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Résumé

Le présent guide permet de présenter l’ensemble des règles, principe et méthodes qui
doivent être observés dans la préparation des textes.

À savoir l’élaboration, l’amendement et l’abrogation de la loi.

Qu’est ce qu’une loi ?

La loi est une règle de droit écrite, de portée générale et impersonnelle, elle s’applique a
tous sans exception.

le parcours d’une loi commence par le dépôt d’un projet ou d’une proposition de loi (le
projet de loi émane du gouvernement et la proposition émane du parlement) . Auprès de
l’assemblée nationale.

Puis le projet de loi ou la proposition de loi est examiné par l’assemblée nationale.

Ensuite, deux situations sont possibles :

Soit l’assemblée est d’accord sur ce texte et le texte est voté.

Soit elle n’est pas d’accord, une deuxième lecture s’engage, si elles ne parviennent pas , une
commission statut sur les points de désaccord .

La commission peut proposer un nouveau texte, une nouvelle lecture s’engage alors devant l
assemblée. Si la commission ne parvient pas à proposer un nouveau texte ou si après avoir
proposé un nouveau texte l’assemblée rejette, le gouvernement peut demander à
l’assemblée de statuer définitivement.

Une fois le texte voté par le parlement, le conseil constitutionnel, peut être saisi pour vérifier
la conformité de la loi à la constitution.

Dans ce cas si la décision du conseil constitutionnel confirme le respect du texte voté a la


constitution, la loi est promulguée par le président de la république et publiée au journal
officiel et entre en vigueur dés sa publication au journal officiel.

Par contre s’il décide que la loi n’est pas conforme à la constitution, la loi est abrogée et
disparait de l’ordre juridique.

Quels sont les domaines réservés à la loi ?


ARTICLE 57 de la constitution de Djibouti : La loi fixe les règles relatives

- à l'organisation des pouvoirs publics;


- à la répartition des compétences entre l'État et les collectivités locales ainsi qu'à la création
d'offices, d'établissements publics, de sociétés ou d'entreprises nationales;
- à la jouissance et à l'exercice des droits civils et civiques, à la nationalité, à l'état et à la
sûreté des personnes, à l'organisation de la famille, au régime de la propriété et des
successions et au droit des obligations;
- aux garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques
et aux sujétions imposées par la défense nationale;
- au régime électoral:
- aux garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires;
- à la détermination des crimes et délits et aux peines qui leur sont applicables, à la
procédure pénale, à l'amnistie, à l'organisation judiciaire, au statut des magistrats, des
officiers ministériels et des professions juridiques et judiciaires et à l'organisation du régime
pénitentiaire;
- aux principes généraux de l'enseignement;
- aux principes fondamentaux du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale;
- à l'assiette, aux taux et aux modalités de recouvrement des impositions de toutes natures;
au régime d'émission de la monnaie, du crédit, des banques et des assurances.

*Il faut préciser que tous ce qui ne relève pas du domaine de la loi et prit par un
décret.

Que faut-il entendre par amendement ?

Un amendement est une modification, soumise au vote d’une assemblée, en vue de corriger,
compléter ou annuler tout ou une partie d’un projet ou d’une proposition de loi en cour de
délibération ou d’une loi pré- existante.

Comment se font les amendements ?

Technique d’amendement.

Un parlementaire dépose sur le bureau du président de l’assemblée un ou plusieurs


amendement sur un projet de loi, les amendements peuvent porter sur une suppression ou
un remplacement ou une modification d’un ou de plusieurs article.
Pour cela une commission siège puis sa passe en assemblée plénière et enfin le texte est
voté.

Décret.

Un décret est un acte réglementaire ou individuel pris par le président de la république ou le


premier ministre dans l’exercice de leurs fonctions respectives.

Sur le plan de la forme, le décret comporte d’abord des visas, rappelant les textes sur le
fondement desquels le décret est pris, et ensuite un dispositif, divisé en plusieurs articles,
précisant le contenu du décret et des conséquences juridique.

La portée des décrets est variable ils peuvent être réglementaire c’est a dire lorsqu’ils posent
une règle générale est s applique ainsi a nombre indéterminé de personnes.

Ou individuels lorsqu’ils ne concernent qu’une ou plusieurs personnes déterminées ( ex :


décret de nomination d’un haut fonctionnaire ).

Les décrets règlementaires sont hiérarchisés entre eux :

- Les décrets délibérés en conseil de ministre sont les plus importants et son signés
par le président de la république.
- ensuite, les décrets en conseil d’Etat (par le premier ministre, obligatoirement
soumis pour avis, avant leur édiction, au conseil d’Etat.

- enfin, les décrets simples eux aussi pris par le premier ministre, et qui constituent le
mode le plus fréquent d’exercice du pouvoir réglementaire.

Les décrets sont publiés au journal officiel.


Ainsi pour leur valeur juridique, dans la hiérarchie des normes, les règles contenues dans un
décret ont une valeur juridique supérieure a celles contenues dans un arrêté bien que ses
deux actes soient tous les deux des actes de nature règlementaires.

Comme la loi peut être abrogée que par une loi un décret peut être abrogé également par
un texte de même valeur.

Il est donc nécessaire de savoir qu’est ce qu’un arrêté par qui est- il prit et quel est sa
porter et sa valeur juridique :

L’arrêté est un acte émanant d’une autorité administrative autre que le président de la
république ou le premier ministre (ses derniers peuvent toute fois recourir aux arrêtés pour
organisés leurs services). Il peut s’agir des ministres, des préfets, des maires, des présidents
de conseil départemental ou de conseil régional. Les arrêtés sont des actes administratifs
unilatéraux et en matière de réglementation ils constituent une source importante de droit.

Il faut préciser que les arrêtés peuvent avoir plusieurs auteurs ainsi, il existe des arrêtés
signés par différents ministres, lorsque ceux-ci interviennent dans le champ de compétence
de plusieurs départements ministériels. De même, il peut exister des arrêtés signés par
plusieurs préfets s’ils concernent plusieurs départements.

Sur le plan de la forme, l arrêté comme le décret, comporte a la foi des visas, rappelant les
textes qui le fondent, un dispositif précisant le contenu de l’acte et ses effets juridiques. ce
dispositif se présente en principe, mais ce n’est pas une obligation, en un ou plusieurs
articles.

Dans la hiérarchie des normes, l’arrêté est inferieur au décret. Comme c’est le cas pour le
décret, la portée de l’arrêté peut être variable. Il peut être réglementaire, lorsqu’il pose une
règle général (ex : arrêté municipal interdisant a toute personne circulant dans une d’y
stationner). Ou individuel (ex : nomination d’un fonctionnaire).

Que comportent les visas d’un décret et d’un arrêté ?


Les décrets et arrêtés comportent des visas aux fins notamment de :

Justifier la compétence du gouvernement ou du ou des ministres la rattachant, s’il y’a lieu de


loi ou du décret qu’il s’agit de mettre en œuvre ;

Mettre en évidence les textes dont le projet fait application ou qu’il doit transposer ainsi que
ceux qu’il modifie ;
Les visas n’ont pas de portée juridique propre, en conséquence, l’omission d’un visa ou une
erreur dans les visas est sans influence sur la légalité de l’acte

Néanmoins, les visas doivent être soigneusement rédigés car ils fournissent des indications
utiles à la compréhension du texte qui suit et rendent compte des procédures préalables a
son édictions.
1) Les techniques de rédaction
Les techniques de rédaction permettent de structuré un texte normatif tel qu’un décret, une
loi dés sa première rédaction. Il est donc nécessaire de savoir la structure d’un texte
nouveau mais aussi les formules à employer en cas de modification ou d’insertion d’un ou
plusieurs textes.

a) Structure d’un texte nouveau.

Nous verrons comment est organisée une loi et que comportent les différentes parties.

 En tête l’intitulé de la loi, numéro et date.


 Les visas : c’est à dire les fondements juridique sur quels textes est fondé la loi.
 Le titre 1 est consacré pour les dispositions générales c’est a dire l’objet de la loi.
 Les autres dispositions que doit porter la loi
 Et enfin la dernière partie d’une loi est consacrée aux dispositions finales tel que le
ministre qui est tenu a exécuté la loi et que la présente loi abroge toutes dispositions
antérieures contraire mais aussi les modalités d’application de la loi qui sont fixées par
un décret.

b) les règles d’écritures.

Il est important de précisé le temps à employer dans une rédaction.

En règle générale, les verbes sont à conjuguer au présent de l’indicatif et non au

Futur. Ce présent a valeur impérative.

*abréviations

Est à proscrire dans les lois et décrets l’usage :


− D’abréviations ;
− De mots entre parenthèses ;
− De notes en bas de page.
*Ponctuation

La publication de textes à la ponctuation défectueuse suscite des incertitudes sur le Sens à


leur donner et fait donc courir le risque de contentieux.

La présence ou l’absence d’une virgule peut ainsi modifier le sens d’un texte.

2) modifier texte existant.

Il faut noter que le texte à modifier est évidement celui qui est en vigueur.

Dans le cas d’un décret, ou d’une loi qui comporte de visa le ou les textes que l’on modifie
doivent être mentionnés dans les visas ce qui permet de s’y référer ensuite par la seule
date, suivie de la mention « susvisé (e) ».

Lorsque le texte modificatif est une loi, qui ne comporte pas de visa de textes, la loi que l’on
modifie doit être indiquée avec son numéro, sa date, et son intitulé complet.

a) Formule à employer pour la modification


Lorsqu’il y a remplacement d’un texte ancien par un texte nouveau, il convient de le faire
apparaître en utilisant la formule « est (sont) remplacé (s) par les dispositions suivantes », et
non d’écrire : « est rédigé ainsi qu’il suit » ou « est ainsi conçu » on écrira donc :

Exemple : le troisième alinéa de l’article 6 du décret du ……… susvisé est remplacé par les
dispositions suivantes : « …. »

En conséquence, lorsque l’on modifie un Texte, il convient de s’assurer que les textes
mentionnés comme « susvisés » dans les Dispositions que l’on y introduit figurent bien dans
ses visas. S’ils n’y figurent pas, ce Qui est nécessairement le cas de tous les textes qui lui sont
postérieurs, il convient De s’y référer dans le corps du texte modifié en mentionnant leur
numéro, leur date et leur intitulé complet la première fois que l’on s’y réfère.

Il est toutefois à noter que, pour les projets et propositions de loi, la formule est la
suivante : « est (Sont) ainsi rédigé(s) ».
Si c’est un article ou toute autre division identifiée par un numéro ou une lettre que

L’on réécrit entièrement, les nouvelles dispositions seront précédées de la référence

De cet article ou division. On écrira ainsi :

L’article 7 (ou le a du 1 de l’article 7) du décret du... susvisé est remplacé par les dispositions
suivantes : / « Art. 7. – .... » (Ou « a) ..... »).

Il est nécessaire de désigner avec précision la partie du texte que l’on supprime

Ou remplace lorsqu’il ne s’agit pas d’une division ou d’une subdivision entière, ce

Sera le plus souvent un alinéa, une phrase, des mots, mais aussi un chiffre, une

Somme, un montant, une date ou un taux, ou encore une ou des références ou une

Mention. La partie de texte supprimée ou remplacée sera citée entre des guillemets

Précédés du signe « : ». On écrira ainsi :

Pour supprimé :

Au II de l’article 3 du décret du ..... Susvisé, les références : « L. 343-5,

L. 343-7 » et « R. 343-9 » sont supprimées.

Pour remplacé :

Au 1er De l’article L. 431-8 du même code, le taux : « 35 % » est Remplacé par le taux de : «
40 % ».

Il est également à noter que Lorsque l’on modifie plusieurs dispositions d’un même texte, il
convient de Suivre l’ordre des articles de ce texte. Exceptionnellement, lorsqu’il est procédé
à de nombreuses modifications traitant elles-mêmes de sujets divers, ces modifications
peuvent être regroupées selon leur objet, quitte à ne pas respecter l’ordre des articles.

- Dans ce cas Deux présentations des modifications sont possibles. La première


consiste à procéder par un seul article, comportant autant de subdivisions qu’il y a
d’articles modifiés. On écrira ainsi :
– Le décret du... susvisé est ainsi modifié : Le troisième alinéa du III de l’article 2 est
remplacé par les dispositions suivantes : / « .... »

2-L’article 8 est remplacé par les dispositions suivantes : / « Art. 8. – .... » ;


3-Au second alinéa de l’article 14, le mot : « neuvième » est remplacé par le mot :
« Sixième » ;
4-Le troisième alinéa de l’article 17 est supprimé ;
5-Il est ajouté à l’article 20 un alinéa ainsi rédigé : / « .... ».
L’autre présentation consiste à modifier séparément, par un article distinct du texte
modificatif, chacun des articles du texte modifié. Ce qui donne, avec le même
Exemple :

– L’article 8 du même décret est remplacé par les dispositions suivantes :


/ « Art. 8. – ... ».

– Le troisième alinéa de l’article 17 du même décret est supprimé.

– Il est ajouté à l’article 20 du même décret un alinéa ainsi rédigé : /


« ... ».

*Dans quel cas utilisés les deux formules ci-dessus ?

Le choix entre ces deux formules est affaire d’espèce. La première est plutôt Réserver
aux textes courts comportant peu de modifications, la seconde aux textes longs
comportant de nombreuses modifications. Il ne faut pas utiliser successivement ces
deux formules au sein d’un même texte modificatif.

-S’agissant des projets de loi, on prendra en considération le fait que c’est par Article
qu’il est procédé à la discussion, au vote et à la navette entre les deux Assemblées.
Ceci conduira à présenter de préférence par des articles séparés les modifications
apportées aux articles d’une loi, en tout cas lorsque ces modifications sont
nombreuses et importantes.

Après les techniques de modifications et de remplacements nous verrons également les


techniques d’insertion :

b) Techniques d’insertion
Quelles sont les formules et méthodes utilisées pour insérer des dispositions nouvelles
dans un texte ?

Lorsque l’on insère des dispositions nouvelles dans un texte existant, il importe
De choisir avec soin l’emplacement de cette insertion, en respectant la logique interne

Du texte que l’on modifie. Ce choix peut avoir une portée juridique précise, par

Exemple si des dispositions du texte existant précisent le champ ou les modalités

D’application de la division (titre, chapitre, article) dans laquelle on insère les dispositions
nouvelles.

Après le troisième alinéa de l’article 17, sont insérés deux alinéas ainsi Rédigés : / « ... ».

L’emplacement retenu doit être indiqué avec précision par le texte modificatif. Si l’on insère

Un article supplémentaire, il suffit généralement d’indiquer l’article existant après lequel on


se place :

Exemple :

Après l’article 9 du même décret, il est inséré un article 9-1 ainsi rédigé :

/ « Art. 9-1. – ... ».

Mais si le nouvel article vient au début ou à la fin d’un chapitre ou d’un titre, il faut

Le faire apparaître :

Exemple :

Au début du chapitre III du même décret, il est inséré un article 9-1 ainsi

Rédigé : / « Art. 9-1. – ... ». Ou

Le chapitre II du même décret est complété par un article 9-1 ainsi rédigé : / « Art. 9-1. – ...
».

Il faut également préciser que La formule « est ajouté » ou « est complété par » signifie que
l’on se place à la fin de la division ou subdivision considérée. On peut donc, dans le dernier
exemple, écrire simplement :

Au chapitre II du même décret, il est ajouté un article 9-1 ainsi rédigé :/ « Art. 9-1. – ... ».

On écrira également :
Le troisième alinéa de l’article 12 du décret du... susvisé est complété par une phrase ainsi
rédigée : «... ».

De manière générale, si l’on doit insérer un ou plusieurs articles nouveaux Dans un texte,
qu’il s’agisse d’une loi, d’un décret ou d’un arrêté, on les identifie par le numéro de l’article
qui le ou les précède dans le texte modifié, suivi d’un tiret et d’un numéro additionnel
(numérotation décimale). Ainsi, après un article 23, on insèrera un article 23-1, ou des
articles 23-1, 23-2, 23-3, etc. Entre des articles 42-2 et 42-3, on insèrera les articles 42-2-
1,42-2-2, 42-2-3, etc.

Il est également nécessaire de savoir comment sont organises l’insertion de plusieurs articles
nouveaux :

L’insertion de plusieurs articles nouveaux qui se suivent ou d’un titre, chapitre

Ou section supplémentaire est à opérer d’un seul mouvement. On écrira ainsi :

Après l’article 11 du décret du... susvisé, sont insérés les articles 11-1 à 11-5 ainsi rédigés :

« Art. 11-1. – (....)

« Art. 11-2. – (....)

« Art. 11-3. – (....)

« Art. 11-4. – (....)

« Art. 11-5. – (....). »

Ou par exemple quand il s’agit d’une loi :

Dans la loi numéro... du... relative à..., il est inséré, après le chapitre II, un chapitre III ainsi
rédigé :

« Chapitre III – Règles applicables aux entreprises ayant leur siège dans un Etat

Membre de l’Union européenne.

« Art. 7-1. – (....)

« Art. 7-2. – (....)

« Art. 7-3. – (....)


« Art. 7-4. – (....). »

*Les modifications qu’un texte apporte à un autre texte entrent toutes en vigueur
simultanément, sauf mention contraire : la succession logique selon laquelle Ces
modifications sont présentées, par plusieurs articles ou au sein d’un même article,
n’implique pas de succession chronologique.

*En conséquence, un projet qui procède à plusieurs modifications d’un même texte doit
normalement le faire en se référant à chaque fois à l’état initial de ce texte, sans tenir pour
déjà acquises les modifications apportées par les autres dispositions du projet de texte
modificatif.

3) Abrogation des textes.

Qu’est ce qu’une abrogation des textes ?

Juridiquement l’abrogation est l’annulation pour l’avenir du caractère exécutoire d’un texte
législatif ou réglementaire.

Une fois voté, promulguée, publié, les textes s’appliquent sans limite dans le temps, vocation
de s’appliquer mais en pratique, ils peuvent être abrogés un jour. Mais tant qu’ils ne le sont
pas ils demeurent en vigueur.

En effet une loi abrogée n’est pas rétroactivement anéantie, quand il y’a une abrogation
d’une loi, celle-ci disparait pour le futur et non pour le passé. Ainsi une loi ne peut être
abrogée que par une loi.

A) Techniques d’abrogation.
Si l’on souhaite abroger un texte A – par exemple une disposition codifiée dans sa rédaction
issue d’un texte B, c’est le texte A qu’il convient d’abroger et non le texte B. Si l’on veut
revenir sur les modifications apportées par le texte B, il faut non pas abroger ce dernier,
mais apporter les corrections correspondantes au texte A. On peut aussi écrire, mais cela
donne un résultat moins lisible, que « le texte A est rétabli dans sa rédaction antérieure au
texte B ».

Il faut également précisé que l’abrogation d’une disposition d’une loi de finances qui a
ajouté une disposition nouvelle dans le code général des impôts n’a pas pour effet d’abroger
cet article. C’est le code lui-même qu’il faut modifier.

b) L’abrogation par modification ou remplacement.

La réécriture d’un texte emporte nécessairement abrogation de ce texte dans sa rédaction


antérieure. On écrit donc : « L’article x est remplacé par les dispositions suivantes : “... ” Et
non : « L’article x est abrogé et remplacé par les dispositions suivantes : “...

c) L’abrogation pure et simple.

Comme la création d’une nouvelle norme, la disparition de celle-ci peut faire l’objet d’un
dispositif particulier d’entrée en vigueur, notamment d’une entrée en vigueur Différé.

Mais, pour les mêmes raisons, le législateur ne peut renvoyer à une mesure réglementaire le
soin de fixer la date « d’entrée en vigueur » d’une abrogation. On ne peut donc écrire, dans
un texte de niveau législatif, que « l’article x est abrogé à compter d’une date fixée par
décret » ; on doit préférer la disposition suivante : « l’article x est abrogé à compter d’une
date fixée par décret et au plus tard le... ».