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Calfeutrement des joints

dans les travaux publics

par Philippe REYNAL


Ingénieur Matériaux
Société SIKA

1. Joints de chaussée .................................................................................. C 5 460 - 2


1.1 Nécessité et caractère des joints ................................................................ — 2
1.2 Cas des chaussées en béton....................................................................... — 2
1.2.1 Différents types de joints ................................................................... — 3
1.2.2 Matériel et technique de sciage......................................................... — 4
1.2.3 Calfeutrement des joints .................................................................... — 4
1.2.4 Réhabilitation des joints..................................................................... — 4
1.2.5 Matériaux de calfeutrement............................................................... — 4
1.3 Cas des revêtements de chaussées à base de liants hydrocarbonés ..... — 5
1.3.1 Réhabilitation des fissures................................................................. — 5
1.3.2 Agrément technique des produits..................................................... — 5
1.3.3 Commentaires..................................................................................... — 5
1.4 Joints de chaussée des ponts-routes (ou entre différentes parties d’un
pont-route) ................................................................................................... — 5
1.4.1 Différents types de systèmes de jointoiement................................. — 5
1.4.2 Fonction d’étanchéité des joints........................................................ — 6
1.5 Évolution des joints routiers....................................................................... — 6
2. Joints de barrage ..................................................................................... — 6
2.1 Barrage en enrochement à masque en béton........................................... — 6
2.1.1 Joints horizontaux .............................................................................. — 6
2.1.2 Joints verticaux................................................................................... — 7
2.1.3 Joint périmétral .................................................................................. — 7
2.2 Barrage en béton ......................................................................................... — 7
2.2.1 Type de matériaux rencontrés ........................................................... — 7
2.2.2 Spécifications...................................................................................... — 7
2.2.3 Mise en œuvre .................................................................................... — 8
3. Joints de tunnel à voussoirs................................................................. — 8
4. Joints de cuvelage, de réservoir et de piscine ................................ — 9
4.1 Cas des cuvelages ....................................................................................... — 9
4.1.1 Réglementation................................................................................... — 9
4.1.2 Traitement pratique des joints........................................................... — 9
4.2 Cas des réservoirs ....................................................................................... — 9
4.2.1 Réglementation................................................................................... — 9
2 - 1991

4.2.2 Traitement pratique des joints........................................................... — 9


4.3 Cas des piscines........................................................................................... — 10
4.3.1 Réglementation................................................................................... — 10
4.3.2 Traitement pratique des joints........................................................... — 10
Pour en savoir plus........................................................................................... Doc. C 5 460
C 5 460

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© Techniques de l’Ingénieur, traité Construction C 5 460 − 1
CALFEUTREMENT DES JOINTS DANS LES TRAVAUX PUBLICS ___________________________________________________________________________________

i l’on excepte les revêtements de chaussée à base de liants hydrocarbonés


S qui sont l’exemple même des matériaux souples, les ouvrages de travaux
publics sont aujourd’hui principalement constitués de béton.
Or le béton est un matériau vivant qui subit des déformations, d’une part lors
de la prise du ciment (retrait), d’autre part tout au long de sa vie lorsqu’il réagit
aux contraintes auxquelles il est soumis (dilatation, déplacement, mouvement).
Ces dernières peuvent être :
— thermiques, à court ou long terme selon qu’elles correspondent aux écarts
de températures d’une journée ou d’une année ;
— mécaniques (tassement de terrain, mise en eau d’un barrage, circulation sur
une chaussée, fluage en compression, etc.).
Pour faire face aux déformations auxquelles est soumis le béton, il convient
donc de ménager des joints et de s’assurer de leur fonctionnement tout au long
de la vie de l’ouvrage.
Ceci ne peut être obtenu qu’en prévenant l’introduction dans le joint d’éléments
rigides susceptibles d’entraver son mouvement : graviers, par exemple. Ces
derniers occasionnent en effet le blocage du joint et créent une zone de rétention
préférentielle exposée au gel.
Pour pallier ce problème, il convient donc de calfeutrer le joint grâce à un
matériau souple, ou à un système de jointoiement dont l’adhérence au support
et l’élasticité sont adaptées aux mouvements prévisibles du joint.
Le choix du système de jointoiement est de plus lié aux fonctions secondaires
que le joint doit être capable d’assurer, par exemple :
— étanchéité à l’eau ;
— résistance chimique ;
— continuité de la surface de roulement (dans le cas des chaussées) ;
— très forte élasticité (cas du joint périmétral des barrages en enrochement à
masque en béton, par exemple).
Les principaux types de joints rencontrés dans les ouvrages d’art sont les
suivants :
— joints de retrait : ils préviennent la fissuration du béton lors de son
durcissement ;
— joints de dilatation : ils permettent le libre mouvement des éléments
vis-à-vis des contraintes thermiques. Pour le béton, le coefficient de dilatation
linéique est de l’ordre de 10 · 10 –6 K –1 ;
— joints de construction : ils correspondent aux reprises de bétonnage
d’un béton frais sur un béton durci ;
— joints de rupture ou de tassement : ils correspondent à la jonction
d’ouvrages chargés inégalement pouvant entraîner des tassements différentiels
du sol.

1. Joints de chaussée Dans le second cas, traité plus en détail au paragraphe 1.3, les
joints sont, soit des joints de construction, soit, par analogie, des
fissures, le plus souvent consécutives à un mouvement de la couche
1.1 Nécessité et caractère des joints de fondation de la chaussée inacceptable par le revêtement.

Nous distinguons :
— les chaussées en béton pour lesquelles la rigidité du matériau 1.2 Cas des chaussées en béton
doit être compensée par la présence de joints ;
— les enrobés à base de liants hydrocarbonés qui permettent la
réalisation de revêtements souples et continus. Nota : on se reportera à la référence bibliographique [1] en [Doc. C 5 460].

Dans le premier cas, l’apparition et l’évolution des fissures sont C’est au début du siècle que sont apparus en France les premiers
envisagées dès la conception de l’ouvrage. Ce point est développé tronçons de route en béton, mais leur généralisation n’a commencé
au paragraphe 1.2. que dans le début des années soixante.

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Malgré l’évolution de la technique, les concepteurs doivent encore Ils sont recouverts d’un produit anti-adhérent (produit bitumi-
aujourd’hui tenir compte du phénomène de retrait qui, combiné au neux par exemple) permettant le libre mouvement des dalles sous
frottement de la dalle sur le support, provoque une fissuration du l’effet des contraintes thermiques.
revêtement. Les goujons sont le plus souvent posés à l’avance sur des
Chaque mode de prévention de la fissuration caractérise un type berceaux. Ils peuvent aussi être insérés par vibration dans le béton
de chaussée en béton. frais.
À ce jour, trois types de chaussées en béton sont principalement
retenus par les concepteurs. Par ordre croissant de trafic, on trouve : 1.2.1.6 Joints transversaux de construction
— les chaussées à dalles courtes non armées ; Ces joints sont réalisés en fin de journée ou à la suite d’un arrêt
— les chaussées à dalles courtes non armées et à joints prolongé du bétonnage.
goujonnés ;
— les chaussées en béton armé continu (BAC). Dans ce dernier Dans la mesure du possible, ces joints correspondent à un joint
cas, grâce à la présence de ferraillage important, la fissuration est de retrait.
reportée régulièrement sous la forme de microfissures dont l’ouver- Dans le cas contraire, le joint transversal de construction doit
ture, très limitée, permet un bon transfert des charges, tout en évitant être à une distance minimale de 1,5 m du joint de retrait le plus
la corrosion des armatures. De ce fait, les joints transversaux de proche.
retrait sont absents.
1.2.1.7 Joints transversaux de dilatation

1.2.1 Différents types de joints Ils sont réalisés sur toute la hauteur de la dalle. Ils comportent,
de bas en haut, une planchette déformable, correspondant aux
1.2.1.1 Joints longitudinaux trois-quarts inférieurs de sa profondeur, un fond de joint et un
matériau de jointoiement (figure 2).
Quel que soit le type de chaussée rencontrée, il s’agit de joints
sciés sur 20 à 25 % de l’épaisseur totale de la dalle, profondeur suf- Ces joints étaient autrefois exécutés tous les 30 m.
fisante pour provoquer, par retrait, la fissuration au droit de cette Depuis environ 25 ans, ils ne se rencontrent plus qu’aux points
amorce de rupture. Leur largeur varie selon le type de scie employée singuliers de la chaussée, comme les abords d’ouvrages d’art.
(7 mm environ).
1.2.1.8 Joints transversaux de chaussées d’aérodrome
1.2.1.2 Joints longitudinaux de construction Nota : le lecteur pourra se reporter utilement à la référence bibliographique [3]
en [Doc. C 5 460].
Ils correspondent au contact de deux bandes de bétonnage
adjacentes. Ils sont sciés dans le béton après coulage des deux Sur ces chaussées où les pneumatiques sont particulièrement
bandes et doivent suivre rigoureusement le tracé de cette séparation. sollicités et sont gonflés à très forte pression, les lèvres de la partie
supérieure des joints sont chanfreinées à la meule suivant un angle
de 45o sur 6 mm de hauteur.
1.2.1.3 Joints longitudinaux de retrait
Ils sont exécutés lorsque les bandes de roulement atteignent des
largeurs trop importantes (5 m environ).
Pour les chaussées routières, leur emplacement correspond, dans
la mesure du possible, à la limite de deux voies de circulation.
Pour les chaussées d’aérodrome, les joints longitudinaux de
retrait sont exécutés au milieu de la bande de bétonnage lorsque
la largeur de cette dernière excède :
• 5 m pour une dalle d’épaisseur inférieure à 30 cm ;
• 7,5 m pour une dalle d’épaisseur supérieure à 30 cm.

1.2.1.4 Joints transversaux


On les rencontre dans les chaussées constituées de dalles non Figure 1 – Joint transversal goujonné de revêtement en béton
armées.
Pour éviter le phénomène de résonance provoqué par le choc des
roues sur les lèvres des joints transversaux, ces derniers sont répartis
selon une séquence type de : 4 - 5 - 4,5 - 6 - 5,5 - 4 - 6 - 5 - 5,5 - 4,5 m.
Ils sont inclinés de 1/6 par rapport à la perpendiculaire de l’axe
de la route, de telle façon que la roue gauche aborde le joint avant
la roue droite. Comme les joints longitudinaux, les joints trans-
versaux sont sciés sur 20 à 25 % de l’épaisseur totale de la dalle.
Leur largeur moyenne est de l’ordre de 7 mm.

1.2.1.5 Joints transversaux goujonnés


Le comportement des joints transversaux et le transfert de charge
entre dalles peuvent être améliorés en introduisant des goujons à
mi-épaisseur de la dalle au droit de chaque joint transversal
(figure 1).
Les goujons sont constitués de barres d’acier lisse (de 20 à 30 mm
de diamètre) d’une longueur d’environ 30 cm. Figure 2 – Joint transversal de dilatation de revêtement en béton

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1.2.2 Matériel et technique de sciage Il convient donc d’extraire le mastic à l’aide d’un soc approprié,
puis de nettoyer parfaitement les lèvres du joint par un procédé
Le sciage est la méthode la plus courante de réalisation des joints. mécanique (généralement effectué par resciage).
L’exécution des joints par réservation ou par moulage dans le Les épaufrures éventuelles des lèvres du joint sont réparées à
béton frais n’est utilisée que pour les chantiers de moindre impor- l’aide de produits adaptés à cette utilisation (mortier époxy le plus
tance. souvent).
Deux types de machines sont utilisées pour l’exécution du Le remplissage peut alors avoir lieu comme décrit au
sciage : paragraphe 1.2.3.
— les scies monolames : elles sont très maniables mais peu Si la durabilité d’un traitement de joint varie d’une chaussée à une
rapides. Leur utilisation pour les joints transversaux nécessite un autre, on peut toutefois considérer que la périodicité de réfection
retournement, ce qui ralentit l’exécution des joints ; est voisine de 5 ans.
— les scies multilames : elles ont des largeurs qui varient de 7,5
à 15 m. Elles ne peuvent scier que des joints transversaux. La qualité
des lames utilisées doit être adaptée aux granulats composant le 1.2.5 Matériaux de calfeutrement
béton et au moment du sciage. Le temps écoulé entre le coulage
et le sciage est très variable. Il est en effet fonction des paramètres Ces produits ont pour fonction essentielle d’assurer l’étanchéité
suivants : entre dalles de béton et de parer ainsi à toute infiltration qui entraî-
— composition du béton ; nerait la ruine de l’ouvrage.
— rapport E /C (eau/ciment) ; Les contraintes de services de ces matériaux sont très sévères :
— conditions météorologiques (température, humidité relative). — contraintes mécaniques dues au roulage et aux dilatations
Dans tous les cas, on prendra soin de scier au moins un joint sur thermiques du béton ;
trois, dit joint de sécurité, dans les 24 h suivant le bétonnage afin — contraintes chimiques liées aux hydrocarbures ou encore aux
de relâcher la tension dans le béton. fondants.
Ainsi les matériaux de calfeutrement de joint de chaussée doivent-
ils présenter des performances d’adhérence et d’élasticité élevées.
1.2.3 Calfeutrement des joints
1.2.5.1 Nature des matériaux
Cette opération demande un très grand soin, car c’est d’elle que
dépend en grande partie la durabilité de l’ouvrage. Les produits pour joints peuvent être classés en trois grandes
familles :
Elle doit être menée, dans la mesure du possible, avant la remise
en circulation du tronçon et quand le béton présente un état de siccité A : produits monocomposants coulés à chaud pour revêtement
suffisant (de 3 à 5 jours environ après le bétonnage). en béton hydraulique et en béton bitumineux.
Dans le cas où la chaussée béton sert de voie de service, il convient Il s’agit de bitumes modifiés par des polymères thermoplastiques
de prévoir une protection provisoire (ficelle de chanvre, par exemple) généralement élastomériques.
afin d’éviter toute introduction dans le joint de corps étrangers B : produits monocomposants coulés à chaud et résistant au
(graviers, par exemple). Cette protection provisoire ne protège pas kérosène, pour revêtements en béton de ciment et en béton
les joints contre les souillures par agents agressifs (hydrocarbures, goudronneux.
par exemple).
Ce sont généralement des goudrons industriels auxquels on
Après sciage du joint ou de la réserve, les phases du calfeutrement adjoint du polychlorure de vinyle (PVC), des charges minérales
sont les suivantes : ainsi que des adjuvants divers.
— enlever, s’il y a lieu, le colmatage provisoire inséré dans le C : produits bicomposants appliqués à froid, de type polymère,
joint ; élastomérique, résistant au kérosène. Deux types de matériaux
— effectuer un nettoyage par procédé mécanique et éliminer les constituent cette famille de produits :
poussières par soufflage à l’air comprimé. Si, dans certains cas, le
— des résines polyuréthannes associées à des goudrons ;
soufflage peut être réalisé à l’air chaud afin d’éliminer toute trace
— des polysulfures.
d’humidité, l’efficacité de ce procédé est souvent théorique ;
— mettre en place un fond de joint (mousse de polyuréthanne ou
bourrelet de feutre, par exemple) qui préviendra toute propagation 1.2.5.2 Agréments techniques
de la fissure dans le produit d’étanchéité. Parfois oubliée pour son Les produits utilisés dans le calfeutrement des joints de chaussée
côté fastidieux, cette phase a l’avantage de permettre le contrôle de en béton font l’objet d’un agrément délivré par le Laboratoire Central
la consommation en produit de jointoiement ; des Ponts et Chaussées (LCPC).
— appliquer, s’il y a lieu, le primaire d’accrochage assurant la
Pour l’obtention de cet agrément, les produits sont soumis à dif-
fixation du produit d’étanchéité aux lèvres du joint ;
férents essais :
— mettre en œuvre le produit d’étanchéité en arasant légèrement
celui-ci sous la surface du revêtement, surtout si le joint est rempli • USS 1401 B pour les produits de la famille A ;
au moment où il est le plus ouvert (période froide) ; • USS 1614 pour les produits de la famille B ;
— interdire toute circulation avant mise hors poussière du produit • USS 200 D pour les produits de la famille C.
d’étanchéité. Les essais décrits dans ces normes permettent d’une façon géné-
Les produits d’étanchéité mis en œuvre sont ceux décrits au rale de caractériser :
paragraphe 1.2.5. — l’adhérence des produits sur béton hydraulique ou béton bitu-
mineux avant et après différents conditionnements ;
— leur tenue aux hydrocarbures (familles B et C) ;
1.2.4 Réhabilitation des joints — leur dureté superficielle (essais au cône) ;
— leur durabilité (essais de vieillissement accéléré).
À ce jour, aucun procédé ne permet de réhabiliter les matériaux
de jointoiement en les régénérant en place ou en les rechargeant.

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Il est à noter que, pour les familles B et C, les essais à basse tempé-
rature sont réalisés à – 18 oC et non à – 29 oC comme spécifié dans
la norme américaine, cette caractéristique ayant été aménagée aux
conditions climatiques rencontrées dans l’Hexagone.
L’agrément du LCPC est obtenu pour une période de 5 ans.
Certains mastics élastomères monocomposants que l’on
rencontre dans le domaine du bâtiment font actuellement leur
apparition dans le domaine des joints de chaussée. Cette pratique
semble satisfaire les utilisateurs, bien que la tenue de ces produits
aux hydrocarbures ou au kérosène soit généralement réduite.

1.3 Cas des revêtements de chaussées


à base de liants hydrocarbonés
Figure 3 – Pontage d’une fissure de revêtement
à base de liants hydrocarbonés
Ces revêtements sont, par définition, des matériaux souples. La
présence de joints de conception n’est donc nécessaire qu’aux
liaisons chaussées/ouvrages d’art ou encore aux zones d’inter- Les essais retenus pour l’obtention de l’agrément LCPC sont
ruption de travaux : joints de construction transversaux ou longitu- voisins de ceux décrits dans la spécification fédérale USS 1401 B.
dinaux. Ils permettent de caractériser :
Toutefois, des fissures peuvent apparaître dans ces revêtements. — la viscosité du produit ;
Ces dernières sont le plus souvent la conséquence d’un mouvement — sa vitesse de polymérisation ;
de la sous-couche du revêtement : — son adhérence à l’enrobé à – 18 oC ;
— sa tenue aux sollicitations répétées (essai de fatigue trac-
— retrait de l’assise traitée au liant hydraulique ; tion/compression).
— tassement du terrain ;
— fissures dues à une mauvaise mise en œuvre.
1.3.3 Commentaires
1.3.1 Réhabilitation des fissures
Lorsque l’apparition de fissures est liée à un phénomène de retrait
de l’assise traitée au liant hydraulique, le pontage des fissures peut
Nota : on se reportera à la référence bibliographique [2] en [Doc. C 5 460].
être retenu comme technique de réhabilitation.
Le scellement des fissures apparues sur les revêtements à base
de liants hydrocarbonés a pour but de recréer l’étanchéité de la Lorsque les fissures sont la conséquence de désordres localisés
couche de surface, et de fixer les gravillons aux lèvres du joint avant (fissures longitudinales ou anarchiques, tassement de la sous-
que le désordre ne s’aggrave. couche, fatigue, etc.), le traitement de ces dernières ne peut
constituer qu’une réparation momentanée du désordre.
Trois techniques peuvent être envisagées pour le scellement des
fissures :
— la pénétration, qui consiste à introduire par gravité un produit
coulable à chaud ou à froid dans la fissure ;
1.4 Joints de chaussée des ponts-routes
— le garnissage, qui consiste à élargir la fissure par sciage et à (ou entre différentes parties
couler dans la réserve ainsi créée un produit de jointoiement ; d’un pont-route)
— le pontage, qui consiste à répandre une légère surépaisseur
(2 mm) de matériaux d’étanchéité au droit et de part et d’autre de Nota : on se reportera à la référence bibliographique [4] en [Doc. C 5 460].
la fissure (5 à 15 cm).
Les liaisons entre l’abord des ouvrages d’art et la chaussée sont
Les deux premières techniques sont très peu utilisées. La péné- des zones de concentration de très fortes sollicitations mécaniques.
tration est en effet très délicate à réaliser convenablement, du fait Les systèmes de joints mis en œuvre dans ces zones particulières
de la dimension des fissures et de la forte viscosité des matériaux doivent permettre :
généralement employés. Le garnissage est très coûteux et ne peut
s’appliquer qu’aux fissures parfaitement rectilignes, comme les — le libre mouvement de l’ouvrage d’art (le plus souvent dans
liaisons entre bandes adjacentes d’enrobés. les trois dimensions) ;
— la conservation de l’uni de la surface ;
Le pontage (figure 3) est la technique de scellement la plus — une étanchéité à l’eau ou l’évacuation des eaux recueillies
répandue. Il est le plus souvent suivi d’un sablage sur produit frais dans ces zones particulières.
et nécessite l’utilisation de mastic d’étanchéité répondant à des
caractéristiques particulières, définies ci-après.
1.4.1 Différents types de systèmes
de jointoiement
1.3.2 Agrément technique des produits
À ce jour, une quarantaine de modèles différents ont été recensés.
Les produits d’étanchéité utilisés pour le pontage des fissures Ils se classent en quatre familles qui peuvent comprendre des sous-
font l’objet d’un agrément délivré par le LCPC. familles :
Cet agrément est obtenu pour 5 ans, lorsque le produit a subi avec — joint à pont souple : appuyé ou à bandes ;
succès la série d’essais décrite ci-après, et que son comportement — joint à pont en porte à faux ;
sur un chantier d’essai a été jugé satisfaisant au bout d’un an de trafic. — joint à lèvres et remplissage du vide par un produit élastique ;
— joint non apparent à revêtement normal ou amélioré.

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1.4.1.1 Joint à pont souple appuyé Le Service d’étude technique des routes et autoroutes (SETRA)
publie pour chaque système un avis technique permettant aux
Il est constitué d’une partie métallique fixée mécaniquement sur
maîtres d’œuvre d’apprécier celui qu’ils envisagent d’utiliser, en
une des lèvres du joint et reposant librement sur l’autre lèvre.
fonction des exigences de leur chantier.

1.4.1.2 Joint à pont souple à bandes


C’est un système monobloc en Néoprène, armé dans le sens trans- 1.4.2 Fonction d’étanchéité des joints
versal de la chaussée et pouvant supporter des déformations dans
les autres directions. Lorsque le maître d’œuvre choisit de munir l’ouvrage d’art qu’il
conçoit d’une étanchéité, il doit prévoir des systèmes de jointoiement
1.4.1.3 Joint à pont en porte à faux (ou joint à peigne) permettant la continuité de cette étanchéité.
Deux techniques peuvent être adoptées :
Deux parties métalliques en forme de peignes sont fixées
mécaniquement sur chaque lèvre du joint et encastrées l’une dans — continuité de l’étanchéité au ras du joint ;
l’autre (figure 4). — étanchéité dans le vide du joint.
L’eau est recueillie par un système souple ou par un caniveau et
1.4.1.4 Joint à lèvres et remplissage du vide évacuée vers l’extérieur de l’ouvrage.
Il convient, lorsque le cas se présente, de prévoir la continuité de
Les lèvres du joint peuvent être composées de différents matériaux
l’étanchéité dans les caniveaux et dans les bordures de trottoir.
rigides. Le remplissage du vide est assuré par un profilé en élasto-
mère ou en mousse d’élastomère (figure 5). Dans tous les cas rencontrés, le traitement de ce point particulier
est étudié dans l’avis technique correspondant au système choisi.
Ces systèmes sont souvent limités en largeur du fait de la
discontinuité dans la surface de roulement.

1.4.1.5 Joint non apparent à revêtement 1.5 Évolution des joints routiers
C’est le revêtement hydrocarboné qui tient lieu de système de
jointoiement. C’est pourquoi on utilise parfois, au droit du joint, un
La technique des joints routiers est actuellement dans une phase
matériau de chaussée plus performant. L’usage de ce type de joint
de transition.
est limité à des zones peu sollicitées.
Si l’on excepte en effet les joints de ponts-routes, il apparaît que
Le choix du système par le concepteur est fonction, principale-
l’on s’oriente de plus en plus vers des chaussées où les joints
ment, du mouvement prévisible du joint (ou souffle du joint) et du
transversaux seraient supprimés.
trafic envisagé à moyen terme sur l’ouvrage.
D’après [1], les techniques du béton armé continu (BAC) et du
béton poreux sont appelées à se développer et l’on peut supposer
que l’emploi simultané du BAC en sous-couche et du béton poreux
en finition sera de plus en plus étendu dans le futur.

2. Joints de barrage
2.1 Barrage en enrochement
à masque en béton
Nota : on se reportera à la référence bibliographique [5] en [Doc. C 5 460].
Trois types de joints se rencontrent sur les masques en béton :
— les joints horizontaux correspondant aux reprises de
bétonnage ;
— les joints verticaux entre bandes de bétonnage ;
Figure 4 – Joint à pont en porte à faux, dit joint à peigne — le joint périmétral.
À chacun d’eux correspond un type de traitement particulier.

2.1.1 Joints horizontaux

Ils correspondent aux arrêts de bétonnage du masque. Leur


nombre est fonction des phases d’enrochement du barrage.
La mise en place de bandes d’arrêt d’eau dans les joints hori-
zontaux est aujourd’hui abandonnée.
Ces derniers sont traités comme une simple reprise de bétonnage,
mais en prenant bien soin de ne pas interrompre les armatures
d’acier.
Figure 5 – Joint à lèvres et remplissage du vide par un matériau

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2.1.2 Joints verticaux

Ils sont espacés de 12 à18 m, 15 m en moyenne dans la partie


centrale du barrage. Ce sont des joints secs dont les lèvres sont
enduites de bitume.
Pour les dalles les plus proches des appuis latéraux, les joints
sont traités à l’aide de deux bandes d’arrêt d’eau ; l’une en cuivre
ou en acier, l’autre en PVC ou en caoutchouc synthétique (§ 2.2.1),
ou en Hypalon.
L’importance de cette zone, dans laquelle les joints travaillent en
traction, est fonction de la configuration du barrage (1/5 à 1/3 de
la longueur du couronnement).
Figure 6 – Joint périmétral des barrages en enrochement
à masque en béton
2.1.3 Joint périmétral

Ce dernier est très fortement sollicité, en particulier, lors de la


mise en eau du barrage. Trois barrières assurent l’étanchéité de ce
joint (figure 6) :
— une bande d’arrêt d’eau en cuivre est placée dans la partie
inférieure du joint ;
— une seconde bande d’arrêt d’eau en PVC ou en Hypalon est
coulée au centre de la dalle ;
— un mastic est mis en place en partie supérieure du joint, puis
protégé par une membrane en PVC ou en Hypalon fixée mécanique-
ment de part et d’autre du joint.
Le bon fonctionnement du joint est assuré, lors de la mise en
œuvre du système de calfeutrement, par l’introduction d’un maté-
Figure 7 – Bande d’arrêt d’eau à bulbe
riau rigide qui préviendra tout écrasement dû à un éventuel glisse-
mise en place dans un barrage en béton (d’après [6])
ment des dalles formant le masque.

2.2 Barrage en béton

Dans ce type d’ouvrage [6], le traitement des joints est réalisé


grâce à des bandes d’arrêt d’eau (figures 7 et 8).

2.2.1 Type de matériaux rencontrés

Les bandes d’arrêt d’eau sont principalement constituées de


polychlorure de vinyle et de caoutchoucs synthétiques (Néoprène
en particulier).
Les matériaux du type caoutchouc naturel, cuivre, acier inoxydable
et acier galvanisé ne sont plus utilisés que de façon annexe.
Les propriétés d’élasticité, de maniabilité et le coût abordable
des matériaux PVC et des caoutchoucs synthétiques sont les qua- Figure 8 – Bandes d’arrêt d’eau
lités principales qui expliquent le fort développement de leur utili-
sation.
Si le PVC a le gros avantage d’être facilement soudable sur le 2.2.2 Spécifications
chantier, les basses températures (< 10 oC) tendent à le durcir et à
le rendre fragile. Pour être utilisés en bande d’arrêt d’eau, les matériaux doivent
Le caoutchouc synthétique n’a pas cet inconvénient, mais est, répondre à différentes spécifications.
d’une façon générale, plus délicat à rabouter sur chantier. En France, il n’existe à ce jour aucune norme ou aucun cahier
De plus, ces deux matériaux présentent une tenue réduite aux des charges qui régissent la qualité des bandes d’arrêt d’eau.
ultra-violets et doivent donc être protégés en cas de stockage Dans les pays cités ci-après, les bandes d’arrêt d’eau doivent être
prolongé sur le chantier. conformes aux normes suivantes en vigueur, d’après [6] :
Dans certains cas, rencontrés de plus en plus rarement, il est ■ pour le polychlorure de vinyle :
aménagé, en aval de la bande d’arrêt d’eau, une cavité verticale
— Autriche et République Fédérale d’Allemagne : DIN 53455,
calfeutrée à l’aide de mastic bitumineux.
DIN 16938, DIN 53476, SIA 280 ;
Les matériaux rencontrés dans le traitement des joints de bar- — Royaume-Uni : BS 903, BS 2571 ;
rage évoluent aujourd’hui vers des bandes d’arrêt d’eau — États-Unis : deux familles de spécifications sont en vigueur :
composées d’un mélange de PVC et de caoutchouc synthétique, • d’une part les normes ASTM : D 638, D 746, D 747, D 1203,
permettant d’allier les performances de ces deux matériaux. • d’autre part, le descriptif du US Army Corps of Engineers
CRD-D 572 ; (0)

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Tableau 1 – Spécifications pour le caoutchouc utilisé dans la fabrication des bandes d’arrêt d’eau
USBR US Army Corps of Engineers (1)
Propriété physique
Spécification Valeur Spécification Valeur
Essai requise Essai requise
Résistance minimale à la traction ASTM D 412 24,2 MPa CRD-C 573 13,8 MPa
Élongation minimale sous effort de rupture ASTM D 412 500 % CRD-C 573 360 %
Raideur minimale à la flexion ASTM D 747 4,45 MPa

Dureté ASTM 2240 60 à 70 CRD-C 569 60 à 70


au duromètre Shore au duromètre Shore
Résistance minimale à la traction après ASTM D 573 80 % CRD-C 577 80 %
vieillissement dans l’oxygène
Élongation minimale après vieillissement ASTM D 573 80 %
dans l’oxygène
Maximum d’absorption d’eau (en masse) CRD- C 575 5 % après 7 jours
Déformation permanente sous compression ASTM D 395
maximale Méthode B 30 % CRD-C 576 30 %

Résistance à la fissuration ozone ASTM D 1149 Aucune fissure CRD-C 536 Aucune fissure
Il est à noter que, en ce qui concerne le caoutchouc synthétique, l’USBR réduit pour sa part la résistance à la traction à 22,4 MPa et l’élongation à la rupture à 450 % ;
pour le polychloroprène à 14,9 MPa et 350 % respectivement.
(1) Consulter également la spécification générale CRD-C 513-74 (juin 1974).

■ pour le caoutchouc synthétique : en l’absence de spécifica-


tions propres à ce matériau, on retient celles en vigueur pour le PVC
et pour le caoutchouc naturel ;
■ pour le caoutchouc naturel, les spécifications retenues aux
États-Unis par le USBR (Bureau des Réclamations des États-Unis) et
le US Army Corps of Engineers sont présentées au tableau 1.

2.2.3 Mise en œuvre

Les bandes d’arrêt d’eau peuvent être doublées par sécurité.


Elles sont mises en œuvre dans le tiers amont du barrage (distance
moyenne de l’ordre de 60 cm de la peau du béton). À l’arrière de
ces bandes d’arrêt d’eau, les joints séparant les plots de coulage
sont injectés après retrait du béton afin de créer le monolithisme,
à cœur, de l’ouvrage.
La mise en œuvre des bandes d’arrêt d’eau débute par un ancrage
dans la roche mère.
Dans le cas où le joint doit suivre un profil en angle, verticalement
ou horizontalement, il convient d’utiliser des pièces de raccordement
spéciales proposées par les fabricants.

3. Joints de tunnel
à voussoirs
Figure 9 – Joints de tunnel à voussoirs

Différents systèmes permettent la réalisation de l’étanchéité Dans le cas du tunnel sous la Manche, c’est le système 1 qui a
entre élément, dans le cas des tunnels à voussoirs. été retenu. Un anneau comporte 5 voussoirs et 1 clé. Les joints
Celle-ci peut, en effet, être obtenue : radiaux sont articulés alors que les joints verticaux sont plats. Une
— par collage de profilés compressibles à la surface du béton ; gorge ménagée autour de chaque voussoir permet la mise en
ces derniers sont comprimés par boulonnage ; place du profilé (figures 9a et b ).
— par collage d’un système hydrogonflant ou hydrophile ; Lors de la pose des voussoirs, les joints sont comprimés d’envi-
— par injection de résine. ron 6 t par mètre de joint. Cette charge est ensuite reprise par les
boulons de montage.

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4. Joints de cuvelage, Comme précisé dans le DTU, l’une de ces barrières d’étanchéité
peut être éventuellement composée d’une bande d’arrêt d’eau
de réservoir et de piscine incorporée au gros œuvre.
Le traitement des joints au niveau des feuillures ménagées dans
le béton peut être réalisé comme indiqué sur la figure 10.
Dans ces trois types d’ouvrages, le traitement des joints est
d’une réalisation délicate. Aussi le nombre de ces derniers doit-il
être réduit le plus possible. 4.2 Cas des réservoirs
4.2.1 Réglementation
4.1 Cas des cuvelages
C’est le fascicule 74 (décret no 83251 du 29 mars 1983 [9]) qui régit
4.1.1 Réglementation la construction des réservoirs et châteaux d’eau en béton armé. Le
traitement des joints est fonction du type d’étanchéité rencontré.
Les travaux de cuvelage sont régis par le DTU 14.1 d’octobre Depuis mai 1990, le fascicule 74 est complété par les recomman-
1987 [8]. Ce document distingue trois types de cuvelage : dations professionnelles intitulées Calcul, réalisation et étanchéité
— les cuvelages avec revêtement d’imperméabilisation ; des réservoirs, cuves, bassins, châteaux d’eau enterrés, semi-
— les cuvelages à structure relativement étanche ; enterrés, aériens, ouverts ou fermés [10].
— les cuvelages avec revêtement d’étanchéité. Ce document indique que le traitement des joints peut être réalisé
Deux types de joints sont pris en compte dans ce DTU : soit par calfeutrement, soit par pontage.
— ceux dits de construction ou joints inertes, comprenant Le calfeutrement est réalisé à l’aide d’un mastic élastique.
éventuellement les reprises de bétonnage ; Le pontage peut être traité :
— ceux dits de fonctionnement de l’ouvrage ou joints actifs,
permettant des déplacements relatifs. — soit avec des bandes élastomères ou plastomères collées au
support ;
Dans ce deuxième cas, et pour les cuvelages de type 1 et 2, le — soit à l’aide de toile de verre ou mat de verre armant un
DTU distingue : complexe d’étanchéité à base de résine.
— d’une part les joints actifs à déplacement relatif théorique supé-
Aucune solution de traitement n’est imposée, c’est le maître
rieur à + 1 cm qui doivent faire l’objet d’une étude particulière ;
d’œuvre qui donne son accord à l’utilisation des systèmes proposés,
— d’autre part les joints actifs à déplacement relatif théorique
en se référant éventuellement à un cahier des charges du fournisseur,
inférieur à + 1 cm.
visé ou non par un bureau de contrôle.
Ces derniers doivent être assez larges ou équipés de feuillures de
largeur suffisante pour permettre la mise en place et le fonction-
nement normal du système de calfeutrement (figure 10). Ils doivent, 4.2.2 Traitement pratique des joints
de plus, être les plus simples et les plus accessibles possible.
Les joints sont traités par une ou plusieurs barrières d’étanchéité,
selon des procédés voisins de ceux présentés au paragraphe 4.1.2.
4.1.2 Traitement pratique des joints
La figure 11 donne un exemple de traitement d’un joint de
retrait dans un réservoir à revêtement d’imperméabilisation mince.
Le système de calfeutrement des joints est fonction du type de
joint rencontré. Dans le cas de joints actifs, un joint à barrière
d’étanchéité multiple est généralement retenu.

Figure 10 – Traitement d’un joint de dilatation dans un cuvelage à revêtement d’imperméabilisation mince

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4.3 Cas des piscines


4.3.1 Réglementation
Les travaux de construction des piscines sont régis par les
recommandations professionnelles de mai 1990 intitulées Calcul,
réalisation et étanchéités des réservoirs, cuves, bassins, châteaux
d’eau enterrés, semi-enterrés, aériens, ouverts ou fermés [10].
Le chapitre 8.1.3.4. précise que, dans le cas des ouvrages étanches
dans la masse les joints ne sont, en général, pas nécessaires pour
les bassins de 50 m et moins. Seuls des joints de tassement peuvent
être imposés en raison de la nature du sol et de la coupe du bassin.
Dans ce cas, comme dans tous les autres, le système de traitement
d’étanchéité des joints doit faire l’objet d’un cahier des charges du
fournisseur auquel le maître d’œuvre donne son agrément.

Figure 11 – Traitement d’un joint de retrait


dans un réservoir à revêtement d’imperméabilisation mince 4.3.2 Traitement pratique des joints

Ces joints sont traités en général dans le même esprit que ceux
décrits aux paragraphes 4.1.2 et 4.2.2.

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P
O
U
Calfeutrement des joints R
dans les travaux publics
E
N
par Philippe REYNAL
Ingénieur Matériaux
Société SIKA
S
A
Références bibliographiques
V
[1] JEUFFROY (G.) et SAUTEREY (R.). – Cours de [4] ENNESSER (G.) et FRAGNET (M.). – Joints de [8] DTU no 14.1 : Travaux de cuvelage. Centre
routes, chaussées en béton de ciment. Presses
de l’École Nationale des Ponts et Chaussées,
chaussée des ponts-routes. Cellule Équipe-
ments des Ponts du Département des
Scientifique et Technique du Bâtiment, 17 p.,
oct. 1987. O
63, 271 p. (1989). Ouvrages d’Art du SETRA, 107 p. (1986). [9] Fascicule 74. Décret 83-251 du 29 mars 1983.
[2] BERTHIER (J.). – Scellement des fissures.
Note technique du ministère des Transports.
[5] HACELAS (J.) et MARULANDA (A.). – Barrages
en enrochement à masque en béton. Bulletin [10]
Bulletin Officiel, 115 p. (1983).
Calcul, réalisation et étanchéité des réservoirs,
I
Laboratoire Central des Ponts et Chaussées, 70. Commission Internationale des Grands

[3]
19 p. (1982).
GIGIER (J.) et BRULE (B.). – Produits pour [6]
Barrages, p. 44 à 52. (1989).
DONALDSON (M.). – Matériaux pour joints
cuves, bassins, châteaux d’eau enterrés,
semi-enterrés, aériens, ouverts ou fermés.
Recommandations professionnelles de mai
R
joints de chaussées en béton d’aérodromes. dans les barrages en béton. Bulletin 57, 40 p. 1990. Annales de l’Institut Technique du
Extrait de la Revue Générale des Routes et (1986). Bâtiment et des Travaux Publics no 486, sept.
des Aérodromes, 5, 3 p. (1983). [7] BROCHERIEUX (J.M.). – Les bétons à hautes 1990, 71 p., SEBTP (1990).
performances : le cas des tunnels. Presses de
l’École Nationale des Ponts et Chaussées,
p. 306 à 312 (1990).
P
L
Normalisation U
Allemagne (République Fédérale d’)
DIN Deutsches Institut für Normung eV
D 638-89
D 746-79 1987
Test Method for Tensile Properties of Plastics.
Test Method for Brittleness Temperature of Plastics and
S
DIN 16938 12-86 Kunststoff-Dichtungsbahnen aus weichmacherhaltigem Elastomers by Impact.
Polyvinylchlorid (PVC-P), nicht bitumenverträglich ; D 747-86 Test Method for Apparent Bending Modulus of Plastics by
Anforderungen. Means of a Cantilever Beam.
Plasticized polyvinyl chloride (PVC-P) waterproofing
sheet incompatible with bitumen ; requirements. D 1149-86 Test Method for Rubber Deterioration - Surface Ozone
Cracking in a Chamber (Flat Specimens).
DIN 53445 8-86 Prüfung von polymeren Werkstoffen ; Torsionsschwin-
gungsversuch. D 1203-86 Test Methods for Volatile Loss from Plastics Using
Testing of polymer materials ; torsion pendulum test. Activated Carbon Methods.

DIN 53496 5-84 Galvanische Überzüge ; Prüfung von galvanisierten D 2240-86 Test Method for Rubber Property - Durometer Hardness.
Kunststoffteilen ; Temperaturwechselprüfung.
Spécifications fédérales US
Electroplated coatings ; testing of electroplated plastic
2 - 1991

articles ; thermal cycling test. US SS-S-1401 B Produit d’étanchéité, coulé à chaud pour revêtements de
béton hydraulique et de béton bitumineux.
DIN ISO 175 4-89 Kunststoffe ; Bestimmung des Verhaltens gegen Flüssig-
keiten, einschließlich Wasser ; Identisch mit ISO 175 : US SS-S-1614 Produit d’étanchéité pour joint à un composant coulé à
1981. chaud, résistant au kérosène, pour revêtements en béton
Plastics ; determination of the effects of liquid chemicals, de ciment et en béton goudronneux.
including water ; identical with ISO 175 : 1981. US SS-S-200 D Produit d’étanchéité à deux composants appliqué à froid,
de type polymère, élastomérique, résistant au kérosène.
Doc. C 5 460

États-Unis
ASTM American Society for Testing and Materials Grande-Bretagne
D 395-89 Test Methods for Rubber Property - Compression Set. BSI British Standards Institution
D 412-87 Test Methods for Rubber Properties in Tension. BS 903 Methods of testing vulcanized rubber.

D 573-88 Test Method for Rubber - Deterioration in an Air Oven. BS 2571 1963 Specification for flexible PVC compounds.

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P CALFEUTREMENT DES JOINTS DANS LES TRAVAUX PUBLICS ___________________________________________________________________________________
O
U Organismes
R Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP). Comité Français des Grands Barrages (CFGB).
Syndicat National des Joints et Façades. Comité International des Grands Barrages (CIGB).
Chambre Syndicale Nationale de l’Étanchéité. Association Française des Travaux en Souterrains (AFTES).
Chambre Syndicale des Entreprises de Maçonnerie et Béton Armé de la Institut Technique du Bâtiment et des Travaux Publics (ITBTP).
Région Parisienne.
E
N Centres d’essais et de contrôle
Service d’Études Techniques des Routes et Autoroutes (SETRA). Centre National d’Études des Tunnels (CETU).
Laboratoire Central des Ponts et Chaussées (LCPC). Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB).
Centre Expérimental de Recherches et d’Études du Bâtiment et des Travaux
S Publics (CEBTP).

A
V
O
I
R

P
L
U
S

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