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NF P94-262/A1

JUILLET 2018

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FA190694 ISSN 0335-3931

NF P 94-262/A1
Juillet 2018

Indice de classement : P 94-262/A1

ICS : 93.020

Justification des ouvrages géotechniques —


Normes d'application nationale de l'Eurocode 7 —
Fondations profondes — Amendement 1

E : Justification of geotechnical work — National application standards


for the implementation of Eurocode 7 — Deep foundations — Amendment 1
D : Rechtfertigung von geotechnischen Bauwerken — Normen für die nationale
Anwendung von Eurocode 7 — Tiefgründungen — Änderung 1

Amendement A1
à la norme française homologuée NF P 94-262 de juillet 2012, homologué par
décision du Directeur Général d’AFNOR en juin 2018.

Correspondance À la date de publication du présent document, il n'existe pas de travaux


internationaux ou européens traitant du même sujet.

Résumé Le présent document amende et modifie la norme homologuée NF P 94-262 (second


tirage de janvier 2013), qui constitue la norme d'application de l'Eurocode 7 pour ce
qui concerne les fondations profondes.

Descripteurs Thésaurus International Technique : géotechnique, ouvrage, sol, fondation


profonde, stabilité, rupture, tassement.

Modifications

Corrections

Éditée et diffusée par l’Association Française de Normalisation (AFNOR) — 11, rue Francis de Pressensé — 93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
Tél. : + 33 (0)1 41 62 80 00 — Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00 — www.afnor.org

© AFNOR — Tous droits réservés Version de 2018-07-P


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La norme La norme est destinée à servir de base dans les relations entre partenaires
économiques, scientifiques, techniques et sociaux.

La norme par nature est d’application volontaire. Référencée dans un contrat, elle
s’impose aux parties. Une réglementation peut rendre d’application obligatoire tout ou
partie d’une norme.
La norme est un document élaboré par consensus au sein d’un organisme de
normalisation par sollicitation des représentants de toutes les parties intéressées.
Son adoption est précédée d’une enquête publique.
La norme fait l’objet d’un examen régulier pour évaluer sa pertinence dans le temps.
Toute norme française prend effet le mois suivant sa date d’homologation.

Pour comprendre L’attention du lecteur est attirée sur les points suivants :
les normes Seules les formes verbales doit et doivent sont utilisées pour exprimer une ou des
exigences qui doivent être respectées pour se conformer au présent document.
Ces exigences peuvent se trouver dans le corps de la norme ou en annexe qualifiée de
«normative». Pour les méthodes d’essai, l’utilisation de l’infinitif correspond à une
exigence.
Les expressions telles que, il convient et il est recommandé sont utilisées pour
exprimer une possibilité préférée mais non exigée pour se conformer au présent
document. Les formes verbales peut et peuvent sont utilisées pour exprimer une
suggestion ou un conseil utiles mais non obligatoires, ou une autorisation.
En outre, le présent document peut fournir des renseignements supplémentaires destinés
à faciliter la compréhension ou l'utilisation de certains éléments ou à en clarifier
l'application, sans énoncer d'exigence à respecter. Ces éléments sont présentés sous forme
de notes ou d'annexes informatives.

Commission Une commission de normalisation réunit, dans un domaine d’activité donné, les
de normalisation expertises nécessaires à l’élaboration des normes françaises et des positions françaises
sur les projets de norme européenne ou internationale. Elle peut également préparer
des normes expérimentales et des fascicules de documentation.
La composition de la commission de normalisation qui a élaboré le présent document est
donnée ci‐après. Lorsqu’un expert représente un organisme différent de son organisme
d’appartenance, cette information apparaît sous la forme : organisme d’appartenance
(organisme représenté).

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—3— NF P 94-262/A1

Justification des ouvrages géotechniques BNTRA/CNJOG

Composition de la commission de normalisation


Président : M VOLCKE
Secrétaire : M BURLON — IFSTTAR

M BAGUELIN CONSULTANT
M BERTHELOT BUREAU VERITAS
M BRIE AEROPORTS DE PARIS
M BURLON IFSTTAR
M CARPINTEIRO COPREC/SOCOTEC
M CUIRA TERRASOL
M DARRAS SNCF
MME NGO BIBINDE FNTP
M DELAHOUSSE ARCELOR MITTAL
M DELMAS CNAM
M FRANK IFSTTAR ENPC
M GAUTHEY SPIE FONDATIONS
M GLANDY SOLETANCHE BACHY PIEUX
M GRATIER ARCELOR MITTAL
M GUERPILLON EGIS
M HABERT CEREMA
MME JACOB CERIB
M LE DELLIOU ISCHEBECK FRANCE
M LEGENDRE SOLETANCHE BACHY/CNETG
M MAGNAN IFSTTAR
MME MAUREL CEREMA
MME OSMANI EIFFAGE/P06E
M PILLARD UMGO/FFB
M SCHMITT SOLETANCHE BACHY
M SIMON TERRASOL/USG
M PHILIPPE EDF
M THONIER EGF-BTP
M UTTER SOLETANCHE BACHY
M VOLCKE FRANKI FONDATION
M ZERHOUNI FONDASOL/CNREG
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Sommaire

Page

1  Domaine d’application ..........................................................................................................................5 


2  Paragraphe 3.2.2.1 Lettres latines........................................................................................................5 
3  Paragraphe 6.4.1 Béton coulis ou mortier ..........................................................................................5 
4  Paragraphe 6.4.2 Béton coulis ou mortier des fondations profondes préfabriquées (Ajout) .......6 
5  Paragraphe 6.4.2 Acier ..........................................................................................................................6 
6  Paragraphe 7.2.3 Expressions générales des combinaisons d’actions vis-à-vis des états
limites de service ...................................................................................................................................9 
7  Paragraphe 7.3.1 Détermination de l’effet des actions aux ELU ......................................................9 
8  Paragraphe 7.3.3 Cumul des frottements négatifs .............................................................................9 
9  Paragraphe 8.4.1 Principes généraux ................................................................................................10 
10  Paragraphe 8.4.2 Modèles de calcul et états limites ........................................................................10 
11  Paragraphe 8.9 Essais de pieux à réaliser ........................................................................................10 
12  Paragraphe 10.2.4 Procédure du modèle de terrain.........................................................................13 
13  Paragraphe 10.2.6 Considérations particulières sur le frottement axial limite (Ajout) ................13 
14  Paragraphe 10.3 Résistance de traction d’un groupe de fondations profondes ..........................14 
15  Paragraphe 12.1 Principes généraux .................................................................................................18 
16  Paragraphe 12.2.2 Résistances sous sollicitations normales ........................................................19 
17  Paragraphe 12.2.4 Etat limite ultime de stabilité de forme ..............................................................20 
18  Paragraphe 12.3.1 Etat limite ultime de stabilité de forme ..............................................................20 
19  Paragraphe 12.3.2 Épaisseur d´acier sacrifiée à la corrosion ........................................................20 
20  Paragraphe 14.2.1 Principe général ...................................................................................................20 
21  Paragraphe A.9.1 Généralités .............................................................................................................20 
22  Paragraphe E.2 Calcul des coefficients  ..........................................................................................21 
23  Paragraphe F.2 Coefficients de modèle ............................................................................................22 
24  Paragraphe F.4.2 Pression de rupture du terrain .............................................................................23 
25  Paragraphe F.5.2 Frottement axial unitaire limite qs ........................................................................23 
26  Paragraphe G.2 Coefficients de modèle ............................................................................................23 
27  Paragraphe G.4.2 Pression de rupture du terrain ............................................................................24 
28  Paragraphe G.5.2 Frottement axial unitaire limite qs .......................................................................24 
29  Tableau H.2.2.1 .....................................................................................................................................24 
30  Paragraphe I.1.3 Éléments placés perpendiculairement au sens du déplacement ......................25 
31  Paragraphe I.2.1 Généralités ..............................................................................................................25 
32  Paragraphe I.2.3 Éléments placés perpendiculairement au sens du déplacement ......................25 
33  Paragraphe I.3 Lois d'interaction vis-à-vis des sollicitations sismiques ......................................26 
34  Paragraphe K.4.1 Détermination de gmax(t) .....................................................................................26 
35  Paragraphe R.1 Préambule .................................................................................................................27 
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Amendement 1 à la norme NF P 94-262 : juillet 2013 « Justification


des ouvrages géotechniques – Norme d’application nationale de
l’Eurocode 7 – Fondations Profondes »

1 Domaine d’application

La clause 7 est supprimée et remplacée par la suivante :

« (7) Lorsque des fondations profondes sont utilisées dans le cadre d’un projet de fondation composite, il y a lieu
de distinguer deux cas (Note 1) :

 celui où les fondations profondes (pieux, inclusions rigides) sont nécessaires à la justification des états limites
ultimes de type GEO (portance de l'ouvrage vis-à-vis des sollicitations axiales et/ou transversales, stabilité
générale, etc.). Ce type d'utilisation relève intégralement des dispositions fixées par le présent document à la
fois pour les aspects géotechniques et structuraux (notamment en ce qui concerne les matériaux constituant la
fondation) ;

 celui où les fondations profondes (pieux, inclusions rigides) n’apportent qu’une participation faible ou
négligeable à la justification des états limites ultimes. Il s'agit des projets pour lesquels la réalisation de
fondations profondes est essentiellement justifiée par l’état limite de service de limitation du tassement. Ce
type d’utilisation ne relève pas du présent document.

NOTE 1 – Les fondations sur inclusions souples (colonnes ballastées) ne sont pas l’objet de ce présent document que ce soit
pour la justification des états limites ultimes ou des états limites de service. La justification de tels ouvrages s’appuie pour
l’heure actuelle sur des recommandations professionnelles ou des méthodes de calcul disponibles dans la littérature. »

2 Paragraphe 3.2.2.1 Lettres latines


Ginf Charge permanente favorable

3 Paragraphe 6.4.1 Béton coulis ou mortier

Ce paragraphe devient le paragraphe « 6.4.1 Béton coulis ou mortier des fondations profondes réalisées en
place ».

La clause 1 du nouveau paragraphe 6.4.1 est supprimée et remplacée par la suivante :

« (1) Pour la vérification de la résistance structurale d'une fondation profonde en béton, coulis ou mortier, réalisée
en place, les dispositions de la norme NF EN 1992-1-1 avec son annexe nationale NF EN 1992-1-1/NA
s'appliquent, complétées par les spécifications qui suivent. »

La clause 5 du nouveau paragraphe 6.4.1 est supprimée et remplacée par la suivante :

« (5) Le coefficient k1 présenté dans le tableau 6.4.1.1 peut être diminué de 0,1, uniquement pour les pieux de la
classe 1 (pieux forés et barrettes), quand le pieu est tubé ou lorsque la nature des terrains traversés garantit la
stabilité des parois du forage, et bétonné à sec (Note 1).

Note 1 – Le coefficient k1 est à appliquer si le béton constituant le pieu est coulé en place et présente un rôle structural.»

La clause 6 du nouveau paragraphe 6.4.1 est supprimée et remplacée par la suivante :

« (6) Pour les pieux de catégories 1 à 7, 10, 11 et 17, la valeur du coefficient k2 est égale à 1,0 hormis dans les cas
décrits ci-dessous (Note 1) :

 k2=1,05 pour les pieux dont le rapport de la plus petite dimension B à la longueur est inférieur à 1/20 ;
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 k2=1,3-B/2 pour les pieux dont la plus petite dimension B est inférieure à 0,6 m ;

 k2=1,35-B/2 pour les pieux réunissant les deux conditions ci-dessus.

Note 1 – Le coefficient k2 est à appliquer si le béton constituant le pieu est coulé en place et présente un rôle structural.»

4 Paragraphe 6.4.2 Béton coulis ou mortier des fondations profondes préfabriquées


(Ajout)
« (1) Pour la vérification de la résistance structurale d'une fondation profonde en béton préfabriqué, les dispositions
de la norme NF EN 1992-1-1 avec son annexe nationale NF EN 1992-1-1/NA s'appliquent (Note 1).

Note 1 – Les coefficients k1 et k2 ne s’appliquent pas aux pieux en béton préfabriqué. »

(2) Les conditions de manutention et de mise en place (battage, vibro-fonçage, etc.) de la fondation profonde sont
à prendre en compte pour garantir l’intégrité de celle-ci vis-à-vis des efforts de compression, de flexion et de
traction qu’elle a à supporter durant cette période (Note 1).

Note 1 – La réalisation d’éléments préfabriqués en béton relève de la norme NF EN 12794.

(3) Des moyens de contrôle d’intégrité appropriés sont à mettre en œuvre après la phase de mise en place d’une
fondation profonde préfabriquée en se référant aux normes NF P 94-160-2 et NF P 94-160-4. »

5 Paragraphe 6.4.2 Acier

Ce paragraphe devient le paragraphe « 6.4.3 Acier » et son contenu est le suivant :

« 6.4.3.1 Aciers pour pieux en béton armé

(1) Le comportement des aciers doit être défini selon la norme NF EN 1992-1-1, qu’il s’agisse d’aciers de béton
armé (Note 1) ou d’aciers de précontrainte (Note 2).

NOTE 1 – La norme NF EN 1992-1-1 s’applique aux armatures à haute adhérence et soudables pour une gamme de limite
élastique fyk comprise entre 400 et 600 MPa. La valeur maximale à utiliser est 500 MPa en général, et 600 MPa sous réserve
d’une justification à l’ELS, y compris de l’ouverture des fissures. Les autres propriétés (ductilité, allongement à la rupture, etc.)
sont indiquées dans la section 3.2 de la norme NF EN 1992-1-1.

NOTE 2 – La norme NF EN 1992-4-4 s’applique aux fils, barres et torons utilisés comme armatures de précontrainte dans les
structures en béton et possédant un niveau suffisamment faible de susceptibilité à la corrosion sous tension, conformément aux
critères spécifiés dans la norme Pr NF EN 10138 ou donnés dans une Evaluation Technique Européenne.

(2) Il convient de vérifier que l’espacement des armatures est inférieur à 5 fois (c+Θ/2) (avec c épaisseur
d’enrobage et Θ le diamètre des armatures) et que la contrainte de traction à l’ELS quasi-permanent dans les
aciers passifs ne dépasse pas les valeurs suivantes :

 s < 1000 wmax pour des éléments ou parties d’éléments fléchis (c’est-à-dire ayant une face tendue et une face
comprimée) ;

 s < 600 wmax pour des éléments ou parties d’éléments entièrement tendus ;

avec s la valeur absolue (exprimée en MPa) de la contrainte maximale admise dans l’armature immédiatement
après la formation de la fissure et wmax l’ouverture (exprimée en mm) des fissures, telle que définie par la norme NF
EN 1992 et son Annexe Nationale.

(3) Les longueurs de recouvrement sont majorées de 50 % par rapport aux recommandations de la norme NF EN
1992-1-1 pour les pieux sollicités en traction.

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6.4.3.2 Aciers pour les autres pieux

6.4.3.2.1 Généralités

(1) Les aciers considérés peuvent être de types différents (Note 1 et Tableau 6.4.3.2).

Note 1 – Le présent alinéa couvre donc :

 les aciers pour les « éléments porteurs » tels que définis dans la norme NF EN 14199 (micropieux) ;

 les aciers utilisés dans les profils (creux ou H) listés dans la norme NF EN 12699 (pieux avec refoulement du sol) ;

 les aciers de construction tels que définis dans les normes NF EN 1993-1-1 et NF EN 1993-5.

Tableau 6.4.3.2 : Les différents types d’aciers utilisables en ouvrages géotechniques

Normes produits NF EN NF EN NF EN NF EN NF EN
1992 1993 1536 12699 14199
NF EN 10080 Aciers soudables pour béton armé X X X X
NF EN 10083 Aciers pour trempe et revenu X
prEN 10138 Aciers de précontrainte X X
NF EN 10025 Produits laminés à chaud en acier de X X X X
construction
NF EN 10149 Produits plats laminés à chaud en aciers X
HLE pour formage à froid
NF EN 10210 Profils creux pour la construction finis à X X X X
chaud en aciers non alliés et à grains fins
NF EN 10219 Profils creux de construction soudés X X X X
formés à froid en aciers non alliés et à
grains fins
NF EN 10248 Palplanches laminées à chaud en aciers X X X
non alliés
NF EN 10249 Palplanches profilées à froid en aciers X X X
non alliés
NF EN ISO Tubes d’acier utilisés comme cuvelage ou X
11960 (1) tubes de production dans les puits
(1) norme fondée sur l’API Spec 5CT

Note 2 – Au même titre que les aciers relevant de la norme NF EN 1993, les autres aciers et les aciers de réemploi sont
justifiés, en plus de la résistance, vis-à-vis de la soudabilité et la résilience (voir 6.4.3.2.3 (1)).

(2) L’enrobage d’un élément métallique par un coulis, mortier ou béton utilisé comme interface entre l’élément et le
sol ne suffit pas à qualifier le pieu d’ouvrage en béton armé (ou en structure mixte acier-béton).

(3) Lorsque le pieu est conçu comme un ouvrage en structure mixte acier-béton, le comportement des aciers doit
être défini selon la norme NF EN 1994.

6.4.3.2.2 Durabilité

(1) La prise en compte de la corrosion de l’acier dans des sols avec ou sans nappe phréatique, et/ou dans de l’eau
douce ou de l’eau de mer nécessite au moins l’une des solutions suivantes :

 la réduction de la section d’acier ;

 la protection cathodique ;

 la protection par galvanisation ou peinture au zinc dans les sols peu abrasifs (Note 1) ;
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 d’autres revêtements de protection ;

 l’enlèvement des matériaux agressifs ;

Note 1 – Le cas échéant, la pérennité de la protection ou son programme d’entretien sont compatibles avec la durée de vie de
l’ouvrage.

(2) Un enrobage de 5 cm au moins par un mortier ou coulis de ciment approprié dont le rapport eau sur ciment est
inférieur à 0,5 (Note 1) convient comme protection contre la corrosion pour des pieux travaillant en compression
aux ELS (sous toutes combinaisons) et aux ELU sous combinaisons fondamentales (Note 2), sauf dans des sols
très agressifs (Note 3).

NOTE 1 – Un dosage de 500 kg de ciment par m3 dans un mortier ou de 1200 kg dans un coulis sont généralement
satisfaisants.

NOTE 2 – Les tractions qui n’apparaissent que sous les combinaisons accidentelles ou sismiques ne sont pas considérées
comme remettant en cause la protection contre la corrosion.

NOTE 3 – Les sols définis comme sols très agressifs appartiennent aux catégories décrites dans la norme NF EN 1993-5 sous
les expressions « remblais hors d’eau non compactés et agressifs » (tableau 4.1 de la norme NF EN 1993-5) et les hauteurs
soumises à « l’eau de mer, sous climat tempéré, en zone d’attaque élevée » (tableau 4.2 la norme NF EN 1993-5).

(3) Les valeurs recommandées de la réduction de la section par perte d’épaisseur sont celles des tableaux 4.1 et
4.2 de la norme NF EN 1993-5.

(4) La corrosion peut être négligée à l’intérieur de pieux avec profil creux remplis de béton, coulis ou mortier ou
dont les extrémités sont hermétiquement obturées.

6.4.3.2.3. Justification de la résistance structurale

(1) Lorsque les aciers ne relèvent pas des normes explicitement citées dans la NF EN 1992 ou de la NF EN 1993
(Note 1), on doit vérifier que leurs caractéristiques physiques satisfont aux exigences de NF EN 1993-1-1 § 3.2.

NOTE 1 – Par exemple, les produits relevant des normes NF EN ISO 11960, NF EN 10083, les tubes issus de l’industrie
pétrolière, etc.

(2) Pour ces aciers, il convient d’appliquer un facteur de méthode Rd = 1,1 aux résistances calculées selon la
NF EN 1993.

NOTE 1 – Par exemple, en compression simple, on retiendra : Rd = Nc,Rd / Rd.

(3) La justification des connexions entre éléments métalliques doit être menée, y compris lorsque les ouvrages sont
soumis uniquement à de la compression simple

 soit, conformément à la fiche produit du coupleur (Note 1) ;

 soit, selon les indications de NF EN 1993-1-8.

NOTE 1 – Le coupleur peut relever de la NF EN 1992-1-1, de la NF EN 1537 et/ou d’un ETE.

(4) Lorsque les conditions suivantes sont satisfaites (Note 1) :

 le pieu travaille en compression simple aux ELS et ELU quelles que soient les combinaisons,

 l’assemblage se fait par contact sur sections planes coupées d’équerre avec manchon (ou mamelon) de
guidage fileté ou soudé (Notes 2 et 3),

Il est permis de se limiter aux justifications ELU en vérifiant :

 pour les situations durables et transitoires, que la contrainte dans l’acier reste inférieure ou égale à 75 % de sa
limite élastique (Note 4) ;

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 pour les situations accidentelles, que la contrainte dans l’acier reste inférieure ou égale à 90 % de sa limite
élastique.

NOTE 1 – Le facteur Rd = 1,1 s’applique en plus le cas échéant (ce qui revient à une contrainte ELS de l’ordre de 50 % de la
limite élastique) (voir 6.4.3.2.3 (2)).

NOTE 2 – Le manchon (ou mamelon) est de section et de limite élastique au moins égales à celles des éléments assemblés.

NOTE 3 – Il n’y a pas lieu dans ce cas de justifier le manchon (ou mamelon).

NOTE 4 – En tenant compte le cas échéant d'une réduction de section pour corrosion (voir 6.4.3.2.2 (2)).

6 Paragraphe 7.2.3 Expressions générales des combinaisons d’actions vis-à-vis des


états limites de service

La note 1 de la clause 7.2.3(1) est supprimée et remplacée par la suivante :

« NOTE 1 – Les combinaisons fréquentes aux états limites de service (ELS) sont indiquées dans la norme
NF P 94-262 à titre indicatif. Pour les fondations profondes, ces combinaisons ne font pas l’objet de justifications
en termes de résistance géotechnique (GEO) et de résistance structurale (STR). Seules les combinaisons quasi-
permanentes et caractéristiques sont à vérifier aux ELS. »

7 Paragraphe 7.3.1 Détermination de l’effet des actions aux ELU

La clause (6) est supprimée et remplacée par la suivante :

(6) Pour les situations de projet sismiques, il convient de déterminer la valeur de calcul de l’effet des actions sur les
fondations profondes de la structure étudiée à partir de l’article 5.3.1 de NF EN 1998-5.

8 Paragraphe 7.3.3 Cumul des frottements négatifs


La note 1 de la clause (1) est supprimée et remplacée par la suivante :

« NOTE 1 – Il convient donc de prendre en compte (en plus des sollicitations explicitées dans les paragraphes précédents) les
sollicitations de calcul à partir des expressions suivantes (à l’ELS, la combinaison fréquente n’est pas à traiter) :

 pour les ELS dans les combinaisons quasi permanentes (Note 3) :

 
E d  E  Gkj ,sup ""  Gkj ,inf ""Gsp ""Gsn ""  2,i Qk ,i  (7.3.3.2)
 j 1 j 1 i 1 

 pour les ELS dans les combinaisons caractéristiques :

 
E d  E  Gkj ,sup ""  Gkj ,inf ""Gsp "" max Gsn ; Qk ,1 ""  2,i Qk ,i  (7.3.3.3)
 j 1 j 1 i 1 

 pour les ELU dans les situations durables et transitoires :

 
Ed  E   Gj ,supGkj ,sup ""   Gj ,inf Gkj ,inf ""  spGsp ""  sn ;  Q ,1  max Gsn ; Qk ,1 ""   Q ,i 2,iQk ,i  (7.3.3.4)
 j 1 j 1 i 1 

 pour les ELU dans les situations accidentelles :

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 
Ed  E  GGj ,sup ""  GGj ,inf "" Ad "" Gsp ""  sn ; 1,1ou 2,1 max Gsn ; Qk ,1 ""  2, i Qk , i  (7.3.3.5)
 j 1 j 1 i 1 
NOTE 2 – La nécessité de telles règles provient du fait que la répartition de l'effort normal le long du fût des éléments est
différente dans le cas du frottement négatif et dans le cas des charges variables. Il n'y a donc pas cumul des maxima. Le
schéma de la figure 7.3.3 illustre ce comportement pour un élément isolé.

NOTE 3 – Les éventuels frottements négatifs s'exerçant sur la semelle de liaison et les terrains ou parties de structure la
surmontant sont considérés comme intégralement reportés en tête des éléments. Leur valeur de calcul s'ajoute donc
directement à G’d. Cette disposition se justifie par le fait que les déplacements nécessaires pour inverser le sens du frottement
négatif sont plus importants dans le cas d'une culée, par exemple, que dans le cas d'une fondation profonde.

NOTE 4 – Les frottements négatifs devraient être pris en compte dans les justifications de type GEO uniquement dans des
combinaisons relatives aux ELS. En effet, en théorie, l’augmentation du frottement négatif sur une fondation profonde induit un
enfoncement de cette dernière qui lui permet alors de mobiliser plus de frottement positif axial qu’avant l’augmentation de ce
même frottement négatif. Pour les justifications de type STR, les frottements négatifs interviennent toujours dans des
combinaisons relatives aux ELU.

9 Paragraphe 8.4.1 Principes généraux

Les clauses 2 et 3 avec leurs notes sont supprimées et remplacées par la clause suivante :

« (2) Dans l’hypothèse où une continuité des sollicitations est prise en compte entre la fondation profonde et la
superstructure, il convient de tenir compte de la raideur induite par la présence de la superstructure et des efforts
(effort normal, effort tranchant, moment fléchissant) qu’elle apporte, dans la modélisation de l’interaction entre la
fondation profonde et la superstructure (Notes 1 et 2). »

NOTE 1 – Dans un modèle de calcul d'interaction sol-structure, il convient de considérer le pied et la tête d’une fondation
profonde comme libres par défaut.

NOTE 2 – Un encastrement partiel en pied peut être pris en compte moyennant justification dans certains cas (ancrage dans un
terrain rocheux). »

10 Paragraphe 8.4.2 Modèles de calcul et états limites

La clause 3 est ajoutée :

« (3) Dans le cas de massifs rocheux, il convient de considérer, selon le degré d’altération et de fragmentation
observé, des modèles de calculs adaptés aux mécanismes de rupture et de déformation susceptibles de se
développer (Note 1).

NOTE 1 – Les modèles de calcul exposés dans le présent document sont relatifs à des mécanismes de rupture et de
déformation affectant des massifs rocheux suffisamment altérés ou fragmentés. Ils ne sont donc pas applicables à des massifs
rocheux plutôt sains pour lesquels les mécanismes de rupture sont liés à la présence de fractures, de joints ou de
discontinuités, etc. et nécessitent la mise en œuvre de méthodes spécifiques en lien avec la mécanique des roches. »

11 Paragraphe 8.9 Essais de pieux à réaliser

La clause 2 est supprimée et remplacée par la clause suivante :

« (2) Les différents types d’essais de pieux, barrettes ou de micropieux sont définis ci-dessous (Notes 1 à 5) :

 Essai préalable : essai de chargement statique ou dynamique réalisé en phase conception de manière à
confirmer l’adéquation de la technique de fondation utilisée à l’ouvrage construit. Seul l’essai de chargement
statique fournit une estimation fiable de la résistance limite d’une fondation profonde. Dans le cas où la
fondation profonde testée au cours d’un chargement statique est instrumentée, l’essai permet de déterminer
les valeurs des frottements axiaux unitaires et de la résistance de pointe ;

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 Essai de contrôle : essai de chargement statique ou dynamique effectué pour vérifier en phase exécution que
la conception spécifique d’une fondation profonde est adaptée aux conditions particulières du terrain. Dans le
cas où la fondation profonde testée au cours d’un chargement statique est instrumentée, l’essai permet de
déterminer certaines valeurs des frottements axiaux unitaires et, parfois, de la résistance de pointe.

NOTE 1 – Il convient de se référer aux normes d’essais de chargement appropriées pour définir notamment les différents
paliers de chargement ainsi que leur durée.

NOTE 2 – Seul l’essai de chargement statique fournit une estimation fiable de la résistance limite d’une fondation profonde. Il
est rappelé que l’essai de chargement dynamique n’est exploitable, notamment pour l’estimation d’une résistance limite,
qu’après calage sur un essai de chargement statique et qu’il n’est pas adapté pour des sollicitations en traction.

NOTE 3 – Parmi les essais de contrôle, dans la pratique française, on distingue les essais de conformité (qui sont menés à une
charge d’essai égale à la valeur estimée de la résistance limite géotechnique lors de la conception) et les essais de contrôle
d’exécution souvent désignés par essais de contrôle (de portance).»

NOTE 4 – Les essais qui visent la résistance limite géotechnique (c’est-à-dire essais préalables ou de conformité) sont
nécessairement menés sur des fondations qui ne sont pas intégrées à l’ouvrage définitif.

NOTE 5 – Les résultats des essais instrumentés sont naturellement intégrés dans les études d’exécution. »

Les clauses 4 et 5 sont supprimées et remplacées par les suivantes :

« (4) Pour les pieux, lors de la réalisation d’essais de conformité ou de contrôle, il convient en général d’effectuer
un essai de chargement statique ou dynamique pour 200 fondations profondes réalisées dans le cas où celles-ci
sont sollicitées en compression et un essai de chargement statique pour 50 fondations profondes réalisées dans le
cas où celles-ci sont sollicitées en traction.

NOTE 1 – L’essai de chargement statique de contrôle est mené sur un pieu d’ouvrage à une charge d’essai égale à la plus
grande des 2 valeurs suivantes : 1,3 fois la résistance à l’ELS quasi-permanent et 1,1 fois la résistance à l’ELS caractéristique.
Dans tous les cas, l’essai ne doit pas être mené au-delà la résistance de fluage Rc ;cr en compression ou Rt ;cr en traction.

NOTE 2 – L’essai de chargement dynamique n’est utilisable en contrôle qu’après calage sur un essai de chargement statique
préalable ou de conformité

(5) Pour les micropieux, il convient de se référer à la norme NF EN 14199 lors de la réalisation d’essais de contrôle
(Note 1).

NOTE 1 – L’essai de contrôle est mené sur un micropieu d’ouvrage à une charge d’essai égale à la plus grande des 2 valeurs
suivantes : 1,3 fois la résistance à l’ELS quasi-permanent et 1,1 fois la résistance à l’ELS caractéristique. Dans tous les cas,
l’essai ne doit pas être mené au-delà la résistance de fluage Rc ;cr en compression ou Rt ;cr en traction. »

Les tableaux 8.9.1 et 8.9.2 sont supprimés et remplacés par les tableaux suivants.

Tableau 8.9.1 — Essais à réaliser pour des fondations profondes sollicitées en compression ou faiblement
en traction à l’ELS quasi-permanent (Ft ;d < 0,15Rs)

Pieux de classe 1 à 7 hormis les Micropieux de classe 1bis et 8,


Classe de Catégorie
pieux de catégorie 10 et 15 pieux de classe 8 et pieux de
conséquence géotechnique
(Annexe A) catégorie 10 et 15 (Annexe A)

1 ___ Essai de contrôle


1
2
___ Essai de contrôle
2
2
3 ___
Essai préalable dans les sols

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argileux (Ip > 20)

Essai de conformité
3 2 ou 3
et

Essai de contrôle

NOTE 1– Pour les fondations supportant des ponts, les principes de l’annexe Q sont à appliquer. En
particulier, pour les cas de charge à l’ELS quasi-permanent, la résultante des efforts axiaux s’exerçant sur les
fondations profondes ne doit pas rendre compte d’un état de traction.

NOTE 2 – Les essais de conformité peuvent être considérés comme des essais de contrôle.

NOTE 3 – L’essai de conformité est mené en phase exécution sur une fondation profonde hors ouvrage à une
charge d’essai égale à la valeur estimée de la résistance limite géotechnique lors de la conception.

Tableau 8.9.2 — Essais à réaliser pour des fondations profondes sollicitées en traction à l’ELS quasi-
permanent (Ft ;d > 0,15Rs)

Pieux de classe 1 à 7 hormis les Micropieux de classe 1bis et 8,


Classe de Catégorie
pieux de catégorie 10 et 15 pieux de classe 8 et pieux de
conséquence géotechnique
(Annexe A) catégorie 10 et 15 (Annexe A)

1 ___ Essai de contrôle


1
2 Essai de contrôle

Essai de conformité

2 et
2
Essai de contrôle

3 Essai préalable dans les sols argileux (Ip > 20)

Essai de conformité

et
3 2 ou 3

Essai de contrôle

NOTE 1– Pour les fondations supportant des ponts, les principes de l’annexe Q sont à appliquer. En
particulier, pour les cas de charge à l’ELS quasi-permanent, la résultante des efforts axiaux s’exerçant sur
les fondations profondes ne doit pas rendre compte d’un état de traction.

NOTE 2 – Les essais de conformité peuvent être considérés comme des essais de contrôle.

NOTE 3 – L’essai de conformité est mené en phase exécution sur une fondation profonde hors ouvrage à
une charge d’essai égale à la valeur estimée de la résistance limite géotechnique lors de la conception.

La clause 6 suivante est ajoutée :

(6) Il est permis de remplacer l’essai de contrôle d’exécution par une majoration forfaitaire des sollicitations
amenées par l’ouvrage de 50 % lorsque les fondations ne travaillent qu’en compression (à l’ELS sous toutes

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combinaisons et à l’ELU sous les combinaisons fondamentales) et que les conditions suivantes sont
simultanément réunies :

 l’ouvrage construit est de classe de conséquence 1 ou 2 ;

 l’ouvrage construit appartient à la catégorie géotechnique 1 ou 2 ;

 l’ouvrage construit ne relève pas de l’annexe Q ;

 l’ouvrage nécessite moins de 25 micropieux de classe 1bis et 8, pieux de classe 8 ou pieux de catégories 10
et 15 (Annexe A).

12 Paragraphe 10.2.4 Procédure du modèle de terrain

Dans la clause 1, les équations 10.2.4.1 et 10.2.4.2 sont supprimées et remplacées par les équations suivantes :

Rs   As ;i qs ;i (10.2.4.1)
i

qs ;i
qs ;i ;k  (10.2.4.2)
 Rd ;1 Rd ; 2

Rs ;k   As ;i q s ;i ;k (10.2.4.3)
i

13 Paragraphe 10.2.6 Considérations particulières sur le frottement axial limite (Ajout)


(1) Dans certaines conditions de terrain (Note 1) ne permettant pas d’évaluer avec suffisamment de sécurité les
valeurs des frottements axiaux unitaires, il convient de considérer des valeurs plus faibles.

NOTE 1 – Deux cas sont particulièrement visés :

 la présence d’un terrain particulièrement compact et résistant en surface conduisant, en appliquant les corrélations des
annexes F et G, à déterminer des valeurs de frottement axial unitaire importantes pour des profondeurs faibles (inférieures
à 3 m) ;

 la réalisation d’une excavation conduisant à déterminer des valeurs de frottement axial unitaire importantes alors que le
recouvrement de terrain est désormais faible (inférieur à 3 m).

(2) Pour les pieux dont le diamètre est supérieur à 300 mm, deux principales approches peuvent être utilisées sans
préjuger de leur caractère plus ou moins conservateur :

 l’une basée sur les principes du calcul à la rupture et conduisant à considérer la résistance limite en traction
suivante (Figure 10.2.6.1) :



Rs  min Bqs x   ' 
 D  x
3

tan     D  x  c tan  
2 2
x
 3 

avec ’=w si le pieu est entièrement sous la nappe et ’= si le pieu est entièrement au-dessus de la nappe.

 l’autre basée sur une réduction forfaitaire du frottement axial unitaire selon le type de sols (Figure 10.2.6.2) :

 dans les sols cohérents : le frottement axial unitaire varie linéairement entre 0 et sa valeur
recommandée depuis la surface du terrain jusqu’à une profondeur égale à max (3m ; 2B) ;

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 dans les sols frottants : le frottement axial unitaire varie linéairement entre 0 et sa valeur
recommandée depuis la surface du terrain jusqu’à une profondeur égale à max (3m ; 4B) ;

avec, dans tous les cas, quelle que soit l’approche :

Rs
Rt ; k  Rs ; k  pour la procédure du modèle de terrain
 R; d 1 R; d 2

Rs
ou Rt ; k  Rs ; k  pour la procédure du pieu modèle.
 R; d 13ou 4

(3) Pour les pieux de diamètre inférieur à 300 mm (micropieux), seule l’approche décrite par la Figure 10.2.6.1 peut
être utilisée.

Figure 10.2.6.1 — Exemple d’application du calcul à la rupture pour le calcul de la résistance à la traction
d’un pieu isolé

Figure 10.2.6.2 — Exemple d’application du calcul à la rupture pour le calcul de la résistance à la traction
d’un pieu isolé

14 Paragraphe 10.3 Résistance de traction d’un groupe de fondations profondes

La section 10.3 est supprimée et remplacée par la suivante :

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«10.3.1 Principes

(1) La sollicitation de traction sur un groupe de fondations profondes provoquant son arrachement peut trouver
différentes origines : elle peut être due à des actions transmises par une superstructure (dans le cas par exemple
d’un porte-à-faux) ou à des pressions interstitielles s’exerçant sous des radiers (Figure 10.3.1).

(2) Dans tous les cas, la vérification d’un groupe de fondations profondes à l’arrachement vis-à-vis de l’ELU est à
effectuer dans le cadre des vérifications de type GEO/STR et UPL. Les vérifications à l’ELS ne concernent que les
vérifications de type GEO/STR.

Ftg ;d est la valeur de calcul de la force déstabilisatrice incluant des forces permanentes et variables,

Gstb ;d est la valeur de calcul de la force provenant des charges permanentes stabilisatrices,

Vdst ;d est la valeur de calcul de la force induite par les pressions interstitielles,

Rs ;t ;d est la résistance mobilisable, par le groupe de fondations profondes (Rs ; gr ; d), par le contact (si les conditions
d’exécution le permettent) entre le chevêtre et le sol (Rs ; ch ;d) et par le contact entre le bloc de sol situé sur le
chevêtre et le terrain encaissant (Rs ; mas ; d).

Figure 10.3.1 — Groupe de fondations profondes à l’arrachement – Justifications de type GEO/STR

(3) La vérification de type UPL ne concerne que le mécanisme de rupture correspondant à un soulèvement par
bloc. La vérification de type GEO/STR est menée en identifiant le mécanisme de rupture le plus défavorable pour
le groupe de fondations profondes (Note 1).

NOTE 1 – Il est possible que les mécanismes de rupture de type UPL et GEO/STR coïncident dans certaines configurations.

10.3.2 Vérifications de type GEO/STR

(1) Pour des justifications de type GEO/STR, dans le cas où l’effort de traction provient uniquement de pressions
interstitielles et afin d’éviter des écarts flagrants de conception par rapport aux errements habituels, les actions
induites par les charges permanentes stabilisatrices et celles induites par les pressions interstitielles sont
regroupées. La somme des deux actions s’assimile à une action déstabilisatrice pour l’équilibre de la structure
(Notes 1 à 3) :

 à l’ELU, pour les situations durables et transitoires :

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1,35Gdst;k  1,5Ft ; k  max 1.35Vdst;k  Gstb; k  ;Vdst; k  Gstb;k  Rs;t ;d 
(Vdst ;k est obtenu à partir du niveau EH)

 à l’ELU, pour les situations accidentelles, deux expressions peuvent être utilisées :

Gdst ;k  Ad  Vdst ;k  Gstb;k   Rs;t ;d

G dst ;k  Ft ;k   Ad  G stb ;k   Rs ;t ;d

(Ad n’est pas pondérée et correspond à l’action induite par le niveau EE)

(2) Rs ;t ;d est la valeur de calcul de la résistance Rs ;t :

Rs;t  Rs; gr  Rs ;ch  Rs;mas

Rs ;t ;d  Rs ; gr ;d  Rs ;ch;d  Rs ;mas;d 
1
R  Rs ;ch  Rs ;mas 
 R;d 1 R;d 2 s;t s ; gr

Avec :

Rs ;gr la résistance du groupe de fondations profondes ;

Rs ;ch la résistance à l’interface sol-chevêtre ;

Rs ;mas la résistance à l’interface entre le bloc de sol situé au-dessus du chevêtre et le sol encaissant.

NOTE 1 – A l’ELS, la relation est :

Rs ;t ;d  Rs ;gr ;d  Rs ;ch;d  Rs ;mas;d 


1
 R;d 1 R;d 2 s;cr
R s ; gr  Rs ;ch  Rs ;mas 

NOTE 2 – Rs ;gr peut être évalué de la manière suivante : Rs ;gr=n Rpieu réseau avec n le nombre de fondations profondes du
groupe et Rpieu réseau la résistance de traction d’une fondation profonde située au sein du groupe de fondations profondes
supposées en réseau (Figure 10.3.2).

NOTE 3 – Le calcul de Rpieu réseau prend en compte les interactions entre les différentes fondations profondes constituant le
groupe. Il s’agit de mettre en évidence le mécanisme de rupture le plus défavorable : rupture par défaut de frottement axial le
long de la fondation profonde ou rupture avec un cône de sol associé à la fondation profonde (Figure 10.3.2). Pour plus de
détails, il peut être utile de se reporter à des articles scientifiques traitant spécifiquement de ce sujet (par exemple les
recommandations TA95 ou l’article de la Revue Française de Géotechnique, n°98, p47-62, P.Vezole).

NOTE 4 – Les valeurs de Rs ;ch et Rs ;mas peuvent être évaluées dans le cas d’un sol frottant à partir des relations suivantes :

Rs ;ch  2Lgr  l gr   v' dz

Rs ;mas  2L gr  l gr   v' dz

 2 
et   1  sin   tan  ou   1 sin  tan 
 3 

suivant que le contact est de type sol-béton (ou acier) ou sol-sol

Lgr est la largeur du groupe de fondations profondes ;

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lgr est la longueur du groupe de fondations profondes ;

 est l’angle de frottement interne du sol encaissant à l’état critique ;

’v est la contrainte verticale effective ;

NOTE 5 – Les facteurs partiels s ;t (s ;cr) sont ceux utilisés dans la section 10.2 et 14.2.

Légende : x : longueur sur laquelle le frottement axial de la fondation profonde peut être considéré – c : longueur
de la maille du réseau de fondations profondes

Figure 10.3.2 — Mécanisme de rupture d’une fondation profonde isolée et d’une fondation profonde en
réseau

10.3.3 Vérifications de type UPL

(1) Pour cette justification, par référence à la figure 10.3.1, la valeur de calcul de l’action Vdst ; d est non nulle et
supérieure à Gstb ; d et la valeur de calcul de l’action Ftg ; d est négligeable devant Vdst ; d.

(2) Les vérifications de type UPL consistent à vérifier l’inégalité suivante :

Vdst ;d  Ftg ;d  G stb;d  Rs ;t ;d (10.3.4.1)

Vdst ;d  1,0Vdst ;k (10.3.4.2)

Ftg ;d  1,5 Ft ;k  1,0Gdst ;k (10.3.4.3)

Gstb;d  0,9Gstb;k (10.3.4.4)

(3) La valeur de calcul de l’action résistante Rs ;t ;d est évaluée d’après les recommandations de la clause 10.3.2 (2)
notes 1 à 5.

(4) Les valeurs des facteurs partiels s ;t sont définies de la manière suivante :

 A l’ELU pour les situations durables et transitoires, les valeurs sont celles définies dans le tableau C.3.2.1.

 A l’ELU pour les situations accidentelles, on considère la valeur suivante : s ;t=1,15. »

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15 Paragraphe 12.1 Principes généraux

La section 12.1 est supprimée et remplacée par la suivante :

«12.1.1 Généralités

« (1) La résistance structurale d'une fondation profonde doit être vérifiée tant pendant les phases de construction
qu'une fois l'ouvrage achevé (Article 4.4.3).

(2) Pour démontrer que la résistance structurale d'une fondation profonde est assurée avec une sécurité adéquate,
on doit vérifier que la résistance du matériau constitutif de la fondation profonde est suffisante pour supporter les
effets des actions (effort tranchant maximal, moment fléchissant maximal, effort normal maximal) qui lui sont
appliquées (Note 1).

NOTE 1 – Des actions telles que des déplacements transversaux imposés ne sont pas à prendre en compte de la
même manière que des actions imposant des efforts. Les règles relatives aux matériaux de construction prévoient
généralement la prise en compte des facultés d’adaptation de ces derniers.

(3) Les vérifications doivent être effectuées conformément aux dispositions suivantes (Notes 1 à 3) :

 de la norme de calcul appropriée au matériau constitutif de la fondation profonde (Note 1) et de la norme NF


EN 1997-1, article 7.8 ;

 du présent document et en particulier des sections 6.4 et 8.

NOTE 1 – La valeur de calcul de la résistance du matériau constitutif de la fondation profonde est à déterminer par exemple,
selon la norme NF EN 1992 pour les pieux en béton armé et selon la norme NF EN 1993-5 pour les pieux métalliques.

NOTE 2 – Les valeurs des moments et efforts tranchants doivent être déduits de la combinaison d'actions la plus défavorable et
conformément à la clause 8.2 (1), suivant l'approche de calcul 2 (Tableau 8.1).

(4) Les effets des tolérances géométriques ne sont à intégrer que dans les calculs à l’ELU (Notes 1 et 2).

NOTE 1 – L’excentrement théorique pris en considération est la somme de la tolérance d’excentrement en plan au niveau de la
plateforme d’exécution et de l’excentrement qui résulte de la tolérance d’inclinaison à la profondeur d’arase de recépage vis-à-
vis de cette plateforme.

NOTE 2 – L’Annexe R traite du cas de la compression dite « centrée ».

(5) Les effets des tolérances géométriques sont répartis entre la structure et les fondations (Notes 1 à 7) (Annexe
R).

NOTE 1 – La répartition des efforts ultimes peut être non proportionnelle aux rigidités (faculté d’adaptation).

NOTE 2 – On privilégie un équilibrage local des efforts associés aux tolérances sans considérer un report global sur l’ensemble
de la structure.

NOTE 3 – La structure est conçue et dimensionnée pour reprendre sa part des efforts.

NOTE 4 – La descente de charges sur les fondations inclut le résultat de cette répartition (par exemple, un moment en tête).

NOTE 5 – En cas de non-respect des tolérances, la structure et les fondations nécessitent d’être vérifiées, et, le cas échéant,
des renforcements sont définis.

NOTE 6 – Différentes dispositions constructives permettent de limiter les conséquences des tolérances d’exécution :

 réseau de longrines ;

 au moins 3 éléments de fondation non alignés sous chaque élément porteur isolé ;

 éléments de fondation disposés en quinconce sous un élément structural linéaire.


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NOTE 7 – La descente de charges verticales des pieux reliés par les longrines intègre l'effet des tolérances. En cas d'arase
basse, des longrines de redressement sont à prévoir dès la conception lorsque l'excentrement théorique toléré induit des
sollicitations incompatibles avec la géométrie de la fondation ou de la structure.

(6) La prise en compte de tolérances inférieures à celles spécifiées dans les normes d’exécution (NF EN 1536,
NF EN 1538, NF EN 12699 et NF EN 14199) doit faire l’objet de procédures d’exécution spécifiques approuvées
avant le démarrage des travaux.

(7) L'annexe R a pour objet de définir comment la conception des pieux et micropieux doit prendre en compte les
effets des tolérances d'exécution et venir ainsi en complément explicite de ce qu'imposent, pour ce sujet, les
normes d'exécution des pieux forés, des pieux à refoulement et des micropieux. »

12.1.2 Etat limite ultime de stabilité de forme

La section 12.1.2 remplace les sections 12.2.4 et 12.3.1.

(1) La justification d’une fondation profonde vis-à-vis des états limites de stabilité de forme (flambement) n’est à
envisager que dans certains cas particuliers, par exemple :

 des fondations présentant une grande hauteur libre dans l’air ou dans l’eau (cette situation pouvant découler
de la conception de la fondation ou être liée à un affouillement) ;

 des fondations de faible inertie, notamment des micropieux en acier, traversant des hauteurs importantes de
terrains de faible consistance, notamment les sables très lâches ou les argiles molles à très molles au sens du
Tableau B.2.1 de l’Annexe B.

(2) Pour les pieux en béton armé, les justifications sont effectuées conformément à la norme NF EN 1992. À défaut
de modèle plus représentatif, les lois d´interaction à prendre en compte entre l´élément de fondation et le sol sont
celles définies à l´article 8.6.1 et à l’annexe I.

(3) Pour les pieux et les micropieux en acier, les justifications sont effectuées conformément à la norme NF EN
1993-5 en considérant en plus :

 les imperfections initiales supplémentaires (par exemple celles provoquées par les assemblages ou la mise en
œuvre) conformément aux normes NF EN 12699 et NF EN 14199 ;

 le support dû aux sols environnants qui, à défaut de modèle plus représentatif, peut être pris en compte en
tenant compte des lois d’interaction définies à l’Article 8.6.1 et à l’Annexe I.

(4) Différentes méthodes présentes dans la littérature peuvent être utilisées (Note 1) :

 Mandel M. (1936) – Flambage au sein d’un milieu élastique. Annales des Ponts et Chaussées, N° 20 ;

 Souche P. (1984) – Flambement de pieux partiellement immergés, Annales de l’ITBTP, N° 238 ;

 les recommandations issues du Projet National Forever.

NOTE 1 – Il est important de considérer précisément le cadre d’application des différentes méthodes de calcul de flambement
afin de ne pas obtenir des résultats anormalement conservateurs. Ces conditions portent sur la présence d’une couche de sol
unique ou de couches de sol multiples, la prise en compte d’une partie libre du pieu ou du micropieu dans l’air ou dans l’eau, les
conditions aux limites, etc. Par exemple, la méthode de Mandel vise le cas d’un terrain constitué d’une couche de sol unique et
homogène. La méthode de Souche vise le cas des pieux et des micropieux partiellement fichés dans un terrain constitué d’une
couche de sol unique et homogène. Le cas des terrains constitués de couches de sol de rigidités différentes nécessitent en
général l’emploi de méthodes plus complexes basées notamment sur le principe des travaux virtuels. »

16 Paragraphe 12.2.2 Résistances sous sollicitations normales

Les clauses (2) à (4) avec leurs notes sont supprimées et transférées pour partie dans la section 12.1.

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17 Paragraphe 12.2.4 Etat limite ultime de stabilité de forme

Cette section est supprimée et remplacée par la nouvelle section 12.1.2.

18 Paragraphe 12.3.1 Etat limite ultime de stabilité de forme

Cette section est supprimée et remplacée par la nouvelle section 12.1.2.

19 Paragraphe 12.3.2 Épaisseur d´acier sacrifiée à la corrosion

Cette partie est supprimée. Les aspects traités avant dans cette section sont désormais dans la section 6.4.3.2.

20 Paragraphe 14.2.1 Principe général

Dans la clause (2), il est précisé :

« Rc;cr;d est la valeur de calcul de la charge de fluage de compression, c'est-à-dire la résistance en compression à
l’ELS ».

« Rt;cr;d est la valeur de calcul de la charge de fluage de traction, c'est-à-dire la résistance en traction à l’ELS. »

Les tableaux 14.2.1.1 et 14.2.1.2 sont supprimés et remplacés par les tableaux 14.2.1.1 et 14.2.1.2 suivants :

Tableau 14.2.1.1 — Facteurs partiels de résistance (R) pour les fondations profondes – ELS –
Combinaisons caractéristiques
Résistance Symbole Valeurs

Fût en compression cr 0,9

Fût en traction s;cr 1,1

Tableau 14.2.1.2 — Facteurs partiels de résistance (R) pour les fondations profondes – ELS –
Combinaisons quasi permanentes
Résistance Symbole Valeurs

Fût en compression cr 1,1

Fût en traction s;cr 1,5 (voir Note)

NOTE – Les essais à réaliser pour justifier le fonctionnement à l’ELS pour


les combinaisons quasi-permanentes en compression ou en traction sont
précisés à la section 8.9.

21 Paragraphe A.9.1 Généralités

La clause (2) est supprimée et remplacée par la suivante :

(2) On distingue 4 types de micropieux :

 Type 1 (Catégorie 17) : Le micropieu de type I est un pieu foré tubé, de petit diamètre inférieur à 300 mm. Le
forage est équipé ou non d'armatures et rempli d'un mortier de ciment au moyen d'un tube plongeur. Le
tubage est récupéré en l'obturant en tête et en le mettant sous pression au-dessus du mortier (Note 1).

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NOTE 1 – ce type de micropieu est cité pour mémoire car il n’est plus utilisé.

 Type 2 (Catégorie 18) : Le micropieu de type II est un pieu foré, de diamètre inférieur à 300 mm. Le forage est
équipé d'une armature et rempli d'un coulis ou de mortier de scellement par gravité ou sous une très faible
pression au moyen d'un tube plongeur (Note 2).

NOTE 2 – La différence entre le micropieu de type I et de type II est que ce dernier est systématiquement équipé d’une
armature, ce qui lui confère une résistance à la compression nettement plus importante.

 Type 3 (Catégorie 19) : Le micropieu [MIGU] de type III est un pieu foré de diamètre inférieur à 300 mm. Le
forage est équipé d'armatures et d'un dispositif d'injection mis en place dans un coulis de gaine. Si l'armature
est un tube métallique, ce tube peut être équipé de manchettes ou de systèmes équivalents (par exemple des
pastilles) et tenir lieu de dispositif d'injection (Note 3). Après prise du coulis de gaine et claquage du coulis de
gaine, l’injection est faite de manière globale et unitaire (IGU) à une pression d'injection supérieure ou égale à
1 MPa sans dépasser la pression limite du sol. Cette technique peut s’appliquer à des pieux de diamètres
supérieurs à 300 mm (PIGU). Le pieu, équipé de tubes à manchettes, est foré ou battu. Le forage est équipé
d’un profilé acier avec un système d’injection, ou d’un tube. Dans ce cas, le tube fait fonction de tube
d'injection. L’ensemble est installé dans un forage.

NOTE 3 – Dans le dispositif d'injection, l'espacement maximal des manchettes ou des systèmes équivalents est de 0,50 m.

 Type 4 (Catégorie 20) : Le micropieu [MIRS] de type IV est un pieu foré de diamètre inférieur à 300 mm. Le
forage est équipé d'armatures et d'un dispositif d'injection qui est un tube à manchettes mis en place dans un
coulis de gaine. Si l'armature est un tube métallique, ce tube peut être équipé de manchettes ou de systèmes
équivalents (par exemple des pastilles) et tenir lieu de dispositif d'injection (Note 4). Après prise du coulis de
gaine, on procède à l'injection à l'obturateur simple ou double d'un coulis ou mortier de scellement, manchette
par manchette à une pression d'injection supérieure ou égale à la pression limite du sol sans dépasser 4 MPa.
L’injection est répétitive et sélective (IRS). Cette technique peut s’appliquer à des pieux de diamètres
supérieurs à 300 mm (PIRS). Le pieu, équipé de tubes à manchettes, est foré. Le forage est équipé d’un
profilé acier avec un système d’injection, ou d’un tube. Dans ce cas, le tube fait fonction de tube d'injection.
L’ensemble est installé dans un forage.

Note 4 – Dans le dispositif d'injection, l'espacement maximal des manchettes ou des systèmes équivalents est de 0,33 m.

22 Paragraphe E.2 Calcul des coefficients 

La clause (3) est supprimée et remplacée par la suivante :

« L’utilisation des facteurs de corrélation  nécessite quelques règles de « bonne » mise en œuvre :

 la valeur S utilisée dans les calculs ne doit pas être inférieure à 625 m2 pour la détermination des coefficients
1 et 2 et à 100 m2 pour la détermination des coefficients 3 et 4 ;

 au moins un profil d’essais de sol doit être réalisé par surface de 2 500 m2 ;

 la plus petite longueur l de la surface des investigations géotechniques ne doit pas être plus de deux fois
inférieure à la plus grande longueur L de cette surface. Autrement dit, pour une surface d’investigation
rectangulaire, le rapport L/l entre la longueur L et la largeur l ne doit pas être supérieur à 2. »

La note 1 est supprimée et remplacée par la note 1 suivante :

NOTE 1 – Exemple 1 : 1 appui (L = 10 m, l = 3 m) – 1 sondage

L 10 m
l 3m
Sréel 30 m2
lmini 5m
S 100 m2
N 1

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3 1,08
4 1,08

10m x 3m = 30m²

La note 6 est supprimée et remplacée par la note 6 suivante :

NOTE 6 – Exemple 6 : Bâtiment (100 m x 30 m)

L 100 m
l 30 m
Sréel 3 000 m2
lmini 50 m
S 5 000 m2
N 1 2 3 5 7 10
3 1,57 1,49 1,47 1,41 1,38 1,35
4 1,57 1,38 1,33 1,21 1,17 1,11

23 Paragraphe F.2 Coefficients de modèle

Le tableau F.2.1 est supprimé et remplacé par le tableau F.2.1 suivant :

Tableau F.2.1 — Valeur des coefficients de modèle pour la méthode pressiométrique


Procédure du « pieu modèle »
(utilisation des coefficients  ou de
Procédure du « modèle de terrain »
l’Annexe D de la norme NF EN 1990)

Procédure du « modèle de terrain »


R ;d1 R ;d1 R ;d2 R ;d2

Compression Traction Compression Traction

Pieux non ancrés dans la


craie de classe 1 à 7 hors 1,15 1,4
pieux de catégorie 10 et 15

Pieux ancrés dans la craie


de classe 1 à 7 hors pieux 1,4 1,7
de catégorie 10 et 15

Pieux de catégorie 10, 15, 1,1


17, 18, 19 et 20 dans les
1,4 1,7
sables, les sols
intermédiaires et les roches

Pieux de catégorie 10, 15,


17, 18, 19 et 20 dans
2,0 2,0
l’argile, les craies et les
marnes

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24 Paragraphe F.4.2 Pression de rupture du terrain

Les notes 1 et 2 de la clause 1 sont supprimées.

La note 2 est ajoutée à la clause 4 :

« NOTE 2 – Le respect de la condition relative à l’encastrement effectif (Note 1) ne suffit pas à justifier d’une valeur maximale
du facteur de portance et ne dispense pas du calcul du facteur de portance selon la clause (5) en fonction de la hauteur
d’encastrement effective issue de l’équation F.4.2.6. »

25 Paragraphe F.5.2 Frottement axial unitaire limite qs

Dans la clause 2, la définition du paramètre pieu-sol est modifiée :

« pieu-sol est un paramètre adimensionnel qui dépend à la fois du type de pieu et du type de sol, défini dans le
Tableau F.5.2.1. »

La note (a) du tableau F.5.2.1 est supprimée et remplacée par la suivante :

« (a) Pour les catégories 10, 15, 17, 18, 19 et 20, les valeurs proposées correspondent à une exécution stricte et soignée de
l’injection correspondante. Les essais de chargement statique menés à la rupture dans le cadre d’essais préalables ou d’essais
de conformité (Section 8.9) permettent de définir précisément les valeurs de frottement axial unitaire à considérer. Le choix du
coefficient de modèle à adopter dépend de la dispersion des valeurs de frottement axial unitaire mesurées. Les facteurs de
corrélations 1’ et 2’ du tableau C.2.3.1 sont à considérer pour des pieux ou micropieux identiques à ceux l’ouvrage construit et
ne sont à appliquer que sur les valeurs de portance (cas de charges de compression) ou de résistance de frottement (cas de
charges de traction). On attire l’attention sur le fait que cette recommandation est d’autant plus importante dans les argiles, les
craies et les marnes que les performances dans ces terrains sont très sensibles à toute insuffisance lors de la mise en œuvre. »

26 Paragraphe G.2 Coefficients de modèle

Le tableau G.2.1 est supprimé et remplacé par le tableau G.2.1 suivant :

Tableau G.2.1 — Valeur des coefficients de modèle pour la méthode pénétrométrique


Procédure du « pieu modèle »
(utilisation des coefficients  ou de
l’annexe D de la norme NF EN 1990) Procédure du « modèle de terrain »

Procédure du « modèle de terrain »

R ;d1 R ;d1 R ;d2 R ;d2


Compression Traction Compression Traction

Pieux non ancrés dans la


craie de classe 1 à 7 hors 1,18 1,45
pieux de catégorie 10 et 15
Pieux ancrés dans la craie
de classe 1 à 7 hors pieux 1,45 1,75
de catégorie 10 et
Pieux de catégorie 10, 15, 1,1
17, 18, 19 et 20 dans les
1,45 1,75
sables, les sols
intermédiaires et les roches
Pieux de catégorie 10, 15,
17, 18, 19 et 20 dans
2,0 2,0
l’argile, les craies et les
marnes

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27 Paragraphe G.4.2 Pression de rupture du terrain

Les notes 1 et 2 de la clause 1 sont supprimées.

La note 2 est ajoutée à la clause 4 :

« NOTE 2 – Le respect de la condition relative à l’encastrement effectif (Note 1) ne suffit pas à justifier d’une valeur maximale
du facteur de portance et ne dispense pas du calcul du facteur de portance selon la clause (6) en fonction de la hauteur
d’encastrement effective issue de l’équation G.4.2.6. »

28 Paragraphe G.5.2 Frottement axial unitaire limite qs

Dans la clause 2, la définition du paramètre pieu-sol est modifiée :

« pieu-sol est un paramètre adimensionnel qui dépend à la fois du type de pieu et du type de sol, défini dans le
tableau G.5.2.1. »

Dans le tableau G.5.2.1, la valeur du paramètre pieu-sol pour les pieux de catégorie 4 dans la Marne et le Calcaire
Marneux est égal à 1,3 (elle n’est pas égale à 0,13).

La note (a) du tableau G.5.2.1 est supprimée et remplacée par la suivante :

« (a) Pour les catégories 10, 15, 17, 18, 19 et 20, les valeurs proposées correspondent à une exécution stricte et soignée de
l’injection correspondante. Les essais de chargement statique menés à la rupture dans le cadre d’essais préalables ou d’essais
de conformité (Section 8.9) permettent de définir précisément les valeurs de frottement axial unitaire à considérer. Le choix du
coefficient de modèle à adopter dépend de la dispersion des valeurs de frottement axial unitaire mesurées. Les facteurs de
corrélations 1’ et 2’ du tableau C.2.3.1 sont à considérer pour des pieux ou micropieux identiques à ceux l’ouvrage construit et
ne sont à appliquer que sur les valeurs de portance (cas de charges de compression) ou de résistance de frottement (cas de
charges de traction). On attire l’attention sur le fait que cette recommandation est d’autant plus importante dans les argiles, les
craies et les marnes que les performances dans ces terrains sont très sensibles à toute insuffisance lors de la mise en œuvre. »

29 Tableau H.2.2.1
La note 1 est ajoutée à la clause 2 :

« NOTE 1 – Naturellement, la valeur de calcul de Ktan peut être déduite des mesures effectuées lorsque des
essais préalables sont menés. »

Le tableau H.2.2.1 est supprimé et remplacé par le tableau H.2.2.1 suivant :

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Tableau H.2.2.1 – Terme Ktan

Pieux
Sols Pieux forés tubés
Pieux forés Pieux battus
(tube perdu)
Tourbes sols organiques 0,10 0,15 0,20
0,20
mous 0,10 0,15
Argiles, Limons
0,30
fermes à durs 0,15 0,20
0,35
très lâches 0,35 0,35
0,45
Sables, graves lâches 0,45 0,45
1,00
autres 1,00 1,00
NOTE 1 – Le choix du type de sol pourra être guidé par les catégories conventionnelles données
dans l'Annexe B.

NOTE 2 – Lorsque le type de sol ne peut être identifié précisément, le terme Ktan est déterminé par
interpolation à partir des différentes valeurs présentées dans le tableau H.2.2.1.

La clause (4) suivante est ajoutée :

« (4) Lorsqu’on utilise un revêtement (par exemple, un revêtement bitumineux), il est établi qu’on peut obtenir une
valeur plus faible du terme Ktan . Cette valeur qui dépend de plusieurs paramètres (de fabrication, Note 1, de
mise en place, Note 2, des sols traversés, Note 3) est mesurée par des essais préalables.

Note 1 – Une préparation en usine fournit en principe un meilleur accrochage du revêtement sur le tube et une meilleure qualité
de revêtement

Note 2 – Un tube revêtu foncé subit plus de sollicitations que le même tube mis en place dans un forage.

Note 3 – On peut craindre l’endommagement du revêtement par des sols granulaires. »

30 Paragraphe I.1.3 Éléments placés perpendiculairement au sens du déplacement

La clause 2 est modifiée en ce qui concerne la définition du terme r1 :

« Le palier r1 est pris égal à :

r1=Bpf* »

31 Paragraphe I.2.1 Généralités

Dans la clause 1, c’est l’annexe I.1 qui visée et non I.2.

32 Paragraphe I.2.3 Éléments placés perpendiculairement au sens du déplacement

La figure I.2.3.1 est supprimée et remplacée par la figure I.2.3.1 suivante :

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Figure I.2.3.1 — Conditions de non interaction entre des éléments de fondation profonde placés
perpendiculairement au sens du déplacement

33 Paragraphe I.3 Lois d'interaction vis-à-vis des sollicitations sismiques

La Note 2 de la clause 1est supprimée et remplacée par la suivante :

« Note 2 – Le facteur de majoration peut atteindre une valeur égale à 3. Cette augmentation est liée à la variation du module
de cisaillement du sol en fonction de la distorsion. Des informations plus précises sont disponibles dans des recommandations
professionnelles, notamment le cahier technique n°38 de l’AFPS. »

34 Paragraphe K.4.1 Détermination de gmax(t)

La figure K.4.1 est supprimée et remplacée par la figure K.4.1 suivante :

Figure K.4.1 – Détermination de gmax(t) – Notations

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35 Paragraphe R.1 Préambule

La clause 3 est supprimée et remplacée par la suivante :

« (3) Les tolérances doivent être prises en compte dans le dimensionnement et les justifications. Comme on ne
peut pas attendre que les fondations profondes soient réalisées pour mesurer les défauts géométriques réels, la
conception de l’ouvrage doit prendre en compte ces tolérances. »

La clause 4 est supprimée et remplacée par la suivante :

« (4) L’écart sur l’inclinaison induit généralement sur des pieux isolés des efforts parasites de bien moindre
importance que ceux qui résultent du défaut de centrage en tête. Quand l’inclinaison du pieu reste dans les
tolérances d’exécution et en l’absence d’arase basse, les efforts parasites induits sont négligés.»

La clause 6 est supprimée et remplacée par la suivante :

« (6) Dans certains cas, la répartition des efforts de flexion doit prendre en compte les rigidités, comme par
exemple quand la fondation profonde supporte un poteau élancé dont on doit justifier la stabilité de forme ou dans
certains cas de micropieux. Le plus souvent, on peut répartir, pour équilibrer les moments en tête de l’élément de
fondation profonde, les mobilisations de résistance de manière arbitraire (Note 1).

Note 1 – La répartition verticale des charges se trouve donc modifiée par les excentrements. »

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