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Corrigé du devoir de mathématiques

Exercice 1 Déterminer les limites et préciser l’éventuelle asymptote :


 
x 3 1+ 3 − 2 3 2
x3 + 3x − 2 x2 x2 1 1+ 2 − 2
a) =  =− x x
1 1 1

−2x3 + 2x2 + x + 1 1 1 1 2
−2x3 1 − − 2 − 3 1− − 2 − 3
x 2x 2x x 2x 2x
   
3 2 1 1 1
On a lim 1 + 2 − 2 = lim 1 − − 2 − 3 = 1, et donc, par produit et quotient des
x→+∞ x x x→+∞ x 2x 2x
x3 + 3x − 2 1
limites, on obtient, lim =− .
x→+∞ −2x3 + 2x2 + x + 1 2
1
La droite d’équation y = − est une asymptote horizontale en +∞.
2
b) lim (2x + 6) = 12 > 0 et lim (2x − 6) = 0, avec x < 3 ⇐⇒ 2x − 6 < 0,
x→3 x→3
x<3 x<3
2x + 6
ainsi, par quotient des limites, et en utilisant la règle des signes : lim = +∞.
x→3 6x − 2
x<3
La droite d’équation x = 3 est une asymptote verticale.
2x2 + 5x + 2 = 0.

c) lim (3x − 10) = −16 et lim
x → −2 x → −2
x > −2 x > −2
Il reste à déterminer le signe du dénominateur, qui est un trinôme du 2nd degré de discriminant ∆ = 9 > 0
−5 − 3 −5 + 3
et qui admet donc deux racines x1 = = −2 (justement la limite qui nous intéresse) et x2 = =
2×2 4
1
− . On a alors le tableau de signe :
2
x −∞ −2 − 21 +∞
2x2 + 5x + 2 + 0| − 0| +

Ainsi, lorsque x → −2 et x > −2, 2x2 + 5x + 2 < 0.


3x − 6
On a donc, par quotient des limites et la règle des signes, lim = +∞.
x → −2 2x2 + 5x + 2
x > −2
La droite d’équation x = −2 est une asymptote verticale.
 
3
 3 2 13
d) lim −3x + 2x + 13 = lim −3x 1 − −
x→−∞ x→−∞ 3x 3x2
 
2 13
or, lim −3x3 = +∞ et lim − 2 = 1, d’où par produit lim −3x3 + 2x + 13 = +∞.

1−
x→−∞ x→−∞ 3x 3x x→−∞
√ p
Comme de plus, lim X → +∞ X = +∞, on a, par composition, lim −3x3 + 2x + 13 = +∞.
x→−∞

  2x3 − 3x2 + 2x + 1  
Exercice 2 Pour tout réel x, on a f (x) − g(x) = f (x) − 2x − 3 = − 2x − 3
x2 + 1
2x3 − 3x2 + 2x + 1 − (2x − 3) x2 + 1

4
= 2+1
= 2
x x +1
  4 2
Ainsi, lim f (x) − (2x − 3) = lim 2 = 0 car lim x + 1 = +∞.
x→−∞  x→−∞ x + 1 x→−∞
De même, lim f (x) − (2x − 3) = 0, et donc ∆ : y = 2x − 3 est une asymptote oblique à Cf en −∞ et +∞.
x→+∞

x2 − 12
Exercice 3 Soit f la fonction définie sur IR \ {−2} par l’expression f (x) = . On note C la courbe
x+2
représentative de f .
7
2
1. On a donc f (x) − (x − 2) = , et donc, lim (f (x) − (x − 2)) = lim (f (x) − (x − 2)) = 0.
x+2 x→+∞ x→−∞
D est donc une asymptote oblique à C en −∞ et +∞.

1/4
7
2
2. On a f (x) − (x − 2) = , et donc,
x+2
pour x < −2 ⇐⇒ x + 2 < 0, on a f (x) − (x − 2) < 0 : C est au-dessous de D
pour x > −2 ⇐⇒ x + 2 > 0, on a f (x) − (x − 2) > 0 : C est au-dessus de D
3. a) Les points d’intersection de C avec l’axe des abscisses ont une abscisse x telle que
√ √ !
1 1 2 2
f (x) = 0 ⇐⇒ x − = 0 ⇐⇒ x2 =
2
⇐⇒ x=− et x =
2 2 2 2
! √ √ !
2 2
Il y a donc 2 poitns d’intersections, de coordonnées A − ; 0 et B ;0 .
2 2
−1 1
b) Le point d’intersection de C avec l’axe des ordonnées a pour ordonnée f (0) = 2 = − .
  2 4
1
Le point d’intersection de C avec l’axe des ordonnées est donc C 0; − .
4
2x2 + 8x + 1
4. f ′ (x) = . Le trinôme du numérateur a pour discriminant ∆ = 56 > 0 et admet donc 2
2(x + 2)2 √ √
−8 − 56 1√ −8 + 56 1√
racines distinctes : x1 = = −2 − 14 ≃ −3, 9 et x2 = = −2 + 14 ≃ −0, 1
4 2 4 2
On alors le tableau de variation :
x −∞ x1 −2 x2 +∞
2x2+ 8x + 1 + 0| − | − 0| +
2(x + 2)2 + | + 0| + | +
f ′ (x) + 0| − || − 0| +

5.

− 2
=x
:y
D
x1 A x2 B
• • •
C

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Exercice 4 Bac S, 20 juin 2013, 5 points
1. a. On calcule les premiers termes, par exemple en utilisant le mode récurrence de la calculatrice, et on
obtient :
1 8 16 32
u1 = 2 + ≈ 2, 33 ; u2 = 2 + ≈ 2, 89 ; u3 = 3 + ≈ 3, 59 ; ui = 4 + ≈ 4, 40
3 9 27 81
b. On peut donc émettre la conjecture que la suite est croissante. On pourra en tout cas affirmer qu’elle
n’est pas décroissante.
2. a. Nous allons montrer par récurrence, pour tout entier naturel n, la propriété Pn : un 6 n + 3.
Initialisation : Puisque l’on a u0 = 2 et 0 + 3 = 3, on vérifie bien :
u0 6 0 + 3 : la propriété P0 est bien vraie.
Hérédité : Pour un entier k naturel donné, on suppose la propriété Pk vraie.
2 1
On a uk+1 = uk + k + 1.
3 3
Par hypothèse de récurrence : uk 6 k + 3
2 2 2 2
En multipliant par un nombre positif : uk 6 (k + 3), soit uk 6 k + 2
3 3 3 3
2 1 2 1
Puis, en ajoutant un même nombre dans chaque membre : uk + k + 1 6 k + 2 + k + 1
3 3 3 3
Ce qui donne : uk+1 6 k + 3 6 k + 4. On a donc uk+1 6 (k + 1) + 3, c’est à dire que la propriété Pk+1
est encore vraie.
Conclusion : Puisque la propriété P0 est vraie et que nous avons prouvé l’hérédité, on peut en déduire
que pour tout entier naturel n, on a Pn vraie, c’est à dire que pour tout entier naturel n, on a bien
un 6 n + 3.
2 1 1 1 3
b. un+1 − un = un + n + 1 − un = − un + n +
3 3 3 3 3
1 1
On a donc bien un+1 − un = × (−un + n + 3) = (n + 3 − un ). Comme on l’a montré à la question
3 3
précédente, pour tout n naturel, on a un 6 n + 3 ce qui équivaut à dire que la différence n + 3 − un est
1
positive, et elle le reste en étant multipliée par , donc la différence entre deux termes consécutifs étant
3
positive, on confirme bien que notre conjecture était correcte : la suite (un )n∈IN est bien croissante,
dès le rang 0.
3. a. Exprimons, pour un entier n naturel quelconque, vn+1 en fonction de vn :
2 1 2 2 2
vn+1 = un+1 − (n + 1) = un + n + 1 − n − 1 = un − n = (un − n)
3 3 3 3 3
2
Donc vn+1 = vn .
3
2
La relation de récurrence obtenue confirme que la suite (vn )n∈IN est bien géométrique de raison q =
3
et de premier terme v0 = u0 − 0 = 2.
 n
n 2
b. On peut donc en déduire que pour totu entier n, vn = v0 × q = 2 .
3
Enfin, puisque l’on a, pour tout n, vn = un − n, on en déduit :
 n
2
un = vn + n, et donc on aboutit bien à l’expression demandée : un = 2 + n.
3
c. Puisque la raison q est strictement comprise entre −1 et 1, on en déduit que la limite de la suite v est
0, et donc par limite d’une somme de suites, la limite de la suite u est donc +∞, et la suite u est donc
divergente.
4. a. Sn est la somme de n + 1 premiers termes de la suite (un ).

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n
X
Sn = uk = u0 + u1 + · · · + un
k=0
" # "   #
 0   n
2 1

2 2
= 2 +0 + 2 + 1 + ··· + 2 +n
3 3 3
"   n # h
2 0
 2
2 2 i
=2 + +·+ + 0 + 1 + ··· + n
3 3 3
 n+1
2
1−  n+1 !
3 n(n + 1) 2 n(n + 1)
=2 + =6× 1− +
2 2 3 2
1−
3
 n+1 !
2 n(n + 1)
6× 1− +  n+1 !
3 2 6 2 n2 + n 6
b. On en déduit : Tn= = × 1 − + = 2 ×
n2 n2 3 2n2 n
 n+1 !
2 1 1
1− + + .
3 2 2n
 n+1  n+1 !
2 2 6 2
Puisque −1 < < 1 on a : lim = 0, et donc : lim 2
× 1− = 0.
3 n→+∞ 3 n→+∞ n 3
1 1
De plus lim = 0, et donc finalement, par limite d’une somme, lim Tn = .
n→+∞ 2n n→+∞ 2

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