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Les politiques économiques keynésiennes Les politiques économiques libérales-monétaristes

(jusqu’à la fin des années 70) (années 80-90, dans le cadre de la construction européenne)
L’enjeu central  assurer la croissance (à court terme) et le plein-emploi.  lutter contre l’inflation, pour assurer la stabilité de la monnaie

par une relance budgétaire (= « politique budgétaire active ») : déficits publics et création monétaire favorisent l’inflation.
le gouvernement crée volontairement un déficit public les déficits publics liés à la politique budgétaire entraînent une
(dépenses>recettes), par une hausse des dépenses ou une baisse des distribution de revenus qui stimule trop la demande. L’offre ne s’adaptant
prélèvements. pas immédiatement, les prix augmentent.
le déficit équivaut à une distribution de revenus supplémentaires, ce qui de même, une politique monétaire trop « laxiste » (taux d’intérêt faibles)
Comment stimule la consommation, donc l’investissement et la production (par le favorise trop le crédit, qui crée trop de monnaie par rapport aux
richesses réellement produites.
stimuler la mécanisme du multiplicateur keynésien).
croissance ? L’inflation a des effets pervers :
éventuellement à l’aide des stabilisateurs automatiques : les producteurs augmentent leur prix car ils n’ont plus confiance en la
valeur de la monnaie, qui est trop abondante.
la diminution de la croissance et l’augmentation du chômage entraînent
une baisse des recettes et une hausse des dépenses, ce qui creuse les prêteurs et les épargnants demandent des taux d’intérêt élevés,
automatiquement un déficit, qui a un effet contracyclique. pour compenser la hausse des prix (c-à-d la baisse du taux d’intérêt réel).
la hausse des prix et des taux d’intérêt freinent la consommation et
l’investissement.
la relance échoue (pas de hausse de la croissance, pas de baisse du
il faut une politique monétaire accommodante parallèlement au déficit
chômage)
public :
la consommation et l’investissement supplémentaires nécessitent de la
monnaie supplémentaire. Les taux d’intérêt doivent être faibles, ce qui la modernisation de l’économie créera une croissance saine.
stimule la création monétaire par le crédit, donc la consommation et les entreprises doivent être plus compétitives (baisse des coûts,
l’investissement. De plus les taux d’intérêt faibles découragent l’épargne. gains de productivité, flexibilité du travail). Elles gagneront des parts de
marché et produiront plus.
il faut éviter les déficits budgétaires, et la politique monétaire doit se
contenter d’assurer la valeur de la monnaie, en empêchant une création
monétaire trop importante.
le chômage est dû à une insuffisance de la demande, et plus la stagflation a montré l’échec des politiques keynésiennes.
généralement de la croissance : les années 70 se caractérisent par une forte inflation, une faible
la croissance est une augmentation de la production, sous l’influence de croissance, et une augmentation du chômage.
la demande ; la production supplémentaire entraîne des embauches les tentatives de relance budgétaire (Chirac en 75 ; Mauroy en 81)
supplémentaires. n’entraînent que de l’inflation, et ne stoppent pas le chômage.
Comment lutter
contre le les politiques budgétaires de stimulation de la croissance ont pour effet le chômage est dû au manque de flexibilité du marché du travail.
chômage ? de favoriser le plein emploi (=de faire diminuer le chômage) : l’Europe (France, Allemagne) a une organisation du travail trop rigide,
une relance budgétaire entraîne une augmentation de la demande des coûts salariaux trop élevés, un droit du travail trop contraignant, des
(consommation / investissement), qui stimule la croissance, donc favorise salariés trop protégés.
les embauches. la suppression des rigidités (SMIC, allocations chômage, droit du
travail empêchant les licenciements) et le développement de la flexibilité
on peut donc assurer le plein emploi de façon conjoncturelle : du travail (emplois précaires, salaires plus faibles, toyotisme) favoriseront
en favorisant la croissance par l’action budgétaire (et secondairement une croissance riche en emplois, sur le modèle des USA.
monétaire) sur la demande, et plus généralement sur l’activité économique les politiques de relance ne peuvent que créer de l’inflation, et ne feront
(consommation, investissement, production). pas diminuer le chômage, dont le niveau « naturel » est élevé en Europe, à
cause des rigidités introduites par l’Etat providence.