultivés
délibérément sur des parcelles utilisées par ailleurs pour la
culture et/ou l’élevage dans un arrangement spatial ou
temporel et/ou existent des interactions à la fois
écologiques et économiques entre les ligneux et les autres
composantes du système.»
Telle est la définition proposée par l’ICRAF, définition qui peut
toutefois être résumée car l’agroforesterie n’est autre que
l’introduction de l’arbre dans les systèmes de production.
3.5 Agroforesterie: Reboisement
Le financement de nombreux projets et programmes de reboisement et l’émergence des
ONGs constituent une réponse pour venir à bout des dures années de sécheresse.
L’approche participative développé a permis de sensibiliser et responsabiliser les
populations à la base.
Cette démarche a permis d’intensifier la gestion en régie du reboisement et d’impulser
une dynamique communautaire de production et du suivi des plants. Plusieurs acteurs
(services traditionnels, ONGs, producteurs privés) investissent ce créneau pour restaurer
la couverture végétale et rétablir la fertilité des sols. Il existe deux formes de
reboisement:
- Plantations massives (bois de villages, parcelles fourragères, vergers);
- Plantations linéaires (brise-vent, haie vive, plantation d’alignement).
En 1998 La production moyenne nationale des plants reboisée par année et de 7.564.748
plants (Rapport 1998 DEFCCS). Ces deux dernières années des efforts ont été fait pour
augmenter cette production. Toutefois il demeure que le reboisement au Sénégal reste
tributaire de plusieurs aléas:
- Diminution du régime pluviométrique;
- Divagation du bétail;
- Présence accrue de termites;
- Mobilisations pas toujours effective des acteurs impliqués dans ce processus.
Toutes ces contraintes doivent être levées pour réussir le reboisement.
3.5 Agroforesterie: Régénération Naturelle

Elle constitue une autre variante de la restauration du couvert


végétale. La mise en défense constitue le dispositif sécuritaire à
mettre en place pour réussir cette opération.
Les technologies agroforestières telle que la haie défensive (vive ou
morte) sont autant de moyens économiquement viables pour installer
une mise en défense dans plusieurs zones du pays où la régénération
naturelle est applicable.
Elle vise la protection des jeunes pousses de la dent du bétail et
favorise la restauration de la biodiversité.
4. Sécurité Alimentaire
4. Sécurité Alimentaire

Les principaux déterminants de la sécurité alimentaire sont:


- La disponibilité d’aliments de bonne qualité sanitaire et
nutritionnelle;
- Leurs accessibilités pour les populations, y compris pour les plus
vulnérables;
- La stabilité des approvisionnements dans le temps et dans l’espace;
- L’utilisation optimale des aliments par les individus.

Le développement de l’agriculture doit rester au cœur des stratégies de


sécurité alimentaire pour contribuer à la disponibilité des produits
céréaliers. Le mil, le maïs, le sorgho, le riz occupent une place
dominante dans l’alimentation des ménages. Permettre aux populations
de se nourrir, c’est développer en priorité des productions agricoles et
améliorer le fonctionnement des marchés.
5. Genre et Développement

Photo: Djibril Sy
5. Genre et Développement

L’approche genre joue une rôle important dans la recherche


d’alternatives pouvant assurer une participation juste et équitable
des femmes et des hommes dans les activités de développement.
Le genre fait référence aux tâches, aux rôles, aux responsabilités et
aux statuts qui conditionnent la vie sociale de la communauté et qui
dépendent en partie de facteurs tels que l’âge, l’ethnie et la classe
sociale.
Dans le contexte de développement environnementale, une analyse
genre permet d’identifier;
- Qui fait quoi, et avec quelles ressources?
- Qui a accès aux ressources et aux bénéfices de leur utilisation ou
transformation?
Les relations entre les hommes et les femmes évoluent et se
modifient avec le temps. Ces transformations sont dues à des
facteurs exogènes et endogènes qui doivent être compris et
analysés pour mieux saisir les contraintes et/ou les potentialités de
changement au sein d’une communauté.
6. Activités Génératrices de Revenus

Photo: Djibril Sy
6. Activités Génératrices de
Revenus

La pauvreté est souvent synonyme de faibles revenus monétaires, de


baisse du niveau de l’autoconsommation, de difficultés d’accès au crédit,
de dégradation des ressources naturelles et de faible couverture des
services sociaux.
Sans l’amélioration des revenus des populations pauvres, les impacts
des efforts pour accroître la production agricole et les activités de GRN
seront limités.
Les AGRs constituent par ailleurs un moyen efficace de lutte contre la
pauvreté en ce sens qu’elles permettent une diversification des sources
de revenus. Les activités les plus répandues sont:
- Embouche (ovine et bovine);
- Micro-crédit (petit commerce, crédit revolving);
- Valorisation et transformation des ressources naturelles.
7. Décentralisation et Responsabilisation
des Collectivités Locales
7. Décentralisation et
Responsabilisation des
Collectivités Locales

C’est le processus par lequel la gestion administrative d’une localité est


remise aux autorités locales élus pour la circonstance.
Au Sénégal, depuis l’indépendance, une politique de décentralisation
progressive et prudente a été entreprise pour impulser un
développement à la base centré sur le transfert des compétences et sur
la promotion des initiatives locales.
L’adoption des textes de loi sur la décentralisation en 1996 a rendu
effectif le transfert de compétence du point de vue institutionnel. Cette
responsabilisation des collectivités locales telle que libellée par la loi
96-06 du 22 Mars 1996 n’a pas été accompagné d’un plan de formation
des élus; ce qui retarde son application. Ces manquements seront
toutefois corrigés avec la réalisation des projets et programmes tels
que le PNIR qui placent la décentralisation au cœur du développement
local.