Vous êtes sur la page 1sur 16

Prestidigitateur

Chris moore
Recherche donnée sur des mots assez
bizarres et dont le sens est assez facile
Coure :theories de .Une recherche trop développé avec des
l’art ressources très rare a y trouvé

Enseignant :Halim
choueiry

Fall semester 2010

[Type the fax


number]

[Pick the date]


Introduction
Le mot prestidigitateur est issu du mot prestidigitation

de(presto digiti), qui voulait dire l’agilité des doigts.

Le mot prestidigitateur a été créé par le physicien

Jules de Rovere1. Il ne voulait pas utiliser

le mot physicien ni escamoteur, figurant une formule

faisant penser á de grandes titres prestigieuses sur son

affiche, en désignant l’art du spectacle, et en réalisant des

tours de magie et des illusions.

1
Jean –Eugene Robert –Houdin ;une vie d’artiste ;comment on devient
sorcier ;l’art de gagner á tous les jeux ;magie et physique amusante ;le Prieure :
édition présentée par Francis Lacassin

Page | 2
Origine du mot

La nomination de ce phénomène a été appelé dans le


passé tantôt escamotage tantôt physique amusante.

Le mot (prestidigitateur), est d’origine latin ; il a existé


jusqu'à la fin du siècle des lumières en France et a été
supplanté plus tard de prestidigitateur et il a fait perdre
á la discipline sa référence de prestige .

Page | 3
L’Histoire du mot
Au XII siècle « on soupçonnait le diable d’être l’auxiliaire
de ce baladin »2.

L’escamotage provient de l’arabe et désigne la balle de


liège qui plus tard a prit le nom de muscade.

Aujourd’hui le mot prestidigitateur ne revient uniquement


au manipulateur des doigts, mais définie l’acteur de
magie.

Depuis la préhistoire, la pratique de la prestidigitation


existait et on prétendait que cette manipulation est un
phénomène surnaturel et on trouve le témoignage, chez
Lucien de Somaste qui a décrit et a expliqué les
techniques et les tours du passe d’Alexandre d’
Abontique3.

Dans l’antiquité dans « l’Ancien Testament décrit le


combat entre Moise et Aaron contre les magiciens du
Pharaon, en transformant le bâton en serpent et le bâton
d’Aaron engloutit ceux des magiciens »4.

Les premiers objets magiques sont des vases grecs


truqués du VI siècle avant JC. Ils sont exposé aujourd’hui
au musée du Louvre .

2
Jean de Salisbury, Polycraticus (1159), I, chap. 8 et 9 : Patrologie Latine, t. 199, col. 406-407.

3
(Alexandre ou le faux prophète, Les Belles Lettres, 2002, classiques en poche n° 46, texte établi et
traduit du grec ancien par Marcel Caster.) (ISBN 251799443)

4
Ancien Testament - L'Exode, Les Plaies d’Égypte. Le bâton changé en serpent, Ps 78:105

Page | 4
Définition et Manipulation
La prestidigitation avait servi á
matérialiser le divin, et s’est
assimilé á la magie noire,
tandis qu’elle s’est peu á peu
affirmé comme magie
blanche, pour s’éloigner des
buchers. Aujourd’hui elle est
utilisé encore á des desseins
peu avouable, pour le quidam
a un argent, établir son
ascendant sur une personne
et en tirer profit.

La représentation de la
premier carte de jeu de tarot
de Marseille est le bateleur qui
est la représentation du
magicien, ancêtre de
l’escamoteur devenue
prestidigitateur.

Page | 5
Les branches de la
prestidigitation
Jean-Eugene Robert Houdin a effectué un
recensement des branches de la
prestidigitation.5

• t
ours d’adresses (mains et paroles) ;
• e
xpériences de magie simulée (trucs
d’escamotage) ;
• e
ffets prodigieux de l’esprit (mentalisme) ;
• m
agnétisme simulé (seconde vue,
lucidité, divination, extase, catalepsie) ;
• m
édium (spiritisme, évocation des esprits, tables
tournantes, frappantes, parlantes et écrivantes,
armoires et leurs mystères) ;
• r
écréation (quiproquos, subtilités ou
combinaisons).

• la magie de salon, intermédiaire entre


le close-up et la magie de scène
• le mentalisme, art consistant à simuler
les phénomènes curieux ou réputés
paranormaux.
• la magie bizarre consiste à raconter une
histoire fondée sur des faits historiques ou
non pour créer une atmosphère
(généralement sombre), tout en y incluant
des effets magiques destinés à créer des
temps forts au cours du récit.
• a magie rapprochée ou micromagie
ou close-up qui fait souvent appel à
la cartomagie et qui se pratique souvent en
restaurant, cabarets, soirées privées.
• la magie de rue qui a recours aux
mêmes approches que la magie rapprochée,
mais nécessite une aptitude particulière pour
« accrocher » le passant.
• a magie rapprochée ou micromagie
ou close-up qui fait souvent appel à
la cartomagie et qui se pratique souvent en
restaurant, cabarets, soirées privées.
• la magie de rue qui a recours aux
mêmes approches que la magie rapprochée,
mais nécessite une aptitude particulière pour
« accrocher » le passant.

5
Ib. Jean-Eugène Robert-Houdin, p. 450 - 2006 - éditions Omnibus

Page | 6
Les assistants et le discours
• Un baron est une personne
faisant prétendument partie du public,
mais en fait complice de l'illusionniste, dont
ce dernier peut avoir besoin pour certains
tours.

• Le boniment est un discours qui


accompagne l'exécution du tour6.

• Le débinage est l'action de


révéler (ou de faire semblant de révéler) à
un non-magicien le secret d'un tour.

6
Comment on devient sorcier, par Jean-Eugène Robert-Houdin, p. 233, ed. omnibus

Page | 7
Techniques de prestidigitation
 Charge (parfois appelée prise)

La charge désigne l'action de s'emparer à l'insu des spectateurs d'un objet dissimulé dans le revers d'un

veston ou dans une poche secrète, par exemple. Grâce à une passe, cet objet va ensuite apparaître ou

remplacer un autre objet dans un échange. La magie des colombes, des pièces, des boules, des cartes, des

foulards font appel à de nombreuses prises pour leur apparition.

 Climax

Dans un tour de magie, le climax désigne le moment fort et particulièrement surprenant qui termine le tour.

Parfois le tour est construit avec deux ou trois climax successifs de plus en plus forts. Les premiers pouvant

laisser croire que le tour est terminé, concourent à faire baisser l'attention du spectateur.

 Comptages (cartomagie)

Le comptage concerne les manières particulières de compter un petit paquet de cartes qui permettent divers

masquages, par exemple de dissimuler une ou plusieurs cartes , ou d'en compter un nombre différent du

nombre réel du paquet. Les comptages portent souvent le nom du magicien qui les a inventés ou fait

connaître. Par exemple :

 Le comptage Elmsley, dû à Alexander Elmsley (Britannique) ;

 Le comptage Jordan, dû à Charles Jordan (Américain) ;

 Le comptage Hamman, dû à Brother John Hamman (Américain).

D'autres comptages portent des noms plus imagés. Par exemple :

 le comptage optique ou flustration count, dû à Brother John Hamman précité ;

 le rumba count, dû à Jean Pierre Vallarino (Français).

Page | 8
 le comptage siva de Jack Avis (Anglais) qui combine le comptage Elmsley et le comptage

Jordan

Détournement d'attention (ou misdirection)

Le détournement d'attention consiste à dissimuler une action en simulant une autre action

paraissant naturelle aux yeux des spectateurs. Il s'agit d'un des ressorts les plus puissants du

prestidigitateur qui dirige ainsi l'attention des spectateurs là où « il n'y a rien d'anormal à voir » ce

qui lui permet d'accomplir des actions en secret et à l'insu du spectateur (empalmage, prises,

saut de coupe, débarras d'objet, etc.).

Par exemple, le magicien désignera un objet sur sa droite pour opérer une action sur sa gauche,

égalisera un jeu de carte pour effectuer un empalmage ou redressera le col de son veston pour

saisir un accessoire (avant une apparition, par exemple).

En résumé, il s'appuie sur les processus cognitifs du spectateur qui associe usuellement certains

effets à certaines causes et les détournent à son avantage.

Empalmage

L'empalmage consiste à dissimuler un objet de petite taille (pièce, muscade, billet plié etc..) dans

la paume de la main. Plusieurs techniques sont décrites :

l'empalmage classique : l'objet est maintenu plaqué au creux de la paume de la main par
une contraction volontaire du thénar et de l'hypothénar.7

l'empalmage « à l'italienne » : l'objet est maintenu coincé entre la base du pouce et le repli
de peau de l'intérieur de la main.8

l'empalmage « aux doigts » : l'objet est maintenu derrière la première phalange des doigts
(généralement le majeur et l'index)

l'empalmage « downs » : s'applique plus spécifiquement aux pièces. La pièce est


maintenue entre le pouce et l'index, la main étant légèrement entrouverte. La paume de la

main est tournée vers le public, la pièce étant cachée par le pouce9 10 D'autres techniques

moins connues sont gardées secrètes par les prestidigitateurs.

7
Comment on devient sorcier, par Jean-Eugène Robert-Houdin, p. 233, ed. omnibus

8
Technique très ancienne déjà décrite dans Discovery of Winchcraft de Reginald Scot, 1584
9
Technique décrite dans Nouvelle Magie Blanche Dévoilée de N. Ponsin, 1853

10
Inventée par Thomas Nelson Down, manipulateur hors pair, 1867-1938

Page | 9
Pour ne pas être visible, la main doit garder une décontraction aussi naturelle que possible, ce

qui demande un certain entraînement.

Fake

Un fake est un objet qui a été maquillé ou peint pour ressembler à un autre objet. Contrairement

au gimmick, le fake est visible du spectateur mais sa nature réelle lui reste inconnue. En magie

de scène, la dissimulation de la nature réelle de l'objet est souvent obtenue par des illusions

optiques.

Fioriture

Une fioriture est un mouvement esthétique qui n'est pas indispensable à l'exécution d'un tour,

mais le rend plus plaisant pour le spectateur. Par exemple, faire tourner une carte sur un doigt au

moment de révéler sa face. Indirectement, la fioriture permet au prestidigitateur de démontrer sa

dextérité. Un excès de fioritures peut nuire à la qualité d'un tour en rendant l'effet magique moins

percutant.

Passe

Une passe désigne, la méthode de manipulation employée pour réaliser un effet

particulier : disparition, substitution, apparition, etc.

Routine

Une routine désigne un enchaînement d'effets magiques accompagnées ou non d'un boniment

qui constitue ce que le profane appelle un tour de magie.

Tenue (cartomagie)

La tenue désigne une façon particulière de tenir un jeu de carte.

Par exemple (liste non exhaustive) :

 tenue de la donne : le jeu est tenu sur la paume de la main gauche horizontalement, face

en bas, le pouce étant sur le bord long gauche du paquet le majeur, l'annulaire et l'auriculaire

étant sur le long bord droit. L'index est le long du petit bord avant.

 tenue en biddle : le jeu est tenu en pince avec la main sur le dessus du paquet, le pouce

étant sur le petit bord inférieur du paquet, le majeur, l'annulaire et l'auriculaire étant sur le petit

bord opposé. L'index repose sur le tarot de la carte du dessus du paquet.

Page | 10
 tenue en biseau : voisine de la tenue de la donne, mais le majeur, l'annulaire et l'auriculaire

appuient sur le côté droit du paquet pour le mettre en biseau.

 tenue verticale : analogue à la tenue de la donne, mais le poignet est légèrement tourné

sur le côté pour que le jeu prenne une orientation verticale.

Matériel et accessoires

 Baguette

 Gimmick : petit accessoire ou objet truqué qui permet la

réalisation d'un tour de prestidigitation. L'existence même

du gimmick doit être invisible et rester ignorée du spectateur.

 Profonde

 Servante

 Tarot (cartomagie) : dos d'une carte.

 Gobelet

Page | 11
La regle du secret
Le secret et le respect des autres magiciens sont à la base de l’éthique des magiciens.

Les postulants à la Fédération française des artistes prestidigitateurs (FFAP anciennement AFAP)

doivent prêter le serment solennel suivant :

« Je jure en tant que membre de la FFAP d’observer fidèlement les règles de cette Association et

de me soumettre à toutes décisions prises par le Conseil de l’Ordre.

De ne divulguer aucun secret ni de les décrire dans des ouvrages ou des publications pouvant

être lus par des profanes.

De ne rien dire ou décrire de ce que je verrai ou entendrai aux réunions de la FFAP à moins

d’une autorisation expresse du Conseil de l’Ordre.

D’être loyal envers mes confrères et de pratiquer l’art de la Prestidigitation avec conscience et

honneur. »11

11
Les références précédentes proviennent de Techno Pièces, David Rhod, Ed. Joker Deluxe

Page | 12
Festivals

 Fédération internationale des sociétés

magiques (FISM) - tous les trois ans.

 Le Festival de la magie de la vallée de l’eau d’olle -

France (Villard-Reculas), Allemont, Vaujany

 Monte-Carlo Magic Stars (Festival de magie de

Monte-Carlo) 1612

 La Colombe d’Or d'Antibes Juan-les-Pins

 Le Festival du Diavol à Loyettes

 Le Festival de la Valette du Var

 Le Festival Magie Blanche sur la ville Rose à

Toulouse

 Les Mandrakes d'Or, festival international de magie

crée par Gilles Arthur

12
Magie et cinéma, plaquette de Florence Goyer et Pascal Friaut, édité par la FFAP, les Collectionneurs

Page | 13
Prestidigitation au cinéma
Des films ont pour thème central la prestidigitation :

L'Illusionniste (The Illusionist) de Neil Burger avec Edward Norton, Paul


Giamatti et Jessica Biel (2006)

Le Prestige (The Prestige) de Christopher Nolan avec Hugh Jackman,


Christian Bale et Michael Caine (2006) inspiré du roman de Christopher
Priest portant le même titre

D'autres l'utilisent pour contribuer à créer une ambiance poétique :

le rôle-titre de Judex17 de Georges Franju, remake des serials de même


nom de Louis Feuillade, est tenu par Channing Pollock, le premier
prestidigitateur à avoir fait apparaître des colombes directement dans ses
mains, sans user d'accessoires comme un chapeau : on le voit exécuter ce
tour plusieurs fois dans le film. Et il réalise son numéro de music-hall, dans
le film italien Europa di notte. Dans ce même film, apparaît aussi Watson
et le magicien comique, et comédien (cf. Les tontons flingueurs) Mac
Ronay.

La prestidigitation permet la réalisation d'effets spéciaux pour le cinéma,


d'autre part, on emploie fréquemment des magiciens pour réaliser des
trucages sur scène (comédie musicale, concert, pièce de théâtre...).

Page | 14
Notes et références
↑ Comment on devient sorcier, une vie d'artiste, L'art de gagner à tous les
jeux, Magie de physique amusante, Le prieuré par Jean-Eugène Robert-
Houdin, éditions Omnibus [1] [archive]

↑ Jean de Salisbury, Polycraticus (1159), I, Patrologie Latine, t. 199, col.


406-407.

↑ Ib. Jean-Eugène Robert-Houdin, éditions Omnibus.

↑ Voir par exemple http://www.artcult.fr/_Artsprimitifs/Fiche/art-0-


1235160.htm [archive]

↑ Ancien Testament - L'Exode, Les Plaies d’Égypte. Le bâton changé en


serpent

↑ Satyre accroupi. Conservé au Louvre cote Comaste CA 454. Décrit par F.


Guillemin in Imagik, 2002

↑ (Alexandre ou le faux prophète, Les Belles Lettres, 2002, classiques en


poche n° 46, texte établi et traduit du grec ancien par Marcel Caster.)
(ISBN 251799443)

↑ A Discovery of Witchcraft [archive] (1584) de Reginald Scott

↑ Ib. Jean-Eugène Robert-Houdin, p. 446 pour la liste et pour la


vengeance- 2006 - éditions Omnibus

↑ Technique très ancienne déjà décrite dans Discovery of Winchcraft de


Reginald Scot, 1584

↑ Technique décrite dans Nouvelle Magie Blanche Dévoilée de N. Ponsin,


1853

↑ Inventée par Thomas Nelson Down, manipulateur hors pair, 1867-1938

Page | 15
↑ Les références précédentes proviennent de Techno Pièces, David Rhod,
Ed. Joker Deluxe

↑ Site web [archive]

↑ Magie et cinéma, plaquette de Florence Goyer et Pascal Friaut, édité par


la FFAP, les Collectionneurs

Comment on devient sorcier, une vie d’artiste, L’art de gagner à tous les
jeux, Magie de physique amusante, Le prieuré par Jean-Eugène Robert-
Houdin - 2006 - éditions Omnibus

Guide de la magie - Les secrets des illusionnistes, Fred Ernest, collection


Librio, J'ai-Lu-Flammarion.

Robert Houdin, prestigieux magicien de Blois, C.A. Klein, Éditions des


Grandes Figures du Val de Loire, 2003

Histoire illustrée de la prestidigitation, Max Dif, Éditions Maloine, Paris,


1986

Magie et cinéma, Florence Goyer et Pascal Friaut, édité par la FFAP, les
collectionneurs

Magie au dessert, Gérard Majax, éditions L'Archipel.

abc de la magie, Pasqual ROMANO, éditions Fleurus.

La magie du papier, Pasqual ROMANO, éditions Fleurus.

Tours de cartes, Pasqual ROMANO, éditions Fleurus.

Page | 16