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Problématique :

«Be different or die» cette expression anglaise qui montre que pour réussir,
il faut se démarquer de la foule, n’a pas une place dans le secteur bancaire
marocain. En fait, toutes les banques se ressemblent, ils tombent toujours
dans la routine ; accorder les crédits, gérer les fonds, fournir des services
sur internet…etc., tout le monde fait pareil, les clients attendent des
banques d’autres choses, plus qu’un langage financier incompréhensible
(pour la plupart des gens) et une atmosphère froide qui leur rend indifférent
envers leur services, ce qui est plus pire que perdre un client.

L’indifférence du consommateur n’est qu’une conséquence d’une


accumulation des familiarités avec des produits existants d’une façon
répétitive et elle constitue un enjeu majeur qui fait peur aux banques qui
veulent se positionner dans l’esprit de ce dernier et le rendre un fan et non
juste un client régulier. Lorsque les banques essayent de se différencier
elles tendent généralement vers la guerre des tarifs, mais le prix est loin
d’être le seul facteur de satisfaction, le client attend plus que ça ; il cherche
des émotions plus fortes de nature à rompre cette mortelle indifférence qui
l'anime dans la plupart de ses actions, c’est ainsi que les banques doivent
sortir ce dernier de sa routine d'achat pour attirer son attention.

La recherche de différenciation est donc la clé afin de combattre cette


indifférence _qui est un tueur silencieux d’affaires_ et d’allonger la durée
de vie des clients. Cela est rendu inévitable par le contexte économique
actuel, marqué par une concurrence très puissante entre les acteurs et par
l’arrivée régulière de nouveaux entrants sur le marché. Une banque qui
souhaite développer sa croissance sur des bases solides et pérennes doit
penser en dehors de la boîte, et chercher des leviers de différenciation qui
peuvent la rendre spéciale par rapport aux autres, et surtout la faire sortir
de l’anonymat. Elle doit faire en sorte que les gens disent d'elle, soit ils
l'aiment, soit ils la détestent, mais ne laisse personne indifférent.

La question qui se pose est de savoir si y a-t-il une possibilité que le


banquier dépasse ses obligations habituelles et adopte d’autres
distinctives qui seront la clé pour que sa banque soit unique tout en évitant
la différenciation « normale » qui est incarné dans la stratégie des
tarifications ?
Traitement de la problématique :

Avant d'aborder le vif de notre sujet et de traiter les hypothèses citées, on


doit comprendre tout d’abord pourquoi les banque se ressemblent, ont elles
peur d’être différent ?

1) La nature humaine :

Afin de répondre à la question précitée, le débat devrait commencer par la


nature humaine puisque la banque est un ensemble des êtres humains,
c’est donc indispensable d’étudier ces entités complexes afin d’en déduire
la vision dominante des banques.

Généralement les gens imitent les uns les autres et tendent toujours vers le
principe de la majorité, ceux qui sont uniques sont exclus de la
communauté, ils se trouvent isolées et critiqués tout le temps. Les individus
préfèrent donc de rester anonymes que d’exprimer leur différenciation
parce qu'ils se sentent en sécurité étant les mêmes que les autres et leur
permette de développer un sentiment d’appartenance. Leur peur d’être
l’objet d’une marginalisation, d’attaques et de critiques leur pousse à faire
de leur mieux pour appartenir à des «gens normaux», car la différenciation
est considérée comme une action anormale qui peut être refusée par les
communs des mortels.

Imaginons une foule de gens semblables, si quelqu'un d'entre eux meurt,


cela ferait-il vraiment une différence? La réponse est tout à fait non, parce
qu'ils ont laissé leur identité couler dans l'inconnu caractérisé par une pale
imitation. Les personnes les plus courageuses et les plus performantes sont
celles qui prennent des risques sans avoir à craindre les conséquences de
leur différence ; au fil du temps, les personnages les plus puissants, les
plus remarquables et qui ont bouleversés le développement de notre
monde, ont été à une époque considérés des fous rejetés par leur société,
mais ils n’étaient pas des lâches qui ont peur d'embrasser leur pensée
spéciale qui était en dehors des critères limités définis par les membres de
la communauté dominante dans la société, Ils ont pu solidifier leur propre
niche même s'ils sont morts, mais leur esprit est toujours présent car ils ont
réussi à communiquer leur différenciation et à la faire accepter.

2) La nature bancaire :
Il relève qu’il n'y a pas une assez large différence par rapport à la nature
humaine, les banques craignent aussi la différence et l’innovation et plus
particulièrement l’incertitude ; leur peur de l'échec les empêches de se
différencier tout en pensant que cela peut les conduirait à perdre tout ce qui
les a fait réussir en premier lieu et même leurs clients actuels s'ils
n'aimaient pas leur antinomie et la refusent .

Le problème réside dans le fait que les banques relient l'innovation au


risque, et comme nous savons tous que la culture d'une banque est centrée
principalement autour la minimisation des risques, ce qui est directement
en conflit avec le changement, et afin de minimiser cette peur, les banques
ne prennent jamais d’initiative, elles n'innovent pas jusqu'à ce qu'elles
soient obligées de le faire notamment à cause de la contrainte du
développement technologique, elles ne prennent aucun risque envers une
idée avant qu'elle ne se répande dans la société d'abord et ensuite dans le
secteur bancaire, c’est ainsi que les banques coopèrent plus qu'elles ne
sont en concurrence car si tout le monde va dans le même sens, cela
minimise l’opportunité d’avoir des graves pertes, donc elles essayent
toujours d’éviter des risques mortels et de garder leur niveau stable afin
qu’elles puissent garder leur position.

En effet, si les banques ont la possibilité d’éliminer l’innovation, elles


l'auraient certainement fait, elles ont tendance à l’éradiquer et donc une
culture de l'innovation est éteinte. Prenons l'exemple du Bitcoin, il est
interdit dernièrement au Maroc, l’une des principales raisons de cette
décision est parce que les banques en ont peur car il va leur pousser à
innover, l’usage de Bitcoin s’intensifie d’une façon continue ce qui devraient
propulser son prix vers de nouveaux cieux et donc une opportunité de
spéculation plus rentable pour les épargnants plutôt que de placer leur
argent dans les établissements de crédit, il permet également aux gens de
commercer directement les uns avec les autres, éliminant le besoin d'un
intermédiaire qui, dans le commerce traditionnel, est la banque, et
s’endetter devenait une très mauvaise idée, parce que quelle que soit la
somme que vous possédez, elle vaut de plus en plus à mesure que le
temps passe. Donc, que reste-t-il à faire aux banques ? Elles pourraient
seulement passer leur temps à faciliter les transactions; la banque sera
donc dans un besoin désespéré de créer une nouvelle forme d'argent
numérique afin de rivaliser le Bitcoin ( = une nouvelle source de risque),
alors la solution la plus facile pour eux et la moins dommageable c’est de
l’attaquer et le bannir.

3) Pourquoi se différencier ?

C’est vrai qu’il est effrayant de penser à abandonner ce qui vous a fait
réussir pour quelque chose qui peut ou ne peut pas fonctionner, mais au
lieu de réfléchir à tous les problèmes possibles avant de procéder à un
changement, les banques devraient penser à tous les avantages que cette
déflection pourrait leur apporter et, en la supprimant, elles pourraient perdre
une chance de gagner plus de clients. D’une manière générale, elles
doivent se débarrasser du principe de « si personne d'autre ne le fait, alors
nous ne le faisons pas non plus », car les plus réussies sont celles qui
précèdent l'idée et non celles qui l'imitent.

La différenciation permettra non seulement à la banque de garder une


longueur d’avance sur ses concurrents mais aussi de redéfinir son identité
et de la faire sortir de l’anonymat en lui donnant une place bien précise
dans l’esprit des consommateurs et en créant une personnalité originale
incarnée dans l’image que perçoivent ces derniers. Les banques doivent
donc prendre le risque, si elles ne le prennent pas, elles tomberont toujours
dans l'indifférence du client car ce dernier même s’il imite une autre
personne et même s’il n’est pas différent, mais cela ne le dispense pas
d’être gourmand envers tous ce qui est différent et nouveau.

Cependant, si cette différenciation était acceptée par le client, elle sera le


motif pour que ce dernier n’accepte pas les substitutions ; car elle mettra
en évidence les atouts potentiels qui le distinguent, et les consommateurs
percevront que les autres produits similaires ne répondent pas à leurs
besoins comme il faut; cela augmente leurs attentes quant aux normes de
qualité qu'ils sont prêts à accepter. La banque doit proposer des produits
innovants ou même agir sur des produits déjà existants en les
renouvelants, cela fera passer la concurrence pour des banques qui
proposent un service assez traditionnel, commun et ennuyeux.
a new solid banking culture:::: problematique de primaires formation
la normalisation de la déffirenciation

If banks did not take a risk they will always fall in customer’s
indifference

Who else is doing this: if no one else is doing it, then we’re not