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t/an

µg/m3 ktep/an

kteqCO2/an

polluants énergie
atmosphériques

gaz à effet
de serre

Air • Climat • Énergie • Santé


ATMO GRAND est
EN ACTION

INTRODUCTION


Outils DE SURVEILLANCE 4 Le Plan régional de surveillance de la qualité de l’air (PRSQA) faisant office de feuille de route 2017-2021
d’ATMO Grand Est, se décline en quatre missions principales : Observer, Communiquer, Accompagner et
Innover dans une approche transversale Air-Climat-Energie-Santé. Ce bilan annuel 2018 de la qualité de
BILAN RÉGIONAL 6 l’air contribue pour sa part aux deux premières missions pour le volet air extérieur. Ce bilan rend compte
des teneurs en polluants (leur évolution temporelle, leur spatialisation), des facteurs qui les déterminent
Situation générale 6 (émissions de polluants, consommation et production d’énergie) et des populations concernées (exposition).
Indices de qualité de l’air 6 Ce bilan s’appuie sur un dispositif de surveillance fondé sur des moyens de mesure (en réseau ou mobiles) et
Procédures réglementaires 7 des plateformes numériques (modèles et inventaires). L’agrément ministériel d’ATMO Grand Est (certifié ISO
Valeurs réglementaires 8 9001) est subordonné au respect d’un référentiel métier édicté et contrôlé par le laboratoire central (LCSQA)
Recommandations de l’OMS 9
assurant une production de données publiques fiables, cohérentes et crédibles.
Exposition de la population 10
Dépassement de normes 12
Evolution du RÉSEAU DE MESURE
Bilan par polluants (Échelle Régionale) 14
Oxydes d’azote (NOX) 14 Avec l’élargissement des besoins d’évaluation de la qualité de l’air vers d’autres indicateurs de pollution comme
Particules (PM10) 17 les polluants émergents (produits phytosanitaires, particules ultrafines, black carbon, etc.), il est devenu
Particules fines (PM2,5) 20 impératif de redéployer les moyens de mesure. Une étape a été franchie en 2018 avec la présentation du plan
Ozone (O3) 22 de rationalisation du réseau de station de mesures au conseil d’administration d’ATMO Grand Est. Les années
Dioxyde de soufre (SO2) 25 suivantes verront la mise en place de ce nouveau réseau de mesures avec la fermeture de près de 60 capteurs
Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) 28 dans cette première étape. Une seconde étape d’optimisation est en cours d’élaboration. Dans le cadre de la
Benzène (C6H6) 30 participation d’ATMO Grand Est au programme MERA (Mesure et Evaluation en zone Rurale de la pollution
Métaux Lourds 32
Atmosphérique à longue distance), la station de Jonville a été déplacée en 2018 vers le site du Donon après 4
Ouverture des données 35
Pollens 36
mois de mesures en doublon sur ces 2 sites en début d’année. Le site vosgien mesure à présent les indicateurs
Pesticides 38 suivants : particules PM10 et PM2,5, ozone, dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, ammoniac, métaux dans les
Renforcement de l’expertise sur les odeurs 39 particules, les précipitations et les dépôts secs, HAP dans les particules, les précipitations et les dépôts secs,
Sites ruraux 40 matière inorganique dans la pluie et dans les particules, carbone élémentaire et carbone organique.
Gaz à effet de serre 42
Radioactivité 43 Evolution dE LA MODÉLISATION
Évaluation par campagne de mesures 44 Dans le sillage des longues coopérations transfrontalières avec les voisins de la région Grand Est, un
partenariat ayant pour objet la mutualisation des outils de prévision a été mis en place avec le Grand-Duché
du Luxembourg. Les données des stations de mesures et des émissions du Grand-Duché alimentent les calculs
BILAN PAR DÉPARTEMENT 46 de la plateforme de modélisation interrégionale transfrontalière PREVEST gérée par ATMO Grand Est. Le site
Ardennes 46 PREVEST Expert présentant les prévisions de niveaux de polluants à J0, J+1 et J+2 est consultable depuis fin
Aube 49 2018 par l’administration de l’environnement du Luxembourg.
Marne 52 Bilan de la qualité de l’air 2018
Haute-Marne 55
Pour la plupart des indicateurs de pollution (PM10, PM2,5, NO2, CO, SO2, C6H6, HAP, métaux lourds) mesurés
Meurthe-et-Moselle 58 par le réseau fixe de mesures d’ATMO Grand Est, les niveaux en 2018 stagnent ou sont orientés à la baisse.
Meuse 61 Seule exception, l’ozone qui voit ses moyennes annuelles augmenter depuis les trois dernières années.
Moselle 64 Derrière ces évolutions positives, certaines valeurs réglementaires sont encore dépassées comme la
Bas-Rhin 67 valeur limite annuelle en dioxyde d’azote dans les agglomérations de Reims et Strasbourg ou celle du
benzène en proximité d’un site industriel.
Haut-Rhin 70
Les seuils d’information-recommandation et d’alerte sont également atteints à de nombreuses reprises
pour les particules (PM10) et l’ozone. Pour le dioxyde d’azote, ces valeurs peuvent être atteintes en
proximité trafic. Le nombre de ces dépassements est toutefois en baisse par rapport à 2017.

bilan de la qualité de l’air 2018 3


La plateforme de modélisation

les outils de surveillance La plateforme de modélisation mise en place à ATMO Grand Est est composée de
plusieurs modèles capables de répondre de manière intégrée aux différents enjeux

de la qualité de l’air
de la surveillance et de l’étude de la qualité de l’air. Ces enjeux sont la spatialisa-
tion de la qualité de l’air, la simulation d’épisodes de pollution atmosphérique pour
mieux comprendre les phénomènes en jeu, la prévision de cette pollution atmos-
phérique (anticipation des pics de pollution pour une meilleure information et une
gestion plus efficace de la qualité de l’air), et l’évaluation de l’impact de mesures
le réseau de surveillance potentielles de réduction des émissions polluantes avec des applications pour dif-
férents plans et schémas comme le SRADDET, les PPA, PCAET, PDU, etc.
d’atmo grand est en 2018
plateforme de modélisation prev’est
Le réseau de stations de mesures a été mis en place en fonction de critères successifs.
Il est configuré pour répondre aux exigences des directives européennes, aux besoins nationaux d’information
(indice ATMO, etc.) et de prévision (notamment pour les alertes à la population) pour les polluants réglementés,
et à l’expression explicite (demandes) ou implicite (enjeux) de besoins particuliers (notamment pour les pol-
luants non réglementés). ATMO Grand Est gère 78 stations fixes disposant de 216 analyseurs et préle- Source : ATMO Grand Est / Invent’air V2018
veurs pour leur suivi et qui sont raccordés à une chaîne d’étalonnage nationale constituée de 3 niveaux,
La plateforme énergies
ainsi que 15 unités mobiles. Dans le cadre du LIM (Laboratoire Inter-régional de Métrologie), l’association
assure également le raccordement au niveau 2 (étalonnage gazeux, étalonnage grandeurs physiques, tests et émissions
métrologiques analyseurs automatiques et assistances aux AASQA membres) pour ces propres besoins et
Dans le cadre de la surveillance de la qualité de l’air (éva-
pour le compte d’ATMO Bourgogne-Franche Comté, d’ATMO Réunion et de SCAL’AIR (Association de Sur-
luation préliminaire, alimentation des modèles de prévision,
veillance Calédonienne de Qualité de l’Air).
soutien à la planification réglementaire), ATMO Grand Est
développe et utilise des inventaires et cadastres des émis-
sions. Ces inventaires permettent tout à la fois de cerner
les secteurs les plus émetteurs de pollution atmosphérique
N

O E

S et d’alimenter en données d’entrée les outils de prévision


FOND quotidienne de la qualité de l’air. Ils servent de variables ex-
plicatives pour l’application de méthodes géostatistiques à des
TRAFIC
résultats de campagnes de mesures et participent à l’estimation
CO2
INDUSTRIEL
objective de la qualité de l’air sur le territoire. La plateforme intègre 1193 - 2953
522 - 1193
INFLUENCE des données relatives à l’énergie dans le cadre de la mise en place de 248 - 522
95 - 248

l’inventaire des productions et consommations d’énergie dans la région


39 - 95
12 - 39
0 - 12

Grand Est. Retrouvez les données Air-Climat-Energie d’ATMO Grand Est sur PRG 2016
https://observatoire.atmo-grandest.eu. Equivalent émissions de CO2 (kt/an/km2)

RURALE NATIONALE
RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE

la surveillance
PÉRIURBAINE
URBAINE

par moyens mobiles


TYPE DE STATION

Pour évaluer les niveaux de pollution en tout point du


territoire (hors réseau des stations fixes de mesures),
des moyens mobiles de surveillance de la qualité de l’air
ATMO Grand Est sont mis en œuvre par ATMO Grand Est.
gère

78 stations de mesures fixes avec


sur la région, afin de répondre
216 analyseurs et préleveurs

aux exigences réglementaires


et aux enjeux identifiés.
Pour connaître les variations tempo- D’autres évaluations nécessitent des prélèvements suivis d’une analyse en labora-
relles au cours d’une journée, au pas de toire comme les tubes passifs (échantillonnage spatial démultiplié sur le NO2 par
temps horaire, ATMO Grand Est dispose exemple) ou les préleveurs actifs (métaux, HAP, pesticides, etc.).

ces stations sont classées selon


#
01 leur lieu d’implantation (type)
#
02 l’influence de leur environnement.
de 15 unités mobiles pour les campagnes
de mesures temporaires, équipées de
capteurs mesurant en continu.
Selon les substances, l’analyse peut être notamment réalisée par ATMO Grand Est
ou par le laboratoire Syn AIR GIE-LIC (GIE géré par ATMO Grand Est effectuant des
analyses pour le compte d’AASQA(1)).

(1) Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air (AASQA) membres : AIRPARIF, ATMO Auvergne Rhône Alpes, ATMO Bourgogne-Franche Comté, ATMO
Grand Est, ATMO Hauts de France, ATMO Occitanie, ATMO Réunion, AtmoSud, Gwad’Air, Hawa Mayotte, Madininair, Atmo Guyane, Qualitair Corse, Scal Air.

SRADDET : Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires / PPA : Plan de Protection de
4 l’Atmosphère / PCAET : Plan Climat Air-Énergie Territorial / PDU : Plan de Déplacements Urbains bilan de la qualité de l’air 2018 5
Procédures réglementaires

bilan La gestion des épisodes de pollution sur le Grand Est est encadrée Par délégation préfectorale sur l’ensemble de la région, ATMO

régional
par l’arrêté inter préfectoral du 24 mai 2017. Le déclenchement Grand Est assure le déclenchement des procédures et la diffusion
des procédures réglementaires repose sur une modélisation des différents communiqués.
prévisionnelle intégrant un critère de superficie et de population Une information est faite aux préfets, ainsi qu’à un ensemble de
exposée. Dès qu’il est prévu que l’un ou l’autre de ces critères destinataires (collectivités, industriels, associations, services de
soit rempli dans la journée ou le lendemain, une procédure l’Etat, établissements sanitaires, etc.). Les informations relatives à

situation générale
d’information-recommandations ou d’alerte est déclenchée avant l’épisode de pollution sont diffusées sur le site internet d’ATMO
midi pour les départements et jours concernés. Grand Est et accessibles au grand public. En fin d’épisode de
Certains polluants (NO2, O3, SO2) peuvent donner lieu dans pollution, par délégation préfectorale, ATMO Grand Est diffuse un
le courant de la journée à la diffusion d’un communiqué sans communiqué de levée de procédures.
En 2018, des dépassements de valeurs limites ou cibles réglementaires continuent d’être observés. Les polluants procédure, sur constat de dépassement aux stations de mesures.
concernés sont, en premier lieu, le dioxyde d’azote avec des dépassements de valeurs limites annuelles sur
sites de mesures pour les agglomérations de Reims et Strasbourg. Pour l’ozone, les dépassements de valeurs Bilan des épisodes de polLution sur le Grand Est en 2018
cibles pour la protection de la santé humaine sont observés sur les agglomérations de Strasbourg, Colmar et
Mulhouse, ces deux dernières présentant également un dépassement de la valeur cible pour la protection de
la végétation. Enfin, l’année 2018 est de nouveau marquée par un dépassement de la valeur limite annuelle N

O E
en benzène dans la vallée de la Fensch, secteur où, pour la 1ère fois depuis la mise en place de la surveillance S

des HAP, la valeur cible en benzo(a)pyrène a été respectée. Les agglomérations de plus de 100 000 habitants
PM10 O3
présentent des indices de qualité de l’air de bons à très bons 66% du temps. Les jours où la qualité de l’air se 3 2 2 5
dégrade sont liés à des épisodes de pollution en particules PM10 et ozone.

Indices de qualité de l’air PM10 O3 PM10 O3


PM10 O3
2 2 3 4
3 2 2 5 1 0 3 4
PM10 O3
L’ozone et les particules PM10 sont les polluants prédominants qualité de l’air s’est dégradée avec une diminution de près de 1 1 2 6
PM10 O3
dans le calcul des indices de qualité de l’air sur la région Grand Est 11% des indices de qualité de l’air bons à très bons au profit d’une 2 2 3 4

en 2018. augmentation des indices moyens (+7%) et médiocres (+5%). Les


En prenant en compte l’ensemble des agglomérations de plus de agglomérations de l’est de la région avec Colmar, Mulhouse et PM10 O3
PM10 O3
100 000 habitants de la région, les indices de qualité de l’air sont Strasbourg sont les plus concernées par cette dégradation de la 1 0 2 5
2 2 2 2
PM10 O3
qualifiés majoritairement de bons à très bons 66% du temps, de qualité de l’air. Les conditions estivales 2018 ont été propices à la 2 0 3 3 PM10 O3
moyens 20% du temps, de médiocres environ 12% du temps, et production plus importante d’ozone dans l’air sur des périodes plus 3 2 2 6

mauvais 2% du temps. Les indices de la qualité de l’air mauvais longues qu’en 2017. En conséquence, le nombre de dépassements
dus à des niveaux très élevés en particules PM10 dans l’air ont du seuil d’information et de recommandation a augmenté (8 jours INFORMATION ET RECOMMANDATIONS ALERTE
majoritairement été observés en février, mars et octobre. L’ozone en 2018 contre 3 en 2017) et, de façon plus générale, le nombre
a, quant à lui, été responsable d’indices mauvais essentiellement de jours avec des niveaux moyens à médiocres a également NOMBRE DE JOURS DURANT LESQUELS LES PROCÉDURES D’INFORMATION OU D’ALERTE
ONT ÉTÉ DÉCLENCHÉES SUR CHAQUE DÉPARTEMENT PAR POLLUANT EN 2018
sur la période du 24/7 au 6/8. Par rapport à l’année passée, la augmenté significativement.
L’année 2018 a été marquée par 5 épisodes de pollution aux des 10 départements du Grand Est. En juillet la procédure d’alerte
TRÈS BON 0%2%14% 20% 58% 5%0% 0%2%14%24% 57% 3%0%
BON particules fines répartis sur l’hiver, le printemps et l’automne, et par a été déclenchée 2 jours consécutifs sur 5 départements. En
METZ MULHOUSE
MOYEN 2 épisodes de pollution à l’ozone survenus en juillet et août, ayant août l’épisode d’une durée de 5 jours a conduit à l’activation de
0%1%10% 19% 66% 4%0% 0%2%12% 17% 66% 3%0%
MÉDIOCRE entraîné à chaque fois l’activation de procédures préfectorales procédures d’alerte sur l’ensemble des 10 départements, dont
CHARLEVILLE-MÉZIÈRES
MAUVAIS NANCY REIMS
(procédures d’information-recommandations, et procédures 4 jours consécutifs d’alerte pour 5 départements et la mise en
TRÈS MAUVAIS 0%2% 18% 21% 53% 5%0% 0%1%8% 16% 69% 5%0%
PAS D’INDICE
d’alerte). œuvre du dispositif de la circulation différenciée sur le territoire de
THIONVILLE
REIMS FORBACH
STRASBOURG THIONVILLE
l’Eurométropole de Strasbourg.
METZ 0% 1%10% 20% 64% 5%0%
Les épisodes de pollution aux particules ont été d’assez courtes Par ailleurs sur l’ensemble de l’année, 9 communiqués sans
CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE
TROYES durées, entre 1 et 3 jours, et ont impliqué de 1 à 4 départements. procédure (5 pour les PM10 et 4 pour l’ozone) ont été diffusés
BAR-LE-DUC
SAINT-DIZIER
NANCY
STRASBOURG
BILAN DES INDICES ATMO SUR LES AGGLOMÉRATIONS Un épisode a cependant concerné les 10 départements de la suite à des constats a posteriori par modélisation d’atteinte des
DU GRAND EST DE PLUS DE 100 000 ET 250 000 HABITANTS
(Cf. Arrêté du 28 juin 2016, conformément à l'article R. 221-2 du code de l'environnement) région, tandis qu’un autre, d’une durée de 3 jours, a conduit à critères de superficie et/ou population exposée, ou de constat de
TROYES
COLMAR
l’activation de procédures d’alerte par persistance. dépassement de seuils aux stations de mesures.
ÉPINAL
0%1% 9% 17% 69% 4%0% 0%1%11%17% 65% 7%0% Les deux épisodes de pollution à l’ozone ont concerné l’ensemble
MULHOUSE
BAR-LE-DUC CHÂLONS-EN-CHAMPAGNE

CRIT’Air
N

O E 0%1% 9% 17% 67% 6%0% 0%2%18% 20% 58% 2%0%


S

CHARLEVILLE-MEZIERES COLMAR
Le certificat qualité de l’air allant de 0 à 5 (vignette Crit’Air) classe les véhicules selon leur degré de pollution. En cas d’épi-
0%1%7%17% 69% 6%0% 0%1%11% 20% 65% 3%0%
sode de pollution long et intense la circulation différenciée peut être décidée par arrêté préfectoral précisant le territoire
EPINAL FORBACH

Le saviez-vous ? 0%1%10%15% 72% 3%0%


concerné, les catégories de véhicules visées, les horaires de restriction et à partir de quand est activé ce dispositif. Dans le
ATMO Grand Est fournit des indices au niveau européen : les indices Grand Est l’Eurométropole de Strasbourg peut activer Crit’Air au quatrième jour d’un épisode de pollution avec interdiction
SAINT-DIZIER
Citeair, qui se basent sur la qualité de l’air en situation de fond mais de circuler pour les catégories 4 et 5.
BILAN DES INDICES DE QUALITÉ DE L’AIR
également en proximité trafic. (http://www.airqualitynow.eu/) SUR LES AUTRES PRINCIPALES AGGLOMÉRATIONS DU GRAND EST

6 bilan de la qualité de l’air 2018 7


valeurs réglementaires RECOMMANDATIONS DE L’Organisation mondiale de la santé (OMS)
Les critères nationaux de qualité de l’air sont définis dans le Code de l’environnement. Le décret n°2010-1250 du 21 octobre 2010 L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande des niveaux d’exposition (concentrations et durées) au-dessous desquels il
transpose la directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 et reprend pour partie des éléments définis n’a pas été observé d’effets nuisibles sur la santé humaine ou sur la végétation. Les valeurs guides de la qualité de l’air de l’Organisation
dans la directive 2004/107/CE du parlement Européen et du Conseil du 15 décembre 2004 concernant l’arsenic, le cadmium, le mercure, Mondiale de la Santé sont issues de Guidelines for air quality, WHO, Geneva 2000, et depuis 2006 pour les particules, l’ozone, le dioxyde
le nickel et les hydrocarbures aromatiques polycycliques dans l’air ambiant. Les principales valeurs mentionnées dans la réglementation d’azote et le dioxyde de soufre de Lignes directrices OMS relatives à la qualité de l’air - Synthèse de l’évaluation des risques - Mise à
française sont synthétisées dans les tableaux ci-dessous. jour mondiale 2005. Ces valeurs sont synthétisées dans le tableau ci-dessous, exprimées en microgrammes par mètre cube d’air (µg/m3).
Tout dépassement de valeur réglementaire est constaté dès lors que la concentration du polluant dans l’air est strictement supérieure à cette valeur
Objectifs Valeurs Seuil Durée d’exposition
de qualité cibles information polluants
polluants Valeurs limites Seuils d’alerte Niveaux critiques 10 mn 15 mn 30 mn 1h 8h 24h 1 semaine 1 an UR Vie(1) (µg/m3)-1
(moyennes (moyennes / recomman-
annuelles) annuelles) dations Dioxyde d’azote (NO2) 200 40
En moyenne horaire : Ozone (O3) 100
400 µg/m³ dépassé sur
En moyenne annuelle : 3h consécutives Dioxyde de soufre (SO2) 500 20
En moyenne
Dioxyde 40 µg/m³ 200 µg/m³ si
40 µg/m³ horaire : 0,5
d’azote (NO2) En moyenne horaire : 200 µg/m³ à dépassement de ce seuil Plomb (Pb)
200 µg/m³
ne pas dépasser plus de 18h par an la veille, et risque de
dépassement de ce seuil Particules de diamètre 50 à ne pas
le lendemain inférieur ou égal à 10 dépasser plus de 20
micromètres (PM10) 3 jours par an
En moyenne annuelle
Particules de diamètre 25 à ne pas
Oxydes d’azote (équivalent NO2) :
(NOX) 30 µg/m³ (protection inférieur ou égal à 2,5 dépasser plus de 10
de la végétation) micromètres (PM2,5) 3 jours par an

Monoxyde 100 000 60 000 30 000 10 000


En moyenne journalière : En moyenne annuelle de carbone (CO)
125 µg/m³ à ne pas dépasser plus En moyenne En moyenne horaire sur
Dioxyde de et hivernale : Benzène (C6H6) 6x10-6
de 3 jours par an 50 µg/m³ horaire : 3h consécutives :
soufre (SO2) 20 µg/m³ (protection
En moyenne horaire : 350 µg/m³ à 300 µg/m³ 500 µg/m³
de la végétation) Toluène (C7H8) 260
ne pas dépasser plus de 24h par an
Xylène 4 800
En moyenne annuelle : 0,25 µg/m³
Plomb (Pb) 0,5 µg/m³ Éthylbenzène (C8H10) 22 000
Particules de En moyenne annuelle : Benzo(a)anthracène de 1,2x10-4 à 13x10-4
diamètre infé- 40 µg/m³ En moyenne
En moyenne journalière : Benzo(a)pyrène 8,7x10-2
rieur ou égal à En moyenne journalière : 50 µg/m³ 30 µg/m³ journalière :
80 µg/m³
10 micromètres à ne pas dépasser plus de 35 jours 50 µg/m³
Benzo(b)fluoranthène de 0,87x10-2 à 1,2x10-2
(PM10) par an
Monoxyde Benzo(k)fluoranthène de 8,7x10-4 à 87x10-4
Maximum journalier de la moyenne
de carbone Fluoranthène de 8,7x10-5 à 87x10-5
glissante sur 8h : 10 mg/m³
(CO)
Indéno(1,2,3-c,d)pyrène de 5,8x10-3 à 20,2x10-3
En moyenne annuelle : 2 µg/m³
Benzène (C6H6)
5 µg/m³ Dibenzo(ah)anthracène de 7,7x10-2 à 43,5x10-2
Arsenic (As) 6 ng/m³
Acétaldéhyde d e 1,5x10-7 à 9x10-7
Cadmium (Cd) 5 ng/m³
Nickel (Ni) 20 ng/m³ GLOSSAIRE
Benzo(a)pyrène 1 ng/m³
(B(a)P) Valeur limite : niveau à atteindre dans un délai donné et à ne pas dépasser, et fixé sur la base des connaissances scientifiques afin
d’éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs sur la santé humaine ou sur l’environnement dans son ensemble.
Seuil informa-
polluant Objectifs de qualité tion /recom- Seuils d’alerte Valeurs cibles Valeur cible : niveau à atteindre, dans la mesure du possible, dans un délai donné, et fixé afin d’éviter, de prévenir ou de réduire les
mandations effets nocifs sur la santé humaine ou l’environnement dans son ensemble.
Objectif de qualité : niveau à atteindre à long terme et à maintenir, sauf lorsque cela n’est pas réalisable par des mesures
Seuil de protection de la Seuil d’alerte pour une protection sanitaire pour Seuil de protection de la santé : 120 proportionnées, afin d’assurer une protection efficace de la santé humaine et de l’environnement dans son ensemble.
santé, pour le maximum toute la population, en moyenne horaire : µg/m³ pour le max journalier de la Niveau critique : niveau fixé sur la base des connaissances scientifiques, au-delà duquel des effets nocifs directs peuvent se produire
journalier de la moyenne 240 µg/m³ sur 1h. moyenne sur 8h à ne pas dépasser sur certains récepteurs, tels que les arbres, les autres plantes ou écosystèmes naturels, à l’exclusion des êtres humains.
sur 8 heures : 120 µg/m³ En moyenne Seuils d’alerte pour la mise en oeuvre plus de 25 jours par année civile en
Ozone pendant une année civile. horaire : progressive de mesures d’urgence, en moyenne moyenne calculée sur 3 ans. Seuil d’information et de recommandations : niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque
(O3) 180 µg/m³ pour la santé humaine de groupes particulièrement sensibles au sein de la population et qui rend nécessaires l’émission d’informations
Seuil de protection de la horaire : Seuil de protection de la végétation :
végétation, AOT 40 de mai 1er seuil : 240 µg/m³ dépassé 3h consécutives AOT 40 de mai à juillet de 8h à 20h : immédiates et adéquates à destination de ces groupes et des recommandations pour réduire certaines émissions.
à juillet de 8h à 20h : 6 000 2ème seuil : 300 µg/m³ dépassé 3h consécutives 18 000 µg/m³.h en moyenne calculée Seuil d’alerte : niveau au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé de l’ensemble de la population
µg/m³.h 3ème seuil : 360 µg/m³ sur 5 ans. ou de dégradation de l’environnement, justifiant l’intervention de mesures d’urgence.
AOT 40 (exprimé en µg/m³.heure) : somme des différences entre les concentrations horaires supérieures à 80 µg/m³ et le seuil de 80 µg/
Objectif Obligation en matière m³ durant une période donnée en utilisant uniquement les valeurs sur 1 heure mesurées quotidiennement entre 8 heures et 20 heures.
Valeur Valeur Objectif de réduction de l’exposition par rapport à l’IEM 2011, qui (40 ppb ou partie par milliard d’O3 = 80 µg(d’O3)/m³).
polluant de de concentration
limite cible devrait être atteint en 2020
qualité relative à l’exposition IEM 2011 : Indicateur d’exposition moyenne de référence, correspondant à la concentration moyenne annuelle en µg/m³ sur les années
Concentration initiale Objectif de réduction 2009, 2010 et 2011. En 2011, l’IEM national était de 17,3 µg/m3.
Particules En En <= à 8,5 µg/m³ 0% IEM 2015 : Indicateur d’exposition moyenne de référence, correspondant à la concentration moyenne annuelle en µg/m³ sur les années
de diamètre En
moyenne moyenne >8,5 et <13 µg/m³ 10% 2013, 2014 et 2015.
inférieur ou moyenne annuelle annuelle 20 µg/m³ pour l’IEM
égal à 2,5 annuelle: >=13 et <18 µg/m³ 15% 2015 UR Vie : risque additionnel de développer un cancer (dont le type dépend du composé) au cours d’une vie (soit 70 ans), pour une
micromètres 25 µg/m³ : 10 µg/ : 20 µg/ population hypothétiquement exposée continuellement à une concentration de 1 µg/m³ du composé considéré dans l’air respiré. Par
m³ m³ >=18 et <22 µg/m³ 20%
(PM2,5) exemple, une personne exposée continuellement à 1 µg/m³ de benzène tout au long de sa vie aura 1 + 6x10-6= 1.000006 fois plus de
>= à 22 µg/m³ Toute mesure appropriée pour atteindre 18 µg/m³ probabilité de développer un cancer qu’une personne non exposée.

8 bilan de la qualité de l’air 2018 9


bilan régional

Exposition de la population
80
Des niveaux d’ozone en forte hausse sur l’ensemble de la région pollution de fond sur la région Grand Est est en diminution par
Grand Est en 2018. rapport à 2017. 40 valeur limite
Les conditions estivales ont été propices à la production plus Les cartes suivantes présentent la répartition des moyennes
Les zones disposant d’un Plan de Protection de
importante d’ozone dans l’air sur des périodes plus longues qu’en annuelles en dioxyde d’azote (en haut), du percentile 90,4
l’Atmosphère
2017 impliquant une augmentation significative du nombre de (moyenne journalière) pour les particules PM10 (au milieu) et du
24
jours de dépassement du seuil de 120 µg/m3 en moyenne glissante nombre de jours de dépassement des 120 μg/m3 sur 8 heures
PREV’EST est l’outil de modélisation à l’échelle
sur 8 heures. Pour le dioxyde d’azote (NO2), les niveaux de fond en ozone (en bas) sur la région Grand Est en 2018. En couplant
régionale développé par ATMO Grand Est qui
sur la région Grand Est restent stables par rapport aux années ces données de qualité de l’air spatialisées à des données de 12
permet, notamment, de définir la population régionale
précédentes mais des variations sur le nombre de personnes répartition de la population, ATMO Grand Est définit le nombre
potentiellement exposée à des dépassements de seuils
potentiellement exposées à des dépassements de la valeur limite de personnes potentiellement exposées à des dépassements de
0 réglementaires. Cette plateforme bénéficie également
annuelle de 40 µg/m3 sont observées sur certaines grandes seuils réglementaires de différents composés sur la région.
CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES à d’autres territoires (Bourgogne Franche Comté,
agglomérations en 2018. Pour les particules PM10, le niveau de EN NO2 EN 2018 - ZAG Metz - Thionville (en µg/m3)
Source : ATMO Grand Est / Metz V2018a Bade Wurtemberg, Grand-Duché du Luxembourg)
Les Trois Vallées
dans le cadre d’un partenariat piloté par ATMO Grand
population exposée : <100 hab. Est.
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
Pour le dioxyde d’azote, la carte de répartition Dans le cadre du suivi des Plans de Protection de
des moyennes annuelles en 2018 montre des l’Atmosphère, ATMO Grand Est utilise des outils
concentrations plus élevées au niveau des axes de modélisation à l’échelle urbaine dont l’un des
autoroutiers et des centres urbains des grandes avantages est d’évaluer plus finement l’exposition de
agglomérations. En 2018, 2 800 personnes (soit 80 la population à l’échelle d’une agglomération, comme
0,05% de la population du Grand Est) habitent sur celles de Colmar, Metz, Mulhouse, Nancy, Reims,
40 valeur limite Strasbourg et Troyes.
>80 dans un secteur où la pollution de fond en
(VL) 40
32 NO2 dépasse la valeur limite annuelle fixée à Ici sont représentées les répartitions des moyennes
24
16 40 μg/m3. Il s’agit d’une augmentation de près de annuelles en dioxyde d’azote (NO2) en 2018 sur les
<8
NO2 1 000 personnes par rapport à 2017, répartie à 24 quatre agglomérations de la région Grand Est pour
CONCENTRATIONS
EN DIOXYDE D’AZOTE (NO2)
part égale sur les agglomérations de Nancy et de lesquelles un Plan de Protection de l’Atmosphère est
Moyenne annuelle 2018 en µg/m3
(VL : Valeur Limite) Strasbourg. établi et suivi (Les Trois Vallées avec Metz et Thionville,
12
Strasbourg, Reims et Nancy).
Les variations de la population exposée à un
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b 0 dépassement de la valeur limite annuelle de 40 μg/m3
Pour les particules PM10, tout comme en 2017, CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES en NO2 entre 2017 et 2018 sont les suivantes :
EN NO2 EN 2018 - ZAG Strasbourg (en µg/m3)
les dépassements de la valeur limite journalière de Source : ATMO Grand Est / Strasbourg V2018a • - 100 personnes pour les zones d’agglomérations de
50 μg/m3 (plus de 35 jours de dépassements Metz-Thionville et de Reims ;
Agglomération de Strasbourg
par an), concernent moins de 100 personnes à population exposée : 1500 hab. • + 500 personnes pour la zone d’agglomération de
l’échelle du Grand Est. Les dépassements sont Nancy ;
majoritairement observés sur les agglomérations • + 700 personnes pour la zone d’agglomération de
de Nancy, Reims et Strasbourg. Strasbourg.
>100
(VL) 50
40
30
PM10 20 80
<10 80
CONCENTRATIONS valeur limite
40
EN PARTICULES PM10
40 valeur limite
Percentile 90,4 journalier 2018 en µg/m3
(VL : Valeur Limite)

24
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b 24
En 2018, le nombre de jours de dépassements du
seuil de 120 µg/m3 en moyenne glissante sur 8 heures 12
12
pour l’ozone a augmenté significativement sur la
région Grand Est, se traduisant par la prédominance
0
de la couleur rouge sur la carte. En termes d’impact 0
CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES
sur la santé humaine, près de 95 % de la population EN NO2 EN 2018 - ZAR Reims (en µg/m3) CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES
Source : ATMO Grand Est / Reims V2018b EN NO2 EN 2018 - ZAG NANCY (en µg/m3)
>50
de la région Grand Est ont été concernés par ces Source : ATMO Grand Est / Nancy V2018a
dépassements.
(VC*) 25
20 Agglomération de Reims
15
population exposée : 300 hab. Agglomération de Nancy
10
(OQ à 0) <5 population exposée : 800 hab.
O3 CONCENTRATIONS
EN OZONE (O3)
Jours de dépassement en 2018
des 120 µg/m3 en moyenne sur 8h
(VC : Valeur Cible)
(OQ : Objectif Qualité)
* La VC se calcule sur 3 ans

10 bilan de la qualité de l’air 2018 11


bilan régional

dépassement de normes Situation au regard des normes pour la protection de la santé humaine

En 2018, des dépassements de valeurs limites réglementaires ont été


La surveillance réglementaire s’applique, conformément aux Le tableau ci-dessous présente le bilan de la qualité de l’air en
observés pour le dioxyde d’azote et le benzène sur la région Grand Est.
directives de l’Union Européenne, aux Zones Administratives de 2018, par zone administrative de surveillance, par rapport aux
Surveillance (ZAS). Ces zones ont été révisées pour la période valeurs réglementaires des principaux polluants réglementés
Pour le dioxyde d’azote, les dépassements de valeurs limites
2017-2021 dans le cadre du Programme Régional de Surveillance en air ambiant pour la protection de la santé. La position
concernent uniquement la valeur limite annuelle de 40 μg/m3.
de la Qualité de l’Air en tenant compte de la réforme territoriale par rapport aux seuils réglementaires est définie à partir des
Tous ces dépassements sont observés au niveau de sites sous
(fusion des régions) et des zones d’action existantes avec les mesures des stations fixes de la qualité de l’air implantées sur Situation au regard des normes pour la protection de la végétation
influence du trafic routier d’axes fortement fréquentés (A35/
Plans de Protection de l’Atmosphère. chaque zone administrative de surveillance.
Boulevard Clemenceau pour la ZAG de Strasbourg et A344/
Ainsi 5 ZAS sont définies : Le tableau ci-dessous présente le bilan de la qualité de l’air
Boulevard Paul Doumer à Reims). A noter que des dépassements
- 3 « zones agglomération – ZAG » (Strasbourg, Metz, en 2018, par zone administrative de surveillance, par rapport
pour la ZAG de Nancy sont identifiés à partir de stations de
Nancy) ; aux valeurs réglementaires des polluants réglementés en
mesures d’observations spécifiques ne rentrant pas dans le
- 1 « zone à risque – ZAR » (Reims) ; air ambiant pour la protection de la végétation. La position
réseau des stations de surveillance pour la réglementation de
- 1 « zone régionale – ZR » (le reste de la région). par rapport aux seuils réglementaires est définie à partir des
la qualité de l’air.
mesures des stations fixes de la qualité de l’air implantées sur
Pour le benzène, la situation a évolué par rapport à 2017 avec, de chaque zone administrative de surveillance, en situation de
nouveau, un dépassement de la valeur limite annuelle dans la vallée fond périurbain/rural (ozone) et rural (dioxyde de soufre et
de la Fensch (Serémange-Erzange) en 2018. En effet, une moyenne oxydes d’azote) sans influence de proximité.
Autres métaux
zas Seuil Particules Particules Dioxyde
Ozone
Dioxyde Monoxyde
Benzène
Benzo(a)
Plomb lourds (Arsenic,
annuelle de 7 µg/m3 en benzène a été obtenue sur ce site contre 4 µg/
réglementaire PM10 PM2,5 d’azote de soufre de carbone pyrène
Cadmium, Nickel) m3 en 2017. Cette moyenne ne respecte également pas l’objectif de Seuil Oxydes Dioxyde
Ozone
Valeur limite l l l - l l l - l - qualité annuel de 2 µg/m3. zas réglementaire d’azote de soufre
Zone
Valeur cible - l - l - - - l - l Zone
Niveau critique l - l
Agglomération
de Metz Objectif de qualité l l l l l - l - l - Pour l’ozone, les dépassements de la valeur cible annuelle pour la Agglomération de Valeur cible - l -
Metz
Ligne directrice OMS l l l l l - - - - - protection de la santé humaine ont été observés sur la partie Est Objectif de qualité - l -
Seuil d’information (1) l - l l l - - - - - de la région Grand Est, en périphérie des agglomérations de Colmar Zone
Niveau critique l - l
Seuil d’alerte (1) l - l l l - - - - - et de Mulhouse (zone régionale) et sur le département du Bas-Rhin, Agglomération de Valeur cible - l -
Nancy
Valeur limite l l l - l l l - l - dont l’agglomération de Strasbourg. Les dépassements du seuil Objectif de qualité - l -
Zone
Valeur cible - l - l - - - l - l d’information et de recommandations pour l’ozone ont été observés Zone
Niveau critique l - l
Agglomération
de Nancy Objectif de qualité l l l l l - l - l - lors des épisodes de pollution qui ont eu lieu sur la période du 25
Agglomération de Valeur cible - l -
Strasbourg
Ligne directrice OMS l l l l l - - - - - juillet au 7 août 2018. L’ensemble des départements de la région
Objectif de qualité - l -
Seuil d’information l - l l l - - - - - Grand Est ont été concernés par des déclenchements de procédures Zone Niveau critique l - l
Seuil d’alerte l - l l l - - - - - à risque
d’ozone au cours de cette période. de Reims Valeur cible - l -
Valeur limite l l l - l l l - l - (périmètre : ancien
Zone
Valeur cible - l - l - - - l - l Reims Métropole) Objectif de qualité - l -
Agglomération Pour les particules PM10, tout comme en 2017, aucun dépassement
de Strasbourg Objectif de qualité l l l l l - l - l - Niveau critique l - l
de valeurs réglementaires annuelles n’est observé en 2018. Des Zone
- -
Ligne directrice OMS l l l l l - - - - - régionale
Valeur cible l
Seuil d’information l - l l l - - - - - épisodes de pollution de courtes durées ont eu lieu majoritairement Objectif de qualité - l -
Seuil d’alerte l - l l l - - - - - au cours du 1er trimestre 2018 dont celui du 8 et 9 février qui l Respect valeur réglementaire
Valeur limite l l l - l l l - l - aura concerné l’ensemble des départements de la région Grand l Dépassement objectif qualité/valeur cible
Zone l Dépassement niveau critique
à risque Valeur cible - l - l - - - l - l Est. Les dépassements du seuil d’alerte indiqués pour les zones de l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux
de Reims
Objectif de qualité l l l l l - l - l - l’agglomération de Strasbourg et régionale ont été mesurés sur des seuils réglementaires.
(périmètre : - Il n’existe pas de valeur réglementaire
ancien Reims Ligne directrice OMS l l l l l - - - - - sites sous influence trafic (A35 à Strasbourg) ou industrielle (Héming).
Métropole) Seuil d’information l - l l l - - - - -
Seuil d’alerte l - l l l - - - - - Pour les particules PM2,5, les valeurs limite et cible annuelles sont
Valeur limite l l l - l l l - l - respectées. Pour autant, que ce soit en situation de fond ou de Les niveaux critiques en oxydes d’azote et en dioxyde de
Zone
Valeur cible - l - l - - - l - l proximité trafic, l’objectif de qualité annuel de 10 μg/m3 ainsi que soufre ne peuvent être comparés qu’aux valeurs de sites
régionale
Objectif de qualité l l l l l - l - l - la ligne directrice OMS (maximum 3 jours de dépassements de la ruraux se trouvant dans la zone régionale. Tous ces sites
Ligne directrice OMS l l l l l - - - - - moyenne journalière de 25 µg/m3) sont dépassés. respectent les niveaux critiques pour ces composés.
Seuil d’information l - l l l - - - - - L’ozone présente, quant à lui, des dépassements de
Seuil d’alerte l - l l l - - - - - Pour le benzo(a)pyrène, il s’agit la 1ère année depuis la mise en place de valeurs réglementaires. Tout d’abord, l’ensemble des zones
(1) Différent des procédures réglementaires préfectorales d’information-recom- l Respect valeur réglementaire
la surveillance de ce composé sur la région Grand Est, que l’ensemble administratives de surveillance présente un dépassement
mandation ou d’alerte, qui sont des pratiques et des actes administratifs pris par l Dépassement objectif qualité / valeur cible / seuil d’information / ligne directrice OMS
l’autorité préfectorale lors d’un épisode de pollution. Ces procédures sont déclen-
l Dépassement valeur limite / seuil d’alerte des sites de mesures respectent la valeur cible annuelle de 1 ng/m3. concernant l’objectif de qualité annuel. Il s’agit de l’AOT 40
chées sur prévision d’un dépassement des seuils d’information-recommandation
et/ou d’alerte, et peuvent l’être sans que ce dépassement soit constaté le lende- l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires.
En effet, la moyenne annuelle de benzo(a)pyrène au niveau de la calculé à partir de valeurs horaires entre 8h et 20h de mai à
main, ou à l’inverse, ne pas l’être alors qu’un dépassement sera constaté le len-
demain.
- Il n’existe pas de valeur réglementaire juillet et dont le seuil est fixé à 6 000 μg/m3.h. Pour la zone
commune de Florange (complexe de Bétange) a atteint la valeur cible
annuelle mais ne l’a pas dépassée. régionale, des dépassements de la valeur cible, dont le seuil
est fixé à 18 000 μg/m3.h (moyenne des valeurs d’AOT 40 sur
la période 2014-2018), ont été constatés en périphérie des
agglomérations de Colmar et de Mulhouse, tout comme en
2017.

12 bilan de la qualité de l’air 2018 13


bilan régional

Bilan par polluants Évolution temporelle


µg/m3

50 TRAFIC
Dépassements aux stations
FOND
45 INDUSTRIELLE
20
(Valeur ALERTE
40
limite) INFORMATION

35
15
Oxydes d’azote ( NOX) 30

25 10

20

15 5
Réseau de surveillance 11 7 11 7 9
10 0
2014 2015 2016 2017 2018 0
2014 2015 2016 2017 2018
N EVOLUTION DES CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES
EN DIOXYDE D’AZOTE SELON L’INFLUENCE DE 2014 À 2018 (en µg/m3)
Typologie et influence des 58 mesures NO 2 en 2018 NOMBRE DE JOURS DE DÉPASSEMENTS DU SEUIL D’INFORMATION
O E

S
ET DE RECOMMANDATIONS OU D’ALERTE
POUR LE DIOXYDE D’AZOTE NO2 SUR LES 5 DERNIÈRES ANNÉES
40 Sur les cinq dernières années, les concentrations moyennes
Rurale nationale annuelles en dioxyde d’azote en situation de fond et sous En 2018, aucun dépassement du seuil d’information et de
35 2 influence industrielle sont stables et à des niveaux établis entre recommandation (200 μg/m3 en moyenne horaire) en dioxyde
3
Rurale régionale
15 et 18 μg/m3. En situation de proximité trafic, les moyennes d’azote n’a été constaté sur la région Grand Est. Les années
30 1
annuelles en dioxyde d’azote ont baissé de 5 μg/m3 en 5 ans, soit précédentes, les dépassements étaient observés en situation
une diminution de 13% entre 2014 et 2018. de proximité trafic, majoritairement au niveau de l’avenue
25 Rurale proche
Clemenceau à Strasbourg (22 jours pour la période 2014 à
2018 sur un total de 36 jours). Des dépassements ponctuels ont
20 20
Urbaine
NO2 également été observés à Reims (avenue Paul Doumer), Mulhouse
15 (avenue Aristide Briand) et Strasbourg (A35). Aucun dépassement
Périurbaine
du seuil d’alerte pour le dioxyde d’azote (400 μg/m3 en moyenne
10
1
horaire) n’a été observé sur le Grand Est sur les 5 dernières années.

Modélisation régionale
4
11
5 10 2
3
0 1 Répartition des valeurs du percentile
Fond Industrielle Trafic
99,8 (moyennes horaires) en dioxyde
FOND
d’azote sur le Grand Est en 2018.
TRAFIC
Répartition des concentrations Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
moyennes annuelles en dioxyde d’azote
INDUSTRIEL sur le Grand Est en 2018.
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
INFLUENCE RURALE NATIONALE
RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE
PÉRIURBAINE
URBAINE

TYPE DE STATION

>400
(VL) 200
160
120

Situation par rapport aux valeurs réglementaires


800
<40

CONCENTRATIONS EN DIOXYDE D’AZOTE (NO2)


de qualité de l’air en 2018 (stations de mesures)
>80
(VL) 40 Percentile 99,8 horaire 2018 en µg/m3
32
(VL : Valeur Limite)
24

Les dépassements de normes en NO 2 sont observés


NO2 16
<8
Seuil Fond Industrielle Trafic
Dioxyde d’azote Réglementaire uniquement sur des sites sous influence du trafic CONCENTRATIONS EN DIOXYDE D’AZOTE (NO2)
Moyenne annuelle 2018 en µg/m3
Valeur limite annuelle l l l routier d’axes fortement fréquentés (A35/Bd (VL : Valeur Limite)
Valeur limite horaire l l l Clemenceau pour ZAG de Strasbourg et A344/Bd
Santé
Objectif qualité annuel l l l Paul Doumer à Reims). Tous ces sites ont dépassé la Pour le dioxyde d’azote, les cartes de répartition des concentrations moyennes annuelles et de percentile
Ligne directrice OMS l l l valeur limite annuelle de 40 μg/m 3 qui correspond 99,8 (valeur limite horaire) en 2018 montrent des niveaux de concentrations plus importants sur l’axe
Végétation Niveau critique annuel l l l également à une des lignes directrices de l’OMS. rhénan (Strasbourg-Colmar-Mulhouse), sur l’axe autoroutier A31 (Thionville-Metz-Nancy) ainsi que sur
l Respect valeur réglementaire l’agglomération de Reims. En 2018, 2 800 personnes (soit 0,05% de la population du Grand Est) habitent
l Dépassement objectif qualité / valeur cible / ligne directrice OMS
dans un secteur où la pollution en NO2 dépasserait la valeur limite annuelle fixée à 40 μg/m3.
l Dépassement niveau limite
l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires
- Il n’existe pas de valeur réglementaire
14 bilan de la qualité de l’air 2018 15
bilan régional

Évolution sectorielle Particules (PM 10 )


des émissions régionales de NOx
de 2012 à 2016
TONNES

140 000 TRANSPORT ROUTIER


AUTRES TRANSPORTS
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
Les émissions de NOX ont baissé de 24 % entre réseau de surveillance
120 000 2012 et 2016, passant de 115 580 tonnes en
Transport routier
AGRICULTURE
INDUSTRIE ET DECHETS 2012 à 87 533 tonnes en 2016. La source prin-
100 000
BRANCHE Autres
ÉNERGIEtransports
cipale d’émissions pour la région Grand Est est le
80 000 transport routier, représentant 53 % des émissions
Residentiel et tertiaire
N

O E

totales en 2016. Le secteur de l’industrie et des


60 000 Typologie et influence des 50 mesures PM 10 en 2018
S

Agriculture déchets est le deuxième émetteur en 2016 avec


40 000 19 % des émissions totales.
Industrie et dechets 35
Rurale nationale
20 000 Branche energie
30 3
Rurale régionale
0 2
A2012
2012
A2014
2014
A2016
2016 25
Rurale proche
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
NOx 20

21 Urbaine
15
Périurbaine
10
Quelques 4

chiffres clés… 5 3
7
5
4
Entre 2014 et 2018, la situation s’est améliorée en termes de pollution chronique (niveau moyen annuel) sur les sites de 0 1

12%
Fond Industrielle Trafic

FOND
proximité trafic suivis par ATMO Grand Est avec une diminution de des concentrations en dioxyde d’azote.
Concernant la pollution aiguë (sur quelques heures), elle continue d’être observée en 2018, uniquement en situation de

9
TRAFIC

proximité trafic, avec jours pour lesquels au moins une heure a présenté une valeur supérieure à 200 µg/m3 en dioxyde INDUSTRIEL

d’azote. INFLUENCE
RURALE NATIONALE
(Source : ATMO Grand Est) RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE
PÉRIURBAINE

88 000
URBAINE

TYPE DE STATION
En 2016, les émissions de NOX sur la région Grand Est représentaient un peu moins de tonnes (87 533

tonnes) dont 53 % provenaient des émissions du trafic routier.

Entre 2014 et 2016, les émissions totales en NOX sur la région Grand Est ont baissé de 12% .
(Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018)
situation par rapport aux valeurs réglementaires
En 2017, 12 agglomérations (dont Reims et Strasbourg) présentent un dépassement de normes pour le dioxyde d’azote de qualité de l’air en 2018 (stations de mesures)
au niveau national.
(Sources : Geod’Air, juillet 2018 ; Citepa, mise à jour avril 2018, format Secten ; SDES) En 2018, aucun dépassement de valeur limite ou Seuil Fond Industrielle Trafic
Particules PM10
d’objectif de qualité annuel pour les particules PM10 Réglementaire

n’a été observé sur la région Grand Est. Toutefois, les Valeur limite annuelle l l l
lignes directrices OMS pour les particules PM10, à savoir Valeur limite journalière l l l
Santé
une moyenne annuelle de 20 µg/m3 ou au maximum 3 Objectif qualité annuel l l l
Le saviez-vous ? jours de dépassements de la moyenne journalière de 50 Ligne directrice OMS l l l
µg/m3, ont été dépassées sur des sites sous différentes l Respect valeur réglementaire
l Dépassement objectif qualité / valeur cible / ligne directrice OMS
influences. Ces dépassements sont majoritairement l Dépassement niveau limite
Origines : les oxydes d’azote proviennent surtout des véhi- Effets sur la santé-l’environnement-les bâtiments : observés dans les centres de grandes agglomérations l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires
cules et des installations de combustion. Ces émissions ont le dioxyde d’azote pénètre dans les voies respiratoires pro- (Reims, Metz, Strasbourg ou Mulhouse). - Il n’existe pas de valeur réglementaire
lieu principalement sous la forme de NO (de l’ordre de 75 %) fondes où il fragilise la muqueuse pulmonaire face aux agressions
et, dans une moindre mesure, sous la forme de NO2. infectieuses, notamment chez les enfants. Aux concentrations
observées habituellement, le dioxyde d’azote provoque une
hyperactivité bronchique chez les personnes asthmatiques.

16 bilan de la qualité de l’air 2018 17


bilan régional

évolution temporelle µg/m3 modélisation régionale Répartition des valeurs du percentile


90,4 (moyenne journalière) en particules
PM10 sur le Grand Est en 2018.
Entre 2014 et 2018, la tendance est à la baisse pour les 35 TRAFIC Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
niveaux de particules PM10 dans l’air ambiant, toute Répartition des concentrations
(Objectif FOND
30 moyennes annuelles en particules PM10
influence confondue. Pour 2018, en situation de fond (17 qualité) INDUSTRIELLE
sur le Grand Est en 2018.
µg/m3) et de proximité industrielle (16 µg/m3), les moyennes 25 Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
annuelles sont identiques à celles de 2017. En proximité (Ligne
directrice 20
trafic, les moyennes sont plus élevées, en moyenne, de 7 µg/
OMS)
m3 par rapport aux autres influences. En 2018, la moyenne 15
annuelle de particules PM10 sous influence trafic est de 23
>100
(VL) 50

µg/m3 (-3 µg/m3 par rapport à 2014). 10 40


30
20
2014 2015 2016 2017 2018 <10

CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM10


EVOLUTION DES CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES >80 Percentile 90,4 journalier 2018 en µg/m3
(VL) 40 (VL : Valeur Limite)
EN PARTICULES PM10 SELON L’INFLUENCE DE 2014 À 2018 (en µg/m3) (OQ à 30) 32
24
(OMS à 20)
16
<8

PM10 Les moyennes annuelles en particules PM10 en 2018 sont


PM10 CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM10
Moyenne annuelle 2018 en µg/m3
(VL : Valeur Limite)
relativement homogènes sur la région Grand Est avec toutefois un
(OQ : Objectif Qualité)
(OMS : Ligne directrice de l’OMS)
niveau de fond plus faible sur le massif vosgien. Les dépassements
de la valeur limite journalière de 50 μg/m3 (plus de 35 jours de
dépassements par an), concernent moins de 100 personnes
à l’échelle du Grand Est et s’observent principalement sur les
100
agglomérations de Reims, Nancy et Strasbourg à proximité des
Évolution sectorielle
ALERTE
INFORMATION
axes structurants.
80
des émissions régionales
Dépassements aux stations Quelques
de PM10 de 2012 à 2016
60
11
9
chiffres clés…
L’année 2018 présente le nombre de jours de dépassements
40 TONNES
6 12 des seuils d’information (50 µg/m3, en moyenne journalière)
3 Le dernier dépassement d’une valeur limite en particules

2013
3 et d’alerte (80 µg/m3, en moyenne journalière) les plus faibles 40 000 TRANSPORT ROUTIER
20 Transport routier
AUTRES TRANSPORTS

48 54 35 33 28
de ces cinq dernières années. Les valeurs les plus élevées et 35 000 RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE PM10 sur la région Grand Est date de avec
AGRICULTURE
correspondant aux dépassements du seuil d’alerte, ont été Autres transports un dépassement de la valeur limite journalière de 50 µg/
30 000 INDUSTRIE ET DECHETS
0
obtenues le 8 février, le 2 mars et le 3 mars 2018, périodes au Residentiel et tertiairem (dépassée plus de 35 fois) en proximité trafic (boulevard
BRANCHE ÉNERGIE 3
2014 2015 2016 2017 2018 25 000
cours desquelles des épisodes de pollution avaient lieu sur la Clemenceau à Strasbourg).
NOMBRE DE JOURS DE DÉPASSEMENTS DU SEUIL D’INFORMATION 20 000 Agriculture
ET DE RECOMMANDATIONS OU D’ALERTE région Grand Est.
POUR LES PARTICULES PM10 SUR LES 5 DERNIÈRES ANNÉES 15 000
Industrie et dechets En 2016, les émissions de PM10 sur la région Grand Est
10 000
Branche energie représentaient 35 497 tonnes dont 42
%
5 000
0 provenaient des émissions des activités agricoles
A2012
2012 A2014
2014 A2016
2016
(source la plus émettrice de PM10 suivie du résidentiel et
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
de l’industrie manufacturière).
épisode de pollution en 2018 Répartition des concentrations en parti-
(Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018)
cules PM10 un jour d’épisode de pollution Les émissions de particules PM10 ont baissé de 2,7 % entre 2012
type combustion, le 8 février 2018.
et 2016 et se situent juste au-dessus de la barre des 35 000
Source : ATMO Grand Est / PREVEST Entre 2014 et 2016, les émissions totales en PM10 sur la

0,4%
LES SOURCES DE POLLUTION tonnes. Entre 2014 et 2016, les émissions en particules PM10
LES SOURCES DE POLLUTION
sont stables. La source principale d’émissions pour la région Grand région Grand Est ont baissé de .
Est est l’agriculture, représentant 42 % des émissions totales en (Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018)
2016. Le secteur résidentiel/tertiaire est le deuxième émetteur en
2016 avec 36 % des émissions totales.
épisode de tYPE Combustion

Le saviez-vous ?
(essentiellement en hiver)

Origines : les particules de petites tailles résultent soit de pro- Effets sur la santé-l’environnement-les bâtiments :
cessus de combustion (industrie, transport, chauffage, etc.), soit le rôle des particules en suspension a été montré dans cer-
(SA) >80
de mécanismes chimiques à partir de particules primaires pré- taines atteintes fonctionnelles respiratoires, le déclenche-
épisode de type mixte (SIR) 50

(essentiellement de février à mai)


PM10 40
30
sentes dans l’atmosphère, en l’occurrence des interactions entre ment de crises d’asthme et la hausse du nombre de décès pour
20
<1
les composés issus de la transformation de l’ammoniac (d’ori- cause cardio-vasculaire ou respiratoire, notamment chez les
gine agricole) et des oxydes d’azote (majoritairement d’origine personnes les plus sensibles. Certains hydrocarbures aro-
0
CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM10
Moyenne journalière en µg/m3
(SA : Seuil d’Alerte) routière). Les poussières sont alors dites secondaires. matiques polycycliques portés par les particules d’origine
(SIR : Seuil d’Information et Recommandations)
automobile, sont classés comme probablement cancérigènes
chez l’homme.

18 bilan de la qualité de l’air 2018 19


bilan régional

Particules fines (PM 2,5 ) modélisation régionale


Répartition des concentrations
Tout comme pour les particules PM10, les moyennes annuelles moyennes annuelles en particules PM2,5
en particules PM2,5 en 2018 sont relativement homogènes sur sur le Grand Est en 2018.
la région Grand Est avec toutefois un niveau de fond plus faible Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
réseau de surveillance sur le massif vosgien. La modélisation régionale montre des
niveaux de fond majoritairement inférieurs à 10 µg/m3 (objectif
N
qualité et ligne directrice OMS), excepté dans les principales
O E

Typologie et influence des 18 mesures PM 2,5 en 2018 S agglomérations où les concentrations peuvent se rapprocher
voire dépasser, sur de petites surfaces, la valeur limite annuelle
15
de 25 µg/m3 à proximité des axes structurants.
Rurale nationale

12 Rurale régionale
3
>50
(VL) 25
(VC) 20

9
1 Rurale proche
PM2,5 (OQ/OMS) 10
15

<5

CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM2,5


Urbaine Moyenne annuelle 2018 en µg/m3
(VL : Valeur Limite)
6
Évolution sectorielle
(VC : Valeur Cible)
(OQ : Objectif Qualité)
Périurbaine (OMS : Ligne directrice de l’OMS)
9
des émissions régionales PM2,5
3
5
7
de 2012 à 2016
0 1
Quelques
chiffres clés…
TONNES
Fond Trafic Ind
25 000 TRANSPORT ROUTIER
FOND
Transport routier
AUTRES TRANSPORTS
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
TRAFIC
Autres transports
AGRICULTURE En 2016, les émissions de PM2,5 sur la région Grand

62%
20 000
INDUSTRIE ET DECHETS
INDUSTRIEL BRANCHE ÉNERGIE
Residentiel et tertiaire Est représentaient 20 033 tonnes dont
RURALE NATIONALE
15 000
INFLUENCE RURALE RÉGIONALE
provenaient des émissions du secteur résidentiel (source
RURALE PROCHE
Agriculture
PÉRIURBAINE
URBAINE la plus émettrice de PM2,5 suivie par les activités
10 000
TYPE DE STATION Industrie et dechets agricoles (18%) et le transport routier (11%)).
5 000 Branche energie (Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018).

0 Entre 2014 et 2016, les émissions totales en PM2,5 sur


Situation par rapport aux valeurs réglementaires
0,9%
A2012
2012 A2014
2014 A2016
2016

la région Grand Est ont baissé de .


de qualité de l’air en 2018 (stations de mesures) SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018

(Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018).


Pour les particules PM2,5, les valeurs limite et cible annuelles Seuil Fond Trafic Les émissions de particules PM2,5 sont relativement stables entre
Particules PM2,5 Réglementaire
sont respectées. Néanmoins, que ce soit en situation de fond 2012 et 2016 avec une diminution de seulement 1,3 % des émis- En 2018, en situation de fond rural national (Revin dans
ou de proximité trafic, l’objectif de qualité annuel de 10 μg/
Valeur limite annuelle l l sions totales en 2016 (20 000 T.) par rapport à 2012. La source les Ardennes), la moyenne annuelle en particules PM2,5
m3 ainsi que la ligne directrice OMS (maximum 3 jours de
dépassements de la moyenne journalière de 25 µg/m3) sont
Santé
Valeur cible annuelle
Objectif qualité annuel
l
l
l
l
principale d’émissions pour la région Grand Est est le résidentiel/
tertiaire, représentant 62 % des émissions totales en 2016. Le sec- est de 7 µg/m3 .
Ligne directrice OMS l l teur de l’agriculture est le deuxième émetteur en 2016 avec 18 %
dépassés. Comme en 2017, la moyenne est de 12 μg/m3 en
l Respect valeur réglementaire des émissions totales.
situation de fond ou de proximité trafic en 2018. l Dépassement objectif qualité / valeur cible / ligne directrice OMS
l Dépassement niveau limite
l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires
- Il n’existe pas de valeur réglementaire
Le saviez-vous ?
évolution temporelle
µg/m3
Origines : les particules de petites tailles résultent soit de Effets sur la santé-l’environnement-les bâtiments :
Entre 2014 et 2018, les concentrations 18 TRAFIC
processus de combustion (industrie, transport, chauffage, le rôle des particules en suspension a été montré dans cer-
moyennes en particules PM2,5 montrent une FOND
16 etc.), soit de mécanismes chimiques à partir de particules taines atteintes fonctionnelles respiratoires, le déclenche-
tendance générale à la baisse en influence de
14 primaires présentes dans l’atmosphère, en l’occurrence des ment de crises d’asthme et la hausse du nombre de décès
fond et trafic. Sur les deux dernières années, les
interactions entre ammoniac et oxydes d’azote. Les pous- pour cause cardio-vasculaire ou respiratoire, notamment
moyennes annuelles pour les deux influences 12
sières sont alors des particules dites secondaires. chez les personnes les plus sensibles. Certains hydrocar-
sont identiques et égales à 12 µg/m3. A (Objectif qualité /
Ligne directrice OMS) 10 bures aromatiques polycycliques portés par les particules
noter qu’entre 2014 et 2018, l’ensemble des 2014 2015 2016 2017 2018
d’origine automobile, sont classés comme probablement
moyennes en particules PM2,5 représentatives
ÉVOLUTION DES CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES cancérigènes chez l’homme.
des niveaux de fond et sous influence trafic se
PM2,5 EN PARTICULES FINES PM2.5 SELON L’INFLUENCE DE 2014 À 2018 (en µg/m3)
situent entre 12 et 15 µg/m3.

20 bilan de la qualité de l’air 2018 21


bilan régional

évolution temporelle
Ozone ( O 3 ) µg/m3

Entre les trois typologies définies au niveau européen, les 80 FOND RURAL

moyennes les plus faibles sont observées en situation de fond FOND PÉRIURBAIN
FOND URBAIN
urbain tandis que les plus élevées sont observées en situation 70
de fond rural. La présence plus importante de composés parti-
réseau de surveillance cipants à la destruction de l’ozone en milieu urbain explique en 60
grande partie ces écarts. L’évolution des niveaux de fond sur les
trois typologies sont identiques sur les trois dernières années. 50

40
N 2014 2015 2016 2017 2018
O E

Typologie et influence des 35 mesures O 3 en 2018 S


EVOLUTION DES CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES
EN OZONE SELON L’INFLUENCE DE 2014 À 2018 (en µg/m3)
35
3
Rurale nationale O3
30
3
1 Rurale régionale

25
Rurale proche Dépassements aux stations
20 15

Urbaine
12
15 ALERTE
INFORMATION
En 2018, le nombre de jours de dépassements du seuil d’infor-
Périurbaine 10 mation et de recommandation (180 µg/m3 en moyenne ho-
10
raire) a augmenté par rapport aux deux années précédentes.
8
12 La période estivale a présenté des conditions météorolo-
5
6 giques favorables à de fortes productions d’ozone dans l’air
(ensoleillement important, température élevée et vent faible)
0 1 4
Fond Industrielle Trafic de fin juillet à début août (du 24/07 au 06/08). Finalement, 4
FOND jours de dépassements ont eu lieu en juillet et 4 jours en août.
2
TRAFIC 2 11 2 3 8
0
INDUSTRIEL 2014 2015 2016 2017 2018

INFLUENCE NOMBRE DE JOURS DE DÉPASSEMENTS DU SEUIL D’INFORMATION


RURALE NATIONALE ET DE RECOMMANDATIONS OU D’ALERTE
RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE POUR L’OZONE O3 SUR LES 5 DERNIÈRES ANNÉES
PÉRIURBAINE
URBAINE

TYPE DE STATION

Répartition des concentrations en ozone O3


épisode de pollution en 2018 un jour d’épisode de pollution type estival,
le 4 août 2018.
Source : ATMO Grand Est / PREVEST
LES SOURCES DE POLLUTION

Situation par rapport aux valeurs réglementaires


de qualité de l’air en 2018 (stations de mesures)
Seuil Fond Que ce soit pour la protection de la santé humaine ou de la épisode de tYPE estival
Ozone Réglementaire végétation, tous les seuils réglementaires de l’ozone en 2018 sont (en été)
Valeur cible annuelle l dépassés. Pour les valeurs cibles annuelles, les dépassements
Santé Objectif qualité annuel l sont observés en situation de fond dans l’Est de la région, plus
Ligne directrice OMS l particulièrement dans les départements du Bas-Rhin (santé
Valeur cible annuelle l humaine) et du Haut-Rhin (santé humaine et végétation). Les
(SA) >240
Végétation
Objectif qualité annuel l agglomérations de Colmar et de Mulhouse sont concernées à la (SIR) 180
144

l Respect valeur réglementaire fois par des dépassements de la valeur cible pour la protection de la 108

l Dépassement objectif qualité / valeur cible / ligne directrice OMS


santé humaine mais également pour la protection de la végétation. O3 72
<36
l Dépassement niveau limite
CONCENTRATIONS EN OZONE (O3)
l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils
Maximas horaires en µg/m3
réglementaires
(SA : Seuil d’Alerte)
- Il n’existe pas de valeur réglementaire (SIR : Seuil d’Information et Recommandations)

22 bilan de la qualité de l’air 2018 23


bilan régional

modélisation régionale Dioxyde de soufre ( SO 2 )


Répartition des concentrations en ozone
pour la protection de la végétation
(AOT40) sur le Grand Est en 2018.
Source : ATMO Grand Est / PREVEST

Répartition du nombre de jours de dépas-


sement des 120 μg/m3 en moyenne sur 8h
pour l’ozone sur le Grand Est en 2018. réseau de surveillance
Source : ATMO Grand Est / PREVEST

>36 000
(VC, sur 5 ans*) 18 000
14 400
10 800 N

(OQ* à 6000) 7 200


<3 600 O E

>50 Typologie et influence des 29 mesures SO 2 en 2018 S


(VC*) 25 CONCENTRATIONS EN OZONE (O3)
20 AOT40 en µg/m3 de mai à juillet 2018
15 (VC : Valeur Cible)
10 (OQ : Objectif Qualité) 20
(OQ à 0) <5 * valeurs réglementaires indicatives
Rurale nationale
O3 CONCENTRATIONS EN OZONE (O3)
Jours de dépassement des 120 µg/m3 en moyenne sur 8h en 2018
(VC : Valeur Cible) 1
Rurale régionale
(OQ : Objectif Qualité)
* La VC se calcule sur 3 ans 15 2

1
Les conditions climatiques météorologiques estivales de 2018 ont de la population de la région Grand Est a été concernée par des Rurale proche

été propices à la production plus importante d’ozone dans l’air sur dépassements de la valeur cible en 2018. Pour la protection de la
des périodes plus longues qu’en 2017 impliquant une augmentation végétation (AOT40), les concentrations sont également élevées 10 Urbaine

significative du nombre de jours de dépassements du seuil de sur l’ensemble de la région avec un dépassement de la valeur cible 4
11
120 µg/m3, en moyenne glissante sur 8 heures, ainsi que du niveau sur la majorité du territoire. Périurbaine

de fond. En termes d’impact sur la santé humaine, près de 95 % 5 3

7
4

Quelques 0
2
1

chiffres clés…
Fond Industrielle Trafic

FOND

2 seules
TRAFIC

En 2018, tout comme en 2017, Mulhouse et Colmar sont les agglomérations de la INDUSTRIEL

région Grand Est à présenter des dépassements de la valeur cible pour la protection de la santé humaine
INFLUENCE
et de la valeur cible pour la protection de la végétation. RURALE NATIONALE
RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE

8 jours
PÉRIURBAINE
URBAINE

de dépassements du seuil d’information/recommandations ont été constatés en TYPE DE STATION

2018 avec un maximum horaire de 208 µg/m 3


obtenu le 3 août 2018 à Revin.

En 2017, 28 agglomérations (dont Colmar et Mulhouse) présentent un dépassement de normes


pour l’ozone au niveau national.
(Sources : Geod’Air, juillet 2018 ; Citepa, mise à jour avril 2018, format Secten ; SDES).
Situation par rapport aux valeurs réglementaires
de qualité de l’air en 2018 (stations de mesures)

Le saviez-vous ? Dioxyde de
soufre
Seuil
Réglementaire
Fond Industrielle Trafic Les niveaux de fond en dioxyde de soufre sont très
faibles sur la région Grand Est mais certaines mesures
Valeur limite horaire l l l sous influence industrielle (secteur de Thann) présen-
Origines : l’ozone n’est pas émis par une source parti- Effets sur la santé-l’environnement-les bâtiments : Valeur limite journalière l l l tent des moyennes journalières supérieures à la ligne
culière mais résulte de la transformation photochimique de l’ozone est un gaz capable de pénétrer profondément dans l’ap- Santé
Objectif qualité annuel l l l directrice OMS de 20 µg/m3 (39 jours au total pour la
certains polluants de l’atmosphère, issus principalement du pareil respiratoire. Il provoque, à de fortes concentrations, Ligne directrice OMS l l l commune du Vieux-Thann). Les moyennes annuelles
transport routier (NOX et COV), en présence des rayonnements une inflammation et une hyperactivité bronchique. Des Niveau critique annuel l l l se situent toutes en dessous de la valeur de 10 µg/m3.
ultraviolets solaires (principalement en été). irritations du nez et de la gorge surviennent généralement, ac- Végétation Niveau critique hivernal
(octobre à mars) l l l
compagnées d’une gêne respiratoire. Des irritations oculaires
sont aussi observées. l Respect valeur réglementaire
l Dépassement objectif qualité / valeur cible / ligne directrice OMS
l Dépassement niveau limite
l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires
- Il n’existe pas de valeur réglementaire

24 bilan de la qualité de l’air 2018 25


bilan régional

évolution temporelle
µg/m3
Les moyennes annuelles en dioxyde de soufre sont très faibles,
5 TRAFIC
en-dessous de 5 μg/m3 en moyenne sur les cinq dernières an-
nées, pour tout type d’influence. En 2018, elles se situent entre 4
FOND
INDUSTRIELLE
Quelques
0 et 3 μg/m3.
3
chiffres clés…
2

1
En 2016, les émissions de dioxyde de soufre sur le Grand Est représentaient 9 848 tonnes dont 64%
provenaient de l’industrie manufacturière (comprenant les cokeries, les procédés des industries agro-alimentaires et
0
2014 2015 2016 2017 2018
la production de verre) suivie par la branche énergie avec 12% des émissions totales.
(Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018)
EVOLUTION DES CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES
EN DIOXYDE DE SOUFRE SELON L’INFLUENCE DE 2014 À 2018 (en µg/m3)

58%
SO2
Entre 2014 et 2016, les émissions totales en dioxyde de soufre sur la région Grand Est ont baissé de .
Parmi l’ensemble des sources d’émissions en dioxyde de soufre, la baisse la plus forte observée en quantité absolue

(10 331 tonnes) et relative (-90% ) concerne la branche énergie.


(Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018)

4 Dépassements aux stations Depuis 2009, aucun site de mesure au niveau national ne dépasse les deux normes fixées pour la protection de la

en 2015
ALERTE
INFORMATION
En 2018, tout comme en 2016, aucun dépassement du seuil santé humaine, à l’exception d’un site sur l’agglomération de Saint-Pierre à la Réunion (en
3 raison de l’activité volcanique).
d’information et de recommandations en dioxyde de soufre (300
µg/m3, en moyenne horaire) n’a été mesuré. De ce fait, aucune (Sources : Geod’Air, juillet 2018 ; Citepa, mise à jour avril 2018, format Secten ; SDES).
2 procédure d’information/recommandations n’a été déclenchée
pour le dioxyde de soufre en 2018.
Les dépassements observés en 2014, 2015 et 2017 ont été
1
observés en situation de proximité industrielle, dans la vallée de
3 1 0 2 0 la Thur, sur la commune de Thann. Le saviez-vous ?
0
2014 2015 2016 2017 2018
NOMBRE DE JOURS DE DÉPASSEMENTS DU SEUIL D’INFORMATION
Origines : le dioxyde de soufre provient essentiellement Effets sur la santé-l’environnement-les bâtiments :
ET DE RECOMMANDATIONS OU D’ALERTE de la combustion des matières fossiles contenant du soufre le dioxyde de soufre est un gaz irritant des muqueuses, de
POUR LE DIOXYDE DE SOUFRE SO2 SUR LES 5 DERNIÈRES ANNÉES
(comme le fuel ou le charbon). la peau et de l’appareil respiratoire. Des expositions courtes
à des valeurs élevées (250 μg/m³) peuvent provoquer des
affections respiratoires (bronchites, etc.) surtout chez les
personnes sensibles.

Évolution sectorielle des émissions


régionales de SO2 de 2012 à 2016 SO2

Les émissions de dioxyde de soufre ont fortement diminué TONNES


entre 2012 et 2016, passant de 41 616 T. à 9 849 T., soit
50 000 TRANSPORT ROUTIER
une baisse de plus de 76 % en quatre ans. Cette évolution Transport routier
AUTRES TRANSPORTS
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
est liée à la forte diminution des émissions du secteur « 40 000 AGRICULTURE
Autres transports
branche énergie » entre 2012 et 2016, passant du rang du INDUSTRIE ET DECHETS
BRANCHE ÉNERGIE
1er émetteur de dioxyde de soufre en 2012 au 3ème rang en Residentiel et tertiaire
30 000
2016, derrière les secteurs de l’industrie et des déchets et du Agriculture
résidentiel/tertiaire. La fermeture progressive d’installations 20 000
Industrie et dechets
et l’arrêt de l’utilisation du charbon comme combustible dans
les centrales thermiques en est l’explication. 10 000 Branche energie

0
A2012
2012 A2014
2014 A2016
2016
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018

26 bilan de la qualité de l’air 2018 27


bilan régional

Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques ( hap ) Évolution sectorielle des émissions régionales


de benzo(a)pyrène de 2012 à 2016
TONNES Sur la période de 2012 à 2016, les émissions de benzo(a)
pyrène sur la région Grand Est présentent une évolution à la
réseau de surveillance 0.8 TRANSPORT ROUTIER
Transport routier
AUTRES TRANSPORTS
hausse (+29 %) avec un total de 0,73 tonnes en 2016. Cette
0.7 RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
N
évolution est liée à l’augmentation des émissions du secteur «
Autres transports
AGRICULTURE
Typologie et influence des 9 mesures O E 0.6 INDUSTRIE ET DECHETS
benzo(a)pyrène en 2018 S BRANCHE ÉNERGIE Branche énergie » passant de 28 kg en 2012 à près de 760 kg
0.5 Residentiel et tertiaire
en 2016. La source principale d’émission en benzo(a)pyrène
6 0.4 Agriculture pour la région Grand Est est le résidentiel/tertiaire, représen-
Rurale nationale 0.3 tant 74 % des émissions en 2016.
Industrie et dechets
5 0.2
Rurale régionale Branche energie
3 0.1

4 0.0
Rurale proche A2012
2012 A2014
2014 A2016
2016

SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018


3 Urbaine

4
B(a)P
1
2 Périurbaine

1 2

0
1 1
Quelques
Fond Industrielle Trafic

FOND
chiffres clés…
TRAFIC

INDUSTRIEL
En 2017, au niveau national, 2 sites de mesure dépassaient la valeur cible annuelle en benzo(a)
RURALE NATIONALE
RURALE RÉGIONALE
pyrène dont le site en situation de proximité industrielle dans la vallée de la Fensch, le 2ème site
concernant la vallée de l’Arve en Haute-Savoie.
RURALE PROCHE
INFLUENCE
PÉRIURBAINE
URBAINE

TYPE DE STATION
(Source : Géod’Air, juillet 2018 ; Citepa, mise à jour avril 2018, format Secten ; SDES)

En 2016, les émissions de benzo(a)pyrène sur la région Grand Est représentaient 733 kg dont

Situation par rapport aux valeurs réglementaires


74% provenaient des émissions du secteur résidentiel, source la plus émettrice de benzo(a)
pyrène suivie par le transport routier et la branche énergie avec, pour chacun de ces secteurs,
de qualité de l’air en 2018 (stations de mesures) 10% des émissions totales.
(Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018)
Depuis la mise en place de la surveillance du benzo(a)pyrène dans la région Benzo(a) Seuil Fond Industrielle Trafic
Grand Est, 2018 est la 1ère année où l’ensemble des sites de mesures res- pyrène Réglementaire
Entre 2014 et 2016, les émissions totales en benzo(a)pyrène sur la région Grand Est ont augmenté de

22%
pectent la valeur cible annuelle de 1 ng/m3 pour le benzo(a)pyrène. En effet, Santé Valeur cible l l l
dans la vallée de la Fensch (Florange), secteur où la valeur cible annuelle était l Respect valeur réglementaire près de .
encore dépassée en 2017, la moyenne annuelle en benzo(a)pyrène est de 1 l Dépassement objectif qualité/valeur cible
l Dépassement niveau limite (Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018)
ng/m3 en 2018. Le site de mesures sur la commune de Héming, en situation l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils
réglementaires
de fond sous influence des émissions du secteur résidentiel (chauffage au
- Il n’existe pas de valeur réglementaire
bois), a également atteint la valeur cible en 2018 sans toutefois la dépasser.

ng/m3 évolution temporelle


5
TRAFIC Le saviez-vous ?
4
FOND
INDUSTRIELLE
De 2014 à 2018, les concentrations de benzo(a)pyrène
3 sont globalement stables en situation de « fond » avec des
Origines : les HAP se forment dans des proportions relative- Effets sur la santé-l’environnement-les bâtiments :
moyennes annuelles entre 0,4 et 0,6 ng/m3. En situation
2 ment importantes lors de la combustion, surtout lors de condi- la population est généralement exposée à un mélange de HAP.
trafic, les moyennes annuelles se situent entre 0,2 ng/m3
(Valeur tions de combustion incomplètes. Ils se créent tout particuliè- Actuellement, leurs effets sur la santé ne sont que partiellement
cible)
1 et 0,5 ng/m3 sur les cinq dernières années.
rement lors de la combustion de la biomasse dans les foyers connus. Le benzo(a)pyrène, l’un des HAP les plus connus, est clas-
0 Une tendance à la diminution des niveaux de benzo(a)
domestiques qui s’effectue souvent dans des conditions moins sé comme agent cancérigène pour l’Homme (groupe 1) par
2014 2015 2016 2017 2018 pyrène se confirme depuis 2014 en situation de proximité
bien maîtrisées. le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).
ÉVOLUTION DES CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES industrielle, dans la vallée de la Fensch (Florange) avec une
EN BENZO(A)PYRÈNE SELON L’INFLUENCE DE 2014 À 2018 (en ng/m3)
baisse de 2 ng/m3 entre 2014 et 2018.

28 bilan de la qualité de l’air 2018 29


bilan régional

Benzène (C 6H 6 ) Évolution sectorielle des émissions


régionales de benzène de 2012 à 2016

TONNES

réseau de surveillance 1 500 TRANSPORT ROUTIER


Sur la période de 2012 à 2016, les émissions de benzène sur
Transport routier
AUTRES TRANSPORTS
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
1 200 AGRICULTURE la région Grand Est présentent une baisse de 5,9 % avec un
N
Autres transports
Typologie et influence des 10 mesures
O E
INDUSTRIE ET DECHETS
BRANCHE ÉNERGIE
total de 1 352 tonnes en 2016. Tout comme pour le benzo(a)
S
900 Residentiel et tertiaire
pyrène, la source principale d’émission en benzène pour la ré-
de benzène en 2018
Agriculture gion Grand Est est le résidentiel/tertiaire, représentant 79 %
4 600
Rurale nationale
des émissions totales en 2016. Avec 7 % des émissions totales
Industrie et dechets
1
en benzène en 2016, nous retrouvons les secteurs de l’indus-
3 300 Branche energie trie et des déchets et du transport routier.
Rurale régionale
3 2
0
A2012
2012 A2014
2014 A2016
2016
Rurale proche
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018

2 2 Urbaine

3 3
Périurbaine

1
Quelques
0
chiffres clés…
Fond Industrielle Trafic

FOND Après une année de respect de la valeur limite annuelle en benzène de 5 µg/m3, le site de mesures à
TRAFIC
Serémange-Erzange présente, en 2018, une moyenne annuelle arrondie à 7 µg/m3 qui dépasse
INDUSTRIEL RURALE NATIONALE la valeur limite annuelle en benzène.
RURALE RÉGIONALE

1 352 tonnes
RURALE PROCHE
INFLUENCE
PÉRIURBAINE
URBAINE

TYPE DE STATION En 2016, les émissions de benzène sur la région Grand Est représentaient
dont près des ¾ provenaient des émissions du secteur résidentiel (source la plus émettrice de benzène suivie
par le transport routier et l’industrie manufacturière avec, pour chacun de ces secteurs, 7% des émissions
totales).
Situation par rapport aux valeurs réglementaires (Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018)

de qualité de l’air en 2018 (stations de mesures)


Pour le benzène, la situation a évolué par rapport à 2017 avec, de
Entre 2014 et 2016, les émissions totales en benzène sur la région ont augmenté de près de 0,6% .
Seuil Fond Industrielle Trafic (Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018)
Benzène Réglementaire nouveau, un dépassement de la valeur limite annuelle dans la vallée
Valeur limite l l l de la Fensch (Serémange-Erzange) en 2018. En effet, une moyenne
Santé
Objectif qualité l l l annuelle de 7 µg/m3 en benzène a été obtenue sur ce site contre
l Respect valeur réglementaire 4 µg/m3 en 2017. Cette moyenne ne respecte également pas
l Dépassement objectif qualité/valeur cible
l’objectif de qualité annuel de 2 µg/m3. Pour les autres situations
l Dépassement niveau limite
l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires d’influence, toutes les valeurs réglementaires en benzène sont
- Il n’existe pas de valeur réglementaire respectées et se situent entre 0,9 et 1,1 µg/m3. Le saviez-vous ?

évolution temporelle µg/m3 Origines : le benzène fait partie de la famille des composés orga-
niques volatils. Ces composés sont liés au transport mais aussi
Effets sur la santé-l’environnement-les bâtiments :
les effets sont variables selon la nature du composé
(Valeur 5
limite) TRAFIC
à l’utilisation de solvants dans les procédés industriels (imprime- chimique. Ils vont de la simple gêne olfactive ou une irritation,
De 2014 à 2018, les moyennes annuelles en benzène oscillent 4
FOND
INDUSTRIELLE ries, nettoyage à sec, etc.) ou dans les colles, vernis, peintures, etc. à une diminution de la capacité respiratoire, jusqu’à des effets
autour d’1 µg/m3 en situation de fond et sous influence trafic.
3 mutagènes et cancérigènes, notamment établis pour le ben-
Pour les sites de proximité industrielle, les moyennes ont baissé
zène.
de près de moitié entre 2014 et 2018, passant de 0,9 à 0,5 µg/m3. 2
A noter que pour l’évolution des moyennes annuelles de benzène 1
obtenues en situation de proximité industrielle, seules sont prises
0
en comptes des mesures effectuées dans la zone industrielle
2014 2015 2016 2017 2018
de Carling-L’Hôpital-Saint-Avold. Les mesures de la vallée de la
EVOLUTION DES CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES
Fensch ne couvrent pas toute la période de 2014 à 2018. EN BENZÈNE SELON L’INFLUENCE DE 2014 À 2018 (en µg/m3)

30 bilan de la qualité de l’air 2018 31


bilan régional

Métaux lourds évolution temporelle


ng/m3 ng/m3
(Valeur (Valeur
cible)
6 cible)
5
FOND FOND
5 INDUSTRIELLE
4 INDUSTRIELLE

4
3
réseau de surveillance 3
2
2

1 1

0 0
2014 2015 2016 2017 2018 2014 2015 2016 2017 2018

Typologie et influence des 9 mesures N


ARSENIC CADMIUM
en métaux lourds en 2018
O E

ng/m3 µg/m3
S

(Valeur (Valeur
20 limite)
0,5
cible) FOND FOND

5 16
INDUSTRIELLE
0,4
INDUSTRIELLE

Rurale nationale

1 12 0,3
3
4 Rurale régionale 8 0,2

1 4 0,1
Rurale proche
0 0
3
2014 2015 2016 2017 2018 2014 2015 2016 2017 2018
3 Urbaine NICKEL PLOMB

2
Périurbaine
Pour les 4 métaux lourds, les niveaux sont plus élevés en proximité industrielle sont nettement plus élevées, en lien notamment avec la
3
industrielle qu’en situation de fond. Pour chaque composé, l’écart entre prise en compte des résultats obtenus sur la commune de Baccarat,
les deux influences est relativement stable et donc en faveur de la en proximité d’une cristallerie. Toutefois, une baisse des moyennes
1
proximité industrielle (+ 0,3 ng/m3 pour l’arsenic, + 0,4 ng/m3 pour le annuelles en plomb s’observe entre 2014 et 2018 en proximité
1
cadmium et + 1,1 ng/m3 pour le nickel). industrielle (passage de 0,04 µg/m3 en 2014 à 0,02 µg/m3 en 2018).
0 Pour le plomb, les moyennes annuelles en situation de proximité
Fond Industrielle Trafic

FOND

TRAFIC
Évolution sectorielle des émissions régionales
INDUSTRIEL RURALE NATIONALE
de MÉTAUX LOURDS de 2012 à 2016
RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE
INFLUENCE
PÉRIURBAINE
TONNES ARSENIC TONNES CADMIUM
URBAINE

TYPE DE STATION 2.0 TRANSPORT ROUTIER 0.35 TRANSPORT ROUTIER


Transport routier
AUTRES TRANSPORTS Transport routier
AUTRES TRANSPORTS
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE 0.30 RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
Autres transports
AGRICULTURE Autres transports
AGRICULTURE
1.5
INDUSTRIE ET DECHETS 0.25 INDUSTRIE ET DECHETS
BRANCHEResidentiel
ÉNERGIE et tertiaire BRANCHEResidentiel
ÉNERGIE et tertiaire
0.20
1.0 Agriculture Agriculture
0.15
Industrie et dechets Industrie et dechets
0.10
0.5
Branche energie Branche energie
0.05
Situation par rapport aux valeurs réglementaires 0 0
A2012 A2014 A2016 A2012 A2014 A2016
de qualité de l’air en 2018 (stations de mesures)
2012 2014 2016 2012 2014 2016

SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018 SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018

Métaux Seuil Fond Industrielle Les valeurs réglementaires des 4 métaux lourds sont respectées
lourds Réglementaire sur l’ensemble des sites de la région Grand Est, quelle que soit leur
TONNES NICKEL PLOMB
Valeur limite l l typologie (fond ou industrielle). Les moyennes annuelles en plomb les TONNES

Santé 5 TRANSPORT ROUTIER 15 TRANSPORT ROUTIER


Objectif qualité l l plus importantes (de 0,02 à 0,14 µg/m3) sont observées au niveau de Transport routier
AUTRES TRANSPORTS Transport routier
AUTRES TRANSPORTS
l Respect valeur réglementaire sites sous influence d’émissions industrielles (cristallerie, aciérie ou 4
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
Autres transports 12
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
Autres transports
AGRICULTURE AGRICULTURE
l Dépassement objectif qualité/valeur cible
l Dépassement niveau limite
installation de traitement de batteries). INDUSTRIE ET DECHETS INDUSTRIE ET DECHETS
3 BRANCHEResidentiel
ÉNERGIE et tertiaire 9 BRANCHEResidentiel
ÉNERGIE et tertiaire
l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils
réglementaires Agriculture Agriculture
- Il n’existe pas de valeur réglementaire 2 6
Industrie et dechets Industrie et dechets
1 Branche energie 3 Branche energie

0 0
A2012
2012 A2014
2014 A2016
2016
A2012
2012 A2014
2014 A2016
2016

SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018 SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018

32 bilan de la qualité de l’air 2018 33


bilan régional

Les émissions des 4 métaux lourds réglementés ont baissé entre revanche, pour le plomb, le secteur du transport routier est dé- Ouverture des données
2012 et 2016 (de -8 % pour le plomb jusqu’à -50 % pour l’arse- sormais le principal émetteur avec 39 % des émissions totales,
nic). En 2016, le secteur de l’industrie et des déchets reste le devant le secteur de l’industrie et des déchets (30 %).
principal émetteur pour l’arsenic, le cadmium et le nickel. En En 2018, ATMO Grand Est a mis a disposition des données qu’elle produit sur deux sites internet en libre consultation et télécharge-
ment : le site de l’Observatoire Climat-Air-énergie et la Plateforme OpenData.

Quelques LE SITE DE L’observatoire climat-air-énergie


chiffres clés…
ATMO Grand Est a renforcé ses outils de diagnostics air-climat- Ces données sont disponibles à l’échelle intercommunale (EPCI).
énergie et d’aide à la décision au service des 150 collectivités du Sont également disponibles sur le site les publications “chiffres
En 2018, en prenant la moyenne annuelle la plus élevée pour chacun des quatre métaux lourds réglementés sur la région Grand Est,

28% 7%
Grand Est. En partenariat avec la Région, la Direction Régionale clés” qui alimentent largement les diagnostics des Plans Climat-
nous obtenons une valeur représentant de la valeur limite annuelle (0,5 µg/m3) pour le plomb, pour la valeur cible de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Air-énergie Territoriaux (PCAET), mais également d’autres outils

annuelle (5 ng/m3) en cadmium, 12% pour la valeur cible annuelle (6 ng/m3) en arsenic et 10% de la valeur cible annuelle
et l’ Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
(ADEME), le site de l’Observatoire Climat-Air-énergie a été ouvert
de planification réglementaire comme les Schémas de Cohérence
Territoriale (SCOT), les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) ou encore
(20 ng/m ) pour le nickel.
3
le 7 juillet 2018. les Plans de Protection de l’Atmosphère (PPA).

En 2016, les émissions de métaux lourds réglementés sur la région Grand Est représentaient respectivement 853 kg pour
Il intègre des modules de visualisation cartographique et de

173 kg 2 750 kg 11 tonnes


téléchargement des données de l’inventaire que réalise ATMO
l’arsenic, pour le cadmium, pour le nickel et un peu plus de pour Grand Est chaque année :

¾
• émissions de polluants et de gaz à effet de serre ;
le plomb. Le principal émetteur en arsenic, cadmium et nickel est l’industrie manufacturière (plus des des émissions pour le nickel). • consommations d’énergie ;

Concernant le plomb, le principal émetteur est le transport routier (usure des freins, batteries) avec 39 % des émissions totales de
• productions d’énergie.

la région Grand Est.


(Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018)
La plateforme OpendATA
Entre 2014 et 2016, les émissions des 4 métaux lourds réglementés ont baissé sur la région Grand Est : -3% pour le plomb,

-32% -18% -19%


Les données des Associations Agréées de Surveillance de la des tiers, ou de manière automatisée pour alimenter des services
pour le cadmium, pour le nickel et pour l’arsenic. Qualité de l’Air (AASQA) sont historiquement disponibles sur leurs web, et ainsi favoriser l’innovation et les initiatives en faveur de la
(Source : ATMO Grand Est Invent’Air V2018) sites internet. qualité de l’air.

Depuis le 19 septembre 2018, Journée Nationale de la Qualité Les données disponibles sont des données de :
de l’Air, elles le sont également sur des Plateformes OpenData • concentrations mesurées aux stations ;
dans un format homogène (format commun) et moissonable (flux • concentrations cartographiées ;
conformes selon des règles de mises en oeuvre européennes). • émissions atmosphériques ;
Pour ATMO Grand Est, elles sont accessibles sur https://data- • épisodes de pollution ;
Le saviez-vous ? atmograndest.opendata.arcgis.com. • indices de la qualité de l’air ;
• exposition des populations et territoires.
Origines : les métaux lourds sont émis lors de la com- Effets sur la santé-l’environnement-les bâti- L’objectif est de faciliter leur appropriation et leur réutilisation par
bustion du charbon et du pétrole. Ils sont également issus de ments :
l’incinération des ordures ménagères et de certains procé- le plomb, considéré comme potentiellement cancérigène pour
dés industriels. l’Homme, est à l’origine du saturnisme. L’inhalation de l’arse-
nic peut provoquer l’apparition de lésions cutanées et des
troubles digestifs, le développement de cancer des voies
respiratoires ainsi qu’une augmentation du risque de morta-
lité par accident cardiovasculaire.  Le cadmium se concentre
principalement dans le foie et les reins et peut provoquer des
troubles de la respiration et des voies urinaires. Il est classé
comme agent cancérigène pour l’Homme. Le nickel peut
être à l’origine d’une élévation du nombre de cancers du
poumon et des cavités nasales. Il est classé comme agent
cancérigène pour l’Homme.
data-atmograndest.opendata.arcgis.com

N
observatoire.atmo-grandest.eu
O E

34 bilan de la qualité de l’air 2018 35


bilan régional

Pollens DEPLOIEMENT DU RESEAU POLLIN’AIR

Le réseau citoyen participatif Pollin’air, lancé initialement en Grand Est a accompagné l’établissement dans l’organisation
L’air ambiant contient des particules biologiques, parmi les-
Lorraine, s’est déployé aux régions Grand Est et Hauts-de- de leurs journées portes ouvertes, dans une formation sur
quelles on retrouve les pollens, dont les impacts sur la santé
France en juin 2018. ATMO Grand Est a continué de former la thématique pollen à une classe de lycéens, à un vol en
sont avérés. En effet, en France, la prévalence des allergies
des sentinelles et le réseau Grand Est compte à présent 155 montgolfière pour les sentinelles et d’autres.
concerne au moins 30% des adultes et entre 7 et 20% des
bénévoles, 301 personnes inscrites à la Newsletter (particuliers
enfants de plus de 9 ans. D’autre part, ATMO Grand Est s’est impliquée dans le projet «
et professionnels de santé) et 301 abonnés à la page Facebook.
D’après une enquête menée en 2018 auprès des personnes Un arbre, une école » pour déployer Pollin’air dans les écoles
préleveur de pollens - troyes de la circonscription de Sélestat. Ce projet vise à proposer
inscrites à la Newsletter, le site internet de Pollin’Air leur a
permis d’acquérir des connaissances et de modifier leurs aux élèves une activité environnementale en lien avec le
programme scolaire et leur donner des clés de compréhension
comportements vis à vis des pollens allergisants.
de l’environnement par l’observation des arbres présents à
Cette année a été marquée par la signature de la convention proximité de leur école.
de partenariat entre le Groupe SOS séniors et ATMO Grand
Enfin, un article scientifique intitulé « Les enseignements de
Est, pour la mise en place du réseau au sein de
la veille phénologique » a été écrit conjointement avec
l’EHPAD Les Noisetiers à Mandres-sur-Vair
le Pr Gisèle Kanny et compare les observations
(88). Cinq résidents âgés de 82 à 93 ans,
Mesure des pollens phénologiques réalisées au Jardin botanique de
N

accompagnés de leur animatrice,


Nancy avec les comptes polliniques de 2014
O E

sur la région Grand Est participent ainsi aux observations


S

à 2016. Il est paru dans la Revue Française


phénologiques. Pour cette action
en 2018 d’utilité publique, l’EHPAD a d’Allergologie fin 2018.
obtenu le prix de bronze de Le projet Pollin’air s’inscrit dans
REIMS
la meilleure initiative des l’axe 1 du Plan Régional Santé
METZ maisons de retraites, décerné Environnement 3 et dans le Contrat
par l’organisme Maisons De Local de Santé de la communauté
Retraite Sélection. ATMO d’agglomération de la ville d’Epinal.
STRASBOURG
CAPTEUR POLLINIQUE MOBILE
NANCY

CAPTEUR POLLINIQUE PÉRENNE EHPAD LES NOISETIERS


TROYES

CHAUMONT

MULHOUSE

Perspectives 2019
Bilan de la saison pollinique 2018
• Début de la saison pollinique depuis le 20 décembre 2018 ;
L’index pollinique 2018 est en forte augmentation par • Lancement de la campagne de communication Pollin’air dans le Grand Est ;
rapport aux précédentes années, atteignant son plus Index pollinique (1) • Accompagnement des régions dans le déploiement de Pollin’air, notamment
haut niveau depuis le début des mesures. la Corse et l’Ile-de-France ;
90 000 GRAMINÉES
Les concentrations de pollens de bouleaux ont été • Accompagnement des écoles de la circonscription de Sélestat dans le projet
BOULEAU
fortes, résultant d’un épisode de chaleur exceptionnel 80
80000
000 « Un arbre, une école » ;
AUTRES TAXONS
coïncidant avec la floraison des bouleaux. Le docteur 70
70000
000 • Signature de convention entre l’EHPAD la Providence, l’école Saint Pierre à
Fontaine, allergologue à Reims, indique que « les 60
Troyes et ATMO Grand Est, pour la mise en place du réseau Pollin’air au sein
60000
000
allergies aux pollens de bétulacées ont été plus intenses de leurs établissements ;
50
50000
000
que les années précédentes chez certains patients • Amélioration des outils Pollin’air et organisation de formations ;
particulièrement gênés par des conjonctivites et/ou 40
40000
000 • Déploiement des polliniers dans le Grand Est : Jardin botanique de
crises d’asthme ». Le docteur Thomas, allergologue à 30 Metz, centre Léo Lagrange d’Epinal, ville de Troyes et Schiltigheim ;
30000
000
Chaumont, a observé « une forte réactivité allergique • Participation aux Contrats Locaux de Santé de la Métropole du Grand
20
20000
000
des patients le 15 avril » en lien avec la pollinisation du Nancy, de l’Eurométropole de Strasbourg et de la ville de Troyes ;
10
10000
000 • Réflexion sur la stratégie Moisissures qui sera mise en œuvre à l’horizon
bouleau et du frêne.
La saison des graminées s’est allongée en raison 00 2020.
REIMS TROYES CHAUMONT METZ NANCY STRASBOURG MULHOUSE
de la persistance de la chaleur et de la sécheresse
estivale. Cependant pour le docteur Flabbee, praticien ÉVOLUTION DES INDEX POLLINIQUES SUR LES 7 CAPTEURS pollinier du jardin botanique de nancy
DE LA RÉGION GRAND EST EN 2018
hospitalier au CHU de Nancy Brabois, les symptômes
allergiques liés aux graminées ne se sont pas montrés (1)
L’INDEX POLLINIQUE CORRESPOND AU NOMBRE TOTAL
DE GRAINS DE POLLENS COMPTABILISÉS SUR LA SAISON POLLINIQUE
plus sévères que d’habitude.

36 bilan de la qualité de l’air 2018 37


bilan régional
ng/m3

Pesticides 140 COLMAR (SITE URBAIN-VITICOLE)


KINTZHEIM (SITE RURAL-VITICOLE)
NANCY (SITE URBAIN-AGRICOLE)
OHNENHEIM (SITE RURAL-AGRICOLE)
VERZY (SITE RURAL-VITICOLE)
VOUÉ (SITE RURAL-AGRICOLE)
120 MANGE-SEILLE (SITE RURAL-VITICOLE) REIMS (SITE URBAIN-AGRICOLE)
100
80

Mesure des pesticides dans la région Grand Est en 2018 60


40
20
0
S11 S12 S13 S14 S15 S16 S17 S18 S19 S20 S21 S22 S23 S24 S25 S26 S27 S28 S29 S30 S31 S32 S33 S34 S35 S36 S37 S38 S39 S40 S41 S42 S43 S44 S45 S46 S47 S48 S49 S50 S51

En 2018, des mesures ont été réalisées sur 8 sites, dont 2 sites pour SUBSTANCES ACTIVES SUR LES SITES PERMANENTS EN 2018
un projet spécifique (Mange-Seille et Ohnenheim). 36 substances LISTE COMMUNE CONSTITUÉE DE 36 SUBSTANCES ACTIVES
actives identiques (15 herbicides, 14 fongicides, 7 insecticides) ont
été recherchées sur l’ensemble des sites de mesures. Des substances Résumé de l’année 2018 en quelques chiffres :
supplémentaires ont été recherchées pour les 2 sites du projet
Nombre de substances actives 2 premières substances actives Concentration max hebdo (ng/m3) Cumul hebdomadaire
spécifique d’une part, et sur les 6 autres sites d’autre part. Typologie Influence
quantifiées (liste commune) les plus quantifiées - Substance active concernée max (ng/m3)

31 - Prosulfocarbe
Villers-lès-Nancy Urbaine Agricole 12 Lindane et Triallate 42
REIMS SACRE-COEUR
Lindane et Triallate 21 - Prosulfocarbe
Reims Urbaine Agricole 19 27

Colmar Urbaine Viticole 15 Lindane et s-Métolachlore 4 -Folpel 7

Verzy Rurale Viticole 19 Lindane et Triallate 29 - Folpel 46

Voué Rurale Agricole 18 Lindane et Prosulfocarbe 41 - Fenpropidine 43


N

O E Kintzheim Rurale Viticole 16 s-Métolachlore et Lindane 13 - Folpel 17


S

Mange-Seille Rurale Agricole 11 Pendiméthaline et Triallate 126 - Prosulfocarbe 130

Ohnenheim Rurale Agricole 6 Pendiméthaline et s-Métolachlore 6 - s-Métolachlore 9

FOND
Les périodes de prélèvements des sites de Mange-Seille et Ohnenheim sont différentes des autres sites.

TRAFIC

INDUSTRIEL

INFLUENCE

Renforcement de l’expertise sur les odeurs

Les nuisances olfactives apparaissent comme le deuxième langage des Nez, mesure de composés odorants, réflexion sur
RURALE motif de plainte après le bruit. Elles sont définies par le Code de la mise en place d’une plateforme de signalement en ligne etc.).
PÉRIURBAINE
URBAINE l’environnement comme des évènements polluants, qui contribuent ATMO Grand Est oriente les plaignants vers le bon interlocuteur
TYPE DE STATION notamment à la dégradation du cadre de vie des habitants d’un en fonction de la nature de la plainte et fournit des éléments
territoire. de réponse (conseils, comparaisons à la mesure etc.). Sur les 34
En 2018, ATMO Grand Est a développé son expertise des odeurs signalements « odeur » renseignés en 2018, 15 (44%) pointent le
en lien avec des actions définies dans le PRSQA 2017/2021 secteur industriel et 5 (15%) le secteur agricole.
(traitement des signalements reçus, formation du personnel au
Les résultats des mesures des sites permanents, dont les périodes de prélèvements sont globalement identiques, montrent que :
INDUSTRIE
Ardennes
• des pesticides d’usage agricole/viticole sont mesurés aussi bien en ville qu’en milieu rural en lien avec un transport plus ou moins AGRICULTURE
longue distance ; Aube AUTRES (VOISINAGE, PIC DE POLLUTION…)
• les sites ruraux sous influence viticole présentent des cumuls plus importants en fin de printemps et début d’été, lié à l’usage de Marne
fongicides ; Haute-Marne
• les sites sous l’influence des activités agricoles présentent des cumuls maximaux à l’automne lié à l’usage d’herbicides ; Meurthe-et-Moselle
• hormis le lindane1, la substance la plus quantifiée sur chaque site correspond à des herbicides principalement utilisés en grand- Meuse
culture : le triallate, le prosulfocarbe ou le s-métolachlore ; Moselle
• la substance présentant la concentration maximale hebdomadaire sur les 3 sites influencés par la viticulture est le folpel ; pour les Bas-Rhin
sites sous influence agricole, il s’agit du prosulfocarbe pour 2 sites et de la fenpropidine pour 1 site ; Haut-Rhin
• le cumul max hebdomadaire de substances actives varie de 7 ng/m3 à 46 ng/m3 selon le site ; Vosges
• le nombre de substances quantifiées en 2018 varie de 12 (Villers-lès-Nancy) à 19 (Reims et Verzy). 0 2 4 6 8 10
RÉPARTITION DES PLAINTES TRAITÉES PAR DÉPARTEMENT EN FONCTION DE L'ORIGINE EN 2018

1
Le lindane, interdit d’utilisation depuis 1998, est quantifié de façon régulière sur l’ensemble des sites de mesure à des concentrations très faibles inférieures à 1 ng/m3.
38 bilan de la qualité de l’air 2018 39
bilan régional

Sites ruraux Quelques Résultats…

Évolution du cumul des concentrations de HAP mesurées sur la fraction particulaire PM10 à Revin de 2011 à 2018
ng/m3
Réseau de surveillance MERA La surveillance des hydrocarbures aromatiques 0.8 indéno(1,2,3-cd)pyrène (I(cd)P)
REVIN polycycliques en milieu rural national depuis dibenzo(ah)anthracène (DB(ah)A)
0.7 benzo(k)fluoranthène (B(k)F)
de nombreuses années permet d’observer benzo(j)fluoranthène (B(j)F)
En 2018, le réseau de surveillance d’ATMO Grand Est LA COULONCHE JONVILLE l’évolution des niveaux de fond avec l’influence 0.6 benzo(b)fluoranthène (B(b)F)
benzo(a)pyrène (B(a)P)
participe au programme MERA (Mesure et Evaluation DONON
des transports de masses d’air à longue distance. 0.5 benzo(a)anthracène (B(a)A)
en zone Rurale de la pollution Atmosphérique à longue GUIPRY L’évolution des HAP sur la fraction particulaire 0.4
distance) et évolue par rapport à 2017. Le programme de MONTANDON PM10 de 2011 à 2018 sur le site de Revin, montre
MORVAN
0.3
mesures de la station de Jonville a été déplacé vers le site une diminution constante des concentrations
VERNEUIL
du Donon après 4 mois de mesures en doublon sur ces
LA TARDIERE
jusque 2015. 0.2
2 sites en début d’année. Cette évolution a pour objectif Sur cette période, les moyennes annuelles en 0.1
de répondre aux critères d’implantation qui définissent LE MONTFRANC
benzo(a)pyrène sont passées de 0,15 ng/m3 en 0.0
l’environnement d’un site rural national au sens du guide 2011 2012 2013
A2013 2014 2015 2016 2017 2018
2011 à 0,03 ng/m3 en 2015. Depuis 2016, les A2011 A2012 A2014 A2015 A2016 A2017 A2018
LE CASSET
méthodologique figurant dans le référentiel technique concentrations en HAP sont à la hausse mais EVOLUTION DU CUMUL DES CONCENTRATIONS DE HAP MESURÉES SUR
SAINT-NAZAIRE LE DESERT LA FRACTION PARTICULAIRE PM10 À REVIN DE 2011 À 2018
national(1) et répondant aux exigences de l’EMEP(2), la tendance est à confirmer sur les prochaines
programme de coopération pour la surveillance continue années.
et l’évaluation de transport à longue distance des polluants PEYRUSSE VIEILLE

atmosphériques en Europe. Outre l’intégration de ces


Comparaison du cumul des concentrations de HAP mesurées sur la fraction particulaire PM10 à Revin et sur le Donon en 2018
mesures dans le programme européen EMEP(3) qui répond
à la Convention CEE-ONU sur la pollution atmosphérique
ng/m3
transfrontière à longue distance (CLRTAP), les sites de
mesures de Revin et du Donon permettent de répondre 0.40
Indéno(1,2,3-cd)pyrène (I(cd)P)
Indeno(1,2,3-c,d)pyrène La première année de mesure des
aux exigences des Directives de qualité de l’air 2008/50/ 0.35 Dibenzo(ah)anthracène (DB(ah)A)
concentrations de HAP mesurées
Benzo(k)fluoranthène (B(k)F)
Dibenzo(a,h)-anthracène
CE et 2004/107/CE concernant la surveillance de la 0.30 sur la fraction particulaire PM10
Benzo(j)fluoranthène (B(j)F)
qualité de l’air en milieu rural national. Benzo(j)fluoranthène
Benzo(b)fluoranthène (B(b)F) sur le Donon montre des valeurs
0.25
Benzo(a)pyrène (B(a)P)
comparables à celles de Revin et donc
0.20 Benzo(k)fluoranthène
Benzo(a)anthracène (B(a)A)
un site rural national non influencé par
0.15 Benzo(b)-fluoranthène une source locale.
0.10
Benzo(a)-pyrène
0.05
DONON - Après Benzo(a)-anthracène
0.00
REVIN DONON
COMPARAISON DU CUMUL DES CONCENTRATIONS DE HAP MESURÉES SUR LA
donon - Avant FRACTION PARTICULAIRE PM10 À REVIN ET SUR LE DONON EN 2018

Évolution des composés contribuant au phénomène d’acidification des écosystèmes (exemple au Donon)
Paramètres mesurés sur les 3 sites MERA (état au 31/12/2018)
Aménagements au
Donon Revin Jonville (fonctionnement
jusqu’à fin avril 18) donon Les composés soufrés (SO42-) et azotés (NO3-, NH4+) dans les retombées contribuent au phénomène d’acidification des écosystèmes et/ou
conduisent à une modification et une dégradation de l’écosystème par le phénomène d’eutrophisation.
Particules PM10 et PM2,5 l l l
Ozone l l l Des aménagements autour de la station
Depuis 1990, les concentrations de
Dioxyde d’azote l l l ont dû être réalisés avec l’aide de l’Office SO42- (en mgS/l) pH
ces composés ont nettement baissé
Dioxyde de soufre l - l National des Forêts (ONF) et de l’Institut NO3- et NH4+ (en mgN/l )
sur le site du Donon (-76% pour le
Ammoniac - l - Mines-Télecom Lille Douai (IMT-LCSQA) 0.9 6.0
SO42-, -56% pour le NH4+ et -23% pour NH4+ SO42- NO3-
Métaux dans les PM10 l l l afin de respecter les critères de conception 0.8 5.8
Métaux dans les précipitations le NO3-). Ces baisses s’expliquent par la pH
l l l et d’implantation pour la mise en place d’une 0.7 5.6
et dépôts secs baisse des émissions atmosphériques 0.6
HAP dans les PM10 station de surveillance de l’observatoire 5.4
l l l en France en dioxyde de soufre et en 0.5
MERA : débroussaillage, élagage, mise en 5.2
HAP dans les précipitations
l l l oxydes d’azote sur la même période 0.4 5.0
et dépôts secs place d’une clôture, réalisation d’une dalle 0.3
Matière Inorganique et contribuent à réduire l’acidité des 4.8
afin de permettre d’installer l’ensemble des 0.2
dans la pluie l l - retombées atmosphériques (hausse 4.6
préleveurs de qualité de l’air. 0.1 4.4
Matière Inorganique du pH). A noter que depuis 2016, les
dans les PM2,5 l l l 0.0 4.2
concentrations de NH4+ et de NO3- A1990
A1991
A1992
A1993
A1994
A1995
A1996
A1997
A1998
A1999
A2000
A2001
A2002
A2003
A2004
A2005
A2006
A2007
A2008
A2009
A2010
A2011
A2012
A2013
A2014
A2015
A2016
A2017
Carbone élémentaire / Carbone

1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
organique dans les PM2,5 l l l sont à la hausse mais la tendance
Météorologie l l l est à confirmer sur les prochaines ÉVOLUTION DES COMPOSÉS SOUFRÉS (SO42-) ET AZOTÉS (NO3-, NH4+) ET DU PH AU DONON DE 1990 À 2017
années.
https://www.lcsqa.org/fr/rapport/2016/imt-ld-ineris/guide-methodologique-stations-francaises-surveillance-qualite-air
(1)

European Monitoring and Evaluation Programme http://emep.int/


(2)
40 http://ebas.nilu.no/
(3) bilan de la qualité de l’air 2018 41
bilan régional

Gaz à effet de serre Radioactivité

Potentiel de Réchauffement Global (PRG)


réseau de surveillance
Afin de déterminer l’impact relatif de chacun des gaz à effet
de serre (GES) sur le changement climatique, un
Source : ATMO Grand Est / Invent’air V2018 ATMO Grand Est dispose d’un réseau constitué
indicateur, le Pouvoir de Réchauffement Global
(PRG), a été défini. Il est calculé au moyen des N
de treize points de surveillance de la
PRG respectifs de chacune des substances et O E radioactivité. Répartis essentiellement sur
les départements alsaciens et lorrains,
S

s’exprime en équivalent CO2 (CO2e). Le calcul


du PRG a été effectué avec les coefficients ces équipements fournissent en
2007 du GIEC (4ème rapport) et comprend continu une mesure du rayonnement
les GES suivants : le dioxyde de car- gamma ambiant. En situation normale
bone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde (hors accidentelle) celui-ci résulte
d’azote (N2O) et les gaz fluorés (HFC, essentiellement de phénomènes
PFC, SF6, NF3). naturels (rayonnements solaire et
terrestre), auxquels peuvent s’ajouter
des contributions artificielles
1193 - 2953 (activités industrielles, accidents).
CO2 522 - 1193
248 - 522
95 - 248
39 - 95 En 2018, et dans le cadre du PRSQA,
12 - 39
0 - 12 ATMO Grand Est a installé un nouveau
point de mesure de la radioactivité
PRG 2016
ambiante à Bétheny dans la Marne. Ce
Répartition par secteur d’activité
Equivalent émissions de CO2 (kt/an/km2)
nouvel équipement de mesure est venu
Année 2016 compléter la station d’ATMO Grand Est
14 % déjà en place pour les polluants chimiques.
24 %
Sur l’année 2016, les secteurs de l’industrie et déchets et du
TRANSPORT ROUTIER transport routier contribuent, à eux seuls, à la moitié de la valeur
AUTRES TRANSPORTS
0% du PRG (GIEC 2007) de la région Grand Est, représentant un
26 %
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE peu plus de 26 133 kt d’équivalent en CO2. Viennent ensuite ESSAI INTER LABORATOIRES
AGRICULTURE les secteurs de l’agriculture et du résidentiel/tertiaire avec une
INDUSTRIE ET DÉCHETS
18 % contribution de chacun à hauteur de 18 % de la valeur totale du ATMO Grand Est a participé à l’automne 2018 à l’essai inter labo- ses données de surveillance de la radioactivité sur le site du réseau
BRANCHE ÉNERGIE
PRG. Pour l’agriculture, cela représente 9 057 kt en équivalent ratoire organisé par l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nu- national de mesure de la radioactivité dans l’environnement, aux
18 % CO2, plus particulièrement via les émissions de protoxyde d’azote cléaire (IRSN). Cette démarche vise à obtenir l’agrément délivré par côtés du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), de la Marine
(N2O) et méthane (CH4) se produisant lors des activités de culture l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) pour la mesure du rayonnement Nationale et des laboratoires d’EDF.
et d’élevage. Pour le résidentiel/tertiaire, les émissions de gaz à gamma ambiant, et devrait permettre à ATMO Grand Est de diffuser
RÉPARTITION SECTORIELLE DU PRG (GIEC 2007)
effet de serre sont essentiellement liées à l’utilisation d’appareils
EN RÉGION GRAND EST EN 2016
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018 de chauffage au gaz et au fioul domestique.

GESTION DU RADON
Évolution des émissions de GES ATMO Grand Est est fortement impliquée dans le Plan Régional
par secteur d’activité Santé Environnement (PRSE3) notamment sur la thématique radon
qui concerne 318 communes de la région Grand Est situées en zone
(PRG en KTONNES CO2e -GIEC 2007) KT CO2E
3 (potentiel radon significatif). En 2018 ATMO Grand Est a orga-
60 000 TRANSPORT ROUTIER
Transport routier
AUTRES TRANSPORTS nisé des réunions d’information à destination des élus des territoires
Sur la période 2012-2016, les émissions de gaz à effet de serre de 50 000 RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
Autres transports concernés afin de les informer sur l’évolution de la réglementation
la région Grand Est ont baissé de 10 % avec une valeur de 51 908 AGRICULTURE

40 000
INDUSTRIE ET DECHETS
concernant le radon. Une campagne de mesure dans l’habitat a éga-
kt d’équivalent CO2 pour le PRG de la région Grand Est en 2016. BRANCHE Résidentiel
ÉNERGIE et tertiaire
lement été initiée sur la Communauté d’Agglomération de Saint-Dié
L’évolution est toutefois différente parmi les principaux secteurs 30 000 Agriculture
des Vosges, et une carte interactive permettant d’identifier les com-
d’émissions de gaz à effet de serre. La plus forte baisse est à mettre
20 000 Industrie et déchets munes en zone 2 et zone 3.
au titre du secteur de la branche énergie (-37 %, représentant une
Branche énergie
baisse de 4 300 kt de CO2e). A l’inverse, le secteur de l’agriculture 10 000
Le 27 juin 2018 est paru l’arrêté portant délimitation des zones à
présente une augmentation des émissions de gaz à effet de serre 0
a2012
2012 a2014
2014 a2016
2016
potentiel radon du territoire français.
sur la même période (+4 %, représentant une hausse de 341 kt de
ÉVOLUTION DES ÉMISSIONS DE GES
CO2e). Concernant le transport routier les émissions entre 2012 et PAR SECTEUR D’ACTIVITÉ (PRG EN KT CO2E - GIEC 2007)
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
2016 sont stables et représentent 12 600 kt de CO2e.
42 bilan de la qualité de l’air 2018 43
bilan régional

Évaluation L’évolution mensuelle des concentrations µg/m3


depuis 2015 sur le site de Reims montre 25

par campagne de mesures


des teneurs beaucoup plus importantes en
mars-avril que sur le reste de l’année, avec 20
quelques sursauts en août correspondant
15
aux épandages organiques.
10
En 2019, l’analyseur automatique du site
Les capacités d’observation d’ATMO Grand Est reposent sur fixes. La stratégie mise en place pour le déploiement de ces
de Metz-Borny sera déplacé en zone 5
différents dispositifs d’évaluation. Outre le réseau de mesures dispositifs de mesures prend en compte plusieurs enjeux définis
rurale sous influence agricole. Des tests
de stations fixes, les plateformes de modélisation et les à différentes échelles géographiques (des zones administratives
de comparaison des niveaux d’ammoniac 0
inventaires des énergies et des émissions, ATMO Grand Est de surveillance définies au niveau européen aux communes
au sein d’une même agglomération sur

m 15
5
se . 15

n 15
ja 15
m . 16

m 16
6
se 16

n 16
ja 16
m . 17

m 17

26 juil 7
se . 17

n 17
ja 17
m 18

m 18

26 juil 8
se . 18
no . 18
18
26 ai 1

26 ai. 1

26 ai. 1

1
s’appuie fortement sur des campagnes de mesures temporaires. traversées par un trafic moyen journalier de plus de 10 000

26 rs

26 pt.
26 ov.

26 rs.

.
26 pt.
26 ov.

26 rs.

26 pt.
26 ov.

.
26 rs
26 ai

v.
26 nv

26 nv

26 nv
26 juil

26 juil

26 pt
2 typologies différentes (trafic/urbain)

a
a

a
m
De par la mobilité des dispositifs de mesures, elles permettent véhicules, en passant par les collectivités de plus de 50 000

26
seront réalisés. EVOLUTION JOURNALIÈRE DES CONCENTRATIONS D'AMMONIAC
d’accroître les connaissances en termes de qualité de l’air sur habitants).
SUR LE SITE DE REIMS JEAN D'AULAN (URBAIN)
des secteurs de la région Grand Est dépourvus de mesures

Amélioration des connaissances en Ammoniac (NH3)


L’ammoniac fait partie des polluants atmosphériques ciblés dans Contrairement à d’autres polluants comme les PM10, les NOX, CAMPAGNE de mesure régionale
le plan de réduction des émissions de polluants atmosphériques pour lesquels une diminution des émissions est observée depuis
(PREPA). 2000, les émissions d’ammoniac sont stables depuis 2005 voire en
Les objectifs de réductions en France sont fixés à -13% d’ici 2030, augmentation. ATMO Grand Est a réalisé en 2018
FOND
avec des paliers intermédiaires : -4% en 2020, -8% en 2025. une première campagne de mesure
sur la région Grand Est. Des moyens TRAFIC
TONNES >80
mobiles ont été déployés sur tous les (VL) 40
60 000 TRANSPORT ROUTIER INFLUENCE 32
AUTRES TRANSPORTS départements de la région Grand Est 24
16
50 000
RÉSIDENTIEL et une quarantaine de communes <8
TERTIAIRE
ont participé activement à cette (VL : Valeur Limite)
AGRICULTURE
40 000 INDUSTRIE étude.
CONCENTRATIONS (µg/m3)
DÉCHETS
BRANCHE ÉNERGIE
30 000 Dans le cadre de cette campagne,
inscrite dans le Plan Régional de
20 000 Surveillance de la Qualité de
l’Air 2017-2021 :
10 000 • 3 laboratoires mobiles ont
été déployés à Bourbonne-
0 Les-Bains (52), Thann (68) et
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 Belleville-sur-Meuse (55) pour
(54 267 (54 587 (50 703 (52 386 (54 738 (56 106
tonnes) tonnes) tonnes) tonnes) tonnes) tonnes) réaliser le suivi des polluants
EVOLUTION DES ÉMISSIONS DE NH3 SUR LE GRAND EST suivants : le dioxyde d’azote
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018 (NO2), l’ozone (O3) et les particules
L’ammoniac est principalement émis par les sources dont le diamètre est inférieur à 10
agricoles : utilisation d’engrais azotés et élevage. micromètres (PM10).
L’ammoniac est un précurseur dans la formation des • Une quarantaine de communes ont
particules secondaires, responsables des épisodes accepté d’installer elles-mêmes des CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES EN DIOXYDE D’AZOTE (NO2) EN 2018 (en µg/m3)

de pollution aux particules en fin d’hiver/début Revin_Rural échantillonneurs (tubes passifs) pour évaluer
National
de printemps. Aussi, depuis 2015, ATMO Grand les niveaux en NO2 et compléter les informations issues des
Est renforce ses connaissances sur l’évolution Metz-Borgny
moyens mobiles. Des tubes passifs ont également été installés concentration annuelle en NO2 de 27 µg/m3 contre 9 µg/m3
_Urbain
des concentrations d’ammoniac sur différentes par les équipes d’ATMO Grand Est pour couvrir l’ensemble de enregistrée pour les unités mobiles implantées à Bourbonne-
Ittenheim les-Bains et Belleville-sur-Meuse. La valeur limite annuelle
typologies de sites (trafic/urbain/rural). _Rural la région.
En 2018, des mesures en continu ont été réalisées Strasbourg- en NO2 n’est pas dépassée, et le seuil d’information et de
Clemenceau
sur 6 sites (4 à partir d’analyseurs automatiques et 2 _Trafic Les résultats issus des tubes passifs font ressortir 4 communes recommandation n’a pas été atteint au cours de la campagne
autres à partir d’échantillonneurs passifs). Ste-Savine_Urbain dont les concentrations annuelles reconstituées dépassent de mesure.
(mesures depuis
Les moyennes annuelles varient d’environ 2 µg/ mars 2018) la valeur limite annuelle fixée à 40 µg/m en NO2 : Epinal,
3 Concernant les PM10, les concentrations annuelles mesurées
m3 à environ 5 µg/m3. Des différences importantes Reims-
Fegersheim, Mondelange et Sommerau. Des mesures sur les 3 unités mobiles sont homogènes variant entre 16 et
Jean d'Aulan
peuvent être observées au niveau des sites urbains. _Urbain complémentaires avec des méthodes de références devront 17 µg/m 3
, respectant ainsi la réglementation en PM10. Le
0 1 2 3 4 5 6 µg/m3
Le site trafic présente une moyenne équivalente à confirmer ces résultats. seuil d’information et de recommandation a en revanche été
celle du site rural Ittenheim. CONCENTRATIONS MOYENNES ANNUELLES EN NH3 EN 2018
Du côté des unités mobiles, Thann se démarque avec une dépassé sur les sites de Thann et Bourbonne-les-Bains les 1er
et 2 mars au cours de la campagne de mesure.

44 bilan de la qualité de l’air 2018 45


BILAN ARDENNES

Pour les Ardennes, des dépassements de seuils réglementaires été dépassé sur trois jours (du 2 au 4 août) sur le département.
sont observés pour les particules PM10 et l’ozone. Les objectifs de qualité en ozone pour la protection de la santé

bilan Pour les particules PM10, seule la commune de Charleville-


Mézières a présenté des dépassements du seuil d’information et
humaine et pour la végétation (AOT40) ont été dépassés sur
la station de typologie rurale nationale de fond située sur la

par département
de recommandations (2 jours en 2018 contre 7 jours en 2017). commune de Revin.
Pour l’ozone, le seuil d’information et de recommandations a

Pollution de fond urbain pic de pollution


ardennes N
BASE 100

120
O E
O3 ALERTE
S
NO2 INFORMATION
PM10
PM2.5
100 O3O3 2 5
PM10
PM10 3 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8

80
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

NOMBRE DE JOURS DE PROCÉDURE D’INFORMATION OU D’ALERTE


60 POUR LES PM10 ET L’OZONE DANS LES ARDENNES EN 2018
2014 2015 2016 2017 2018

EVOLUTION DES NIVEAUX DES PRINCIPAUX POLLUANTS


DE 2014 À 2018 DANS LES ARDENNES

100
indice de la qualité de l’air 13%
3% 1% 90 Très mauvais
80%
FOND
RURALE NATIONALE
TRÈS BON
80
TRAFIC
RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE
BON
70 Mauvais

PÉRIURBAINE
URBAINE MOYEN
60 Médiocre

INDUSTRIEL TYPE DE STATION MÉDIOCRE


50 Moyen
38%
MAUVAIS
24% 40 Bon
INFLUENCE
TRÈS MAUVAIS
30
59%
20 Très bon

10 3%
Nombre de jours 0
O3 PM10 NO2

Campagnes de mesures 2018 RÉPARTITION DES INDICES ET POLLUANTS DÉTERMINANTS L’INDICE EN % DANS LES ARDENNES EN 2018

• Communes des Ardennes concernées par la campagne régionale


menée en 2018 par ATMO Grand Est : Cliron, Sedan, Olizy-Primat
et Rethel ;
• Suivi industriel à Bazeilles (UNILIN) avec des mesures d’aldéhydes
par tubes passifs, en complément des mesures par analyseur Modélisation urbaine et régionale
automatique de l’ozone et du dioxyde d’azote.
Campagne régionale - rethel
Répartition du percentile 90,4 (moyenne
journalière) en particules PM10 en 2018.
Situation des Ardennes par rapport aux valeurs Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
Répartition des concentrations moyennes
réglementaires de qualité de l’air en 2018 annuelles en dioxyde d’azote en 2018.
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
Seuil Particules Particules Dioxyde Dioxyde de Métaux Monoxyde
ardennes Ozone Benzène Benzo(a)pyrène
Réglementaire PM10 PM2,5 d’azote soufre lourds de carbone

Valeur limite l l l - l l - l l
Valeur cible - l - l - - l l - >100
Objectif de qualité l l l l l l - l - (VL) 50
40
Santé
- - - -
30
Ligne directrice OMS l l l l l 20
>80
(VL) 40

- - - - -
<10 32
Seuil d’information (1) l l l l 24
CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM10
- - - - -
16
Seuil d’alerte (1) l l l l Percentile 90,4 journalier 2018 en µg/m3
<8

Niveau critique - - l - l - - - - (VL : Valeur Limite) CONCENTRATIONS EN DIOXYDE D’AZOTE NO2


Moyenne annuelle 2018 en µg/m3
Végétation Valeur cible - - - l - - - - - (VL : Valeur Limite)
Objectif de qualité - - - l - - - - -
(1) Différent des procédures réglementaires préfectorales d’information-recommandation ou l Respect valeur réglementaire
d’alerte, qui sont des pratiques et des actes administratifs pris par l’autorité préfectorale lors d’un l Dépassement objectif qualité/valeur cible/seuil d’information/ligne directrice OMS En 2018, la répartition des concentrations moyennes annuelles en PM10 et en NO2 révèle le respect des seuils réglementaires annuels
épisode de pollution. Ces procédures sont déclenchées sur prévision d’un dépassement des seuils
d’information-recommandation et/ou d’alerte, et peuvent l’être sans que ce dépassement soit l Dépassement valeur limite/seuil d’alerte en situation de fond, avec des niveaux moyens plus élevés au niveau des secteurs de Charleville-Mézières et de Sedan.
constaté le lendemain, ou à l’inverse, ne pas l’être alors qu’un dépassement sera constaté le len- l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires
demain. - Il n’existe pas de valeur réglementaire
46 bilan de la qualité de l’air 2018 47
BILAN ARDENNES

énergie
aube
Les produits pétroliers sont la première 291 GWh
source de consommations d’énergie (29%), 2 056 GWh 2 756 GWh
suivi par la biomasse-énergie (bois, biogaz, PRODUITS PÉTROLIERS N

O E

biocarburant, déchets organiques, etc.) qui GAZ NATUREL S

représente 24% de la consommation finale COMBUSTIBLES MINÉRAUX SOLIDES

CHALEUR ET FROID ISSUS DE RÉSEAU


(dont 21 % issus de la filière bois-énergie).
ÉLECTRICITÉ 2 074 GWh
Le gaz naturel et l’électricité arrivent en 2 068 GWh
BOIS ÉNERGIE (ÉNERGIE RENOUVELABLE)
troisième position avec 22 % chacune.
AUTRES ÉNERGIES RENOUVELABLES 111 GWh 252 GWh
AUTRES NON RENOUVELABLES

CONSOMMATION FINALE PAR TYPE D'ÉNERGIE


DANS LES ARDENNES EN 2016
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018

émissions FOND
RURALE NATIONALE
RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE
TRAFIC
PÉRIURBAINE

Le secteur résidentiel/tertiaire est le 1.0


100% INDUSTRIEL
URBAINE

TYPE DE STATION
TRANSPORT ROUTIER
principal émetteur en benzo(a)pyrène Transport routier
90% AUTRES TRANSPORTS INFLUENCE
(86 %), benzène (76 %) et particules RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
0.8
80%
PM2,5 (67 %). Pour les particules AGRICULTURE
Autres transports
INDUSTRIE ET DECHETS
PM10, il est le second émetteur 70% BRANCHE ÉNERGIE
derrière le secteur de l’agriculture 0.6 Résidentiel et tertiaire
60%
dont les émissions, à hauteur de 1 290
50%
T., représentent 45 % des émissions Agriculture
totales. Pour les émissions d’oxydes 0.4
40% Campagnes de mesures 2018
d’azote, le transport routier est le
30%
Industrie et déchets
premier émetteur avec 43 % des • Communes dans l’Aube concernées par la campagne régionale menée
0.2
20%
émissions totales, soit près du double Branche énergie en 2018 par ATMO Grand Est :  Romilly-sur-Seine, Saint-Parrès-lès-
des émissions du second émetteur 10% Vaudes et Fontaine-les-Grès ;
qu’est l’industrie et les déchets (23 %). 0.0
0 % • Suivi des pesticides sur la commune de Voué ;
Le dioxyde de soufre est principalement PM10
PM10 PM2,5
PM2,5 OXYDES
DIOXYDE D'AZOTE DIOXYDEDIOXYDE
DE SOUFREBENZÈNEBENZO(A)PYRÈNE
BENZÈNE BENZO-
• Campagne de mesures pour la caractérisation des niveaux de particules
(2 860 tonnes)(1 576 tonnes) D’AZOTE DE SOUFRE (120 tonnes) (A)PYRÈNE
émis par le secteur industriel (73%). (4 136 tonnes) (487 tonnes) (0,06 tonnes) sur l’agglomération de Troyes sur la période hivernale 2017/2018.
RÉPARTITION SECTORIELLE DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS DANS LES ARDENNES EN 2016
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018

CAMPAGNE DE MESURES - aGglomération de TROYES

climat 1% Situation de l’Aube par rapport aux valeurs


(28 ktCO2e)
Concernant les gaz à effet de serre, le secteur
19 %
(482 ktCO2e)
20 % réglementaires de qualité de l’air en 2018
(503 ktCO2e)
agricole est responsable de 40 % des rejets
Seuil Particules Particules Dioxyde Dioxyde de Benzo(a) Métaux Monoxyde
suivi par les secteurs du transport routier, du aube
Réglementaire PM10 PM2,5 d’azote
Ozone
soufre
Benzène
pyrène lourds de carbone
résidentiel et tertiaire ainsi que de l’industrie et 0% Valeur limite l l l - l l - l l
déchets dont les émissions se situent entre 19 (5 ktCO2e)
Valeur cible - l - l - - l l -
et 20 % des émissions totales. Le PRG total dans 40 % Objectif de qualité l l l l l l - l -
20 %
les Ardennes est de 2 582 ktCO2e. (1 039 ktCO2e) (525 ktCO2e) Santé
Ligne directrice OMS l l l l l - - - -
Seuil d’information (1) l - l l l - - - -
Seuil d’alerte (1) l - l l l - - - -
RÉPARTITION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE DANS LES ARDENNES Niveau critique - - l - l - - - -
(PRG - GIEC 2007) PAR SECTEUR EN 2016 Végétation Valeur cible - - - l - - - - -
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
Objectif de qualité - - - l - - - - -
(1) Différent des procédures réglementaires préfectorales d’information-recommandation ou d’alerte, l Respect valeur réglementaire
qui sont des pratiques et des actes administratifs pris par l’autorité préfectorale lors d’un épisode de l Dépassement objectif qualité/valeur cible/seuil d’information/ligne directrice OMS
pollution. Ces procédures sont déclenchées sur prévision d’un dépassement des seuils d’information-
recommandation et/ou d’alerte, et peuvent l’être sans que ce dépassement soit constaté le lende- l Dépassement valeur limite/seuil d’alerte
main, ou à l’inverse, ne pas l’être alors qu’un dépassement sera constaté le lendemain. l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires
- Il n’existe pas de valeur réglementaire

48 bilan de la qualité de l’air 2018 49


BILAN AUBE

Des dépassements du seuil d’information/recommandations en de la moyenne journalière de 25 µg/m3) en particules PM2,5 sont
particules PM10 ont été constatés sur les stations de mesures dépassés au niveau de la station de Sainte-Savine. Pour l’ozone, le
fixes du département de l’Aube (Sainte-Savine avec 2 jours et 4 août 2018 a fait l’objet d’un dépassement du seuil d’information énergie
Troyes-La Tour avec 1 jour). L’objectif de qualité annuel de 10 µg/ et de recommandations de 180 µg/m3 en moyenne horaire.
Les produits pétroliers sont la première source
m3 et la ligne directrice OMS (maximum 3 jours de dépassements
de consommation d’énergie (35%) suivi 393 GWh 20 GWh
par le gaz naturel (26%) et l’électricité qui
1 239 GWh
arrive en troisième position avec 20 % de la
Pollution de fond urbain pic de pollution consommation d’énergie.
PRODUITS PÉTROLIERS

GAZ NATUREL
3 781 GWh
BASE 100 COMBUSTIBLES MINÉRAUX SOLIDES 2 169 GWh
120 CHALEUR ET FROID ISSUS DE RÉSEAU
O3
NO2
PM10
ÉLECTRICITÉ
92 GWh
BOIS ÉNERGIE (ÉNERGIE RENOUVELABLE)
100
PM2.5 257 GWh
ALERTE AUTRES ÉNERGIES RENOUVELABLES 2 799 GWh
INFORMATION AUTRES NON RENOUVELABLES

80 O3O3 2 5
CONSOMMATION FINALE PAR TYPE D'ÉNERGIE
PM10
PM10 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8
DANS L’AUBE EN 2016
60 SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
2014 2015 2016 2017 2018 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9

EVOLUTION DES NIVEAUX DES PRINCIPAUX POLLUANTS NOMBRE DE JOURS DE PROCÉDURE D’INFORMATION OU D’ALERTE émissions
POUR LES PM10 ET L’OZONE DANS L’AUBE EN 2018
DE 2014 À 2018 DANS L’AUBE
1.0
100%
TRANSPORT ROUTIER
90%
Transport routierLe
AUTRES TRANSPORTS
secteur résidentiel/tertiaire est le
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
principal émetteur en benzo(a)pyrène
indice de la qualité de l’air 1% 2%
100
90
0.8
80% AGRICULTURE
Autres transports(86 %), benzène (85 %) et particules
INDUSTRIE ET DECHETS
14% Très mauvais
80% 70% BRANCHE ÉNERGIE
TRÈS BON
80 PM2,5 (58 %). Pour les particules
70 Mauvais
0.6
60%
Reidentiel et tertiaire
BON PM10, il est le second émetteur der-
MOYEN
60 Médiocre

50 50% rière le secteur de l’agriculture dont les


MÉDIOCRE Moyen Agriculture
23% 40 35% 0.4 émissions, à hauteur de 2 259 T., repré-
MAUVAIS Bon 40%
30
60% sentent 60 % des émissions totales.
TRÈS MAUVAIS
20 Très bon
30%
Industrie et dechets
10 4%
Pour les émissions d’oxydes d’azote, le
0.2
Nombre de jours 0 20%
Branche energie transport routier est le premier émet-
O3 PM10 NO2
10% teur avec 55 % des émissions totales.
RÉPARTITION DES INDICES ET POLLUANTS DÉTERMINANTS L’INDICE EN % DANS L’AUBE EN 2018
0.0 L’agriculture est le second émetteur en
0 %
PM10
PM10 PM2,5
PM2,5 OXYDES DIOXYDE
DIOXYDE D'AZOTE DIOXYDE DE SOUFRE BENZÈNE
BENZ?E BENZO-
BENZO(A)PYR?E
dioxyde d’azote avec 16 % des émis-
(3 747 tonnes)(1 751 tonnes) D’AZOTE DE SOUFRE (102 tonnes) (A)PYRÈNE
sions totales. Le dioxyde de soufre
(5 107 tonnes) (395 tonnes) (0,05 tonnes)
est principalement émis par le secteur
Modélisation urbaine et régionale RÉPARTITION SECTORIELLE DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS DANS L’AUBE EN 2016
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
industriel (70%).

Répartition du percentile 90,4 (moyenne Répartition des concentrations moyennes


journalière) en particules PM10 en 2018. annuelles en dioxyde d’azote en 2018.
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
climat
1%
Les secteurs de l’agriculture et du transport (35 ktCO2e)
22 %
routier sont les deux premiers responsables (570 ktCO2e) 29 %
des émissions de gaz à effet de serre sur le (755 ktCO2e)

département de l’Aube avec respectivement


30% et 29 % des émissions totales. L’industrie et
0%
>100
(VL) 50 les déchets est le troisième secteur émetteur de (11 ktCO2e)
40
30 gaz à effet de serre avec 22%. Le PRG total dans 30 %
20 18 %
<10
l’Aube est de 2 628 ktCO2e. (784 ktCO2e) (473 ktCO2e)
CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM10 >80
(VL) 40
Percentile 90,4 journalier 2018 en µg/m3 32
(VL : Valeur Limite) 24
16
<8 RÉPARTITION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE DANS L’AUBE
CONCENTRATIONS EN DIOXYDE D’AZOTE NO2 (PRG - GIEC 2007) PAR SECTEUR EN 2016
Tout comme en 2017, la répartition des concentrations moyennes annuelles Moyenne annuelle 2018 en µg/m3
(VL : Valeur Limite) SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
en PM10 et NO2 en 2018 sur l’Aube révèle le respect des valeurs limites de
ces polluants en situation de fond avec des niveaux moyens plus élevés dans
le centre-ville de Troyes.

50 bilan de la qualité de l’air 2018 51


BILAN marne

marne
Le dépassement de la valeur limite annuelle en dioxyde d’azote est et février) ainsi que 3 jours de dépassements du seuil d’information
observé en situation de proximité trafic (Reims Doumer), site où la pour l’ozone en situation de fond (le 26/07, le 03/08 et le 04/08).
moyenne annuelle est de 44 µg/m3 en 2018. Pour autant, aucun L’objectif de qualité annuel de 10 µg/m3 et la ligne directrice OMS
N dépassement de la moyenne horaire de 200 µg/m3 (valeur limite (maximum 3 jours de dépassements de la moyenne journalière de 25
horaire et ligne directrice OMS) n’a été observé sur ce site. En 2018, µg/m3) en particules PM2,5 est dépassé au niveau des stations de
O E

la Marne a connu 8 jours de dépassements du seuil d’information/ Reims, en situation de fond (secteur Jean d’Aulan) et sous influence
recommandations en particules PM10 (majoritairement en janvier trafic (secteur Doumer).

Pollution de fond urbain pic de pollution


BASE 100

120
O3
NO2
PM10
PM2.5 ALERTE
INFORMATION
100
O3O3 2 5
FOND
RURALE NATIONALE
RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE
PM10
PM10 3 2
TRAFIC 0 1 2 3 4 5 6 7 8
PÉRIURBAINE
URBAINE

INDUSTRIEL 80
TYPE DE STATION
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
2014 2015 2016 2017 2018
INFLUENCE
NOMBRE DE JOURS DE PROCÉDURE D’INFORMATION OU D’ALERTE
EVOLUTION DES NIVEAUX DES PRINCIPAUX POLLUANTS POUR LES PM10 ET L’OZONE DANS LA MARNE EN 2018
DE 2014 À 2018 DANS LA MARNE

Réseau de indice de la qualité de l’air 0% 100


90
Campagnes de mesures 2018
3% 0%
surveillance
Très mauvais

TRÈS BON 18% 80 75%

BON
70 Mauvais

• Fin de la surveillance de la qualité de • Poursuite des mesures BTX à Reims-Doumer sous influence trafic. MOYEN
60 Médiocre

l’air réalisée depuis 2015 à Bourgogne, • Suivi des pesticides sur la commune de Reims et de Verzy ; MÉDIOCRE
50
49% Moyen 44%
40
en situation rurale proche de fond, dont • Campagne de mesures de la qualité de l’air réalisée à Vitry-le-François, MAUVAIS
30
Bon

TRÈS MAUVAIS
l’objectif était de mieux comprendre les commune inclue dans les zones d’intérêt général définies à l’échelle du Grand 30% 20 Très bon

phénomènes de pollution sur le nord du Est ; 10 5%


Nombre de jours 0
département ; • Poursuite des campagnes de mesures menées en O3 PM10 NO2
• Arrêt de la station de Reims-Mairie et des proximité industrielle : Vitry-le-François (Calcia), RÉPARTITION DES INDICES ET POLLUANTS DÉTERMINANTS L’INDICE EN % DANS LA MARNE EN 2018
mesures de dioxyde d’azote et de dioxyde Omey (OMYA), La Veuve (UVEA) et Reims
de soufre. Projet de création d’un nouveau (Remival – BSN) ;
site de mesures en situation urbaine de • Communes dans la Marne concernées par la
fond à Reims lancé en 2018 ; campagne régionale 2018 menée par ATMO
Modélisation urbaine
• Fin de l’évaluation des concentrations en Grand Est en 2018 : Epernay, Pleurs et Chepy.
HAP à Reims (groupement scolaire Prieur et régionale Répartition du percentile 90,4
Répartition des concentrations moyennes
annuelles en dioxyde d’azote en 2018.
de la Marne). campagne de mesures - Vitry-le-françois (moyenne journalière) en particules Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
PM10 en 2018.
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b

Situation de la marne par rapport aux valeurs


réglementaires de qualité de l’air en 2018
Seuil Particules Particules Dioxyde Dioxyde de Benzo(a) Métaux Monoxyde
Marne Ozone Benzène
Réglementaire PM10 PM2,5 d’azote soufre pyrène lourds de carbone

Valeur limite l l l - l l - l l >80

- - - - -
>100
Valeur cible l l l l (VL) 50
(VL) 40
32
40
- -
24
Objectif de qualité l l l l l l l 30 16
Santé 20 <8
Ligne directrice OMS l l l l l - - - - <10
CONCENTRATIONS EN DIOXYDE D’AZOTE NO2
Seuil d’information (1) l - l l l - - - - CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM10 Moyenne annuelle 2018 en µg/m3
Percentile 90,4 journalier 2018 en µg/m3 (VL : Valeur Limite)
Seuil d’alerte (1) l - l l l - - - - (VL : Valeur Limite)
Niveau critique - - l - l - - - -
Végétation Valeur cible - - - l - - - - - En 2018, la modélisation urbaine a mis en avant des dépassements tion régionale montre que les niveaux moyens en NO2 et, dans une
Objectif de qualité - - - l - - - - -
(1) Différent des procédures réglementaires préfectorales d’information-recommandation ou d’alerte, l Respect valeur réglementaire de la valeur limite annuelle de 40 μg/m3 en NO2 (300 habitants moindre mesure, en PM10, sont plus élevés au niveau des villes
qui sont des pratiques et des actes administratifs pris par l’autorité préfectorale lors d’un épisode de
pollution. Ces procédures sont déclenchées sur prévision d’un dépassement des seuils d’information-
l Dépassement objectif qualité/valeur cible/seuil d’information/ligne directrice OMS exposés) et de la valeur limite journalière en particules PM10 au de Reims et de Châlons-en-Champagne ainsi que sur la portion
recommandation et/ou d’alerte, et peuvent l’être sans que ce dépassement soit constaté le lende- l Dépassement valeur limite/seuil d’alerte
main, ou à l’inverse, ne pas l’être alors qu’un dépassement sera constaté le lendemain. l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires niveau de l’agglomération rémoise (< 100 habitants). La modélisa- d’autoroute A4 puis A26 reliant les deux villes.
- Il n’existe pas de valeur réglementaire
52 bilan de la qualité de l’air 2018 53
BILAN marne

énergie
haute-marne
Les produits pétroliers sont la première
source de consommation d’énergie (33%)
suivi par le gaz naturel (26%) et l’électricité 634 GWh 301 GWh N

1 868 GWh
O E

qui arrive en troisième position avec 20 %


7 137 GWh
S

PRODUITS PÉTROLIERS
de la consommation d’énergie.
GAZ NATUREL

COMBUSTIBLES MINÉRAUX SOLIDES 4 375 GWh


CHALEUR ET FROID ISSUS DE RÉSEAU

ÉLECTRICITÉ 205 GWh


BOIS ÉNERGIE (ÉNERGIE RENOUVELABLE) 1 620 GWh
AUTRES ÉNERGIES RENOUVELABLES 5 704 GWh
AUTRES NON RENOUVELABLES

CONSOMMATION FINALE PAR TYPE D'ÉNERGIE


DANS LA MARNE EN 2016
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018 FOND
RURALE NATIONALE
RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE
TRAFIC
PÉRIURBAINE
URBAINE

INDUSTRIEL TYPE DE STATION

émissions INFLUENCE

Le secteur résidentiel/tertiaire est le prin- 1.0


100%
TRANSPORT ROUTIER
cipal émetteur en benzo(a)pyrène (83%), Transport routier
AUTRES TRANSPORTS
90%
benzène (80 %) et particules PM2,5 (55 RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE

%). Pour les particules PM10, le secteur


0.8
80% AGRICULTURE
Autres transports
INDUSTRIE ET DECHETS
Réseau de surveillance Campagnes de mesures 2018
de l’agriculture est le premier émetteur 70% BRANCHE ÉNERGIE
• En 2018, le réseau de surveillance réglemen- • Communes de la Haute-Marne concernées par la campagne
avec près de 55 % des émissions totales. 0.6
60%
Reidentiel et tertiaire
taire fixe sur le département de la Haute- régionale menée par ATMO Grand Est en 2018 : Chaumont, Saint-
Pour les émissions d’oxydes d’azote, le
50%
Agriculture Marne n’a pas évolué. La surveillance régle- Dizier, Langres, La Porte du Der, Froncles et Bourbonne-les-Bains
transport routier est le premier émetteur
0.4
40% mentaire du benzo(a)pyrène pour la zone (installation d’un laboratoire mobile en situation de fond).
avec 48 % des émissions totales, suivi par
Industrie et dechets régionale Grand Est sur la période 2017-
le secteur de l’industrie et des déchets (25 30%
2021 est assurée par quatre sites fixes de
%). Le dioxyde de soufre est principale- 0.2
20% mesures dont un se trouvant sur la com-
ment émis par le secteur industriel (82%). Branche energie
10% mune de Bourbonne-les-Bains.
0.0
0 %
PM10
PM10 PM2,5
PM2,5 OXYDES
DIOXYDE D'AZOTE DIOXYDEDIOXYDE
DE SOUFRE BENZÈNE BENZO(A)PYR?E
BENZ?E BENZO-
(5 951 tonnes)(2 783 tonnes) D’AZOTE DE SOUFRE (160 tonnes) (A)PYRÈNE
(10 752 tonnes) (1 557 tonnes) (0,08 tonnes)
Campagne régionale - BOURBONNE-LES-BAINS
RÉPARTITION SECTORIELLE DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS DANS LA MARNE EN 2016
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018

Situation de la haute-marne par rapport aux valeurs


climat 2% réglementaires de qualité de l’air en 2018
(114 ktCO2e)
25 %
Le secteur de l’industrie et des déchets pré- (1 406 ktCO2e) haute- Seuil Particules Particules Dioxyde Dioxyde de Benzo(a) Métaux Monoxyde
Ozone Benzène
marne Réglementaire PM10 PM2,5 d’azote soufre pyrène lourds de carbone
sente la plus grande part des émissions de
37 % Valeur limite l l l - l l - l l
gaz à effet de serre sur le département de la (2 114 ktCO2e)
0%
(19 ktCO2e) Valeur cible - l - l - - l l -
Marne avec 37 %. Le transport routier est le
deuxième secteur émetteur de gaz à effet de 15 % Objectif de qualité l l l l l l - l -
Santé
serre avec 25% suivi par le secteur de l’agri-
(879 ktCO2e) Ligne directrice OMS l l l l l - - - -
culture (21%). Le PRG total dans la Marne
Seuil d’information (1) l - l l l - - - -
21 % Seuil d’alerte (1) l - l l l - - - -
est de 5 723 ktCO2e. (1 192 ktCO2e)
Niveau critique - - l - l - - - -
RÉPARTITION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE DANS LA MARNE Végétation Valeur cible - - - l - - - - -
(PRG - GIEC 2007) PAR SECTEUR EN 2016
Objectif de qualité - - - l - - - - -
(1) Différent des procédures réglementaires préfectorales d’information-recommandation ou d’alerte, l Respect valeur réglementaire
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018 qui sont des pratiques et des actes administratifs pris par l’autorité préfectorale lors d’un épisode de l Dépassement objectif qualité/valeur cible/seuil d’information/ligne directrice OMS
pollution. Ces procédures sont déclenchées sur prévision d’un dépassement des seuils d’information-
recommandation et/ou d’alerte, et peuvent l’être sans que ce dépassement soit constaté le lendemain, l Dépassement valeur limite/seuil d’alerte
ou à l’inverse, ne pas l’être alors qu’un dépassement sera constaté le lendemain. l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires
- Il n’existe pas de valeur réglementaire

54 bilan de la qualité de l’air 2018 55


BILAN HAUTE-MARNE

La moyenne annuelle de benzo(a)pyrène obtenue en 2018 à Bour- jour de dépassement du seuil d’information et de recommandations
bonne-les- Bains a diminué de près de la moitié par rapport à 2017 pour les particules PM10 (08/02). La mesure des particules PM2,5,
avec une valeur de 0,5 ng/m3 contre 0,9 ng/m3 en 2017. Cette amé- effectuée en situation de fond urbain à Saint-Dizier, dépasse l’ob- énergie
lioration doit cependant être confirmée avec les résultats qui seront jectif de qualité annuel fixé à 10 μg/m3 ainsi que la ligne directrice
Les produits pétroliers sont la première source
obtenus au cours des deux prochaines années. Le département de OMS, comme sur la grande majorité des sites de mesures PM2,5 de
de consommation d’énergie et représentent 289 GWh 2 GWh
la Haute-Marne a connu un jour de dépassement du seuil d’informa- la région Grand Est.
près de la moitié de la consommation finale 1 013 GWh
tion et de recommandations en ozone (04/08) et également un seul 3 280 GWh
d’énergie pour le département de la Haute- PRODUITS PÉTROLIERS

Marne (47%). L’électricité arrive en 2ème position GAZ NATUREL

avec 20 % de la consommation d’énergie finale COMBUSTIBLES MINÉRAUX SOLIDES


1 427 GWh
Pollution de fond urbain pic de pollution et le bois énergie se situe en 3ème position avec CHALEUR ET FROID ISSUS DE RÉSEAU

ÉLECTRICITÉ
14%, passant devant le gaz naturel (13%) par
BASE 100 BOIS ÉNERGIE (ÉNERGIE RENOUVELABLE) 86 GWh
rapport à la situation en 2014. 16 GWh 879 GWh
AUTRES ÉNERGIES RENOUVELABLES
120
O3
AUTRES NON RENOUVELABLES
NO2
PM10
PM2.5
100 ALERTE CONSOMMATION FINALE PAR TYPE D'ÉNERGIE
EN HAUTE-MARNE EN 2016
INFORMATION
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
80 O3O3 3 3
PM10 2
émissions
PM10

0 1 2 3 4 5 6 7 8

60
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1.0
2014 2015 2016 2017 2018 100%
TRANSPORT ROUTIER
NOMBRE DE JOURS DE PROCÉDURE D’INFORMATION OU D’ALERTE
90%
Transport routier
AUTRES TRANSPORTS
EVOLUTION DES NIVEAUX DES PRINCIPAUX POLLUANTS POUR LES PM10 ET L’OZONE EN HAUTE-MARNE EN 2018 Le secteur résidentiel/tertiaire est le prin-
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
DE 2014 À 2018 EN HAUTE-MARNE 0.8
80% AGRICULTURE cipal émetteur en benzo(a)pyrène (90 %),
Autres transports
INDUSTRIE ET DECHETS
70% BRANCHE ÉNERGIE
benzène (85 %) et particules PM2,5 (65
100 %). Pour les particules PM10, la majorité
Reidentiel et tertiaire
indice de la qualité de l’air
0.6
60%
1% 1% 90 85%
Très mauvais des émissions est liée au secteur agricole
14% 80 50%
TRÈS BON
70 Mauvais Agriculture avec 51% des émissions totales, repré-
BON 0.4 sentant 1 384 T. Le résidentiel/tertiaire
MOYEN
60 Médiocre 40%
50 Moyen représente 35 % des émissions totales
Industrie et dechets
MÉDIOCRE 30%
MAUVAIS 27% 40 Bon 30% en PM10. Pour les émissions d’oxydes
57%
30 0.2
20%
TRÈS MAUVAIS
20 Très bon Branche energie d’azote, le transport routier est le premier
10 10% émetteur avec 62 % des émissions totales,
2%
Nombre de jours 0 0.0 soit cinq fois plus que le second émetteur
O3 PM10 NO2 0%
PM10 PM2,5 OXYDES DIOXYDE BENZÈNE BENZO- (l’industrie et les déchets). Le dioxyde de
RÉPARTITION DES INDICES ET POLLUANTS DÉTERMINANTS L’INDICE EN % EN HAUTE-MARNE EN 2018 PM10 PM2,5 DIOXYDE D'AZOTE DIOXYDE DE SOUFRE BENZ?E BENZO(A)PYR?E
(2 709 tonnes)(1 410 tonnes) D’AZOTE DE SOUFRE (95 tonnes) (A)PYRÈNE
(4 069 tonnes) (215 tonnes) (0,05 tonnes) soufre est majoritairement émis par deux
secteurs, le secteur résidentiel/tertiaire
RÉPARTITION SECTORIELLE DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS EN HAUTE-MARNE EN 2016
(49%) et le secteur industriel et déchets
Modélisation urbaine et régionale SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
(47%).

Répartition du percentile 90,4 (moyenne


journalière) en particules PM10 en 2018.
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
Répartition des concentrations moyennes
annuelles en dioxyde d’azote en 2018.
climat
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b Le secteur de l’agriculture présente la plus grande
5%
part des émissions de gaz à effet de serre sur 6% (101 ktCO2e)
le département de la Haute-Marne avec 43 % (136 ktCO2e)
31 %
des émissions totales. Le transport routier est (679 ktCO2e)
le deuxième secteur émetteur de gaz à effet de
serre avec 31%. A eux seuls, ces deux secteurs
>100 représentent près des ¾ des émissions de gaz à 43 % 1%
(VL) 50
(922 ktCO2e) (13 ktCO2e)
40
30 effet de serre du département. Le PRG total dans
20 >80
<10 (VL) 40 la Haute-Marne est de 2 150 ktCO2e, ce qui, par 14 %
32
(298 ktCO2e)
CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM10
24
16 exemple, représente environ 38% du PRG de la
Percentile 90,4 journalier 2018 en µg/m3 <8
(VL : Valeur Limite) Marne en 2016.
CONCENTRATIONS EN DIOXYDE D’AZOTE NO2
Moyenne annuelle 2018 en µg/m3 RÉPARTITION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE EN HAUTE-MARNE
(VL : Valeur Limite)
(PRG - GIEC 2007) PAR SECTEUR EN 2016
En 2018, la répartition des concentrations moyennes annuelles de fond en
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
dioxyde d’azote et particules PM10 est homogène sur l’ensemble du départe-
ment. Que ce soit pour les particules PM10 ou le NO2, les seuils réglementaires
actuels n’ont pas été franchis, incluant les villes de Saint-Dizier et de Chaumont.
56 bilan de la qualité de l’air 2018 57
BILAN Meurthe-et-moselle

Meurthe-et-moselle
En 2018, l’ensemble des valeurs limites réglementaires des d’alerte (PA) ont été déclenchées en 2018 sur le département
polluants suivis sur le secteur de l’agglomération de Nancy de la Meurthe-et-Moselle pour l’ozone sur la période du 25
sont respectées. Toutefois, les mesures de dioxyde d’azote juillet au 7 août. Pour les particules PM10, les épisodes de pol-
réalisées sur le site d’observation spécifique de l’autoroute lution ont eu lieu les 8 et 9 février ainsi que les 3 et 4 mars
A33 à Villers-lès-Nancy montrent des niveaux très élevés 2018. L’évolution des niveaux des particules PM10 de 2014 à
N
avec, notamment, des valeurs horaires supérieures à 200 μg/ 2018 montrent une diminution de près de 20 % (- 4 µg/m3) en
m3. Des procédures d’information/recommandations (PIR) et 5 ans sur le département de la Meurthe-et-Moselle.
O E

Pollution de fond urbain pic de pollution


BASE 100

120
O3
NO2
PM10 ALERTE
PM2.5 INFORMATION
100
FOND
RURALE NATIONALE
RURALE RÉGIONALE O3O3 3 4
RURALE PROCHE
TRAFIC
80
PÉRIURBAINE
URBAINE
PM10 PM10 2 2
INDUSTRIEL TYPE DE STATION 0 1 2 3 4 5 6 7 8

INFLUENCE

60 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
2014 2015 2016 2017 2018
NOMBRE DE JOURS DE PROCÉDURE D’INFORMATION OU D’ALERTE
POUR LES PM10 ET L’OZONE EN MEURTHE-ET-MOSELLE EN 2018
EVOLUTION DES NIVEAUX DES PRINCIPAUX POLLUANTS
DE 2014 À 2018 EN MEURTHE-ET-MOSELLE

Réseau de 100
surveillance indice de la qualité de l’air 3% 0% 90
Campagnes de mesures 2018
Très mauvais

TRÈS BON 18% 80 78%

• Evolution des influences, BON


70 Mauvais

• Campagne de mesures de la qualité de l’air réalisée dans l’agglomération de Joeuf-Auboué, MOYEN


60 Médiocre
initialement de fond, 50
50%
inclue dans les zones d’intérêt général (influence trafic) définies à l’échelle du Grand Est ; MÉDIOCRE Moyen 41%
des mesures effectuées MAUVAIS
40
• Mesures de métaux lourds en proximité industrielle à Baccarat et 30
Bon
à Nancy-Gare (sous TRÈS MAUVAIS
Neuves-Maisons ; 29% 20 Très bon
influence trafic) et de 10 7%
• Communes de la Meurthe-et-Moselle concernées par la
Neuves-Maisons (sous Nombre de jours 0
campagne régionale menée par ATMO grand Est en 2018 : O3 PM10 NO2
influence industrielle) ;
Audun-le-Roman, Dommartin-les-Toul, Pont-à-Mousson et RÉPARTITION DES INDICES ET POLLUANTS DÉTERMINANTS L’INDICE EN % EN MEURTHE-ET-MOSELLE EN 2018
• Fin de l’évaluation des
Toul ;
concentrations en HAP
• Suivi des pesticides sur la commune de Nancy (jardin
à Nancy (Avenue de la
Libération).
botanique) ; Modélisation urbaine et régionale
• Participation à l’étude pour le projet de renouvellement et
d’extension de la ligne 1 du tram de Nancy, partie « Air et
Santé ».
tram - nancy

Situation de la meurthe-et-moselle Répartition du percentile 90,4 (moyenne Répartition des concentrations moyennes
par rapport aux valeurs réglementaires journalière) en particules PM10 en 2018. annuelles en dioxyde d’azote en 2018.
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b
de qualité de l’air en 2018
MEURTHE-ET- Seuil Particules Particules Dioxyde Dioxyde de Benzo(a) Métaux Monoxyde
Ozone Benzène
MOSELLE Réglementaire PM10 PM2,5 d’azote soufre pyrène lourds de carbone >100
(VL) 50
>80
40
Valeur limite l l l - l l - l l 30
20
(VL) 40
32

- - - - -
24
Valeur cible l l l l <10
16
<8
Objectif de qualité l l l l l l - l - CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM10
Percentile 90,4 journalier 2018 en µg/m3 CONCENTRATIONS EN DIOXYDE D’AZOTE NO2
Santé
Ligne directrice OMS l l l l l - - - - (VL : Valeur Limite) Moyenne annuelle 2018 en µg/m3
(VL : Valeur Limite)
Seuil d’information (1) l - l l l - - - -
Seuil d’alerte (1) l - l l l - - - - En 2018, la modélisation urbaine a mis en évidence des 100 personnes concernant la valeur limite journalière. La mo-
Niveau critique - - l - l - - - -
Végétation Valeur cible - - - l - - - - - dépassements de la moyenne annuelle en NO2 sur les axes délisation régionale montre une répartition homogène des
Objectif de qualité - - - l - - - - - fortement fréquentés (A31, A33) ainsi que dans le centre de niveaux de fond en particules PM10 sur la Meurthe-et-Mo-
(1) Différent des procédures réglementaires préfectorales d’information-recommandation ou d’alerte, l Respect valeur réglementaire l’agglomération de Nancy. En tout, 800 personnes seraient selle et confirme l’augmentation des niveaux de fond en NO2
qui sont des pratiques et des actes administratifs pris par l’autorité préfectorale lors d’un épisode de l Dépassement objectif qualité/valeur cible/seuil d’information/ligne directrice OMS
pollution. Ces procédures sont déclenchées sur prévision d’un dépassement des seuils d’information-
l Dépassement valeur limite/seuil d’alerte exposées à un dépassement de la valeur limite de 40 µg/m3 sur l’agglomération de Nancy et le long des principaux axes
recommandation et/ou d’alerte, et peuvent l’être sans que ce dépassement soit constaté le lendemain,
ou à l’inverse, ne pas l’être alors qu’un dépassement sera constaté le lendemain. l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires en NO2. Pour les particules PM10, ce chiffre est inférieur à routiers (autoroute A31 vers Metz, nationale N4 vers Paris).
- Il n’existe pas de valeur réglementaire
58 bilan de la qualité de l’air 2018 59
BILAN Meurthe-et-moselle

énergie
Meuse O
N

La consommation d’énergie provient pour un tiers des S

produits pétroliers, suivi par le gaz naturel (23%) et 861 GWh


l’électricité (20%). La part des énergies renouvelables 487 GWh
1 179 GWh
(bois énergie et autres énergies renouvelables) est de
l’ordre de 8 % en Meurthe-et-Moselle en 2016. PRODUITS PÉTROLIERS
8 381 GWh
GAZ NATUREL
5 242 GWh
COMBUSTIBLES MINÉRAUX SOLIDES

CHALEUR ET FROID ISSUS DE RÉSEAU 284 GWh


ÉLECTRICITÉ

BOIS ÉNERGIE (ÉNERGIE RENOUVELABLE) 3 230 GWh


AUTRES ÉNERGIES RENOUVELABLES 5 939 GWh
AUTRES NON RENOUVELABLES

CONSOMMATION FINALE PAR TYPE D'ÉNERGIE


EN MEURTHE-ET-MOSELLE EN 2016
FOND
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018 RURALE NATIONALE
RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE
TRAFIC
PÉRIURBAINE
URBAINE

INDUSTRIEL

émissions
TYPE DE STATION

INFLUENCE

1.0
Le secteur résidentiel/tertiaire est le princi- 100%
TRANSPORT ROUTIER
pal émetteur en benzo(a)pyrène (78 %), ben- Transport routier
Réseau de
90% AUTRES TRANSPORTS

zène (75 %) et particules PM2,5 (56 %). Pour 0.8


80%
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
Campagnes de mesures 2018
surveillance
AGRICULTURE
les particules PM10, les émissions liées au Autres transports
INDUSTRIE ET DECHETS

secteur agricole représentent 38% des émis-


70% BRANCHE ÉNERGIE • Poursuite des campagnes de mesures ponctuelles dans le cadre du
sions totales. Le secteur résidentiel/tertiaire 0.6
60%
Reidentiel et tertiaire • Le réseau de mesures de la qualité partenariat avec l’ANDRA ;
de l’air en France permettant de • Communes de la Meuse concernées par la campagne régio-
est le 2ème émetteur de particules PM10 en 50%
Agriculture répondre aux besoins du programme nale réalisée par ATMO Grand Est en 2018 : Bar-le-Duc,
Meurthe-et-Moselle avec 1 106 T. émises 0.4
40% européen EMEP(1) a évolué en 2018.
soit 32% des émissions totales. Commercy, Ligny-en-Barrois et Belleville-sur-Meuse ;
30%
Industrie et dechets Le site de Jonville-en-Woëvre ne fait • Etude la qualité de l’air sur la commune de Belleville-sur-
Pour les émissions d’oxydes d’azote, le
0.2
20% désormais plus parti du réseau EMEP, Meuse (avenue Aristide Briand), en situation de fond,
transport routier est le 1er émetteur avec Branche energie impliquant son passage en station afin de contribuer à l’optimisation des performances de
58 % des émissions totales, le 2ème émetteur 10%
rurale régionale et l’arrêt des mesures la modélisation régionale sur le secteur Nord de la Meuse.
étant l’industrie et les déchets avec 18,5 % 0.0
0 % de HAP et de métaux lourds.
des émissions totales. Le dioxyde de soufre PM10
PM10 PM2,5
PM2,5 OXYDES
DIOXYDE D'AZOTE DIOXYDEDIOXYDE
DE SOUFRE BENZÈNE BENZO(A)PYR?E
BENZ?E BENZO-
(3 469 tonnes) (1 924 tonnes) D’AZOTE DE SOUFRE (122 tonnes) (A)PYRÈNE Belleville-sur-Meuse
est majoritairement émis par le secteur de (11 962 tonnes) (2 193 tonnes) (0,06 tonnes)
l’industrie et des déchets (89%). A noter que
la part des émissions de dioxyde de soufre
RÉPARTITION SECTORIELLE DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS EN MEURTHE-ET-MOSELLE EN 2016
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
Situation de la meuse par rapport aux valeurs
du secteur de la branche énergie est passée réglementaires de qualité de l’air en 2018
d’un peu plus de 35% en 2014 à 1% en 2016,
Seuil Particules Particules Dioxyde Dioxyde de Benzo(a) Métaux Monoxyde
en lien avec l’arrêt de l’utilisation de charbon MEUSE
Réglementaire PM10 PM2,5 d’azote
Ozone
soufre
Benzène
pyrène lourds de carbone
comme combustible dans les centrales Valeur limite l l l - l l - l l
thermiques. Valeur cible - l - l - - l l -
Objectif de qualité l l l l l l - l -
Santé
Ligne directrice OMS l l l l l - - - -
climat 18 % 23 %
Seuil d’information (1) l - l l l - - - -
(1 483 ktCO2e) (1 885 ktCO2e) Seuil d’alerte (1) l - l l l - - - -
Le secteur de l’industrie et des déchets représente un tiers Niveau critique - - l - l - - - -
des émissions de gaz à effet de serre sur le département 0% Végétation Valeur cible - - - l - - - - -
de la Meurthe-et-Moselle. Le transport routier est le
(13 ktCO2e) Objectif de qualité - - - l - - - - -
(1) Différent des procédures réglementaires préfectorales d’information-recommandation ou d’alerte, l Respect valeur réglementaire
deuxième secteur émetteur de gaz à effet de serre avec 15 % qui sont des pratiques et des actes administratifs pris par l’autorité préfectorale lors d’un épisode de l Dépassement objectif qualité/valeur cible/seuil d’information/ligne directrice OMS
(1 174 ktCO2e) pollution. Ces procédures sont déclenchées sur prévision d’un dépassement des seuils d’information-
23%. En 3ème position, nous retrouvons la branche énergie 33 % recommandation et/ou d’alerte, et peuvent l’être sans que ce dépassement soit constaté le lendemain, l Dépassement valeur limite/seuil d’alerte
(2 692 ktCO2e) ou à l’inverse, ne pas l’être alors qu’un dépassement sera constaté le lendemain. l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires
avec 18 % des émissions totales de gaz à effet de serre. - Il n’existe pas de valeur réglementaire
Le PRG total de la Meurthe-et-Moselle est de 8 151 11 %
(904 ktCO2e) Les dépassements de l’objectif de qualité annuel en particules déclenchement de la procédure d’information et de recomman-
ktCO2e.
PM2,5 ainsi que de la ligne directrice OMS sont observés en si- dations le 8 février. Pour l’ozone, l’épisode de pollution de fin
RÉPARTITION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE EN MEURTHE-ET-MOSELLE tuation de proximité trafic, dans l’agglomération de Verdun (Bel- juillet à début août 2018 a abouti au déclenchement de la pro-
(PRG - GIEC 2007) PAR SECTEUR EN 2016
leville-sur-Meuse) ainsi que sur le site de fond rural de la plaine cédure d’information et de recommandations les 25/07, 03/08
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018 de Woëvre (Jonville-en-Woëvre) avec des moyennes de 11 et et 06/08 suivi du déclenchement et du maintien de l’alerte sur
12 µg/m3. Début février, l’épisode de pollution en particules persistance les 26 et 27/07, le 04/08 et le 07/08.
PM10 sur la région Grand Est a concerné la Meuse avec un
60 (1) European Monitoring and Evaluation Programme (EMEP) bilan de la qualité de l’air 2018 61
BILAN MEUSE

Pollution de fond urbain pic de pollution énergie


BASE 100
La consommation d’énergie provient en
120 265 GWh
O3 premier lieu des produits pétroliers (37%), suivi 413 GWh
NO2
PM10 par le gaz naturel (21%) et l’électricité (19%). La 642 GWh
PM2.5 ALERTE
100 part des énergies renouvelables (bois énergie PRODUITS PÉTROLIERS
2 974 GWh
INFORMATION
et autres énergies renouvelables) est de l’ordre GAZ NATUREL
1 469 GWh
O3O3 3 4 de 11 % en Meuse en 2016. COMBUSTIBLES MINÉRAUX SOLIDES
80
CHALEUR ET FROID ISSUS DE RÉSEAU
PM10
PM10 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8
ÉLECTRICITÉ 47 GWh
60 BOIS ÉNERGIE (ÉNERGIE RENOUVELABLE)
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 424 GWh
2014 2015 2016 2017 2018 AUTRES ÉNERGIES RENOUVELABLES 1 704 GWh
NOMBRE DE JOURS DE PROCÉDURE D’INFORMATION OU D’ALERTE AUTRES NON RENOUVELABLES
EVOLUTION DES NIVEAUX DES PRINCIPAUX POLLUANTS POUR LES PM10 ET L’OZONE EN MEUSE EN 2018
DE 2014 À 2018 EN MEUSE
CONSOMMATION FINALE PAR TYPE D'ÉNERGIE
EN MEUSE EN 2016
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
100
indice de la qualité de l’air 2% 1% 90 Très mauvais
80%
14% 80
TRÈS BON
BON
70 Mauvais émissions
MOYEN
60 Médiocre

MÉDIOCRE 20%
50 Moyen 1.0
100%
40 35% TRANSPORT ROUTIER
MAUVAIS
30
63%
Bon
90%
Transport routier
AUTRES TRANSPORTS Le secteur de l’agriculture est le principal
TRÈS MAUVAIS
20 Très bon
0.8
RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE
émetteur de particules PM10 avec 58% des
10 80% AGRICULTURE
3% Autres transports
INDUSTRIE ET DECHETS émissions totales en Meuse (1 630T.). Pour
Nombre de jours 0 70% BRANCHE ÉNERGIE
O3 PM10 NO2 les particules PM2,5, le secteur résidentiel/
RÉPARTITION DES INDICES ET POLLUANTS DÉTERMINANTS L’INDICE EN % EN MEUSE EN 2018 0.6
60%
Reidentiel et tertiaire
tertiaire est le principal émetteur, suivi de
50% l’agriculture et de l’industrie et des déchets.
Agriculture Pour les émissions d’oxydes d’azote, le
0.4
40%
transport routier est le 1er émetteur avec
Industrie et dechets
Modélisation urbaine et régionale 30% 47 % des émissions totales, le 2ème émetteur
0.2
20% étant l’industrie et les déchets avec 20,5 %
Branche energie
10%
des émissions totales. Le dioxyde de soufre
est émis à 70% par le secteur de l’industrie
0.0
0 %
PM10 PM2,5 DIOXYDEOXYDES
et des déchets. A noter que pour le benzo(a)
PM10 PM2,5 D'AZOTE DIOXYDEDIOXYDE
DE SOUFRE BENZÈNE BENZO(A)PYR?E
BENZ?E BENZO-
(2 807 tonnes) (1 200 tonnes) D’AZOTE DE SOUFRE (60 tonnes) (A)PYRÈNE pyrène et le benzène (75 %), le résidentiel/
(3 987 tonnes) (409 tonnes) (0,04 tonnes)
Répartition du percentile 90,4 (moyenne Répartition des concentrations moyennes tertiaire est le premier émetteur, notamment
journalière) en particules PM10 en 2018. annuelles en dioxyde d’azote en 2018. RÉPARTITION SECTORIELLE DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS EN MEUSE EN 2016 avec les émissions du chauffage domestique.
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018

>100
(VL) 50 >80 climat 1%
17 %
40 (VL) 40 (38 ktCO2e)
30 32
(529 ktCO2e)
20
<10
24
16 Les secteurs de l’agriculture et de l’industrie 0%
<8
CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM10 et des déchets sont les secteurs dont la part 35 % (4 ktCO2e)
Percentile 90,4 journalier 2018 en µg/m3 CONCENTRATIONS EN DIOXYDE D’AZOTE NO2 (1090 ktCO2e)
(VL : Valeur Limite) Moyenne annuelle 2018 en µg/m3 des émissions de gaz à effet de serre sur le 11 %
(VL : Valeur Limite)
département de la Meuse est la plus importante (327 ktCO2e)

(36 et 35%). Le transport routier est le 3ème secteur


En 2018, la modélisation régionale du Grand Est avec un zoom Pour les particules PM10, les valeurs du percen- émetteur de gaz à effet de serre avec 17%. Le
effectué sur le département de la Meuse, montre des niveaux de tile 90,4 varient entre 20 et 40 µg/m3, res- PRG total de la Meuse est de 3 078 ktCO2e.
36 %
fond en dioxyde d’azote homogènes et faibles (majoritairement pectant ainsi la valeur limite journalière fixée à (1 090 ktCO2e)
inférieurs à 10 µg/m3). 50 μg/m3 à ne pas dépasser plus de 35 jours dans l’année.
RÉPARTITION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE EN MEUSE
(PRG - GIEC 2007) PAR SECTEUR EN 2016
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018

62 bilan de la qualité de l’air 2018 63


BILAN MOSELLE

Moselle
En 2018, la valeur limite annuelle de 5 µg/m3 en benzène a de dépassée. Tout comme en 2017, le site d’observation spécifique
nouveau été dépassée dans la vallée de la Fensch (7 µg/m3 sur à proximité de l’autoroute A31 à Metz a respecté la valeur limite
le site de Serémange-Erzange), après une année où la valeur avait annuelle de 40 µg/m3 en dioxyde d’azote en 2018. Un jour de
été respectée (4 µg/m3 en 2017). En revanche, pour la 1ère fois dépassement du seuil d’alerte en particules PM10 a été mesuré en
N

O E

S
depuis la mise en place de la mesure de benzo(a)pyrène au niveau Moselle, le 8/02, en situation de proximité industrielle (Héming),
de la commune de Florange (complexe de Bétange), la valeur période où la procédure d’information et de recommandations
cible annuelle de 1 ng/m3 de ce composé a été atteinte mais non avait été déclenchée sur le département.

Pollution de fond urbain pic de pollution


BASE 100

120
O3
NO2
PM10 ALERTE
PM2.5
100 INFORMATION

O3O3 3 4
80
PM10 PM10 2 2
0 1 2 3 4 5 6 7 8

FOND
RURALE NATIONALE
RURALE RÉGIONALE 60 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
RURALE PROCHE
TRAFIC
PÉRIURBAINE 2014 2015 2016 2017 2018
URBAINE
NOMBRE DE JOURS DE PROCÉDURE D’INFORMATION OU D’ALERTE
INDUSTRIEL TYPE DE STATION
EVOLUTION DES NIVEAUX DES PRINCIPAUX POLLUANTS POUR LES PM10 ET L’OZONE EN MOSELLE EN 2018
INFLUENCE DE 2014 À 2018 EN MOSELLE

100
indice de la qualité de l’air 3% 0% 90
Réseau de surveillance
Très mauvais

TRÈS BON 22% 80 77%

Campagnes de mesures 2018 70 Mauvais


BON
60 Médiocre
• Fin de l’évaluation des concentrations MOYEN 47%
50 Moyen 43%
en métaux lourds au centre de Metz (Les • Communes de la Moselle concernées par la campagne MÉDIOCRE
40
MAUVAIS Bon
Récollets) ; régionale menée par ATMO Grand Est en 30
TRÈS MAUVAIS
• Arrêt de la mesure de dioxyde de soufre 2018 : Baronville, Creutzwald, Forbach, 27% 20 Très bon
10%
10
à Gandrange et déplacement de la station Mondelange, Saint-Avold, Sarrebourg, Nombre de jours 0
Sarreguemines et Stiring-Wendel ; O3 PM10 NO2
dans la rue du Stade pour la poursuite des
• Poursuite de l’évaluation de la qualité RÉPARTITION DES INDICES ET POLLUANTS DÉTERMINANTS L’INDICE EN % EN MOSELLE EN 2018
mesures de particules PM10 jusqu’à la fin du
démantèlement de l’aciérie ; de l’air en proximité trafic (avenue
• Surveillance réglementaire du benzo(a)pyrène Comte de Bertier) au niveau de
et du benzène dans la vallée de la Fensch et l’agglomération de Thionville initiée Modélisation urbaine et régionale
surveillance du benzo(a)pyrène à Héming au second semestre 2015 et qui se
pour la zone régionale. terminera fin 2018. Répartition des concentrations
Répartition du percentile 90,4 (moyenne moyennes annuelles en dioxyde d’azote
école Verlaine - Gandrange journalière) en particules PM10 en 2018. en 2018.
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b

Situation de la moselle par rapport aux valeurs


réglementaires de qualité de l’air en 2018
Seuil Particules Particules Dioxyde Dioxyde de Benzo(a) Métaux Monoxyde
MOSELLE Ozone Benzène
Réglementaire PM10 PM2,5 d’azote soufre pyrène lourds de carbone

Valeur limite l l l - l l - l l >100


(VL) 50 >80
40
- - - - -
(VL) 40
Valeur cible l l l l 30 32
20 24
Objectif de qualité l l l l l l - l - <10 16
<8
Santé
Ligne directrice OMS l l l l l - - - - CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM10
Percentile 90,4 journalier 2018 en µg/m3 CONCENTRATIONS EN DIOXYDE D’AZOTE NO2
Seuil d’information (1) l - l l l - - - - (VL : Valeur Limite) Moyenne annuelle 2018 en µg/m3
(VL : Valeur Limite)
Seuil d’alerte (1) l - l l l - - - -
Niveau critique - - l - l - - - - Tout comme en 2017, la répartition des concentrations l’Atmosphère des Trois Vallées, moins de 100 personnes seraient
Végétation Valeur cible - - - l - - - - - moyennes annuelles en dioxyde d’azote NO2 en 2018 indique exposées à un dépassement de la valeur limite de 40 µg/m3 en
Objectif de qualité - - - l - - - - - des niveaux élevés sur les axes routiers Metz-Thionville- NO2. Pour les PM10, les niveaux de fond sont plus homogènes
(1) Différent des procédures réglementaires préfectorales d’information-recommandation ou d’alerte, l Respect valeur réglementaire
qui sont des pratiques et des actes administratifs pris par l’autorité préfectorale lors d’un épisode de l Dépassement objectif qualité/valeur cible/seuil d’information/ligne directrice OMS Luxembourg (A31), Metz-Forbach (A4 et A320 et D603) ainsi avec toutefois des valeurs plus élevées observées en situation
pollution. Ces procédures sont déclenchées sur prévision d’un dépassement des seuils d’information-
recommandation et/ou d’alerte, et peuvent l’être sans que ce dépassement soit constaté le lendemain, l Dépassement valeur limite/seuil d’alerte que dans les centres des agglomérations de Metz, Forbach de proximité trafic ou sur les grandes agglomérations.
ou à l’inverse, ne pas l’être alors qu’un dépassement sera constaté le lendemain. l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires
- Il n’existe pas de valeur réglementaire et Thionville. Sur le périmètre du Plan de Protection de

64 bilan de la qualité de l’air 2018 65


BILAN MOSELLE

énergie
bas-Rhin O
N

La consommation d’énergie provient en premier lieu des


S

produits pétroliers (37%), suivi par le gaz naturel (27%) et


1 066 GWh
l’électricité (23%). Ces trois secteurs totalisent près de 90 % 1 161 GWh
des consommations d’énergie en Moselle. 1 473 GWh

PRODUITS PÉTROLIERS 12 363 GWh


GAZ NATUREL 7 763 GWh
COMBUSTIBLES MINÉRAUX SOLIDES

CHALEUR ET FROID ISSUS DE RÉSEAU

ÉLECTRICITÉ 462 GWh


BOIS ÉNERGIE (ÉNERGIE RENOUVELABLE) 366 GWh
AUTRES ÉNERGIES RENOUVELABLES 9 068 GWh
AUTRES NON RENOUVELABLES

CONSOMMATION FINALE PAR TYPE D'ÉNERGIE


EN MOSELLE EN 2016
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018 FOND
RURALE NATIONALE
RURALE RÉGIONALE
RURALE PROCHE
TRAFIC
PÉRIURBAINE

émissions
URBAINE

INDUSTRIEL TYPE DE STATION

INFLUENCE

En Moselle, les activités sidérurgiques, 1.0


100%
TRANSPORT ROUTIER
métallurgiques et chimiques ainsi que les 90%
Transport routier
AUTRES TRANSPORTS
centrales thermiques sont encore bien RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE

Réseau de surveillance
0.8
80% AGRICULTURE
présentes dans le paysage du département Autres transports
et ont une contribution importante dans les 70%
INDUSTRIE ET DECHETS
BRANCHE ÉNERGIE Campagnes de mesures 2018
émissions de dioxyde de soufre (près de 83% 0.6
60%
Reidentiel et tertiaire • Evaluation des métaux lourds à Strasbourg
• Communes du Bas-Rhin concernées par la campagne régionale menée par
répartis entre la branche énergie et l’industrie (Haute-Carpe) jusque fin 2018 puis
50% ATMO Grand Est en 2018 : Fegersheim, Molsheim, Schirmeck, Sommerau et
et les déchets) et de benzo(a)pyrène (47 % des Agriculture poursuite des mesures à Strasbourg (avenue
0.4 Wittersheim ;
émissions totales devant le secteur résidentiel
40% Clemenceau) en 2019 ;
Industrie et dechets • Suivi des pesticides dans la commune de Kintzheim ;
et tertiaire). 30% • Poursuite des mesures indicatives en
• Poursuite de l’évaluation de l’ammoniac par tubes
Le transport routier est le 1er émetteur 0.2 benzène et en benzo(a)pyrène à Strasbourg
20%
Branche energie passifs à Strasbourg (avenue de Clemenceau) et
d’oxydes d’azote avec 53 % des émissions (avenue Clemenceau) ;
10% à Ittenheim ;
totales. Le 2ème émetteur d’oxydes d’azote en • Le réseau de mesures de la qualité de l’air en
0.0 • Evaluation de la qualité de l’air à Châtenois
Moselle est l’industrie et les déchets avec 17% 0 % France permettant de répondre aux besoins
PM10 PM2,5 OXYDES
D'AZOTE DIOXYDEDIOXYDE BENZÈNE BENZO(A)PYR?E
BENZO- sous influence trafic ;
des émissions totales. Le secteur résidentiel/
PM10 PM2,5 DIOXYDE
(4 308 tonnes) (2 628 tonnes) D’AZOTE
DE SOUFRE BENZ?E
DE SOUFRE (180 tonnes) (A)PYRÈNE du programme européen EMEP(1) a évolué
• Evaluation de la qualité de l’air à Haguenau,
tertiaire est le principal émetteur en particules
(17 228 tonnes) (2 448 tonnes) (0,16 tonnes) en 2018. Ainsi, de nouvelles mesures ont
unité urbaine de plus de 50 000 habitants
PM10 (36% devant l’agriculture avec 32%), RÉPARTITION SECTORIELLE DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS EN MOSELLE EN 2016 été intégrées au niveau du site Le Donon, à
dépourvue de stations de mesures fixes en
PM2,5 (58 %) et en benzène (72 %). SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018 savoir des mesures de particules (PM2,5 et
2018, avec laboratoire mobile et tubes passifs.
PM10), de HAP et de métaux lourds (dans les
phases « air » et « dépôt »). Châtenois

climat Situation du bas-rhin par rapport aux valeurs


En Moselle, la branche énergie (centrales électriques, réglementaires de qualité de l’air en 2018
cokeries, réseaux de chaleur, etc.) présente les plus
20 % Seuil Particules Particules Dioxyde Dioxyde de Benzo(a) Métaux Monoxyde
fortes émissions de gaz à effet de serre en 2016 (2 507 ktCO2e) BAS-RHIN Ozone Benzène
Réglementaire PM10 PM2,5 d’azote soufre pyrène lourds de carbone
avec 40 % des émissions totales du département. 40 %
(5 101 ktCO2e) 0% Valeur limite l l l - l l - l l
Le transport routier est le 2ème secteur émetteur de (26 ktCO2e) Valeur cible - l - l - - l l -
gaz à effet de serre avec 20% puis nous retrouvons Objectif de qualité l l l l l l - l -
l’industrie et les déchets en 3ème position avec 16 % 15 % Santé
(1 847 ktCO2e) Ligne directrice OMS l l l l l - - - -
des émissions totales. Le PRG total de la Moselle est Seuil d’information (1) l - l l l - - - -
de 12 641 ktCO2e, niveau le plus important des 10 Seuil d’alerte (1) l - l l l - - - -
9%
départements de la région Grand Est (1,6 fois plus 16 % (1 117 ktCO2e) Niveau critique - - l - l - - - -
élevé que le PRG du 2ème département, la Meurthe- (2 043 ktCO2e) Végétation Valeur cible - - - l - - - - -
et-Moselle). Objectif de qualité - - - l - - - - -
RÉPARTITION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE EN MOSELLE (1) Différent des procédures réglementaires préfectorales d’information-recommandation ou d’alerte, l Respect valeur réglementaire
qui sont des pratiques et des actes administratifs pris par l’autorité préfectorale lors d’un épisode de l Dépassement objectif qualité/valeur cible/seuil d’information/ligne directrice OMS
(PRG - GIEC 2007) PAR SECTEUR EN 2016 pollution. Ces procédures sont déclenchées sur prévision d’un dépassement des seuils d’information-
recommandation et/ou d’alerte, et peuvent l’être sans que ce dépassement soit constaté le lendemain, l Dépassement valeur limite/seuil d’alerte
SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018 ou à l’inverse, ne pas l’être alors qu’un dépassement sera constaté le lendemain. l Non évalué ou données insuffisantes pour se comparer aux seuils réglementaires
- Il n’existe pas de valeur réglementaire
(1) European Monitoring and Evaluation Programme (EMEP)
66 bilan de la qualité de l’air 2018 67
BILAN BAS-RHIN

Comme l’ensemble des départements de la région, le Bas-Rhin a été obtenue au bd Clemenceau et une moyenne de 48 µg/m3 à proximité
énergie
marqué par des épisodes de pollution en ozone sur la période du de l’autoroute A35. A noter cependant aucun dépassement de la
25/7 au 7/8 2018. Pour les particules PM10, les déclenchements moyenne horaire de 200 µg/m3 correspondant à la valeur limite horaire La consommation d’énergie finale la plus
de procédures ont eu lieu lors des épisodes de pollution de début et à la ligne directrice OMS. L’évaluation des niveaux de métaux lourds importante dans le Bas-Rhin provient en 1 247 GWh
27 GWh
février et mars 2018. Les 2 et 3 mars, des dépassements du seuil dans le quartier Carpe-Haute à Strasbourg en 2018 a montré des premier lieu des produits pétroliers (34%), 3 347 GWh
d’alerte de 80 µg/m3, en moyenne journalière, ont été mesurés en résultats largement inférieurs aux différents seuils réglementaires en suivi par l’électricité (26%) qui passe devant PRODUITS PÉTROLIERS
10 899 GWh
proximité de l’A35. Pour le dioxyde d’azote, la valeur limite annuelle vigueur pour ces composés. Ainsi, en 2019, l’évaluation sera réalisée le gaz naturel (24%) par rapport à l’année GAZ NATUREL
de 40 µg/m3 est toujours dépassée en situation de proximité trafic sur un autre site de Strasbourg, à savoir Strasbourg-Clemenceau, en 2014. La biomasse-énergie (bois, biogaz, COMBUSTIBLES MINÉRAUX SOLIDES
dans l’agglomération de Strasbourg avec une moyenne de 47 µg/m3 proximité trafic. biocarburant, déchets organiques, etc.) CHALEUR ET FROID ISSUS DE RÉSEAU
8 432 GWh
représente 14 % (+ 4% par rapport à 2014) ÉLECTRICITÉ

de la consommation finale (dont 10 % issus 483 GWh


Pollution de fond urbain pic de pollution
BOIS ÉNERGIE (ÉNERGIE RENOUVELABLE)

de la filière bois-énergie). AUTRES ÉNERGIES RENOUVELABLES 16 GWh 7 743 GWh


AUTRES NON RENOUVELABLES
BASE 100

140
O3
CONSOMMATION FINALE PAR TYPE D'ÉNERGIE
NO2
PM10
DANS LE BAS-RHIN EN 2016
PM2.5 SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
120 ALERTE
INFORMATION

100
émissions
Alerte
O3O3 2 6 Information

PM10
PM10 1 1
0 1 2 3 4 5 6 7 8

80 1.0
100%
2014 2015 2016 2017 2018 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 TRANSPORT ROUTIER
90%
Transport routier
AUTRES TRANSPORTS

EVOLUTION DES NIVEAUX DES PRINCIPAUX POLLUANTS


NOMBRE DE JOURS DE PROCÉDURE D’INFORMATION OU D’ALERTE RÉSIDENTIEL ET TERTIAIRE En 2016, le secteur résidentiel/tertiaire est
POUR LES PM10 ET L’OZONE DANS LE BAS-RHIN EN 2018 0.8
80% AGRICULTURE
DE 2014 À 2018 DANS LE BAS-RHIN Autres transports
INDUSTRIE ET DECHETS
le principal émetteur en benzo(a)pyrène et
70% BRANCHE ÉNERGIE benzène (83 %), en dioxyde de soufre (51 %,
0.6
60%
Reidentiel et tertiaire
devant l’industrie et les déchets avec 45 %)
100
indice de la qualité de l’air 4% 0% 90 50%
ainsi que pour les particules PM10 (50 %) et
80
Très mauvais
76% Agriculture particules PM2,5 (70 %) pour le Bas-Rhin.
TRÈS BON 0.4
BON
70 Mauvais
40% Pour les émissions d’oxydes d’azote, le
29% 60
MOYEN 43%
Médiocre
30%
Industrie et dechets
transport routier est le premier émetteur
MÉDIOCRE
50 Moyen
40 37% 0.2
20%
avec 58 % des émissions totales. L’industrie
MAUVAIS
30
Bon Branche energie
et les déchets ainsi que le résidentiel/tertiaire
TRÈS MAUVAIS
20 Très bon 10%
sont les seconds émetteurs en oxydes
24% 10 7%
0.0
0 %
Nombre de jours 0 d’azote avec respectivement 15 et 14 % des
PM10 PM2,5 OXYDES
D'AZOTE DIOXYDEDIOXYDE BENZÈNE BENZO(A)PYR?E
BENZO-
O3 PM10 NO2 PM10 PM2,5 DIOXYDE DE SOUFRE BENZ?E
émissions totales.
(4 456 tonnes) (3 092 tonnes) D’AZOTE DE SOUFRE (230 tonnes) (A)PYRÈNE
RÉPARTITION DES INDICES ET POLLUANTS DÉTERMINANTS L’INDICE EN % DANS LE BAS-RHIN EN 2018 (13 080 tonnes) (927 tonnes) (0,11 tonnes)

RÉPARTITION SECTORIELLE DES ÉMISSIONS DE POLLUANTS DANS LE BAS-RHIN EN 2016


SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
Modélisation urbaine et régionale

Répartition du percentile 90,4


(moyenne journalière) en particules
climat 3%
Répartition des concentrations
PM10 en 2018. moyennes annuelles en dioxyde d’azote (192 ktCO2e)
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b Dans le Bas-Rhin, le secteur du transport routier 20 %
en 2018.
contribue à 36% des émissions de gaz à effet de (1 174 ktCO2e) 36 %
Source : ATMO Grand Est / PREVEST V2018b (2 078 ktCO2e)
serre. Le résidentiel et tertiaire est le deuxième
secteur émetteur de gaz à effet de serre avec
28% puis l’industrie et les déchets en troisième 12 %
(683 ktCO2e)
>100 >80
(VL) 40
position avec 20 % des émissions totales. Le 1%
(VL) 50
40
30
32
24
PRG total du Bas-Rhin est de 5 807 ktCO2e. (64 ktCO2e)
20 16
<10 <8 28 %
CONCENTRATIONS EN DIOXYDE D’AZOTE NO2
(1 617 ktCO2e)
CONCENTRATIONS EN PARTICULES PM10
Percentile 90,4 journalier 2018 en µg/m3 Moyenne annuelle 2018 en µg/m3
(VL : Valeur Limite) (VL : Valeur Limite)
RÉPARTITION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE DANS LE BAS-RHIN
(PRG - GIEC 2007) PAR SECTEUR EN 2016
Les populations les plus exposées à la pollution aux particules PM10 1 500 personnes seraient exposées à un dépassement de la valeur SOURCE : ATMO GRAND EST / INVENT’AIR V2018
et au dioxyde d’azote (NO2) sont localisées dans l’Eurométropole de limite annuelle de 40 µg/m3 en NO2, ce chiffre étant de moins de 100
Strasbourg, le long des grands axes routiers (autoroute A35), des personnes pour le dépassement de la valeur limite journalière pour
boulevards (avenue du Rhin, Boulevard Clemenceau) et du centre de les PM10.
l’agglomération strasbourgeoise. La modélisation urbaine indique que
68 bilan de la qualité de l’air 2018 69
BILAN HAUT-RHIN

haut-Rhin
Comme l’ensemble des départements de la région Grand Est, le sur la commune du Vieux-Thann. Ainsi, la ligne directrice OMS
Haut-Rhin a été marqué par des épisodes de pollution en ozone (moyenne journalière de 20 µg/m3 à ne pas dépasser sur l’année
O
N

E
sur la période du 25 juillet au 7 août 2018. Pour les particules civ