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Bureau du réseau communautaire des Droits de l’homme RDC/ Branche RENADHOC HAUT-KATANGA

RAPPORT TRIMESTRE 2 ANNEE 2019


PROTECTION DES CIVILS : Violation grave des
Droits de l’homme au grand Katanga.
Bureau du réseau communautaire des Droits de l’homme RDC Juillet 2019

RDC- au grand Katanga : le Bureau du réseau communautaire


des Droits de l’homme / RDC a recensé plus de 302 cas de violation grave des
droits de l’homme dont 17 cas de meurtres des acteurs sociaux dans le
grand Katanga depuis Janvier 2019.

« Ils se camouflent en véritable exterminateurs-rapace nocturne, j’en ai vécu, une véritable bande de
section de l’armée et de la police ne répondant qu’aux ordres machiavéliques de leurs supérieures (qui
utilisent les véhicules, la tenue, les armes destinées à sécuriser la population) : violenter, violer et tuer
tous ceux qui cherchent à nuire à leurs intérêts, ’’la Kabilie’’, un réseau mafieux Congolais qui a dirigé
le pays pendant plus de 17 ans, bien enraciné cette fois-ci grâce à la bénédiction de Félix Tshisekedi,
président de la RDC, qui a pactisé avec eux et continue à défendre leurs causes. Il est impuissant
VVVVVVVVVVV
devant cette cohorte qui le contrôle et dirige la RDC à partir de Kingakati. »
Propos de Victor Mbayi Kisengela victimes des atrocités, vivant avec handicap en dehors du pays.

Ces cas de violations sont plus enregistrés dans la ville cuprifère du Haut-Katanga qui en elle
seule bat le record avec 209 cas de grave violation dont 6 cas d’enlèvement nocturne sans suite et
11 cas de meurtre parmi lesquels 6 des acteurs sociaux qui avaient dévoilé et documenté la
présence et l’implication directe des autorités militaires dans les têtes des réseaux transactions
illicites dans les carrières et dans la forêt : exploitation abusive des ressources naturelles faune et
flore, exploitation des enfants et atrocités humaines, rien que pour la période allant du mois de
janvier au mois de juillet 2019.

Contrairement aux violations commises aux autres coins de la RDC, celles du Haut-Katanga plus
précisément à Lubumbashi revêtent un aspect spécifique nocturne faisant croire aux
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cambriolages par des bandes armées bien organisées. Nuitamment à bord des jeeps Land Cruiser
de l’armée, bien équipés, en bataillon de plus ou moins 12 éléments, figures cagoulées ou
couvertes de poussière du charbon, ils interviennent sur «consigne » pour exécuter les ordres
afin d’en finir avec leur cible, pauvre civil. Apres analyse des données de nos sources sures
d’informations, ces auteurs proviennent de 5 fractions avec des noms codés commanditées par
un officier de haut rang, le protégé de celui qui protège. Chaque maison visitée est aussi victime
de viol consécutif, enfant ou adulte. Nous devons faire la part de choses entre les vraies
cambrioleurs et ceux qui en veulent aux activistes de la société civile.

Le rapport Conjoint des Nations aux droits de l’homme (BCNUDH) en République


démocratique du Congo nous a renseignés que sur l’ensemble du territoire, les agents de l’Etat
sont responsables de 73% des violations documentées, dont les exécutions extrajudiciaires.
Tandis que 27% ont été perpétrées par les combattants des groupes armés, dont les exécutions
sommaires de civils qui se dessinent comme suit :

Les principaux auteurs de ces violations demeurent les agents de la PNC, suivis des militaires.
Les violations les plus rapportées concernent le droit à la liberté de réunion pacifique, suivies
notamment d’atteintes au droit à la liberté et à la sécurité de la personne et du droit à la liberté
d’opinion et d’expression. Les membres d’organisations de la société civile, y compris des
défenseurs des droits de l’homme, continuent d’être visés.

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Les cas échéants du Haut-Katanga donnent des résultats choquants que seuls les courageux en
parlent au péril de leur vie. Sur 17 cas de tués dans la Province, Lubumbashi en elle seule
regorge 11 activistes tués tous la nuit, dans leurs domiciles dans les mêmes circonstances, par les
mêmes unités presque avec le même scénario durant la période allant du 01 janvier 2019 au
27Juillet 2019. Et comble de scandale, les autorités refusent d’ouvrir les enquêtes en mémoires
de ces victimes, complicité ou manque de volonté ?

Ici nous ne mettons pas en ligne de compte des victimes tuées, membres de famille des cibles
principaux où on a enregistré :

- le fusillade d’un voisin qui a tenté de prendre les images de mouvement de véhicule avec son
appareil à partir de sa fenêtre en étage.

- la grande fille d’une victime qui a été déporté, violé et retrouvé morte au niveau de cimetière
pour avoir reconnu un officier parmi les assaillants.

- l’élève abattu à travers la fenêtre de la chambre du fait qu’ils ont résisté à ouvrir les portes.

- le bébé enfermé dans le congélateur afin que la femme dénonce la cachète de son mari.

- le beau-frère abattu et tiré au lieu et place d’un consultant visé (auteur du rapport qui accuserait
les autorités militaires dans les réseaux illicites) confusion de cible, il succomba quelques jours
après suite de ses blessures.
- la maison incendiée de l’extérieur par les assaillants pour ne pas su pénétrer.

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Figure 1.Proportion des victimes par catégorie sociale


sur 302 cas de violation Haut-Katanga

Droit de l'homme
opérateurs sociaux
Eglise
Autres
Parti politique

Figure 2 Proportion typologie de violation Haut-Katanga janv-juillet 2019

250

200

Arrestations
150 arbitraires/P81
Violences et viols/P204
100
Meutres Nocturne/P17
50

QUELQUES GRANDS TITRES INFORMATIFS SUR LA SITUATION DE


VIOLATION DES DROITS DE CITOYENS A LUBUMBASHI
RFI
RDC: insécurité à Lubumbashi, la police mise en cause

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La ville de Lubumbashi, dans le sud de la RDC, connaît un regain d'insécurité. Un couple et un


pasteur ont été assassinés, la population a lynché un policier et brûlé son cadavre. La police s'est
redéployée dans les deux quartiers théâtre des événements. Depuis, la population craint des
représailles et cherche refuge dans le voisinage. Les autorités se veulent rassurantes et évoquent la
protection des habitants.
Plein écran

Écouter l'audio 02:01

"Le niveau de criminalité dépasse la capacité opérationnelle des


éléments de sécurité" Jeff Mbiya (société civile Haut-Katanga)

Cette situation qui dure inquiète les habitants de ce chef-lieu de la province du Haut-Katanga, au sud-est
de la RDC. Les services de sécurité sont accusés de ne pas protéger la population et même d'être complices
de ces actes.

Les femmes de Lubumbashi dénoncent les viols et l'insécurité


06 mars 2019
A Lubumbashi, en RDC, les femmes ont marché mardi au centre-ville pour dénoncer les viols qu'elles subissent et l'insécurité
grandissante dans une région où 266 cas ont été enregistrés depuis le début de l’année.
 lun, 15/04/2019 - 03:47

Insécurité à Lubumbashi : Ensemble pour le Changement appelle à la


réincarcération de Gédéon Kyungu
« En réalité, cette insécurité observée est l’oeuvre des éléments de Gédéon Kyungu qui opèrent sous les ordres de
plusieurs caciques de l’ancien régime …Ensemble pour le Changement appelle à la réincarcération de Kyungu »
peut-on lire sur le compte tweeter de l’Ensemble.
actuellement à Lubumbashi ».

Haut-Katanga: L'insécurité persiste à Lubumbashi


Mis en ligne Lundi 29 avril 2019 - 13:49

Société
L'insécurité continue toujours à battre son plein dans la ville de Lubumbashi dans la
province du Haut-Katanga. Ce, malgré le séjour du Chef de l'État, Félix TSHISEKEDI et le
Conseil supérieur de la défense dans cette ville.

Malgré l’effectif des agents de l’ordre renforcés dans cette ville des cuivres, les populations
de la ville de Lubumbashi sont toujours confrontée à l’insécurité grandissante.

RDC : RECRUDESCENCE DE L’INSECURITE DANS LA


PROVINCE DU HAUT – KATANGA
Politique Sécurité
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Lubumbashi : Gédéon Kyungu et les caciques de l’ancien régime à


la base de l’insécurité dans la ville (Ensemble pour le changement)

Vol, viol
Le domicile du député Jacques Kabanda de l’UNAFEC, parti d’Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza a été attaqué la nuit du 19
au 20 mai. Les voleurs ont forcé la porte avec une barre de mine et s’y sont introduits avec une violence qui choque plusieurs
personnes. Ils ont blessé à la poitrine par balle le député, son épouse à la gorge (et trois autres en plus !) et une de ses filles
gravement atteinte par plusieurs balles. Des témoignages recueillis font état même de viol sur deux filles du député.

RDC: L’Eglise catholique dénonce l'insécurité croissante


26.10.2018 par Ibrahima Cissé, correspondant de l'Apic en Afrqiue

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a dénoncé l’insécurité croissante le pays. Cette
inquiétude intervient quelques jours après l’assassinat, dans la nuit du 21 au 22 octobre, de l’abbé
Joseph Mulimbi, à Lubumbashi.
A la suite du meurtre de l’abbé Mulimbi, une dizaine de prêtres de Lubumbashi ont déposé une lettre ouverte auprès
du maire et du gouverneur de la province du Haut-Katanga. Ils y expriment l’indignation de l’Eglise catholique face
à cet assassinat ‘sauvage et sanglant’. Dans leur lettre, les prêtres fustigent aussi la défaillance et l’incapacité des
autorités congolaises à assurer la sécurité des populations des régions du sud et du sud-est du pays.

Deux Pères assomptionnistes toujours disparus


La population a participé, le 24 octobre, à une veillée de prières organisée à la mémoire du Père Mulumbi. A cette
occasion, le vicaire général de l’archidiocèse de Lubumbashi, a déclaré que l’Eglise avait déposé une plainte contre
X auprès du parquet civil et de la justice militaire, afin que les circonstances de l’assassinat du prêtre soient
élucidées et ses auteurs identifiés. “Nous exigeons que la population soit sécurisée de manière globale, totale et
définitive”, a réclamé, pour sa part, le directeur diocésain de la Commission Justice et paix, l’abbé Claude Kalaba.
L’Eglise catholique de la République Démocratique du Congo paie un lourd tribut à l’insécurité grandissante dans le
pays. Elle est toujours sans nouvelles de deux Pères assomptionnistes portés disparus depuis plus de deux ans.
(cath.ch-apic/ibc/)

"Le niveau de criminalité dépasse la capacité opérationnelle des éléments de


sécurité" Jeff Mbiya (société civile Haut-Katanga)
Cette situation qui dure inquiète les habitants de ce chef-lieu de la province du Haut-Katanga, au sud-est
de la RDC. Les services de sécurité sont accusés de ne pas protéger la population et même d'être
complices de ces actes.
Malgré le récent séjour de Félix Tshisekedi et le Conseil supérieur de la défense à Lubumbashi, le chef-lieu du
Haut-Katanga est toujours confronté à l’insécurité grandissante.

Lubumbashi : plaidoyer pour l’implication de la MONUSCO dans l’éradication de


l’insécurité
Publié le jeu, 14/02/2019 - 19:00 | Modifié le jeu, 14/02/2019 - 19:00
Les femmes du quartier Karavia à Lubumbashi ont plaidé mardi 12 février pour l’implication des responsables de la
MONUSCO dans la lutte contre l’insécurité et les viols des femmes dans ce quartier et dans la ville en général. Elles

Afrique
Vols, viols et tueries quotidiens à Lubumbashi : pourquoi ?

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La ville du Haut-Katanga enregistre des violences et des meutres au quotidien depuis plusieurs
semaines. Certains évoquent des violences politiques.

Insécurité à Lubumbashi : les malfrats signalent avant d’attaquer


(témoignage)
Par LA REDACTION

08/05/2019 dans RD Congo 243 10

CONGO NOUVEAU
Menacé de mort, la famille d’un activiste social s’échappe pour la seconde fois à un carnage
armé au quartier Golf plateau, dans leur résidence.
Politique Sécurité Evènements juillet 2019

RDC : 663 exécutions sommaires et extrajudiciaires en six mois,


selon l'ONU
25/07 - 14:30

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Près de 700 personnes ont été victimes d’exécutions sommaires et extrajudicaires de janvier à juin 2019 en République
démocratique du Congo (RDC), dont un tiers commises par les forces de sécurité, a rapporté jeudi l’ONU.

RDC, Haut-Katanga, Lubumbashi, le CNOS, les ONGDH, l’Eglise Catholique et la


Communauté Pentecôtiste des Eglises de Bon Samaritains qui se sont retrouvés en Ateliers de
réflexion s’inquiètent sérieusement de l’ampleur que prend l’insécurité dans la ville de
Lubumbashi et surtout, de la persistance de ce phénomène, en dépit des opération et mesures
prises par les autorités.

Il faut rappeler en effet que la ville de Lubumbashi, autrefois connue pour son calme et sa
sérénité qui lui ont valu notamment le qualificatif de « Wantanshi », est en train de sombrer petit
à petit, au point qu’elle peut à ce jour être logiquement classée dans la zone rouge, à cause de
l’insécurité qui y fait rage depuis maintenant environ 15 mois.

Il ne se passe plus trois jours sans que des faits graves ne soient rapportés. Des corps sans vie
par-ci, des vols à mains armées par-là, et plusieurs autres situations déplorables sont signalés à
travers les différents coins de la ville. Tout comme dans les zones en proie aux conflits armés, les
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tueries, les viols et les extorsions sont devenus très récurrents à Lubumbashi, à tel point que la
tombée de la nuit est carrément devenue un cauchemar pour les habitants, pourtant chef-lieu
d’une grande province à savoir, le Haut-Katanga.

Très récemment et suite notamment aux dénonciations répétées des organisations de la société
civile, la police nationale congolaise avait lancé l’opération « Kimia », dans le but d’en finir avec
l’insécurité ou mieux la criminalité dans la ville de Lubumbashi. Cependant, le constat est tel
qu’à ce jour, l’opération « Kimia » semble être un échec, à l’instar de l’opération précédente
dénommée «Kibunu»et vers le nord Est opération « sokola », pour la simple raison ce sont eux-
memes qui sont à la base.

La société civile est davantage préoccupé par cette situation, quand on sait que la population et
en particulier les Défenseurs des Droits de l’Homme, les opérateurs sociaux et les journalistes,
continuent à être les principales victimes de cette insécurité, et ne savent pas expliquer
l’incapacité de l’Etat devant des simples individus.
Les cas les plus récents sont notamment ceux des menaces de mort et de l’atteinte à l’intégrité
physique de plus ou moins 6 personnes dont un journaliste reporteur, deux prêtres, un consultant
expert en résolution des conflits, un Evêque de Kabongo qui a été en détention illégale et un
officier PNC qui purge ses peines en prison, tous pour avoir dénicher et voulu dénoncer les
auteurs et moteurs de ce fléau qui sévit le Haut-Katanga. Nos compatriotes vivent à ces jours
comme des fugitifs, comme des SDN, comme des exilés dans leurs propre Pays parce qu’ils ont
dénoncé le vice qui ronge le pays. Le Chef de l’Etat parle, prend des mesures mais qui restent
indécis faute de sa position vis-à-vis ses partenaires, entre temps nous et nos familles nous
mourrons.

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Nous accusons et dénonçons, la complicité du commissariat Principal de la Province du Haut-


Katanga, le Haut commandement de la Région militaire, l’ANR et le Directeur de la Prison,
complices dans les actions, qui sont proposés, seule par la force de coalition de l’ancien régime
et ipso facto nommés par leur partenaire au pouvoir.

Que le chef de l’Etat prenne ses dispositions de soutenir et protéger son peuple au lieu de
soutenir et protéger son alliance.

Likasi, le 31 Juillet 2019


Pour la Coordination RANADHOC RDC / HAUT-KATANGA
Emilie META TSHIBASU
Secrétaire Exécutive Antenne Haut-Katanga

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