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1- Projection des éléments de réduction du torseur de cohésion :  

     


Composantes de R  N  T et M G  M t  M fG dans le repère(G; x ; y ; z ) qu’est lié à la surface (S)
 
Avec : N : Effort Normale : projection de R
sur la normale extérieur (G; x)
 
T : Effort Tranchant : projection de R 
sur le plan de la section droite (G; y ; z )
 
M t : Moment de torsion : projection de M G

sur la normale (G; x)
 
M fG : Moment de flexion : projection de M G
 
sur le plan (G; y ; z )
 
Remarque : En général, T et M G n’ont pas de
 
direction particulière dans le plan (G; y ; z ) , il est
  
utile de définir leurs coordonnées dans (G; x ; y ; z )
   
d’où : R  N  x  Ty  y  Tz  z
   
et M G  M t  x  M fGy  y  M fGz  z
2- Définition des sollicitations simples : 
 N Mt 

Forme générale du torseur de cohésion : 
 


coh II / IG  Ty M fGy 

Une sollicitation est dite simple (ou pure) lorsqu’ un seul  

 
des éléments de réduction du torseur de cohésion n’est pas nul. Tz
 M fGz 

G
 
Traction simple (N > 0) Le sens de N est celui de (G, X)

Compression simple (N < 0)  N 
N  0 ; Ty = 0 ; Tz = 0 coh II / IG    
Mt = 0; MfGy = 0; MfGz = 0  0 
 G

 
Le sens de Ty est celui de (G,Y)
Cisaillement simple 
N = 0 ; Ty  0 ; Tz = 0 T 
 y
Mt = 0 ; MfGy = 0 ; MfGz = 0 coh II / IG    
 0 
 G

 
Le sens de Mt est celui de (G, X)
Torsion simple 
 0 
coh II / IG   
N = 0 ; Ty = 0 ; Tz = 0
Mt  0 ; MfGy = 0 ; MfGz = 0  M 
 t G

 
Le sens de M fGz est celui de (G,Z)


 

Flexion simple pure  0 
N = 0 ; Ty = 0 ; Tz = 0 coh II / IG  

 
Mt = 0 ; MfGy = 0 ; MfGz  0  M fGz 

 G

1
TRACTION SIMPLE
 Contraintes dans
 une section droite
Les contraintes M dans une section droite (S)
sont normales à la section et uniformément
réparties dans cette dernière.
La valeur de M en un point M de (S) est :
N
M  ; N  0  M  0
S
avec : M : Contrainte normale en un point M (MPa), (1MPa = 1N/mm2 = 10 bars = 106 Pa)
N : Effort normal (en N) ;
S : Aire de la section droite soumise à la traction (mm2)
 Loi de Hooke   E x et N  E  l donc : l  N  l0
S0 l0 E  S0
avec : l : Allongement de la poutre en (mm) ;
 : Contrainte normale de traction (en MPa) ; l0 : Longueur initiale de la poutre en (mm) ;
E : Module d’élasticité longitudinale ou d’Young en (MPa); N : Effort normal en (N) ;
 x : Allongement unitaire ; S0 : Section droite initiale en (mm2).
Remarque : Lorsqu’une poutre s’allonge dans la direction longitudinale sous l’effet de N,
on observe une contraction dans la direction transversale ; on écrit :  y     x
avec :
l l 
 x  1 0 : Allongement unitaire suivant ox ;
l0
h  h0 Contraction (ou raccourcissement) suivant  ;
y  1 : oy
h0
 : Coefficient de Poisson (selon les matériaux ( 0,1    0,5 ),
(pour les aciers   0,3 ).
 Condition de résistance
Pour des raisons de sécurité, la contrainte normale doit rester inférieure N R
à la résistance pratique à l’extension Rpe. La condition de résistance est :    Rpe  e
S s
avec : Re : Résistance élastique à l’extension (MPa)
s : coefficient de sécurité.
 Condition de déformation
Pour des raisons fonctionnelles, il est parfois important de limiter l’allongement.
Il doit rester inférieur à une valeur limite llim l  l N  l0
ou  l
ES
lim lim

 Géométrie non parfait (ou phénomène de concentration de contraintes)


Si le solide présente des variations brusques de section, dans une zone proche de ces variations,
la répartition des contraintes n’est plus uniforme, il y a concentration de contrainte.
La contrainte maximale est :   K  ; 1 K  3
max t nom t

avec : Kt : Coefficient de concentration de contrainte de traction (Kt en fonction de gorge, trou …)


 nom = N : Contrainte normale nominale (Contrainte normale sans variations de section)
S

COMPRESSION SIMPLE
 Condition de résistance
Pour des raisons de sécurité, la contrainte normale doit rester inférieure N Rec
à la résistance pratique à la compression Rpc. La condition de résistance est :    Rpc 
S s
avec : Rec : Résistance élastique à la compression (MPa)
s : Coefficient de sécurité.
2
CISAILLEMENT SIMPLE
 Contrainte dans une section droite
Les contraintes tangentielles sont sensiblement
uniformément réparties dans une section droite.
On définit une contrainte moyenne  moy égale à  M
supposée uniformément répartie c’est-à-dire :
T
 M1   M 2    moy  Cte et  moy 
S
avec :  moy : Contrainte tangentielle moyenne (MPa) ;
T : Effort tangentiel (ou tranchant) (N) ;
S : Section droite soumise au cisaillement (mm²).

 Loi de Hooke  moy  T  G  y  G  


S x

avec : x : Distance entre (S) et (S0) (mm) ;


y : Glissement transversal entre (S) et (S0) (mm) ;
G : Module d’élasticité transversal (de Coulomb) (MPa).
 : Glissement relatif
y
  Arctg  Arctg : Angle de glissement relatif (en degré)
x
 Condition de résistance
On définit la condition de résistance pratique au glissement ou la contrainte admissible au
T Re g T Re g
cisaillement par :  moy   Rpg   adm   moy   adm  Rpg ou 
S s S s
avec : Rpg : Résistance pratique au glissement (MPa) ;
 adm : Contrainte admissible au cisaillement (MPa) ;
Reg : Résistance élastique au glissement (MPa) ;
s : Coefficient de sécurité.
TORSION SIMPLE
Angle unitaire de torsion
 1
 
x 1,0 ; Si   0   0
avec :  : Angle unitaire de torsion en (rad/mm)
 : Angle de torsion en (rad).

 Contrainte de torsion
Mt M t M ax i
C’est la relation entre Mt et   M  . et la contrainte Maxi  M ax i 
Io Io /
Avec : -  M : Contrainte tangentielle due à la torsion en un point M en (MPa) et 𝜏M ⊥ (OM)
-  M ax i : Contrainte tangentielle maxi due à la torsion au point M1 en (MPa)
- Mt : Moment de torsion en (N.m)
- MtMaxi : Moment de torsion maxi en (N.m)
- I0 : Moment quadratique polaire de S (mm4).
-  = R =  Maxi : Distance de M au centre de la section en (mm).
I0 I
-  0 : Module de torsion de la section droite (S) (mm3).
R  3
 Loi de Hooke

 M  G. .  max i  G. .R


avec : - G
: Module d’élasticité transversale (ou de Coulomb) en (MPa)
-  : Angle de torsion unitaire en (rad/mm)
 Moments quadratiques usuels

ab3 d4 
IGx
64
D 4
 d4 
12 64
ba 3 d4 
IGy
32
D 4
d4
12 64
d4 
IGz 
ab 2
12
a  b2 
64
D 4
 d4 
32
 Théorème de Huygens et changement d'axe
Le moment quadratique d'une surface (S) par rapport à un axe (ox) quelconque de son plan est égal
au moment quadratique de cette surface par rapport à l'axe (GX) passant par son centre de gravité et
parallèle à (ox), plus le produit de l'aire de cette surface par le carré de la distance des deux axes (ox)
et (GX). X et Y passent par le centre de gravité G ou barycentre de la surface (S). x est parallèle à X et
y à Y; dx et dy sont les distances entre les axes et S l’aire de la surface (S).
Remarque: Centre de gravité d’une surface
d 2  dx 2  dy 2 yG1  S1  yG 2  S2
I 0 x  I GX  S .dy 2 yG 
S1  S2
I 0 y  I GY  S .dx 2
zG1  S1  zG 2  S2
I 0  I G  S .d 2 zG 
S1  S2
I 0 xy  I GX GY  S .dx.dy
 Équation de déformation
M .
C’est la relation entre Mt et θ : M t  G. .I 0  t
Avec : - Mt : moment de torsion en (N.m) G.I 0
G : Module d’élasticité transversale (ou de Coulomb) en (MPa)
 : Angle de torsion unitaire en (rad/mm) 4
I0 : moment quadratique polaire de S (mm ).
 : Angle de torsion en (rad).
 Condition de résistance
M t M ax i Re g - Rpg : résistance pratique au glissement en (MPa)
 M ax i   Rpg  Avec : - Reg : résistance élastique au glissement en (MPa)
Io / s - s : coefficient de sécurité
 Condition de rigidité
Mt
   lim Avec :  lim : angle unitaire limite de torsion en (rad/mm)
G.I o
 Concentration de contraintes
Lorsque les arbres étudiés présentent de brusques variation de section (gorge ; épaulement, trou…)
les formules précédentes ne s’appliquent plus.
On dit qu’il y a concentration de contraintes.  eff max i  kt .  th  Rpg
4
FLESION PLANE SIMPLE
Angle unitaire de flexion

 Angle unitaire de flexion (rad/mm)
x
 Contraintes de la flexion
En un point quelconque M, de la section droite, on a :
M fGz
M    y
I Gz

En un point A, le plus éloigné de (G, z ) , on écrit que :
M fGz max i
 A max i   max i      ymax i 
I Gz
Avec :
-  M : Contrainte normale en M due à la flexion (MPa).

M fGz : Moment de flexion selon (G, z ) dans (S) (N .mm).
- 
- I Gz : Moment quadratique de la section droite (S)/à (G , z ) (mm4).
  
- y : Ordonnée du point M dans R  G, x, y, z  (mm).

- ymax i   : Ordonnée du point le plus éloigné de (G, z ) (mm).
I Gz I
-  Gz : Module de flexion de la section droite (S) (mm3).
ymax i 
 Loi de Hooke
 M   E   y Avec : -  M : contrainte normale au point M due à la flexion (MPa).
- E : module d'élasticité longitudinal (d'Young) (MPa).
- y : ordonnée du point M / au plan de la fibre neutre (mm).
 Condition de résistance
Pour des raisons de sécurité, la contrainte normale due à la flexion doit reste inférieur à la résistance
pratique à l'extension. On défini Rpe par le quotient de la résistance élastique à l'extension Re
par le coefficient de sécurité ‘’ s ‘’
M fGz Re Rpe. résistance pratique à l'extension en (Mpa).
  max i
 Rpe  Re : résistance élastique à l'extension en (Mpa).
max i I Gz s
s : coefficient de sécurité (sans unité).
y max i
 Solide réel
Les poutres présentent souvent de brusques
variations de sections. Dans les zones proches
de ces variations, les formules précédentes
ne s'appliquent plus La répartition des contraintes
n'est plus linéaire.

Il y a concentration de contrainte.  eff max i


 K f   thé
 eff max i : Contrainte maximale effective (MPa).
 thé : Contrainte théorique sans concentration (MPa).
K f : Coefficient de concentration de contrainte relatif à la flexion, déterminé par tableaux ou abaques.
 Équation de la déformée
EIGz y  M fGz ( x) y’’ : Dérivée seconde de l'équation de la déformé
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