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CARACTERISTIQUE

ET TRAITEMENT
DE L'ACIER

Centre de Perfectionnement Codification


FRANCIS MONNOYEUR 716 S
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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT TABLE DES MATIERES
DES ACIERS

INTRODUCTION ..................................................................................................................................... 1

CARACTERISTIQUES DE LA FONTE .................................................................................................... 2

CARACTERISTIQUES DE L'ACIER ........................................................................................................ 3

CARACTERISTIQUES ............................................................................................................................ 4

LA DURETE ............................................................................................................................................ 5

LA RESISTANCE .................................................................................................................................... 7

LA LIMITE D'ELASTICITE ....................................................................................................................... 8

RESISTANCE A LA TRACTION .............................................................................................................. 9

EFFORT ET DEFORMATION................................................................................................................ 10

LA FRAGILITE....................................................................................................................................... 11

VISSERIES CAT ................................................................................................................................... 12

LA RESILIENCE .................................................................................................................................... 13

TEMPERATURE DE TRANSFORMATION............................................................................................ 14

TREMPE................................................................................................................................................ 15

LE REVENU .......................................................................................................................................... 16

LA TREMPE SUPERFICIELLE.............................................................................................................. 17

LES ELEMENTS D'ALLIAGES .............................................................................................................. 18

TREMPE PARTIELLE ........................................................................................................................... 20

CHAUFFE PAR INDUCTION................................................................................................................. 22

CEMENTATION .................................................................................................................................... 24

LE FORMAGE ....................................................................................................................................... 26

Rédigé par : Vérifié par: Approuvé par:


JC Veysset JP Delebecq M. Monnoyeur
Référence Document Version : Page
CPFM
716 A
CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT INTRODUCTION
DES ACIERS

NOTE AU LECTEUR :

Ce support de cours sur la métallurgie se


veut être un rappel de quelques notions
fondamentales qu’il est utile de maîtriser.
Il ne constitue nullement un cours
magistral sur la métallurgie, celle-ci étant
une véritable science. Ce support n’est
donc pas exhaustif mais il permet de fixer
rapidement les notions de base qu’il est
impossible d’ignorer si l’on veut aborder
l’analyse de défaillance.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT CARACTERISTIQUES DE LA FONTE
DES ACIERS

FONTE : Les joints de grains produisent une structure aléatoire. Chaque grain
contient du carbone sous forme de paillette de graphique.

Ce carbone libre confère à la fonte ses propriétés de fragilité, bonne


résistance à l ’usure et facilité d ’usinage.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT CARACTERISTIQUES DE L'ACIER
DES ACIERS

ACIER : On ne voit pas de paillette de graphique. La faible teneur en carbone


permet à celui-ci de se mélanger aux grains.

Cette différence confère à l ’acier ses propriétés de ductilité, malléabilité,


solidité et ténacité.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT CARACTERISTIQUES
DES ACIERS

FONTE ET ACIER

Différence chimique entre la fonte et l’acier : La proportion de Carbone.

% de Carbone en poids
ACIER 0,05% à 1,7%
FONTE GRISE 1,7% à 4%

Ce qui différencie principalement la Fonte de l’Acier c’est « la teneur en Carbone ».

DESIGNATION DES ACIERS

La teneur en carbone d’un acier est tellement importante qu’elle est incluse dans le système de
désignation des aciers aux Etats-Unis. Cette désignation commence par un code alliage de deux
chiffres, suivi de deux autres chiffres désignant la teneur en carbone.

Exemple : 1008 Ici le code 10 désigne un acier au carbone ordinaire


08 désigne une teneur en carbone de 0,8%.

En résumé :

La fonte grise et l’acier sont des alliages de fer et de carbone additionnés d’autres éléments (impuretés
ou éléments d’alliage).
L’addition d’éléments d’alliage permet d’améliorer certaines caractéristiques mécaniques.
Ce point particulier sera vu ultérieurement.

LA DURETE

Influence de la dureté sur différentes propriétés de l’acier :

Propriétés Acier durcit


Résistance à l’usure Meilleure résistance à l’usure
Résistance aux déformations par choc L’acier se déforme moins facilement
Résistance à la rupture Il faut exercer un effort plus grand pour briser
l’acier
Résistance à la flexion Il faut exercer un effort plus grand pour faire
fléchir l’acier
Résistance aux chocs La résistance aux chocs augmente tant que
la dureté n’est pas telle que l’acier devienne
fragile
Fragilité L’acier devient fragile quand sa dureté est
très grande

Toute modification de la dureté agit sur ces propriétés.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LA DURETE
DES ACIERS
MESURE DE LA DURETE

Rappel : Plus un acier est dur, plus il oppose de résistance aux efforts de déformations.

On peut donc comparer la dureté de deux échantillons d’acier en comparant leur déformation sous des
conditions données.

Il existe différents moyens de mesurer la dureté d’un acier :

La méthode Brinell :
L’indication de la dureté est obtenue en enfonçant une bille très dure dans l’acier et en mesurant le
diamètre de l’empreinte obtenue. Par définition, la dureté Brinell est égale au quotient de la force
exercée sur la bille par la surface de l'empreinte, assimilée à une calotte sphérique.

P (daN )
HB =
S ( mm ²)

πD
S= ( D − D ² − d ²)
2

La méthode Rockwell :
L'essai consiste à imprimer, en deux temps, dans la couche superficielle du métal, un pénétrateur à
cône ou à bille, et à mesurer l'accroissement rémanent de la profondeur de pénétration. De cet
accroissement exprimé en unités égales à 0.002mm, on déduit la dureté Rockwell.

Cependant, le seul nombre de Rockwell ne peut fournir une indication s’il n’est associé qu’à une unique
échelle.
En effet, la méthode Rockwell, pour comparer les duretés, est applicable à toutes sortes de matière
allant du plomb au verre. Il est évidemment impossible d’utiliser le même pointeau et la même charge
pour des matières aussi différentes.
On utilise donc plusieurs combinaisons de pointeaux et de charges. Chaque combinaison donne lieu à
l’établissement d’une échelle désignée par une lettre. On distingue ainsi les échelles A, B, C et D.

L’échelle qui correspond le mieux aux duretés des aciers utilisés par Caterpillar est l’échelle "C",
c’est donc celle que nous utilisons.

Remarque : Nous utilisons également, dans certains cas l’échelle "B" quand il s’agit d’acier doux.

Le Scléromètre de Shore :
Cet appareil mesure la hauteur de rebondissement d’une bille lâchée sur une surface d’acier.
Plus l’acier est dur et plus la bille rebondie haut. La lecture de la hauteur maximale à laquelle la bille
rebondit donne directement la dureté.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LA DURETE
DES ACIERS

Tableau d’équivalence entre les différentes échelles de dureté

Type d’essai Rockwell C Rockwell B Nombre de Nombre de


Rc Rb Brinell Dureté Shore
81.7 152 24
10 90.7 187 28
20 97.8 226 34
25 253 38
30 286 42
35 327 48
40 371 54
45 421 60
50 481 67
55 560 74
60 654 81
65 739 91

Abréviations :

Nombre 33 sur l’échelle « C » de Rockwell on utilise couramment l’abréviation suivante :


33 Rockwell C ou 33RC

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LA RESISTANCE
DES ACIERS

PROPRIETES DES METAUX

LA RESISTANCE

Résistance à la traction d’une pièce :

Si on soumet un échantillon d’acier à la traction, celui-ci va s’allonger progressivement au fur et à


mesure que la charge croît.
Jusqu’à une certaine charge si on supprime la charge imposée, l’échantillon reprend sa forme originelle.

Pensez-vous que l’effort subit a endommagé l’échantillon ? – Réponse : ?

La réponse est NON ; cependant il est possible qu’une légère augmentation de l’effort de traction
entraîne une déformation de l’échantillon telle qu’il ne reprenne pas sa longueur originelle une fois la
charge supprimée.
On dit qu’il a dépassé sa limite d’élasticité. Les figures 4 et 5 ci-dessous montrent que l’échantillon est
déformé d’une façon permanente et ne reprend pas ses dimensions originelles une fois la charge
supprimée.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LA LIMITE D'ELASTICITE
DES ACIERS

Des deux définitions suivantes à la question « La limite d’élasticité est exprimée par : », laquelle
pensez-vous être la meilleure ?

A La valeur de la charge qu’une pièce peut supporter avant de se déformer

B La valeur de la charge maxima à laquelle une pièce peut être soumise sans être déformée au point
de ne plus reprendre ses dimensions originelles quand la charge est supprimée.

Réponse : ?

La charge maxima qu’une pièce peut supporter avant de prendre une déformation permanente donne la
limite d’élasticité de cette pièce. Celle-ci s’exprime en Kg/mm2. Ceci permet le calcul de l’effort total que
l’on peut imposer à des pièces de dimensions et de formes différentes. La limite d’élasticité est une
valeur caractéristique d’un acier.

On constate sur deux poutres d'acier de section différente, qu'une masse de 10 tonnes est à l'origine de
leur déformation permanente.

Partant de ce constat quelle est la barre qui possède la limite d’élasticité la plus élevée ?

Réponse : ?

Explication :

Pour évaluer la limite d’élasticité, il faut tenir compte de la section de la pièce et de l’importance de la
charge qui entraîne une déformation permanente. Si une même charge entraîne la déformation de deux
pièces différentes, la pièce dont la coupe présente la section la plus petite sera celle qui possède la
limite d’élasticité la plus élevée.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT RESISTANCE A LA TRACTION
DES ACIERS

Si on continue de soumettre notre échantillon à un effort de traction croissant, il va arriver un moment ou


celui-ci va casser.

Ce qu’illustre parfaitement la figure suivante :

De cette expérience on tire le constat suivant : L’effort maximum qu’une pièce peut supporter avant de
se rompre donne sa résistance à la traction qui s’exprime également en Kg/mm2.

Quel est, des deux chiffres ci-dessous, celui qui indique probablement la résistance à la traction d’un
échantillon ?

A Capacité de charge de 150 kg


B 150 kg/mm2 Réponse :?

La résistance à la traction, comme la limite d’élasticité, s’exprime en kg/mm2. Ceci facilite la


comparaison entre différents aciers et le calcul de la capacité de charge de pièces de différentes
dimensions.

Précédemment nous avons parlé de l’allongement et de la rupture d’un acier. Dans l’un des cas il s’agit
de la limite d’élasticité et dans l’autre de la résistance à la traction.

En résumé :

La limite d’élasticité concerne la limite élastique

La résistance à la traction concerne la rupture

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT EFFORT ET DEFORMATION
DES ACIERS
ELONGATION
(voir dimensions dans le tableau ci-contre)

Elongation antérieure à la limite Elongation avant rupture


d’élasticité
A - 1,65 mm (0.65'') 4.80 mm (0.189'')
B - 2,79 mm (0.110'') 2.84 mm (0.112'')

Le diagramme effort/déformation ci-dessus montre le comportement de deux échantillons d’acier soumis


à une charge.

L’échantillon A est un acier doux. Il prend une élongation de 1,6 mm avant que la limite d’élasticité y
soit atteinte. Il prend ensuite une déformation permanente jusqu’au moment où sa résistance limite à la
traction est atteinte au point T.
Tout effort entre le point Y et le point T donne une déformation permanente. L’effort correspondant au
point T entraîne la rupture de la pièce.

L’échantillon B est un acier dur. Bien qu’il prenne une élongation plus grande avant d’arriver à la limite
d’élasticité Y, la charge correspondant à sa rupture est peu supérieure à celle de la limite d’élasticité.
L’échantillon B peut donc supporter un effort bien plus grand que l’échantIllon A avant de se rompre
mais l’échantillon A se déforme davantage.

Lequel de ces deux échantillons est cassant ? Réponse :?

Une dureté plus grande donne une limite d’élasticité supérieure mais quel est son effet sur la résistance
à la traction ?

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LA FRAGILITE
DES ACIERS

Peut-on dire que la limite d’élasticité et la résistance à la traction sont reliées entre elles ?
Certainement !

Quand on durcit une pièce, sa limite d’élasticité s’élève jusqu’au point où elle est très proche de sa
résistance à la rupture. Ces deux valeurs s’élèvent quand la dureté devient plus grande et, en même
temps, elles se rapprochent l’une de l’autre.
Une matière moins dure se déforme, s’allonge et continue à s’allonger jusqu’à ce que, finalement, elle se
brise.
Quand il s’agit d’une matière très dure, la limite d’élasticité et le point de rupture ont des valeurs très
voisines.
Les matières qui présentent un très faible allongement ou une déformation peu importante entre la
charge correspondant à la limite d’élasticité et celles correspondant à la limite de rupture sont appelées
cassantes.

Conclusion :

Une augmentation de la dureté entraîne une augmentation de la limite d’élasticité. Mais la résistance à
la traction ne s’accroît pas aussi rapidement que la limite d’élasticité.

Aussi, quand la dureté augmente, la limite d’élasticité et la résistance à la traction se rapprochent l’une
de l’autre. Avant de se rompre, une pièce très dure ne s’allonge que très peu au-delà de l’allongement
correspondant à la limite d’élasticité.
Un objet qui ne fléchit pas beaucoup avant de se rompre est cassant.

LES ACIERS DURS ONT UNE RESISTANCE A LA TRACTION


SUPERIEURE A CELLE DES ACIERS DOUX

Dureté Résistance à la traction approximative (kg/mm2)


10 Rockwell C 63.3
20 Rockwell C 77.3
30 Rockwell C 99.8
40 Rockwell C 130.8
50 Rockwell C 172.8
59 Rockwell C 229.2

Attention

Le fait qu’un acier soit cassant ne veut pas dire qu’il n’est pas résistant. La fragilité indique simplement
qu’une pièce se déforme très peu une fois dépassée la limite d’élasticité et avant d’arriver au point de
rupture. On associe généralement fragilité et dureté excessive. Les objets fragiles se brisent ou
s’écaillent sous l’effet des chocs tels que celui subi par une lame de bulldozer heurtant un rocher, l’acier
est alors soumis à un effort très élevé, pendant une période de temps très courte.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT VISSERIES CAT
DES ACIERS

Par exemple tous les boulons Cat ont une résistance mini à la traction de :
33 à 39 Rc

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LA RESILIENCE
DES ACIERS

Une pièce doit donc être capable d’absorber les chocs, cette qualité s’appelle la résilience.
La résilience est à l’opposé de la fragilité. Généralement, plus un acier est doux et plus il est résiliant.
Toutefois, si l’acier d’une pièce est trop doux, cette pièce se déformera trop facilement. La résilience à
obtenir est celle qui permet d’absorber des chocs importants sans déformation permanente ou rupture.
Avec un acier mi-dur une résilience acceptable correspond à une dureté de 37 Rockwell C environ. Au-
dessus d’une dureté de 60 Rockwell C, l’acier tend à devenir trop cassant ; au-dessous d’une dureté de
20 Rockwell C la pièce se déforme trop facilement

Des deux duretés mentionnées ci-dessous, quelle est celle qui serait préférable pour des embouts de
bulldozer devant travailler dans la roche ?

A Trempe à cœur à une dureté de 45 Rockwell C


B Trempe à cœur à une dureté de 65 Rockwell C

Réponse :?

Pratiquement toutes les pièces métalliques soumises à un risque d’usure important sont traitées et
durcies. Par exemple, les engrenages de pignons et les chemises de cylindre sont durcies de même que
les différentes pièces du train de roulement (bagues, maillons, galets) ainsi que les outils d’attaque du
sol. Toutefois, le risque de fragilité est toujours présent et, dans chaque cas, les spécialistes des
traitements thermiques essaient d’atteindre deux objectifs quelque peu contradictoires. Essayez de
réaliser par vous-mêmes ce que ces objectifs pourraient être. Le spécialiste du traitement thermique
cherche à obtenir :

A Une grande dureté et une grande résistance à la traction


B Une grande résistance à l’usure et une grande résilience

Réponse :?

Les métallurgistes cherchent à obtenir à la fois une grande résistance à l’usure et une grande résilience,
mais c’est un problème très difficile. En effet, ces deux caractéristiques sont presque incompatibles.
Pour qu’un objet devienne résistant à l’usure, il faut le durcir. Pour qu’il soit résiliant, il faut l’adoucir.
Pour obtenir ces deux qualités il faut combiner deux techniques :

1 – Une trempe superficielle


2 – Un revenu

La trempe superficielle consiste à obtenir une zone très dure à la surface de la pièce uniquement.
Le revenu consiste à adoucir légèrement une pièce de métal dur de façon à augmenter nettement sa
résilience.
Pour bien comprendre ceci nous allons étudier différents aspects des traitements thermiques et les
différents facteurs qui affectent la dureté d’un métal.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT TEMPERATURE DE TRANSFORMATION
DES ACIERS

LE TRAITEMENT THERMIQUE

Pour réaliser le traitement thermique d’un acier il faut le chauffer à la température requise, puis le
refroidir suivant la méthode appropriée.

D’autres facteurs affectent les résultats donnés par la chauffe et le refroidissement. Ce sont, par
exemple, la teneur en carbone et la présence d’éléments d’alliage. Mais, tout d’abord, examinons
pourquoi un chauffage et un refroidissement corrects sont si importants.

TEMPERATURES DE TRANSFORMATION

L’acier doit être vraiment chaud, chauffé, au rouge. Les forgerons d’autrefois parlaient parfois du rouge
cerise en indiquant que c’était un rouge plus brillant que le rouge foncé, mais sans être trop brillant.
Nous savons maintenant que la transformation de la structure interne d’un acier entraîne son
durcissement après le refroidissement. Les transformations commencent à apparaître dans n’importe
quel acier ordinaire au carbone à la température de 721°C. C’est la "température inférieure de
transformation".

Donnez la température inférieure de transformation pour chacun des trois aciers au carbone ordinaires
suivants :

Acier doux
Acier mi-dur
Acier à haute teneur en carbone

Réponse :

La modification de la structure de tous les aciers au carbone ordinaires, quelle que soit la teneur en
carbone, commence à cette température. Les modifications se terminent et le potentiel de trempe est
maximum à une température supérieure appelée "température supérieure de transformation".
Cette dernière varie selon la teneur en carbone de l’acier. Pour un acier de 0,04% de carbone, cette
température est de 870° C. Pour obtenir la dureté maxima, il faut donc chauffer l’acier à une température
supérieure à 870°C puis le refroidir rapidement. S’il s’agit d’un acier à 0,8% de carbone, la température
supérieure de transformation est de 721°C, identique à la température inférieure de transformation.

En général, les aciers utilisés par Caterpillar doivent être chauffés à une température supérieure à
815°C, puis correctement refroidis afin de leur conférer la dureté maximale. Par conséquent, à la
question : « A quelle température faut-il chauffer l’acier pour pouvoir le durcir ? », Nous répondons
généralement : « A une température supérieure à 815°C.
Cette température de 815°C est :

A Une température supérieure de transformation


B Une température inférieure de transformation

Réponse :

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT TREMPE
DES ACIERS

Le diagramme ci-dessous montre le rapport entre la température supérieure de transformation et la


teneur en carbone d’un acier.

La ligne TI correspond à la température inférieure de transformation.


La ligne TS désigne les températures supérieures de transformation.

La température inférieure de transformation est la même dans tous les cas : 721°C. Quand la
température d’une pièce est portée à cette valeur, il se produit des transformations de la structure de
l’acier qui entraîne le durcissement de celui-ci quand il est refroidi. Ces transformations sont complètes
lorsque l’on atteint la température supérieure de transformation à laquelle la pièce prendra la dureté
maxima après refroidissement. La température supérieure de transformation varie jusqu'à une valeur de
870°C, selon l’importance de la teneur en carbone. Un accroissement supérieur de la température ne
produit plus aucun effet sur la dureté.

TREMPE

Pour obtenir une dureté maxima, l’acier doit être porté à sa température supérieure de transformation,
puis correctement refroidi. L’élément important, ici, est la rapidité du refroidissement, plus ce dernier est
rapide et plus la dureté est grande. Si la pièce est refroidie lentement, elle revient graduellement à la
même structure qu’elle avait avant la chauffe.

Voici quelques méthodes de refroidissement. Les méthodes donnant le refroidissement le plus


énergique ou le plus rapide sont mentionnées en premier.

1- Jets d’eau (refroidissement très rapide)


2- Refroidissement dans de l’eau en mouvement
3- Refroidissement dans un bain d’huile en mouvement
4- Refroidissement dans un courant d’air
5- Refroidissement dans un air calme (refroidissement très lent)

Si, par exemple, vous disposez d’un acier 1040 chauffé à 815°C et si vous voulez lui donner une grande
dureté, 55 Rockwell C par exemple, quelle est la méthode de refroidissement à utiliser ?

Réponse : ?

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LE REVENU
DES ACIERS
ELIMINATION DES CONTRAINTES RESIDUELLES

Pour durcir l’acier 1040, il faut donc le chauffer à une température supérieure à 815°C, puis le refroidir
rapidement. Des jets d’eau ou un bain d’eau en mouvement donnent le refroidissement le plus rapide.
L’une de ces méthodes sera donc choisie pour obtenir une dureté de 55 Rockwell C.

Mais ce n’est pas tout. Le volume d’une pièce en acier trempé diffère légèrement de celui de la même
pièce en acier doux. La pièce se dilate à la suite du traitement thermique. Cette dilatation se complique
de légères déformations causées par le chauffage et le refroidissement. Tout ceci crée des contraintes
internes dans la pièce. Il convient de les éliminer pour obtenir une pièce d’une dureté maxima.

Le revenu élimine les contraintes résiduelles. Mais en quoi consiste-t-il ?

On pratique généralement un revenu à température élevée (450° à 650°) consécutif à une tempe
énergique, de façon à obtenir comme constituant essentiel la sorbite(1) dont les caractéristiques de
résistance et de ductilité sont bien équilibrées

Le tableau ci-dessous compare un traitement thermique destiné à durcir un acier mi-dur à un traitement
de revenu.

A B
Chauffe Température supérieure à 815°C Température de 425°C (bleu sombre)
(rouge cerise)
Refroidissement Trempe rapide Le procédé de refroidissement n’est
pas important

Résumons-nous. Quand une pièce en acier est durcie, deux effets indésirables se produisent.

1 Des contraintes résiduelles apparaissent dans la pièce


2 La pièce tend à devenir cassante

Le revenu élimine ces contraintes résiduelles. Il adoucit aussi l’acier dont la dureté est réduite d’environ
5 points Rockwell, ce qui rend la pièce beaucoup plus résiliente.

Si nous durcissons une pièce de 60 Rockwell C et lui faisons ensuite subir un revenu, nous obtenons
une pièce très résiliente d’une dureté de 55 Rockwell C environ qui a conservé une très bonne
résistance à l’usure. La combinaison d’un durcissement et d’un revenu est donc l’une des méthodes
possibles pour obtenir à la fois résilience et résistance à l’usure.

Un revenu élimine les contraintes résiduelles et cet avantage est tellement important que nous ne
procédons à aucun durcissement sans le faire suivre d’un revenu.

Sorbite : Constituant très doux, composé de ferrite et cémentite, qui confère à l'acier une remarquable
aptitude à l'usinabilité. Il apparaît entre 400° et 650° au moment du revenu.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LA TREMPE SUPERFICIELLE
DES ACIERS

Une autre méthode consiste à durcir uniquement une couche superficielle c'est :

LA TREMPE SUPERFICIELLE

Imaginez maintenant une bille d’acier dur de 20cm de diamètre environ.

Examinez les différents points marqués sur la coupe ci-dessous et assignez à chacun de ces points un
nombre de dureté Rockwell.

54 Rockwell C, 10 Rockwell C, 35 Rockwell C, 28 Rockwell C

Point indiqué sur la coupe Nombre Rockwell après chauffe et trempe


Point A
Point B
Point C
Point D

En assignant un nombre de dureté Rockwell à chacun des points indiqués, avez-vous suivi les règles
suivantes :

1. Si la trempe est rapide, la dureté est grande


2. Si la trempe est lente, la dureté est faible
3. La surface de la bille se refroidit plus rapidement
4. Le centre de la bille se refroidit plus lentement
5. Les points intermédiaires se refroidissent à une vitesse intermédiaire

Un traitement superficiel créé une zone dure entourant une zone en acier plus doux.
Au fur et à mesure que cette carapace dure s’use, l’usure devient plus rapide car l’acier est moins dur
quand on s’approche du centre de la pièce.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LES ELEMENTS D'ALLIAGES
DES ACIERS

Dans le cas de la bille que nous examinons actuellement, la partie


extérieure est plus dure parce qu’elle s’est refroidie plus rapidement que la
partie intérieure. Et pourtant, nous avons choisi le mode de refroidissement
le plus rapide.
Pour pouvoir augmenter la profondeur de la trempe de cet acier (c’est à dire
améliorer son aptitude à la trempe), nous devons avoir recours aux
éléments d’alliage.
Des éléments d’alliage tels que le manganèse, le molybdène, le chrome et
le bore, améliorent l’aptitude à la trempe d’un acier et donnent par
conséquent une zone superficielle dure plus profonde.

ELEMENTS D’ALLIAGE

Une plus grande profondeur de trempe correspond à une meilleure aptitude à la trempe. Par
conséquent, l’emploi des éléments d’alliage appropriés permet d’obtenir une plus grande profondeur de
trempe.
On confond souvent l’aptitude à la trempe et la trempe potentielle. Cette dernière expression se réfère à
la dureté maximale que l’on peut conférer à un acier.

Les éléments d’alliage incorporés à l’acier influencent sur la profondeur de trempe. Mais, c’est
uniquement le carbone qui affecte la dureté elle-même. A une teneur en carbone élevée correspond un
potentiel de dureté élevé. A une faible teneur en carbone correspond une dureté potentielle faible.

Le tableau, ci-dessous, donne quelques duretés potentielles typiques et leur rapport avec la teneur en
carbone.

Nuance de l’acier Dureté potentielle


(Rockwell C)
1010: à faible teneur en carbone 40
1040: mi-dur 60
1080: à haute teneur en carbone 65

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LES ELEMENTS D'ALLIAGES
DES ACIERS

PRINCIPAUX ACIERS ALLIES

Quelques éléments d’alliage d’emploi fréquent :

Le chrome Cet élément s’ajoute à l’acier pour améliorer son aptitude à la trempe, sa
robustesse, sa résistance à la corrosion et à la chaleur. Il entre dans la
composition des aciers inoxydables.

Le plomb Ajouté à l’acier, cet élément améliore l’aptitude à l’usinage et la résilience du


métal.

Le molybdène Cet élément améliore l’aptitude à la trempe, la robustesse, la résilience et la


résistance à l’abrasion et à la corrosion de l’acier.

Le nickel La présence de nickel accroît la trempabilité car il abaisse les températures de


transformation, de plus il diminue la vitesse critique de trempe. Il améliore la
robustesse, la résistance à la traction et la limite d'élasticité sans diminuer
l'allongement ni la résilience. Il améliore la résistance de l'acier à l'action de
nombreux réactif chimiques (abrasion, corrosion).

Le manganèse Il agit dans le même sens que le nickel, mais beaucoup plus énergiquement.
C'est un élément très efficace pour l'amélioration de la trempabilité. En effet, il
suffit 0.1% de manganèse pour abaisser de 6°C les points de transformation la
vitesse critique de trempe étant diminuée de beaucoup. Il confère à l'acier des
caractéristiques d’écrouissage.

Le tungstène Cet élément améliore la robustesse, l’aptitude à la trempe, la résilience et la


résistance à la chaleur.

Le vanadium Cet élément améliore la robustesse, la résilience et la ductilité.

Le bore Cet élément améliore juste l’aptitude à la trempe pour les aciers à moins de 0.8%
de carbone (le revenu ne doit pas être effectué au dessus de 500°). L'intérêt des
aciers au bore est de présenter, à prix avantageux, des trempabilités égales à
celles d'aciers plus coûteux

Le carbone Cet élément augmente la dureté potentielle et l’aptitude à la trempe.

Le soufre Cet élément est normalement considéré comme une impureté, mais on l’ajoute
parfois pour améliorer l’aptitude à l’usinage.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT TREMPE PARTIELLE
DES ACIERS

L’épaisseur de la zone superficielle plus dure s’appelle également la profondeur de trempe. Un acier
traité présente une dureté donnée en surface et il présente également une couche superficielle dont le
point le moins dur demeure plus dur que l’acier à cœur.
Par exemple, une fois traitée, la surface de roulement d’un maillon peut présenter une dureté de 54
Rockwell C.
On peut aussi dire que le maillon a une zone superficielle durcie à 47 Rockwell C, profonde de 4,8mm.

Trois facteurs affectent la dureté à la surface.


Pouvez-vous les indiquer ?

A Chauffe
B Refroidissement
C % de carbone

Voici comment une combinaison judicieuse de ces facteurs permet la trempe sélective.

1 La méthode de trempe

Le chauffage de toute la pièce

suivi du refroidissement d’une extrémité

donne une trempe représentée comme ci-dessous

Pour obtenir un durcissement il faut donc chauffer et refroidir. Si seulement une partie de la pièce est
refroidie, une partie seulement de la pièce sera trempée. Un refroidissement sélectif donne la trempe
sélective pour les galets de chaîne de roulement par exemple.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT TREMPE PARTIELLE
DES ACIERS

CHAUFFAGE

On peut obtenir également le type de trempe désiré en modifiant le mode de chauffe.

2 Un chauffage effectué de cette façon :

a. un chauffage partiel

b. et le refroidissement de toute la pièce

c. donnent une trempe représentée sur le rectangle

De façon à obtenir une zone durcie, il est nécessaire de chauffer la zone à durcir jusqu'à sa température
supérieure de transformation, puis de procéder à un refroidissement.
Si une partie seulement de la pièce est chauffée, une partie seulement de la pièce sera trempée.

Si vous désirez obtenir un durcissement de la surface de roulement d’un maillon, comment le chauffez-
vous ?

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT CHAUFFE PAR INDUCTION
DES ACIERS

Phénomène électrique N°1 : le champ magnétique créé, par le passage d’un courant électrique dans
un fil explique le ronflement produit par la radio d’une automobile quand celle-ci passe sous un fil à
haute tension.

Phénomène électrique N°2 : c’est le principe de fonctionnement d’un générateur électrique.

Phénomène électrique N°3 : principe de fonctionnement d’un transformateur

La chauffe par induction résulte de plusieurs phénomènes électriques.

1) Quand un courant électrique traverse un fil, il crée un champ magnétique autour de ce dernier.

2) Si un deuxième fil conducteur coupe les lignes de force du champ magnétique, un courant apparaît
dans ce deuxième fil bien qu’il ne touche pas le premier.

3) le deuxième fil demeure fixe, mais si le champ magnétique créé, par le premier fil change
constamment de direction, un courant induit apparaît dans le second fil. Le champ magnétique créé par
le premier fil change de sens si le courant traversant ce premier fil change lui-même de sens
constamment.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT CHAUFFE PAR INDUCTION
DES ACIERS

Lors d’une chauffe par induction, le nombre de périodes par seconde du courant utilisé détermine à
quelle profondeur de la pièce passe le courant induit et par conséquence la profondeur de chauffe.
Dans la plupart des cas, Caterpillar utilise un courant de 9600 périodes/seconde. Toutefois, certaines
applications, telles que la trempe des patins de chaîne et des bagues de chaîne, demandent une chauffe
plus profonde. On utilise alors un courant de 3000 périodes/seconde.
D’autres applications telles que les petites goupilles de chape et de tringlerie ne demandent qu’une
trempe très superficielle. On utilise alors un courant de 450.000 périodes/seconde.

Si le courant traversant un fil est d’une intensité suffisante, il le chauffe.


C’est le phénomène qui donne l’éclairage électrique et la chaleur du four électrique.
C’est ce que l’on appelle le chauffage par résistance.

Lors d’un traitement par induction, la pièce à traiter constitue le "deuxième fil"
Les barres de cuivre, refroidies à l’eau, constituent le "premier fil".
Ces barres sont traversées par un courant alternatif qui créé un courant électrique dans la pièce à
traiter.
Si ce courant est de 9600 périodes/seconde, le courant induit résultant circule dans une zone très mince
de la pièce, immédiatement au-dessous de la barre de cuivre.
Etant donné que le courant induit est d’une haute intensité et ne traverse que la partie supérieure de la
pièce, cette dernière s’échauffe par résistance.

La chauffe par induction est causée par la résistance opposée au courant induit dans la pièce.

La figure ci-dessous montre le diagramme d’un montage de chauffe par induction.

Les barres de cuivre, refroidies à l’eau, sont traversées par un courant alternatif électrique de 9600
périodes/seconde. Ceci génère un courant induit à la surface du maillon. L’intensité de ce courant est
telle que la surface du maillon se chauffe par effet de résistance. On trempe alors le maillon. Le
traitement est suivi d’un revenu.

Souplesse d ’exécution (de 0.1 à 10mm et plus); cadences de production plus élevées; usinage après
traitement très réduit.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT CEMENTATION
DES ACIERS

LA TREMPE « HI-ELECTRO »

L’étendue de la zone durcie suit celle de la zone chauffée. Quand la chauffe est contrôlée le
durcissement l’est aussi. Voici, sur la figure ci-dessous, en hachuré, la zone chauffée du maillon quand
on emploie le procédé de traitement par induction.

Une trempe correctement effectuée donne une zone durcie présentant le même dessin.

Incidemment, chez Caterpillar, l’expression « Hi-Electro » désigne le procédé de trempe par induction.

CEMENTATION

Le principe de la cémentation est d'incorporer à la surface d'un acier doux une quantité suffisante de
carbone pour lui donner les propriétés d'un acier dur et en particulier lui conférer l'aptitude au
durcissement par la trempe.
La composition de l'intérieur de la pièce ne variant pas, la résilience caractéristique des aciers doux y
sera conservée

a Prenez une barre d’acier 1020

b Augmentez la teneur en carbone à la surface, comme indiqué par le pointillé

c Chauffez toute la barre à 950°C

d Refroidissement lent

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT CEMENTATION
DES ACIERS

La dureté obtenue après trempe est d’autant plus grande que la teneur en carbone est plus grande.
Vous avez donc obtenu le schéma ci-dessous :

Si nous plaçons une pièce faite d’un acier à faible teneur en carbone dans un four à atmosphère riche
en carbone, et si nous la chauffons à une température supérieure à 900°C, l’acier s’imprégnera de
carbone et on obtient une couche, à la surface, riche en carbone. Ce procédé s’appelle la cémentation
par le carbone.

Comment définir la cémentation par le carbone ?

A Un traitement préliminaire au traitement de trempe


B Un traitement de durcissement de l’acier

Réponse :?

Une cémentation prépare l’acier. Le traitement de trempe suit et permet d’obtenir une couche
superficielle résistante à l’usure.
Incidemment, la chauffe du traitement de trempe est effectuée dans un four à atmosphère riche en
carbone pour éviter que le carbone ajouté, à la surface de l’acier ne s’échappe.
Si le carbone ajouté s’échappait dans l’atmosphère du four, ceci réduirait la dureté potentielle du métal.

Ceci termine notre étude des traitements thermiques. Nous avons vu comment différentes méthodes
peuvent améliorer les propriétés métallurgiques d’une pièce finie, mais n’oublions pas que la méthode
de formage de la pièce peut également affecter sa robustesse.

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LE FORMAGE
DES ACIERS

FORMAGE

Au premier stade de la fabrication de l’acier, on obtient des moulages. Certaines pièces sont moulées
directement à partir du cubilot, d’autres sont usinées ou forgées à partir de barres ou billettes obtenues
par laminage à partir de lingots géants.

L’acier liquide qui se refroidit dans un moule (quelles que soient les dimensions de ce dernier) est fait
d’une infinité de cristaux de dimensions microscopiques que l’on appelle grains. Vu au microscope,
l’acier semble donc fait d’une multitude de grains de sable fortement tassés. Le laminage qui donne les
barres et les billettes à partir de lingots moulés ressemble au roulage d’une pâte à gâteau. Ce laminage
fait que les grains sont cassés en cristaux de moindres dimensions (affinage) et écrasés pour prendre
une forme plus allongée ; de plus, ils tendent à s’aligner l’un derrière l’autre pour former des « fibres ».

Deux dessins représentant la disposition des grains dans une pièce en acier coulé, et dans une pièce en
acier laminé qui ressembleraient aux figures ci-dessous.

Laquelle de ces deux figures représente une pièce en acier coulé vue au microscope?

Réponse :?

A - Ce dessin représente l'arrangement des grains dans une pièce coulée.

B - Ce dessin représente la structure des grains, plus petits et allongés, dans une pièce en acier laminé.
La disposition des grains dans cette pièce, forme ce que l'on pourrait appeler les "fibres" du métal.
Quand une pièce, se brise, tous les grains au plan de rupture sont brisés

Plus il y a de grains à briser et plus il est difficile de rompre la pièce. Laquelle des deux pièces ci-dessus
résisterait le mieux à la rupture ?

Réponse :?

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LE FORMAGE
DES ACIERS

FIBRES DU METAL

La pièce en acier laminé présenterait une meilleure résistance à la rupture car celle-ci entraînerait la
rupture d’un plus grand nombre de grains. Généralement, plus les grains sont fins, et mieux l’acier
résistera à la rupture.

Les pièces forgées sont obtenues à partir de billettes laminées. Les fibres de la billette martelée pour
former la pièce suivent le contour de cette dernière.

Les figures ci-dessous représentent, de façon schématisée la structure interne de pièces de même
forme : l’une est en acier coulé, l’autre a été usinée à partir d’une barre d’acier, la troisième a été
obtenue par forgeage.

La disposition des fibres du métal devrait vous indiquer le procédé de formage utilisé pour chacune des
trois pièces.

Echantillon
Pièce en acier coulé

Pièce en acier forgé

Pièce usinée à partir d’un barre d’acier

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CARACTERISTIQUE ET TRAITEMENT LE FORMAGE
DES ACIERS

FIBRES DU METAL

Réponse :

A La disposition irrégulière des grains indique qu’il s’agit d’une pièce moulée.

B Comme les fibres du métal sont droites et parallèles, la pièce a été usinée et les opérations
d’usinage ont coupé les fibres du métal.

C La disposition des fibres indique qu’il s’agit d’un forgeage. Les fibres suivent le contour de la pièce.

Voici trois autres pièces.

Chacune d’elles a été formée à partir d’une pièce de métal brut.

Dans un cas il s’agit d’une pièce coulée, dans l’autre d’une pièce obtenue à partir d’une barre d’acier
laminé, quant à la troisième c’est une pièce forgée.

De ces trois pièces, quelle est celle qui résistera le mieux aux coups de marteau ?
et pourquoi ?

La pièce forgée présentera sans doute la plus grande résistance parce que ses fibres suivent le contour
de la pièce et parce que ses grains sont plus fins.

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