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Plan

Partie n° 1 : le cadre comptable des établissements de crédit

Chapitre 1 : présentation de système bancaire en Tunisie

Chapitre 2 : principe et règle comptable généraux de la comptabilité


bancaire

1-2 les principe comptable

2-2 les convention comptable

3-2

organisation de système comptable et du dispositif de contrôle

chapitr n) 3 la structutre de compte annuellle de itablissement de credit

3-1 le bilan

3-2

l’etatde resultat

l’etata de flux de trosoreerie

les ecriture comptable

le mecanisme de provisison

le cadre fiscal des institution finanaciere

le regime fiscal applique au IF

LA METHODOLOGIE DE CALCULE DE RESULTAT FISCAL (LA DETERMINATION


BASE IMPOSABLE )

LES PRODUIT IMPOSABLE

LES CHARGE DEDUCTIBLE


Le système financier tunisien comprend la Banque Centrale de Tunisie, 2 3 banques résidentes, 7 banques
off-shore, 13 établissements financiers : dont 2 banques d’affaires, 8 établissements de leasing, 2 sociétés de
factoring.
Le paysage financier comprend, également, l’Office National de Poste, le Conseil du Marché Financier, la
Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis, Tunisie Clearing, les sociétés d’investissement et les organismes de
placement collectif en valeurs mobilières.

Le système bancaire est parvenu à mettre en place un réseau important de représentations et agences. On
compte, actuellement, plus de 1905 agences, soit approximativement une agence pour 5775 habitants.

La Banque Centrale de Tunisie

Les banques

Les banques d’affaires

Les banques et les établissements financiers non-résidentes

Les sociétés de leasing

Les sociétés de factoring

Les établissements de paiements

Le Conseil du Marché Financier

La Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis

La Société Tunisienne Interprofessionnelle pour la Compensation et le Dépôt des Valeurs Mobilières


(STICODEVAM)

Les sociétés d’investissement

Les Organismes de Placement Collectif (OPC)

1.1 Partager sur :


PARTIE N° 1 : LE CADRE COMPTABLE DES ETABLISSEMNT DE CREDIT

Définition : Les établissements de crédit

L'article 2 de la loi n°2001-65 25 définit l'établissement de crédit, comme étant toute personne morale qui
exerce, à titre de profession habituelle, des opérations de réception des dépôts, d'octroi de crédits, des
opérations de change à titre d'intermédiaire, et de mise à disposition et de gestion de moyens de
paiement.
L'établissement de crédit peut également réaliser des opérations connexes à son activité, tel que le conseil
et l'assistance de la clientèle en matière de gestion et d'ingénierie financière, de gestion de patrimoine, et
tous les services destinés à faciliter la création, le développement et la restructuration

Loi n° 2006-26 du 15 mai 2006, modifiant et complétant la loi n° 58-90 du 19 septembre 1958, portan t
création et organisation de la Banque Centrale de Tunisie.

Conformément au décret n°2006-1879 du 10 juillet 2006, fixant la composition et les règles d'organisation
et de fonctionnement de l'observatoire des services bancaires.

Loi n°2001-65 du 10 juillet 2001, telle modifiée et complétée par la loi n°2006-19 du 2 mai 2006, relative
aux établissements de crédit.

Gestion, mesure et communication sur les risques au sein des établissements de crédit au regard du
contexte tunisien et des standards internationaux des entreprises. Par ailleurs, un établissement de crédit
peut prendre des participations sous certaines conditions.

Les établissements de crédit comprennent les banques et les établissements financiers. Toutefois, seules
les banques sont habilitées à recevoir des dépôts.

La loi n°2001-65 a supprimé le cloisonnement juridique entre les banques de développement et les banques
de dépôts. Désormais, chaque établissement de crédit est agréé en tant que banque universelle, pouvant se
spécialiser en fonction de ses orientations stratégiques. 52 établissements :

Nombre d'établissements 35 établissements de crédit (dont 20 banques universelles et

ancaires 15 établissements financiers) et 17 banques spécialisées ou à statuts

particulier (dont : 8 banques offshore et 9 bureaux de représentation)

Les établissements financiers en Tunisie se composent des établissements de leasing, des sociétés de
factoring et des banques d'affaires

- La Banque Centrale de Tunisie


- Les banques
- Les banques d’affaires
- Les banques et les établissements financiers non-résidentes
- Les sociétés de leasing
- Les sociétés de factoring
- Les établissements de paiements
- Le Conseil du Marché Financier
- La Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis
- La Société Tunisienne Interprofessionnelle pour la Compensation et le Dépôt des Valeurs Mobilières
(STICODEVAM)
- Les sociétés d’investissement
- Les Organismes de Placement Collectif (OPC)

1 Les établissements de leasing

Le législateur a consacré un cadre juridique spécifique au leasing à travers la loi n°94-89 27.
Les établissements de leasing sont soumis à la réglementation et au contrôle de la BCT. Leur activité
consiste à assurer le financement d'acquisitions de matériel mobilier ou immobilier, en le mettant en
location pour usage professionnel à la disposition d'un opérateur économique. Ce dernier dispose de la
possibilité d'acquérir le matériel en location à une valeur résiduelle en fin de contrat.

Il existe actuellement dix établissements de leasing en Tunisie

2- Les sociétés de factoring

Les sociétés de factoring sont des établissements financiers spécialisés dans la gestion des créances des
entreprises, afin de les aider à mieux gérer les comptes de leurs clients et de se consacrer davantage à la
production et à l'amélioration de la qualité.

Les activités de factoring consistent à :

- Gérer les comptes clients en acquérant leurs créances,


- Assurer le recouvrement de ces créances pour son propre compte.

Il existe actuellement deux sociétés de factoring en Tunisie

3 - Les banques d'affaires

Les banques d'affaires sont notamment chargées d'effectuer des opérations de conseil et d'assistance en
matière de gestion de patrimoine, de gestion et d'ingénierie financière et d'une manière générale tous les
services destinés à faciliter la création, le développement et la restructuration des entreprises.

Il existe actuellement, deux banques d'affaires en Tunisie

4- La banque off shore

Les banques off-shore ont été autorisées à exercer en Tunisie depuis 1976. Une loi spécifique à cette
activité a été promulguée en 1985.

Les banques off shore interviennent principalement auprès des entreprises non résidentes au niveau des
opérations de change, de financement d'opérations d'import-export et de crédits d'investissement.

Elles sont autorisées à collecter librement les dépôts des non résidents, à souscrire aux emprunts émis par
les entreprises non résidentes et à participer au capital social de ces dernières, à assurer des opérations de
change en qualité d'intermédiaire agréé. Elles sont également autorisées, sous certaines conditions, à
collecter des dépôts et à accorder des crédits en dinars.

Les banques off shore opérant en Tunisie sont au nombre de huit

5- La banque universelle est une banque généraliste qui offre à sa clientèle tous les produits et services
financiers utiles à l'économie et au système économique.

Le système bancaire tunisien comprend actuellement vingt et une banques universelles


PRESENTATAION DE SYSTEME BANCAIRE TUNISIEN
Le système bancaire tunisien, qui a accompagné le développement économique du pays, a réalisé une
progression considérable au cours des deux dernières décennies, résultante d'un vaste programme de mise
à niveau des institutions financières en général et du secteur bancaire en particulier, initié par la BCT.

A le système bancaire de la Tunisie est caractérisé par la présence forte d'une banque centrale (la Banque
Centrale de Tunisie), qui contrôle ou supervise deux grandes catégories d'organismes bancaires ; les
établissements de crédit et les banques spécialisées ou à statut personnalisés

Dans un contexte de mondialisation des services financiers, d'ouverture économique, d'une concurrence
de plus en plus grande entre les institutions financières internationales et de développement de nouvelles
technologies d'information, la libéralisation des services financiers en Tunisie s'est avérée comme étant un
choix stratégique pour les autorités économiques et monétaires dans un souci de promotion de
l'investissement et de diversification de l'économie.

Le programme des réformes structurelles mis en place, à savoir ; la déréglementation de l'activité bancaire,
le renforcement de la sécurité des relations financières, l'assainissement des situations financières des
banques et des portefeuilles de créances non performantes, le renforcement du cadre prudentiel, la mise
en place de normes comptables spécifiques aux activités bancaires, l'amélioration de la qualité des actifs, la
modernisation du secteur bancaire à travers le développement des technologies d'information, le
désengagement de l'état d'un certain nombre d'établissements de crédit, etc...a permis de hisser le secteur
bancaire tunisien d'un système protégé et fermé à un système ouvert, développé et dynamique.

Aujourd'hui, les mutations des métiers et des produits bancaires ont transformé la banque tunisienne en
une institution proposant une variété de services dans la plupart des domaines de l'activité économique.

La structure actuelle du système bancaire tunisien et des organismes spécialisés peut être présentée de la
manière suivante :

Banque Centrale de Tunisie

Banques spécialisées ou à statut particulier (21)

Établissements financiers (14)

Banques off shore (8)

Bureaux de représentation (11)

Établissements de leasing (10)

Sociétés de factoring (2)

Banques d'affaires (2)

1. La Banque Centrale de Tunisie (BCT)

La BCT joue le rôle de superviseur de l'économie. Elle a pour mission de contrôler le marché monétaire et
d'apporter aux pouvoirs publics toute assistance pour améliorer et promouvoir le développement
économique du pays.

La BCT est l'autorité de tutelle des banques en Tunisie il Chargée notamment de veiller sur la politique
monétaire, de contrôler la circulation monétaire, de superviser les établissements de crédit, et de
préserver la stabilité et la sécurité du système financier.

Elle est également chargée d'un certain nombre de missions particulières, dont les principales sont :

- Le rôle exclusif d'émetteur de billets de banque et de pièces de monnaie pour le compte de l'Etat
- La garde et la gestion des réserves d'or et de devises du pays,
- La fonction de Banque de l'Etat qui assure la tenue du compte courant du Trésor,
 La fonction d'autorité de surveillance bancaire, qui s'assure de la correcte application de la
réglementation en vigueur et prend les mesures disciplinaires en cas de manquement,

Le suivi de la qualité des services bancaires : le conseil de l'observatoire des services

Assure pour le compte de l'Etat, l'accès aux marchés de capitaux dans les meilleures conditions,

Gère les échanges et la communication avec les agences internationales de notation,

- Assiste les entreprises publiques et privées pour le montage d'opérations de financement sur le
marché international et pour l'analyse des offres,
- Centralise les risques bancaires et les communique aux établissements bancaires et financiers,
- Gère une base de données destinée à apporter aux banques et aux établissements financiers des
informations pour apprécier les risques encourus (centrale des chèques impayés...),
- Collecte l'information économique et la met à la disposition du public.

Les bureaux de représentation

Les bureaux de représentation, représentent en Tunisie des établissements financiers et bancaires, dont le
siège est à l'étranger, à condition que cette représentation ne donne lieu à aucune perception de
rémunération directe ou indirecte et que les dépenses qui en découlent soient intégralement couvertes par
les apports en devises de l'étranger.

Leurs activités consistent dans le développement des relations de coopération entre les pays étrangers et
la Tunisie, le développement des relations entre les banques étrangères et les banques correspondantes
tunisiennes et la recherche d'opportunités d'investissement en Tunisie .Il existe en Tunisie onze bureaux de
représentation de banques domiciliées à l'étranger

Le schéma du secteur bancaire tunisien est composé d'une trentaine de banques articulées autour de la
Banque Centrale de Tunisie. Ces banques se subdivisent-en dix-sept banques, deux banques de
développement dont la transformation n'est qu'une question de temps, huit banques offshore et deux
banques d'affaires. La restructuration bancaire, la libéralisation et la globalisation financière ont été les
sources d'une réorganisation qui a affecté la structure du système bancaire tunisien qui a enregistré, par
conséquent, une évolution qualitative et quantitative.

Le secteur bancaire tunisien est composé de banques cotées sur la bourse de valeurs mobilières et d'autres
banques non cotées .En effet, les banques cotées représentent plus de 55% de la capitalisation boursière
du marché. Le secteur bancaire coté sur le marché boursier est composé de onze institutions qui
représentent plus de 90% du secteur bancaire tunisien dans son ensemble Le secteur bancaire coté peut
être subdivisé en 3 catégories : Les banques publiques, les banques à capitaux privés tunisiens, les
banques filiales d'institutions étrangères.

Les banques publique

Les établissements de crédit en activité sont constitués par les banques Les banques renferment les
banques dites auparavant banques commerciales agrées sous la loi n° 67-51 réglementant la profession
bancaire en qualité de banque de dépôts et les banques de développements transformées en banques
universelles. A la fin de 2004, les banques sont au nombre de dix sept:

TROIS BANQUES PUBLIQUES : Il reste 4 banques publiques en Tunisie (BNA : Banque

- Caractère des banques Nationale Agricole, STB : Société Tunisienne de Banque, BH : Banque de
Habitat, BTS : Banque Tunisienne de Solidarité)

La Banque de l'Habitat (BH) contrôlée à 58% par l'Etat : Héritière de la CNEL, organisme public spécialisé
dans le financement du logement ; elle a été transformée en établissement bancaire en 1987. Si elle a
gardé le monopole de la gestion du régime d'épargne logement, et la gestion de quelques régimes
spécifiques (dont le FOPROLOS) ; elle s'est également positionnée sur les financements bancaires classiques
à destination des entreprises et ambitionne de mieux tirer profit d'une importante base de clients
particuliers auxquels elle veut offrir un complément de gamme au crédit logement.
La Banque Nationale Agricole (BNA) contrôlée à 66% par l'Etat : Créée en juin 1959, 3 ans après
l'indépendance, la vocation initiale de la BNA était d'unifier les structures d'octroi du crédit agricole et
d'encourager le développement de ce secteur. Aujourd'hui à la tête du plus important réseau d'agences du
pays sa vocation initiale reste présente même si les engagements de la banque dans le secteur agricole ne
représentent désormais que 30% du total de ses engagements.

La Société Tunisienne de Banques (STB) contrôlée à 53% par l'Etat : Créée en mars 1958, 2 ans après
l'indépendance, la STB a largement contribué au financement du tissu industriel du pays. En 2000, la fusion
avec les deux banques de développement (BDET & BNDT) spécialisées dans le financement du secteur
touristique a abouti à la création de la plus grande banque de la place. Cette fusion aura toutefois
additionné des portefeuilles de créances de qualité médiocre dont l'apurement reste encore à l'ordre du
jour.

La banque à capitaux prive

- TROIS BANQUES A CAPITAUX PRIVES TUNISIENS :

La Banque de Tunisie (BT), est l'une des plus anciennes banques du pays contrôlée par des capitaux privés.
Son contrôle capitalistique n'est pas clairement visible puisque son plus gros actionnaire détient 20% du
capital ; il s'agit du groupe bancaire français CIC. A l'abri des contingences d'un certain nombre de banques
de la place, dont le caractère public et le rôle assigné en matière de développement de l'économie ont
constitué des contraintes ; elle s'est focalisée d'une part sur le financement des entreprises du secteur
privé, et d'autre part sur le financement de l'exploitation, particulièrement des entreprises industrielles.
Aujourd'hui citée en exemple en matière de qualité d'actif ; sa relativement petite taille (9ème en Dépôts,
7ème en Crédits) ne l'empêche pas d'être la plus importante capitalisation boursière du secteur à près de
700MDT et de dégager le plus important bénéfice du secteur.

La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT), plus importante banque privée de la Place, la BIAT est
longtemps demeurée « opéable » jusqu'à ce qu'un groupe privé Tunisien (le groupe Mabrouk) n'entame en
2005 une montée progressive dans le capital pour en devenir le premier actionnaire avec plus de 20% du
capital à ce jour. Le contrôle capitalistique de la banque est en train de se construire avec l'établissement
d'un pacte d'actionnaires entre groupes privés tunisiens. Dans son activité, la BIAT a entamé depuis les
années 90 une stratégie de banque de détail se traduisant par d'importants investissements dans un
réseau qui est l'un des plus modernes du pays. Pour ce qui est de la qualité des actifs, la BIAT a payé une
croissance trop rapide par un dérapage au niveau de ses créances classées qui sont longtemps restées
insuffisamment couvertes par les provisions. L'apurement de cette situation constitue une priorité depuis
2002 au dépend de la rentabilité. Un nettoyage du passé dont la banque commence à voir poindre le bout
avec un retour à une capacité bénéficiaire plus conforme à son potentiel prévu pour 2008-2009.

L'AMEN BANK, anciennement appelé Crédit Commercial et Foncier de Tunisie (CFCT) lui même héritier du
Crédit Foncier de Tunisie -créé en 1906- l'Amen Bank est une des plus anciennes banques de Tunisie.
Travaillant historiquement avec le secteur colonial dans le financement d'opérations foncières, elle a été
cédée à la famille Ben Yedder qui en a pris le contrôle total en 1971 et qui en détient toujours la majorité
(63%). Opérant essentiellement dans le financement des secteurs commercial et agroalimentaire, elle a
progressivement élargi ses activités pour devenir une banque généraliste. Une banque dont la croissance
s'est parfois faite au détriment du risque avec aujourd'hui l'un des taux de mauvaises créances les plus
élevés de la gestion privée. L'adossement de la banque à un partenaire étranger est aujourd'hui
sérieusement envisagé par les propriétaires de la banque.

Les banque contrôler par institution financier


QUATRE BANQUES CONTROLEES PAR DES INSTITUTIONS ETRANGERES :

L'Arab Tunisian Bank (ATB), filiale à 64% de l'Arab Bank plc cotée à la bourse de Amman ; l'ATB a été créée
en 1982 en partenariat avec des groupes privés tunisiens (Bayahi, Abbès...). Les groupes privés tunisiens
ont constitué le fonds de commerce principal de la banque durant ses 25 ans d'activité. Le développement
de l'ATB s'est fait de manière mesurée, la banque n'a entrepris que récemment une stratégie d'extension
de son réseau (de 33 à 65 agences en 2 ans). La qualité des actifs de la banque se compare favorablement à
la moyenne du secteur.

ATTIJARI Bank, nouvelle dénomination de la Banque du Sud dont la privatisation a été achevée en 2005
avec l'acquisition des parts de l'Etat par un consortium formé de la banque marocaine Attijariwafa et de la
banque espagnole Santander. La banque a entamé depuis ce changement de contrôle un plan
d'assainissement d'un important stock de mauvaises créances qui s'est traduit par une perte record pour
l'exercice 2006 : -176MDT ! Un assainissement qui devrait se poursuivre sur les 5 prochaines années, les
fonds propres de la banque nécessitant d'être renforcés davantage malgré la levée de fonds déjà réalisée
fin 2006.

L'Union Internationale de Banque (UIB), c'est également dans le cadre de sa privatisation (fin 2002) que
l'UIB est tombée dans l'escarcelle de la Société Générale qui détient 52% du capital. Là aussi les années qui
ont suivi la privatisation (et à ce jour) ont été consacrées au nettoyage des mauvaises créances. Depuis sa
prise de contrôle par SG, l'UIB a enregistré 4 exercices à l'équilibre la banque ayant opté pour une
constitution progressive des provisions (sans passer par des pertes) . Le retour au bénéfice de la banque
qui était initialement prévu pour l'exercice 2009 pourrait être anticipé d'une année.

L'Union Bancaire pour le Commerce et l'Industrie (UBCI), filiale de BNP Paribas qui détient plus de 50% du
capital. Créée en 1961 l'UBCI est longtemps restée une banque commerciale de taille moyenne
enregistrant une expansion mesurée ; depuis 2005 la banque a entrepris une stratégie de développement
plus ambitieuse avec un développement important de son réseau d'agence. L'UBCI affiche l'une des
meilleures qualités d'actifs du secteur grâce à une politique de provisionnement stricte qui a valu à la
banque 4 exercices difficiles (2002-2005) en termes de rentabilité suite à la nécessité de couvrir le risque «
BATAM » sur lequel l'UBCI était fortement engagé.

La Banque de Tunisie et des Emirats (BTE), est également cotée à la bourse de Tunis. Cette banque
présente toutefois plusieurs particularités qui limitent sa comparabilité avec ses pairs cotés. Il s'agit d'une
ancienne banque de développement à capitaux mixtes publiques : Etat Tunisien -- Etat des Emirats Arabes
Unis qui détiennent respectivement 50% des droits de votes. Cependant, les banques non cotées sont
généralement les représentants des filiales internationales. Banque Franco- Tunisienne (BFT), Banque
Tunisienne de solidarité, ), Citibank.NA, l'Arab Banking Corporation (ABC). la Banque d'Affaires de Tunisie
(BAT) et l'International Maghreb Merchant Bank (IMMB)

- Les établissements financiers regroupent les banques d'affaires, les établissements financiers de leasing
et les établissements financiers de factoring. Toutes fois, les banques d'affaires agréées avant l'entrée en
vigueur de la nouvelle loi bancaire N° 2001-65 du 10 juillet 2001, sont autorisées à utiliser le terme «
banque » dans leur dénomination sociale, documents et publicités, à condition d'ajouter, dans tous les cas,
le terme « banque d'affaires ». Elles ont pour activité d'assurer des services de conseil et d'assistance en
matière de gestion du patrimoine, de gestion financière et

D’ingénierie financière et d'une manière générale tous les services destinés à faciliter la création, le
développement, la restructuration et la privatisation d'entreprises. Elle sont aux nombre de deux : la
Banque d'Affaires de Tunisie (BAT) et l'International Maghreb Merchant Bank (IMMB).

4 Les banques de développement mixtes :


Elles ont été créées, pour la plus part, au début des années 80 dans le but d'assurer le financement de
l'économie sous forme d'octroi de crédits à moyen et long terme à partir de leurs fonds propres et sur
ressources d'emprunts internes et externes, à moyen et long terme. Elles ont pour Activité d'octroyer des
crédits à moyen et long terme et sous certaines conditions, des crédits à court terme, participer au capital
d'entreprises, collecter des dépôts dont la durée est supérieure à 1 an, aussi, collecter des dépôts à vue de
leur personnel et des entreprises dont elles détiennent la majorité du capital. Eu égard à leur vocation
particulière d'instrument privilégié de mobilisation de ressources extérieures au profit de la Tunisie, les
banques mixtes de développement ne reçoivent pas de dépôts des résidents. Elles ont été au nombre de
cinq banques et récemment, il n'en reste que deux :

Banque Arabe Tuniso-Lybienne de Développement et de Commerce Extérieur

(BTL) et la Société Tuniso-Saoudienne d'Investissement et de Développement

(STUSID). Cette dernière sera transformée en un établissement de crédit en qualité de banque en 2005
avec un capital de 100 MDT. La BTL a assaini sont portefeuille suite à la création d'une société de
recouvrement et le l'émission d'un premier emprunt international de 30 millions de $. Ces décisions
constituent un premier pas vers la transformation en banque universelle.

4 Les banques offshores :

L'activité des banques off-shore consiste à

- collecter des dépôts auprès des non-résidents, quelle qu'en soient la forme et la durée.

- Accorder tout concours aux non-résidents et de souscriptions aux emprunts émis par ces derniers.

- Assurer les opérations de change manuel au profit de la clientèle.

- Effectuer en qualité d'intermédiaire agréé les opérations de change et de commerce extérieur de leurs
clientèles résidentes. Elles sont soumises, à ce titre aux mêmes obligations que les intermédiaires agréés
résidents. Il s'agit de : La CITIBANK (branche off-shore), l'Union Tunisienne de Banques (UTB), Loan
Investment Company (LINC), Tunis international Bank (TIB), Beit Ettamouil Saoudi Ettounsi (BEST), North
Africa International Bank (NAIB), ALUBAF International Bank Tunis (ALUBAF), Arab Banking Corporation
(ABC).

Chapitre n° 1 : les principes et le règle généraux de la comptabilité des


institutions financière

Chapitre n° 1 : les principes et les règle généraux de la comptabilité bancaire

La comptabilité générale ne représente pas l'entreprise dans toute sa complexité ; elle n'en fournit que
des images, qui s'intitulent bilan, compte de résultat, tableau de financement, etc. Les images comptables
obéissent à des postulats, des hypothèses, des choix et des conventions d'observation, de quantification
et de saisie du réel très spécifiques ; postulats, hypothèses, choix et conventions désignés sous le vocable
générique et ambigu de« principes » de la comptabilité.

I. Le principe et convention comptable principal dans un établissement financier

La comptabilité bancaire est devenue un outil de gestion très développé suite à la complexité et la
diversification des opérations bancaires. Dans sa gestion de chaque jour, les institutions
financières spécialement les banques doivent respecter certaines règles de gestion mais aussi de la
présentation des états financiers. Les principes comptables doivent être respectés dans la présentation
de ces états financiers. Si vous avez le même souci que moi de connaitre les règles et les principes
comptable de la comptabilité bancaire, je vous prie de bien lire cet article jusqu’à la fin.

1. Les principes comptables

1-1 Le principe de prudence

La prudence doit caractériser l'attitude de celui qui élabore les états financiers, cette prudence n'a pas pour
objet de protéger les comptables mais plutôt les utilisateurs. La prudence est la prise en compte d'un
certain degré de précaution dans l'exercice des jugements nécessaires pour préparer les estimations dans
des conditions d'incertitude, pour faire en sorte que les actifs ou les produits ne soient pas surévalués et
que les passifs ou les charges ne soient pas sous-évaluées.

Selon ce principe, charge doit être comptabilisée dès lors qu’elle est probable, un produit ne doit l’être que
s’il est certain.

De même, les plus-values ne doivent être comptabilisées que lors de leur réalisation,

Alors que les moins-values même latentes doivent donner lieu à constitution de provision.

En vue d’éviter d’obérer dans le futur le patrimoine de l’établissement, une appréciation raisonnable des
faits doit prévaloir pour la tenue des comptes.

La production de l’information financière doit être guidée par la convention de l’importance relative pour
le classement et la présentation des éléments traités par la comptabilité financière. Un fait ou un élément
est significatif, si en tenant compte des circonstances, sa nature ou son montant sont tels que le fait de le
traiter dans les comptes est susceptible d’influencer le jugement ou les décisions prises sur la base des
données comptables

1-2 le principe da régularité

Les comptes doivent être établis conformément aux règles et procédures en vigueur.

C’est en application de ce principe que les établissements de crédit doivent respecter le plan comptable
élaboré par la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale conformément à l'article.

1-3 principe de sincérité

Les règles et procédures doivent être appliquées de bonne foi.

A cet égard, il doit être tenu compte des évènements postérieurs à la date de clôture s’ils sont de nature à
altérer la valeur de la société. Il serait en effet trompeur de présenter des comptes dont on sait, à la date
de publication, qu’ils ne reflètent plus la réalité du patrimoine de l’établissement.

1-4 Principe de non-compensation

Les éléments du bilan, à savoir les comptes de l'actif et les comptes du passif et les éléments d'état de
résultat, c'est-à-dire les charges et les produits, doivent être évalués séparément sans aucune
compensation.

1-5 Principe de continuité d’exploitation :


Selon le principe de continuité d'exploitation, l’établissement de crédit doit établir ses états de synthèse
dans la perspective d'une poursuite normale de ses activités. Par conséquent, en l'absence d'indication
contraire, il est censé établir ses états de synthèse sans l'intention ni l'obligation de se mettre en
liquidation ou de réduire sensiblement l’étendue de ses activités.
1-6 Principe de permanence des méthodes :
En vertu du principe de permanence des méthodes, l’établissement de crédit établit ses états de
synthèse en appliquant les mêmes règles d'évaluation et de présentation d’un exercice à l'autre

1- Les conventions comptables

En sus des principes généraux, des règles plus précises ont été dégagées. Elles concernent un certain
nombre d’hypothèses implicitement adoptées pour l’établissement des comptes ou sont relatives
aux méthodes à retenir pour la comptabilisation des opérations. On peut en distinguer six.

Ces conventions comptables sont des règles concrètes qui guident la pratique comptable. Elles sont
développées par les pratiques en conformité avec les objectifs et les caractéristiques qualitatives.

2-1 Convention de l’entité :


L’entreprise est considérée comme étant une entité comptable autonome et distincte de ses
propriétaires. La comptabilité financière suppose une nette séparation entre le patrimoine de
l’entreprise et celui de ses propriétaires ou actionnaires. Ce sont les transactions de l’entreprise et non
celles des propriétaires qui sont prises en compte dans les états financiers de l’entité.
Une entité comptable ne représente pas uniquement une entreprise jouissant de par la loi d’un
statut légal. Elle s’étend à tout ensemble s’acquittant d’une activité économique et qui contrôle et
utilise des ressources économiques.

2-2 Convention de l’unité monétaire

La nécessité d’une unité de mesure unique pour enregistrer les transactions d’une entreprise a
été à l’origine du choix de la monnaie comme unité de mesure (le dinar) de l’information véhiculée
par les états financiers. Seules les transactions et évènements susceptibles d’être quantifiés
monétairement sont comptabilisés. Certaines autres informations non quantifiables monétairement
et exprimées dans d’autres unités de mesure peuvent être divulguées principalement dans des
notes aux états financiers.

2-3 Convention de la périodicité

L’information financière doit refléter l’évolution périodique des performances de l’entreprise


pour servir de base à la prise des décisions économiques. Elle doit être en conséquence, produite et
fournie à des intervalles périodiques et réguliers, la période étant désignée « exercice comptable ».
Pour des considérations pratiques, il est admis que l’exercice comptable couvre une période de
douze mois. Généralement celui-ci coïncide avec l’année civile. Dans certains cas, l’exercice
comptable s’étend jusqu’au moment où l’exploitation atteint son niveau le plus bas.

2-4 Convention du coût historique

Selon cette convention, le coût historique (ou valeur d’origine) sert de base adéquate pour la
comptabilisation des postes d’actif et de passif de l’entreprise. Les biens et services acquis par
l’entité sont en règle générale comptabilisés à leur coût de transaction soit le montant
effectivement payé ou dû. Quand des transactions sont effectuées sans paiement (dons ou échange
standard,…), leur coût est défini comme étant la somme d’argent qu’il aurait fallu dépenser si la
transaction avait été conclue autrement. Par ailleurs, quand il s’agit d’un poste de passif, la valeur
d’origine s’applique de la même façon que dans le cas d’un actif. Le choix du coût historique se
justifie par le fait que la valeur d’origine constitue une information vérifiable reposant sur une
évidence et est, par conséquent, objective.

2-5 Convention de réalisation du revenu :


Cette convention sert de base pour l’identification, la reconnaissance et la mesure de revenu en
comptabilité. Le revenu résulte de la création de biens et de services par une entreprise durant une
période spécifique de temps. Il ne peut être comptabilisé qu’au moment où il est réalisé. La
réalisation est soumise au test du fait générateur, en d’autres termes, sa prise en compte n’est
effectuée que dans l’un des cas suivants :
- une réalisation du revenu au moment de la vente ;
- une réalisation du revenu lors de l’exécution du contrat ;
- une réalisation du revenu à la fin du processus de fabrication, ou
- une réalisation du revenu lors du recouvrement des ventes.

2-5 Convention de la permanence des méthodes

La convention de la permanence des méthodes exige que les mêmes méthodes de prise en compte, de
mesure et de présentation soient utilisées par l’entreprise d’une période à l’autre. L’application de
cette convention permet la comparaison dans le temps de l’information comptable et favorise les
prédictions financières. La permanence de méthodes ne justifie pas, cependant, une rigidité nuisible à
l’image fidèle que doivent refléter les états financiers. Tout changement significatif devra faire l’objet
d’une information appropriée.

2-6 Convention de l’information complète :

Cette convention établit que les états financiers doivent fournir toutes les informations nécessaires pour
ne pas induire en erreur les lecteurs. Elle exige, pour éviter toute ambigüité dans l’interprétation de
l’information financière, que les états financiers comportent des notes et des tableaux explicatifs révélant
toute information pertinente et attirant l’attention sur les évènements ou les traitements de
l’information qui ont un impact significatif sur l’évolution des résultats futurs et la situation de
l’entreprise.

2-7 Convention de l’importance relative

Les états financiers doivent révéler tous les éléments dont l’importance peut affecter les appréciations
ou les décisions.

2-8 - Convention de la prééminence du fond sur la forme

La substance des opérations et autres évènements n’est pas toujours cohérente avec ce qui ressort du
montage juridique apparent. Pour que l’information représente d’une manière fiable les transactions et
autres évènements qu’elle vise à représenter, il est nécessaire qu’ils soient enregistrés et présentés en
accord avec leur substance et la réalité économique et non pas seulement selon leur forme juridique.

II. Organisation du système comptable et du dispositif de contrôle interne

La comptabilité au sein des banques se distingue de celle des entreprises classiques essentiellement par
cette caractéristique Dans les autres structures l’enregistrement comptable est l’apanage des seuls
comptables. Dans les banques ce n’est pas tout à fait le cas.
Enregistrement des opérations

Système comptable tributaire de l’informatique, en effet le système d'information des établissements


assujettis doit permettre l'identification et l'enregistrement des opérations conformément au Règlement
relatif au contrôle interne dans les établissements de crédit.

Les opérations doivent être comptabilisées le jour même de leur ordonnancement. Les assujettis
devront veiller à ce que la clôture d'une journée comptable n'autorise pas l'enregistrement d'écritures a
posteriori ; seul le recours exceptionnel aux "journées complémentaires" devrait permettre la
comptabilisation des opérations qui n'ont pu l'être à bonne date.

L'enregistrement des crédits distribués doit s'opérer agios exclus. Les intérêts courus et
non échus qui se rapportent à ces concours sont comptabilisés dans des comptes
spécifiques appelés créances rattachées. De même, les charges d’intérêts courus et non
échus générées par les dépôts de la clientèle et les autres ressources externes sont inscrites
dans les comptes de dettes rattachées.

- Le Saisie de l’opération : doit être immédiate (enregistrement chronologique), le plus près de la


source pour gagner en rapidité, unique pour gagner en efficacité, complète pour ne pas avoir à
revenir sur l’opération, standardisée et contrôlée.

- La Base comptable : elle comprend les mouvements comptables (livre journal), le


classement de ces mouvements par compte (grand livre) et le solde de ces comptes
(balance) et toute les informations (devise, durée initiale).

Donc Le service comptable joue essentiellement le rôle de contrôle et valide les écritures
enregistrées.

Le traitement comptable des intérêts générés par les créances douteuses, qu'elles soient
publiques ou privées, repose sur la notion de règlement effectif. Les produits décomptés
sur des créances réputées saines mais dont l’immobilisation est avérée à la clôture de
l’exercice doivent être contrepassés et être enregistrés au hors-bilan.

Dotation et numérotation des état


périodique

L’organisation du traitement Chronologique des enregistrements


écart de toute insertion intercalaire
informatique doit repon a ces 5
élément
Irréversibilité des traitements exclut
toute suppression ou addition ultérieur

Durabilité des données enregistrées qui


offre des conditions de garantie de
conservation des documents
Système permet de garantir et de
donner droit à
L’accès à la documentation relative
à l’analyse, à la
programmation et
aux procédures
de traitements.
1- TRAITEMENT AUTOMATISENT DES DONNEES COMPTABLES

Système comptable tributaire de l’informatique, en effet le système d'information des


établissements de crédit doit permettre l'identification et l'enregistrement des opérations
conformément au Règlement relatif au contrôle interne de EC.

Notamment L’informatique qui est important pour les entreprises est indispensable pour les
banques. Égard à l’organisation particulière soulevée ci dessus une configuration informatique alliant
les opérations à la comptabilité s’impose. L’exécution d’une opération caractérisée par une saisie
informatique entraîne de facto un enregistrement comptable. Le programme informatique est organisé
en ayant des schémas comptables intégrés correspondant aux différentes opérations. Cette architecture
permet une ténue comptable en temps réel et le traitement d’une quantité importante d’opérations
comme c’est le cas pour les banques.

Un établissement bancaire est généralement organisé en réseau composé d’un siège et de


plusieurs agences. Celles ci fonctionnent à leur niveau comme une banque à part entière. Leur
comptabilité est ténue à l’instar du siège. Leurs différents états sont intégrés dans la comptabilité
globale. Pour ce faire des dispositions particulières doivent être prises en comptes avec la mise en place
de comptes spécifiques et d’un dispositif de contrôle assurant la cohérence de l’information agrégée.

2- l’obligation comptable des établissements de crédit

1.2 Plan possible d’un manuel de procédures comptables

Le plan comptable bancaire rend obligatoire l’établissement d’un manuel de procédures, en effet
le règlement qui définit tous les contrôles, opérations Elaborer et tenir à jour les manuels de
procédures (modalités d’enregistrement, traitement et restitution) , notamment ce document
décrit les procédures et l’organisation comptable. Il est mis à jour régulièrement et a pour objectif de
faciliter la compréhension du système comptable et la réalisation de contrôles.

 Ces procédures doivent permettre d'obtenir, sur support papier ou tout autresupport, des états
récapitulant dans un ordre chronologique toutes les données qui y sont entrées, sous une forme
interdisant toutes insertions, suppressions ou additions ultérieures.

Organisation générale : organisation, objectifs, responsabilités, rappel des principaux textes..


Schémas comptables et plan de comptes : élaboration des schémas.
Le jour de l’exam : numéros de comptes et intitulés donnés.
Arrêtés comptables : organisation de l’arrêté des journées comptables et des arrêtés comptables.
Procédures des contrôles comptables : système de contrôle, objectif et moyen de la fonction,
-conservation et diffusion des états de justification des comptes.
Le système de contrôle des opérations et des procédures internes (vérifier la qualité de l’information
vérifier les conditions d’’évaluation, d’enregistrement et de conservation de l‘information). Ex : les
chèques sont conservés 10 ans = preuves sur la qualité des opérations.
3-2 les contrôle des procédures

Doit respecter l’ensemble de procédures (trame d’informations) qui prévoient :


 De reconstituer dans un ordre chronologique les opérations
 Justifier toute opération par une pièce d’origine
 Expliquer l’évolution des soldes d’un arrêté à l’autre par la conservation des mouvements.
Il faut donc une comptabilité rigoureuse et être capable à tout moment de disposer des pièces
. comptables qui ont permis l’enregistrement de cette comptabilité.
Composante enregistrement : les opérations sont enregistrées de manière chronologique.
Composante stock :
 Justification des informations par une pièce d’origine pendant 10 ans, ce solde se justifie par
les détails des éléments qui le composent, les pièces sont d’origine externe ou interne
 La masse des opérations rend le problème de l’archivage délicat.
Ex du chèque : le chèque ne circule plus, c’est la banque elle-même qui le garde, alors même qu’il
est tiré sur d’autres banques. Ils sont scannés et gardés. Pb de stockagedes mouvements ayant affecté
les postes comptables.
Piste d’audit : approche opérationnelle
Un enregistrement peut avoir une opération bancaire, interne ou une opération non bancaire,
elles donnent lieu à une piste justificative.
Degré d’exigence qui repose sur les banques est très lourd : comptabilité fiable.

3-3 La comptabilité matières :

Une banque gère pour compte de ses clients des éléments, la comptabilité que tient la banque se nomme
donc la comptabilité matière. Cette comptabilité est propre à la banque puisqu’elle n’existe pas en
comptabilité matière, en effet Chaque banque est libre d’exercer sa propre comptabilité matière en effet
Les éléments détenus par l’établissement pour le compte de tiers, mais ne figurant pas dans les comptes
individuels annuels, doivent faire l’objet d’une comptabilité ou d’un suivi matières retraçant
les existants, les entrées et sorties.
Les établissements sont obligés de tenir une comptabilité matières pour les opérations sur les titres, les
effets remis à l’encaissement non-inscrits au compte ordinaire du remettant.
Effet : instrument de paiement, deux types : la lettre de change, et billet à ordre.
donc les éléments détenus pour le compte de tiers (clients) mais ne figurant pas dans les comptes
individuels (de la banque) font l’objet d’une comptabilité ou d’un suivi matière notamment les titres
Chapitre n° 2 : la structure comptes annuels d’établissement
de crédit

Les dispositions du plan comptable s’appliquent aux « banques et institutions financières assimilées »,
terminologie retenue par les normes comptables internationales IAS/IFRS. Aux termes de la loi bancaire, les
« banques et institutions financières assimilées » sont regroupées sous une appellation générique
d’établissement de crédit.
Les établissements de crédit en activité sont constitués par les banques renferment les banques dites
auparavant banques commerciales agrées sous la loi n° 67-51 règlementant la profession bancaire en
qualité de banque de dépôts et les banques de développements transformées en banques universelles

Les établissements de crédit doivent établir à la fin de chaque exercice comptable les états de
synthèse aptes à donner une image fidèle de leur patrimoine, cela doit représenter une image fidèle de
l’EC.
Les états financiers des établissements bancaires. Ils doivent être présentés selon l'ordre suivant :

- le bilan

- l'état des engagements hors bilan

- l'état de résultat

- l'état des flux de trésorerie

- les notes aux états financiers

I. bilans des banques et établissements de crédit


« Le bilan est une présentation structurelle et valorisée de la situation du patrimoine et des flux
économiques et financiers qui sont concernés depuis sa création ».

En fait, le bilan d'une banque est un état des créances et des dettes à un moment donné et il comprend un
actif, un passif et un hors-bilan qui, dans les établissements de crédit revêt une importance particulière.

Ainsi, le bilan bancaire est un tableau qui dresse l'inventaire des ressources dont dispose la banque (les
capitaux propres apportés par les associés et les dettes) et des emplois réalisés grâce à ces ressources,
c'est-à-dire les moyens que la banque met en œuvre (créances, disponibilités, biens durables,...) à la date
de clôture de l'exercice.

1-1 L'actif du bilan :

De façon générale, les éléments d'actif du bilan d'une banque sont rangés (classés) suivant leur degré de
liquidité décroissante, c'est à dire l'aptitude de l'élément de l'actif à être transformé ou échangé contre de la
monnaie ; la liquidité augmentant de bas en haut. En effet, Le système comptable des établissements
bancaires se caractérise par un certain nombre de spécificités.

En outre, « le bilan de banque comprend toute une série de postes et on constate que par rapport au bilan
de la comptabilité générale, sa présentation est inversée puisque le haut du bilan correspond aux
opérations de trésorerie et le bas du bilan aux immobilisations. De même, la répartition habituelle de
l'actif en trois colonnes (brut, amortissements et provisions, net) n'est pas retenue : les valeurs formées
par l'actif d'un bilan de banque sont des valeurs nettes d'amortissements et provisions »

Le bilan doit renseigner au minimum sur les postes suivants :

AC 1 - Caisse et avoirs auprès de la BC, CCP et TGT

AC 2 - Créances sur les établissements bancaires et financiers.

a- Créances sur les établissements bancaires

b- Créances sur les établissements financiers


AC 3 - Créances sur la clientèle

a- Comptes débiteurs

b- Autres concours à la clientèle

c- Crédits sur ressources spéciales

AC 4 - Portefeuille-titres commercial

a- Titres de transaction

b- Titres de placement

AC 5 - Portefeuille d'investissement

a- Titres d'investissement

b- Titres de participation

c- Parts dans les entreprises associées et co- entreprises

d- Parts dans les entreprises liées

AC 6- Valeurs immobilisées

a- Immobilisations incorporelles

b- Immobilisations corporelles

AC 7 -Autres actifs

a- Comptes d'attente et de régularisation

b- Autres

Le contenu des postes du bilan est défini ci-après

Poste AC 1 : Caisse et avoirs auprès de la Banque Centrale, du Centre de Chèques Postaux et de la


Trésorerie Générale de Tunisie

Il s’agit des opérations de trésorerie et interbancaires en effet elles constituent l'essentiel dans le
fonctionnement d'une banque et il incombe aux banquiers de devoir s'assurer qu'elles respectent :

- L'obligation de convertibilité : avoir suffisamment d'encaisses en monnaie centrale, billet et avoirs à la


banque centrale, pour faire face aux demandes de conversion (retrait) émanant de leur clientèle ou
d'autres établissements de crédit , c'est-à-dire la gestion de la trésorerie.

- L'obligation de réserve : constituer suffisamment de réserves obligatoires à la banque centrale.


Donc, dans leurs relations interbancaires, tous les jours, les banques calculent leur situation de trésorerie.
Si elle est excédentaire, elles prêtent sur le marché interbancaire ou cèdent cet excédent à la banque
centrale par achat de titres, d'où l'apparition de créances à l'actif du bilan ; si elle est déficitaire, elles
empruntent ou se refinancent auprès de la banque centrale par vente de titres et l'opération sera
enregistrée au passif.

Ce poste comprend :

- la caisse qui est composée des billets et monnaies libellés en Dinar tunisien ayant cours légal ainsi que les
billets et monnaies en cours de retrait dont la Banque Centrale continue à assurer le remboursement, les
monnaies et billets de banque étrangers et les chèques de voyages et valeurs assimilées négociées sur
place;

- les avoirs auprès de la Banque Centrale de Tunisie, du Centre de Chèques Postaux et de la Trésorerie
Générale de Tunisie,

- les avoirs auprès des Banques Centrales et des Centres de Chèques Postaux des pays étrangers où se
trouve implanté l'établissement bancaire, dans la mesure où ils peuvent être retirés à tout moment.

- Les autres avoirs auprès de ces institutions sont inscrits au poste.

AC2 -Créances sur les établissements bancaires et financiers.

Ce poste comprend :

-créances sur les établissements bancaires: les avoirs et les créances liées à des prêts ou avances (principal
et intérêts courus), détenus sur les établissements bancaires tels que définis par les textes en vigueur
régissant l'activité bancaire y compris les créances matérialisées par des titres du marché interbancaire.
N'en sont exclues que les créances qui sont matérialisées par des obligations ou tout autre titre et qui
doivent figurer au poste AC4 -

Portefeuille-titres commercial ou au poste AC5 -Portefeuille d'investissement.

- créances sur les établissements financiers: les avoirs et les créances liées à des prêts et avances
(principal et intérêts courus) détenus sur les établissements financiers tels que définis par la législation en
vigueur, notamment les sociétés de leasing et les sociétés de factoring.

-Les créances sur des entreprises qui ne peuvent pas être considérées comme banques ou comme
établissements financiers, au sens des textes en vigueur, figurent au poste AC3 -Créances sur la clientèle.

Poste AC 3 : Créances sur la clientèle

Ce poste comprend les créances, liées à des prêts ou avances (principal et intérêts courus), détenues sur
des agents économiques nationaux ou étrangers autres que les établissements bancaires et financiers.
N'en sont exclues que les créances qui sont matérialisées par des obligations ou tout autre titre et qui
doivent figurer au poste AC4 -Portefeuille-titres commercial ou au poste AC5 –Portefeuille
d'investissement.

Les intérêts et autres produits échus et qui n'ont pas pu être constatés parmi les revenus (intérêts et
autres produits réservés) ne sont pas présentés au passif, mais sont inclus de façon soustractive dans le
poste AC3 -Créances sur la clientèle.
Ce poste inclut :

-Comptes ordinaires débiteurs : les concours bancaires sous forme de découvert en compte.

- Autres concours à la clientèle: les créances liées à des prêts ou avances, autres que les comptes
ordinaires débiteurs et les crédits sur ressources spéciales.

- Crédits sur ressources spéciales: les créances liées à des prêts ou avances accordés sur des ressources
spéciales (c'est à dire les fonds d'origine budgétaire ou extérieure gérés pour compte et à affectations
spécifiques) et sur lesquels la banque encourt ou non un risque quelconque.

 Ce sont les crédits consentis, sous toutes leurs formes, à la clientèle : les entreprises, les particuliers,
les administrations privées comme les associations, les syndicats et les collectivités territoriales. En fait,
dans la comptabilité bancaire, la clientèle regroupe tous les agents non financiers.

Poste AC 4 : Portefeuille-titres commercial

Ce poste comprend :

- sous (a) Titres de transaction: les titres négociables sur un marché liquide, qui sont détenus par
l'établissement bancaire avec l'intention de les vendre dans un avenir très proche, qu'ils soient à revenu
fixe ou variable.

- sous (b) Titres de placement: les titres, qu'ils soient à revenu fixe ou variable, qui ne sont classés ni dans la
catégorie des titres de transaction (poste AC 4.a), ni dans la catégorie des titres du portefeuille
d'investissement (poste AC5), ainsi que les revenus courus et non échus qui leur sont rattachés.

Les titres d'emprunt émis par l'Etat et les organismes publics ne doivent figurer dans ce poste que lorsqu'ils
ne peuvent pas figurer dans le poste AC5 - Portefeuille d'investissement.

Les titres d'emprunt détenus par un établissement bancaire sur lui-même ne doivent pas figurer dans ce
poste, mais doivent être déduits du poste P A4 - Emprunts et ressources spéciales.

 Les opérations sur titre

Il s'agit des diverses interventions d'une banque sur les différents marchés de capitaux. A l'actif du bilan
figurent les titres achetés par la banque classés selon qu'ils sont à revenu fixe ou à revenu variable. Cette
dernière distingue :

- les titres de transaction achetés pour être vendus ;

- les titres de placement détenus pendant un certain temps mais pas obligatoirement jusqu'à leur
échéance ;

- les titres d'investissement conservés jusqu'à leur échéance.

Les titres de participation, acquis afin d'exercer un contrôle ou une influence notable sur une autre
entreprise, n'appartiennent pas à cette catégorie. Ils sont des immobilisations financières.

Poste AC 5 : Portefeuille d'investissement

Ce poste comprend :
- sous (a) Titres d'investissement: les titres à revenu fixe que l'établissement bancaire a la capacité et
l'intention de conserver de façon durable, en principe jusqu'à leurs échéances, ainsi que les parts
d'intérêts courus et non échus qui leur sont rattachées.

- sous (b) Titres de participation: les actions et autres titres à revenu variable détenus par l'établissement
bancaire et qui sont destinés à une activité de portefeuille consistant à investir dans des titres pour en
retirer sur une longue durée une rentabilité satisfaisante et s'exerçant sans intervention dans la gestion
des entreprises dans lesquelles les titres sont détenus, ainsi que les parts de dividendes, dont le droit est
établi, et non encore échus qui leur sont rattachées.

- sous ( c) Parts dans les entreprises associées et les coentreprises : les actions et parts de capital détenues
dans des entreprises sur lesquelles l'établissement bancaire exerce une influence notable ou un contrôle
conjoint, ainsi que les actions et parts de capital détenues dans les entreprises filiales qui ne peuvent pas
être intégrées globalement au niveau des états financiers consolidés, ainsi que les parts de dividendes,
dont le droit est établi, et non encore échus qui leur sont rattachées.

- sous (d) Parts dans les entreprises liées: les actions et parts de capital détenues par l'établissement
bancaire dans la société mère, et dans les entreprises filiales susceptibles d'être intégrées globalement au
niveau des états financiers consolidés, ainsi que les parts de dividendes, dont le droit est établi, et non
encore échus qui leur sont rattachées.

Poste AC 6 : Valeurs immobilisées

Ce poste comprend :

- sous (a) Immobilisations incorporelles: les éléments d'actif incorporel, notamment le fonds commercial,
le droit au bail, les logiciels informatiques et les dépenses de recherche et de développement
immobilisées.

- sous (b) Immobilisations corporelles: les éléments d'actif corporel, notamment les terrains, les
constructions, les installations, matériels et équipements et les immobilisations corporelles en cours ainsi
que les immobilisations en crédit-bail retournées.

Les charges reportées, notamment les frais de constitution et de premier établissement et les charges à
répartir ne figurent pas dans ce poste. Elles doivent être présentées dans le poste AC7 –Autres actifs.

Poste AC 7 : Autres actifs

Ce poste comprend :

- Sous (a) Comptes d'attente et de régularisation : les suspens débiteurs à régulariser qui ne peuvent pas
être portés de façon certaine à un compte déterminé ou qui exigent une information complémentaire
ainsi que les comptes de régularisation représentant la contrepartie des produits constatés en résultat
relatifs à des opérations de bilan ou de hors bilan et les charges comptabilisées d'avance, autres que ceux
directement inclus dans les postes AC2, AC3, AC4 et AC5. En particulier, les intérêts et dividendes courus
et échus sur les titres de placement, les titres d'investissement et le portefeuille des titres détenus sous
forme de participation figurent dans ce poste.
- Sous (b) Autres :

- les stocks, les matières d'or et les créances sur des tiers qui ne figurent pas dans les autres postes d'actif,
notamment dans les postes AC 2 et AC 3.

- les charges reportées.

- les timbres postes, les timbres fiscaux et les formules timbrées détenus par l'établissement bancaire.

- et les autres éléments d'actif qui ne figurent pas dans les autres postes d'actif.

=> Les immobilisations.

De façon générale et selon Gaston DE FOSSE, « les immobilisations sont affectées aux opérations
professionnelles ou immeubles, corporelles ou incorporelles, acquis ou créées par l'entreprise, non pour
être vendues ou transformées, mais pour être utilisées d'une manière durable comme instrument de
travail.

Les immobilisations constituent un groupe hétérogène quand bien même elles ont en commun la
caractéristique d'être un emploi stable car elles incluent :

- des immobilisations dont la détention est liées à l'exploitation de l'établissement de crédit :


immobilisations faisant l'objet de contrat de crédit-bail ou de location simple, immobilisations détenues
dans le cadre de promotion immobilière ;

- des immobilisations financières comme des titres de participation déjà définis ;

- des immobilisations corporelles ou incorporelles correspondant aux investissements réalisés par la


banque pour mener à bien son activité : immeuble, matériel, mobilier, etcIl est composé des avoirs et des
créances, il est souvent appelé « Emplois », afin de soulignes son aspect utilisation de capitaux.

Les postes de l'actif du bilan regroupent les classes 1 à 5 du plan comptable bancaire et qui sont L'actif du
bilan comporte des postes qui seront reproduits ci-dessous sous d'après le règlement de la Banque
tunisienne

 Le cadre comptable ventile le bilan d’une banque en 5 classes

Classe 1 : Comptes d'opérations de trésorerie et d'opérations interbancaires

Les actifs de la classe 1 correspondent aux opérations interbancaires celles que la banque réalise avec
d’autre institution financières dans le cadre de sa gestion de trésorerie. Quand son exploitation lui permet
de dégage des excédents de trésorerie la banque se trouve en position de prêteur net sur les marche
interbancaire dans le cas inverse la banque doit avoir recours au marche pour assure son refinancement.

 La classe 1 regroupe les deux postes suivant


 Caisse ; banques centrales ; centres des chèques postaux, ce poste comprend :
La caisse qui est composée des billets et pièces de monnaies tunisienne et étrangères ayant
cours légal et des chèques de voyage.
Des avoirs auprès des banques centrales et des centres de chèques postaux des pays
d'implantation de l'établissement assujetti, pouvant être retirés à tout moment ou pour lesquels
une durée ou un préavis de 24 heures est nécessaire.
 Créances sur institutions financières, ce poste recouvre l'ensemble des créances, y compris
les créances subordonnées, détenues au titre d'opérations bancaires, sur des institutions
financières.

Classe 2 : comptes de d'opérations avec la clientèle

Les actifs de la classe 2 correspondent aux opérations avec la clientèle a, le crédit accordée ventiles selon
leur degré d’exigibilité,

 Créances sur la clientèle, il comprend l'ensemble des créances détenues sur la clientèle
(autres que les institutions financières) à l'exception de celles qui sont matérialisées par un titre
destiné à une activité de portefeuilles.
 Obligations et autres titres à revenus fixe, il comprend l'ensemble des obligations et autres
titres à revenu fixe, à l'exception de ceux qui figurent au poste 2 de l'actif.

Classe 3 : Comptes de portefeuille-titres et comptes de régularisation

Dans le Comptes du portefeuille-titre et Opérations sur titres , les placements de la banque sur le
marché des capitaux pour son propre compte et classé selon leur durée de conservation).

 Effets publics et assimilés, ce poste comprend les bons de trésor et autres titres de
créances sur des organismes publics émis en Algérie, dès lors qu'ils sont éligibles aux interventions
des banques centrales ou des pays, ou se trouve implanté l'établissement assujetti.
 Actions et autres titres à revenu fixe, il recense les actions et autres titres à revenus
fixe, quelque soit leur nature.
 Participations et activités de portefeuille, ce sont des actions et autres titres à revenu variable qui
donnent des droits dans le capital d'une entreprise, lorsque ces droits, en créant un lien durable avec
celle-ci, sont destinés à contribuer à l'activité de l'établissement assujetti. Sont exclus de ce poste, les
actions et autres titres à revenus variable détenus dans le capital d'une filiale au sens de la législation
et de la règlementation en vigueur.
 Parts dans les entreprises liées, ce poste comprend des actions et autres titres à revenu variable
détenu dans les entreprises filiales de l'établissement assujetti.

-Classe 4 : Comptes de valeurs immobilières

La classe 4, à l’actif, contient les valeurs immobilisées c’est-a-dire les bien et valeur censés demeurer
durablement dans le patrimoine de la banque

Les immobilisations constituent un groupe hétérogène quand bien même elles ont en commun la
caractéristique d'être un emploi stable car elles incluent :

 -des immobilisations dont la détention est liées à l'exploitation de l'établissement de crédit :


immobilisations faisant l'objet de contrat de crédit-bail ou de location simple, immobilisations
détenues dans le cadre de promotion immobilière ;

 Des immobilisations financières comme des titres de participation déjà définis ;


 des immobilisations corporelles ou incorporelles correspondant aux investissements réalisés par la
banque pour mener à bien son activité : immeuble, matériel, mobilier, etc
 Crédit-bail et opérations assimilées, ce poste comprend l'ensemble des éléments se rapportant
l'activité de crédit-bail ou de location avec option « d'achat », figure notamment à ce poste les biens
mobiliers et immobiliers lorries en crédit-bail avec option d'achat.
 Location simple, qui prend notamment les biens mobiliers et immobiliers acquis en vue de la
location sans option d'achat, y compris ceux qui sont en cours de fabrication et ceux qui n'ont pas
encore été livrés. Il n'est pas servi que par les établissements assujettis habilités d'effectuer des
opérations de crédit-bail, lorsque il y a des opérations de location simple.
 Immobilisations incorporelles, qui comprend notamment les frais de recherche et de
développement ainsi que les fonds de
 Immobilisations corporelles, notamment les terrains, les constructions, les installations techniques,
les autres immobilisations corporelles, en cours.
 Autres action, ce sont tout les actions et titres de même nature non enregistrés par ailleurs et dont
le contenu sera précisé ultérieurement.
 Autres actifs, notamment les stocks et les créances sur des titres qui ne figurent pas dans d'autres
postes d'actif,
 Comptes de régularisation, c'est la contrepartie des gains issus de l'évolution des opérations du hors
bilans notamment sur titres et sur devises. Les charges à répartir sont les charges constatées d'avance
et les produits à recevoir

- classe 5 : le fond propre et assimilés

50-Subventions et fonds publics affectés


51-Provisions pour risques et charges
52-Provisions règlementées
53-Dettes subordonnées
54-Fonds pour risques bancaires généraux
55-Primes liées aux capital et réserves
56-Capital
57-Report à nouveau

 La particularité du bilan bancaire fait ressortir une structure inverse de celle d'un bilan d'une
entreprise. Cette particularité s'explique par la faible importance numérique et l'actif immobilisé
par comparaison avec les opérations de trésorerie et avec la clientèle (notion de liquidité
décroissante).

-2 Le passif du bilan :
« le passif du bilan est le répertoire de l'ensemble des dettes de l'entreprise rangées par ordre d'exigibilité
croissante ».
PA 1- Banque centrale, CCP

PA 2- Dépôts et avoirs des établissements bancaires et financiers

a- Dépôts et avoirs des établissements bancaires

b- Dépôts et avoirs des établissements financiers

PA 3 -Dépôts et avoirs de la clientèle

a- Avue

b- Autres dépôts et avoirs

PA 4- Emprunts et Ressources spéciales

a- Emprunts matérialisés

b- Autres fonds empruntés

c- Ressources spéciales

PA 5 - Autres passifs

a- Provisions pour passifs et charges

b- Comptes d'attente et de régularisation

c- Autres

Capitaux propres

CP 1- Capital :

a - Capital souscrit

b - Capital non libéré

CP 2- Réserves

a- Primes liées au capital

b- Réserves légales

c- Réserves statutaires

d- Réserves ordinaires

e- Autres réserves

CP 3- Actions propres
CP 4- Autres Capitaux propres

a- Subventions

b- Ecart de réévaluation

c- Titres assimilés à des Capitaux propres

CP 5- Résultats reportés

CP 6- Résultat de l'exercice

 Toutefois, comme à l'actif, l'ordre des comptes du passif du bilan de banque est inversé par rapport
à la comptabilité générale puisque le haut du bilan correspond aux opérations de trésorerie et le
bas de bilan aux capitaux propres. Le passif présente la situation des moyens de financement, leur
origine, dont l'emploi se montre dans la rubrique actif.

a. Les opérations de trésorerie et interbancaire

Définies précédemment, il est clair que ces opérations correspondent aux créances de la rubrique actif,
mais dans la partie passive ; elle coïncide avec les dettes.

b. Les opérations avec la clientèle

Il s'agit des dépôts effectués par les clients d'une banque. Ces dépôts sont classés selon la spécialité de
leur régime. De plus, le critère d'échéance du dépôt est retenu (à vue ou à terme).

c. Les opérations sur titre

Ce sont les titres émis par une banque sur les différents marchés afin de se procurer des ressources, à
l'exception des actions. Ils sont souscrits soit par les particuliers, soit par les entreprises, soit encore par les
autres établissements de crédit.

d. Les provisions et fonds propres

Ces postes correspondent à deux types d'opérations :

- Un certain nombre de postes reflètent des opérations de provisionnement. Ainsi, les provisions pour
risque et charge, les provisions réglementées et les fonds pour risque bancaires généraux sont les
principaux provisionnements.

- Les autres postes composent habituellement les capitaux propres : capital, réserve, etc.

Le passif d'un bilan bancaire enregistre des opérations qui ont donné naissance à une dette ainsi que les
opérations entre la banque et ses propriétaires. Le passif souvent appelé « Ressources », pour mettre
l'accent sur l'aspect source de financement.

Les postes du passif d'un bilan bancaire appartiennent aux classes suivantes du plan comptable bancaire :

-Classe1 : Opérations de trésorerie et opérations inter-bancaires (postes 1 et 2).

-Classe 2 : Opérations avec la clientèle (Poste 3 et 4).


-Classe 3 : Portefeuilles-titres et comptes de régularisation (Poste 4).

-Classe 4 : Fonds propres et assimilés (Poste 7 et 17).

Comme à l'actif, le passif d'un bilan bancaire présente une structure inverse de celle du passif d'une
entreprise (notion d'exigibilité décroissante).

=>On reproduira au-dessous les postes du passif du bilan bancaire :

-Poste 1 : Banques Centrales ; Centres des Chèques Postaux, il recense les dettes à l'égard des Banques
Centrales et des Centres des Chèques Postaux du pays ou des pays d'implantation de l'établissement
assujetti, exigibles à vue on pour les quelles une durée ou un préavis de 24 heures ouvrable est nécessaire.

Les autres dettes à l'égard de ces institutions sont inscrites au poste 2 du passif ;

-Poste 2 : Dettes envers les institutions financières, elles représentent les dettes ou titres d'opérations
bancaires à l'égard des institutions financières, à l'exception des emprunts subordonnés qui figurent au
poste 11 du passif et des dettes matérialisées par un titre entrant dans l'activité du portefeuille inscrite au
poste 4 du passif.

Figurant également à ce poste, les valeurs données en pension quelque soit le support de l'opération,
lorsque ces opérations sont effectuées avec des établissements de crédits.

-Poste 3 : comptes créditeurs de la clientèle, il recouvre les dettes à l'égard des agents économiques
autres que les institutions financières, à l'exception des emprunts subordonnés qui figurent au poste 11 du
passif et des dettes matérialisées par un titre entrant dans l'activité du portefeuille inscrites au poste 4 du
passif.

Figurant également à ce poste, les valeurs données en pension, quelque soit le support de l'opération,
lorsque ces opérations sont effectuées avec la clientèle.

-Poste 4 : Dettes représentées par un titre, il comprend les dettes représentées par des titres émis par
l'établissement assujetti en Algérie et à l'étranger à l'exception des titres du marché interbancaire et les
titres de créances négociables émis en Algérie, les titres de même nature émis à l'étranger, les obligations
et les autres titres à revenu fixe.

-Poste 5 : Autres passif, il comprend notamment les dettes à l'égard des tiers qui ne figurent pas dans les
autres postes du passif, à l'exclusion des comptes de régularisation inscrits au poste 6.

-Poste 6 : Comptes de régularisation, il recouvre la contre partie des pertes issue de l'évaluation des
opérations du hors bilan notamment sur titres et sur devises, les produits installés d'avance et charges à
payer.

-Poste 7 : Provisions pour risques et charges, il recouvre les provisions pour des pertes dont les
évènements rendent la survenance probable et dont l'évaluation et la réalisation sont incertaines.

Figurant également à ce poste, des provisions pour à répartir sur plusieurs exercices destinés à faire face
à des charges futures, certaines ne pouvant pas être exclusivement supportées par l'exercice au cours du
quel elles sont engagées
-Poste 8 : Provisions règlementées, c'est l'ensemble des provisions règlementées non comprises dans la
définition du poste 7 qui ont été doté en application des dispositions législatives ou réglementaires,
notamment fiscales.

-Poste 9 : Fonds pour risques bancaires généraux, qui est comporté par les montants affectés à la
couverture des risques généraux, lorsque des raisons de prudence l'imposent en égard aux risques
inhérents aux opérations bancaires.

-Poste 10 : Subventions d'investissement, il comprend la partie des subventions d'investissements


octroyés à l'établissement assujetti qui n'ont pas encore été inscrites aux comptes de résultats.

-Poste 11 : Dettes subordonnées, ce sont les fonds provenant de l'émission des titres ou d'emprunts
subordonnées dont le remboursement, en cas de liquidation, n'est possible qu'après désintéressement
des autres créanciers.

-Poste 12 : Capital social, qui est la valeur nominale des actions, parts sociales et autres titres composant
le capital social.

-Poste 13 : Primes liées au capital, c'est les primes liées au capital souscrit notamment les primes
d'émission, d'apport, de fusion, de scission ou de conversion d'obligations en actions. -Poste 14 :Réserves,
qui sont les réserves dotées par prélèvement sur les bénéfices des exercices précédents.

-Poste 15 : Ecarts de réévaluation, c'est des écarts constatés lors de la réévaluation d'éléments du bilan.

-Poste 16 : Report à nouveau, il exprime le montant cumulé de la fraction des résultats des exercices
antérieurs pour lesquels aucune affectation n'a encore été décidée.

-Poste 17 : Résultat de l'exercice, qui enregistre le bénéfice ou la perte de l'exercice.

Présentation du BILAN :

ACTIF PASSIF
Classe 1 : Opérations interbancaires Classe 1 : Opérations interbancaires
Les prêts réalisées sur le marché emprunts réalisées sur le marché
interbancaire n’ont pas interbancaire n’ont pas

d’impact sur la création monétaire. d’impact sur la création monétaire.


Classe 2 : Opérations avec la clientèle Classe 2 : Opérations avec la clientèle

Classe 3 Opérations sur les titres Classe 3 : Opérations sur les titres

les titres acquis en portefeuille les tires émis au passif.


Classe 4 : Opérations sur les titres Classe 4 : Opérations sur les titres
Classe 5 : Capitaux permanents

Présentation du BILAN :
Actif Passif
Classe 1 :
Opérations interbancaires
Classe 1 :
Opérations interbancaires
Classe 2 :
Opérations avec la clientèle
Classe 2 :
Opérations avec la clientèle
Classe 3 :
Opérations sur les titres
Classe 3 :
Opérations sur les titres
Classe 3 :
Opérations sur les titres
Classe 4 :
immobilisations
Classe 5 :

Capitaux permanents

1-2 Le hors bilan :


2 Il est normalement un ensemble de comptes annexés au bilan et qui retrace les engagements futurs ou
virtuels d'une banque, ne donnant pas lieu à un flux de trésorerie.
3 Dans la banque, le hors-bilan est un document particulièrement significatif car de nombreuses
opérations de banque donnent naissance à des engagements donnés ou reçus que le bilan n'enregistre
pas. Des opérations traditionnelles comme les cautionnements, avals et engagements de crédit figurent
au hors-bilan.
4 Toutefois, des opérations à terme ou conditionnelles donnent également naissance à des engagements.
Mais, dans certains cas, ces derniers apparaissent plutôt en annexe qu'en hors-bilan.

Le hors bilanest normalement un ensemble de comptes annexés au bilan et qui retrace les engagements
futurs ou virtuels d'une banque par signature d'une banque, ne donnant pas lieu à un flux de trésorerie.

Dans la banque, le hors-bilan est un document particulièrement significatif car de nombreuses opérations
de banque donnent naissance à des engagements donnés ou reçus que le bilan n'enregistre pas. Des
opérations traditionnelles comme les cautionnements, avals et engagements de crédit figurent au hors-
bilan.

Toutefois, des opérations à terme ou conditionnelles donnent également naissance à des engagements.
Mais, dans certains cas, ces derniers apparaissent plutôt en annexe qu'en hors-bilan.

Les postes du hors bilan appartiennent à la classe 9 du plan comptable bancaire.

 Le hors bilan, est dans la banque, un document de première importance. En effet, les
opérations sur instruments financiers, à terme que les établissements financiers effectuant pour
leur propre compte sont enregistrés dans un compte de classe 9.

Le hors bilan comprend 8 postes qui sont classés en deux groupes :

-Engagements donnés (Postes 1 à 5) ;

-Engagements reçus (Postes 6 à 8).

Ils sont produits ci-dessous :

-Poste 1 : Engagement de financement en faveur des investissements financiers, notamment les accords
de refinancement, les acceptations à payer ou les engagements de payer, les confirmations d'ouverture de
crédits documentaires des institutions financières.

-Poste 2 : Engagement de financement en faveur de la clientèle, comme les ouvertures de crédits


confirmés, les lignes de subvention de billets de trésorerie, les engagements sur facilité d'émission de
titres en faveur de la clientèle.

-Poste 3 : Engagement de garantie d'ordre des institutions financières, il recouvre notamment les
cautions, avals, et autres garanties d'ordre d'institutions financières.

-Poste 4 : Engagement de garantie d'ordre de la clientèle, notamment les cautions, avals, et autres
garanties d'ordre d'agents économiques autres que les institutions financières.

-Poste 5 : Autres engagements donnés, notamment les cautions et les devises à livrer par l'établissement
assujetti.

-Poste 6 : Engagement de financement reçus des institutions financières, il comprend les accords de
refinancement et les engagements divers reçus des institutions financières.

-Poste 7 : Engagements de garanties reçues des institutions financières, comme les cautions, avals et
autres garanties reçues des institutions financières.
-Poste 8 : Autres engagements reçus, il comprend les titres et les devises à recevoir par l'établissement
assujetti.

 Nous allons comparer le bilan d’une entreprise et celui d’une banque :


- les postes d’actif sont présentés par ordre de liquidité croissante dans une entreprise,
décroissant dans une banque, importance des immobilisations dans une entreprise, à l’inverse des
liquidités, point sensible pour les banques.
Les comptes de dépôt à vue et à terme, sont réservés réglementairement aux banques, en fonction d’un
agrément délivré par les autorités de tutelle, qui les autorisent à recevoir des fonds du public.
Les comptes de la clientèle à l’actif du bilan, présentant des soldes beaucoup plus importants dans les
banques reflétant l’activité crédit alors que les entreprises ne consentent que des délais de paiement.
Les postes correspondant aux instruments financiers à terme sont beaucoup plus importants dans les
banques.
Pour les banques on retiendra la prépondérance des instruments financiers.

II. L’ETAT DE RESULTAT


De façon classique, le compte de résultat d'une banque enregistre les flux de charges et de produits d'une
période.

En général, le compte de résultat montre quel a été l'accroissement de richesse de l'entreprise durant une
année d'activité. Le résultat de l'entreprise est la différence entre tous les produits et toutes les charges de
l'exercice tout en excluant ceux comptabilisés pendant l'exercice mais ne le concernant pas. Il permet
d’apprécier la capacité d’un établissement de crédit à générer une marge après imputation du coût des
ressources et des charges de fonctionnement.

Le compte de résultats récapitule les comptes appartenant à la classe 6 « Charges » et la classe 7 «


Produits ».

- les produits et les charges en 3 catégories :

-Produits et charges d'exploitation bancaire ;

-Produits et charges d'exploitation générale ;

-Produits et charges exceptionnels.

1- Les charges
C'est l'ensemble des dépenses faites par la banque dans son activité professionnelle mais aussi dans son
activité ordinaire. Les charges d'une banque constituent un groupe hétérogène qui comprend
essentiellement des charges d'exploitation bancaire et des charges ordinaires.

a. Les charges d'exploitation bancaire :


- intérêts et charges assimilés, il comprend les intérêts et charges assimilés, y compris les commissions
ayant le caractère d'intérêts, calculés en fonction de la durée et le montant de la dette ou de
l'engagement reçu.

Figurent aussi à cette ligne, les charges provenant des intérêts sur comptes, emprunts et valeurs données
et les intérêts dettes représentées par un titre.

- charges sur opérations de crédit-bail et opérations assimilées, se sont les charges provenant d'éléments
inscrits au l'actif notamment les dotations aux amortissements et aux provisions et aux moins values de
cessions relatives à des immobilisations données en crédit-bail ou en location avec l'option d'achat.

- Charges sur opérations de location simple provenant des immobilisations acquis en vue de location
figurant au poste 10 de l'actif du bilan, il n'est servi que par les établissements assujettis habilités à
effectuer des opérations de crédit-bail lorsqu'ils font des opérations de location simple.

- Commissions, qui recouvrent les charges d'exploitation bancaire sous forme de commissions ayant pour
origine l'utilisation des services rendus par des tiers, à l'exception des charges figurant au poste 1 des
charges des comptes de résultats.

- Autres charges d'exploitation bancaire, il comprend l'ensemble des charges d'exploitation bancaire

b. Les charges d'exploitation générale

les services, les frais du personnel, les impôts et taxes et les charges diverses.

Dotations aux provisions et pertes sur créances irrécupérables, il comprend :

- Les dotations aux provisions sur créances douteuses.


- Les dotations aux provisions pour dépréciation de portefeuille-titres.
- Les dotations aux provisions pour risques et charges.
- Les dotations aux provisions réglementées.
- Les pertes sur créances irrécupérables.
- Les dotations des fonds pour risques bancaires généraux.

- Dotations aux amortissements et aux provisions sur immobilisations corporelles et incorporelles, qui
recouvrent les dotations aux amortissements et aux provisions pour dépréciation afférentes aux
immobilisations incorporelles et corporelles.

c. Charges exceptionnelles

- il comprend exclusivement les charges survenant de manière exceptionnelle et ne relevant pas de


l'activité courant de l'établissement assujetti. Figurant notamment à ce poste, les charges résultantes d'un
changement de méthodes, les subventions accordées et les moins values de cession sur immobilisations
incorporelles et corporelles.

- Impôts sur les bénéfices, qui correspondent au montant dû en titre de l'impôt sur les bénéfices des
sociétés.

- Bénéfice de l'exercice qui correspond au résultat déficitaire de l'exercice.

2 - Les produits
a. Les produits d'exploitation bancaire :

- Intérêts et produits assimilés, il comprend les intérêts et produits assimilés, y compris les
commissions ayant caractère intérêts, calculés en fonction de la durée et du montant de la créance
ou de l'engagement donné.

Produits réalisés provenant

· Les intérêts sur comptes, prêts et valeurs reçus en pension.

· Les intérêts sur obligations et autres titres à revenus fixe.

- Produits sur opérations de crédit-bail et opérations assimilées, notamment les produits


d'éléments inscrits au poste 9 de l'actif du bilan notamment les loyers et les plus- values de
cessions relatives à des immobilisations données en crédit-bail ou en location avec crédit d'achat.

- Produits sur opérations de location simple, qui comprend les produits sur opération de location
simple des immobilisations acquises en vue de location

Il n'est servi que par les établissements assujetti, habilités à effectuer des opérations de crédits-
bails lorsqu'ils font des opérations simples.

- Produits de titres à revenu variable, qui comprend les dividendes et autres revenus provenant
des actions et autres titres à revenus variables, des participations, des titres de l'activité de
portefeuille

- Commissions, qui sont des produits d'exploitation bancaire correspondant à la rémunération des
services fournis à des tiers il s’agit des commissions encaissées sur des prestations de service ;

Autres produits d'exploitation bancaire, qui comprend l'ensemble des produits d'exploitation
bancaire

b. produit d’exploitation général


- Produits divers, qui sont les produits générés par des activités non bancaires tels que les services
informatiques et les publications.
- Reprises des provisions et réopérations sur créances amorties, qui reprend les reprises de
provisions et les récupérations sur créances amorties.

Figurent également à ce poste, les reprises de fonds pour risques bancaires généraux.

c. Produits exceptionnels

Exclusivement les produits générés de manière exceptionnelle et ne relevant pas l'activité


courante de l'établissement de méthodes, les subventions d'exploitation reçus, la dotation
annuelle de la subvention d'investissement virée au compte de résultat et les plus values de
cession sur immobilisations corporelles ou incorporelles.

. Le résultat brut d'exploitation


Il indique la marge qui se dégage de l'activité habituelle de la banque après pris en compte des coûts de
fonctionnement, c'est à dire des frais généraux qui correspondent aux charges générales d'exploitation
composées en grande partie de frais du personnel ainsi que des dotations aux amortissements.

« Ce solde est important pour comparer les résultats réalisés par des banques à conditions d'exploitation
différentes. Les banques qui collectent des dépôts à vue non rémunérés ont un produit net bancaire plus
important que les banques qui collectent leurs ressources sur les marchés. En revanche, les premiers
supportent des frais généraux liés au fonctionnement du réseau plus élevé que les seconds

. Le résultat net

Le résultat net se déduit du résultat brut d'exploitation avec l'impact des risques sur le résultat de la
banque. En fonction de la survenance estimée des risques, la banque constitue des dotations aux
provisions qui, selon les exercices, amputent de façon plus ou moins significative le résultat brut
d'exploitation

III. les écritures comptables :


LA COMPTABILISATION DES OPERATIONS DE BANQUE
2.1 Les opérations de clientèle
2.2 L’enregistrement des opérations en devises
2.3 La comptabilisation et le provisionnement des engagements en
souffrance
Les banques, malgré leurs spécificités d’activités, enregistrent leurs
opérations et arrêtent leurs comptes conformément aux principes et
méthodes comptables de droit commun.

Exception : les spécificités d’activité des banques engendrent des particularités dans
le format du Bilan, du Compte de Résultat et du Hors Bilan.
II.LA COMPTABILISATION DES OPÉRATIONS DE BANQUE
2.1. Les opérations de clientèle
2.1.1. Les dépôts de la clientèle
2.1.1.1. Les dépôts en comptes ordinaires
Première opération comptable concernant un nouveau client se présentant à la
Banque pour ouvrir un compte bancaire ? :
remise d’espèces ou de chèques pour approvisionner son nouveau compte.
* Ecritures comptables de la banque
Dt 10 Caisse ou chèques à recouvrer
Cr 251 Comptes ordinaires de la clientèle
ou 15 Comptes ordinaires des Etablissements de crédit.
2.1.1.2. Les dépôts en comptes à terme
Principe : possibilité pour les clients des banques de bloquer des fonds dans un
compte à terme (DATDépôts
à Terme)
1
Conditions de fonctionnement : blocage pendant une certaine durée avec un montant
minimal fixé par la banque.
Rémunérations : intérêts versés par la Banque à l’échéance sur la base d’un taux
normalement supérieur au taux servi sur les autres comptes créditeurs de la clientèle.
Cas demande de remboursement anticipé : le contrat prévoit normalement une
minoration des intérêts et le paiement de pénalités par le client.
* Ecritures comptables de la banque
A l’ouverture du compte DAT :
Dt 251 ou 15 Comptes ordinaires clientèle ou Etablissements Crédit
Cr 252 ou 161 Dépôts à terme reçus de la clientèle ou des établissements de crédit.
A l’échéance :
Le compte ordinaire du client est crédité systématiquement :
Dt 252 ou 161 Dépôts à terme reçus de la clientèle ou des établissements de crédit.
Dt 60… charges d’exploitation bancaire (intérêt servis)
Cr 251 ou 15 Comptes ordinaires clientèle ou Etablissements crédit (capital +
intérêts)
2.1.1.3Les provisions pour chèques certifiés
Origine : pour une opération spécifique, un client peut demander à sa banque de
certifier un chèque qu’il lui présente par une mention appropriée.
Objectif de l’opération : assurer le bénéficiaire que la provision restera disponible
dans le compte au moment de la présentation et du paiement du chèque.
Modalités : la banque bloque immédiatement la provision au profit du porteur du
chèque jusqu’au terme du délai légal de présentation (8j).
Ecritures comptables
Réception par la banque du chèque à certifier
Dt 2511 Compte ordinaire clientèle
Cr 2722 Autres sommes dues à la clientèle – provisions pour chèques certifiés.
1
Cr 70… Produits d’exploitation bancaire (commissions de service)
Présentation du chèque par le bénéficiaire à la banque
Dt 2722 Autres sommes dues à la clientèle – provisions pour chèques certifiés.
Cr 2512 ou 15 Comptes du bénéficiaire ou de sa banque
Expiration du délai légal
le
chèque certifié retrouve le caractère de chèque ordinaire (délai validité
3 ans)
la
banque transfère alors la provision au compte du client.
3-1 Les dépôts

On entend par dépôt l'ensemble de disponibilités confiées par la clientèle au banquier. Ces dépôts peuvent
être effectués à vue, c'est-à-dire avec possibilité de retrait à tout moment ou à terme, le retrait n'étant
alors, en principe, possible qu'à une échéance déterminée d'avance. Les dépôts à vue ou d'un terme
inférieur ou égal à 2 ans, est une prérogative des établissements de crédit bancaires. En contrepartie, ces
derniers sont soumis à des nouvelles obligations et contraintes, destinées à protéger les déposants. Les
entreprise et en particuliers sont pour les banques des pourvoyeurs de capitaux qu'ils ont l'intention : - Soit
de consommer assez rapidement, c'est l'encaisse. Soit de conserver pour une utilisation ultérieure, c’est
l'épargne. En fonction de ces objectifs, la banque propose à ses clients plusieurs types de produit qu'elle
catalogue en trois grandes familles :
Ce sont des liquidités confiées à une banque par une personne physique ou morale.

3-1-1 Les dépôts ordinaires :

1.1.1 Les dépôts à vue :

Dans ce type de dépôt le propriétaire dispose à tout moment de l’argent qu’il a déposé en banque.

 le client A remet à la banque des espèces :

10 caisses

2511 comptes ordinaires client

A dépôt d’espèce

Le client A remet à la banque des chèques :

38 cheque à encaisse

2511 comptes ordinaires client

A dépôt cheque

Ecritures comptables de la banque


A l’ouverture du compte DAT :
Dt 251 ou 15 Comptes ordinaires clientèle ou Etablissements Crédit
Cr 252 ou 161 Dépôts à terme reçus de la clientèle ou des établissements de crédit.
A l’échéance :
Le compte ordinaire du client est crédité systématiquement :
Dt 252 ou 161 Dépôts à terme reçus de la clientèle ou des établissements de crédit.
Dt 60… charges d’exploitation bancaire (intérêt servis)
Cr 251 ou 15 Comptes ordinaires clientèle ou Etablissements crédit (capital +
intérêts)
2.1.1.3Les provisions pour chèques certifiés
Origine : pour une opération spécifique, un client peut demander à sa banque de
certifier un chèque qu’il lui présente par une mention appropriée.
Objectif de l’opération : assurer le bénéficiaire que la provision restera disponible
dans le compte au moment de la présentation et du paiement du chèque.
Modalités : la banque bloque immédiatement la provision au profit du porteur du
chèque jusqu’au terme du délai légal de présentation (8j).
Ecritures comptables
Réception par la banque du chèque à certifier
2511 Compte ordinaire clientèle
2722 Autres sommes dues à la clientèle – provisions pour chèques certifiés.

70… Produits d’exploitation bancaire (commissions de service)


Présentation du chèque par le bénéficiaire à la banque
Dt 2722 Autres sommes dues à la clientèle – provisions pour chèques certifiés.
1 ère phase : Ouverture du crédit confirmé par la banque
(Hypothèse : la banque a donné son accord ferme et irrévocable mais n’a pas versé
au client la totalité des fonds. Les décaissements se feront donc au fur et à mesure des
besoins du client).
Ecritures comptables
Journalisation de l’engagement irrévocable en hors–bilan.
Dt 9011 ou 9031 Engagements de financement donnés faveur clientèle ou
Etablissement Crédit
Cr 9012 ou 9032 Contrepartie Engagements de financement donnés.
2 ème phase : Utilisation du crédit par le client
A chaque décision de décaissement :
la banque crédite le client.
Ecritures comptables
1
Dt 2022 Crédits à la clientèle
Cr 251 Comptes ordinaires de la clientèle
Simultanément :
la banque extourne l’écriture du Hors bilan pour le même montant.
Conséquence : à tout moment, le total du crédit accordé au client doit être justifié
rigoureusement par le montant porté au compte « crédits à la clientèle » à l’actif du
bilan, et par le montant subsistant en Hors Bilan, correspondant à la partie du crédit
non encore utilisé.
Remarque : si l’utilisation du crédit intervient immédiatement après son ouverture et
pour son montant total, il n’y a pas lieu de journaliser l ‘engagement en Hors Bilan
pour l’extourner le même jour complètement.
3 ème phase : Amortissement du crédit
Conformément aux conditions contractuelles fixées à l’origine avec le client, à chaque
échéance, la banque passe l’écriture :
Dt 251 Comptes ordinaires clientèle
Cr 2022 Crédits à la clientèle (amortissement du capital)
Cr 332 Créditeurs divers (primes d’assurance à reverser à la compagnie)
Cr 70.. Produits d’exploitation bancaire (intérêts perçus)
2.1.2.2. Le traitement des crédits consortiaux
Mécanisme : plusieurs banques se regroupent pour réaliser une opération de crédit
en faveur d’un même client, entreprise, collectivité publique, banque étrangère, en
partageant la trésorerie, le risque et les produits : opérations en « pool bancaire ».
Règles de comptabilisation
Principe : quelle que soit la position des banques (chef de file, participant ou sousparticipant),
chacune d’elle enregistre la quotepart
de financement qu’elle a réalisée,
soit parmi les créances sur les établissements de crédit, soit parmi les créances sur la
clientèle, selon la qualité de l’emprunteur.
Ecritures comptable :
Débit 2022 Crédits à la clientèle ou 1331 Prêts à terme
Crédit 251 Comptes ordinaires clientèle ou 1541 Banques et Corresp.
1
L’établissement chef de file doit en outre suivre en hors bilan la quotepart
de chaque
participant.
Débit 9651 Crédits consortiaux
Crédit 9652 Part Chef de file
Crédit 9653 Parts des coparticipants
fin, garantie de remboursement de crédits distribués…
Journalisation des opérations en hors bilan
Dt 9111 Engagement de garantie d’ordre Etabliss. crédit ou clientèle
Cr 9112 Contrepartie engagement de garantie d’ordre établiss. crédit ou clientèle
Rémunération de la banque : prélèvement de commissions contractuelles (produits
bancaires)
1
Cas : versements effectués par la banque au titre de l’obligation concernée :
actualisation
de l’engagement hors bilan en fonction du risque effectif de la
banque,
débit
comptes clientèle ou Etabliss. Crédit (des montants versés au titre de
l’exécution de la caution).
A l’extinction de l’engagement de la banque :
Extourne des écritures ciavant
2 .1.2.4 Les crédits documentaires à l’importation
Mécanisme : 1ère Phase :
Banque Acheteur Sénégalais avise banque fournisseur
étranger qu’elle réglera les marchandises expédiées contre
remise des documents représentant ces dernières.
Ecritures comptables banque acheteur :
Dt Engagements de financement en faveur clientèle
crédits
documentaires
Cr Compte contrepartie Engag. financ
Prélèvement des commissions (produits bancaires)
2ème Phase :
après vérification des documents reçus, la banque paie le
montant correspondant en débitant le compte de
l’importateur et en annulant son engagement hors bilan.
2.2 L’enregistrement des opérations en devises
Remarque préliminaire : Définition d‘une devise
Selon Recueil instructions BCEAO : ‘’toutes les monnaies autres que le Franc CFA
émis par la BCEAO et ayant cours légal dans les pays membres de l’UMOA’’.
Devise : autres
monnaies de la Zone Franc émises par la BCEAC et l’Etat
comorien
métaux
précieux tels que l’or et l’argent détenus sous une forme
négociable.
1
Exigence BCEAO : enregistrement par les banques et établissements financiers de
leurs opérations de change au comptant et/ou à terme ainsi que de toutes les autres
opérations en devises (prêts, emprunts…) dans des comptes ouverts et libellés dans
chacune des devises utilisées.
Constat : obligation
entreprises industrielles et commerciales : tenue comptabilité
en FCFA,
obligation
banques et établissements financiers : tenue comptabilité en
FCFA et en devise.
résultant de l’évaluation des comptes
de ‘’position de change’’ et d’autre part les montants inscrits dans les comptes de
‘’contrevaleur
de position de change’’ sont portées au compte de résultat par le débit
ou le crédit des comptes de ‘’contrevaleur
de position de change’’.
Exceptions :
2
1) Les différences relatives à des opérations dont le risque de change est supporté
par l’Etat ne sont pas portées au compte de résultat mais sont inscrites dans les
comptes ‘’d’écart sur devises – 37421 ou 37431’’.
2) Les différences résultant de la conversion d’éléments libellés dans des devises
dont les marchés ne présentent pas de liquidité suffisante ne sont pas portées
au compte de résultat mais sont inscrites dans les ‘’Autres comptes d’écart
sur devises – 37429 ou 37439’’.
NB : Les différences négatives font cependant l’objet de provisions inscrites à
la rubrique ‘’Autres provisions pour risques et charges’’.
Remarques : Caractéristique d’un marché non suffisamment liquide :
les devises convertibles n’y font pas l’objet d’une cotation
(affichage cours acheteur et cours vendeur) au moins
quotidienne par les établissements installés dans l’UMOA ou
hors de l’UMOA.
Exemple pratique :
31/12/N :
7h
30 Ouverture caisses : Banque X détient 10 000 $ USD évalués à 5 850 000 F CFA
(cours clôture de la veille 585 F)
Opérations
effectuées dans la journée :
Achat
de 1 500 $USD à 870 000 FCFA cours 580 FCFA.
Vente
de 700 $ USD à 413 000 FCFA cours 590 FCFA.
Cours
de clôture du 31/12/N : 595 FCFA
Tableau récapitulatif
Transactions $ USD Contreval. FCFA
Solde 30/12/N 10 000 5 850 000
Journée 31/12/N + Achat 1 500 870 000
Vente
700 413
000
2
Solde 31/12/N 10 800 = 6 307 000
Arrêté
Ecritures comptables
1)Achat devises (entrée)
1.1) Comptabilité devises
Dt 1011 Encaisse billets USD 1 500
Cr 3757 Comptes position de change 1 500
1.2) Comptabilité FCFA
Dt 3758 Cvleur de nos avoirs en devises USD 870 000
Distinction entre ces différents types de créances :
Créances impayées : échéances impayées depuis 6 mois au plus et n’ayant pas fait
l’objet de prorogation de terme ou de renouvellement.
Créances immobilisées : échéances impayées depuis 6 mois au plus mais dont le
remboursement sans être compromis, ne peut être effectué par le débiteur en raison
d’obstacles indépendants de sa volonté. Figurent également dans cette catégorie, les
créances ayant fait l’objet d’un concordat amiable ou non, dont les termes de
règlement sont respectés.
Créances douteuses ou litigieuses : créances échues ou non, présentant un risque
probable ou certain de non recouvrement partiel ou total.
Ex : mauvaise situation financière du client, contestation par le client, faillite…
Présomption de créances douteuses
Cas des comptes ordinaires débiteurs (comptes courants ou autres) sans aucun
mouvement créditeur depuis plus de 3 mois.
Créances irrécouvrables : créances dont le non recouvrement est estimé certain
après épuisement de tous voies et moyens amiables ou judiciaires ou pour toute
autre considération pertinente.
Ex : clôture des opérations de liquidation ou jugement défavorable du tribunal.
2.3.2Comptabilisation
Le PCB a prévu l’ouverture des comptes suivants :
2
A) Comptes bilan :
Type clients Comptes
___________________________________________________________________________
Etablissement de crédits 19 Comptes de créances en souffrance
Clients non financiers 29 Comptes de créances en souffrance
Opérations de crédit bail 49 Comptes de créances en souffrance
___________________________________________________________________________
Sous comptes prévus pour chaque type de client
a.créances impayées ou immobilisées
b.créances douteuses ou litigieuses
c.intérêts sur créances douteuses ou litigieuses
d.provisions sur créances en souffrance
B) Comptes de résultat
664 dotations aux provisions sur créances en souffrance
669 Pertes sur créances irrécouvrables
2.3.3 Provisionnement des créances
Les provisions sur créances en souffrance sont dotées selon les règles suivantes :
A) Risques directs ou engagements par signature sur l’Etat et ses démembrements
La constitution de provision est facultative
B) Risques garantis par l’Etat
Principe : recommandation aux banques et établissements financiers, sans obligation
de leur part, de constituer progressivement des provisions à hauteur de la créance
garantie (capital et intérêts) sur une durée maximale de 5 ans.
Condition : aucune inscription correspondant au risque couvert n’est effectuée dans
le budget de l’Etat.
2
Conséquence : dès inscription au budget reprise de la provision.
C) Risques privés non garantis par l’Etat
C1) Risques répondant à la définition de créances impayées ou immobilisées
Provision facultative
C2) Risques répondant à la définition de créances douteuses ou litigieuses
1.1.3 Les dépôts spéciaux :

A - Bons de caisses: ce sont des titres de créances (sous forme de billets àordre) à échéance fixe d’une
durée théorique entre « 1 mois et 5 ans » rémunérés pour toute la durée de blocage en fonction en
fonction du montantet de la durée. Ils peuvent être par les entreprises ou les associations.

Ils sont calculés au taux du marché monétaire. Ce taux peut être précomptéou post compté.

Rappel : intérêt précompté et intérêt poste compté

Il existe deux manières de paiement des intérêts :

Par un versement unique lors du remboursement du prêt par des (ces intérêt sont dits post
compté ou à terme échu) ;

Par un versement anticipatif au moment de la conclusion du contrat par des intérêts dits
précomptés ou en terme à échoir)

Sur le plan financier ces intérêts ne sont pas équivalents. Le taux apparent (TA) relatif à l’intérêt post
compté est inférieur au taux effectif (TE) relatifà l’intérêt précompté.

TE = (valeur nominal du prêt / valeur nette du prêt) * TA

= TE * , j étant la durée du prêt en jours

1 ( j *TA / 360)

Un préteur a intérêt à se faire rembourser par intérêt précompté ;

Un emprunteur à intérêt à rembourser sa dette par intérêt post compté.


Exemple: comptabilisation des bons de caisses (intérêt précomptés)

Un lient B souscrit le 01/05 un bon de caisse de 10000 Dt d’une durée de 1 an au taux de 2.5 %
(précompté) par le débit du compte courant :

01/05

2513 Compte ordinaire client B

9750

38 chèques à encaisser

251 Compte ordinaire client A 250 10000

Souscription d’un BC à intérêt précompté

Remarque :

En optant pou intérêt précompté la banque ne disposera que 9750 au lieu de

10000 dt

Pour le client l somme de 9750 lui permet d’obtenir le même intérêt fixé pour 10000 (gain financier).

B. Bons d’épargne: ce sont des bons à intérêt progressif (d’une durée qui peut aller jusqu’à 5 ans dont le
remboursement peut être obtenu au gré du porteur à partir du premier mois après le leur émission.

Les intérêts des bons d’épargne sont décomptés lors du remboursement (post compté).

Les taux sont alignés à ceux du Bons de trésor. Leur calcul sont comptés pour 30 jours (le mois) / 365
afin de baisser les intérêts à payer par la banque.

Lors du versement des intérêts, la banque prélève à la source les impôts sur les intérêts à verser à
l’Etat.
En cas de versement anticipé, le client supporte une minoration des intérêts et des frais fixes.

Exemple : (comptabilisation d’un bon d’épargne)

Le client C souscrit le 01/03/2007 un Bon d’épargne sur une durée d’un an dont la valeur nominale est de
30000 DH et l’intérêt est de 2.5 % (post compté). L’impôt sur les intérêts est de 25 %. Le remboursement au
eu lieu dans un an

Date de souscription :

01/03/2007
2512 Compte ordinaire client C
256 Bon d’épargne

Souscription d’un bon d’épargne à intérêt 30000 Post compté

Date du remboursement du client C :

01/03/2008

256 Bon d’épargne

6027 Intérêts sur bons d’épargne

3656 Autres créditeurs divers 30000

2512 Compte ordinaire client C 739.71 184.27

Remboursement des intérêts post comptés 30555.44


Thème 4 : Comptabilisation des crédits et prêts/emprunts
Présentation des crédits
Présentation des prêts/emprunts interbancaires
Principes comptables des crédits et prêts/emprunts

Exercice d’application : comptabilisation des opérations en normes françaises et en normes IFRS


Thème 5 : Comptabilisation des titres
Présentation des titres
Principes de comptabilisation

Exercice d’application : comptabilisation des opérations en normes françaises et en normes IFRS


Thème 6 : Comptabilisation des instruments dérivés
Définition d’un dérivé
La règlementation EMIR
Comptabilisation en normes françaises
Comptabilisation en normes IFRS

Exercice d’application : comptabilisation des opérations en normes françaises et en normes IFRS


Thème 7 : Les opérations de change
Définitions
Le risque de change
Mécanique comptable des opérations de change
Opérations de change comptant
Opérations de change à terme

La constitution des provisions :

Les banques sont appelées à constituer des provisions au moins égales à 20% pour les actifs de classe 2,
d'autre de 50% pour les actifs de classe 3, et 100% pour les actifs de classe4.

Ces provisions doivent être affectés spécifiquement à tout actif classé égale ou supérieur à 50 milles
dinars ou à 5% des fonds propres nets
I. Les nomenclatures comptables

1-1-Présentation des classes du plan comptable bancaire :

Classe 1 : compte d'opérations de trésorerie et d'opérations inter-bancaires : 10-Caisse

11-Banque Centrale, Centre des Chèques Postaux

12-Comptes ordinaires

13-Comptes prêts et emprunts

14-Valeurs reçues en pension

15-Valeurs données en pension

1 6-Valeus non imputées et autres sommes dûes

17-Opérations internes au réseau

18-Créances douteuses

19-Provisions pour créances douteuses

Classe 2 : Comptes d'opérations avec la clientèle :

20-Crédit à la clientèle

22-Comptes de la clientèle

23-Prêts et emprunts

24-Valeurs reçus en pension

25-Valeurs données en pension

26-Valeurs non imputées et autres sommes dûes

28-Créances douteuses

29-Provisions pour créances douteuses

Classe 3 : Comptes du portefeuille-titre et comptes de régularisation :

30-Opérations sur titres

31 -Instuments conditionnels

32-Valeurs en recouvrement et comptes exigibles après encaissement


33-Dettes constituées par des titres

34-Débiteurs et créditeurs divers

35-Emplois divers

36-Comptes transitoires et de régularisation

37-Comptes de liaison 38-Créances douteuses 39-Provisions pour créances douteuses

Classe 4 : Comptes des valeurs immobilisées :

40-Prêts subordonnés

41-Parts dans les entreprises liées, titres de participation et titres de l'activité portefeuille.

42-Immobilisations.

43-Crédit-bail et opérations assimilées.

44-Location simple.

45-Dotations des succursales à l'étranger.

46-Provisions pour dépréciation des immobilisations.

47-Amortissements. 48-Créancies doûteuses

49-Provisions pour créances doûteuses

Classe 5 : Fonds propres et assimilés :

50-Subventions et fonds publics affectés

51-Provisions pour risques et charges

52-Provisions réglementées

53-Dettes subordonnées

54-Fonds pour risques bancaires généraux

55-Primes liées aux capital et réserves

56-Capital

57-Report à nouveau

Classe 6 : Comptes de charges :

60-Charges d'exploitation bancaire


62-Services

63-Frais de personnel

64-Impôts et taxes

66-Charges diverses

67-Dotations aux provisions et pertes sur créances irrécupérables

68-Dotations aux amortissements et aux provisions sur immobilisations corporelles et Incorporelles.

69-Charges exceptionnelles

Classe 7 : Comptes de produits :

70-Produit d'exploitation bancaire

76-Produits divers

77-Reprises de provisions et récupérations sur créances amorties

79-Produit exceptionnels

Classe 8 : Comptes de résultat

80-Produit net bancaire

83-Résultat d'exploitation

84-Résultat exceptionnel

88-Résultat de l'exercice

Classe 9 : Comptes de hors bilan :

90-Engagements de financement

91-Engagements de garantie

92-Engagements sur titres

93-Opérations en devises

94-Comptes d'ajustement devises hors-bilan

96-Autres engagements 98-Engagements douteux

1-2-Définition des différentes classes du plan comptable bancaire :

Classe 1 : Opérations de trésorerie et opérations inter-bancaires :


Les comptes de cette classe enregistrent les espèces et les valeurs en caisse, les opérations de trésoreries et
les opérations inter-bancaires.

Les opérations de trésorerie englobent notamment les prêts, les emprunts et les pensions effectuées sur le
marché monétaire, les opérations inter-bancaires sont celles effectuées avec la banque centrale, le trésor
public, les centres de chèques postaux, les banques et les établissements financiers y compris les
correspondants étrangers, ainsi que les institutions financières internationales et régionales.

Classe 2 : Opérations avec la clientèle :

Les comptes de cette classe comprennent l'ensemble des crédits distribués à la clientèle ainsi que les dépôts
effectués par cette dernière.

Les crédits à la clientèle (compte 20), englobent tous les crédits octroyés à la clientèle indépendamment de
leurs termes.

Les comptes de la clientèle (compte 22) incluent l'ensemble des ressources apportées par la clientèle (dépôt à
vue, dépôt à terme, bons de caisse )

Figurent aussi à cette classe, les prêts et emprunts réalisés avec la clientèle financière, les sociétés
d'investissement, les compagnies d'assurance et de retraite, ainsi que les autres entreprises admise comme
intervenantes sur un marché organisé.

Sont exclus de cette classe, les emplois et ressources matérialisée par des titres.

Classe 3 : portefeuille-titres et comptes de régularisation :

Outre les opérations relatives au portefeuille-titres, les comptes de cette classe enregistrent également les
dettes matérialisées par des titres.

Le portefeuille-titres comprend les titres de transaction, les titres de placement et les titres d'investissement.

Ces titres sont acquis avec l'intention d'en tirer un profit financier ;

Les dettes matérialisées par les titres, englobent l'ensemble des dettes de l'établissement assujetti,
matérialisées par des titres : titres de créances négociables et obligations, notamment celles à campons
convertibles, etc

Classe 4 : Les valeurs immobilisées :

Les comptes de cette classe enregistrent les emplois destinés à servir de façon durable à l'activité de
l'établissement assujetti.

Figurent à cette classe, les prêts subordonnés et les immobilisations qu'elles soient financières, corporelles ou
incorporelles, y compris celles données en crédit-bail ou en location simple.

Classe 5 : Fonds propres et assimilés :

Sont regroupés dans cette classe, l'ensemble des moyens de financement apportés on laissés à la disposition
de l'établissement assujetti de façon permanente ou durable.
Classe 6 : Charges :

Les comptes de cette classe enregistrent l'ensemble des charges supportées pendant l'exercice par
l'établissement assujetti.

Outre les charges d'exploitation bancaire relatives à l'activité proprement bancaire, les rubriques de cette
classe incluent les frais généraux ainsi que les dotations aux amortissements et aux provisions.

Figurent également à cette classe, les dotations de fonds pour risques bancaires généraux.

Les charges d'exploitation bancaire sont distinguées selon le type d'opérations et selon qu'il s'agisse d'intérêt
ou de commissions.

Classe 7 : Produits :

Les comptes de cette classe englobent l'ensemble des produits réalisés durant l'exercice par l'établissement
assujetti.

Outre les produits d'exploitation bancaire relatifs à l'activité proprement bancaire, les rubriques de cette
classe comprennent les reprises de provisions et les produits exceptionnels.

Les reprises de fonds pour risques bancaires généraux sont enregistrées dans cette

classe

Au même titre que les charges, les produits d'exploitation sont distinguées selon le type d'opérations et selon
qu'il s'agisse d'intérêts ou commission.

Classe 8 : Résultats

Les comptes de cette classe abritent les soldes intermédiaires de gestion :le produit net bancaire, le résultat
d'exploitation, le résultat exceptionnel et le résultat de l'exercice.

Le produit net bancaire est un indicateur spécifique à l'activité bancaire. Il met en valeur l'excédent dégagé
par l'exploitation du fait de l'évolution du niveau de l'activité et des taux.

Figure également à cette classe, l'impôt sur les bénéfices des sociétés.

Classe 9 : Hors bilan :

Les rubriques de cette classe enregistrent l'ensemble des engagements de l'établissement assujetti qu'ils
soient donnés ou reçus.

Les différents engagements sont distingués selon la nature de l'engagement et de l'argent contrepartie.

A cet égard, des comptes appropriés sont prévus pour les engagements de garantie, les engagements de
financement, les engagements sur titres et les engagements en devises.

Les engagements de financement correspondent à des promesses de concours faites en faveur d'un
bénéficiaire.
Les engagements de garantie, effectués notamment sous forme de cautions, sont des opérations pour
lesquelles l'établissement assujetti s'engage en faveur d'un tiers à assurer la charge souscrite par ce dernier, s'il
n'y satisfait pas lui-même

Figurent notamment à la rubrique « engagements de garantie », les obligations cautionnées et les


engagements par acceptation.

La rubrique « engagements sua titres » inclue les opérations d'achat et de vente pour le propre compte de
l'établissement assujetti.

Figurent également à cette rubrique, les engagements de prise ferme dans les opérations d'intermédiation.

Les engagements sur opérations en devises incluent :

-Les opérations de changes au comptant tant que le délai d'usance n'est pas écoulé.

-Les opérations de change à terme : opérations d'achat et de vente de devises dont les parties décident de
différer le dénouement pour les motifs autres que le délai d'usance.

-Les opérations de prêts et d'emprunts en devises tant que le délai de mise à disposition des fonds n'est pas
écoulé.
Le résultat d’exploitation RE :
C’est à ce niveau que la notion de risque est prise en compte.
Résultat net RN :
Intègre les autres produits et les charges, les dotations au fonds pour risques bancaires généraux FRBG et
l’impôt sur les sociétés. Si provision est positive alors c’est une charge et donc déduite des impôts (soit pas
impactée).
II. Soldes intermédiaires de gestion des comptes de résultat
Comparaison entre une banque et une entreprise

Ratio souvent suivi : frais généraux / PNB : on souhaite que ce ratio soit le plus petit possible.
Le produit net bancaire PNB :
Solde des activités d’intermédiation, de marchés et de services
→ marge d’intermédiation = intérêts perçus – intérêts versés
Il mesure la contribution spécifique des banques à l’augmentation de la richesse nationale et correspond à la
valeur ajoutée dégagée par les entreprises non financières.
Le résultat brut d’exploitation RBE s’obtient en retranchant du PNB, le volume des frais généra et les dotations
aux amortissements.

Le produit net bancaire PNB est un produit net, c’est à dire que les charges d’intérêt sur le cout des ressources,
qu’il s’agisse des dépôts de la clientèle ou des emprunts divers, sont déduits des produits, intérêts de la
clientèle ou des placements de trésorerie divers, les commissions sont aussi nettes ; alors que dans les
entreprises, le cout de l’endettement financier est présenté après le cout opérationnel courant.
Dans le PNB : marge d’intermédiation, marge sur commission et plus ou moins values sur titre
PARTIE N°3 : CAS PRATIQUE BANQUE NATIONALE AGRICOLE
La préparation des états financiers et les travaux de fin d’exercice (inventaire)

- L’inventaire annuel
- L’ajustement des charges et des produits dans le temps
- Les dotations aux amortissements
- L’examen du portefeuille
- Le déclassement du crédit CDL contentieux douteux litigieux
- Les abandons de créance
- Les provisions pour dépréciation des crédits
- Les autres types de provision

1- PRESENTATION RESUMEE DE LA BANQUE NATIONALE AGRICOLE

La BNA a été créée en 1959 à l’initiative du gouvernement tunisien afin d’unifier le crédit agricole et

encourager le développement de l’agriculture. Dix ans après et avec la croissance spectaculaire de l’activité

de la banque et l’ouverture de ses financements aux différents secteurs de l’économie, la banque change de

dénomination en Banque Nationale de Tunisie.

En 1989, la restructuration de la banque et sa fusion avec la Banque Nationale de Développement Agricole

(BNDA) a contribué à redonner à la banque sa dénomination initiale et unifier de nouveau les structures

d’octroi de crédits agricoles.

De ce fait, la BNA joue le rôle du principal relais des fonds publics destinés au financement du secteur

agricole, secteur qui a connu un développement notable durant ces dernières années et ne cesse

d’accaparer l’attention des pouvoirs publics.

Durant les dernières années, la banque a connu une croissance rapide de son activité qui lui a permis

d’accaparer 11,0%1 de part de marché en matière de crédits octroyés (8 726MD) et 11,8%1 en matière de

dépôts en 2017. Le PNB s’est élevé à 444,3MD en progression de 17,3% par rapport à 2016.

La BNA dispose d’un des plus denses réseaux de la place. Avec ses 176 agences implantées sur tout le
territoire tunisien, la banque confirme sa place en tant que banque de proximité et consolide ainsi sa position

sur le marché bancaire.

Au 31/12/2017, la BNA est à la tête du « Groupe BNA » composé de 23 sociétés (dont la société mère)

Intervenant dans plusieurs domaines d’activité.

La participation directe de l’Etat tunisien et des Entreprises Publiques pour le compte de l’Etat dans le capital

de la banque s’élève à 50,23% au 31/12/2018.

Durant le 1er semestre 2018, la banque a procédé à une augmentation de son capital par incorporation de

réserves et attribution d’actions gratuites à raison d’une action nouvelle pour 10 anciennes détenues. Le

capital social est ainsi porté à 176MD divisé en 35 200 000 actions de valeur nominale 5D.

Renseignements de caractère général concernant la banque


2.1.1. Dénomination et siège social
Dénomination sociale : Banque Nationale Agricole
Siège social : Avenue Mohamed V 1001 Tunis
Téléphone : (71) 831 000 / (71) 831 200
Télex : NABATTU 14130/BNATU 15436/ DIRBNA 13220
Fax : (71) 830 152
Internet Banking : bnanet.com.tn
Site web : www.bna.com.tn
E-mail : bna@bna.com.tn
2.1.2. Forme juridique et législation particulière
Forme juridique : Société Anonyme
Législation particulière applicable : La société est régie par la loi n°2016-48 du 11 Juillet 2016 relative aux
banques et établissements financiers.
2.1.3. Date de constitution et durée
Date de constitution : 01/06/1959
Durée : 99 ans à compter du jour de sa constitution
2.1.4. Objet social
(Article 3 des statuts)
La société a pour objet :
La création d’un établissement de banque et de crédit pour favoriser le développement de l’économie en
général et pour participer en particulier au développement du secteur agricole et de la pêche en Tunisie
par l’attribution aux personnes physiques ou morales, des crédits à court terme, à moyen et à long terme,
avec ou sans garanties, et plus généralement de faire en Tunisie et à l’étranger pour elle-même ou pour le
compte de tiers, toutes opérations de banque, d’escompte, d’avance de crédit, de commission, de
souscription, émissions, dépôts de fonds et toutes les opérations directes ou indirectes, financières,
industrielles, commerciales mobilières et immobilières des maisons de banque et des établissements de
crédit ;
L’institution et le développement du crédit mutuel en Tunisie dans le cadre des textes réglementant cette
matière ;
Et enfin, de prendre toutes participations dans toutes opérations pouvant se rattacher à l’un des objets
précités, par voie de création de sociétés nouvelles, d’apport, de commandite, de souscription ou d’achat
de titres ou droits sociaux, de fusion, d’alliance, d’association en participation ou autrement.
La banque s'engage à conformer l'article 3 de ses statuts à la règlementation en vigueur.
2.1.5. Clauses statutaires particulières
Répartition des bénéfices (Article 49 des statuts) :
Le bénéfice distribuable est constitué du résultat comptable net majoré ou minoré des résultats reportés des
exercices antérieurs, et ce, après déduction de ce qui suit :
21

Une fraction égale à 5% du bénéfice déterminé comme ci-dessus indiqué au titre des réserves légales. Ce
prélèvement cesse d’être obligatoire lorsque la réserve légale atteint le dixième du capital social ;
La réserve prévue par les textes législatifs spéciaux dans la limite des taux qui y sont fixés ;
Les réserves que l’Assemblée Générale décide de constituer, les sommes destinées au fonds d’aide et de
prévoyance sociale ainsi que les résultats reportés conformément à la réglementation en vigueur.
Paiement des dividendes (Article 50 des statuts) :
Le paiement des dividendes se fait annuellement dans un délai de trois mois à compter de la date de
l’Assemblée Générale Ordinaire qui l’a décidé.
Tous intérêts et dividendes régulièrement perçus ne peuvent être objet de report ou de restitution sauf les
cas prévus par la loi. Ceux non touchés cinq ans après la date de mise en paiement sont prescrits au profit de
l’Etat.
Transmission des actions (Article 14 des statuts) :
Les actions sont négociées par leur transfert d’un compte à un autre.
En cas d’augmentation du capital, les actions sont négociables dès la réalisation de celle-ci.
Les actions demeurent négociables après la dissolution de la société et jusqu’à la clôture de la liquidation.
Indivisibilité des actions (Article 15 des statuts) :
Les actions sont indivisibles et la société ne reconnaît qu’un propriétaire pour chaque action. Les
propriétaires indivis d’une action et notamment les héritiers et ayant cause d’un actionnaire décédé sont
tenus de se faire représenter auprès de la société par une seule et même personne désignée d’accord entre
eux.
A défaut de convention contraire ente l’usufruitier et le nu-propriétaire signifiée à la société, celle –ci ne
reconnaît que l’usufruitier.
Droits conférés par les actions (Article 16 des statuts) :
Chaque action donne droit, dans la propriétaire de l’actif social, à une part proportionnelle au nombre des
actions émises.
La part de chaque actionnaire dans les bénéfices est déterminée proportionnellement à sa participation dans
le capital social conformément à la réglementation en vigueur.
Les actionnaires ont également un droit d’obtenir les documents prévus à la loi dans les conditions et suivant
les formes définies par la réglementation en vigueur.
Assemblées générales :
Nature des Assemblées (Article 33 des statuts)
Les actionnaires se réunissent en Assemblées Générales lesquelles sont qualifiées : d’ « Assemblées
Générales Extraordinaires » lorsque leurs décisions se rapportent à une modification des statuts,
d’ « Assemblées Générales Ordinaires » dans tous les autres cas.
Les actionnaires sont réunis chaque année en Assemblée Générale Ordinaire sur la convocation du Conseil
d’Administration, dans les quatre premiers mois qui suivent la clôture de l’exercice comptable aux jour, heure
et lieu indiqués dans l’avis de convocation.
L’Assemblée Générale est convoquée par le Conseil d’Administration. En cas de nécessité, elle peut être
convoquée par les commissaires aux comptes ou par un mandataire nommé par le Tribunal sur demande de
tout intéressé en cas d’urgence ou à la demande d’un ou plusieurs actionnaires détenant la fraction du
capital fixée par la réglementation en vigueur.
Dispositions générales communes aux Assemblées Ordinaires et Assemblées Générales Extraordinaires :
Convocation (Article 34 des statuts)
L’Assemblée Générale Ordinaire est convoquée par un avis publié au JORT et dans deux quotidiens dont l’un
en langue arabe dans le délai de quinze jours au moins avant la date fixée pour la réunion, l’avis indiquera la
date et le lieu de la tenue de la réunion ainsi que l’ordre du jour. Il en est de même en ce qui concerne les
formalités et le délai de convocation des Assemblées Générales Ordinaires sur 2ème convocation.
Préalablement à l’Assemblée, les documents nécessaires doivent être mis à la disposition des actionnaires
au siège de la société quinze jours au moins avant la date de la réunion.
Les Assemblées Générales Extraordinaires sont convoquées dans les délais fixés par l’auteur de la
convocation par des avis au JORT et dans deux quotidiens dont l’un en langue arabe.
22

Les Assemblées se réunissent au siège social ou dans tout autre endroit indiqué par les convocations et ce,
sous réserve du respect des dispositions de la Loi relative à la réglementation du Marché Financier.
Droit d’assister aux Assemblées (Article 35 des statuts)
Sous réserve des dispositions de l’article 40 ci-après, tout actionnaire a le droit d’assister aux Assemblées
Générales, sur simple justification de son identité, à condition que ses actions soient libérées des versements
exigibles et qu’elles aient été inscrites à son compte de valeurs mobilières (ou d’actions) cinq jours au moins
avant la date de l’Assemblée.
Le Conseil d’Administration a la faculté, par voie de mesure générale, d’abréger le délai ci-dessus fixé.
L’Etat Tunisien est valablement représenté par ses mandataires dans les formes déterminées par la loi.
Les représentants légaux d’actionnaires juridiquement incapables et les représentants des sociétés
actionnaires ont accès aux Assemblées qu’ils soient ou non personnellement actionnaires. L’usufruitier
représente valablement le nu-propriétaire.
Tout actionnaire peut voter par correspondance ou se faire représenter par toute personne munie d’un
mandat spécial.
En cas de vote par correspondance, il sera mis à la disposition des actionnaires un formulaire spécial à cet
effet. Le vote émis de cette manière n’est valable que si la signature apposée au formulaire est légalisée.
Il n’est tenu compte que des votes reçus par la société avant l’expiration du jour précédant la réunion de
l’Assemblée Générale.
Le vote par correspondance doit être adressé à la société par lettre recommandée avec accusé de réception.
Les Commissaires aux Comptes sont obligatoirement convoqués à toutes les Assemblées Générales.
Bureau de l’Assemblée (Article 36 des statuts)
L’Assemblée Générale est présidée par le Président du Conseil ou par un Administrateur délégué à cet effet
par le Conseil, toutefois, l’Assemblée convoquée par le mandataire de justice ou les commissaires aux
comptes en cas d’urgence, est présidée par l’un d’eux.
Le Président de l’Assemblée Générale est assisté de deux scrutateurs et d’un secrétaire, désignés par les
actionnaires présents. Ils forment le bureau de l’Assemblée. Le secrétaire peut être désigné en dehors des
actionnaires.
Il est tenu une feuille de présence. Elle contient les noms et domiciles des actionnaires présents et
représentés, et le nombre des actions possédées par chacun d’eux. Cette feuille dûment émargée par les
actionnaires présents ou leurs mandataires et certifiée exacte par le bureau de l’Assemblée est déposée au
siège social et mise à la disposition de tout requérant.
Les fonctions du bureau se bornent exclusivement à assurer le fonctionnement régulier de l’Assemblée.
Sur la base de la liste établie, sera fixée la totalité du nombre des actionnaires présents ou représentés ainsi
que la totalité du capital social leur revenant tout en déterminant la part du capital social revenant aux
actionnaires bénéficiaires du droit de vote.
Ordre du jour (Article 37 des statuts)
L’ordre du jour des Assemblées est arrêté par l’auteur de la convocation.
Toutefois, un ou plusieurs actionnaires détenant la fraction du capital fixée par la réglementation en vigueur
peuvent demander l’inscription de projets supplémentaires de résolutions à l’ordre du jour. Ces projets sont
inscrits à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale après avoir adressé par le ou les actionnaires précités à la
société une lettre recommandée avec accusé de réception.
La demande doit être adressée avant la tenue de la première Assemblée Générale. L’Assemblée Générale ne
peut délibérer sur des questions non inscrites à l’ordre du jour.
L’Assemblée Générale peut, en toutes circonstances révoquer un ou plusieurs membres du Conseil
d’Administration et procéder à leur remplacement.
L’ordre du jour de l’Assemblée ne peut être modifié sur deuxième convocation.
Procès-verbaux et extraits (Article 38 des statuts)
Le procès verbal des délibérations de l’Assemblée Générale contient les énonciations suivantes :
- La date et le lieu de sa tenue ;
- Le mode de convocation ;
- L’ordre du jour ;
- La composition du bureau ;
- Le nombre d’actions participant au vote et le quorum atteint ;
- Les documents et les rapports soumis à l’Assemblée Générale ;
- Un résumé des débats, le texte des résolutions soumises au vote et son résultat.
23

Les PV sont signés par les membres du bureau et le refus de l’un d’eux doit être mentionné.
Les copies et extraits des PV sont certifiés et signés soit par le Président du Conseil, soit par le Directeur
Général, soit par le Directeur Général Adjoint ou par un Administrateur spécialement délégué ou
éventuellement par celui qui a présidé l’Assemblée.
Après dissolution et pendant la liquidation, les copies et extraits sont signés par les (ou les) liquidateur (s).
Effet des délibérations (Article 39 des statuts)
L’Assemblée Générale, régulièrement constituée, représente l’universalité des actionnaires. Les délibérations
de l’Assemblée, prises conformément à la loi et aux statuts, obligent tous les actionnaires, même les absents,
les dissidents ou les incapables.
Règles spéciales aux Assemblées Générales Ordinaires :
Composition (Article 40)
Les Assemblées Générales Ordinaires se composent des actionnaires propriétaires d’au moins 10 actions
libérées. Toutefois plusieurs actionnaires peuvent se réunir pour atteindre le minimum susvisé et se faire
représenter par l’un d’eux.
Quorum (Article 41)
Pour délibérer valablement l’Assemblée Générale Ordinaire doit être composée d’un nombre d’actionnaires
représentant aux moins le tiers des actions donnant droit au vote.
A défaut de quorum, une 2ème Assemblée est tenue dans un délai de 15 jours. Celle-ci peut statuer
valablement quelque soit le nombre des actionnaires présents ou représentés.
Vote (Article 42)
Les délibérations de L’Assemblée Générale Ordinaire sont prises à la majorité des voix des membres présents
au représentés.
Pouvoirs spéciaux (Article 43)
Les Assemblées Générales Ordinaires ont à statuer sur toutes les questions qui excèdent la compétence du
Conseil d’Administration. Elles confèrent à ce dernier les autorisations nécessaires pour tous les cas où les
pouvoirs à lui attribués seraient insuffisants.
L’Assemblée Générale Ordinaire a notamment les pouvoirs suivants, lesquels sont énonciatifs et non
limitatifs :
- L’Assemblée Générale Ordinaire doit notamment entendre le rapport du Conseil d’Administration sur les
affaires sociales ainsi que le rapport du ou des commissaires aux comptes sur la situation de la société,
les états financiers présentés par le Conseil d’Administration ;
- Elle discute, approuve ou redresse les états financiers et les rapports du Conseil d’Administration et d’une
façon générale examine les actes de gestion des administrateurs, leur donne quitus, elle statue sur
l’affectation des réserves ainsi que des sommes destinées au fonds d’aide et de prévoyance sociale et la
répartition des bénéfices conformément à la réglementation en vigueur.
Elle statue, approuve les états financiers consolidés conformément à la réglementation en vigueur relative
au système comptable des entreprises ainsi que le rapport de gestion relatif au groupe de sociétés.
Les délibérations concernant l’approbation des états financiers doivent être précédées des rapports des
Commissaires aux Comptes à peine de nullité ;
- Elle nomme, révoque, remplace et réélit les Administrateurs et les Commissaires aux Comptes, elle
approuve ou rejette les nominations provisoires d’administrateurs effectuées par le Conseil
d’Administration ;
- Elle détermine les sommes allouées aux administrateurs et aux membres du Comité Permanent d’Audit
conformément aux dispositions en vigueur ;
- Elle approuve ou désapprouve les conventions visées par l’article 29 que le Conseil d’Administration a
approuvées ;
- Elle délègue au Conseil les pouvoirs nécessaires pour procéder à l’émission d’obligations en une ou
plusieurs fois et d’en arrêter les conditions et modalités avec précision du montant global de l’emprunt
obligataire et le délai dans lequel les obligations doivent être émises et ce conformément à la
réglementation en vigueur ;
- Elle autorise le Conseil d’Administration à procéder à l’achat et la revente en bourse des actions de la
société en vue de réguler leurs cours et ce conformément à la réglementation du marché financier.
24

- Enfin, elle délibère sur toutes autres propositions portées à son ordre du jour et qui ne sont pas de la
compétence de l’Assemblée Générale Extraordinaire.
Règles spéciales aux Assemblées Générales Extraordinaires :
Composition (Article 44)
L’Assemblée Générale Extraordinaire se compose de tous les actionnaires, quelque soit le nombre de leurs
actions, pourvu qu’elles aient libérées des versements exigibles.
Vote (Article 45)
Chaque membre de l’assemblée a autant de voix qu’il possède et représente d’actions sans limitation.
Quorum – Pouvoirs – Texte de résolutions (Article 46)
b. L’Assemblée Générale Extraordinaire n’est régulièrement constituée et ne délibère valablement qu’autant
qu’elle est composée d’actionnaires détenant au moins la moitié du capital, et sur deuxième convocation
le tiers du capital.
A défaut de ce quorum, une troisième Assemblée pourrait être tenue dans un délai ne dépassant pas deux
mois à compter de la date de convocation. Celle-ci pourrait valablement statuer à la majorité des deux
tiers des voix des actionnaires présents ou représentés.
c. L’Assemblée Générale Extraordinaire peut, sur la proposition du Conseil d’Administration, apporter aux
statuts toutes modifications et ce dans le respect de la législation en vigueur. Elle ne peut toutefois, ni
changer la nationalité de la société, ni augmenter les engagements des actionnaires. Elle peut notamment
décider, sans que l’énumération ci-après ait un caractère limitatif :
- La transformation de la société en toute forme de société compatible avec les lois sur les
établissements de crédits ;
- La fusion de la société avec toute société constituée ou à constituer ;
- La modification de l’objet social ;
- La modification de la dénomination sociale ;
- Le transfert du siège social à une autre ville ;
- L’augmentation ou la réduction du capital social ;
- La modification de la durée de la Société, sa réduction, son extension ou sa dissolution anticipée ;
- La modification des caractéristiques des actions ;
- La réduction ou l’accroissement du nombre des administrateurs ;
- La modification de la composition de l’Assemblée Générale Ordinaire ;
- La cession du fonds de commerce, ou de l’un de ses éléments, ou de la location-gérance du fonds de
commerce.
Et ce, en respect de la réglementation du Marché Financier.
d. Préalablement à l’Assemblée Générale Extraordinaire réunie sur première convocation, le texte des
résolutions proposées sera tenu au siège de la Société à la disposition des actionnaires avant la date de la
réunion.
Administration de la Banque
Conseil d’administration (Article 19 des statuts) :
La société est administrée par un Conseil composé de six membres au moins et de douze membres en plus,
comprenant :
a. Les représentants de l’ETAT TUNISIEN, nommés conformément à la législation en vigueur relative aux
participations, entreprises et établissements publics.
b. Les membres nommés par l’Assemblée Générale
Les administrateurs doivent jouir de leurs droits civils et politiques et n’avoir subi aucune condamnation à
une peine afflictive ou infâmante et ce en respect aux conditions édictées par la réglementation en
vigueur.
Dès leur nomination, et au plus tard lors de leur prise de fonction, les Administrateurs sont tenus de déclarer,
sous leur signature, qu’ils ne sont pas en contravention aves les dispositions édictées par le Code des
Sociétés Commerciales, la loi relative aux établissements de crédit et toutes autres législations en vigueur.
Durant leur mandat, les administrateurs sont tenus au respect des conditions et interdictions édictées par le
Code des Sociétés Commerciales et la législation relative aux établissements de crédit.
Une personne morale peut être nommée au Conseil. Lors de sa nomination, elle est tenue de désigner un
représentant permanent qui est soumis aux mêmes conditions et obligations et qui encourt les mêmes
responsabilités civile et pénale que s’il était administrateur, en son nom propre, sans préjudice de la
responsabilité solidaire de la personne morale qu’il représente.
25

Lorsque le représentant de la personne morale perd sa qualité pour quelque motif que se soit, celle-ci et
tenue de pouvoir en même temps à son remplacement.
L’administrateur doit, dans un délai d’un mois à compter de sa prise de fonction, aviser le représentant légal
de la banque de sa désignation au poste de Gérant, Administrateur, Président Directeur ou de membre de
directoire ou de Conseil de Surveillance d’une autre société.
Le représentant légal de la banque doit en informer l’Assemblée Générale Ordinaire dans sa réunion la plus
proche.
Il est tenu un registre mentionnant les noms, prénoms et adresse de chacun des dirigeants qui doit être mis à
la disposition des actionnaires au siège de la société conformément à la réglementation en vigueur.
Durée du mandat des administrateurs (Article 21 des statuts) :
La durée du mandat des Administrateurs est de trois années. Chaque année correspond à l’exercice social et
s’entend de l’intervalle s’écoulant entre la réunion de deux Assemblées Générales Ordinaires consécutives.
Tous membre sortant est rééligible.
Faculté de compléter le Conseil (Article 22 des statuts) :
En cas de vacance d’un poste d’Administrateur, suit à un décès, une incapacité physique, une démission ou à
la survenance d’une incapacité juridique, le Conseil d’Administration peut le remplacer et ce pour le temps
restant à courir du mandat de son prédécesseur conformément à la réglementation en vigueur.
Les nominations ainsi faites, à titre provisoire, par le Conseil, sont soumises à la confirmation de la prochaine
Assemblée Générale Ordinaire.
Si ces nominations provisoires ne sont pas ratifiées par l’Assemblée Générale, les délibérations prises et les
actes accomplis par le Conseil n’en demeurent pas moins valables.
Bureau du Conseil (Article 23 des statuts) :
Le conseil d’administration nomme parmi ses membres un Président qui a pour mission de présider les
séances du conseil d’administration et les réunions des assemblées générales, il veille outre à la réalisation
des options arrêtées par le conseil.
En cas d’empêchement du Président de Conseil d’Administration, celui-ci peur déléguer ses attributions à un
membre du conseil d’administration. Cette délégation est toujours donnée pour une durée limitée et
renouvelable.
Si le Président est dans l’impossibilité d’effectuer cette délégation, le conseil peut y procéder d’office.
Le Conseil choisit aussi la personne devant remplir les fonctions de secrétaire et qui peut être prise en dehors
des administrateurs.
Réunion du Conseil (Article 24 des statuts) :
Le Conseil se réunit sur la convocation de son Président ou de la moitié de ses membres aussi souvent que
l’intérêt de la Société l’exige et obligatoirement au moins six fois par an.
Tout administrateur peut donner pouvoir écrit de le représenter à l’un de ses collègues, mais chaque
administrateur ne peut représenter qu’un seul de ses collègues.
La présence effective de la moitié au moins des membres du Conseil, est nécessaire pour la validité de
délibérations.
Les délibérations sont prises à la majorité des voix des membres présents ou représentés. Chaque
administrateur à une voix. L’administrateur qui représente un de ses collègues a deux voix. En cas de partage
des voix, celle du Président est prépondérante.
L’ordre du jour est arrêté par le Président ou les Administrateurs qui donnent la convocation.
En cas d’absence non justifiée à quatre réunions consécutives du Conseil, l’Administrateur concerné pourra
être considéré comme démissionnaire et remplacé conformément aux dispositions prévues à l’article 22.
Les commissaires aux comptes sont obligatoirement convoqués pour assister à toutes les réunions du
Conseil d’Administration qui établissent les états financiers annuels ou qui examinent les états financiers
intermédiaires.
Direction Générale (Article 25 des statuts tel que modifié par l’AGE du 06/03/2019) :
Le conseil d’administration désigne pour une durée déterminée le directeur général de la société. Le directeur
général doit être une personne physique. Le directeur général est révocable par le conseil d’administration.
Sous la réserve des pouvoirs que la loi attribue expressément aux assemblées d’actionnaires, au conseil
d’administration et président du conseil d’administration, le directeur général assure sous sa responsabilité
la direction générale de la banque. Lorsqu’il n’est pas membre du conseil d’administration le directeur
général assiste aux réunions du conseil d’administration sans droit de vote. Le conseil d'administration peut
faire assister le directeur général, sur demande de ce dernier, d’un ou de plusieurs directeurs généraux
adjoints. En cas d’empêchement, le directeur général peut déléguer tout ou partie de ses attributions à un
26

directeur adjoint. Cette délégation renouvelable est toujours donnée pour une durée limitée. Si le directeur
général est dans l’incapacité d’effectuer cette délégation, le conseil peut y procéder d’office. A défaut d’un
directeur général adjoint, le conseil d’administration désigne un délégataire. Le directeur général de la
société est considéré comme commerçant pur l’application des dispositions du code des sociétés
commerciales. En cas de faillite de la banque, le directeur général est soumis aux déchéances attachées par
la loi de la faillite. Toutefois, le tribunal peut l’en affranchir s’il prouve que la faillite n’est pas imputable à des
fautes graves commises dans la gestion de la banque.
En cas de faillite de la banque, le directeur général est soumis aux dispositions prévues par la réglementation
en vigueur.
Procès-verbaux (Article 26 des statuts) :
Les délibérations du Conseil d’Administration sont constatées par des procès-verbaux inscrits sur un registre
spécial et signés par le Président de la séance et le Secrétaire, les copies ou extraits de ces procès-verbaux à
produire en justice ou ailleurs sont certifiés par le Président de Conseil d’Administration, le directeur général,
le directeur général adjoint ou le secrétaire général ou éventuellement par un mandataire spécialement
délégué.
La justification du nombre et de la qualité des administrateurs en exercice et de leur nomination, ainsi que la
justification des pouvoirs des administrateurs représentant leur collègues résulteront valablement vis-à-vis
des tiers, de la seule énonciation dans le procès verbal de chaque séance, des noms des administrateurs
présents ou représentés des noms des administrateurs absents.
Pouvoirs du Conseil (Article 27 des statuts tel que modifié par l’AGE du 06/03/2019):
Le conseil d’administration engage la société dans tous ses rapports avec les tiers et est investi des pouvoirs
les plus étendus pour agir au nom de la société et faire ou autoriser tous les actes et opérations relatifs à son
objet.
Il a notamment, les pouvoirs suivants, lesquels sont énonciatifs et non limitatifs :
- Il établit les règlements intérieurs
- Il nomme et révoque tous les agents et employés de la société, fixe leurs rémunérations, salaires,
gratifications et participations proportionnelles ainsi que les autres conditions de leur admission et de
leur retraite conformément à la législation et dispositions en vigueur,
- Il crée, partout où il le juge utile, en Tunisie des succursales, agences ou bureaux, les déplace ou les
supprime,
- Il fait toutes les constructions, aménagement, installations et tous travaux,
- Il gère les biens, meubles et immeubles de la société, à cet effet consent ou accepte, cède ou résilie
tous baux et locations avec ou sans promesse de vente.
- Il détermine le placement des sommes disponibles et règle l’emploi des fonds de réserve,
- Il procède à toutes acquisitions, échanges et ventes de biens meubles et immeubles, toutefois, il ne
peut précéder à la vente du fonds de commerce de la société,
- Il consent toutes les hypothèques, tous nantissements, délégations, cautionnements, avals et autres
garanties mobilières et immobilières sur les biens de la société,
- Il autorise toutes les antériorités et subrogations, avec ou sans garantie,
- Il contracte tous emprunts, sans limitations de somme, de la manière et aux conditions qu’il juge
convenable. Toutefois, les emprunts par voie d’émission d’obligations doivent être autorisés par
l’Assemblée Générale des actionnaires,
- Il autorise tous les traités, transactions, compromis, acquiescements et désistements,
- Il consent toutes mainlevées d’inscriptions, saisie, opposition et autres droits avant ou après
paiements,
- Il exerce toutes actions judiciaires, tant en demandant qu’en défendant,
- Il effectue tous les actes nécessités par la réalisation de l’objet social,
- Il fixe les dépenses générales d’administration,
- Il autorise tout crédit ou avance,
- Il souscrit, endosse, accepte, acquitte et négocie tous les billets, traites, lettres de change mandats et
effets de commerce, il cautionne et avalise,
- Il se fait ouvrir tous les comptes auprès de la BANQUE CENTRALE DE TUNISIE et de tout établissement
de crédit et services de chèques postaux, crée tous chèques et effets ou autres moyens de paiement
pour le fonctionnement de ces comptes,
- Il contracte tous les emprunts auprès de la BANQUE CENTRALE DE TUNISIE, des institutions
financières internationales, des banques et établissements financiers ou autres,
- Il touche toutes les sommes dues à la société, en donne quittance et paie celles qu’elle doit.
- Il convoque les Assemblées Générales
27

- Il soumet à l’Assemblée Générale Extraordinaire les propositions d’augmentation de capital et de


modification des statuts,
- Il donne aux administrateurs l’autorisation prévue par la loi et en avise le ou es Commissaires,
- Il prend toute participation dans toute société. A cet effet, il souscrit achète et cède toutes valeurs
mobilières et les droit rattachés aux dites valeurs,
- Il soumet à l’Assemblée Générale Ordinaire pour décision toutes propositions d’attribution, de
répartition des bénéfices et de prélèvement pour la création ou l’entretien des réserves,
- Il établit à la clôture de chaque exercice comptable les états financiers individuels et consolidés
conformément à la loi relative au système comptable des entreprises qui doivent être soumis à
l’Assemblée Générale des actionnaires,
- Il annexe au bilan un état des cautionnements, avals et garanties donnés par la société et un état des
sûretés consenties par elle,
- Il présente un rapport annuel détaillé sur la gestion à soumettre à l’Assemblée Générale qui doit être
communiqué au préalable aux Commissaires aux Comptes,
- Il prend toutes participations dans tous groupements d’intérêts économiques ou autres et adopte
toute décision y afférente,
- Il crée partout où il le juge utile des succursales, agences, directions régionales et bureaux,
Le Conseil fixe les conditions d’admission et de révocation et autres concernant le Directeur Général,
l’importance des avantages fixes et proportionnels qui lui sont alloués, ainsi qu’aux membres du Conseil
d’Administration et membres des éventuels comités.
Outre les pouvoirs stipulés par le code des sociétés commerciales, le Conseil d’Administration agit
conformément au décret n°2013-4953 daté du 05 décembre 2013 et à l’article 48 de la loi n°2018-48 du
11 juillet 2016 relative aux banques et établissements financiers.
Signature sociale (Article 28 des statuts) :
Pour engager valablement la société, tous les actes et opérations doivent être signés par le Directeur Général
ou par le Directeur Général Adjoint ou par l’Administrateur délégué, à mois d’une délégation spéciale du
Directeur Général ou du Directeur Général Adjoint ou l’Administrateur délégué à d’autres mandataires
employés de la Banque pouvant agri ensemble ou séparément dans la limite de leurs pouvoirs respectifs.
Convention entre la Société et l’un de ses administrateurs (Article 29 des statuts) :
1. Toute convention entre la société et l’un de ses administrateurs ou toutes autres personnes désignées par
la loi doit être conforme aux dispositions légales en vigueur.
2. Les administrateurs exercent leurs fonctions avec la diligence d’un entrepreneur avisé et d’un mandataire
loyal.
Ils devront garder secrètes les informations à caractère confidentiel, même après avoir cessé leurs fonctions.
Ils sont responsables individuellement ou solidairement envers la société, ou envers les tiers, soit des
infractions aux dispositions de la loi, soit des fautes qu’ils auraient commises dans leur gestion telles que
définies par la législation en vigueur.
Allocation du Conseil d’Administration (Article 30 des statuts) :
Les membres du Conseil d’Administration ont droit, à titre des jetons de présence, à une rémunération fixe
annuelle portée aux charges d’exploitation dont le montant, déterminé par l’Assemblée Générale, demeure
maintenu jusqu’à nouvelle décision de cette Assemblée.
Le Conseil à la latitude de confier à ses membres des missions dont la rémunération exceptionnelle sera
portée aux charges d’exploitation.
2.1.6. Registre du commerce
B142431996TUNIS
2.1.7. Exercice social
Du 1er Janvier au 31 Décembre de chaque année
28

2.1.8. Capital social


Le capital s’élève à 176 000 000 dinars, divisé en 35 200 000 actions de nominal 5 dinars entièrement
libérées.
2.1.9. Nationalité
Tunisienne
2.1.10. Régime fiscal
Droit commun
2.1.11. Matricule fiscal
000 123 LAM 000
2.1.12. Lieu où peuvent être consultés les documents de la banque
Siège social de la banque : Avenue Mohamed V – 1001 Tunis
2.1.13. Responsable chargé de l’information et des relations avec les actionnaires, les
obligataires, le CMF, la BVMT et Tunisie Clearing
M. Ahmed BEN MOULEHEM
Directeur du Pôle Finances, Comptabilité et Pilotage de la performance
Tél : 71 830 513 Fax : 70 144 024
2.2. Renseignements de caractère général concernant le capital de la banque
Capital social : 176 000 000 dinars
Nombre d’actions : 35 200 000 actions
Nominal : 5 dinars
Forme des actions : Nominative
Catégorie : actions ordinaires
Libération : intégrale
Jouissance : 1er janvier 2018
29

2.3. Evolution du capital social


Décision Nature de l'opération
Evolution du capital Capital en circulation
Montant Nombre Montant Nombre Nominal
en Dinars d'actions en Dinars d'actions
AGE du 31/05/1959 Constitution
400 000 40 000 10
AGE du 18/05/1968 Aug. Par incorporation de réserves 400 000 40 000 800 000 80 000
Aug. Par émission en numéraire 400 000 40 000 1 200 000 120 000 10
AGE du 08/08/1969 Aug. Par émission en numéraire 400 000 40 000 1 600 000 160 000 10
AGE du 25/05/1974
Aug. Par incorporation de réserves 800 000 80 000 2 400 000 240 000 10
Aug. Par émission en numéraire* 1 600 000 160 000 4 000 000 400 000 10
AGE du 16/04/1977
Aug. Par incorporation de réserves 400 000 40 000 4 400 000 440 000
Aug. Par émission en numéraire 1 600 000 160 000 6 000 000 600 000 10
AGE du 23/06/1981
Aug. Par incorporation de réserves 2 000 000 200 000 8 000 000 800 000
Aug. Par émission en numéraire 4 000 000 400 000 12 000 000 1 200 000 10
AGE du 25/05/1985
Aug. Par incorporation de réserves 3 000 000 300 000 15 000 000 1 500 000
Aug. Par émission en numéraire 8 000 000 800 000 23 000 000 2 300 000 10
AGE du 24/06/1989 Aug. Par fusion par absorption de la BNDA 10 000 000 1 000 000 33 000 000 3 300 000 10
AGE du 27/07/1991 Aug. Par incorporation de réserves 3 000 000 300 000 36 000 000 3 600 000
CA du 30/08/1991 Aug. Par émission en numéraire 14 000 000 1 400 000 50 000 000 5 000 000 10
AGE du 29/01/1994
Aug. Par incorporation de réserves 2 500 000 250 000 52 500 000 5 250 000
Aug. Par émission en numéraire 22 500 000 2 250 000 75 000 000 7 500 000 10
CA du 20/07/1994
Aug. Par incorporation de réserves 22 500 000 2 250 000 97 500 000 9 750 000
Aug. Par émission en numéraire 2 500 000 250 000 100 000 000 10 000 000 10
AGE du 23/05/2007 Réduction de la valeur nominale 100 000 000 20 000 000 5
AGE du 14/03/2009
Aug. Par incorporation de réserves 10 000 000 2 000 000 110 000 000 22 000 000
5
Aug. Par émission en numéraire 50 000 000 10 000 000 160 000 000 32 000 000
AGE du 23/05/2018 Aug. Par incorporation de réserves 16 000 000 3 200 000 176 000 000 35 200 000 5
*Opération réalisée en deux tranches : Septembre 1974 et Novembre 1975
30

2.4. Répartition du capital et des droits de vote au 28/02/2019


2.4.1. Structure du capital au 28/02/2019
Actionnaires Nombre
d'actionnaires
Nombre d'actions
et de droits de
vote
Montant en DT % du capital et des
droits de vote
Actionnaires tunisiens 3 459 33 947 646 169 738 230 96,44%
Personnes morales 144 25 358 248 126 791 240 72,04%
Ayant 3% et plus 8 20 348 658 101 743 290 57,81%
Ayant plus de 0,5% et moins de 3% 5 3 205 508 16 027 540 9,11%
Public ayant au maximum 0,5% 131 1 804 082 9 020 410 5,13%
Personnes physiques 3 315 8 589 398 42 946 990 24,40%
Ayant 3% et plus 0 0 0 0,00%
Ayant plus de 0,5% et moins de 3% 8 2 730 040 13 650 200 7,76%
Public ayant au maximum 0,5% 3 307 5 859 358 29 296 790 16,65%
Actionnaires étrangers 2 4 1 194 264 5 971 320 3,3 9%
Personnes morales 14 1 140 691 5 703 455 3,24%
Ayant 3% et plus 0 0 0 0,00%
Ayant plus de 0,5% et moins de 3% 2 615 801 3 079 005 1,75%
Public ayant au maximum 0,5% 12 524 890 2 624 450 1,49%
Personnes physiques 10 53 573 267 865 0,15%
Ayant 3% et plus 0 0 0 0,00%
Ayant plus de 0,5% et moins de 3% 0 0 0 0,00%
Public ayant au maximum 0,5% 10 53 573 267 865 0,15%
Actionnaires droits rompus
58 090 290 450 0,17%
Total 3 483 35 200 000 176 000 000 100%

2.4.2. Actionnaires détenant individuellement 3% et plus du capital social et des droits de vote au
28/02/2019
Actionnaires
Nombre
d'actions et de
droits de vote
Montant en DT % du capital et des
droits de vote
Etat Tunisien 8 269 050 41 345 250 23,49%
Caisse Nationale de Sécurité Sociale -CNSS 2 674 795 13 373 975 7,60%
Office des Céréales 2 161 016 10 805 080 6,14%
Office de Commerce de Tunisie 1 824 072 9 120 360 5,18%
CTAMA 1 538 230 7 691 150 4,37%
ETAP 1 425 655 7 128 275 4,05%
BTE 1 348 164 6 740 820 3,83%
Caisse Nationale d'Assurance Maladie - CNAM 1 107 676 5 538 380 3,15%
Total 20 348 658 101 743 290 57,81%
31

2.4.3. Capital et droits de vote détenus par l’ensemble des membres des organes d’administration
et de direction au 28/02/2019
Membre
Nombre
d'actions et de
droits de vote
Montant en DT % du capital et des droits de vote
Etat Tunisien et Entreprises Publiques pour le
compte de l'Etat Tunisien*
17 681 996 88 409 980 50,23%
M. Mohamed Salah CHEBBI AL AHSAN - - -
M. Habib BELHAJ GOUIDER - - -
CTAMA 1 538 230 7 691 150 4,37%
M. Sahbi MAHJOUB 264 1 320 0,00%
Mme. Raoudha BEJAOUI - - -
Mme. Feiza FEKIH
M. Lotfi Maktouf - - -
Total 19 220 490 96 102 450 54,60%
*Etat Tunisien + Office des Céréales + CNSS + OCT + ETAP +CNAM + Office des Terres Domaniales + Office de l’Elevage et des
Pâturages + Société Tunisienne du Sucre
2.4.4. Nombre d’actionnaires au 28/02/2019
Le capital de la BNA est réparti entre 3 483 actionnaires :
- 158 personnes morales
- 3 325 personnes physiques
2.5. Description sommaire du groupe BNA au 31/12/2017
2.5.1. Présentation générale du groupe BNA
2.5.1.1. Présentation des sociétés du groupe BNA
Au 31/12/2017, la BNA est à la tête du « Groupe BNA » composé de 23 sociétés (dont la société mère)
exerçant principalement dans le secteur financier, la promotion immobilière et autres services.
32
Dénomination sociale Capital social Nombre
Participation directe
de la BNA
Taux de
participation
directe Pourcentage Provisions
au 31/12/2017 d'actions (en nombre d'actions) de la BNA d'intérêt constituées
(en Dinars)
BNA 160 000 000 32 000 000 - - 99,63%
BNA CAPITAUX 5 000 000 50 000 49 500 99,0% 99,07%
SOFINREC 13 775 000 2 755 000 2 695 000 97,82% 99,09%
SICAR Invest* 10 000 000 1 000 000 597 999 59,80% 74,60%
SOIVM SICAF 4 000 000 400 000 251 427 62,86% 74,96%
SICAF Participations 500 000 50 000 49 993 99,99% 99,62%
SICAV BNA 3 025 726* 30 784 6 937 22,53% 23,82%
Placement Obligataire SICAV 322 065 077* 3 071 284 9 457 0,31% 0,05%
CAP Bank 10 000 000 100 000 23 822 23,82% 23,74% 229
Tunis Re 100 000 000 20 000 000 3 699 761 18,50% 19,26%
AMI 23 135 980 23 135 980 3 102 895 13,41% 25,21% 2 832
SODINO 38 051 690 3 805 169 941 798 24,75% 24,66% 3 704
SIMPAR 5 500 000 1 100 000 332 951 30,3% 33,31%
ESSOUKNA 5 050 500 5 050 500 2 006 0,04% 23,36%
SIVIA 1 400 000 140 000 6 0,00% 42,15%
El Medina 900 000 90 000 2 0,00% 40,96%
Les OEillets 900 000 180 000 52 898 29,39% 52,77%
SODET SUD 21 549 800 215 498 92 587 42,96% 53,84%
Tunisie Informatique Services 250 000 2 500 748 29,92% 46,47%
SOGEST 100 000 10 000 2 000 20,00% 44,84%
AGRO SERVICES 600 000 6 000 1 791 29,85% 34,72%
ZIED SARL 1 160 280 116 028 - - 30,59%
Générale des ventes 4 000 000 4 000 000 1 999 802 50,00% 49,81% 1 407
* Actif net
Banque Nationale Agricole (BNA) :
Créée en juin 1959, la Banque Nationale Agricole est une société anonyme, au capital social de 176MD
divisé en 35 200 000 d’actions de nominal 5 dinars, détenu à hauteur de 23,5% par l’Etat tunisien et 26,7%
par les Entreprises Publiques au 30/11/2018.
L’objet social de la banque est l’exercice de la profession bancaire notamment par la mobilisation de
l’épargne et l’octroi de crédits.
L’introduction de la BNA à la cote de la bourse a eu lieu en Octobre 1990.
En 2017, la BNA a réalisé un PNB de 444,3MD et un bénéfice net de 198,6MD.
BNA Capitaux :
Créée en Mars 1995, l’activité de BNA Capitaux porte essentiellement sur le courtage en bourse et la gestion
de tout portefeuille de valeurs mobilières et de tout patrimoine ainsi que la gestion d’OPCVM sous toutes
leurs formes.
Le capital social de la société s’élève à 5MD divisé en 50 000 actions de valeur nominale 100D chacune
totalement libérées.
La société BNA Capitaux figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la
méthode de l’intégration globale.
En 2017, les produits d’exploitation de la société ont totalisé 3 915mD et le résultat net s’est élevé à
663mD.
Société Financière de Recouvrement des Créances « SOFINREC » :
Créée en Avril 2001, la SOFINREC est une société de recouvrement des créances affiliées à la BNA.
Le capital social s’élève à 13 775mD divisé en 2 755 000 actions de valeur nominale 5D entièrement
libérées.
33

La SOFINREC figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la méthode de
l’intégration globale.
En 2017, les produits d’exploitation de la société ont totalisé 4 174mD et le résultat net s’est élevé à
207,7mD.
Société d’Investissement à Capital Risque « SICAR INVEST » :
Créée en Mars 1997, la société a pour objet la participation pour son propre compte ou pour le compte de
tiers au renforcement des fonds propres des entreprises clientes.
Le capital social s’élève à 10MD divisé en 1 000 000 actions de valeur nominale 10D.
La SICAR INVEST figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la méthode de
l’intégration globale.
En 2017, les produits d’exploitation de la SICAR ont totalisé 2 135mD et le résultat net s’est élevé à
501,3mD.
Société d’Investissement en Valeurs Mobilières « SOIVM SICAF » :
Créée en Juillet 1993, la société a pour objet la gestion, au moyen de l’utilisation de ses fonds propres, d’un
portefeuille de valeurs mobilières.
Le capital social de la société s’élève à 4MD divisé en 400 000 actions de valeur nominale 10D.
La société SOIVM SICAF figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la
méthode de l’intégration globale.
En 2017, les produits d’exploitation de la SICAF ont totalisé 582,2mD et le résultat net s’est élevé à
295,7mD.
« SICAF Participations BNA » :
Créée en Décembre 2003, la « SICAF Participations BNA » est une société d’investissement à capital fixe régie
par la loi n°88-92 telle que modifiée par la loi 92-113 et complétée par la loi 2003-32 relative aux mesures
fiscales portant appui aux opérations d’assainissement financier des banques de développement. Elle est
chargée d’acquérir et de gérer le portefeuille titres de participations non rentables de la BNA.
Le capital social s’élève à 500mD divisé en 50 000 actions de valeur nominale 10D.
La SICAF Participations BNA figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la
méthode de l’intégration globale.
En 2017, les produits d’exploitation de la SICAF ont totalisé 53,6mD et le résultat net s’est élevé à 37mD.
SICAV BNA :
Créée en 1993, la société a pour objet la constitution et la gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières
acquis au moyen de ses fonds propres.
Au 31/12/2017, l’actif net de la SICAV BNA a atteint 3 025 726D avec une valeur liquidative de 98,289D et
30 784 parts.
La BNA est dépositaire de la société « SICAV BNA ».
La société « SICAV BNA » figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la
méthode de l’intégration globale.
En 2017, les revenus de placement de la SICAV ont totalisé 246,5mD et le résultat net s’est élevé à
165,8mD.
Placement Obligataire SICAV :
Créée en Septembre 1996, la société a pour objet la constitution et la gestion d’un portefeuille de valeurs
mobilières au moyen de ses fonds propres à l’exclusion de toutes autres ressources.
Au 31/12/2017, l’actif net de la POS a atteint 322 065 077D avec une valeur liquidative de 104,863D et
3 071 284 parts.
La BNA est dépositaire de la société « Placement Obligataire SICAV ».
La société « Placement Obligataire SICAV » figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est
consolidée par la méthode de l’intégration globale.
En 2017, les revenus de placement de la SICAV ont totalisé 18 288mD et le résultat net s’est élevé à
14 835mD.
Capital African Partners Bank :
Créée en Décembre 1997, la banque a pour objet social la prestation de services dans le domaine financier
et bancaire.
Au 31/12/2017, son capital s’élève 10 000 000D divisé en 100 000 actions de valeur nominale 100D.
34

La banque figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la méthode de mise
en équivalence.
En 2017, les produits d’exploitation de la banque ont totalisé 879mD et le résultat net s’est élevé à
-161,8mD.
Société Tunis Re :
Créée en 1981 à l’initiative des pouvoirs publics et avec l’adhésion des compagnies d’assurances ainsi que
les banques, la société Tunis Re a pour activité principale les opérations de réassurance dans toutes les
catégories, dans tous les risques et en tous lieux.
Le capital social s’élève à 100MD divisé en 20 000 000 actions de valeur nominale 5D.
La société Tunis Re figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la méthode
de mise en équivalence.
En 2017, les primes acquises ont totalisé 114 984mD et le résultat net s’est élevé à 12 285mD.
Société AMI Assurances:
Opérant sous forme de mutuelle, jusqu'au 28 décembre 2013, date de la tenue de l’AGE qui a décidé la
transformation de la Société de la forme mutuelle en société anonyme. Depuis 2014, AMI Assurances a
accèdé au statut de société anonyme et s’est dotée d’un capital social égal à 23 135 980D divisé en 23 135
980 actions de valeur nominale 1D.
La société AMI Assurances figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la
méthode de mise en équivalence.
En 2017, les primes acquises ont totalisé 162 676mD et le résultat net s’est élevé à – 41 666mD.
Société SODINO SICAR :
Créée en 1996, la société a pour objet la participation pour son propre compte ou pour le compte de tiers au
renforcement des fonds propres des entreprises clientes. L’activité de la SODINO se limite à la région du
Nord Ouest (Béja, Jendouba, Kef et Siliana).
Au 31/12/2017, le capital social s’élève à 38 051 690D divisé en 3 805 169 actions de valeur nominale
10D.
La société SODINO figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la méthode
de mise en équivalence.
En 2017, les revenus d’exploitation ont totalisé 613,9mDet le résultat net s’est élevé à -1,8MD.
Société Immobilière et de Participations « SIMPAR » :
Créée en Avril 1973, l’activité de la SIMPAR porte sur toutes les opérations immobilières et de participations.
Le capital social s’élève à 5,5MD divisé en 1 100 000 actions de valeur nominale 5D entièrement libérées.
La SIMPAR figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la méthode de
l’intégration globale.
En 2017, les revenus d’exploitation ont totalisé 15 602mD et le résultat net s’est élevé à 1 406mD.
ESSOUKNA :
Créée en Novembre 1983, la société ESSOUKNA est une société de promotion immobilière.
Le capital social s’élève à 5 050mD divisé en 5 050 actions de valeur nominale 1D entièrement libérées.
La société ESSOUKNA figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la
méthode de l’intégration globale.
En 2017, les revenus d’exploitation ont totalisé 20 992mD et le résultat net s’est élevé à 1 774,8mD.
Société Immobilière et de Viabilisation « SIVIA » :
Créée en Avril 1980, l’activité de la SIVIA porte sur toutes les opérations immobilières.
Le capital social s’élève à 1,4MD divisé en 140 000 actions de valeur nominale 10D entièrement libérées.
La société « SIVIA » figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la méthode
de l’intégration globale.
En 2017, les revenus d’exploitation ont totalisé 11 786mD et le résultat net s’est élevé à 460mD.
El Médina :
Créée en 1988, l’activité de la société « El Médina » porte sur l’acquisition et la vente de tous biens
immobiliers.
Le capital social s’élève à 900mD divisé en 90 000 actions de valeur nominale 10D entièrement libérées.
La société « El Médina » figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la
méthode de l’intégration globale.
35

En 2017, les revenus d’exploitation ont totalisé 6 686mD et le résultat net s’est élevé à -579,8mD.
Les OEillets :
Créée en Décembre 1997, l’activité initiale portait sur la construction de logements pour le compte du
personnel de la BNA. En 2003, son objet a été étendu à tous les projets immobiliers.
Le capital social s’élève à 900mD divisé en 180 000 actions de valeur nominale 5D entièrement libérées.
La société « Les OEillets » figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la
méthode de l’intégration globale.
En 2017, les revenus d’exploitation ont totalisé 269,7mD et le résultat net s’est élevé à -384,3mD.
Société d’Etudes et de Développement Touristique du Sud « SODET SUD » :
Créée en Mars 2001, la société a pour objet l’étude et l’aménagement des zones et stations intégrées dans
le sud tunisien. Au 31/12/2017, le capital social s’élève à 21 549 800D.
La société SODET SUD figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la
méthode de l’intégration globale.
En 2017, le résultat net s’est élevé à -639mD.
Tunisie Informatiques Services :
Créée en Juin 1991, la société « TIS » a pour objet de concourir au développement des secteurs de
l’informatique, de la télématique et de la monétique.
Le capital social s’élève à 250mD divisé en 2 500 actions de valeur nominale 100D entièrement libérées.
La société « TIS » figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la méthode de
l’intégration globale.
En 2017, les revenus d’exploitation ont totalisé 3 271mD et le résultat net s’est élevé à -166mD.
Société Générale d’Etudes, de Supervision et de Travaux « SOGEST » :
Créée en décembre 1978, l’objet de la SOGEST porte sur l’engineering conseil comprenant études
techniques, surveillance de chantiers, supervision, coordination et contrôle des travaux dans le domaine
génie civil et bâtiments.
Le capital social de la société s’élève à 100mD divisé en 10 000 actions de valeur nominale 10D entièrement
libérées.
La société « SOGEST » figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la
méthode de l’intégration globale.
En 2017, les revenus d’exploitation ont totalisé 986mD et le résultat net s’est élevé à -386mD.
Société d’Etudes et de Prestation de Services « Agro Services » :
Créée en juin 1991, la société a pour objet de concourir au développement du secteur de l’agriculture et de la
pêche et ce, par la réalisation d’études de faisabilité et la fourniture d’une assistance technique en matière
de production et de gestion des exploitations agricoles.
Le capital social s’élève à 600mD divisé en 6 000 actions de valeur nominale 100D chacune.
La société « Agro Services » figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la
méthode de l’intégration globale.
En 2017, les revenus d’exploitation ont totalisé 3 576mD et le résultat net s’est élevé à -159,3mD.
Société ZIED :
Créée en Mai 2004, la société ZIED, Société à responsabilité limitée, a pour objet le commerce en gros de
matériaux de construction ainsi que la gestion de portefeuille ou prise de participations.
Le capital social s’élève à 1,1MD. La BNA ne détient aucune action dans le capital de la société.
L’activité de commerce de gros n’a pas encore débuté et les revenus de la société sont constitués
entièrement des revenus de portefeuille provenant des dividendes distribués par la SIMPAR.
La société ZIED figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la méthode de
l’intégration globale.
En 2017, les revenus d’exploitation ont totalisé 187,5mD et le résultat net s’est élevé à 177,5mD.
Société La Générale des Ventes :
Créée en Juillet 2007, la société a pour objet principal les prestations de services. Au 31/12/2017, son
capital s’élève à 4 000 000D divisé en 4 000 000 actions de valeur nominale 1D.
La société figure dans le périmètre de consolidation de la BNA et elle est consolidée par la méthode de mise
en équivalence.
En 2017, les revenus d’exploitation ont totalisé 15,8mD et le résultat net s’est élevé à -154,5mD.
__ Les Agences
La BNA dispose au 31/12/2018 de 183 agences couvrant tout le territoire de la République et classées en 5
catégories selon la dimension et le volume d’activité.
2015 2016 2017 2018
Nombre d’agences 170 174 176 183

Activité et performance de la banque au 31 décembre 2017


3.3.1. Les ressources
3.3.1.1. Les dépôts de la clientèle
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Dépôts à vue* 2 046 240 1 850 982 1 706 841 10,5%
Dépôts d'épargne* 2 470 796 2 258 000 2 123 457 9,4%
Dépôts à terme*(1) 2 915 944 2 717 974 2 243 951 7,3%
Autres(2) 200 319 198 611 173 073 0,9%
Total 7 633 299 7 025 567 6 247 322 8,7%
* y compris Intérêts à payer
(1) Bons de caisse + Comptes à terme + Certificats de dépôts + Comptes spéciaux de placement
(2) Autres sommes dues à la clientèle + Intérêts servis ou à servir
Au 31/12/2017, les dépôts et avoirs de la clientèle ont totalisé 7 633 299mD contre 7 025 567mD à fin
2016, soit un accroissement de 8,7% (+ 607 732mD) résultant de :
Une progression de 10,5%, contre 8,4% en 2016, des dépôts à vue passant de 1 850 982mD au
31/12/2016 à 2 046 240mD à fin 2017 ;
Une hausse de 9,4% contre 6,3% en 2016, des dépôts d’épargne pour s’établir à 2 470 796mD au
31/12/2017 contre 2 258 000mD au 31/12/2016 ;
La part de marché de la BNA en termes de dépôts s’élève au 31/12/2017 à 11,8%1 .
3.3.1.2. Les emprunts et les ressources spéciales
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Emprunts obligataires* 221 131 129 821 31 769 70,3%
Ressources budgétaires 203 977 212 603 188 879 -4,1%
Ressources extérieures** 84 302 86 055 80 618 -2,0%
Total 509 410 428 479 301 266 18,9%
* Y compris Intérêts à payer
** Y compris Ecarts de conversion et Intérêts à payer
L’encours net des emprunts et ressources spéciales s’est élevé à 509 410mD au 31/12/2017 contre
428 479mD au 31/12/2016, enregistrant ainsi une hausse de 18,9%, résultant essentiellement de
l’émission de deux emprunts obligataires sur le marché financier pour un montant global de 100MD.
3.3.1.3. Les capitaux propres
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Capital 160 000 160 000 160 000 0,0%
Réserves 485 794 345 172 319 192 40,7%
Actions propres -1 372 -1 372 -1 372 0,0%
Autres capitaux propres* 133 000 133 000 133 000 0,0%
Résultats reportés 16 54 97 -
Modifications comptables -
Résultat de l'exercice 198 591 140 000 25 355 41,9%
Total 976 029 776 854 636 272 25,6%
* Dotation de l'Etat
1 Source : Rapport annuel de la BCT relatif à l’exercice 2017 pour les données du secteur bancaire

66

Dotation de l’Etat de 133 000D :


En application des termes de la loi n°94-30 du 21 février 1994, la BNA a conclu avec l’Etat Tunisien, en date
du 16 mars 1995, une convention en vertu de laquelle des créances sur fonds budgétaires agricoles,
s’élevant en principal à 133 000mD, ont été transférées à la BNA (moyennant la garantie de l’Etat en matière
de recouvrement des montants échus depuis un an sur les crédits entrant dans le cadre de cette convention).
Cette convention a permis à la BNA de rétablir sa situation financière (par l’amélioration de ses capitaux
propres) et de se conformer ainsi à la réglementation en vigueur en matière de ratio de solvabilité.
Cette dotation est assortie d’une éventualité de restitution en cas de rétablissement de l’équilibre financier
de la banque.
Cette éventualité de restitution s’applique également aux fonds budgétaires agricoles revenant à l’Etat pour
un montant de 160 000mD, qui ont été décomptabilisés par la BNA en vertu de la loi n°2003-80 du
29/12/2003 pour compenser l’insuffisance de provisions dégagée par son activité à la fin de 2003.
Les indicateurs du rétablissement de l’équilibre financier de la banque (cumulativement) sont :
Les provisions sont dûment constituées conformément à la réglementation en vigueur ;
La couverture minimale des fonds propres est atteinte ;
Le taux moyen du rendement des capitaux du secteur est atteint ;
Le taux moyen de rendement des actifs est atteint ;
La banque assure la distribution de dividendes pour un taux minimum qui excède le taux prévu au
niveau de ses statuts.
3.3.2. Les emplois
3.3.2.1. Les créances sur la clientèle
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Comptes débiteurs 1 307 731 1 191 280 1 154 943 9,8%
Autres concours à la clientèle* 8 131 060 6 936 734 6 389 585 17,2%
Crédits sur ressources spéciales 294 289 328 359 599 905 -10,4%
Créances agricoles prises en charge par l'Etat 17 824 19 027 20 230 -6,3%
Autres** 430 590 504 586 258 678 -14,7%
Valeurs brutes 10 181 494 8 979 986 8 423 341 13,4%
Provisions & Agios réservés sur créances 1 368 098 1 533 106 1 534 404 -10,8%
Provisions collectives sur créances non classées 87 819 75 113 70 113 16,9%
Total Provisions & Agios réservés 1 455 917 1 608 219 1 604 517 -9,5%
Total 8 725 577 7 371 767 6 818 824 18,4%
* y compris comptes courants associés
** Intérêts impayés et Créances rattachées & Produits constatés d'avance
(1) dont 238 583mD des provisions additionnelles prévues par la circulaire BCT 2013-21
(2) dont 176 212mD des provisions additionnelles prévues par la circulaire BCT 2013-21
(3) dont 155 360mD des provisions additionnelles prévues par la circulaire BCT 2013-21
En 2017, le total des crédits à la clientèle s’est élevé à 8 725 577mD soit une progression de 18,4% par
rapport à 2016.
La part de marché de la BNA en termes de crédits à la clientèle s’élève au 31/12/2017 à 11,0%1 .
1 Source : Rapport annuel de la BCT relatif à l’exercice 2017 pour les données du secteur bancaire
67
Portefeuille des créances :
mD 2017 2016 2015
Créances brutes bilans & Hors bilan (a) 11 346 895 10 086 916 9 357 079
Classe 0 7 725 679 6 640 058 4 967 944
Classe 1 1 537 382 1 178 335 2 072 309
Total Classe 0 et 1 9 263 061 7 818 393 7 040 253
Classe 2 232 978 178 040 228 345
Classe 3 140 663 236 342 287 067
Classe 4 1 710 193 1 854 141 1 801 414
Créances douteuses et litigieuses (Classe 2, 3, 4 et 5) (b) 2 083 834 2 268 523 2 316 826
Engagements hors fonds budgétaires ( c) 11 062 687 9 754 624 9 022 729
Engagements classés hors fonds budgétaires (d) 1 849 718 1 990 734 2 035 686
Provisions & Agios réservés 1 227 792 1 282 509 1 256 675
Provisions sur créances 640 078 790 851 794 173
Provisions additionnelles 238 583 176 212 155 360
Provisions collectives 87 819 75 113 70 113
Intérêts & Agios réservés 261 312 240 333 237 029
Total Couverture* (e ) 1 100 870 1 171 638 1 168 085
Taux de créances classées (b / (a) 18,36% 22,49% 24,76%
Taux de créances classées Hors fonds budgétaires (d) / ( c) 16,72% 20,41% 22,56%
Taux de couverture des créances classées (e )/(d) 59,52% 58,85% 57,38%
* Provisions & Agios réservés relatifs aux créances classées 2,3 et 4
3.3.2.2. Le portefeuille titres
Portefeuille titres commercial
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Titres de placement 2 861 1 638 2 002 74,7%
Titres émis par les organismes publics - - - -
Titres émis par les entreprises liées 29 27 26 7,4%
Titres émis par les entreprises associées 2 364 891 922 165,3%
Titres émis par les co-entreprises - - - -
Autres titres émis 468 720 1 054 -35,0%
Titres de transaction 2 068 39 130 60 085 -94,7%
Bons de Trésor 2 380 37 966 62 491 -93,7%
Créances et dettes rattachées -312 1 164 -2 406 -126,8%
Total 4 929 40 768 62 087 -87,9%
Le volume total du portefeuille titres commercial net, s’est élevé à 4 929mD au 31/12/2017 contre
40 768mD au 31/12/2016 enregistrant ainsi une baisse de 87,9% suite à la baisse des Bons de Trésor de
93,7%.
68
Portefeuille titres d’investissement
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Autres Titres d'investissement*(1) 252 846 259 574 245 214 -2,6%
Titres de participations* 182 352 179 989 163 152 1,3%
Fonds gérés* 148 495 140 207 133 883 5,9%
Dettes des entreprises publiques* 76 385 87 324 98 198 -12,5%
BTA d'investissement 813 341 674 075 341 953 20,7%
Valeur brute 1 473 419 1 341 169 982 400 9,9%
Provisions 66 109 60 672 51 116 9,0%
Valeur nette 1 407 310 1 280 497 931 284 9,9%
* y compris créances rattachées
(1) Emprunts obligataires + Fonds Communs de Placement
Les titres d’investissement de la banque ont totalisé 1 407 310mD au 31/12/2017 contre 1 280 497mD au
31/12/2016.
3.3.2.3. Les immobilisations nettes
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Immobilisations nettes 97 068 87 448 85 776 11,0%
Les immobilisations nettes ont progressé de 11% en 2017 contre une augmentation de 1,9% en 2016 pour
s’établir à 97 068mD à fin 2017.
3.3.3. Les résultats d’exploitation
3.3.3.1. Le Produit net bancaire
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Produit Net Bancaire 444 306 378 814 335 287 17,3%
Le produit net bancaire s’est établi, au terme de l’année 2017 à 444 306mD contre 378 814mD au terme de
l’année 2016, marquant ainsi une progression de 17,3%.
Sachant que les composantes essentielles du produit net bancaire sont : la marge d’intérêt, les commissions
nettes et les autres revenus. Ci après une description de l’évolution de ces composantes.
3.3.3.2. La marge en intérêt
Au terme de l’année 2017, la marge d’intérêt s’est établie à 261 813mD, enregistrant ainsi une progression
de 16,8% contre une hausse de 1,6% en 2016.
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Produits en intérêts 627 052 516 822 502 497 21,3%
Charges en intérêts 365 239 292 697 281 848 24,8%
Marge d'intérêt 261 813 224 125 220 649 16,8%
3.3.3.3. Les commissions nettes
Les commissions nettes ont atteint 84 307mD au terme de l’année 2017 contre 66 414mD en 2016
détaillées comme suit :
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Commissions perçues 87 556 69 722 57 002 25,6%
Commissions payées 3 249 3 308 2 775 -1,8%
Commissions nettes 84 307 66 414 54 227 26,9%
69
3.3.3.4. Les autres revenus
Les autres revenus sont défalqués comme suit :
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Gain sur opérations financières et autres revenus 21 150 19 400 20 568 9,0%
Revenu du portefeuille d'investissement 77 036 68 875 39 843 11,8%
Total Autres Revenus 98 186 88 275 60 411 11,2%
Au terme de l’exercice 2017, les autres revenus ont enregistré une hausse de 11,2% passant ainsi de
88 275mD en 2016 à 98 186mD en 2017, marqué par la hausse des revenus du portefeuille
d’investissement de 11,8% et des gains sur les opérations financières de 9,0%.
3.3.3.5. Les frais généraux
Les frais généraux ont atteint, au 31 décembre 2017, 220 836mD marquant ainsi une augmentation de
9,3% par rapport à 2016 (201 990mD) contre 6,5% en 2016. Cette augmentation est due à une progression
des frais de personnel de 10,5%.
Le coefficient d’exploitation mesuré par le rapport entre les charges opératoires et le PNB s’est apprécié de
près de 3,6 points de pourcentage pour se situer à 49,7%.
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Frais de personnel 179 347 162 351 154 608 10,5%
Charges générales d'exploitation 35 110 34 350 29 693 2,2%
Dotations aux amortissements et aux provisions sur immobilisations 6 379 5 289 5 367 20,6%
Total Frais généraux 220 836 201 990 189 668 9,3%
Coefficient d'exploitation 49,7% 53,3% 56,6%
3.3.3.6. Les dotations aux provisions et résultats de corrections des valeurs sur créances hors bilan et passif
Au terme de l’année 2017, le solde en perte de créances a enregistré, par rapport à 2016, une régression de
26,5% et qui est due essentiellement à une cession des créances ainsi que des reprises sur provisions.
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Dot° Provisions sur Créances à la clientèle 167 354 166 672 247 838 0,4%
Dot° Provisions pour risques et charges 24 582 12 535 12 982 96,1%
Créances cédées ou passées par pertes 143 806 93 855 889 53,2%
Reprises de provisions et agios réservés -255 179 -163 528 -53 045 56,0%
Recouvrement au titre des créances passées -58 -15 -41 286,7%
Total 80 505 109 519 208 623 -26,5%
3.3.3.7. Le résultat net
Au 31 décembre 20176, le résultat net s’est établi à 198 591mD marquant ainsi une progression de l’ordre
de 41,9% par rapport au résultat de l’année 2016 qui s’est établi à 140 000mD.
Le tableau suivant retrace l’évolution des bénéfices de la banque durant les 3 dernières années :
mD 2017 2016 2015 Var 2017/2016
Résultat net de l'exercice 198 591 140 000 25 355 41,9%
70
3.4. Activité et performance de la banque au 30 juin 2018
3.4.1. Les ressources
3.4.1.1. Les dépôts de la clientèle
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin 2018/Juin 2017
Dépôts à vue* 2 218 857 1 755 613 2 046 240 26,4%
Dépôts d'épargne* 2 595 478 2 302 771 2 470 796 12,7%
Dépôts à terme*(1) 2 594 830 2 649 733 2 915 944 -2,1%
Autres(2) 214 783 198 615 200 319 8,1%
Total 7 623 948 6 906 732 7 633 299 10,4%
* y compris Intérêts à payer
(1) Bons de caisse + Comptes à terme + Certificats de dépôts + Comptes spéciaux de placement
(2) Autres sommes dues à la clientèle + Intérêts servis ou à servir
Au 30/06/2018, les dépôts et avoirs de la clientèle ont totalisé 7 623 948mD contre 6 906 732mD à fin juin
2017, soit un accroissement de 10,4% (+ 717 216mD) résultant de :
Une progression de 26,4% des dépôts à vue passant de 1 755 613mD au 30/06/2017 à 2 218 857mD à
fin juin 2018 ;
Une hausse de 12,7%, des dépôts d’épargne pour s’établir à 2 595 478mD au 30/06/2018 contre
2 302 771mD au 30/06/2017.
3.4.1.2. Les emprunts et les ressources spéciales
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin 2018/Juin 2017
Emprunts obligataires* 216 523 179 804 221 131 20,4%
Ressources budgétaires 224 961 196 183 203 977 14,7%
Ressources extérieures ** 89 808 56 927 84 302 57,8%
Total 531 292 432 914 509 410 22,7%
* Y compris Intérêts à payer
** Y compris Ecarts de conversion et Intérêts à payer
L’encours net des emprunts et ressources spéciales s’est élevé à 531 292mD au 30/06/2018 contre
432 914mD au 30/06/2017, enregistrant ainsi une hausse de 22,7%.
3.4.1.3. Les capitaux propres
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin 2018/Juin 2017
Capital 176 000 160 000 160 000 10,0%
Réserves 668 715 485 497 485 794 37,7%
Actions propres
-1 372 -1 372 -100,0%
Autres capitaux propres* 133 000 133 000 133 000 0,0%
Résultats reportés 7 16 16 -56,3%
Résultat de l'exercice 89 878 77 218 198 591 16,4%
Total 1 067 600 854 359 976 029 25,0%
* Dotation de l'Etat
71
3.4.2. Les emplois
3.4.2.1. Les créances sur la clientèle
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin
2018/Juin 2017
Comptes débiteurs 1 467 436 1 674 875 1 307 731 -12,4%
Autres concours à la clientèle* 8 227 151 6 938 849 8 131 060 18,6%
Crédits sur ressources spéciales 290 669 295 524 294 289 -1,6%
Créances agricoles prises en charge par l'Etat 16 622 17 825 17 824 -6,7%
Autres** 471 183 434 003 430 590 8,6%
Valeurs brutes 10 473 061 9 361 076 10 181 494 11,9%
Provisions & Agios réservés sur créances 1 428 117 1 401 266 1 368 098 1,9%
Provisions collectives sur créances non classées 90 519 78 113 87 819 15,9%
Total Provisions & Agios réservés 1 518 636 1 479 379 1 455 917 2,6%
Total 8 954 425 7 881 697 8 725 577 13,6%
* Y compris Comptes Courants Associés
** Intérêts impayés et Créances rattachées & Produits constatés d'avance
(1) dont 267 303mD des provisions additionnelles prévues par la circulaire BCT 2013-21
(2) dont 208 013mD des provisions additionnelles prévues par la circulaire BCT 2013-21
(3) dont 238 583mD des provisions additionnelles prévues par la circulaire BCT 2013-21
Durant le premier semestre 2018, le total des crédits à la clientèle s’est élevé à 8 954 425mD soit une
hausse de 13,6% par rapport à la même période de 2017.
Portefeuille des créances :
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017
Créances brutes bilans & Hors bilan (a) 11 673 290 10 568 443 11 346 895
Classe 0 7 383 224 7 224 328 7 725 679
Classe 1 2 139 450 1 249 179 1 537 382
Total Classe 0 et 1 9 522 674 8 473 507 9 263 061
Classe 2 178 551 125 162 232 978
Classe 3 193 731 196 373 140 663
Classe 4 1 778 334 1 773 401 1 710 193
Créances douteuses et litigieuses (Classe 2, 3 et 4) (b) 2 150 616 2 094 936 2 083 834
Engagements hors fonds budgétaires ( c) 11 385 247 10 286 501 11 062 687
Engagements classés hors fonds budgétaires (d) 1 916 633 1 869 247 1 849 718
Provisions & Agios réservés 1 284 402 1 249 979 1 227 792
Provisions sur créances 644 796 713 727 640 078
Provisions additionnelles 267 303 208 013 238 583
Provisions collectives 90 519 78 113 87 819
Intérêts & Agios réservés 281 784 250 126 261 312
Total Couverture* (e ) 1 153 740 928 936 1 100 870
Taux de créances classées (b) / (a) 18,42% 19,82% 18,36%
Taux de créances classées Hors fonds budgétaires (d) / ( c) 16,83% 18,17% 16,72%
Taux de couverture des créances classées (e ) / ( d) 60,20% 49,70% 59,52%
* Provisions & Agios réservés relatifs aux créances classées 2,3 et 4
72
3.4.2.2. Le portefeuille titres
Portefeuille titres commercial
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin
2018/Juin 2017
Titres de placement 3 215 1 424 2 861 125,8%
Titres émis par les organismes publics - - - -
Titres émis par les entreprises liées 223 28 29 696,4%
Titres émis par les entreprises associées 2655 842 2 364 215,3%
Titres émis par les co-entreprises - - - -
Autres titres émis 337 554 468 -39,2%
Titres de transaction 117 367 4 984 2 068 2254,9%
Bons de Trésor 119 212 4 488 2 380 2556,2%
Créances et dettes rattachées -1 845 496 -312 -472,0%
Total 120 582 6 408 4 929 1781,7%
Le volume total du portefeuille titres commercial net, composé essentiellement de bons de trésor, s’est élevé
à 120 582mD au 30/06/2018 contre 6 408mD au 30/06/2017, suite à la souscription en Bons de Trésor.
Portefeuille titres d’investissement
mD
30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin 2018/Juin
2017
Autres Titres d'investissement * (1) 233 058 245 773 252 846 -5,2%
Titres de participations * 183 707 183 236 182 352 0,3%
Fonds gérés * 210 960 155 343 148 495 35,8%
Dettes des entreprises publiques * 76 385 87 324 76 385 -12,5%
BTA d'investissement 859 801 751 804 813 341 14,4%
Valeur brute 1 563 911 1 423 480 1 473 419 9,9%
Provisions 74 112 73 706 66 109 0,6%
Valeur nette 1 489 799 1 349 774 1 407 310 10,4%
* y compris créances rattachées
(1) Emprunts Obligataires + Fonds Communs de Placement
Les titres d’investissement de la banque ont totalisé 1 489 799mD au 30/06/2018 contre 1 349 774mD au
30/06/2017.
3.4.2.3. Les immobilisations nettes
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin 2018/Juin 2017
Immobilisations nettes 101 611 87 295 97 068 16,4%
Les immobilisations nettes ont progressé de 16,4% durant le premier semestre de 2018 pour s’élever à
101 611mD au 30/06/2018.
3.4.3. Les résultats d’exploitation
3.4.3.1. Le Produit net bancaire
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin 2018/Juin 2017
Produit Net Bancaire 256 434 197 687 444 306 29,7%
Le produit net bancaire s’est établi, au terme du premier semestre 2018 à 256 434mD contre 197 687mD à
fin juin 2017, marquant ainsi une progression de 29,7%.
Sachant que les composantes essentielles du produit net bancaire sont : la marge d’intérêt, les commissions
nettes et les autres revenus. Ci après une description de l’évolution de ces composantes.
73
La marge en intérêt
Au terme du premier semestre 2018, la marge d’intérêt s’est établie à 149 832mD, enregistrant ainsi une
progression de 40,8% par rapport à fin juin 2017.
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin 2018/Juin 2017
Produits en intérêts 385 383 274 247 627 052 40,5%
Charges en intérêts 235 551 167 806 365 239 40,4%
Marge d'intérêt 149 832 106 441 261 813 40,8%
Les commissions nettes
Les commissions nettes ont atteint 48 419mD à fin juin 2018 contre 36 880mD au 30/06/2017 détaillées
comme suit :
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin 2018/Juin 2017
Commissions perçues 49 879 38 458 87 556 29,7%
Commissions payées 1 460 1 578 3 249 -7,5%
Commissions nettes 48 419 36 880 84 307 31,3%
Les autres revenus
Les autres revenus sont défalqués comme suit :
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin
2018/Juin 2017
Gain sur opérations financières et autres revenus 13 074 11 400 21 150 14,7%
Revenu du portefeuille d'investissement 45 109 42 966 77 036 5,0%
Total Autres Revenus 58 183 54 366 98 186 7,0%
Durant les six premiers mois de 2018, les autres revenus ont enregistré une hausse de 7,0% passant ainsi de
54 366mD au 30/06/2017 à 58 183mD au 30/06/2018, marquée essentiellement par la hausse des
revenus sur opérations financières de 14,7%.
3.4.3.2. Les frais généraux
Les frais généraux ont atteint, au 30/06/2018, 122 819mD marquant ainsi une augmentation de 19,5% par
rapport au 30/06/2017 (102 806mD). Cette augmentation est due à une progression des charges générales
d’exploitation de 64,5%.
mD
30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017
Var Juin
2018/Juin
2017
Frais de personnel 92 172 83 841 179 347 9,9%
Charges générales d'exploitation 26 814 16 303 35 110 64,5%
Dotations aux amortissements et aux provisions sur
immobilisations
3 833 2 662 6 379
44,0%
Total Frais généraux 122 819 102 806 220 836 19,5%
Coefficient d'exploitation 47,9% 52,0% 49,7% -
__ Les dotations aux provisions et résultats de corrections des valeurs sur créances hors bilan et
passif
Au terme du premier semestre 2018, le solde en pertes de créances a enregistré, par rapport à juin 2017
une hausse de 21,9% pour s’élever à 60 002mD.
mD
30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin 2018/Juin
2017
Dot° Provisions sur Créances à la clientèle 103 800 97 486 167 354 6,5%
Dot° Provisions pour risques et charges 3 432 3 384 24 582 1,4%
Créances passées par pertes 39 473 105 141 143 806 -62,5%
Reprises de provisions et agios réservés -86 697 -156 756 -255 179 -44,7%
Recouvrement au titre des créances passées -6 -29 -58 -79,3%
Total 60 002 49 226 80 505 21,9%

3.4.3.4. Le résultat de la période


Au 30/06/2018, le résultat net s’est établi à 89 878mD contre 77 218mD au 30/06/2017.
mD 30/06/2018 30/06/2017 31/12/2017 Var Juin 2018/Juin 2017
Résultat net de la période 89 878 77 218 198 591 16,4%
ACTIF Notes N N-1

AC 1
Caisse et avoirs auprès de la BCT, CCP ET TGT
AC 2 Créances sur les établissements bancaires et
financiers
AC 3 Créances sur la clientèle
AC 4 Portefeuille titres commercial
AC 5 Portefeuille d'investissement
AC 6 Valeurs immobilisées
AC 7 Autres actifs

TOTAL ACTIF

PASSIF

PA 1 Banque centrale et C.C.P


PA 2 Dépôts et avoirs des établissements bancaires et
financiers
PA 3 Dépôts et avoirs de la clientèle
PA 4 Emprunts et ressources spéciales
PA 5 Autres passifs

TOTAL PASSIF

CAPITAUX PROPRES

CP1 Capital
CP2 Dotation de l'Etat
CP3 Réserves
CP4 Actions propres
CP5 Autres capitaux propres
CP6 Résultats reportés
CP7 Résultat de l'exercice

TOTAL CAPITAUX PROPRES

TOTAL PASSIF ET CAPITAUX PROPRES


Notes N N-1

PASSIFS EVENTUELS

HB 1 Cautions, avals et autres garanties données

HB 2 Crédits documentaires

HB 3 Actifs donnés en garantie

TOTAL PASSIFS EVENTUELS

ENGAGEMENTS DONNES

HB 4 Engagements de financements donnés

HB 5 Engagements sur titres

TOTAL ENGAGEMENTS DONNES

ENGAGEMENTS REÇUS

HB 6 Engagements de financements reçus

HB 7 Garanties reçues
ETAT DE RESULTAT

Not N N-1
es

PRODUITS D'EXPLOITATION BANCAIRE

PR 1 Intérêts et revenus assimilés

PR 2 Commissions

PR 3 Gains sur portefeuille-titres


commercial et opérations
financières

PR 4 Revenus du portefeuille-titres d'investissement


TOTAL PRODUITS D'EXPLOITATION BANCAIRE

CHARGES D'EXPLOITATION BANCAIRE

CH 1 Intérêts encourus et charges assimilées

CH 2 Commissions encourues

CH 3 Pertes sur portefeuille-titres


commercial et opérations
financières
TOTAL CHARGES D'EXPLOITATION BANCAIRE

PRODUIT NET BANCAIRE


PR5/CH4 Dotations aux provisions et résultat des
corrections de valeurs sur créances, hors
bilan et passif

PR6/CH5 Dotations aux provisions et résultat des


corrections de valeurs sur portefeuille
d'investissement

PR7 Autres produits d'exploitation

CH6 Frais de personnel


CH7 Charges générales d'exploitation

CH8 Dotations aux


amortissements et aux
provisions sur
immobilisations
RESULTAT D'EXPLOITATION

- Solde en gain / perte provenant des autres éléments


ordinaires
-

RESULTAT DES ACTIVITES ORDINAIRES

- Solde en gain \ perte provenant des éléments


extraordinaires
RESULTAT NET DE L'EXERCICE

EFFETS DES MODIFICATIONS COMPTABLES ( NET


D'IMPOT)
RESULTAT APRES MODIFICATIONS COMPTABLES
ETAT DE FLUX DE
TRESORERIE

Note N N-1

ACTIVITES D'EXPLOITATION

Produits d'exploitation bancaire

encaissés Charges d'exploitation

bancaire décaissées

Dépôts / Retraits auprès d'autres établissements bancaires et

financiers Prêts et avances / Remboursement prêts et avances

accordés à la clientèle Dépôts / Retrait des dépôts de la clientèle

Acquisitions/cessions des titres de placement

Sommes versées au personnel et créditeurs

divers

Autres flux de trésorerie provenant des activités d'exploitation

Impôts sur les sociétés payés


Flux de trésorerie net affectés aux activités
d'exploitation
ACTIVITES D'INVESTISSEMENT

Intérêts et dividendes encaissés sur portefeuille investissement

Acquisitions / cessions sur portefeuille investissement

Acquisitions / cessions des immobilisations


Flux de trésorerie net affectés aux activités

d'investissement ACTIVITES DE FINANCEMENT

Emissions d’actions

Emissions / Remboursements d’emprunts et ressources

spéciales Dividendes versés


Flux de trésorerie net affectés aux activités de financement

Variation nette des liquidités et équivalents de liquidités au cours

de l'exercice Liquidités et équivalents en début de l'exercice


Liquidités et équivalents en fin de l'exercice