Vous êtes sur la page 1sur 4

Traitement des encéphalites :

herpetiques
Pour quels patients peut-on initier d'emblée le traitement par
Aciclovir :

Recommandations :

- Les enfants pour lesquels on suspecte une encéphalite


doivent bénéficier d'un traitement par Aciclovir en IV si
l'imagerie ou les résultats d'analyse du LCR orientent vers une
encéphalite virale, et certainement dans les 6 heurs
d'admission si ces résultats ne sont pas encore disponibles.

- Si les résultats d'analyse du LCR ou l'imagerie sont normaux


mais il existe encore une suspicion clinique d'une encéphalite à
HSV , l'Aciclovir doit être administré dans les 6 heures
d'admission en attendant les résultats d'autres investigations .

- La dose de l'Aciclovir en IV :

3mois – 12 ans : 500 mg / m² chaque 8 heures

Sup à 12 ans : 10 mg / kg chaque 8 heures

-La dose de l'Aciclovir doit être réduite chez les patients avec
une insuffisance rénale préexistante .

Quelle est la durée de traitement par Aciclovir en cas


d'encéphalite herpétique prouvée :

-chez les enfants présentant une encéphalite herpétique


prouvée , le traitement par Aciclovir par voie Iv est maintenu
pendant 14- 21 jours , et les ponctions lombaire de contrôle
dans cette période sont faites pour vérifier la négativation du
LCR pour HSV par PCR , ceci est considéré surtout quand il y'a
un doute d'efficacité de traitement ( maladie sévère ,
immunodépression , ATCDs de rechutes )

- Si le LCR reste encore positif pour HSV par PCR , l'Aciclovir


doit être maintenu avec des PL et études PCR de contrôle
hebdomadaires jusqu'à sa négativation .

Quand est ce qu'on peut arrêter le traitement par aciclovir


avec sécurité chez les patients HSV/PCR négatives :

On peut arrêter l'aciclovir chez l'enfant immunocompétent si :

-un autre diagnostic a été posé

- ou HSV/PCR du LCR est négative 2 fois, espacés de 24-48h , et


l'IRM ( réalisé après 72hrs de début des symptômes ) n'est pas
caractéristique d'une encéphalite herpétique.

-HSV/PCR est négative une seule fois 72hrs après début des
symptomes neurologiques avec un état de conscience
conservé ; une imagerie IRM est normale, et un taux globules
blanc dans le LCR est inférieure à 5 / mm3 .

Quel est le rôle de corticoïdes dans l'encéphalite herpétique :

Recommandations :

-En attendant les résultats d'un essai thérapeutique contrôlé


par effet placebo, les corticoïdes ne doivent pas êtres utilisés
de routine chez les patients atteints d'encéphalite herpétique.

-Les corticoïdes peuvent avoir un rôle dans l'encéphalite


herpétique sous une surveillance spécialisée , mais les résultats
et les donnés recueillis d'un essai randomisé ne sont pas
encore établis .
Quelle sont les procédures nécessaires en urgence , et quels
sont les patients qu'on doit prendre en charge dans une unité
spécialisée :

-Les patients dont on suspecte une encéphalite herpétique


doivent avoir accès a un avis d'un neuro-pédiatre , et
certainement dans les 24h après avoir êtres orientés .

-il doivent avoir accès a des imageries ( IRM , scanner ) , et à un


EEG , ce qui veut dire un transfert vers une unité de
neuroscience pédiatrique .

-Les résultats de HSV/PCR doivent êtres disponibles dans 24-


48h après avoir réalisé une ponction lombaire .

- quand le diagnostic n'est pas établi a temps , ou quand le


patient ne s'améliore pas avec traitement , le transfert vers une
unité de neuropédiatrie est recommandé , le transfert doit être
le plus tôt possible .

-les patients qui présentent des troubles de conscience


nécessitent une prise en charge urgente par une unité de soins
intensifs pédiatrique pour une libération des voies aériennes et
une ventilation assisté et la prise en charge d'une éventuelle
hypertension intra crânienne , une optimisation de la perfusion
cérébrale et correction des troubles hydro électrolytiques .

Quelles sont les différences qui existent dans la présentation


et la prise en charge des encéphalites associés à des anticorps
:
-les encéphalites à médiation humorale ( associés aux anticorps
) doivent être considérés chez tous les patients car elle ont un
pronostic plus mauvais , si non traités.

-Les critères cliniques tels que : la myeloencéphalite , la forme


subaigüe , trouble de la parole et les mouvements anormaux et
les crise épileptiques indétectables orientent vers les
encéphalites associés aux anticorps , mais ces critères restent
non spécifiques .

-Malgré que les tumeurs sont moins fréquents chez les enfants
, tous les patients atteints d'encéphalite associés aux anticorps
NMDAR ou VGKC doivent avoir des imageries pour explorer un
éventuel processus tumoral , avec une surveillance pendant
plusieurs années .

- Des imageries annuelles sont indiqués si les patients atteints


d'encéphalites associés aux anticorps NMDAR si aucune tumeur
n'était détectée , ou et surtout si les patients répondent mal au
traitement , ou s'il présentent des rechutes .

-Une immunosuppression précoce et l'ablation d'une


éventuelle tumeur doit être considéré si possible