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Examen clinique de l’appareil digestif

I- Anamnèse :

Normalement lorsqu’une affection est localisée au niveau de l’appareil digestif, des indications apparaissent dés l’anamnèse.

I.1. Analyse critique de la ration -type de la ration -nature des aliments (fourrages et concentré) -composition exacte de la ration -examen sommaire des aliments -chez le veau : quantité et concentration du lacto-remplaceur

I.2. Appétit C’est un indice important du bien-être des animaux.

a- origine de l’inappétence

- fausse inappétence : en relation avec la qualité des fourrages

- inappétence véritable primaire (maladie liée au TD) ou secondaire (affection générale).

b- degré de l’inappétence -appétit diminué : affections bénignes -appétit inconstant : indique une évolution de la maladie ou récidive -inappétence complète (anorexie) : persistance d’une maladie grave -appétit sélectif : signe de trouble métabolique ou de carences.

I.3. Soif Les besoins en eau d’un BV adulte varient de 50-80L/J en alimentation sèche et de 25-40/J avec des fourrages verts. La soif est accrue :-journée de chaleur -haute production laitière -diarrhée, maladies infectieuse et exsudative, insuffisance rénale. Hydrophobie : rage.

I.4. Rumination Elle sert au broyage complémentaire des aliments grossiers et à la régulation du pH rumenal résultant d’une salivation importante. If faut porter son attention sur :

- examen de la rumination

- début de la rumination : 1/2h à 1h 1/2 après le repas.

- nombre et durée des cycles de rumination : 4 à 24 cycles/J, chaque cycle dure 10 à 60 min.

- troubles de la rumination : troubles primaire (pathologie au niveau de la bouche, pharynx ou rumen) ou secondaire (atteinte de l’état général)

I.5. Eructation Rejet de gaz résultant de la fermentation dans le rumen. La fréquence de l’éructation varie en fonction de l’alimentation (fourrages verts : 60 à 90/h).

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Elle peut être rare ou absente lors de sténose de l’œsophage ou lors de troubles fonctionnels de la motricité du rumen.

I.6. Régurgitation et vomissement :

C’est le rejet de l’alimentation par la voie de l’œsophage puis de la bouche et des narines ou de ces deux types d’orifices à la fois. Examen des matières vomies pour distinguer :

- régurgitation : d’origine oesophagienne, due à une irritation, élargissement ou sténose du pharynx ou de l’œsophage.

- Vomissement : d’origine la panse, rare que la régurgitation et résulte d’un processus inflammatoire ou tumoral du médiastin, surcharge du rumen, contenu stomacal putréfié ou toxique…

I.6. Défécation Normalement les bovins expulsent 10 a 24 fois /j une quantité de 30 a 50 Kg de MF.

- absence de défécation : paralysie grave du feuillet, obstruction ou paralysie intestinale

- défécation abondante : inflammation d’origine alimentaire ou infectieuse de la caillette et des intestins.

- Evacuation difficile : lors de spasmes ou de coliques

II. Cavité buccale et pharynx :

II.1.Inspection et palpation externe :

On s’intéresse :

-

aux augmentations de volume et la présence de blessures

-

la salivation : les bovins produisent 100-190 l/j de salive claire et légèrement visqueuse. L’hypersalivation (ptyalisme) résulte d’une forte production ou d’un trouble du processus de la déglutition (dysphagie).

II.2.

Inspection et palpation interne :

Apres ouverture de la bouche, on introduit la main à plat au niveau de la fente buccale, on tire

la langue latéralement et vers l’avant on examine :

- l’état des muqueuses (rougeur, blessure, ulcère…)

- les dents et maxillaires (fracture, position…)

- la langue (consistance, mobilité…)

- ganglions lymphatiques (abcès, hypertrophie…)

- appréciation de l’odeur de la cavité buccale :

*BV en bonne santé : odeur légèrement sucrée, fade *odeur putride : infection de la bouche, pharynx, œsophage, rumen ou

poumon.

*haleine ammoniacale : atteinte rénale *odeur de corps cétoniques : acétonémie

III. Œsophage

III .1. Zone de projection L’œsophage de BV mesure 110 à 125cm. Il s’étend dans la gouttière jugulaire dorsalement puis du coté gauche et à nouveau dorsalement à la trachée.

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III.2. Inspection externe On se place latéralement et du coté gauche, on suit le cheminement des bols alimentaires. On cherche des éventuelles hypertrophies, blessures ou régurgitations. III.3. Palpation On saisit l’encolure des deux cotés, normalement on ne sent rien de particulier tout le long de l’œsophage. On cherche des augmentations de volume, de la douleur…

III.4. Sondage (cathétérisme) On introduit et on glisse la sonde vers l’aval sans violence.

- localiser un gène dû à une obstruction totale ou partielle

- formations volumineuses dans son entourage

- important dans les troubles de déglutition, rumination, éructation, régurgitation et vomissement. Apres le retrait de la sonde on examine son extrémité pour chercher la présence de sang, de pus et on apprécie l’odeur.

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EXPLORATION DES ESTOMACS DES RUMINANTS RUMEN :

I. Zone d’exploration Le rumen, au stade normal de réplétion ; occupe pratique ment toute la moitié gauche de l’abdomen, du diaphragme à l’entrée du bassin et de la région sous lombaire à la paroi ventrale

I.1. Inspection :

Se fait sur le flanc, de profil. Permet d’apprécier les variations de volume et de forme de l’abdomen. On concentre notre attention sur l’état de réplétion du creux du flanc gauche, à l’état normal, il est enfoncé. Dans les affections du rumen :

Une augmentation plus ou moins importante de volume peut affecter toute l’étendue du flanc gauche (météorisation) ou bien seulement les régions moyennes et inférieure (surcharge). On peut noter des déformations indépendantes du rumen :

une tuméfaction en arrière de la dernière côte lors de déplacement de la caillette à gauche Une augmentation bilatérale du volume de l’abdomen, en région inférieure en cas de péritonite, ascite

I.2. Palpation :

Se fait avec la main à plat (contraction du rumen) ou les extrémités des doits tenus raides et serrés ou avec le poing en tournant le dos à la tête du sujet (consistance)

a) Vacuité ou plénitude du rumen :

Consistance de son contenu :

Normalement : résistance élastique de la paroi du creux du flanc gauche, due à la présence des gaz dans le rumen. pâteux dans sa partie moyenne (fourrages grossiers) et fluctuant à dure ventralement (contenu liquide).

En cas de météorisation, le rumen est fortement élastique dorsalement

En cas de surcharge par des aliments solide ou ensablement on a une consistance solide.

b) Motilité du rumen :

Normalement 2 à3 contractions en 2 minutes, fréquence plus réduite le matin.

I.3. Percussion :

Avec les doigts ou un plessimètre, permet de récuillir normalement un son subtympanique dans la région dorsale, un son submat dans la zone moyenne et une matité dans la partie inférieure. En cas de surcharge ou ensablement, on note dans le fond du rumen une zone nette de matité. En revanche lors de météorisation le champ dorsal devient fortement tympanique. La percussion du rumen destinée à mettre en évidence une douleur se révèle positive en cas de rumenite.

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I.4. Auscultation :

Dos tourné à la tête du sujet, main gauche appuyée sur la région lombaire. Ausculter le long du flanc gauche les bruits déterminés par les contractions du rumen, ses dernier se font entendre périodiquement sous la forme d’un bruissement (particules de fourrage roulant le long de la paroi du rumen) et de crépitements (dégagement des bulles de gaz des fermentations). Après la prise de fourrages grossiers et pendant la rumination les bruits sont plus forts. Ils deviennent rares et faibles ensuite. La fréquence des mouvements du rumen est également élevée au début d’une météorisation spumeuse et lors de vagotonie. En revanche lors d’affections de la panse, la motricité est réduite. Les bruits du rumen peuvent être modifiés qualitativement, en cas de sténose de l’orifice réticulo-omasal on a un bouillonnement, si le rumen est vide ou rempli de liquide on entend des clapotements ou des tintements qui ressemblent à ceux du déplacement de la caillette à gauche.

I.5. Examen du jus de rumen :

Lieu d’élection : milieu d’un triangle délimité par l’hypochondre, la corde du flanc et le rebord osseux des apophyses transverses des vertèbres lombaires. Technique : ponctionner d’un coup brusque, pour éviter les décollements et le passage des gaz entre les différents plans de la paroi, avec un Trocard de 15 à 20 cm de long et de 10 mm de diamètre. On prélève 500 ml du liquide de la panse avec une sonde bucco- oesophagienne, ou 20 ml avec une seringue dans le fuyant du flanc. Cet examen permet de détecter ou d’exclure les perturbations biochimiques du contenu de rumen. On vérifie :

A/ Couleur : selon l’alimentation, vert-olive ou jaune brun. Gris laiteux : acidose ; noir verdâtre : putréfaction du contenu du rumen.

B/ Consistance : normalement légèrement visqueuse. Lors d’indigestion, le contenu est aqueux. Suc contenant beaucoup de mousses : météorisation spumeuse.

C/ Odeur : normalement aromatique, non désagréable et peut également être liée à l’alimentation. -odeur repoussante de moisis : alcalose -odeur aigre : acidose lactique -odeur neutre et fade : suc rumenal inactif

D/ PH : varie en temps normal varie entre 5,5 7,3 (en fonction de l’alimentation). -processus de putréfaction (alcalose) : pH augmente vers la zone alcaline -acidose par fermentation lactique ou reflux du suc gastrique : pH<4,0

On peut apprécier la sédimentation et flottation des particules alimentaires ainsi que la présence des protozoaires, des bactéries et des champignons.

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LE RESEAU :

I. Zone d'exploration :

L’exploration du réseau est assez difficile vue sa position intra thoracique et de la tension abdominale, il n'est accessible ni à la palpation ni à la l'inspection externes. Elle a cependant une très grande importance en raison de la fréquence des lésions de cet organe par corps étrangers notamment.

- dorsalement : bord caudal du champ pulmonaire

- cranialement : ligne qui joint la pointe du coude et la naissance du cartilage de l’appendice xiphoïde

- caudalement : ligne qui joint l’ombilic et le point d’intersection entre le bord caudo- ventral du champ pulmonaire et une ligne horizontale passant par l’articulation de l’épaule à gauche et à un travers une main au dessous du coté droit.

II. Examen clinique :

En raison de sa position intra thoracique et de la tension de la paroi abdominale au niveau du cartilage de l’appendice xiphoïde, le réseau n’est pas accessible ni à l’inspection ni à la palpation externe. La percussion et l’auscultation ont moins d’importance que la recherche de

la douleur.

II.1. Percussion :

Elle est réalisée sur le côté gauche, ventralement en arrière du champ pulmonaire, entre la 6éme et 8éme côte, on décèle une sub matité. Une matité dans cette région reflète la présence d'un abcès, d'une tumeur ou d'un ensablement du réseau. Un son tympanique au niveau de la région ventrale entre le rumen et le réseau indique une atteinte grave par corps étranger.

II.2. Auscultation:

Elle a lieu à gauche, à l'extrémité inférieure de la 6ème ou de la 7éme côte. Le bruit du réseau ressemble à des gargouillements. On temps normal le réseau se contracte toutes les 40 à 60 secondes, ces contractions déterminent le début et la fin du cycle du rumen. Les bovins touchés dune réticulite traumatique émettant un gémissement, on peut relier ce bruit à une affection du réseau par auscultation de la trachée ou par palpation du larynx.

III. Les tests de douleurs:

Permettent de déclencher une sensibilité au niveau du péritoine dans la zone du réseau, souvent en relation avec une réticulo-péritonite traumatique,

A. Epreuve du garrot : Un aide tire un pli de peau, au-dessus du garrot en exerçant une

pression sur l'épine dorsale cette manœuvre entraîne le relâchement des organes.

A l'état normal l'animal incurve le dos le cas dune réticulite traumatique, l'animal résiste en se

voussant le dos et l'opérateur placé prés de la tête de l'animal peut percevoir des gémissements de douleur.

B. Epreuve du bâton : A l'aide d'un bâton de1,50 m de long placé transversalement sous l'animal à l'ordre de l'opérateur deux aides soulèvent lentement le corps de l'animal puis Io relâchent brusquement en commençant en région xiphoïdienne et en se progressant vers larrière chaque fois d'un travers de main jusqu'à la fin de la zone de projection. Une douleur déclenchée dans cette. région est en faveur d'une réticulite .

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C.

Percussion:

Précieux moyen d'exploration du réseau pour déterminer la présence et le siège d’un corps étranger. Elle se fait avec un marteau assez lourd, par coups forts, mais courts sur toute la zone thoracique et abdominale gauche et droite, en suivant 4-5 lignes horizontales entrecoupées de 4-5 lignes verticales. Par ce procédé, on peut localiser la partie douloureuse et apprécier son degré de sensibilité

D. Palpation pression :

On exerce avec le poing de la main une forte pression au niveau de l'aire de, projection du

réseau pour provoquer une plainte lors RT ou RPT.

E. Test du plan incliné :

on fait monter ou descendre l'animal sur un plan incliné, En cas normal l'animal progresse sans problème. Les animaux atteints de réticulite résistent et ne veulent pas avancer sur le plan incliné, s'ils le font, l'opérateur placé prés de la tête de l'animal entendra des gémissements de douleurs, en raison de la pression des viscères exercer sur le diaphragme.

F. Test de l'alimentation :

On laisse l'animal à jeun pendant 24 48 h puis on lui donne du fourrage grossier. Si l'animal fait une réticulite traumatique, il adopte, a l’attitude caractéristiques (dos voussé, coudes écartés, tête baissée, gémissement)

G. Test de douleur améliorée :

C'est le test du bâton ou du garrot utilise sur animal placé sur un plan incliné, même si la

douleur est minime l'animal réagit.

IV. Détection électromagnétique :

"Ferroscopie" grâce à un appareil détecteur de métal, on apprécie la, présence de corps étranger ferromagnétique. Dans ce test subsiste des problèmes de faux positif CE métallique non traumatisant ex: bille) et de faux négatif (CE non métallique traumatisant ex : bois)

V. Examen radiologique :

Résultat très intéressant notamment en ce qui concerne les CE; malheureusement le prix de revient de l'appareillage en limite considérablement l'emploi.

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LE FEUILLET (omasum) :

I. Rôle du feuillet:

Il participe à la résorption de l'eau, des minéraux et des acides gras à courte chaîne. Le feuillet

travaille comme une pompe aspirante et refoulante. Le volume de nutriments qui arrive à chaque cycle est de 80 ml. Généralement 100 1/j passent par l'ouverture réticulo-omasale, de cela une petite quantité passe dans la caillette. Sur le plan pathologique, l'omasum peut être le

siège de maladies idiopathique (surcharge) mais participe souvent à des processus pathologique que du tube digestif ou des maladies générales.

II. L’air de projection :

A droite ventro-lateralement, à la hauteur de la 9eme et 7eme cote. Limité cranialement par le

bord caudal du champ pulmonaire, et vers le haut par la zone de matité hépatique. C'est surtout sa partie postérieure qui est la plus facilement explorable. Sa surface est variable : 1 à 3 paumes de main.

III. Examen clinique :

III.1. Inspection :

Ne donne aucun renseignement, 1'organe étant entièrement recouvert par la paroi costale et sans aucun rapport avec la paroi abdominale.

III.2. Palpation- pression :

Réalisée sous la partie déclive d’hypocondre soit dans l’espace intercostal, avec les extrémités des doigts ou le poing, elle permet de mettre en évidence une réplétion anormale (consistance du contenu est normalement pâteuse) et une sensibilité. Une palpation- pression plus vigoureuse permet de ressentir le contre- coup de l'organe durci contre la paroi en cas de parésie ou dessiccation du feuillet.

III.3. Percussion :

En temps normal la percussion sonore du feuillet permet d'enregistrer une submatité. Lors dhypertrophie omasale, on note une matité ainsi qu'une extension de l'aire de projection. Cette matité disparaît avec un feuillet petit et détaché de la paroi thoracique. La percussion douloureuse permet de provoquer une plainte dans l'indigestion du feuillet.

III.4.Auscultation :

Sur un sujet normal, on entend des bruits de types crépitant pratiquement contenus qui disparaissent dans l'indigestion du feuillet. Remplacés par des gargouillements, lors de sténose Pylorique ou par un bruissement de liquide en cas de sténose de l'office réticulo- omosal.

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VI. Examens complémentaire.

A. Ponction du feuillet :

Destinée 'a apprécier la fonction du feuillet, on enfonce une aiguille de 15 à 18 cm de long (on enfonce 10- 15 cm) dans le 9éme espace intercostal à la hauteur de l'articulation de l'épaule. Si le feuillet se contracte, l'aiguille est régulièrement animée de mouvements circulaires irréguliers. Ils sont atténués ou absents lors dhypo motricité ou atonie du feuillet.

B. Examen

fonctionnel

de

la

gouttière

oesophagienne

et

de

l'orifice

réticule-

 

omasal :

Réalisé par l'administration de 1-2 L d'une solution à 25% de sulfate de soude ou de Na CI teintée par du charbon. La gouttière oesophagienne est stimulée et 'le liquide va droit au feuillet, on peut alors :

- Soit ausculter des bruits de glouglou audibles dans le feuillet et la caillette.

- Soit ponctionner la caillette, pour récolter un liquide coloré. Une ponction négative est remarquée chez les animaux âgés ou malades et lors d'obstruction de l'orifice, Réticulo- omasal.

C. Laparotomie droite:

On peut vérifier la taille (Tête d’homme), la consistance pâteuse, la sensibilité (normalement insensible), les éventuelles adhérences avec les tissus avoisinants. Lors de parésie du feuillet (dur et douloureux lors de sténose stomacale antérieure (petit mou en cas de sténose du pylore taille d'un gros ballon).

D. La ruminotomie

Permet de prélever le contenu du feuillet qui est normalement brun foncé, verdâtre, et presque sec et friable.

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LA CAILLETTE

I. Zone de projection :

L’air de projection de la caillette sur la paroi abdominale varie avec l’age et peut être repoussé par l’utérus en fin de gestation.

- Veau : la caillette occupe une grande partie du fond de la cavité abdominale, de l’hypochondre jusqu’à l’entré du bassin.

- BV adulte : région de l’appendice xyphoide (hypochondre) jusqu’au niveau des premières ou secondes vertèbres dorsales. NB : la majorité de l’organe se trouve se trouve à gauche de la ligne médiane.

II. Examen clinique :

L’inspection, palpation, percussion et l’auscultation donnent très peu de signes caractéristiques au niveau d’une caillette normale, par contre ces méthodes apportent des renseignements pathognomoniques face à un remplissage anormal ou un déplacement anormal.

II.1.Inspection :

Se fait à droite le long du flanc, aucun renseignement à l'état normal. On note une courbure vers L'avant dans la région xiphoïdienne et en arrière de celle-ci plus ou moins nette lors de surcharge, de sténose pylorique et de déplacement à gauche, est saillant pourront atteindre le creux du flanc sous forme d'une saillie hémisphérique. Lors de déplacement à droite à droite

on note une asymétrie caudale et dorsale.

II.2. Palpation :

A l'état normal chez les bovins adultes ayant une paroi abdominale épaisse, la palpation est

difficile et ne donne aucun résultat Lors d'ulcère stomacal grave on note une sensibilité à l'aire, de projection Lors d'ensablement, ont met en évidence un crissement, crépitant dans la région située entre l'appendice xiphoïde et l'ombilic. Lors de déplacement à droite, la caillette devient palpable dans la partie dorsale droite de la cavité abdominale (palpation trans-rèctale)

Une palpation- succussion permet de ressentir le contre coup de l'organe lors d'ensablement ou de surcharge

II.3. Percussion:

Permet d'induire un son subtympanique vers le haut dans la zone gazeuse et un son submat vers le bas dans la zone liquide, le son devient mat en cas de surcharge et tympanique. En cas

de dilatation sous forme ovale à mi hauteur de l'hypochondre lors de déplacement a gauche.

La percussion est douloureuse lors de péritonite, leucose ou ensablement important de l’organe.

II.4 Auscultation :

Les bruits normaux de la caillette se situent entre le crépitement du feuillet et le borborygme intestinal. Dans le déplacement à G, on obtient des données intéressantes et la plus part du temps pathognomonique. À la double auscultation du rumen, les bruts sont audibles que dans le creux du flanc et absent dans le dernier espace intercostal. On entend à un intervalle irrégulier face la caillette des sons métalliques. :tintinnabulant (Ping), rappelant un son de cloche ou un

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goutte à goutte dans un récipient métallique à moitié rempli d'eau. On peut déclencher ces bruits en effectuant des succussions abdominales (auscultation-succussion), ou par percussion sur les côtes (auscultation percussion.). Ces bruits ne sont audibles qu'au début du déplacement à droite.

III. Examen complémentaire :

III.1. Prélèvement et examen du suc gastrique :

La ponction de la caillette en position normale chez l'adulte, se fait un. peu en avant du milieu de l'espace compris entre l'appendice Xiphoïdienne et l'ombilic à l'aide d'une aiguille ale 4-5 cm de long. -Lors de déplacement à gauche la ponction se fait un peu au dessus du milieu de l'avant dernier EIC avec une aiguille de 12cm de long. -Lors de déplacement à droite, la ponction se fait entre l'extrémité distale du dernier et avant dernier EIC.

Résultat de la ponction :

- Le contenu de la caillette est normalement vert-grisâtre avec une odeur fade et un PH de 2-4

- Lors de déplacement à G, il est gris- laiteux, d’odeur acide et -un PH 1,8 -2,5. Lors de déplacement a D il est brun- foncé odeur de colle, et un PH 1,6-8,3

III.2. Activité enzymatique :

Son appréciation est basée sur la dégradation du blanc d’œuf. Elle se fait normalement en 12-

Ex.-

24 h, une activité amoindrie ou absente apparaît dans les troubles de la sécrétion gastrite chronique due à une strongylose.

III.3.La laparoscopie :

Permet de confirmer le diagnostique de déplacement

III.4.La laparotomie exploratrice :

Permet la cure chirurgicale

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LES INTESTINS

I. Zone de projection :

L es intestins occupent les 2/3 postérieur de la cavité abdominale droite.

I. Examen clinique

I.1. Inspection:

En se plaçant en arrière et à droite de l'animal, on apprécie l'état de distension de la paroi abdominale droite. Lors de dilatation du cæcum, la distension du creux du flanc part de la tubérosité coxale et rejoint l'arc costale. en cas d'iléus paralytique on observe une distension ventrale.

Signalant que la pathologie intestinale s'accompagne d'un comportement particulier appelé Syndrome de colique se traduisant par :

un coucher et un relèvement fréquent.

des cous de pied vers l’abdomen.

une attitude de self auscultation.

roulement au sol (attention aux coliques hépatique et néphrétiques).

I.2. Palpation:

S'effectue avec le poing, elle permet d'apprécier la tension de la paroi abdominale droite. Normalement la sangle abdominale est souple.

une induration est marquée lors d'une surcharge.

une fluctuation permet de conclure :

une accumulation de liquide d'origine intestinale, ou péritonéale. une torsion cæcale. un déplacement à droite de la caillette un utérus gravide.

I.3. Percussion :

On partage le flanc droit en 3 tiers. En temps normal on obtient :

1/3 supérieur : son subtympanique au dessus d'une ligne horizontale passant par le Grasset. 2/3 supérieur : submatité au dessous de celle-ci.

I.4. Auscultation :

Normalement on entend des crépitements et des borborygmes d'intensité variable. Lors d'entérite le gargouillement est d'une forte intensité et lors de volvulus ou torsions il y a un arrêt du transit et donc un silence total. Un déplacement de la caillette à droite et une dilatation du cæcum permet de recueillir un son métallique.

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II. Examen complémentaire

II.1. Exploration transrectale :

Après la vidange du rectum, le vétérinaire main gantée explore les différentes parties intestinales. Seules les circonvolutions intestinales postérieures peuvent être palpées. Une exploration plus complète peut être pratiquée, en faisant soulever l'abdomen à l'aide dune planche. En outre, on notera l'épaisseur de la muqueuse intestinale, sa sensibilité et l’existence d'adhérence.

II.2. Examen des fèces:

Les fèces reflètent non seulement une atteinte du tractus digestif mais également certaines affections touchant d’autres organes. Au cours de l'examen des fèces on vérifiera :

1. Quantité :

Normalement: 30-50 kg / j la durée du transit varie de 2-4 J

La diminution ou l'absence des fèces résulte d'une baisse de la quantité d'aliment ingéré. Un ralentissement du transit est lié à une insuffisance d'abreuvement ou une diminution de l'activité motrice des estomacs. Un arrêt total du transit est marqué lors d'obstruction ou d'occlusion intestinale Chez les animaux diarrhéiques la quantité des fèces est abondante.

2. Couleur: Elle est influencée par l'alimentation (chlorophylle), la présence ou l'absence de

la bile, la durée du transit et la présence de substances étrangères. Chez le veau la couleur est jaune paille sauf en période de sevrage ou les fèces deviennent brunâtres. Les fèces d'un bovin adulte sont en général de couleur :

vert foncé (en prairie)

brun olive (en étable)

brun jaunâtre (blé, ensilage de mais)

On note :

des fèces brunes, légèrement brillantes: ralentissement du transit par insuffisance d’abreuvement. Des fèces foncé présence de sang digéré dans la caillette ou augmentation de 1a quantité de la bile.

 

Des fèces claires obstruction du canal cholédoque. Des fèces rougeâtre : entérite hémorragique.

3.

Odeur :

Généralement aromatique, une odeur anormale se rencontre lors de processus inflammatoire "entérite". Les bovins atteints de diarrhée chronique ont des excréments non putrides.

4. Consistance :

Dépend de la teneur en eau et influencée par l'insuffisance d'abreuvement et la durée du transit :

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Normalement on retrouve une consistance de bouillie moyennement liquide.

en étable c'est des bouses rondes.

Lors d’épaississement, on a des petits disques.

Liquide en cas de diarrhée.

5. Présence de substance étrangère :

mucus

fibrine

sang

sable

parasites

particules étrangères.

6. Degré de digestion :

La fibre végétale trouvée dans les fèces doit avoir une longueur de 0,5 cm. On considère comme mal digérées les matières fécales dotées de fibres de plus de 1-2 cm de long. Les matières fécales mal digérées indiquent des troubles de la rumination et/ou un passage accéléré des aliments à travers les pré-estomacs.

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LE FOIE

I. Lieu de projection :

Le foie se trouve situé dorsalement dans l’avant dernier et le dernier espace intercostal, il colle au bord caudal du champ pulmonaire, avec une superficie à peu prés égale à celle d’une main. II. Examen clinique L'exploration hépatique est difficile du fait de la position profonde du viscère.

II.1. Inspection :

On observe des modifications de volumes dans les hypertrophies inhabituelles du fois (abcès.) Le Viscère est alors décelable dorsalement, (il faut vraiment que l'hépatomégalie soit importante). On inspecte aussi les muqueuses et les zones glabres peu ou pas recouverte de poils, on recherche la trace d'un ictère observé chez les animaux sévèrement touchés sur le plan hépatique ou souffrant d'une anémie hémolytique intense (Teneur en bilirubine sérique:

2m g/l 00ml) La couleur renseigne plus ou moins sur l'étiologie :

Jaune pale : Ictère pré-hépatique Jaune flamboyant : Coloration jaune associée à la congestion des muqueuses (jaune- orange):

Ictère hépatique ou post-hépatique

II.2. Palpation:

Elle s'effectue au niveau des 11eme et 12eme EIC à droite en enfonçant fortement l'extrémité des doigts dans la paroi abdominale. Si la paroi n'est pas trop tendue, le bord postérieur du foie est accessible. La palpation profonde est douloureuse (lors d’hépatite aiguë).

II.3. Percussion :

L’aire normale de percussion se trouve située dorsalement dans le 11eme et l2eme EIC. Elle colle au bord caudal du champ pulmonaire. On obtient une matité de 3 -à 4 doigts de large d'une surface égale a celle d'une main. En fin de gestation, dans l'ascite, elle se trouve déplacée cranialement d'une à trois largeurs de doigts. Lors d'emphysème elle est mobilisée cranialement sur la même largeur. Un agrandissement du champ de percussion (5 largeurs de doigts et plus) doit être considéré comme pathologique. Un son subthympanique est obtenu lors de fortes hypertrophies hépatiques, de pneumopéritoine, de déplacement de la caillette à droite, compliqué de torsion. Les animaux atteints d'une lésion hépatique aiguë pressentent à la percussion du foie une forte sensibilité.

III. Examens fonctionnels

III.1. Analyse d'urine :

Une coloration brun clair a brun foncé de l'uriné, l’apparition d'une mousse jaune verdâtre après agitation indiquent une teneur accrue en bilirubine, et/ou ses dérivés.

a) Test au bleu de méthylène : dans 5ml d'urine (exactement mesures ajouter goutte à goutte une solution de bleu de méthylène à 0,2% tout en agitant. Compter le nombre de gouttes nécessaire pour que la coloration vire du verdâtre au bleu.

*Réaction négative si virage avec 1 à 2 gouttes

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*+-- si virage avec 3 gouttes * +-- si virage avec 5 gouttes *+++ si virage au delà de 5 gouttes

b) Bandelettes réactives :

Seuil de sensibilité : 0.5 mg/100ml ce qui correspond à un ictère déjà installé

III.2Analyse des fèces :

La couleur des fèces est normalement foncée (pigments biliaires et végétaux) lors de diminution de chasse biliaire (obstruction des voles biliaires ou degenerescence hépatique) il y a un faible éclaircissement (plus marqué chez les carnivores).

III.3.Analyse du sang :

La teneur de la bilirubine, totale plasmatique -est faible chez les bovins 0,2 et 0,4 mg/100 ml, à un taux plus élevé, il y à lésion hépatique que. La détermination. se fait par un photomètre, des bandelettes réactives ou par le bleu de méthylène

III.4. Enzymes intra- hépatique:

Les principales enzymes sériques mesurables chez les bovins sont SGOT YGT (transpeptidase), SDH (sorbitol-déshydrogénâmes)

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(transaminase),