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PSYCHOLOGIE |1

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COURS
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2016 - 2017

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Riadh Djafri

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PSYCHOLOGIE |2

N° TITRE DU COURS PAGE


1. Concepts de base en psychologie analytique 03

2. Introduction à la psychologie du développement 06

3. La personnalité entre le normal et le pathologique 15

4. Clinique des troubles de la personnalité 19

5. La pathologie de la personnalité 23

6. La relation médecin – malade 26

7. Les différents
d types de psychothérapie 28

Riadh Djafri
PSYCHOLOGIE |3

CONCEPTS
ONCEPTS DE BASE EN PSYCHOLOGIE ANALYTIQUE
ALYTIQUE

I. LE CHAMP PSYCHANALYTIQUE
PSYCHANALY
- La psychanalyse est l’un des modèles pour penser la psychologie clinique.
- La psychanalyse est définie comme:
o Une méthode d’accès aux contenus de l’inconscient.
o Une thérapie de certains troubles psychiques, notamment les névroses.
o Une théorie générale du psychisme.
- Freud découvre la psychanalyse par l’intermédiaire du paradigme de l’hystérie (maladie( d’allure somatique
sans étiologie organique).
Il va se forger une première conception de l’hystérie:
o Postulat de base : L’hystérie serait provoquée par le retour de certains souvenirs refoulés.
o Ces souvenirs sont de natures sexuelles et ont trait à la sexualité infantile.
o Introduction du fantasme.
L’introduction du fantasme dans la conception de l’hystérie donne naissance
naissance à la psychanalyse.
o « Etudes sur l’hystérie » est la 1ère œuvre de Freud ett donne naissance au procédé
psychanalytique.
o L’interprétation des rêves (1900)
o Pour introduire le narcissisme (1914)
o Les textes métapsychologiques (1915)
o Les essais de psychanalyse
psychanalyse (1920) : introduction de la deuxième topique.
o Inhibition, symptômes et angoisse (1926): La modification de la théorie de l’angoisse.
o Malaise dans la civilisation, L’homme moïse et la religion monothéiste (années 30): réflexion sur
la culture.
- Depuis Freud, la psychanalyse a évolué et le champ psychanalytique se décompose en plusieurs écoles,
selon les conceptions de l’inconscient. Pour en citer au moins trois:
o Le kleinisme : Mélanie Klein.
Klein
o Le lacanisme.
o Le bionnisme.

A. LES PRINCIPES GÉNÉRAUX DE LA PSYCHANALYSE


1- La pulsion :
- Est une composante somatopsychique
somatop qui est doté de 04 caractéristiques :
o La poussée ; le facteur de la pulsion,
o Sa source ; un organe ou une partie du corps,
o Son objet ; ce en quoi ou par quoi la pulsion peut atteindre son but,
but
o Son but ; qui est toujours la satisfaction supprimant l'état d'excitation à la source
de la pulsion.
pulsion

2- L’inconscient (Ics) :
- Est le réservoir des pulsions ; leses pulsions sont libres et très mobiles (processus
(
primaires).
). Elles tendent à faire irruption dans la conscience et à se décharger dans des
conduites.
- L’inconscient obéit au principe de plaisir.
- Les manifestations de l’inconscient:
o Les lapsus
o Les actes manqués
o Les rêves : Pour Freud, toutes productions seraient soutenues par une logique
inconsciente.
o Le symptôme : Il vient exprimer quelque chose que le sujet ne parvient pas à
exprimer autrement.
PSYCHOLOGIE |4

- Le primat de l’irruption des contenus inconscients :


o L’irruption des contenus inconscients suscitent de l’angoisse.
o Les mécanismes de défenses permettent de de lutter contre l’angoisse.
Ex : le refoulement.

3- Le préconscient (Pcs)
- Contient des représentations qui ne sont pas présentes à la conscience mais peuvent le
devenir et c’est le lieu de l’élaboration psychique des données (enregistrements
psychiques; parole,
pa comportement, un regard…)

4- La censure :
- Qui empêche l’énergie et les représentations de circuler librement.
- La censure est particulièrement sévère entre Ics et Pcs.
- Elle ne laisse passer les désirs inconscients qu'après les avoir transformés ou déguisés.
dég
Sinon, elle les refoule.

5- Le conscient (Cs)
- Est chargé d’enregistrer les informations venant du monde extérieur et de percevoir les
sensations intérieures de plaisir ou déplaisir.
- Il obéit au principe de réalité.
réalité

a. Le principe de réalité :
- Un système
ystème respecte les règles de logiques, les valeurs, le temps.
- Pour se protéger et garantir sa survie dans une société, il y a un refoulement
de tout ce qui pourrait menacer l’adaptation du sujet.
- Freud maintient une vision du Principe de la réalité comme
comm siège du langage,
de l’émotion, de l’attention et de la mémoire.
b. Le Principe de plaisir:
- C’est le siège des pulsions innées, des désirs et des souvenirs.
souvenirs
- Système le plus archaïque de l’appareil psychique.
psychique
- Il ne comprend que des représentations de chose.
chose
- Ces représentations ne connaissent ni logique, ni négation, ni temporalité
ordonnée, ni règle.

6- Le conflit:
- Est l’opposition entre des exigences internes contraires. Le conflit peut être manifeste
(entre un désir et une exigence morale par exemple, ou entre
entre deux sentiments
contradictoires) ou latent, ce dernier pouvant s’exprimer de façon déformée dans le
conflit manifeste et se traduire notamment par la formation de symptômes.

7- L’objet:
- Renvoie en premier lieu à « l'objet sexuel », le corrélatif pulsionnel,
pulsionne il peut être aussi
l’image d’un sujet ou d’une situation.

B. LA CONCEPTION FREUDIENNE DE L’APPAREIL PSYCHIQUE


- Le terme de métapsychologie, forgé par Freud, désigne la représentation théorique de
l’appareil psychique.
- Les processus psychiques sont définis
défini selon trois aspects:
o Point de vue économique
o Point de vue dynamique
o Point de vue topique
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1- Le point de vue économique:


- Etude des processus psychiques considérés comme l’effet de la répartition d’une
énergie quantifiable.
o Libido.
o Investissement et contre investissement.

2- Le point de vue dynamique:


- Etude des processus psychiques considérés comme le résultat d’un conflit entre
force qui s’opposent. Pulsion et interdits.

3- Le point de vue topique:


- Séparation de l’appareil psychique en systèmes différents possédant chacun des
propriétés spécifiques et des modes de fonctionnement distincts.
- Freud a conceptualisé deux topiques :
a. Première topique: (1895-1920)
Correspond à la différenciation conscient, préconscient et inconscient.
- Système inconscient:
o Principe de plaisir.
o Processus primaires.
o Composé de différents éléments (désirs, représentations);
représentations
représentation pulsionnelle
- Système conscient – préconscient:
o Principe de réalité.
o Processus secondaires.
o Représentation de mot.
b. Deuxième topique: (1920-1939)
Distingue le moi, le ça et le surmoi.
- Ça:
o Il est conçu comme le réservoir d’énergie pulsionnelle.
o Il est soumis au principe de plaisir. plaisir
o Il fonctionne selon les processus primaire. primaire
o Il est organisé par les fantasmes originaires.
- Moi :
o Il est une partie du ça qui subit des modifications sous
l’influence du monde extérieur.
o Il est soumis à l’exigence de la réalité et à défaut à l’exigence
du ça et/ou du surmoi
- Surmoi :
o Il est l’héritier du complexe d’Œdipe Œdipe.
o Il est le résultat des identifications œdipiennes.
œdipiennes
o Il est en partie conscient et inconscient.
o Il assure la critique morale et produit le sentiment de
culpabilité.
N.B. -----------------------------------------------------------------------------------------------
Les 3 instances sont en conflit les unes avec les autres:
- Ça:
«Je veux ceci et immédiatement»
- Moi:
«J'y travaille mais tu doiss apprendre à être patient. La réalité est
complexe et tu ne peux toujours avoir ce que tu veux.»
- Surmoi:
«Ce que tu veux n'est pas permis. is. Si tu le fais, je te ferai sentir
coupable».
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INTRODUCTION À LA PSYCHOLOGIE DU DÉVELOPPEMENT


VELOPPEMENT

I. DÉFINITIONS
- L’étude de changements dans le fonctionnement psychologique au cours de la vie.
o La psychologie génétique: (1880-1895)
(1880
Intérêt pour la genèse (origine, émergence)
o La psychologie de l’Enfant (1900-1910)
Etude scientifique à différentes tranches d’âge.
o La psychologie du développement moderne (1970); englobe les deux champs et préconise
que le développement se poursuit tout au long de la vie.
- Le développement se définit comme l’ensemble des transformations qui affectent les organismes
vivants.
- Les transformations sont complexes sous tendues par de nombreux facteurs:
o L’évolution
volution de l’espèce,
l’espèce
o L’hérédité
érédité individuelle,
individuelle
o L'exercice,
o L’apprentissage
L’apprentissage,
o L’interaction sociale.
sociale

II. LE DÉVELOPPEMENT PSYCHO-AFFECTIF


PS / PSYCHO-SEXUEL
SEXUEL
SIGMUND FREUD (1856-1939)
(1856
A. LES STADES PSYCHO-SEXUELS
SEXUELS
- Selon Freud, les stades psychosexuels sont universels.
- Psychosexuel parce que chaque stade est défini par une fixation particulière à une zone érogène
dominante.
- Le terme sexuel
exuel réfère ici au plaisir du corps au sens large (et non à l'acte sexuel).

1- Le stade oral (0-18mois) :


- Pendant le stade oral, la source du plaisir provient de la bouche et la stimulation buccale.
- Selon Freud, pour l'enfant, être rempli de nourriture signifie
signifie «être rempli d'amour!».
d'amour!»
o Si le besoin oral n’est pas satisfait, plus tard l’enfant aura un sentiment de manque, de
timidité, de grande dépendance, de jalousie, d’anxiété et développera une personnalité
pessimiste.
o Si le besoin oral est trop satisfait, plus tard l’enfant développera une personnalité
narcissique avec tendances à rechercher des satisfactions orales (boire, fumer).

2- Le stade anal (18 mois à 3 ans) :


- La zone érogène dominante est la région anale.
- L'enfant doit apprendre à contrôler ses productions.
pro
- Il apprend le contrôle volontaire de son intestin: « retenir » ou « laisser aller ».
o C'est le premier conflit «social».
o S'il donne ce cadeau, cela prouve son obéissance, sinon son entêtement.
o Selon Freud, la conduite des parents face à cet apprentissage
apprentissage est très importante.

3- Le stade phallique (3 à 6 ans) :


- L'enfant découvre ses organes génitaux et les différences sexuelles.
- Les garçons vivent le «Complexe d’Œdipe» et les filles le «Complexe d’Electra ».
a. Le Complexe d’Œdipe :
- Le garçon désire sa mère sexuellement.
- Il se rend compte que la mère a une relation particulière avec le père.
- Son père devient un rival.
- Le garçon découvre que les filles n’ont pas de pénis et il est possible qu'on lui
enlève le sien. Il a peur (angoisse de castration).
- Pour
our qu'il y ait bonne résolution du complexe d'Oedipe, il faut que le garçon
s'identifie au père (c'est ce qui formera le Surmoi).
- C'est une sorte de compromis.
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b. Le Complexe d’Electra :
- Elle découvre qu'elle n'a pas de pénis. Elle tient sa mère responsable
responsabl de son
manque. Elle lui en veut.
- La mère est aussi le premier objet d'amour sexualisé pour la fille.
- Elle cherche donc à séduire le père car elle a envie du pénis.
- Cette envie du pénis se transformerait en désir d'avoir un enfant du père (comme
la mère est capable de le faire).
- La mère devient ainsi une rivale.
- Finalement elle s’identifie avec la mère et accepte sa féminité.

4- La période de latence (6 à 12 ans) :


- À cette période, s'installe un calme pulsionnel relatif.
- La pulsion sexuelle semble disparaître.
dispar
- Pas de zone érogène spécifique.
- C’est l'âge où les apprentissages scolaires, les jeux, les intérêts extra-familiaux
extra et les
engagements sociaux prennent de l'importance.
- L'énergie libérée par le refoulement du complexe d'Œdipe peut être utilisée à d'autres
d fins.
- Les anciens buts pulsionnels seraient ainsi «sublimés».

5- Le stade génital (12 à 18 ans) :


- Les changements biologiques qui se produisent à la puberté entraîne une réactivation de la
zone génitale comme lieu de plaisir.
- C'est le stade où se développe
dév l'amour tourné vers autrui.
- Avant, la sexualité était "auto-érotique",
"auto érotique", parce que l'individu se satisfaisait de son propre
corps.
- Ici, l'instinct sexuel tend à trouver satisfaction auprès d'une personne aimée et entre au service
de la reproduction.

III. LE DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR


HENRI WALLON (1879 – 1962)
- Son œuvre est centrée sur le processus psychomoteur de l'enfant résultant ltant d'une articulation entre
deux facteurs :
o Un facteur biologique : responsable de la maturation du système nerveux central.
o Unn facteur social : qui gère l'interaction entre l'enfant et le milieu.
- La personnalité est une construction progressive, où se réalise l'intégration, selon des rapports
variables entre:
o L’affectivité: liée aux sensibilités internes, orientée vers le monde social et vise à la
construction de la personne
o L’intelligence: liée aux sensibilités externes, orientée vers le monde physique, et vise à la
construction de l'objet.

A. LES STADES PSYCHOMOTEURS


1- Première année 0 - 1 an : le stade impulsif et émotionnel
- La motricité
otricité et l’émotion sont les principaux organisateurs de ce stade:
o Le stade impulsif (0 - 3 mois) Estst caractérisé par le désordre gestuel; agitation diffuse de
l'émotion, Il n'y a pas de contrôle des centres corticaux.
o moi : L'expression de l'émotion émerge (joie, tristesse).
Le stade émotionnel (De 3 a 12 mois)
L'émotion devient organisatrice du comportement de l'enfant grâce à la réponse du
l’entourage. C'est à ce stade que l'enfant se reconnaît dans le miroir.
- Le schéma corporel:
corporel
Vers huit mois et demi l’enfant
l’enfant fait l’expérience de sa propre image visuelle, de son propre
corps, en particulier grâce à l’usage du miroir.
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2- Deuxième année de 1 - 3 ans : le stade sensorimoteur et projectif


- Le stade sensorimoteur (entre 9 et 12 mois) : Il y a une meilleure association
ociation entre mouvements et
perceptions, et une conscience plus précise des objets. C'est la naissance de la capacité
symbolique, de la représentation de l'objet
- Le stade projectif (entre 1 et 2 ans) : La pensée est projetée à l'extérieur par le geste; par exemple;
envie de s'auto-admirer
admirer et de se faire admirer.

3- Troisième année de 3 - 11 ans : le stade du personnalisme


- Le stade du personnalisme
personnal (entre 3 et 5 ans): L'enfant arrive à reconnaître sa personnalité, image
de lui-même.
même. Il y a une conscience de soi par une phase d'opposition (le non-je),
non et par une
intégration dans le groupe familial et de même par (le jeu d'alternance réciproque).
o L’image du corps: la prise de conscience de sa propre image; cette image de soi est le
support de toutes les identifications narcissiques successives grâce auxquelles se
constituera la personnalité
- Le stade de la personnalité polyvalente (entre 5/6 ans et 11 ans): C'est un stade de différenciation.
L'enfant participe à la vie de plusieurs groupes (famille, école, jeu, sport...), Il a désormais la
capacité de prendre des rôles différents

4- L'adolescence (à partir de 12 ans):


- C'est une crise très aiguë, grâce
grâce à laquelle l'enfant découvre les valeurs sociales, morales,
culturelles... qui deviendront ses propres valeurs.

B. POINTS IMPORTANTS
- L'émotion est identifiée à l'activité motrice; Il y a donc un fondement biologique à l'émotion.
l'émotion
- le mouvement a un rôle important,
important, est l'expression des relations entre le sujet et le milieu.
- Le rôle de l'autre est important dans la prise de conscience de soi. .
- Il y a accession à l'intelligence discursive dans les rapports émotionnels avec autrui.

IV. LE DEVELOPPEMENT PSYCHO-SOCIAL


PSYCHO
ERICK ERIKSON (1902-1994)
(1902
- Erikson s’inscrit dans la psychologie psychanalytique du Moi. Il accepte les postulats Freudiennes.
- Il est par contre orienté plus vers la question de l’influence de la société et de la culture dans la
construction de la personne
sonne que les autres psychanalystes.
- Il propose 7 étapes qui définissent des conflits générateurs de crises et des qualités spécifiques à
chaque âge.
- Le progrès, à chaque étape dépend du succès ou manque de succès à chaque étape précédente.précédent
- A chaque stadee l’enfant à une tâche à accomplir.

A. LA BASE DE SA THÉORIE
1- Elle se concentre sur le développement d'une personnalité normale et tient compte des processus de
socialisation de l'enfant dans une culture particulière.
Les stades sont donc appelées «psycho-sociaux»
«psycho ciaux» parce que les conflits dans sa théorie se produisent
entre l'individu (le moi) et la société.
2- Le but visé est d'atteindre une identité du moi en résolvant des crises spécifiques à chaque stade.
Pour Erikson, le développement consiste à passer d'une
d'un identité «non-moi»
moi» à une identité du moi.

B. LES STADES PSYCHO-SOCIAUX


SOCIAUX
- Chaque stade psycho-social
social est marqué par un conflit entre 2 caractéristiques dominantes et opposées
de la personnalité.
- Les conflits non résolus entraînent des dommages qui se répercutent
rép ent sur le reste de sa vie. Ils peuvent
être "réparés" (du moins en partie) si l'enfant profite d'un environnement social particulièrement
positif plus tard.
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STADE PROBLÈME AGE


1 Confiance - Méfiance 0 à 18 mois
2 Autonomie - Honte/Doute 18 à 30 mois
3 Initiative - Culpabilité 36 à 60 mois
4 Travail - Infériorité 6 à 12 ans
5 Identité - Diffusion 12 à 18 ans
6 Productivité - Stagnation 25 à 60 ans
7 Intégrité - Désespoir 50 à 75 ans

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
--------------------------------------------------------------- -------------------------------------------------------La théorie compte 7 stades:
Stade 1 : Confiance/Méfiance (0-1 an)
- La qualité de la relation à la mère est importante.
o Trop de frustration lors de la tétée, par exemple, risque de l'amener à la méfiance. méfianc
o Absence de confiance --> schizophrénie infantile
o Faiblesse de confiance --> adultes psychotiques, dépressifs.

Stade 2 : Autonomie/Honte et Doute (2-33 ans)


- Stade influencé par le système musculaire qui se développe, la préhension et le contrôle des
sphincters.
hincters. L'enfant acquiert un sens nouveau du pouvoir.
- L'entourage doit démontrer d'un équilibre entre fermeté et flexibilité car l'enfant doit atteindre
idéalement un autocontrôle sans perte de l'estime de soi.
o Si trop de fermeté trop tôt, cela peut l'amener
l'amener à régresser à des satisfactions orales ou bien il
peut faire "semblant" de progresser en devenant
dev ant hostile et faussement indépendant.
o Adulte, il sera compulsif, méticuleux, avoir un sentiment de doute et de honte constant, ou
paranoïaque.

Stade 3 : Initiative/Culpabilité (4-5 ans)


- Gain d'habiletés: parler, se promener, prendre les choses. Son imagination se développe. Il doit
acquérir un sens de l'initiative adéquate afin d'avoir plus tard un sens réaliste de l'ambition et de
l'indépendance.
- Aussi stade du Complexe d'Oedipe. La conscience agit comme contrôle de l'initiative. La peur de
l'impulsion sexuelle par un parent entraîne de la culpabilité.

Stade 4 : Réalisation-travail/Infériorité
travail/Infériorité (6-12
(6 ans)
- À ce stade, il est important de donner à l'enfant
l'enfant des tâches à son niveau qui soient signifiantes pour
lui, ainsi que de lui fournir un encadrement adéquat. Sinon, il développe un sens d'infériorité et un
sentiment d'être "inadéquat". Il ne faut pas ridiculiser ce qu'il fait.

Stade 5 : Identité/Dispersion de rôle (13--18 ans)


- Erikson a porté beaucoup d'attention à l'adolescence.
- Changements importants
rtants sont vécu à la puberté: le corps, les rôles, les sentiments pour le sexe
opposé. Les attentes de l'entourage changent aussi. Tout cela crée de la confusion, la "crise
normative de l'adolescence".
- Crise d’adolescence = Angoisse identitaire:
o Conflit avec les parents.
parents
o Sur-identifier (clique,
clique, modèle idéologique) = perte temporaire de l’individualité.
l’individualité
o La résolution conduit à un sentiment d'identité fort
fort et à une reconnaissance d'être acceptable
pour la société.

Stade 6 : Productivité/Opposition (26-50


50 ans)
- Atteinte d'une véritable
able génitalité (amour, orgasme)
orgasme) et désir de produire (enfant, tâche créative).

Stade 7 : Intégrité/Désespoir (50 ans et +)


- Cellelle qui atteint l'intégrité accepte son propre cycle de vie.
PSYCHOLOGIE | 10

V. BÉHAVIORISME
HAVIORISME ET THÉORIE DE L’APPRENTISSAGE
A. LA POSITION BÉHAVIORISTE
HAVIORISTE
- La psychologie
sychologie est une science naturelle – fondé sur des faits empiriques objectifs.
- L’introspection n’est pas scientifique.
- L’intelligence
ntelligence est comprise comme des dispositions comportementales adaptées ou des
patterns d’associations entre stimulus-réponses.
stimulus

1. IVAN PAVLOV
- Après ces études en physiologie et médecine Pavlov est devenu Directeur du
département de physiologie à l’institut
l’institut de médecine expérimentale à Moscou.
- En 1903 au 14 Congrès Médical à Madrid, Pavlov a prononcé un discours « La
ème

psychologie expérimentale et psychopathologie des animaux ».


- Il définit les réflexes et surtout le réflexe conditionné.

Le réflexe : est une clé pour comprendre le fonctionnement et les mécanismes de réaction
des animaux et des humains à leur environnement.
Le fonctionnement sensori-moteur
sensori fait l’unité entre les structures et fonctions du système
nerveux.

Expérience de Pavlov : conditionnement classique :


- La situation expérimentale:
1- une cloche sonne
2- la nourriture est présentée
3- activation des glandes salivaires
- Après quelques répétitions de cette procédure, le chien salive quand la cloche sonne.
sonne
- Le stimulus « cloche » est devenu un stimulus
mulus conditionné.
- Cette association (SC_RC) est le fruit d’un apprentissage.
- Le réflexe conditionné est un phénomène psychologique et physiologique.
- Un réflexe est dit « conditionné » dans le sens qu’il est dépendant (dans son existence
ou état) à un certain
c type d'événement-situation
situation impliquant la présence d’un
stimulus renforçant selon Skinner (1932).

2. THORNDIKE (1940)
- Il place les animaux dans une boîte et observe la manière dont ils répondent.
- Pour s'échapper, l'animal affamé (le plus souvent un chat)
chat) devait découvrir comment
tourner un levier, pousser un bouton ou manipuler une sorte de mécanisme de réponse
permettant de s'échapper ou de se procurer de la nourriture.
- Thorndike conclut que la stimulation dans la situation expérimentale génère
l'apprentissage
rentissage qui à son tour augmente la probabilité d'une réponse adéquate =>
Apprentissage par essai-erreur.
essai

L’apprentissage:
- L’apparition des solutions augmentent en fonction du temps passé dans la situation
problème.
- L’apprentissage est le résultat d’habitudes
d’habitudes obtenues par essais et erreurs.

Les Lois :
- Il y a donc deux lois concernant ce type d'apprentissage;
1 Loi de l'exercice ou de la répétition.
1-
2 Loi de l'effet : le contrôle de l'apprentissage par ses conséquences.
2-
PSYCHOLOGIE | 11

3. JOHN B. WATSON (1878-1958)


- La naissance
sance du béhaviorisme comme approche en psychologie du développement est
associée à la démonstration du conditionnement des réactions émotionnelles par John
Watson (1914).
- Selon Watson les expériences jouent le rôle de facteur de conditionnement du
comportement
ement et façonnent l'adaptation future.
- Watson rejette la notion de stades successifs structurant le développement de l'individu.
- Le développement de la vie du nourrisson jusqu'à l'âge adulte est une démarche continue
en fonction de l’apprentissage.

B. VISION
N DE L’ENFANT
- Perspective Psychanalytique: équilibration dynamique (Freud - Erikson) des forces libidinales;
l'enfant comme produit de ses pulsions.
pulsions
- Perspective Béhavioriste: façonnement par l'environnement; (Watson) l'enfant comme
accumulation des expériences
expérie du conditionnement.
- Perspective Épistémologique: le développement mental (Piaget) l'enfant comme agent actif dans
la construction de ses connaissances.
connaissances

« L’enfant global » face à une perspective générale


1- Capacité à être seul :
Avoir intériorisé des représentations sécurisantes, aptes à refréner le principe de
plaisir du corps, les conflits intérieurs.
2- Curiosité :
Mobiliser l’attrait primitif de la découverte pour un intérêt valorisé-
valorisé transformer les
3- Capacité de représentation :
Mémoriser sous forme d’images
d’images mentales ce qui vient du « dehors », dans un contexte
de cohérence pour qu’il y ait ce lien dehors/dedans possible, du sens.
4- Capacité à différer son plaisir :
Transformer un réel interne (une tension) en symbolique (un travail), grâce à
l’interface des images internes-sublimation
5- Capacité d’identification :
Souhaiter s’approprier ce qu’on admire chez l’autre, dans un contexte de relation
positive avec l’adulte : distance, sécurité, empathie.
6- Capacité d’adaptation intellectuelle :
Accepter que l’autre
l’autre introduise des idées qui ne soient pas des objets intérieurs
menaçants, des règles que l’enfant ne maîtrise pas ou pas complètement si des
adaptations doivent être faites.

VI. ÉPISTÉMOLOGIE GÉNÉTIQUE – DÉVELOPPEMENT INTELLECTUEL


JEAN PIAGET (1896-- 1980)
- Bien
en que Jean Piaget (1896-1980)
(1896 1980) soit souvent considéré comme un psychologue du
développement, il est avant tous un épistémologue.
- L’épistémologie analyse les conditions historiques, sociologiques, et logiques d’élaboration des
connaissances scientifiques.
- Pour parvenir à cette analyse, Jean Piaget fonde une épistémologie génétique ; « utiliser les données
expérimentales de la psychologie de l’enfant dans le but de décrire les mécanismes qui constituent la source
ch l’enfant ».. J .Piaget (la logique de la perception chez
même des diverses variétés de connaissance chez
l’enfant, 1922, PUF, PARIS)
- Le développement de l'organisme est:
1- il se développe en formant des habitudes.
2- il se développe en formant des nouvelles adaptations qui modifient les habitudes. On appelle app
ce processus l'accommodation.
PSYCHOLOGIE | 12

- La motivation:
Pour que l'organisme développe des habitudes, il doit avoir une certaine motivation de continuer
à refaire ces comportements.

- Les schèmes cognitifs :


« Un schème est la structure ou l'organisation des actions
actions telles qu'elles se transfèrent ou se
généralisent lors de la répétition de cette action en des circonstances semblables ou analogues
(La psychologie de l’enfant, p. 11).

- L’assimilation (l’habitude):
Joue un rôle de conservation du passé et offre un
un point d'appui, une structure de base, pour les
nouvelles accommodations.

- L'accommodation :
Ajustement qui se fait par modification des schèmes d’assimilation lorsque ceux-ci
ceux s’avèrent
inopérants dans une nouvelle situation.
Et dés que l'accommodation se
se produit elle permet des nouvelles assimilations.

- L'intelligence :
Est un équilibre, produit par la capacité de l’adaptation.
l’adaptation
Le développement intellectuel est une construction qui résulte de l'activité du sujet dans un
milieu stimulant.
Les facteurs de développement intellectuel:
o La maturation nerveuse.
o L’équilibration
L’équilibration.

A. L’INTELLIGENCE
INTELLIGENCE SENSORI-MOTRICE
SENSORI (de la naissance à 25 mois)
L'intelligence sensoriel-motrice,
sensoriel motrice, fondée sur les réflexes, est la capacité à résoudre des
problèmes pratiques avant l'apparition
l'apparitio du langage.
Sous-stade I : les réflexes - les premières adaptations de l'enfant aux stimulations de
l'environnement.
Sous-stade II : réactions circulaires primaires (< 4 mois).
La réaction circulaire correspond à une reproduction intentionnée d’une activité
acti qui est
initialement arrivée
arrivé par hasard.
Sous-stade III : (< 8 mois) réactions circulaires secondaires.
L'enfant développe l'intentionnalité dans la préhension. La saisie volontaire des objets est
possible grâce à la coordination visio-manuelle.
visio
Sous-stade IV : (< 1 an) coordination des schèmes secondaires,
L'enfant combine différentes schèmes pour obtenir un résultat. Une prise de conscience de la
causalité.
Sous-stade V : (<< 18 mois) les réactions circulaires tertiaires,
Un stade d'expérimentation active. L'enfant varie son action pour voir les différents effets que
les modificationss des schèmes peuvent produire.
Sous-stade VI : (< 24 mois) les combinaisons mentales;
L'apparition de la représentation mentale. Le problème est représente dans son esprit.
espr Il y a
une combinaison mentale des schèmes.
schèmes

B. LE STADE PRÉ É-OPÉRATIONNEL (de 2 à 6 ans)


La pensée symbolique
mbolique (fonction sémiotique) :
Capacité de l’enfant à utiliser certains symboles qui ont pour lui une signification.
PSYCHOLOGIE | 13

C. LES OPÉRATIONS CONCRÈTES (de 6 à 12 ans)


L'intuition préopératoire va se transformer en une pensée opératoire mobile.
(la quantité des jetons est pareil, la quantité de pâte à modelé est pareil).
pareil)

D. LES OPÉRATIONS FORMELLES (à partir de 12ans)


Pendant la période des opérations formelles, l'adolescent développe les abstractions logico-
logico
mathématiques qui permettent des opérations mentales; L'enfant n'est plus confiné à
l'expérience concrète de l'objet et de l'action physique.

VII. LE DÉVELOPPEMENT
VELOPPEMENT DU LANGAGE
HARRIET JISA
A. DEFINITIONS
1- Langage :
« Système propre à favoriser la communication entre les êtres. une faculté inhérente à la
condition humaine, celle de symboliser ; représenter le réel par un signe et de
comprendre ce signe comme représentant du réel ».
(E. Benvéniste, le temps et le récit,
récit 1989)

2- Langue :
« Système de signes et de règles qui permet aux individus d’une même communauté de
se comprendre ».

3- Orthophonie :
Discipline paramédicale pour le bilan et le traitement des troubles de la voix, de la
parole, du langage et de la communication
communi orale et écrite.
(Dictionnaire
ictionnaire d’orthophonie, Brin & al., Isbergues, Ortho Edition, 1977)

B. L’ACQUISITION DU LANGAGE
Grâce à l’interaction maternant/bébé au contact visuel communicatif, au développement
cognitif du bébé.
1- Phase pré-linguistique:
linguistique:
0 -1mois : cris, pleurs puis gazouillis, soupirs
1-2 mois : apparition de sons composés (eueu)
6-7 mois : premières consonnes (ba da) = babillage
8-9 mois : restriction des sons émis à ceux de la langue maternelle,
maternelle, apparition des gestes
communicatifs, compréhension
compr de mots simples (« tienss », « donne », « regarde »...).

2- Phase linguistique:
L’entourage renforce la production linguistique qui a du sens pour eux : papa, chat (ta...)
9-20 mois : entre 20 et 200 mots et/ou combinaisons (ex: papa pa’ti)
20-36 mois :
o Grammaticalisation du discours (prépositions adverbes, pronoms personnels
(moi, je mon)
o Phrases de 3 mots
o Stock lexical augmente ++ (verbes, prépositions)

3-4ans:
o Phrases complexes, de 2 ou 3 parties ("va dans ta chambre et prends ton
pyjama").
o Ques
Questions, "qui", "où", "quand", "pourquoi »
o Relations spatiales et notions temporelles (aujourd'hui, hier, demain)
PSYCHOLOGIE | 14

4-5ans:
o Aime raconter
o Complétion du système phonétique : ch, kh, et groupes consonantique acquis.
o 90 % des groupes consonantiques sont produits
produits correctement.
o Maîtrise progressive des mots longs et complexes

5-6ans:
o Le système phonétique de l’arabe est complété.
o Structures syntaxiques les plus courantes acquises.
o Pensée opératoire.
o Capacités attentionnelles mémoire de travail de phrases simples.
simpl

C. RELATION ENTRE LANGAGE ET CERVEAU


Le langage est le résultat d'un ordre donné par le cerveau aux organes phonatoires, plusieurs
théories ont été émises à ce sujet :

En 1861, Paul Broca identifia une aire cérébrale dans l'hémisphère gauche du
cerveau indispensable au langage parlé. Une lésion dans cette aire appelée aire de
Broca entrainerait l'incapacité de parler.
Carl Wernicke identifia dans le même hémisphère, quelques années après, une aire
fondamentale à la compréhension du langage oral.
Une lésion dans cette aire nommée l'aire de Wernicke ferait perdre la capacité de
comprendre le langage parlé.
Le neurologue français Jules Dejerine en 1887, identifia toujours dans le même
hémisphère du cerveau une aire indispensable
indispensable à la lecture des lettres et des mots.
Une lésion dans cette aire du cerveau provoquerait l'incapacité de lire mais la personne
pourrait continuer de parler, de comprendre le langage oral et écrire correctement.

Les trois lésions décrites précédemment représentent des aphasies.


L'aphasie, est un terme grec signifiant « perte de la parole ».
Les aphasies sont des troubles du langage, ils apparaissent
apparaissent suite à une lésion dans
l’hémisphère gauche du cerveau pour le langage.
PSYCHOLOGIE | 15

LA PERSONNALITÉ
NALITÉ ENTRE LE NORMAL ET LE PATHOLOGIQUE

I. DÉFINITIONS ET CONCEPTS
1- La psychiatrie:
Discipline médicale pour le diagnostic et traitement (pharmacologique et ou thérapeutique)
des maladies mentales.

2- La psychopathologie:
Approche s’occupe des sujets dans la singularité et en situation, visant une compréhension
raisonnée de la souffrance psychique afin de repérer la genèse du trouble mental.

3- La psychothérapie:
Méthode thérapeutique qui fait uniquement appel à des moyens psychologiques afin de traiter
les troubles
ubles psychiques ou somatiques.

4- La santé mentale :
« Etat de bien-être
être permettant à chacun de reconnaître ses propres capacités, de se réaliser, de
surmonter les tensions normales de la vie, d’accomplir un travail productif et fructueux et de
contribuerr à la vie de sa communauté ».
(OMS) – Bien-être
être physique, mental et social, 2010

5- La souffrance psychique:
Etat de mal-être,
être, pas forcément révélateur d’une pathologie ou d’un trouble mental.
Prise en charge selon son intensité, sa permanence, sa durée et ses conséquences.

6- Troubles mentaux :
Font référence à des classifications diagnostiques internationales correspondant à des
ensembles de troubles mentaux (symptômes) et de critères spécifiques.

7- Le terme de maladie mentale :


Renvoie au modèle médical et suppose une cause, une origine et une conduite à tenir.

II. NE PAS CONFONDRE


A. CRITÈRES DE DIAGNOSTIC (symptomatologie)
- Aide pour établir un diagnostic devant un patient présentant un ou des symptômes.
Exemple du diagnostic de schizophrénie paranoïde.

B. CRITÈRES
RES NECESSAIRES POUR LE DIAGNOSTIC
- Syndrome dissociatif : discours désorganisé et affect inappropriée…
- Délire paranoïde : hallucinations, interprétation morbide, intuition…
- Repli autistique : apathie, retrait social… émoussement des affects

C. CRITÈRES DE CLASSIFICATION
LASSIFICATION (les références du trouble)
- Aide pour reconnaître le mode d’explication du trouble.
- Énumération et organisation nosographique des diagnostics.
- Langage commun international

D. INSTRUMENTS STANDARDISÉS DIMENSIONNELS OU CATÉGORIELS


- Application struc
ucturée des critères diagnostics ou mesures symptomatique en général en
référence à un système de classification.

III. INTÉRÊT
T DES CLASSIFICATIONS INTERNATIONALES
1- Individualiser les diverses entités cliniques dans un classement nosographique commun :
cadre de référence nosographique avec critère diagnostique ; traitement ; pronostic.
2- Langage commun et compréhension internationale, pour une diffusion mondiale
3- Faciliter la communication entre les cliniciens et chercheurs :
o Utilisation quasi-obligatoire
quasi dans les publications scientifiques et les essais
médicamenteux
médicamenteux.
o Utilisation réglementaire dans les statistiques des états membres de l’OMS
PSYCHOLOGIE | 16

Le normal et le pathologique
Normal
=
Norma
Du latin: équerre
L’équerre sert à tracer un angle droit
Intérêt de l’angle droit : maintenir une construction d’aplomb, en équilibre
_____________________________
______________________________________

Le normal : Dans les limites du normal, l’équilibre peut se maintenir

Le pathologique se définit par


Un manque ou un excès
P
P-_______________________________P+

Continuité entre le normal et le pathologique

IV. LE NORMAL ET LE PATHOLOGIQUE


A. LA PSYCHOPATHOLOGIE : identifie trois types de normalité :
1- Le normal comme norme sociale,
sociale, où plus une société est conformiste plus la moyenne
moyen est un
idéal.
2- La normalité comme idéal suppose qu’il existe une continuité entre normal et pathologique;
(Psychose sévère / psychose légère/ névrose / personnes adaptées / normalité idéale) ou bien
Relativisme culturel : un individu considéré comme anormal
anormal dans une culture sera tout à fait
normal dans une autre.
3- La normalité comme absence de la maladie oppose santé et pathologie.
pathologie
=> Ce qui est anormal n’est pas forcément pathologique et vice versa

B. LE PATHOLOGIQUE est défini comme :


1- Écart quantitatif par
ar rapport à la norme sociale.
2- Écart qualitatif par rapport à la norme culturelle.
3- Rupture de l’état de santé.

« La normalité est la capacité à s’arranger avec ses problèmes profonds, à s’adapter à soi-même
soi et aux
autres, sans se paralyser intérieurement dans des conflits obligatoires, ni se faire rejeter par les autres,
malgré les inévitables divergences encourues dans les relations avec eux. »
Jean Bergeret, 1986, Abrégé de psychopathologie Paris, Masson
PSYCHOLOGIE | 17

C. LES CRITÈRES
RES pour définir la pathologie :
1- La notion
tion de déviance sociale:
Elle renvoie à la manière dont autrui perçoit la personne présentant les troubles. Ce critère est à
rapprocher du critère de bizarrerie ainsi que du mauvais contact avec la réalité souvent évoqué
par l’entourage.

2- La souffrance :
C’est l’élément subjectif d’inconfort évoqué par la personne concernée.

3- L’inefficacité :
Intellectuelle, sociale…, conséquence des troubles du sujet, constitue un handicap psychologique.

4- Le comportement inadapté :
L’évitement des conflits et des problèmes
problèmes plutôt que leur confrontation pour les résoudre,
maintien dans la frustration, la souffrance et le stress.

5- Le comportement destructeur

D. POUR IDENTIFIER UN TROUBLE, il faut connaitre :


1- Les signes :
Modifications objectives dans le corps ou dans le comportement
comportement du patient, qui peuvent être
constatées par un observateur extérieur.

2- Les symptômes :
Manifestation subjective de la maladie, telle qu’exprimée par le patient.

3- Le syndrome :
Ensemble de symptômes et/ou signes présents simultanément et qui permettent
perm d’identifier un
trouble.

V. DÉMARCHE CLINIQUE
Recueil des signes et des symptômes pour établir le psycho-diagnostic
psycho
Les classifications actuelles des troubles mentaux (Classement par troubles et critères diagnostics) :
A. CIM 10 (OMS) = Classification Internationale
I des Maladie :
- Première classification de l’OMS en 1948.
- Actuellement : dixième révision. 1er CIM 10 publié en 1992
- CIM :
o Proposition
roposition de critères explicites des diagnostics
o Les critères se reposent sur des données de traditions et des opinions
opinio plus internationales
o Il existe trois versions :
Une version abrégée (guide d’utualisation)
Une version de description clinique et directive, destinée à la clinique quotidienne
et à l’enseignement.
- Exemples:
o (F00-F09)
F09) Troubles mentaux organiques, y compris
compris les troubles symptomatiques
o (F10-F19)
F19) Troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de substances psycho-
psycho
actives
o (F20-F29)
F29) Schizophrénie, troubles schizotypiques et troubles délirants
o (F30-F39)
F39) Trouble de l'humeur (affective) une version
version pour les critères diagnostiques pour
la recherche

B. DSM (Modèle anglo-saxon


saxon –USA)
USA) = Diagnostic and Statistical Manuel of mental discorder :
- Première classification de l’APA a été publiée en 1952 : DSM 1
- Depuis 2013 : DSM 5
- Conception par l’APA (American Psychiatric
P Association) :
o Largement connu et utilisé
o La maladie est désignée par « le trouble » (disorder) pour une raison de neutralité
étiologique : approche a-théorique
a théorique et descriptive, influencée par la psychiatrie nord-
nord
américaine classique et par des courants
courants comportementalistes et cognitivistes et
pharmacologiques
o Evaluation multiaxiales (1 à 5)
PSYCHOLOGIE | 18

o Définition clinique et critériologique des troubles


o Avant tout prévu pour le codage des dossiers pour la recherche
recherche ou les statistiques de santé
o Correspondance avec CIM-10 indiquées dans le manuel
Correspondances

- Les 5 axes de la classification du DSM IV TR/DSM V :


o AXE 1 Troubles et pathologies psychiatriques = clinique
o AXE 2 Troubles de la personnalité et de son développement
o AXE 3 Troubles somatiques associés
o AXE 4 Troubles psycho-sociaux et environnementaux
o AXE 5 Evaluation globale du fonctionnement
PSYCHOLOGIE | 19

CLINIQUE DES TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ


Le modèle taxinomique et psychodynamique de la personnalité
Qu’est ce que la personnalité ?
« Résultat chez un sujet donné de l'intégration dynamique de composantes cognitives,
pulsionnelles et émotionnelles ».
« L’agencement de ces différents facteurs constituent les traits de personnalité, à savoir les
modalités relationnelles de la personne, sa façon de percevoir le monde et de se penser dans son
environnement ».

Points importants:
- Du latin persona, « le masque »
- Processus dynamique
- Stable dans le temps
- Unique : le sujet
- Formée à la fin de l’adolescence

I. ÉVALUATION ET DIAGNOSTIC TAXINOMIQUE


TAXINOMIQUE DU TP
1- Clinique: Cognitive, affective et relationnelle
2- Cinétique : Stable, durable et dès l’adolescence
3- Sévérité : Souffrance ou altération du fonctionnement
4- Exclusion : Toxiques, affections médicales, autre trouble psychiatrique

Paranoïaque
Schizoïdee Aux frontières des troubles psychotiques
Schizotypique
Antisociale
Borderline FRAGILITÉ NARCISSIQUE
Histrionique
Narcissique
Evitante
Dépendante Aux frontières des troubles névrotiques
Obsessionnelle

Personnalité Caractéristiques
Paranoïaque MEFIANCE 5- Perçoit des attaques contre lui
1- Surestime du soi/ Psychorigidité du moi 6- 2,3%
2- Pré-jugement 7- Isolement social
3- L’interprétation morbide 8- Homme
4- Rancunier 9- Risque d’évolution vers un vrai délire
paranoïaque

Schizoïde DETACHEMENT SOCIAL, EMOTIONNEL 5- Indifférents aux critiques et aux jugements


1- Pas dee recherche relationnelle 6- 4,9 %
2- Préfère activités solitaires 7- Consultent peu
3- Peu d’intérêt pour relations sexuelles 8- Assez stable
4- Froideur 9- Risque d’évolution vers la schizophrénie

Schizotypique GENE AIGUE RELATIONS


RELATI PROCHES, 5- Méfiance
distorsions cognitives et perceptuelles, 6- Pauvreté des affects
excentricité 7- 4à6%
1- Croyances bizarres 8- Consultent peu, souvent pour des
2- Perceptions inhabituelles (illusions) symptômes de stress
3- Langage bizarre
4- Anxiété sociale (persécutoire)
PSYCHOLOGIE | 20

Antisociale MEPRIS et TRANSGRESSION 5- Absence de remord


1- Pas de respect normes sociales 6- Irresponsabilité
2- Trompe par profit 7- 0,2 à 3,3%
3- Impulsivité 8- Hommes > femmes
4- Irritabilité, agressivité 9- Passage à l’acte

Borderline INSTABILITE et IMPULSIVITE 5- Impulsivité


1- Sentiment
ment chronique de vide 6- 1,6% en pop générale
2- Éviter les abandons (réels/imaginaires) 7- passage à l’acte
3- Relations intenses et instables 8- 10 % dans les consultations
4- Instabilité image de soi, Instabilité affective 9- 20% à l’hôpital

Histrionique REPONSES EMOTIONNELLES EXCESSIVES et 5- Dramatisation, théâtralisme


QUETE ATTENTION 6- Suggestibilité
1- Mal à l’aise si pas centre attention 7- Considère relation plus intime
2- Séduction sexuelle inadaptée 8- 1,8%
3- Expression émotionnelle changeante 9- But : obtenir des soins
4- Utilisation aspect physique 10- Risque dépression

Narcissique ADMIRATION, SANS EMPATHIE 6- Envie les autres


1- Sens grandiose de son importance 7- Comportements arrogants et hautains
2- Fantaisies de succès 8- 6,2%
3- Pense être « spécial » 9- 50 à 75 % d’hommes
4- Besoin admiration 10- Anorexie / cocaïne
5- Manque d’empathie 11- Attention au vieillissement

Evitante INHIBITION SOCIALE 4- Sentiment de ne pas être à la hauteur


1- Évite activités sociales 5- 2,4%,
2- Réticence à s’impliquer 6- Phobie sociale
3- Relations intimes réservées

Dépendante COLLANTE 4- Difficultés expression désaccord


1- Cherche ++ soutien 5- Difficultés initiation projet
2- Mal à l’aise seul 6- 0,6 %
3- Difficultés prise de décision

Obsessionnelle- PERFECTIONNISME et MAITRISE 4- Réticence à déléguer


compulsive 1- Préoccupations pour les détails
détai 5- Avare
2- Perfectionnisme entravant 6- Têtu
3- Scrupuleux et rigide 7- 2,1 à 7,9%, troubles hypocondriaque

II. LE MODÈLE PSYCHODYNAMIQUE DE LA PERSONNALITÉ


A. STRUCTURE DE LA PERSONNALITÉ
« base idéale d’aménagement stable des éléments métapsychologiques
métapsychologiques constants et essentiels chez un
sujet » :
1- État de régression (en fonction du facteur de la vulnérabilité)
2- Relation d’objet
3- Nature de l’angoisse
4- Les mécanismes de défenses spécifiques
5- La nature du conflit
Les termes névroses ou psychoses ne correspondent
correspondent pas forcément à une maladie mais plus à une
constitution ou « structure » du patient qui s’est construite au fur et à mesure de son développement
(théorie psychodynamique).
PSYCHOLOGIE | 21

Stades de
développement
/
Etat de régression Stade Oral Stade Anal Stade Phallique

Relation Fusionnelle Anaclitique Génitale


d’objet
Nature de De morcellement De perte d’objet De castration
l’angoisse
Le conflit Entre le ça et la réalité Le ça et l’idéale du moi Entre le ça et le surmoi
Mécanisme de Introjection/Projection
trojection/Projection Identification Refoulement
défenses Déni/Clivage du introjective/projective Formation réactionnelle
moi/Forclusion du nom du Idéalisation primitive Dénégation
père Clivage de l’objet Déplacement
Expulsion /Rétention Conversion
sublimation
Lignée de la S Psychotique Limite Névrotique
Borderline

B. LES MÉCANISMES DE DÉFENSE


1- L’introjection: Mécanisme permettant à l’individu d ‘intégrer fantasmatiquement des objets et des
qualités inhérentes à ces objets.

2- La projection: Processus par lequel les représentations


représentations internes intolérables sont rejetées et
ressenties comme venant de l’extérieur de soi.

3- Le clivage d’objet: les objets externes sont perçus comme partiellement bons et mauvais

4- L’idéalisation primitive: les objets externes sont perçus comme totalement


otalement bons ou mauvais

5- Le refoulement: Opération par laquelle le sujet cherche à repousser ou à maintenir dans


l’inconscient des représentations (pensées, images, souvenirs) liées à une pulsion.

6- La sublimation: Mécanisme par lequel l’énergie liée à la


la pulsion sexuelle est dérivée vers un
nouveau but non sexuel et où elle vise généralement des objets socialement valorisés.

- La structure psychotique prend son départ au niveau des frustrations très précoces qui ne
permettent pas d’atteindre le niveau d’élaboration
d’élaboration psychique de la structure névrotique.
o Le conflit sous-jacent
sous jacent se joue entre la réalité et les besoins pulsionnels bruts.
o Le type d’angoisse prévalent est l’angoisse de morcellement.

- La structure névrotique; concerne une organisation fantasmatique


fantasmatique centrée autour du complexe
d’Œdipe et le respect du principe de réalité
o L’organisation névrotique rend compte de l’intégration de la problématique œdipienne.
Elle est caractérisée par l’existence de conflits intrapsychiques.
o Le type d’angoisse dominant est l’angoisse de castration

- Les astructurations ou fonctionnements limites


o Le sujet n’a ni une structure névrotique ni une structure psychotique.
o Son fonctionnement psychique est plus ou moins à la limite du fonctionnement
névrotique ou du fonctionnement
fonctionneme psychotique.
o La problématique centrale concerne l’angoisse de perte de l’amour de l’autre.
o Le type d’angoisse est l’angoisse de « perte d’objet ».

- Chaque individu présente un type de fonctionnement psychique privilégié se situant dans l’une
ou l’autre de ces trois grandes entités, sans être « malade » pour autant.
o S. Freud compare la structure mentale à un bloc minéral cristallisé. Si on laisse tomber à
terre un corps cristallisé, il se brise. Toutefois, il ne se brisera pas au hasard.
PSYCHOLOGIE | 22

o Le cristal va se
se casser selon des lignes de cassure préétablies = selon des lignes de la
vulnérabilité
vulnérabilité.
PSYCHOLOGIE | 23

LA PATHOLOGIE DE LA PERSONNALITÉ
PERSONNALIT

Signification du symptôme en psychopathologie


- Selon la perspective psychanalytique; le symptôme comporte une dimension inconsciente.
- Le symptôme devient la traduction d’un conflit psychique, induisant éventuellement une
désadaptation plus ou moins importante.
- Il ne peut signer à lui seul le type de structure ou d’organisation psychique du sujet
=> Symptôme
ymptôme actif
- Donner un sens aux observations sémiologiques en prenant en considération l’histoire du sujet
et en intégrant les signes et les symptômes dans une démarche dynamique
=> Aide à la résolution de son compromis pathologique

Le bénéfice primaire du symptôme : Est la capacité du symptôme à réduire l’angoisse née du conflit
intrapsychique, par la jouissance inconsciente obtenue par lui.

Le bénéfice secondaire : Représente les avantages conscient/inconscient retirés grâce au symptôme.

Le diagnostic est essentiellement une hypothèse


Pour valider ou infirmer l’hypothèse diagnostique en posant les questions fondamentales suivantes:
- Comment le patient gère-t-il
gère l’angoisse ?
- Quels sont les mécanismes de défense mobilisés par le patient ?
- Comment le sujet répond-il
répond il à l’expression conflictuelle de son désir ?
- Comment le sujet gère-t-il
gère ses rapports avec soi-même
même et ses rapports à la réalité?

I. LES NÉVROSES
- Regroupent tous les troubles psychiques chroniques ayant pour origine un conflit inconscient où
le sujet n’est pas en rupture avec la réalité
- Il y absence de lésion corporelle qui pourrait engendrer le ou les troubles psychiques.
- Le sujet a conscience de ses troubles de façon plus ou moins marqué : il les conçoit au moins
comme indésirables

A. CLASSIFICATION DES NÉVROSES


1- La névrose obsessionnelle:
- Présence des obsessions ou des compulsions.
- Le sujet lutte contre ses obsessions ou ses compulsions ce qui lui génère de l’angoisse.
- Expression du conflit psychique passe par une idéation
idéation ou par un acte obsédant.

2- La névrose hystérique :
- Le conflit psychique :
o Se retrouve au niveau du corps sans cause organique = hystérie de conversion
o Ou bien se traduit symboliquement par une vision proche de la déréalisation =
hystérie dissociative.
dissociativ

3- La névrose phobique :
- Trouble du comportement appris (notion de conditionnement) où le lieu d’expression du
conflit psychique est l’espace ou une situation; clos, ouvert, animaux, sang…..
- Cette situation ou son anticipation (par le sujet) agit comme un stimulus anxiogène.

4- La névrose hypocondriaque :
- Préoccupé d’une manière exagérée par son état de santé.
- Convaincu d’être victime d’une maladie grave même si les explorations demandées par
les médecins consultés se révèlent rassurantes.
- Une fixation progressive
prog de l’angoisse sur le corps souvent situés dans la sphère digestive
et thoracique.
thoracique
- Agressivité sous-jacente
sous jacente de cette quête vis à vis du corps médical et de l’entourage.
l’entourage
PSYCHOLOGIE | 24

II. LES PSYCHOSES


- Les psychoses regroupent tous les troubles psychiques ayant pour origine un conflit inconscient
archaïque où le sujet est en rupture avec la réalité.
- Le sujet n'a pas conscience de ses troubles et/ ou de ses comportements inadaptés voire
dangereux.
- Les psychoses sont des maladies mentales; chroniques, aigues, organiques
organique et fonctionnels.

1- La schizophrénie :
- Le sujet présente un syndrome dissociatif (ou de discordance) plus ou moins associé à un
délire.
Le syndrome dissociatif traduit la perte d’unité de la personne.
- Il s’objective par :
o La bizarrerie : le discours et / ou le comportement du patient est obscur.
o L’ambivalence : le patient manifeste des émotions ou des comportements
paradoxaux, contradictoires.
o Le détachement : en rapport avec le repliement sur soi.

2- Les syndromes délirants:


- Le sujet présente un délire chronique mais sans syndrome dissociatif :
o les délires paranoïaques : du délire de persécution à la mégalomanie.
o la psychose hallucinatoire chronique : cette maladie apparaît le plus souvent chez la
femme autour de la ménopause.
o les paraphrénies : le déliree est riche, s’organise autour de l’imaginaire.
- Il y a peu d’hallucinations en parallèle.

3- Les états psychotiques aigus :


- Il s’agit d’un état psychotique, qui dure entre un jour et six mois.
- Le sujet présente un retour total à la normale à la fin de l’épisode.
l’épisode.
Exp: BDA, P puerpérale…etc

III. LES ÉTATS LIMITES : Focus sur les troubles narcissiques


- Le sujet présente une psychopathologie oscillant entre les tableaux cliniques de névrose et de
psychose, très polymorphique.
- La relation oscille pour le sujet entre 2 sentiments :
o L’idéalisation quand autrui est gratifiant.
o Les dés idéalisation quand autrui est frustrant.
- La symptomatologie:
o L’impulsivité du sujet est souvent marquée.
o Le passage à l’acte est fréquent:
o L’état dépressif (névrotique, limite, psychotique
o Etat psychosomatique (dépression masquée, maladies psychosomatique)
o Les addictions
o Troubles sexuels
sexuel
o Troubles de l’identité
o Troubles psychopathiques

IV. LES MALADIES PSYCHOSOMATIQUES


A. DÉFINITION
1- La médecine psychosomatique :
- Est la « médecine relative aux troubles
troubles organiques ou fonctionnels occasionnés, favorisés
ou aggravés par des facteurs psychiques (émotionnels et affectifs). »
2- Maladie psychosomatique :
- La maladie où le trouble psychosomatique est déterminée dans sa totalité ou en partie par
un facteur psychique.
psy
- Il existe toujours une interaction entre le soma ‘corps’ et le psychisme dont les
mécanismes ont une base « perturbation physiologique »
PSYCHOLOGIE | 25

Selon Franz ALEXANDER 1838 : « Théoriquement toute maladie est psychosomatique,


puisque les facteurs émotionnels
émotionnels influencent tous les processus physiologiques par l’intermédiaire
des voies nerveuses et humorales. »

B. APPROCHE PSYCHANALYTIQUE DE LA MALADIE PSYCHOSOMATIQUE


- En 1960, Pierre MARTY et l’école de Paris mettent au point une théorie mettant l’accent sur le
point de vue économique de la théorie psychanalytique.
- À partir des patients souffrant d’affections organiques chroniques, un mode de
fonctionnement mental qui caractériserait la structure psychosomatique.
- Trois aspects essentiels qui sont:
o La pensée opératoire
opér qu’ils définissent comme une forme de pensée sans liens
apparents avec la vie fantasmatique, de tonalité rationnelle et factuelle et de
temporalité restreinte et actuelle.
o L’absence totale de rêves et de fantasmes « l’inhibition représentative de base
ba ».
o La réduplication pseudo-projective,
pseudo projective, c’est à dire un mode particulier de rapport à
autrui où l’Autre est mal perçu dans sa singularité et sa différence.
- En 1973, SIFNEOS parle d’une théorie émotionnelle et introduit le concept
d’« alexithymie » qui aurait quatre composantes :
o L’incapacité à reconnaître et exprimer ses émotions.
o La limitation de la vie imaginaire avec une forme de pensée utilitaire.
o La tendance à recourir à l’action pour éviter les conflits et les situations stressantes.
o La description détaillée des faits, événements, ou symptômes physiques.

Fonctions de la somatisation :

- Valeur clairement métaphorique dans l’hystérie


- Fonction communicative du corps
- Objet transitionnel
- Bénéfice primaire : dériver l’attention sur un problème corporel
- Bénéfices secondaires : consommer du médical, éviter un conflit, prendre des congés…

Particularités psychosomatiques
- Alexithymie
- Pensée opératoire
- Style de vie perturbateur
- Syndrome d’abandon – démission
- Troubles de l’adaptation
- Incapacité de symbolisation
symbolisat
- Absence de liaison affect-représentation
affect

Il faut considérer le malade dans sa globalité « physique, psychique et environnementale »


PSYCHOLOGIE | 26

LA RELATION MEDECIN-MALADE
MEDECIN

La relation médecin-malade: deux modèles s’opposent : modèle paternaliste et modèle délibératif.


délibératif
Dans la définition du rôle du médecin :
1- médecin efficace, imperturbable, qui a une vision objective du patient et de sa maladie, et qui peut ainsi prendre des
décisions d'expert et gagner en efficacité.
Modèle paternaliste/Neutralité-émotionnelle
émotionnelle
Dans ce modèle,
-Le
Le patient n’est pas une personne raisonnable,
capable de décider pour elle-même
elle de la manière dont
elle veut vivre ou mourir.
-Le
Le médecin se positionne comme étant celui qui a le
savoir.
-Le médecin est un expert et, pour sa part, le patient
est dans l'ignorance.
-Tout
Tout ce que le patient peut faire est d'accepter ce
modèle thérapeutique
Sa liberté = changer de médecin traitant

2- celle du médecin empathique et humain qui s'intéresse non seulement à la maladie de chaque patient, mais
également à la manière dont il la vit, à sa situation personnelle, sociale, à son histoire.
Modèle délibératif/Partage des émotions -Si
Si le patient n'a pas la connaissance médicale, il est
cependant en mesure d'évaluer les impacts de la
décision médicale sur son mode de vie.
-Il
Il a la possibilité d'exercer son jugement après avoir
l’accès à l'information médicale !
-Lorsqu'une
Lorsqu'une équipe encadre le patient, la discussion se
réalise avec l'ensemble du personnel soignant et n'est
plus unee décision prise uniquement par le médecin au
sommet de la hiérarchie des intervenants, tel un bon
père de famille.
-Ce
Ce n'est pas au médecin de prendre des décisions de
vie (et de mort) en lieu et place des personnes.
Personne n'est mieux placé que la personne
per elle-même
pour décider ce qui est le mieux pour elle.

L’attitude du médecin face au malade


1- Les typologies de la personnalité du patient
-Le patient dramatique – réponses émotionnelles exagérées.
-Le patient anxieux – a des prétentions excessives.
excessive
-Le patient hyper précis ou obsessionnel – une personne auto disciplinée, très ordonnée, rigide, inflexible etc.
-Le patient célèbre par sa position sociale – se considère plus important que les autres.
-Le
Le patient suspicieux, vulnérable devant la maladie.
ma
-Le patient antisocial – celui qui viole souvent les règlements et le programme de l’hopital.

2- Le transfert
-L’ensemble
L’ensemble des réactions affectives conscientes et inconscientes que le patient éprouve à l’égard de son médecin.
-Il répond de désirss inconscients, de désirs insatisfaits, de modalités relationnelles vécues dans l’enfance.
-Le
Le transfert s’actualise dans le rapport qui s’établit avec le médecin en ce qu’il représente inconsciemment.
inconsciemment
- Les trois scénarios du transfert selon Hans Kohut
o Réponse
ponse transférentielle de la dépendance affective
o Réponse transférentielle du désir affective
o Réponse transférentielle de la critique et le doute

3- Le contre transfert
-L’asymétrie;
L’asymétrie; répondre au demande du patient avec conscience
-La neutralité bienveillante;
nte; de toujours rester neutre (émotions) et bienveillant (ne pas rejeter ou désinvestir le
malade si échec notamment)
-La
La sérénité; de faire face aux situations dans sa pratique quotidienne
-La
La maitrise de l’amour et de la haine; de faire sa propre économie
économ psychique
PSYCHOLOGIE | 27

4- Comment résoudre une relation transférentielle massive ?


Adopter une attitude non-défensive
défensive
Homologuer la réponse émotionnelle du patient
Clarifier la réaction ém et encourager son exploration
Proposer des interprétations, en établissant
établissant des liens entre la relation thérapeutique et les autres Res,
Orientation si possible

Exemple :
-Le patient: « j’en ai marre de venir ici et de vous donner tout cet argent »
-Le médecin: (homologuer) « je vois que vous êtes en colère…d’avoir ce courage et cette honnêteté n’est plus évident,
je ne pense pas que quelque chose puisse être utile actuellement que de s’occuper de cela »
-Le patient: « rien n’est utile ici…tout est de ma faute »
-Le médecin:(clarifier) « qu’est ce qui vous fait ressentir
ressen que tout est de votre faute »
-Le médecin: (interprétation) « est ce que cette frustration s’étend sur d’autres personne de votre vie ? »

L’empathie :
Est une capacité cognitive de locuteur; consiste pour ce dernier de se mettre à la place de l’autrui
-Est l’aut (le patient) pour
mieux percevoir et ressentir son état de souffrance et préoccupation, sans perdre l’identité:
*Degré 0° « je ne comprends pas votre souffrance »
*Degré 1° « c’est mon devoir qui m’oblige de vous comprendre »
*Degré 2° « je vais essayer de vous aider pour exprimer votre souffrance »
*Degré 3° « on est un dans la compréhension de votre souffrance »

1- Comment éprouver une attitude empathique


-Une invitation non coercitive à parler
-Les
Les encouragements minimaux; je vois…oui…hmm…hochement
vois…oui…hmm…ho approbateur dela tète
-Les Qs ouvertes et fermées
-Le silence attentif
-Aptitude
Aptitude de reflet et de compréhension (physionomique et dynamique)

2- Pour faire l’annonce:


-Le
Le médecin doit d’abord être à l’écoute afin de savoir ce que le patient se dit auau sujet de sa souffrance :
-Ce qu’il sait ou croit savoir :
*ce qui a déjà été expliqué, ce que le patient a lu ou entendu au sujet de sa maladie
*ce que le patient comprend de son savoir sur la maladie et de ses conséquences sur sa vie
* les attitudes ett l’état émotionnel du patient (ses peurs, les mots qu’il évite, ce qu’il sait mais ne dit pas).
-L’annonce
L’annonce se fait de façon directe, en entretien et de façon empathique.

3- Face un mourant (travail de l’equipe de soins)


-En cas d’aggravation sérieuse, il est important d’aider le mourant à redire sa « profession de foi islamique », la
Shahâda*, verbalement ou par le geste de l’index levé. S’il ne peut plus la dire lui-même.
lui
-Pendant
Pendant la période d’agonie, placer le mourant sur le côté droit, le visage tourné vers la qibla, si cela est possible.
-Le
Le maintenir au maximum en état de pureté rituelle.

Conclusion
« Le médecin doit garder à l’esprit que soigner ne signifie pas toujours guérir.
Guérir une personne, c’est aussi l’accompagner, la soutenir soulager de
d ses maux »
PSYCHOLOGIE | 28

LES DIFFÉRENTS
RENTS TYPES DE PSYCHOTHÉRAPIE
PSYCHOTH RAPIE

I. LA THÉRAPIE
RAPIE PSYCHANALYTIQUE
- A l’origine de celle-ci : Freud
- Il a découvert l’inconscient. De là, il en est arrivé au modèle suivant : l’explication des phénomènes
psychiques en général se trouve
tr dans l’inconscient.
- La technique thérapeutique dans la cure analytique repose sur deux choses :
o La libre association d’idées.
o Le levier thérapeutique, c’est à dire l’analyse du transfert.
- Cette approche va mettre en lumière plusieurs aspects :
o sé et en particulier l’enfance : rôle déterminant dans le développement
Le passé eloppement psychoaffectif et la
construction du sujet. Mais, Tout ne se joue pas avant 6 ans.
o L’homme jusqu'à sa mort, garde des possibilités de se construire.
construire
o C’est le passé raconté tel qu’il estest dans le souvenir qui est important.
important
o L’expérience : une exp n’est pas un évènement mais c’est un évènement éprouvé. L’être
humain se construit grâce aux expériences. Pour qu’un évènement devienne expérience, il
faut qu’il fasse une trace dans le psychique.
psychique

II. LA THÉRAPIE SYSTÉMIQUE


- On ne parle pas d’un patient mais d’un système : le système familial ou il y a des interactions entre les
différents éléments du système.
- Dans ce système, il existe un patient « désigné » qui est celui désigné par la famille, celui
celu pour qui la
demande de prise en charge est faite au départ.
- Rupture de l’homéostasie dans la famille
- le symptôme de la famille se place sur l’un de ses membres qui devient le patient désigné.

III. LA THÉRAPIE CONGNITIVO-COMPORTEMENTALE


CONGNITIVO :
est une psychothérapie
apie qui vise à:
- Améliorer les symptômes de la maladie.
maladie
- Aider le patient à apprendre des méthodes plus efficaces pour faire face aux difficultés qui
contribuent à sa maladie, sont fondées sur l’apprentissage de nouveaux comportements.
comportements

1- Un peu d’histoire…
- Les es thérapies cognitivo-comportementales
cognitivo comportementales se sont basées sur les théories de l’apprentissage:
conditionnement classique, conditionnement opérant, et apprentissage social auxquels ils ont
intégrés les théories cognitives du fonctionnement, en particulier, le modèle du traitement de
l’information ; les émotions et les cognitions.

2- Caractéristiques principales :
- Les Thérapies Cognitivo-Comportementales
Cognitivo Comportementales (TCC) sont l'application de la psychologie
scientifique.. Elles sont issues du conditionnement.
- Thérapie à court terme (15 à 22 séances pendant 3 à 6 mois)
- Durée des séances (45 min à 1h, séance structurée)
- Style collaboratif (le psychologue et le patient travaillent ensemble)
- Thérapie centrée sur les problèmes actuels (comportement présent, sur l’ici et maintenant).
- Leur but n'est pas de rechercher la genèse historique des troubles mais de produire des
changements concrets dans les comportements des patients. (Il ne s’agit pas de comprendre
« pourquoi » mais « comment »)
- Utilisation de concepts cognitifs (comportements dysfonctionnels
dysfonctionnels expliqués en termes
d’interprétations erronées).
- Principale méthode thérapeutique: la restructuration cognitive.
cognitive (série de questions pour aider
le patient à modifier
modifier ses opinions et percevoir d’autres alternatives)

3- Les techniques de TCC


- Désensibilisation
ésensibilisation systématique (exposition en imaginaire), exposition in vivo
- Relaxation (de différents types et les techniques de relaxation respiratoire)
- Hypnose
- Affirmation de soi,s jeux de rôle
- Restructuration
estructuration cognitive
PSYCHOLOGIE | 29

- Gestion
estion des émotions
- Gestion
estion du temps

*La relaxation
-BUTS :
– Se sentir plus détendu.
– Mieux contrôler les situations de stress.
-PRINCIPES :
– Induire une prise de conscience physique.
– Induire un contrôle physiologique
physiologique (tension musculaire, respiration, palpitation …).
– Induire un état psychologique de détente et de relaxation.
– Obtenir une relaxation en un temps de plus en plus court et ainsi l’utiliser dans la vie de tous les
jours.
– Peut être pratiqué en individuel ou en
e groupe.

*L'hypnose
-A
A pour but de placer le patient dans un état de conscience modifié (sub-conscience)
(sub conscience) pour lui suggérer des choses.
-L'hypnose
L'hypnose peut être indiquée dans certains traitements contre la douleur, contre des phobies, des TOC, l'arrêt du
tabac...
-Passe
Passe par le biais de la relaxation (approfondir la respiration et l’imagination)

IV. LA PSYCHOTHÉRAPIE
RAPIE DE SOUTIEN
- Il s’agitt d’offrir au patient un espace de parole et de prodiguer encouragement et réassurance.
L’objectif est, grâce à une écoute bienveillante et valorisante, de permettre au patient d’améliorer sa
vie relationnelle et de restaurer l’estime de soi.
- L’objectif n’est
est pas de modifier la personnalité (comme dans la psychothérapie psychanalytique) mais
d’aider la personne à supporter ses symptômes ou ses problèmes généraux, d’apporter un soutien
moral.

V. LES THÉRAPIES
RAPIES DE GROUPE
- Permettent aux participants de repérer leur
leur mode de fonctionnement par rapport aux autres
- D'améliorer la confiance en soi ou d'apprendre à mieux s'intégrer (affirmation de soi, trouble
alimentaire, phobie sociale,
sociale agressivité..).

VI. LES PSYCHOTHÉRAPIES


RAPIES PSYCHO-CORPORELLES
PSYCHO
- Offrent des approches corporelles comme la sophrologie, la réflexologie,, la relaxation dans le but de
calmer certains maux comme l'angoisse
l' et le stress.

References importantes
-O Chambou et all (1999), les bases de la psychothérapie, Dunod Paris
-JJ Gyotat, (1986), les psychothérapies médicales, T1+T2
-JJ Bergeret, (1980), Abrèges de psychologie clinique et de psychopathologie, Masson Paris
-RR Benrajeb (2004), les dettes à l’origine du symptôme,
sympt Harmaton Paris

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