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Chapitre III

Panorama des protocoles de


sécurité
Mastère Pro., ISSAT Mateur. Yassine KHLIFI
A.U. 2012-2013

Plan
1. Introduction

2. Les réseaux privés virtuels (VPN)

3. Le Tunneling

4. Le protocole IPSec

5. La gestion des clés dans IPSec

6. Conclusion et perspectives

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VPN: Virtual Private Network (1/4)
 Dispersion physique et géographique des sites des entreprises.

 Mobilités croissante des employés.

 Insécurité des protocoles d’interconnexion réseaux.

 Objectifs:

 Améliorer la productivité : une circulation fiable, fluide, sécurisée et


rapide de l’information au sein de l’entreprise et ses partenaires.

 Accès aux utilisateurs nomades, de n’importe où, n’importe quand,


par tout terminal, d’une façon fiable, rapide, et sécurisée avec le
moindre coût.

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VPN (2/4)
Travailleur mobile
(Données, GSM,GPRS, UMTS)
+ PC laptop Siège social
Serveur de
Partenaire A fichier comptable
Réseau partenaire A
Réseaux données
GSM,GPRS,UMTS

? ? Intranet de
Lan interne

? ? l’entreprise

? Serveur
bases de
données

?
?
agence distante
ou unité distante
? Extranet sécurisé Serveur Web
des Employés

Partenaire B Partenaire C
SOHO: Small Office Home
Office
(télé travailleur ou
petite agence distante)

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VPN (3/4)
 Les VPN : des réseaux privés construits sur des réseaux publics comme
l’Internet.
 Network
 Les VPN(s) : des réseaux qui permettent l’interconnexion des entités
distantes.
 Private
 Les VPN(s) ne permettent qu’un accès privé à l’information, aucune
connexion externe n’est autorisée.
 Virtual
 Les VPN(s) s’appuient sur des architectures de réseaux partagées et
sur une séparation logique des ressources sans s’appuyer sur des
connexions physiques dédiées.
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VPN (4/4)
 Authentification :
 des utilisateurs : permettre l’accès uniquement aux personnes
autorisés.
 de l’origine des données.
 Cryptage des données (confidentialité et Intégrité de l’information).
 Gestion d’adresses : affectation d’une adresse sur le réseau privé.
 Gestion des clés et des certificats.
 Prise en charge de plusieurs protocoles de communication.
 Gestion de la qualité de service (QoS).
 Disponibilité et gestion des pannes.

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Tunneling (1/3)
 Tunneling est une méthode d'utilisation d'une infrastructure de réseau
permettant de transférer des données d'un réseau via un autre.

 Les données (ou charge utile) peuvent être des trames (ou des paquets)
d'un autre protocole

 Le protocole de Tunneling encapsule le datagramme dans un en-tête


supplémentaire qui fournit les informations d'acheminement afin que la
charge utile encapsulée puisse traverser le réseau intermédiaire.

 Les datagrammes encapsulés sont ensuite acheminés entre des


extrémités de tunnel sur le réseau.

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Tunneling (2/3)
 Le chemin logique que les paquets encapsulés empruntent par
l'intermédiaire du réseau est qualifié de tunnel.
 A la destination, le datagramme est décapsulée et transférée à
sa destination finale.
 Le réseau de transit peut être n'importe quel réseau (ex:
Internet).
 le tunneling englobe l’encapsulation, la transmission et la
décapsulation de datagrammes.
 Le tunnel peut être crée de deux manières différentes:
 Les tunnels volontaires : Tunnels directs entre les clients et le serveur.
 Le tunnel d’office : Tunnel appliqué par une passerelle VPN.

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Tunneling (3/3)
 Pour qu'un tunnel puisse être établi, les deux extrémités du
tunnel doivent utiliser le même protocole de tunneling.
 La technologie de tunneling peut être basée sur un protocole de
tunneling de couche 2 ou de couche 3.
 Les protocoles de couche 2 (liaison de données): PPTP, L2TP
et L2F.
 Encapsulent la charge utile dans une trame PPP (Point-to-Point
Protocol).
 Les protocoles de couche 3 (couche réseau)
 Encapsulent un paquets IP dans un paquet IP supplémentaire avant de
l’envoyer sur un réseau IP.
 Exemple: IPSec (IP Security).
 Des technologies basées sur des protocoles de couche 4 existent
(ex: SSL, SSH).
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VPN - IPSec

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IPSec : IP Security (1/3)
 Le protocole IP fournit une interconnexion à travers des
réseaux différents.
 Implémentation dans les terminaux utilisateurs et dans les routeurs
intermédiaires.
 IP est un protocole peu fiable:
 Les datagrammes IP peuvent être perdus.
 Les paquets IP peuvent parvenir de façon désordonnées.
 TCP s’occupe de ce problème.
 Le contenu des paquets (Payload) n’est pas chiffré.
 La confidentialité n’est pas fournie.
 Les sniffers IP sont largement disponibles sur le net.
 Les adresses IP peuvent êtres spoofées.
 L’authentification basée sur les adresses IP peut être cassée.
 IP n’est pas sécurisé.
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IPSec : IP Security (2/3)


 Mécanisme de sécurité pour IP.
 Fournit une authentification et une confidentialité au niveau IP.
 Inclut aussi une fonctionnalité de gestion des clés.
 Applications
 VPNs (Virtual Private Networks).
 Interconnexion des LANs à travers le réseau Internet insécurisé.
 router-to-router.
 Accès sécurisé distant (ex: à un fournisseur d’accès).
 individual-to-router.
 Connectivité Extranet et Intranet.
 Amélioration davantage de la sécurité des applications.
 IPSec est mandataire pour IPv6, optionnel pour IPv4.
 Plusieurs fabricants supportent IPSec dans leurs produits IPv4.
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IPSec : IP Security (3/3)

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Avantages de IPSec
 L’implémentation de IPSec sur les Firewalls/routeurs fournit une
sécurité appliquée à tout le trafic entrant et sortant.
 La surcharge de traitement n’affecte pas les ressources du réseau interne.
 Transparence aux utilisateurs: pas besoin d’instruire les utilisateurs, ni de
gérer des clés pour chacun d’entre eux.
 IPSec est implémenté au dessous de la couche transport.
 Transparence aux applications.
 Pas besoin de mettre à jour les applications, même lorsque IPSec est
implémenté au niveau machines utilisateurs.
 IPSec peut fournir la sécurité aux utilisateurs individuels.
 N’est pas d’usage courant.
 Utile aux utilisateurs désirant se connecter au réseau en dehors de leurs
bureau.
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Protocoles IPSec
 Authentication Header (AH)

 Définit le protocole d’authentification.

 N’utilise pas de chiffrement.

 Encapsulating Security Payload (ESP)

 Utilise le chiffrement et optionnellement l’authentification.

 Algorithmes de cryptage qui supportent ces protocoles.

 Distribution et gestion des clés.

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Services IPSec

ESP (cryptage ESP (cryptage +


AH
uniquement) authentification)

Contrôle d’accès   
Intégrité  
Authentification d’origine  
Rejet des paquets rejoués   

Confidentialité  

Analyse de trafic limitée  

 Le contrôle d’accès est fournit à la fois par AH et ESP grâce à un


mécanisme de distribution des clés cryptographiques
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Association de Sécurité (Security Association)

 Une SPD (Security Policy Database) doit être présente sur


chaque système capable d'utiliser IPsec

 Permet de préciser la politique de sécurité à appliquer au


système.

 Chaque entrée de cette base de données est identifiée par


un SPI (security parameters index) unique (32 bits) choisi
arbitrairement.

 La forme précise de la SPD est laissée au choix de


l'implémentation.
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Association de Sécurité (Security Association)


 Une communication protégée avec IPSec est appelée SA.
 Une SA est unidirectionnelle.
 La protection d'une communication ayant lieu dans les deux sens
nécessitera donc l'activation de deux SA.
 Relation à sens unique entre un émetteur et un récepteur.
 Spécifie les paramètres IPSec relatives au trafic qui la transporte.
 Identifiée par 3 paramètres
 Security Parameters Index (SPI): Valeur unique transportée dans l’entête
AH ou ESP permettant au récepteur de sélectionner la SA convenable pour
traiter le trafic reçu.
 Adresse IP du destinataire.
 Protocole de sécurité: AH ou ESP.
 Les SA actives sont regroupées dans une SAD (security association
database).
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Association de Sécurité (Security Association)
 La SPD est consultée pendant le traitement de tout datagramme
IP, entrant ou sortant, y compris les datagrammes non-IPsec.
 Pour chaque datagramme, trois comportements sont
envisageables:
 Rejeter.
 Accepter sans traitement IPsec.
 Appliquer IPsec: La SPD précisera quels traitements IPsec à appliquer.

 Récapitulation
 SPD: base de données définissant la politique de sécurité.
 SA: une entrée dans la SPD.
 SAD: liste des SA en cours d'utilisation.
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Mode transport et mode tunnel


 Chacun de AH et ESP supporte ces deux modes
 Mode Transport
 La sécurité est en gros appliquée au Payload IP (données des protocoles
supérieurs).
 L’entête IP n’est pas protégée (excepté quelques champs dans le protocole
AH).
 D’habitude utilisé pour les communications end-to-end
 Mode Tunnel
 Sécurise le paquet comme un tout (en incluant l’entête).
 Encapsule tout le paquet IP (Inner) dans un autre (outer)
 Le paquet est acheminé selon l’entête du paquet extérieur (outer)
 D’habitude utilisé pour les VPNs (router-to-router, firewall-to-firewall)

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AH (Authentication Header)
 Fournit un support pour l’intégrité des données et l’authentification des paquets

 Les modifications malveillantes sont détectées.

 Le spoofing des paquets est évité grâce à l’authentification.

 Les rejeux sont détectés grâce aux nombres séquentiels.

 L’authentification est basée sur l’utilisation du MAC (Message Authentication


Code)

 HMAC-MD5-96 ou HMAC-SHA-1-96.

 Les parties communicantes doivent partager une clé secrète.

 Cette clé se trouve dans la SA.

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AH (Authentication Header)

 Next Header: spécifie le protocole de haut niveau utilisé.


 Payload length: longueur de AH.
 SPI: identifie la SA.
 Sequence number: utilisé pour le contrôle contre le rejeu.
 Authentication data: valeur MAC

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Integrity check Value (ICV)
 Représente un code MAC
 Utilisation de l’algorithme HMAC.
 Avec MD5 (HMAC-MD5-96) ou SHA-1 (HMAC-SHA-1-96).
 Longueur par défaut des données d’authentification est égale à 96
 le résultat de HMAC est tronqué.

 MAC est appliqué sur:


 Payload IP.
 Champs d’entête IP qui sont: soit constants, soit variables mais prédictibles
à la destination
 Ex: Adresse source (constante), TTL (variable et non prédictible)
 Entête AH (excepté les données d’authentification).
 Les données variables et non prédictibles sont remplacées par des zéro lors
du calcul du MAC.
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AH (mode Transport / mode Tunnel)

 Deux exemples d’application:


1. Authentification entre client (local ou dans un réseau distant) et serveur
 mode Transport.
2. Authentification entre client et réseau (le client désire accéder à tout le
réseau, ou le serveur ne supporte pas IPSec)  mode Tunnel.
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AH Mode Transport

 L’AH est inséré après l’entête IP d’origine et juste avant le Payload


IP.
 L’authentification couvre le paquet entier excepté les champs
variables non prédictibles (mis à zéro lors du calcul du MAC).

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AH mode Tunnel

Nouvelle
entête IP

 L’AH est inséré entre l’entête IP d’origine et la nouvelle entête IP.


 Tout le paquet IP d’origine (inner) est protégé par AH.
 La nouvelle entête IP (outer) est protégée excepté les champs variables non
prédictibles.
 l’entête IP d’origine transporte les adresses source et destination ultimes.
 La nouvelle entête IP peut contenir une adresse IP différente (ex: adresse du
Firewall).
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ESP (Encapsulating Security Payload)
 Assure un service de confidentialité.
 Confidentialité du contenu des messages via le cryptage.
 Protection limitée contre l’analyse de trafic.
 Padding (cacher la taille réelle des données et fournir une protection
limitée contre l’analyse de trafic).
 Cryptage de la source et de la destination en mode tunnel.

 Service d’authentification optionnel comme dans AH.

 Support d’une grande variété d’algorithmes de cryptage.


 DES, 3-DES, RC5, IDEA, Blowfish, etc.
 Le mode CBC est le plus utilisé.
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ESP (Encapsulating Security Payload)

 SPI: identifie la SA.


 Nombre séquentiel: assure l’anti-rejeu (comme dans AH).
 Payload Data: contenu protégé par le cryptage.
 Padding: protection limitée contre l’analyse de trafic.
 Pad length: nombre de bits de padding précédant ce champ.
 Authentification data: valeur MAC.
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ESP mode transport

 Utilisé pour crypter et optionnellement authentifier le payload IP


(ex: datagramme TCP)
 Les données sont chiffrées mais l’entête IP est en clair.
 L’analyse du trafic représente un inconvénient.
 Généralement utilisé pour un trafic host-to-host.
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ESP mode tunnel


 Crypte et optionnellement authentifie le paquet IP entier
 Ajout d’un nouvel entête pour le traitement dans les routeurs
intermédiaires
 Peut être différent de l’entête original, empêchant l’analyse
de trafic.
 Utilisé pour les VPN, et la sécurité gateway-to-gateway
 Les machines du réseau interne ne sont pas impliquées
dans les traitements supplémentaires engendrés par la
sécurité.
 Le nombre des clés nécessaires est réduit.
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ESP mode tunnel

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Combinaison des SA
 Une SA peut implémenter soit AH, soit ESP
 Pour implémenter les deux, il faut combiner des SA
 Formation d’un “Security Association Bundle”

 Exemple de cas possible: authentification End-to-end +


confidentialité.
 Solution1: utilisation de ESP avec l’option authentification.
 Solution2: application de ESP (mode transport, pas
d’authentification) en premier lieu, puis application de AH.
 Solution3: application de AH en premier lieu, puis application
de ESP en mode tunnel.
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Exemples

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Gestion des clés dans IPSec


 IPsec utilise un nombre important de clés symétriques
(une SA contient au moins une clé).

 Comment créer ces clés et comment les gérer?

 Deux approches :

 Configuration et gestion manuelle: convenable pour un


nombre réduit de nœuds, de plus moins sécurisée.

 IKE : Internet key exchange (RFC 2409), une adaptation de


ISAKMP et Oakley.
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Relation IKE/IPsec

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Questions ?

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