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Hématologie

Les analyses hématologiques sont pratiquées sur le sang pour permettre le diagnostic ou le suivi de
certaines maladies. Le sang est composé d'un liquide, le plasma, dans lequel flottent des cellules
(globules rouges, blancs et plaquettes) et un grand nombre de substances (protéines, hormones,
vitamines, etc.). Ainsi, l'hématologie regroupe l'analyse des cellules du sang mais aussi d'éléments
dissous dans le plasma comme les facteurs de la coagulation ou les anticorps.

FNS : Formule numerique du sang

Hémogramme Numération sanguine

Conditions de prélèvement
 Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude). Le tube de sang contient un
anticoagulant.
 Il n'est pas nécessaire d'être à jeun. Il n'y a pas de précaution particulière à observer.

Intérêt du dosage

La numération sanguine consiste à compter (grâce à des automates le plus souvent) les différents
éléments cellulaires du sang à savoir : globules blancs (ou leucocytes), globules rouges (ou hématies) et
plaquettes sanguines.

Des paramètres liés à ces éléments sont également mesurés pour certains (taux d'hémoglobine, volume
globulaire moyen = VGM) ou calculés (hématocrite, teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine =
TCMH, concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine = CCMH). D'autres indices (Indice de
distribution des globules rouges ou des plaquettes) peuvent également être calculés par les automates
de numération.

Cet examen est essentiel pour apprécier un dysfonctionnement de la moëlle osseuse ou des
perturbations dites "périphériques" (anémies, augmentation des globules blancs en réponse à une
attaque de l'organisme, problème de coagulation et consommation des plaquettes…). Il est associé
généralement à une "Formule sanguine", qui est la partie qualitative (et non plus quantitative) de
l'hémogramme (voir ce terme).

Valeurs normales

i 3 à 10 ans Femme Homme


3
Hématies (millions /mm ) 3.5- 5.0 4.0 - 5.3 4.2 - 5.7
Hémoglobine (g /100 ml) 12.0 - 14.5 12.5 - 15.5 14.0 - 17.0
Hématocrite (%) 36 - 45 37 - 46 40 - 52
3
VGM (µ ) 74 - 91 80 - 95 80 - 95
TCMH (pg) 24 - 30 28 - 32 28 - 32
CCMH (%) 28 - 33 30 - 35 30 - 35
3x1000
Leucocytes(/mm ) 4500 - 13000 4000 - 10000 4000 - 10000
Plaquettes (/mm3x1000) 150 - 400 150 - 400 150 - 400

Variations pathologiques

 Anémies
Diminution du taux d'hémoglobine, accompagné d'une diminution du nombre des globules
rouges. Les paramètres calculés (hématocrite, VGM, TCMH, CCMH) permettent de préciser
le mécanisme en cause.
 Anémie d'origine centrale (moëlle osseuse)
insuffisance médullaire, cancer, leucémie, dysérythropoïèse
 Anémie d'origine périphérique
hémolyse, hémorragie, carence en fer, anémie inflammatoire, saturnisme, hémodilution
 Polyglobulies
Augmentation du nombre de globules rouges :
Maladie de Vaquez
Polyglobulie réactionnelle, hypoxémique ou tumorale.
 Hypoleucocytoses (diminution du nombre de globules blancs)
Certaines infections virales ou parasitaires, insuffisance médullaire, certaines anémies,
troubles de répartition, origine toxique ou médicamenteuse, certains cancers et leucémies
 Hyperleucocytoses (augmentation du nombre de globules blancs)
Infections bactériennes, syndromes inflammatoires, certaines parasitoses, nécroses tissulaires,
cancers, syndromes myéloprolifératifs, certaines leucémies, réactions allergiques
médicamenteuses
 Thrombopénie (diminution du nombre des plaquettes)
Destruction des plaquettes (polytransfusés), hémodilution, atteinte virale, trouble immunitaire
(maladie auto-immune, réaction allergique), coagulation intra-vasculaire, chirurgie avec
circulation extra-corporelle, purpura, syndrome hémolytique et urémique de l'enfant, aplasie
médullaire, hémopathie maligne, maladie constitutionnelle héréditaire (anomalie de May-
Hegglin)
 Thrombocytose (augmentation du nombre des plaquettes)
Splénectomie
Maladies infectieuses
Maladies inflammatoires
Maladie de Hodgkin
Réticulosarcomes
Interventions chirurgicales
Stress, brûlures graves
Cirrhose, pancréatite, atrophie splénique
Syndrome myéloprolifératif
Thrombocytémie essentielle

Hémogramme : formule leucocytaire

Conditions de prélèvement
 Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude). Le tube de sang contient un
anticoagulant.
 Il n'est pas nécessaire d'être à jeun. Il n'y a pas de précaution particulière à observer.

Intérêt du dosage

La formule sanguine est toujours associée à la numération sanguine. Elle permet d'apprécier les
éléments cellulaires du sang sous leur aspect qualitatif : morphologie, homogénéité de forme et de taille
des globules rouges et des plaquettes d'une part, d'autre part, pourcentage de chaque catégorie de
leucocytes (ramené en valeur absolue) : polynucléaires, lymphocytes et monocytes ; il est également
possible de détecter d'éventuelles cellules normalement absentes du sang circulant (cellules provenant
de la moëlle osseuse). Cet examen est très important dans le dépistage de nombreuses maladies du
sang.
Valeurs normales
i Valeur
Adulte absolue/mm3 Enfant Valeur
% % absolue/mm3

Polynucléaires Neutrophiles 50 - 80 2000 - 8000 40 - 60 2000 - 6000

Polynucléaires Eosinophiles 1-4 40 - 400 1-4 100 - 500

Polynucléaires Basophiles 0-1 0 - 100 0-1 0 - 150

Lymphocytes 20 - 40 1000 - 4000 35 - 60 1500 - 7000

Monocytes 2 - 10 80 - 1000 2 - 10 100 - 1500

Variations pathologiques

Polynucléaires neutrophiles
 Diminution :
Certaines infections virales et parasitoses
Gammapathies monoclonales
Aplasie médullaire
Anémie par carence en fer, acide folique ou vitamine B12
Leucémie aiguë, syndrome myélodysplasique
Agranulocytose d'origine toxique ou médicamenteuse, immunologique ou constitutionnelle
Hyperthyroïdie

 Augmentation :
Infections bactériennes à germes pyogènes
Certaines parasitoses
Maladies inflammatoires
Nécrose tissulaire (infarctus du myocarde, traumatismes)
Cancers
Maladie de Hodgkin
Désordres métaboliques : goutte, urémie, éclampsie
Syndromes myéloprolifératifs
Hémorragies et hémolyses
Intoxications : benzène, radiations, certains médicaments
Tabac

Polynucléaires éosinophiles
 Augmentation :
Maladies allergiques
Parasitoses (surtout helminthiases : parasitoses à vers)
Lymphomes
Certaines maladies auto-immunes
Dermatoses

Polynucléaires basophiles
 Augmentation :
Syndromes myéloprolifératifs
Hypothyroïdie
Colite ulcéreuse
Lymphocytes
 Diminution :
Aplasie médullaire
Agranulocytose d'origine toxique
Corticothérapie et traitements immuno-suppresseurs
Irradiation étendue
Déficits immunitaires congénitaux
Maladie de Hodgkin

 Augmentation :
Physiologique chez l'enfant
Syndromes mononucléosiques
Infections aiguës virales ou bactériennes
Tuberculose, brucellose
Réaction allergique médicamenteuse
Maladies auto-immunes
Thyrotoxicoses
Hémopathie lymphoïde maligne

Monocytes
 Augmentation :
Infections surtout chroniques
Réactionnelle face à neutropénie aiguë ou chronique (baisse des polynucléaires) Syndromes
inflammatoires
Collagénoses, maladies de surcharge
Maladie de Hodgkin, myélome, myelofibrose
Leucémies myélo-monocytaires
Splénectomie
Présence d'éléments médullaires immatures :
Syndromes myélo-prolifératifs (myélémie)
Erythroblastose après splénectomie, hémolyse sévère
Myélofibrose, lymphomes myélomes
Métastases de cancers dans la moëlle osseuse
Blastose sanguine dans leucémies aiguës

Plaquettes

Conditions de prélèvement
 Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude). Le tube de sang contient un
anticoagulant.
 Il n'est pas nécessaire d'être à jeun. Il n'y a pas de précaution particulière à observer.

Intérêt du dosage

Les plaquettes sanguines ont un rôle très important dans la coagulation. Une diminution trop
importante du taux de plaquettes entraîne un risque hémorragique (à envisager avant une intervention
chirurgicale par exemple). Une augmentation du taux entraîne au contraire un risque de thrombose par
formation d'agrégats plaquettaires.

Valeurs normales

150000 - 400000 /mm3

Variations pathologiques
 Diminution :
Insuffisance médullaire globale : aplasie médullaire, myélofibrose
Thrombopénie d'origine toxique ou médicamenteuse
Alcoolisme aigu
Infections virales
Thrombopénie héréditaire : amégacaryocytose, maladie de Wiskott-Aldrich, de May-Hegglin,
de Bernard-Soulier
Maladies auto-immunes
Traitement par héparine
Allo-immunisation post-transfusionnelle ou néo-natale
Coagulopathie de consommation : purpura thrombotique thrombocytopénique, syndrome
hémolytique et urémique, infections, cancers profonds, certaines leucémies aiguës, causes
obstétricales ou chirurgicales, syndrome de Kassabach-Merrit (hémangiome géant)
Splénomégalie

 Augmentation :
Après splénectomie (ablation de la rate)
Après hémorragie massive
Maladies infectieuses, inflammatoires, cancéreuses
Carence en fer chronique
Thrombocytémie primitive
Syndromes myélo-prolifératifs chroniques
Syndromes myélo-dysplasiques

Réticulocytes

Conditions de prélèvement
 Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude). Le tube de sang contient un
anticoagulant.
 Il n'est pas nécessaire d'être à jeun. Il n'y a pas de précaution particulière à observer.

Intérêt du dosage

Les réticulocytes sont les précurseurs des globules rouges. Leur présence dans le sang périphérique en
quantité augmentée indique une production augmentée de globules rouges dans la moëlle osseuse, pour
combler un déficit lié à une anémie. On parlera alors d'anémie régénérative ; dans le cas contraire, on
parle d'anémie arégénérative. Le taux de réticulocytes sanguin est donc un élément important pour
appréhender le mécanisme en cause d'une anémie.

Valeurs normales

25000 - 75000 / mm3 soit : 0.5 - 1.5 % des globules rouges

Variations pathologiques
 Diminution :
Erythroblastopénie, aplasie médullaire
Anémie inflammatoire, anémie par carence en fer, anémie par carence en folates et vitamine
B12, anémie réfractaire et syndromes myélodysplasiques, certains myélomes et leucémies

 Augmentation :
(réticulocytes > 120000 :mm3 anémies régénératives )
Anémie hémolytique
Anémie post-hémorragique
Sortie d'aplasie médullaire
Myélogramme

Conditions de prélèvement

Le prélèvement en vue de la réalisation d'un myélogramme se fait par ponction de moëlle osseuse. Le
patient doit rester allongé ; après désinfection locale, et éventuellement légère anesthésie locale, le
prélèvement est fait sur la partie haute du sternum ou au niveau de la crête iliaque, à l'aide d'un trocart
ou le plus souvent d'une fine aiguille à ponction. Une petite quantité de moëlle est aspirée, et l'aiguille
est aussitôt retirée. Le prélèvement est alors rapidement réparti sur des lames pour réaliser des frottis
qui seront ensuite colorés et observés au microscope.

Intérêt du test

Les précurseurs des éléments cellulaires sanguins se forment dans la moëlle osseuse. Le myélogramme
consiste à analyser la morphologie et l'équilibre des différentes cellules présentes dans la moëlle
osseuse. Il est réalisé en principe à la suite d'un hémogramme ayant mis en évidence des perturbations
(voir ce paramètre). Il permet d'apprécier quantitativement et qualitativement les précurseurs des
différentes lignées (érythroblastes : précurseurs des globules rouges, précurseurs des globules blancs
polynucléaires lymphocytes et monocytes, mégacaryocytes : précurseurs des plaquettes sanguines), et
éventuellement de mettre en évidence des cellules anormales (métastases). Toutes les hémopathies
d'origine centrale peuvent ainsi être appréhendées.

Valeurs normales

Le tableau suivant indique, à titre indicatif, le pourcentage attendu de chaque type de


cellule ; le résultat est toujours accompagné d'un commentaire concernant la richesse
médullaire (nombre global de cellules correct ou non) et indiquant l'interprétation
générale du résultat.

Lignée Stade Pourcentage

Erythroblastique Proérythroblaste 0-2

(10 - 30 %) Erythroblaste basophile 2-4

Erythroblaste polychromatophile 4-8

Erythroblaste acidophile 3-6

Granulocytaire Myéloblaste 0-3

(50 - 70 %) Promyélocyte 1-5

Myélocyte neutrophile 10 - 15

Métamyélocyte neutrophile 10 - 15

Polynucléaire neutrophile 10 - 20
Polynucléaire éosinophile 1-3

Polynucléaire basophile 0-1

Lympho-monocytaire Lymphocytes 5 - 20

(10 - 30 %) Plasmocytes 0-3

Monocytes 0-2

Mégacaryocytaire Mégacaryocytes 10 à 100/frottis

Variations pathologiques
 Insuffisance globale de la moëlle osseuse : aplasie médullaire, myélofibrose
 Erythroblastopénie (maladie de Blakfan-Diamond), certaines anémies
 Agranulocytose (d'origine toxique notamment)
 Hypogammaglobulinémie héréditaire
 Thrombopénie héréditaire (amégacaryocytose, maladie de Wiskott-Aldrich)
 Myélodysplasies : anémies réfractaires associées ou non à leucopénie (diminution des
leucocytes) et thrombopénie (diminution des plaquettes).
 Leucémies aiguës
 Leucémies lymphoïdes
 Lymphomes
 Myélomes
 Gammapathies monoclonales
 Syndromes myéloprolifératifs : Leucémies myéloïdes, maladie de Vaquez, thrombocytémie
essentielle
 Métastases de carcinomes

Vitesse de sédimentation (VS)

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) ; le tube de prélèvement contient un
anticoagulant.
Le prélèvement est réalisé de préférence à jeun.

Intérêt du dosage

La vitesse de sédimentation est le temps nécessaire aux éléments cellulaires sanguins (globules blancs,
globules rouges et plaquettes) pour sédimenter c'est-à-dire tomber librement au bas d'une colonne de
sang incapable de coaguler (grâce à l'anticoagulant utilisé pour le prélèvement). Elle est exprimée en
hauteur de cellules sédimentées mesurée au bout d'1 heure et de 2 heures (des techniques plus rapides
existent actuellement). C'est un élément d'orientation diagnostique, non spécifique mais simple à
réaliser, concernant le nombre de globules rouges et leur volume, le taux de certaines protéines, la
viscosité du sang.

Valeurs normales
 VS 1ière heure < 7 mm
 VS 2ième heure < 20 mm
Variations physiologiques et pathologiques Augmentation :
 Age
 Grossesse
 Infections bactériennes, certaines parasitoses
 Inflammation : rhumatisme articulaire aigu, polyarthrite rhumatoïde
 Péricardites, endocardites, artérites, thromboses vasculaires
 Lupus, sclérodermie, polymyosites
 Maladie de Kahler, maladie de Waldenström, maladie de Hodgkin
 Polyglobulies
 Fortes hyperleucocytoses (leucémies aiguës)
 Certaines anémies hémolytiques et hémoglobinopathies
 Cirrhoses et affections hépatiques
 Coagulation intra-vasculaire disséminée
 Maladie de Crohn, entéropathies
 Certains cancers
 Obésité et hypercholestérolémie

Médicaments pouvant interférer dans le dosage

 Diminution avec anti-inflammatoires


 Augmentation avec oestrogènes

La coagulation : hemostase

Temps de saignement

Conditions de prélèvement

2 méthodes sont possibles :

Technique de Duke : Après désinfection locale à l'éther, une incision de quelques millimètres, non
douloureuse, est réalisée à l'aide d'une petite pointe ("microlance") au lobe de l'oreille. Dès que la
première goutte de sang apparaît, un chronomètre est déclenché. Les gouttes de sang sont recueillies
toutes les 30 secondes sur un buvard jusqu'à l'arrêt du saignement. Le temps de saignement est ainsi
déterminé.

Technique d'Ivy : Le brassard d'un tensiomètre est appliqué au bras et la personne effectuant le
prélèvement applique une pression déterminée. Ensuite, après désinfection locale à l'éther, 3 petites
incisions, non douloureuses, sont réalisées à l'aide d'une "microlance" sur la face antérieure de l'avant-
bras. Dès que la première goutte de sang apparaît, un chronomètre est déclenché. Les gouttes de sang
sont recueillies toutes les 30 secondes sur un buvard jusqu'à l'arrêt des 3 saignements. Le temps de
saignement moyen est ainsi déterminé.

Intérêt du dosage

Le temps de saignement est le temps qui s'écoule entre la création d'une blessure et l'arrêt du
saignement. Cela permet d'évaluer le temps nécessaire à la formation d'un thrombus plaquettaire, qui
sera ensuite consolidé pour former un véritable caillot lors de la coagulation. Ce temps est en relation
avec le nombre de plaquettes sanguines. Il permet de dépister un risque hémorragique avant une
intervention chirurgicale.

Valeurs normales

2 - 4 minutes par la technique de Duke


3 - 5 minutes par la technique d'Ivy
Variations pathologiques

Un allongement du temps de saignement (> 8 minutes) nécessite la réalisation d'une numération


plaquettaire.

 Avec nombre de plaquettes augmenté : syndrome myéloprolifératif ;


 Avec nombre de plaquettes normales : thrombopathie, maladie de Willebrand ;
 Avec nombre de plaquettes diminué : thrombopénie de consommation, atteinte hépatique,
thrombopathie constitutionnelle ou acquise

Médicaments pouvant interférer dans le dosage

La prise d'aspirine, même à très faible dose, dans les 8 jours qui précèdent le test, risque d'allonger le
temps de saignement.

Taux de prothrombine - Temps de Quick et INR =International Normalised Ratio

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le
prélèvement doit être réalisé en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.

Indiquer s'il y a une prise de médicaments anticoagulants (type anti-vitamine K = AVK) et si oui, la
dose et l'heure de la prise (par rapport à l'heure du prélèvement).

Intérêt du dosage

Le temps de Quick est le temps nécessaire à la coagulation du plasma traité dans certaines conditions.
Cela permet d'explorer les facteurs de la coagulation dits vitamine K dépendants. Il est possible de
convertir ce temps en taux de prothrombine par rapport à un plasma témoin définit à 100 % (ou
pourcentage d'activité prothrombinique globale). Le résultat peut également être exprimé en INR en
rapportant le temps du malade sur celui du témoin (dans des conditions bien définies). Ce dosage est
fréquemment utilisé pour la surveillance thérapeutique des patients traités par anti-vitamine K.

Valeurs normales

Taux de prothrombine : 70 - 100 % INR = 1

Patient traité par anti-vitamine K : la zone d'efficacité thérapeutique (qu'il faut


atteindre et maintenir) est définie par rapport au risque thrombo-embolique :

TP (%) INR

Prévention des thromboses veineuses 30 - 40 2-3

Phlébite ou embolie en évolution 25 - 35 2-4

Prévention des thromboses récidivantes 25 - 35 2-4

Prévention des thromboses artérielles 20 - 30 3 - 4.5


Prophylaxie opératoire 30 - 40 2-3

Patient porteur de prothèse cardiaque 20 - 30 3 - 4.5

Variations pathologiques

Allongement du temps de Quick = Baisse du taux de prothrombine = augmentation de l'INR :

 Maladie hémorragique du nouveau-né


 Insuffisance hépatique : hépatites, cirrhoses, ictères
 Déficit en vitamine K par malabsorption
 Coagulation intra-vasculaire disséminée
 Fibrinolyse
 Déficit isolé, congénital, en l'un des facteurs du complexe prothrombinique
 Présence d'un anti-coagulant circulant

Médicaments pouvant interférer dans le dosage

Augmentation de l'effet des AVK (entraînant des INR trop élevés par rapport à ceux souhaités) :
antibiotiques, nortryptiline, phénylbutazone, aspirine, allopurinol, thyroxine.

Diminution de l'action des AVK (entraînant des INR trop bas par rapport à ceux souhaités) :
barbituriques, gluthétimide, oestrogènes

De nombreux autres facteurs, en particulier alimentaires, peuvent modifier l'INR, d'où la nécessité
d'une surveillance régulière des patients sous AVK afin d'adapter les posologies aux INR déterminés.

Temps de céphaline activée = TCA

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le
prélèvement doit être réalisé en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.

Indiquer s'il y a une prise de médicaments anticoagulants : héparine (indiquer le type et la dose) ou
anti-vitamine K = AVK (indiquer la dose et l'heure de la prise par rapport à l'heure du prélèvement).

Intérêt du dosage

Le TCA est le temps de coagulation d'un plasma traité dans des conditions particulières. Il permet
d'explorer globalement l'ensemble des facteurs de la coagulation dits de la voie intrinsèque. Un
allongement du TCA peut révéler un déficit en un facteur de la coagulation (en particulier les facteurs
anti-hémophiliques A et B, respectivement les facteurs VIII et IX), potentiellement responsable d'un
risque hémorragique.

Valeurs normales

Résultats exprimés en secondes par rapport au témoin. Les valeurs sont très variables selon la
technique utilisée (de l'ordre de 27 à 35 secondes).
Temps du patient < ou = temps du témoin + 6 secondes

Variations pathologiques

Allongement du TCA > temps du témoin + 6 secondes :

 Traitement par l'héparine (peu d'allongement avec les héparines de bas poids moléculaire)
 Traitement par les Antivitamines K
 Hémophilie A
 Maladie de Willebrand
 Hémophilie B
 Déficit constitutionnel en un autre facteur de la coagulation
 Insuffisance hépatique
 Coagulation intra-vasculaire disséminée
 Anticoagulant circulant

Fibrinogène

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude), avec le garrot laissé le moins longtemps
possible.

Le tube de prélèvement contient un anticoagulant.

Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Intérêt du dosage

Le fibrinogène est une protéine fabriquée par le foie qui est transformée en fibrine lors de la
coagulation pour aboutir à la formation d'un caillot. La production de fibrinogène est augmentée dans
les états inflammatoires. Il existe des défauts de production du fibrinogène (rares) ; son taux peut
également être diminué en cas de défibrination.

Valeurs normales 2 - 4 g /l

Variations pathologiques

 Diminution :
Insuffisance hépatique sévère
Afibrinogénémie ou hypofibrinogénémie congénitale
Coagulation intra-vasculaire disséminée
Fibrinolyse primitive
Fibrinolyse secondaire (infection grave, cancer, chirurgie, complication obstétricale, brûlures
ou traumatismes étendus, choc anaphylactique)
Traitement par médicaments thrombolytiques (streptokinase, urokinase, activateur tissulaire
du plasminogène, L-Asparaginase)

 Augmentation :
Syndromes inflammatoires : infections, cancers, lymphomes, rhumatismes, connectivites

Facteurs antihémophiliques A et B =Facteurs VIII et IX de la coagulation

Conditions de prélèvement
Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le
prélèvement doit être réalisé en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.

Intérêt du dosage

Les déficits en facteurs anti-hémophilique A (Facteur VIII) et anti-hémophilique B (Facteur IX)


permettent de diagnostiquer et de différencier respectivement l'hémophilie A et l'hémophilie B,
maladies à transmission héréditaires. Le dosage de ces facteurs peut être demandé à la suite de signes
cliniques évocateurs d'hémophilie (tendances hémorragiques) et /ou d'un allongement du TCA (voir ce
terme). Il peut être également réalisé dans le cadre d'un diagnostic de maladie de Willebrand
(diminution du facteur VIII:C).

Valeurs normales Facteur VIII : 60 - 120 % Facteur IX : 60 - 150 %

Variations pathologiques

 Diminution du facteur VIII :


Hémophilie A sévère (< 1%)
Hémophilie A modérée (1 - 5 %)
Hémophilie A mineure (5 - 25 %)
Hémophilie A frustre (25 - 50 %)
Femme conductrice d'hémophilie A (légère diminution)
Maladie de Willebrand (légère diminution ; réaliser des examens complémentaires pour le
diagnostic : dosage du Facteur VIII:C)

 Diminution du facteur IX :
Hémophilie B majeure
Hémophilie B mineure
Femme conductrice d'hémophilie B
Carence en vitamine K
Atteintes hépatiques (hépatite, cirrhose)

Héparinémie

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le
prélèvement doit être réalisé en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.

Il est important de noter la posologie d'héparine administrée et l'heure du prélèvement par rapport à
l'heure d'administration de l'héparine (indifférente en cas de perfusion, à mi-distance entre 2 injections
dans les autres cas).

Intérêt du dosage

Lorsque l'héparine est utilisée en traitement préventif, à faibles doses, la surveillance par dosage
biologique n'est pas indispensable. Par contre, la mise en place de traitements anticoagulants à base
d'héparine en traitement curatif des thromboses et des défibrinations nécessite une surveillance
régulière de la coagulabilité plasmatique. Ceci permet d'équilibrer la dose à administrer et d'éviter un
risque de surdosage, qui pourrait entraîner des risques hémorragiques. La mesure du temps de
céphaline activée (TCA) (voir ce terme) permet une première estimation ; la mesure de l'héparinémie
permettra de savoir si l'on a atteint la zone d'efficacité thérapeutique attendue.
Valeurs normales

TCA : 1.5 à 2 fois le temps du témoin


Héparinémie : 0.2 - 0.5 UI /ml

Variations pathologiques :
Héparinémie basse:
 Dose administrée trop faible

Héparinémie élevée :
 Dose administrée trop importante : surdosage avec risque hémorragique
 Heure de prélèvement non respectée
 Déficit du complexe prothrombinique
 Antithrombine pathologique
 Syndrome inflammatoire
 Insuffisance hépatique
 Thrombopénie

Antithrombine III

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le
prélèvement doit être réalisé en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.

Intérêt du dosage

L'antithrombine III est une protéine existant à l'état physiologique et dont le rôle est de limiter le
processus de coagulation afin d'éviter l'apparition de thromboses veineuses ou artérielles. Il est possible
de doser le taux plasmatique d'antithrombine III mais aussi de déterminer son activité fonctionnelle. La
diminution des taux d'antithrombine III entraîne un risque de maladie thrombo-embolique. Elle peut
être dosée dans le cadre de thromboses récidivantes avec inefficacité du traitement héparinique.

Valeurs normales

Dosage : 0.21 - 0.35 g /l Activité : 80 - 120 %

Variations pathologiques

 Diminution :
Déficit génétique constitutionnel en antithrombine III
Syndrome néphrotique
Oestroprogestatifs (pilule contraceptive)
Insuffisance hépatique
Thrombose veineuse
Coagulation intra-vasculaire disséminée
Traitement par l'héparine ou par la L-Asparaginase

 Augmentation :
Syndrome inflammatoire
Traitement par pénicilline G, anabolisants

Protéine C et Protéine S :

Conditions de prélèvement
Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) sur un tube contenant un anticoagulant. Le
prélèvement doit être réalisé en évitant la pose d'un garrot trop prolongée.

Le prélèvement devra être rapidement traité et congelé avant le dosage.

Il ne faut pas réaliser ce dosage chez une personne sous traitement anticoagulant de type antivitamine
K (AVK).

Intérêt du dosage

La protéine C et la protéine S sont des protéines agissant conjointement pour exercer une activité
anticoagulante physiologique. Elles favorisent la fibrinolyse (laquelle permet la reperméabilisation d'un
vaisseau après la formation d'un caillot). Des déficits en protéine C et protéine S, congénitaux ou
acquis, représentent un risque d'accidents thrombo-emboliques. Par contre des taux élevés n'ont pas de
conséquence pathologique.

Valeurs normales

Protéine C Protéine S

Dosage immunologique 48 - 80 nmol /l 210 - 240 nmol /l

3 - 5 mg /l 15 - 30 mg /l

Activité (par rapport à un pool de référence) 70 - 130 % 70 - 140 %

Activité (en unités fonctionnelles) 0.7 - 1.3 U /ml

Variations physiologiques et pathologiques

 Diminution :
Grossesse (3ième trimestre)
Déficits congénitaux en protéine C ou en protéine S
Insuffisance hépatique
Traitement par antivitamine K
Coagulation intra-vasculaire disséminée
Cancers, leucémies
Insuffisance rénale

 Augmentation :
Syndrome néphrotique
Syndrome inflammatoire
Diabète
Traitements oestroprogestatifs ou androgéniques

Groupes sanguains et anticorps irregulliers : immuno-hématologie

Groupage sanguin ABO - Rhésus D

Conditions de prélèvement
 Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) ; 2 tubes peuvent être prélevés, dont
un contiendra un anticoagulant.
 Il n'est pas indispensable d'être à jeun.
 L'identité correcte du patient, ainsi que sa date de naissance, doivent impérativement être
notés.
 Pour l'établissement d'une carte définitive de groupe sanguin, 2 prélèvements à des moments
différents doivent être effectués.

Intérêt de la détermination

La détermination du groupe sanguin consiste à rechercher la présence ou l'absence des antigènes A et B


présents sur les globules rouges et les anticorps correspondants aux antigènes absents dans le sérum. La
détermination du groupe dans le système Rhésus permet de distinguer les sujets dits Rhésus D positif
des sujets Rhésus négatif.

Les systèmes ABO et Rhésus sont les plus importants à déterminer dans le cadre de transfusions
sanguines afin de respecter les règles de compatibilité. En effet, l'injection de produit sanguin d'un
donneur non compatible avec le groupe sanguin du receveur peut entraîner des accidents
transfusionnels dramatiques. C'est pourquoi la détermination du groupe sanguin est si importante et
nécessite au moins 2 déterminations avant la délivrance d'une carte.

La détermination dans le système Rhésus est également importante chez la femme enceinte afin
d'envisager un éventuel risque d'immunisation contre le groupe Rhésus du bébé lors de l'accouchement
(lorsque la mère est de groupe Rhésus - et le bébé Rhésus + : risque lors de grossesses ultérieures).

Valeurs normales
 Groupe O : 43 % de la population générale
 Groupe A : 45 %
 Groupe B : 9 %
 Groupe AB : 3 %
 Rhésus D + : 85 %
 Rhésus - : 15 %

Il existe des sujets ayant un phénotype particulier : groupe Bombay (exceptionnel).

Chez un nourrisson de moins de 6 mois, le groupe sanguin définitif ne peut être établi.

Les transfusions légales sont iso-groupes (même groupe entre Donneur et Receveur). Dans l'urgence, le
groupe O est donneur universel, le groupe AB est receveur universel.

Phénotypage (groupes sanguins dans systèmes autres que ABO)

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) ; 2 tubes peuvent être prélevés, dont un
contiendra un anticoagulant.
Il n'est pas indispensable d'être à jeun.
L'identité correcte du patient, ainsi que sa date de naissance, doivent impérativement être notés.
Pour l'établissement d'une carte définitive de groupe sanguin, 2 prélèvements à des moments différents
doivent être effectués.

Intérêt de la détermination

La détermination du groupe sanguin peut être réalisée simplement dans le système ABO et Rhésus D
ou peut être complétée dans d'autres systèmes, le plus souvent : phénotype Rhésus complet C c E e ,
système Kell, et parfois système Duffy, Kidd, Lewis et Ss. Ce sont des systèmes d'antigènes, présents
ou non sur les globules rouges (phénotype + ou phénotype -). Leur détermination est importante surtout
pour les sujets polytransfusés et les femmes susceptibles d'être ultérieurement enceintes afin de ne
transfuser que des produits sanguins ayant le même phénotype. Dans le cas contraire, une
immunisation contre les antigènes différents apportés par la transfusion pourrait entraîner
ultérieurement des accidents transfusionnels ou une maladie hémolytique chez le nouveau-né.
Différents phénotypes possibles dans les principaux systèmes

Fréquence approximative en France :


Rhésus : DCcee 35 %
DCCee 20 %
DCcEe 13 %
DccEe 12 %
Dccee 2%
dccee 15 %
Khell : K+ 9%
K- 91 %
Duffy : Fy (a+ b-) 20 %
Fy (a+b+) 45 %
Fy (a-b+) 35 %
Kidd Jk (a+b-) 28 %
Jk (a+b+) 50 %
Jk (a-b+) 22 %

Recherche d'agglutinines irrégulières (RAI)

Recherche d'anticorps irréguliers anti-érythrocytaires

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) ; le tube peut contenir un anticoagulant.

Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

L'identité correcte du patient, ainsi que sa date de naissance, doivent impérativement être notés.

Intérêt du test

La recherche d'anticorps irréguliers anti-érythrocytaires (RAI) consiste à mettre en évidence et à


identifier la présence d'anticorps dirigés contre des antigènes présents sur les globules rouges du
patient. La présence de ces anticorps, provenant de transfusions antérieures, de grossesses antérieures,
ou d'une auto-immunisation (dérèglement du système immunitaire), peut provoquer lors de transfusions
de produits sanguins une inefficacité de la transfusion (destruction des globules rouges) pouvant avoir
des conséquences cliniques graves (choc transfusionnel). Ce test est donc indispensable pour la sécurité
immunologique des transfusions.
Chez une femme enceinte, la présence de ce type d'anticorps peut provoquer, en cas d'incompatibilité
foeto-maternelle, une maladie hémolytique du nouveau-né. La recherche sera faite systématiquement
chez les femmes enceintes Rhésus négatif.

Résultats

La recherche est effectuée avec différentes techniques pour essayer de mettre en évidence le plus grand
nombre possible d'anticorps différents.

Recherche négative : A priori pas de risque immunologique transfusionnel

Recherche positive : le risque de problème transfusionnel sera fonction de la concentration en


anticorps, du type d'anticorps (certains sont peu dangereux ou peu actifs à 37°C). En cas de risque
notable, les transfusions seront faites uniquement avec du sang dit "phénotypé".

Bactériologie / Parasitologie
En bactériologie et parasitologie, le but des analyses est souvent d'identifier l'agent responsable de
l'infection : bactérie, parasite, champignons microscopiques, etc. Elles consistent donc à prélever un
échantillon et à rechercher l'élément pathogène soit par observation directe, soit après mise en culture.
L'identification du germe pathogène aidera à définir le meilleur traitement et l'antibiotique le plus
efficace.

Examen cytobactériologique des urines (ECBU)

Conditions de prélèvement

Recueillir les urines de la première miction du matin après toilette et désinfection locale avec une
solution antiseptique (type Dakin). Les premières gouttes d'urine seront éliminées et les 20 à 50 ml
suivants seront recueillis dans un pot stérile.

Si possible, le prélèvement sera fait avant la mise en route d'un traitement antibiotique ; dans le cas
contraire signaler le traitement en cours.

Noter le nom et le prénom sur le flacon et le garder au frais avant de l'amener au laboratoire.

Pour réaliser un prélèvement chez le nourrisson, un collecteur stérile pourra être mis en place (poche
stérile autocollante) ; ne pas le laisser plus d'une demi-heure.

Chez les sujets ayant une sonde urinaire, le prélèvement peut être fait directement par ponction de la
sonde.

Intérêt du test

Cette analyse comporte un examen direct de l'urine au microscope et une mise en culture afin de
rechercher et d'identifier la présence de germes. L'ECBU permet de rechercher une infection urinaire
(cystite, pyélonéphrite) et d'identifier le(s) germe(s) en cause. Si un germe est trouvé, un
antibiogramme peut alors être réalisé (voir ce terme) pour guider le médecin dans sa prescription
d'antibiotique.

Résultat normal

Examen cytologique : < 10 éléments / mm3

Examen bactériologique : culture stérile (ou < 103 germes /ml)


Résultats pathologiques

Examen cytologique : Présence de leucocytes parfois très nombreux, altérés

Examen bactériologique : identification d'1 ou plusieurs germes ; quantité > 105/ml

 Cystite ou infection urinaire basse à Escherichia coli, Proteus, Staphylococcus


saprophyticus…
 Pyélonéphrite aiguë avec le même type de germe que dans la cystite
 Chez l'homme : Cystite souvent + prostatite aiguë /chronique ; épididymite aiguë (Gonocoque,
Chlamydia)
 Chez l'enfant jeune, si les infections urinaires sont récidivantes, rechercher une éventuelle
malformation ou un reflux urinaire

Coproculture = Examen bactériologique des selles

Conditions de prélèvement

Prélèvement de selles réalisé dans un récipient stérile ; 1 échantillon est suffisant.

Transporter le prélèvement rapidement au laboratoire (ou le garder au frais en attendant).

Signaler l'existence d'un traitement antibiotique éventuel.

Intérêt de l'examen

La coproculture à visée bactériologique permet de rechercher et d'identifier des germes pathologiques


qui sont normalement absents : salmonelles, Shigelles, Campylobacter, certains Escherichia coli, Vibrio
cholerae…Ces germes peuvent être responsables de diarrhées et d'infections digestives.

Résultat normal Présence d'une flore saprophyte normale

Résultats pathologiques Infections digestives et diarrhées aiguës mettant en cause les germes cités
précédemment ou des virus (Rotavirus) ou encore des parasites (voir "Examen parasitologique des
selles"). Ils peuvent provenir d'une infection alimentaire, d'un problème d'hygiène en particulier après
séjour en pays tropical.

Hémoculture

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang pour mise en culture et recherche de germes :


Il sera effectué si possible avant la mise en place d'un traitement antibiotique. Il s'agit d'un prélèvement
de sang veineux réalisé en général au pli du coude ; le volume prélevé est immédiatement injecté dans
des flacons pour hémoculture. En général, 3 prélèvements, espacés de 3 ou 4 heures, sont effectués, si
possible au moment des pics de température ou au contraire d'hypothermie.

Intérêt de l'examen

L'hémoculture consiste à mettre en culture un prélèvement de sang afin d'identifier un ou plusieurs


germes. La présence de germes dans une hémoculture (et donc dans le sang du patient) signifie qu'il
existe chez le patient une bactériémie ; lorsque celle-ci s'accompagne d'un syndrome infectieux, on
parle de septicémie dont la forme la plus grave est le choc septique. L'hémoculture permet donc de
poser un diagnostic de septicémie, d'identifier le(s) germe(s) responsable(s) et de réaliser un
antibiogramme (voir ce terme) pour orienter le médecin dans la prescription d'un traitement
antibiotique efficace.
Résultat normal

Culture stérile

Résultats pathologiques
 Isolement répété du même germe : septicémie dont le point de départ infectieux pourra être
précisé par le germe identifié, le contexte clinique : infection pulmonaire, endocardite,
pyélonéphrite, infection après intervention chirurgicale, morsures ou griffures animales,
infection nosocomiale acquise à l'hôpital.
 Isolement de germes différents : il faudra alors évoquer un terrain particulier (cirrhose,
problème immunitaire) ou un foyer infectieux (digestif : sigmoïdite / cutané : escarre, plaies
diverses).

Examen parasitologique des selles

Conditions de prélèvement

La totalité des selles émise en une fois sera recueillie dans un pot stérile rapidement amené au
laboratoire (ou conservé au frais).

Dans certains cas, il pourra s'avérer nécessaire de renouveler le prélèvement.

Intérêt de l'analyse

L'examen parasitologique des selles permet de diagnostiquer des parasitoses intestinales. Celles-ci sont
responsables de diarrhées accompagnées d'autres symptômes qui varient selon les parasites en cause.
L'examen consiste à rechercher directement le parasite par observation au microscope (après des
traitements particuliers effectués sur le prélèvement). De très nombreux agents différents peuvent être
en cause (agents transmis par l'alimentation et les mains souillées, suite à un voyage en zone d'endémie
ou non, émergence chez les sujets immunodéprimés de parasites dits opportunistes car non pathogènes
chez les sujets en bonne santé).

Résultats

 Recherche négative : il peut être opportun de répéter cette recherche si l'on suspecte vraiment
une parasitose car certains parasites ne sont émis dans les selles que par intermittence.
 Mise en évidence de kystes d'amibes : certains ne sont pas pathogènes (kystes d'Entamoeba
coli ) ; leur présence est simplement signalée.
 Kystes d'amibes pathogènes indiquant une amibiase colique ; des examens complémentaires
pourront alors être nécessaires.
 Oxyurose : parasitose fréquente surtout chez l'enfant. Le diagnostic peut être posé à partir d'un
prélèvement de selles mais également par un "scotch test" : un ruban de scotch doit être
appliqué le matin avant la toilette sur la marge anale puis collé sur une lame de verre adressée
au laboratoire.
 Oeufs d'ascaris mis en évidence à l'examen des selles
 Oeufs de trichocéphale
 Oeufs d'Hymenolepis
 Oeufs d'ankylostomes (origine tropicale)
 Larves d'anguillule (nécessite alors un deuxième prélèvement pour coproculture) (origine
tropicale)
 Anneaux de Taenia (agent du "ver solitaire"
 Kystes de Giardia
 Cryptosporidies
 Autres coccidioses
 Microsporidioses
Examen du liquide céphalo-rachidien (LCR)

Conditions de prélèvement

Le prélèvement est réalisé le plus souvent en urgence (éventuellement après étude du fond d'oeil). Le
patient doit s'allonger sur un côté et courber le dos (en repliant les genoux vers la poitrine). Une
anesthésie locale peut être réalisée. Le LCR est prélevé par ponction au niveau des vertèbres lombaires
à l'aide d'une aiguille à ponction lombaire. Quelques millilitres de LCR sont prélevés et rapidement
amenés au laboratoire pour être analysés.

Il est souhaitable d'effectuer le prélèvement avant d'instaurer un traitement antibiotique.

Intérêt de l'examen

L'examen du LCR permet le diagnostic de méningite aiguë. Il est réalisé en urgence lorsqu'une
méningite est suspectée. Il peut être également nécessaire au diagnostic d'autres infections du système
nerveux central : méningo-encéphalites, abcès cérébraux, myélites.

L'analyse du LCR comporte plusieurs aspects :

 Analyse cytologique :recherche de cellules, en particulier globules blancs ;


 Analyse chimique : dosage du glucose, des protéines, des ions chlorure ;
 Analyse bactériologique : mise en culture pour identifier un éventuel germe en cause et
réaliser un antibiogramme (voir ce terme) pour savoir quels antibiotiques seront efficaces sur
ce germe.

Résultat normal

LCR d'aspect clair


0 - 2 cellules / mm3
Protéines : 0.20 - 0.40 g /l
Glucose : 50 % de la glycémie (taux de glucose dans le sang)
Examen direct bactériologique négatif et culture négative

Résultats pathologiques Méningites :

Glucose LCR
Protéines Culture
Aspect Cellules /mm3 Interprétation
(g/l) Glucose sang bactérienne
0 Méningite virale
Clair 5 - 300 <1 = 0.5
lymphocytes ou Listeria Méningite à Listeria

ou spirochète ou spirochète
0 ou Méningite tuberculeuse
Clair 100 - 200 >1 < 0.5 ou fongique
lymphocytes bacille (champignon)
tuberculeux

ou cryptocoque
Trouble > 200 >1 < 0.5 + Méningite bactérienne
purulent neutrophiles (méningocoque,
pneumocoque,
Haemophilus…)

Jaune Hématies < 0.5 bacille Tuberculose


/rouge nombreuses tuberculeux

Autres cas de LCR pathologiques

Hémorragie méningée

Méningo-encéphalite :

 Virale : virus du groupe Herpès, entérovirus, virus de la rougeole, rubéole, oreillons, grippe,
rage, fièvres hémorragiques…
 Bactérienne : Listeria, bacille tuberculeux, leptospires, Chlamidia, Brucella…
 Fongique ou parasitaire : Plasmodium, cryptocoque, toxoplasme...
 Abcès cérébral.

Analyse bactériologique des sécrétions de la sphère ORL


et bronchopulmonaires

Conditions de prélèvement

Le prélèvement sera effectué si possible avant la mise en route d'un traitement antibiotique. Dans le cas
contraire, signaler le traitement en cours.

Prélèvement au niveau du nez, des oreilles, de la gorge : le prélèvement est réalisé au laboratoire par
frottement d'un écouvillon stérile (sorte de long coton-tige) sur la zone concernée.

Pour les sécrétions broncho-pulmonaires, on recueillera dans un pot stérile les expectorations
(crachats). Pour cela il faut au préalable effectuer un lavage avec une solution antiseptique puis un
rinçage à l'eau de la cavité buccale ; les expectorations seront recueillies après une toux provoquée (par
exemple à l'issue d'une séance de kinésithérapie respiratoire), en retenant préférentiellement les
échantillons émis après plusieurs rejets.

Intérêt de ces examens

L'analyse bactériologique de prélèvements ORL ou broncho-pulmonaires permet de rechercher et


d'identifier d'éventuelles bactéries responsables d'infections localisées dans ces sites (une recherche de
virus peut également être réalisée mais pas de façon systématique). Une fois ces germes identifiés, il
est possible de réaliser un antibiogramme (voir ce terme) afin de guider le médecin dans sa prescription
antibiotique.

Résultats normaux

Pour les prélèvements ORL : il existe une flore diversifiée normalement présente.

Pour les prélèvements broncho-pulmonaires, un examen cytologique est réalisé afin de visualiser la
présence de cellules bronchiques (il ne doit pas y avoir trop de cellules provenant directement de la
bouche, car cela signifierait que le prélèvement n'a pas été réalisé de façon satisfaisante). La culture
doit montrer la présence de germes en faible quantité (< 106 /ml).
Résultats pathologiques

Mise en évidence de bactéries pathogènes prédominantes dans le prélèvement ORL par rapport à la
flore normale :

agents de la coqueluche, angine de Vincent, angine à Streptocoque, diphtérie dans prélèvements de


gorge

germes responsables d'otites, de sinusites et de bronchites : pneumocoque, Haemophilus, Moraxella …

Pour l'examen cytobactériologique des crachats, l'interprétation ne sera possible que si le prélèvement a
été réalisé dans de bonnes conditions et qu'il met en évidence la présence d'un germe à un taux > 107/ml
: pneumocoque, mycoplasme, légionnelle, ou mycobactérie dans le cas d'une tuberculose.

Analyse bactériologique des sécrétions génitales

Conditions de prélèvement

Le prélèvement sera effectué si possible avant la mise en route d'un traitement antibiotique. Dans le cas
contraire, signaler le traitement en cours.

Chez la femme : après pose d'un spéculum, prélèvements sur un ou plusieurs écouvillons au niveau de
l'endocol principalement, ainsi que des leucorrhées.

Chez l'homme : prélèvements urétraux réalisés sur écouvillon ou grattage avec une petite curette ; un
prélèvement de sperme et/ou un prélèvement sur écouvillon au niveau anal peuvent également être
éventuellement effectués.

Intérêt de l'examen

L'analyse bactériologique des sécrétions génitales permet la recherche et l'identification de bactéries


pouvant être responsables d'infections génitales et de maladies sexuellement transmissibles (ne
concerne pas les virus et en particulier le VIH). Un examen direct cytologique est réalisé, ainsi qu'une
mise en culture.

Résultat normal

Examen direct : les sécrétions génitales contiennent de façon normale des cellules épithéliales et des
bactéries appartenant à la flore normale.

Culture : mise en évidence des germes de la flore normale à un taux faible, surtout au niveau de l'urètre
(< 103 /ml) ; germes anaérobies et lactobacilles dans la flore vaginale.

Résultats pathologiques

Vaginose bactérienne avec déséquilibre de la flore normale induit par Gardnerella vaginalis.

Identification de germes pathogènes responsables de vulvo-vaginites, urétrites, cervicites:


principalement Chlamydiae, mycoplasmes, gonocoque, Trichomonas, Candida (levure).

Identification de germes responsables d'ulcérations génitales : principalement syphilis, Herpès génital,


chancre mou, lymphogranulomatose vénérienne.

Antibiogramme
Conditions de prélèvement

L'antibiogramme ne nécessite pas un prélèvement particulier puisqu'il est réalisé secondairement à la


culture d'un germe dans un prélèvement pour analyse bactériologique (hémoculture, ECBU,
coproculture, LCR… voir ces termes).

Intérêt de l'examen

Lorsqu'une bactérie pathogène est identifiée dans un prélèvement bactériologique, un antibiogramme


peut être réalisé. Celui-ci consiste à tester un panel d'antibiotiques vis à vis de la bactérie isolée. Il
permettra ainsi de définir, pour chaque antibiotique, si la bactérie y est sensible (dans ce cas
l'antibiotique est efficace sur le germe), intermédiaire (l'antibiotique n'est efficace que dans certaines
conditions, à fortes doses) ou résistante (l'antibiotique est inefficace).

L'antibiogramme apporte une aide très importante au médecin pour choisir l'antibiotique à prescrire ; il
peut ainsi être amené à changer de traitement au vu de ces résultats.

Résultats

Seuls certains antibiotiques "représentatifs" sont testés ; ils sont choisis en fonction du type de
prélèvement et du germe en cause. Ils sont rendus, vis à vis de la bactérie testée : sensible,
intermédiaire ou résistant.

A partir de ces résultats, le médecin peut extrapoler sensible, intermédiaire ou résistant sur d'autres
antibiotiques de la même famille.

Certains mécanismes particuliers de résistance aux antibiotiques avec la souche testée peuvent parfois
être mentionnés.

Sérologie
La sérologie est l'étude du sérum, c'est-à-dire le sang débarrassé de ses cellules et de certains
constituants. La plupart du temps, il a l'aspect d'un liquide transparent et jaunâtre. Communément, la
sérologie consiste à évaluer l'immunité à une maladie en mesurant la quantité d'anticorps spécifiques de
celle-ci.

Serologie virale

Virus d'Epstein-Barr

Diagnostic biologique de mononucléose infectieuse :


Réaction de Paul Bunnel Davidsohn, MNI Test et sérologie anti-EBV (Epstein-Barr Virus)

Conditions de prélèvement

 Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude).


 Il est préférable d'être à jeun.

Intérêt du dosage
 MNI-Test : Test rapide qui permet de mettre en évidence la présence d'anticorps anti-Epstein-
Barr virus (agent de la mononucléose infectieuse). Ce test permet de confirmer un diagnostic
de mononucléose infectieuse lorsque la symptomatologie n'est pas très nette (en général les
signes sont assez peu spécifiques, on parle de syndrome mononucléosique : fièvre, fatigue,
angine).
 Réaction de Paul Bunnel Davidsohn : Comme le précédent, ce test permet de mettre en
évidence la présence d'anticorps anti-Epstein-Barr virus. Il présente l'avantage d'être plus
spécifique (le MNI Test peut parfois donner des résultats faussement positifs) et peut donc
servir à contrôler un MNI-test positif.
 Sérologie anti-EBV : Permet un diagnostic de certitude d'infection au virus Epstein-Barr, avec
dosage (titrage) de différents type d'anticorps (IgG-VCA, IgM-VCA, IgG-EBNA, IgG-EA).
En fonction des titres relatifs des différents anticorps, il sera possible de distinguer une primo-
infection, une infection ancienne ou une infection néoplasique liée au virus Epstein-Barr.

Résultats

 MNI-Test négatif : Pas de mononucléose infectieuse (MNI)


 MNI-Test positif : suspicion de mononucléose infectieuse

Réaction de Paul Bunnel Davidsohn

 < 1/80 : absence d'anticorps anti-EBV


Pas de mononucléose infectieuse
 >1/80 : présence d'anticorps anti-EBV
Mononucléose infectieuse

i Ig G - VCA Ig M - VCA Ig G - EBNA Ig G - EA


Pas de MNI <5 <10 <5 <5
Infection en cours : MNI 80 - 1280 >10 5 - 10 5 - 160
Infection ancienne 40 - 640 <10 20 - 320 5 - 20
Lymphome de Burkitt 320 - 2560 <10 80 - 1280 10 - 1280
Cancer du naso-pharynx 640 - 5120 <10 160 - 2560 80 - 1280

Hépatite A

Conditions de prélèvement
 Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude).
 Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Intérêt du dosage

Le virus de l'hépatite A est un virus qui se transmet par les eaux et les éléments souillés (transmission
orofécale), responsable d'hépatite aiguë. Dans de nombreux cas, l'infection peut passer inaperçue ou se
limiter à quelques symptômes peu spécifiques (fatigue, fièvre, syndrome d'allure grippale). La
sérologie permet de mettre en évidence des anticorps dirigés contre le virus de l'hépatite A (anti-VHA)
et ainsi d'affirmer le diagnostic d'hépatite aiguë A ; elle peut permettre de montrer la trace d'une
infection ancienne au virus, par exemple pour éviter une vaccination chez un adulte avant un voyage
dans un pays où la prévalence du virus est importante. Les anticorps dosés peuvent être de type Ig M
ou Ig G.

Résultats
 Ig M anti-VHA : détectés dans le sérum dès les premiers symptomes persistent 1 à 3 mois
preuve d'une infection aiguë et d'une contamination récente ;
 Ig G anti-VHA : apparaissent juste après les Ig M persistent toute la vie Intérêt
épidémiologique ou pour éviter une vaccination

Hépatite B

Conditions de prélèvement
 Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude).
 Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Des dosages répétés dans le temps peuvent s'avérer utiles pour suivre l'évolution de la maladie.

Intérêt du dosage

Le virus de l'hépatite B est responsable d'une hépatite qui peut être aiguë ou chronique, avec atteinte du
foie plus ou moins importante (forme asymptomatique dans 90 % des cas) pouvant aller jusqu'à la
cirrhose ou le cancer primitif du foie. Il se transmet par voie sexuelle ou sanguine, ou, chez la femme
enceinte, transmission au bébé par voie placentaire ou lors de l'accouchement. La recherche des
anticorps anti- VHB (Virus de l'Hépatite B) permet le diagnostic d'hépatite B. Différents types
d'anticorps sont recherchés (anti-HBs, anti-HBc, anti-HBe ) ainsi que l'antigène HBs et l'antigène HBe.
L'ensemble de ces marqueurs doit permettre d'évaluer le stade de la maladie.

Résultats
i
Ag HBs Ac anti-HBs Ac anti- HBc Ag HBe Ac anti-Hbe

Début hépatite B aiguë + - - puis + + -


Sujet contagieux

Convalescence + - + - +
Hépatite B aiguë

Fin de convalescence - + + - +

Forme ancienne - + + - +/-

Sujet vacciné - + - - -

Hépatite B chronique + - + +/- -/+


active

Porteur chronique + - + - +/-

Hépatite C

Conditions de prélèvement
 Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude).
 Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Des dosages répétés dans le temps peuvent s'avérer utiles pour suivre l'évolution de la maladie ou pour
confirmer un dépistage positif.
Intérêt du dosage

Le virus de l'hépatite C est responsable d'affections aiguës qui passent souvent inaperçues car
asymptomatiques, et d'hépatites chroniques assez fréquentes et parfois graves (évolution vers la
cirrhose et le cancer du foie possibles). Il se transmet essentiellement par voie sanguine, mais
également par voie sexuelle et péri-natale. Le dosage des anticorps anti-hépatite C (anticorps anti-
VHC) permet de prouver une infection par le virus de l'hépatite C.

Résultats

Recherche d'anticorps anti-VHC négative :

 Signifie qu'il n'y a pas d'infection par le VHC ou infection trop récente pour être dépistée au
niveau sérologique (apparition des anticorps en moyenne 12 à 15 semaines après la
contamination, parfois plus)

Recherche d'anticorps anti-VHC positive :

 Nécessite une confirmation par un 2ième test


 Ne permet pas de distinguer les porteurs chroniques du virus des patients immunisés et guéris
de leur hépatite C
 Une recherche sérologique positive chez des sujets "à risque" (polytransfusés, toxicomanes,
personnel de santé) devrait amener à effectuer également une sérologie anti-virus de l'hépatite
B et anti-HIV car les co-infections sont relativement fréquentes.

Rubéole, êtes-vous protégé ?

La rubéole est une maladie virale éruptive, très contagieuse et bénigne de l'enfance. Mais elle est
redoutable pendant la grossesse en raison d'un risque majeur de malformation chez le foetus. La
présence d'anticorps contre le virus de la rubéole dans le sang permet de vérifier si l'on est
protégé.

Conditions de prélèvement

 Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) ;


 Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Il est généralement nécessaire d'effectuer 2 prélèvements à 2 ou 3 semaines d'intervalle pour voir


l'évolution des taux. Les 2 dosages devront être faits dans le même laboratoire afin de pouvoir
comparer les taux.

Intérêt du dosage

La présence d'anticorps contre le virus de la rubéole dans le sang permet de montrer qu'un sujet est
protégé contre la rubéole (rubéole ancienne ou vaccination). La recherche des anticorps chez les
femmes en âge de procréer est essentielle, afin de vacciner, avant toute grossesse, les femmes qui ne
sont pas protégées.

Les femmes enceintes n'ayant pas d'anticorps protecteurs doivent être particulièrement surveillées
durant leur grossesse, surtout en cas de contact avec un sujet suspect de rubéole ou d'éruption suspecte.
Le diagnostic sera alors sérologique (évolution des taux d'anticorps spécifiques à 2 ou 3 semaines
d'intervalle). Le diagnostic d'infection foetale peut être fait par la recherche d'anticorps dans un
prélèvement de sang du cordon, sous échographie, à partir de la 22ème semaine d'aménorrhée.

Résultats
Recherche d'anticorps négative :

 Aucun contact, même ancien, avec le virus de la rubéole ;


 Pas de protection contre la maladie.

Recherche d'anticorps positive :

 Rubéole acquise : anticorps présents dès le début de l'éruption ; le taux s'élève rapidement
dans les 2 semaines suivantes (taux multiplié par 4) puis diminue progressivement pour se
stabiliser ;
 Les anticorps persistent toute la vie à un taux stable. Ce taux peut augmenter en cas de
réinfection ;
 La vaccination confère en quelques semaines une immunité stable (taux d'anticorps stable) ;
 Diagnostic de la rubéole chez la femme enceinte non protégée :
Recherche des anticorps de type Ig G et surtout Ig M en cas de suspicion de rubéole.
L'évolution des taux à 15 jours d'intervalle peut permettre le diagnostic de rubéole. La
recherche des anticorps de type Ig A est positive dans les primo-infections ;
 Diagnostic de rubéole prénatal :
Mise en évidence d'anticorps de type Ig M spécifiques de la rubéole sur le sang de cordon ; le
diagnostic doit être associé à d'autres examens.

V.I.H.

Conditions de prélèvement
 Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude).
 Il n'est pas indispensable d'être à jeun.
 Il pourra être éventuellement nécessaire d'effectuer un deuxième prélèvement de contrôle.

Intérêt du dosage

Le SIDA (Syndrome d'ImmunoDépression Acquise) est la conséquence de l'infection au VIH (Virus de


l'Immunodéficience Humaine).Le diagnostic de cette infection se fait par la détection des anticorps
dans le sang, anticorps qui apparaissent entre 2 et 12 semaines après la contamination. Un sujet
séropositif peut n'avoir aucun symptôme de la maladie pendant plusieurs années mais il est cependant
contagieux (transmission par les rapports sexuels, les produits sanguins contaminés ; une transmission
transplacentaire est également possible de la mère à l'enfant). Le dépistage d'une séropositivité peut
être effectué gratuitement dans un centre de dépistage anonyme.

Résultats

Le dépistage est réalisé obligatoirement par 2 techniques différentes :

 Si la recherche par les 2 techniques est négative, le sujet est séronégatif au VIH. Dans le cas
ou un risque de contamination est possible, la recherche peut de nouveau être effectuée tous
les mois pendant les 3 mois qui suivent l'éventuelle contamination pour considérer le résultat
comme définitivement négatif.
 Si l'un des tests, ou les 2, est positif, un nouveau prélèvement est demandé pour effectuer un
test de confirmation.
 Si le test de confirmation est positif, la séropositivité du sujet au VIH peut être affirmée.
 Le 2ième test peut à nouveau donner un résultat douteux : dans ce cas, un nouveau prélèvement,
un mois plus tard, peut être demandé afin de trancher entre une réelle séroconversion
(débutante lors du premier prélèvement d'où le doute sur le résultat), ou une réaction
négative : sujet séronégatif (le résultat douteux pouvant être dû à une réaction non spécifique
avec d'autres anticorps sans lien avec le VIH).

Sérologie bacterienne
Diagnostic sérologique de la fièvre typhoïde à salmonella typhi ou salmonella
paratyphi A, B ou C = Sérodiagnostic de Widal et Félix

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude).

Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Intérêt du dosage

Les infections à salmonelles sont de 2 types :

 Infections digestives d'origine alimentaire avec diarrhées aiguës et évolution favorable en 1


semaine environ. De nombreuses sous-espèces de salmonelles peuvent être en cause. Dans ce
cas le diagnostic est réalisé grâce à la coproculture (voir ce terme).
 Fièvre typhoïde, due exclusivement à salmonella typhi ou salmonella paratyphi A, B ou C.
Dans ce cas, il existe une dissémination sanguine avec des complications possibles. Le
diagnostic est alors réalisé par culture de la bactérie à partir de prélèvements biologiques
(sang, selles…) mais également, surtout lorsque la culture reste négative, par le sérodiagnostic
de Widal et Félix. Celui-ci permet de mettre en évidence les anticorps spécifiques de cette
infection et d'identifier l'espèce en cause.

Résultats
 Anticorps de type O : ils apparaissent vers le 8ième jour de la maladie et disparaissent en 2 à 3
mois. Si le titre est >100, ils témoignent d'une infection récente. Ils sont spécifiques de
salmonella typhi ou salmonella paratyphi A, B ou C.
 Anticorps de type H : s'ils sont présents en même temps que les anticorps de type O, cela
signifie que l'infection est récente (encore en cours) ; s'ils sont les seuls détectés, ils peuvent
révéler une infection ancienne (persistent pendant des années) ou une vaccination par le TAB ;
il peut aussi s'agir d'une infection récente avec traitement antibiotique très précoce (qui a
empêché l'apparition des anticorps de type O).

Le diagnostic sérologique peut être faussement positif dans diverses autres maladies infectieuses ou
non infectieuses.

Sérodiagnostic de la syphilis

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude).

Il est préférable d'être à jeun.

Des prélèvements successifs (à trois semaines d'intervalle environ) peuvent éventuellement être réalisés
pour suivre l'évolution du taux des anticorps.

Intérêt du dosage

La syphilis est une maladie sexuellement transmissible relativement fréquente (en recrudescence). Elle
évolue en 3 phases sur plusieurs mois (voire plusieurs années), entrecoupée de phases
asymptomatiques pendant lesquelles seul le diagnostic sérologique est possible (recherche des
anticorps spécifiques dans le sérum). Ce sérodiagnostic doit obligatoirement être basé sur 2 types de
réactions, les plus fréquentes étant le VDRL (Veneral Disease Research Laboratory) et le TPHA
(Treponema pallidum haemaglutination assay).
Résultats

Les taux d'anticorps, exprimés en titres, sont variables selon le type de réaction effectué. Les différents
types d'anticorps recherchés apparaissant à des moments différents, ils permettront de se situer
chronologiquement dans l'évolution de la maladie. Nous prendrons l'exemple le plus classique où sont
réalisés VDRL et TPHA.

 1ier cas : les 2 tests sont négatifs : pas de syphilis ou contamination très récente (< 3 semaines,
il n'y a pas encore d'anticorps) : en cas de doute, refaire un dosage 3 semaines plus tard.
 2ième cas : les 2 tests sont positifs :
o syphilis en phase primaire (taux qui augmentent au cours du temps) :
TPHA : 160 à 1280 VDRL : 2 à 16
o syphilis en phase secondaire (taux très élevés pour les 2 tests) : TPHA : > 1280
VDRL : >16
o syphilis en phase tertiaire (taux avec valeurs très variables)
TPHA : > 1280 VDRL : 8 à 32
o syphilis traitée tardivement : présence d'anticorps résiduels : TPHA : 160 à 1280
VDRL : 0 à 4
 3ième cas : VDRL positif et TPHA négatif : réaction VDRL faussement positive, peut-être liée à
une autre pathologie
 4ième cas : VDRL négatif et TPHA positif : reflète une ancienne syphilis (cicatrice sérologique)
ou au contraire une syphilis très récente pour laquelle le deuxième type d'anticorps n'est pas
encore apparu.

Dosage des Anti-StreptoLysines O =ASLO (Anticorps anti-streptococciques)

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude) avec garrot enlevé le plus rapidement
possible.

Il est préférable d'être à jeun.

Des prélèvements successifs (à trois semaines d'intervalle environ) peuvent éventuellement être réalisés
pour suivre l'évolution du taux des anticorps.

Intérêt du dosage

Les infections à Streptocoques du groupe A de Lancefield peuvent entraîner des complications tardives
telles que : le rhumatisme articulaire aigu, la glomérulonéphrite, l'endocardite bactérienne, la scarlatine,
l'érythème noueux… Ces infections donnent lieu à la production d'anticorps, en particulier de type
ASLO (Anti-StreptoLysine O). Le dosage de ces anticorps permet d'affirmer l'origine streptococcique
des infections précédemment citées.

Résultats

Titre < 200 U ASLO /ml : non significatif d'une infection streptococcique

Titre > 200 U ASLO /ml : significatif d'une infection streptococcique

Les ASLO apparaissent environ 10 jours après une infection aiguë, maximum vers le 30ième jour, taux
résiduel après 6 mois. Un deuxième dosage après traitement antibiotique peut permettre d'apprécier
l'efficacité du traitement (diminution des taux).

Dans 20 % des cas d'infections à Streptocoques A, les taux d'ASLO sont normaux ; le dosage d'un autre
type d'anticorps antistreptococciques (ASD, ASK) peut alors permettre ce diagnostic.
Sérologie parasitaire

Diagnostic sérologique de la toxoplasmose

Conditions de prélèvement

Prélèvement de sang veineux (en général au pli du coude). Il n'est pas indispensable d'être à jeun.

Des prélèvements successifs (à trois semaines d'intervalle environ) peuvent éventuellement être réalisés
pour suivre l'évolution du taux des anticorps. Dans ce cas il est fortement conseillé d'effectuer ces
dosages toujours dans le même laboratoire afin de pouvoir comparer les taux.

Intérêt du dosage

La toxoplasmose est une maladie due à une infection par un parasite : Toxoplasma gondii. Dans la
majorité des cas, cette infection est bénigne, asymptomatique ou s'accompagnant d'une fièvre, d'une
fatigue et/ou d'une infection de type angine (syndrome mononucléosique). Des formes plus graves
existent chez les patients immunodéprimés et chez la femme enceinte qui risque de contaminer son
enfant par voie transplacentaire. C'est donc essentiellement dans ces 2 types de situations que se situe
l'Intérêt du diagnostic sérologique, c'est-à-dire la recherche et le dosage des anticorps spécifiques anti-
toxoplasme.

Chez toute femme enceinte, le diagnostic sérologique est réalisé en début de grossesse afin de savoir si
elle est "protégée" ou non contre la toxoplasmose ; en effet s'il existe des anticorps (concerne 70 % des
femmes en âge de procréer) cela reflète une ancienne infection et donc pratiquement aucun risque de
transmission au bébé. Dans le cas contraire, des mesures de précaution doivent être prises pour ne pas
contracter la maladie pendant la grossesse (consommation de viande bien cuite, attention aux chats qui
transmettent le parasite) et une surveillance sérologique sera effectuée tous les mois jusqu'à la fin de la
grossesse.

Chez un sujet immunodéprimé, une toxoplasmose peut se manifester avec des complications graves ;
une réactivation d'une ancienne toxoplasmose est également possible, d'où l'Intérêt de surveiller les
taux d'anticorps chez ces patients.

Résultats

Les anticorps de type Ig M apparaissent les premiers, persistent quelques mois, puis disparaissent. Ils
permettent de refléter une infection récente.

Les anticorps de type Ig G apparaissent juste après les IgM (environ 15 jours après la contamination) et
persistent indéfiniment à un taux assez faible. Leur détection à un taux relativement faible, sans Ig M,
indique une immunité ancienne probable. En cas de réinfection (chez un sujet immunodéprimé), le taux
des Ig G réaugmente brutalement. Dans tous les cas douteux, un deuxième dosage après 2 à 3 semaines
permet , en fonction de l'évolution des taux, de comprendre l'évolution de l'infection.