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Equations différentielles (corrigé niveau 3).

Equations différentielles linéaires du premier ordre.


32. Cette équation différentielle admet des solutions sur tout intervalle I qui évite 0 et 1.
• Sur un tel intervalle I , les solutions de l'équation homogène associée sont :
 1 − 2.x    −1 1   C
∀ x ∈ I , y ( x) = C. exp −

 2.x.(1 − x) .dx  = C. exp   2.x + 2.(1 − x) .dx  = x.(1 − x)
, avec : C ∈ .

Puis on obtient une solution particulière de l’équation complète avec la méthode de variation de la
C ' ( x)
constante qui conduit à : ∀ x ∈ I , 2.x.(1 − x). −1 = 0 .
x.(1 − x)
1
• sur ]0,1[, on a donc à résoudre : ∀ x ∈ I , C ' ( x) = .
2. x.(1 − x)
2
1  1 1 
4 4 
1
2
1
On pose alors : x.(1 − x) = −  x 2 − x +  = −  x −  = . 1 − (2.x − 1) 2 ,
4  4
( )
et le changement de variable : u = 2.x − 1 , qui conduit à :
dx du 1
∀ x ∈ I , C ( x) =  = = . arcsin(2.x − 1) + K , avec : K ∈ .
2. x.(1 − x) 2. 1 − u 2 2
K arcsin(2.x − 1)
Finalement, les solutions de (E) sur ]0,1[ sont : y ( x) = + , K ∈ .
x.(1 − x) 2. x.(1 − x)
1
• sur (-∞,0[ ou sur ]1,+∞), on a à résoudre : ∀ x ∈ I , C ' ( x) = − .
2. x.( x − 1)
2
 1 1  1 1 1
On pose alors : x.( x − 1) =  x 2 − x +  − =  x −  − = . ( 2.x − 1) 2 − 1 , ( )
 4 4  2 4 4
puis le changement de variable : u = 2.x − 1 , sur ]1,∞), ou : u = 1 − 2.x , sur ( − ∞,0 [.
On obtient ainsi :
dx 1du
- sur ]1,+∞) : ∀ x ∈ ]1,+∞), C ( x) = −  2.
x.( x − 1)
= −
2. u 2 − 1
= − . arg ch(2.x − 1) + K , K ∈ ,
2
K arg ch(2.x − 1)
et les solutions sur ]1,+∞) : ∀ x ∈ ]1,+∞), y ( x) = − , avec : K ∈ .
x.( x − 1) 2. x.( x − 1)
dx du 1
- sur ( − ∞,0 [ : ∀ x ∈ ( − ∞,0 [, C ( x) = −  = + = . arg ch(1 − 2.x) + K , K ∈ ,
2. x.( x − 1) 2. u 2 − 1 2
K arg ch(1 − 2.x)
et les solutions sur ( − ∞,0 [ : ∀ x ∈ ( − ∞,0 [, y ( x) = + , avec : K ∈ .
x.( x − 1) 2. x.( x − 1)
• Raccorder en 0 conduit à poser :
K arcsin(2.x − 1)
∀ x ∈ ]0,1[, y ( x) = + , K ∈ ,
x.(1 − x) 2. x.(1 − x)
K' arg ch(1 − 2.x)
∀ x ∈ ( − ∞,0 [, y ( x) = + , K' ∈ .
x.( x − 1) 2. x.( x − 1)
On peut alors écrire :
1 1 1 1 x
∀ x ∈ ]0,1[, (arcsin(2.x − 1))' = =
.(1 + .x + o0 ( x)) = + + o0 ( x ) ,
x.(1 − x) x 2 x 2
π 1
d’où : ∀ x ∈ ]0,1[, arcsin(2.x − 1) = − + 2. x + .x. x + o0 ( x. x ) ,
2 3

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). -1-


1 π 1  1 x 
et : ∀ x ∈ ]0,1[, y ( x) = . 2.K − + 2. x + .x. x + o0 ( x. x ) . + + o0 ( x )  .
2 2 3  x 2 
π
On doit donc prendre : K = , pour qu’il y ait une limite finie en 0+, et dans ce cas :
4
2
∀ x ∈ ]0,1[, y ( x) = 1 + .x + o0 ( x) .
3
Donc y admet une limite finie en 0+ (qui vaut 1).
De plus le taux d’accroissement de la fonction ainsi prolongée admet lui aussi en 0+ une limite finie qui
2
vaut .
3
Pour la limite à gauche en 0, on a de même :
1 1  1  1 1
∀ x < 0 , (arg ch(1 − 2.x))' = − =− .1 + .x + o0 ( x)  = − + . − x + o0 ( − x ) ,
(1 − x).(− x) −x  2  −x 2
1
d’où : ∀ x < 0 , arg ch(1 − 2.x) = 2. − x + .x. − x + o0 ( x. − x ) , et :
3
 1  1 −x 
∀ x < 0 , y ( x) =  K '+ − x + .x. − x + o0 ( x. − x ) . − + o ( − x ) .
  − x 
0
 6 2 
On doit donc prendre : K ' = 0 , pour qu’il y ait une limite finie en 0 , et dans ce cas :
-

2
∀ x < 0 , y ( x ) = 1 + .x + o 0 ( x ) .
3
Donc y admet une limite finie en 0- (qui vaut 1).
De plus, le taux d’accroissement de la fonction ainsi prolongée admet lui aussi en 0- une limite finie qui
2
vaut .
3
Il y a donc une unique fonction sur (-∞,1[, solution de (E) et définie par :
 π  1
 2 + arcsin(2.x − 1) . , si : 0 ≤ x < 1
  2. x.(1 − x)
∀ x ∈ ( − ∞,1 [, y ( x) =  .
 arg ch(1 − 2.x) , si : x < 0
 2. x.( x − 1)
• Raccorder enfin les solutions de (E) en 1 conduit à la même discussion.
K arcsin(2.x − 1)
Pour : x ∈ ]0,1[, et : y ( x) = + ,
x.(1 − x)2. x.(1 − x)
K arcsin(1 − 2.h)
on pose : x = 1 − h , et on obtient : y ( x) = + .
h.(1 − h) 2. h.(1 − h)
π
Comme dans la partie précédente, on doit prendre : K = − , pour pouvoir avoir une limite finie quand x
4
tend vers 1- (soit quand h tend vers 0+) puis :
 1  1 h  2
∀ x ∈ ]0,1[, y ( x) =  − h − .h. h + o0 (h. h ) . + + o0 ( h )  = −1 − .h + o0 (h) ,
 6  h 2  3
et y admet une limite finie (qui vaut -1) en 1-.
De plus, le taux d’accroissement de la fonction ainsi prolongée admet une limite finie en 1- qui vaut :
2
− 1 − .h + o0 (h) + 1
y ( x) − y (1) y (1 − h) + 4 3 2
lim = lim+ = lim+ = .
x →1− x −1 h → 0 −h h → 0 −h 3
K arg ch(2.x − 1)
De même, pour : x ∈ ]1,+∞), on pose : y ( x) = − , et : x = 1 + h ,
x.( x − 1) 2. x.( x − 1)

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). -2-


K arg ch(1 + 2.h)
pour avoir : ∀ x ∈ ]1,+∞), y ( x) = − .
(1 + h).h
2. (1 + h).h
On doit prendre : K = 0 , pour avoir une limite finie quand x tend vers 1+ (soit quand h tend vers 0-) puis :
1 1  1 h  2
∀ x ∈ ]1,+∞), y ( x) = − . 2. h − .h. h + o0 (h. h ) . + + o0 (h)  = −1 + .h + o0 (h) ,
2 3 
 h 2 3

et y admet une limite finie en 1+ (qui vaut -1) et le taux d’accroissement de la fonction prolongée admet
2
aussi une limite finie qui vaut à nouveau .
3
Il y a donc une unique fonction sur ]0,+∞), solution de (E) et définie par :
 π  1
 − 2 + arcsin(2.x − 1) . , si : 0 < x ≤ 1
  2. x.(1 − x)
∀ x ∈ ]0,+∞), y ( x) =  .
− arg ch ( 2 . x − 1)
, si : x > 1
 2. x.( x − 1)
On constate ainsi qu’il n’y a pas de solutions sur à cette équation différentielle.

33. • La première équation différentielle a des solutions sur tout intervalle I k de la forme ] k .π , ( k + 1)π [.
Sur I k les solutions de l’équation homogène associée sont les fonctions : y ( x) = C. sin( x) , avec : C ∈ .
On utilise ensuite la méthode de variation de la constante en posant :
1
∀ x ∈ I k , y ( x) = C ( x). sin( x) , pour obtenir : C ' ( x). sin 2 ( x) = sin( x) , soit : C ' ( x) = .
sin( x)
sin( x) du
On obtient ainsi : ∀ x ∈ I k , C ( x) = 2
( x) sin
.dx = − 
1− u2
, avec : u = cos(x) .

1  1 1  1 1
Et donc : ∀ x ∈ I k , C ( x) = .  +  .du = . ln(1 + cos( x)) − . ln(1 − cos( x)) ,
2 1 + u 1 − u  2 2
et finalement les solutions de cette première équation sur I k sont les fonctions :
1  1 + cos( x)   x
∀ x ∈ I k , y ( x) = C k . sin( x) + . ln . sin( x) = C k . sin( x) − sin( x). ln tan   , avec : C k ∈ .
2  1 − cos( x)  2
 h π 
Puis on a : lim + y ( x) = lim+  C k .(−1) k . sin(h) − (−1) k . sin(h). ln tan  + k .   .
x → k .π h →0
 2 
2 
h π h h π h h h
Or pour k pair : tan  + k .  = tan   , d’où : ln tan  + k .  = ln tan   = ln sin   − ln cos  ,
2 2 2 2 2 2 2 2
h π h h π h h
et pour k impair : tan  + k .  = − cot an  , et : ln tan  + k .  = − ln sin   + ln cos  .
2 2 2 2 2 2  2
 h π 
Dans les deux cas : lim + y ( x) = lim+  C k .(−1) k . sin(h) − (−1) k . sin(h). ln tan  + k .   = 0 ,
x → k .π h →0
 2 2 
du fait du théorème des croissances comparées pour ln en 0.
On obtient de même : lim − y ( x) = 0 .
x → ( k +1).π

Donc on peut prolonger les fonctions en toute valeur k .π de façon à ce qu’elles se raccordent par
continuité en ces points.
y ( x) − y (k .π )  sin(h) sin( h) h π 
Mais : lim + = lim+  C k .(−1) k . − (−1) k . . ln tan + k .   = ±∞ ,
x → k .π x − k .π h→0
 h h 2 2
et les prolongements obtenus ne sont jamais dérivables à droite en k .π .
Donc on peut au mieux résoudre l’équation sur les intervalles I k .
• La deuxième équation admet des solutions sur les mêmes intervalles I k et pour la partie homogène, les

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). -3-


C  1 + cos( x)   x
solutions sont les fonctions : ∀ x ∈ I k , y ( x) = . ln  = −C. ln tan   , avec : C ∈ .
2  1 − cos( x)  2
Il est immédiat que la fonction constante égale à 1 est une solution particulière de l’équation.
Donc les solutions de cette deuxième équation sur I k sont les fonctions :
C k  1 + cos( x)   x
∀ x ∈ I k , y ( x) = 1 + . ln  = 1 − C k . ln tan   , avec : C k ∈ .
2  1 − cos( x)  2
Or pour qu’une des fonctions précédentes ait une limite finie en 0, il faut prendre : C k = 0 , et donc la seule
solution possible de cette équation sur est la fonction constante égale à 1.
Il est immédiat réciproquement qu’elle est bien solution de l’équation sur ce qui en fait la seule solution.

34. Ces problèmes de Cauchy n’ont pas nécessairement de solution puisque le coefficient de y ' s’annule
précisément en 0.
 π   π
Si on cherche à résoudre l’équation sur  − ,0  ou  0,+  , alors l’équation a pour solutions :
 2   2
y ( x) = C ± . sin( x) , avec : C ± ∈ .
Un raccordement en 0 de ces solutions impose (par continuité en 0) : y (0) = 0 .
Donc le deuxième problème de Cauchy n’a pas de solution.
Puis une fois qu’on a posé : y (0) = 0 , la fonction obtenue est dérivable en 0 si et seulement si : C + = C − .
Donc si y est solution du problème de Cauchy, elle vaut :
 π π
∀ x ∈  − ,+  , y ( x) = C. sin( x ) , avec : C ∈ .
 2 2
Réciproquement de telles fonctions sont bien solutions de l’équation différentielle (immédiat), et vérifient
bien : y (0) = 0 .
Conclusion : le premier problème de Cauchy proposé a une infinité de solutions qui sont les fonctions
ci-dessus.
+ -
35. Cette équation différentielle admet des solutions sur tout intervalle I qui évite 0 (par exemple * et *) et
on peut essayer de les raccorder en 0.
Sur un tel intervalle I , les solutions de l’équation homogène associée sont :
 −α   α 
- si : n ≥ 2 : ∀ x ∈ I , y ( x) = C. exp −  .dx  = C. exp .x1− n  , C ∈ ,
1 − n
n
 x  
−α
.dx  = C. exp(α . ln( x ) ) = C. x , C ∈ .
  α
- si : n = 1 : ∀ x ∈ I , y ( x) = C. exp − 
 x 
Raccorder les solutions en 0 conduit à distinguer deux cas :
- si : n = 1 , on pose :
α
∀ x ∈ +
*, y ( x) = C. x , et :
α
∀ x ∈ *, y ( x) = C '. x ,
-

avec : ( C , C ' ) ∈ 2.
La continuité en 0 n’impose aucune condition (limite toujours nulle en 0), et la dérivabilité en 0 oblige à
nouveau à distinguer plusieurs cas :
• si : 0 < α < 1 , les fonctions précédentes non nulles (et prolongées en 0 par 0) n’admettent pas de
dérivée à droite ou à gauche en 0 et la seule solution sur est alors la fonction nulle.
• si : α = 1 , les fonctions précédentes (et prolongées en 0 par 0) admettent pour dérivée à droite et à
gauche en 0 respectivement C et C ' , ce qui entraîne : C = C ' .
• si : 1 < α , les fonctions précédentes (et prolongées en 0 par 0) admettent pour une dérivée à droite et à
gauche en 0 nulle, ce qui fait que tout raccordement sera dérivable en 0.
Réciproquement, les fonctions ainsi obtenues sont solutions de (E) sur , ce qui donne un espace de
solutions de (E) sur de dimension 0 (si : 0 < α < 1 ), 1 (si : α = 1 ) et 2 (si : 1 < α ).
- si : n ≥ 2 , on pose de même :

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). -4-


 α 
∀ x ∈ +
* ou *, y ( x) = C ± . exp
-
.x1− n  , avec : C ± ∈ .
1− n 
α
On peut alors remarquer que : ∀ α > 0 , ∀ n ≥ 2 , < 0.
1− n
La continuité en 0 à droite est toujours garantie puisque ces fonctions ont toujours une limite nulle à droite
en 0.
En revanche, elles ne tendent vers une limite finie (et nulle) à gauche en 0 que si et seulement si 1 − n est
pair ou : C − = 0 .
En résumé :
- si n est pair (et donc 1 − n impair), on doit prendre : C − = 0 , et la fonction définie par :
  α 
C. exp .x1− n , si : x ≥ 0
∀ x ∈ , y ( x) =  1− n  , avec : C ∈ ,
0, si : x < 0
est dérivable en 0 (de dérivée nulle) et est bien solution de (E) sur ,
- si n est impair (et donc 1 − n pair), la fonction définie par :
  α 1− n 
C + . exp 1 − n .x , si : x ≥ 0
∀ x ∈ , y ( x) =    , avec : ( C + , C− ) ∈ 2
,
C − . exp α .x 1− n , si : x < 0
 1− n 
est encore dérivable en 0 (de dérivée nulle) et est bien solution de (E) sur .

36. a. Ce sont des équations homogènes qui ont pour solutions sur les intervalles : I k =]k .π , (k + 1)π [ , les
 1
fonctions : ∀ x ∈ I k , y k ( x) = C k . exp −  , avec : C k ∈ .
2
 sin ( x) 
b. On constate que : ∀ k ∈ , lim + y k ( x) = lim − y k ( x) = 0 .
x → k .π x → k .π
2. cos( x)
De plus : ∀ x ∈ I k , y k ' ( x) = . y k ( x) ,
sin 3 ( x)
et le théorème des croissances comparées montre que : lim + y k ' ( x) = lim − y k ' ( x) = 0 .
x → k .π x → k .π

Autrement dit n’importe quelle solution sur I k −1 se raccorde en une fonction dérivable (et même C∞)
avec n’importe quelle solution sur I k , en posant : y k ( k .π ) = 0 .
On obtient ainsi toutes les solutions sur de l’équation proposée.
Si maintenant on pose : ∀ k ∈ , ∀ x ∈ ,
 1 
• z k ( x) = exp − 2
 , si : x ∈ I k ,
 sin ( x ) 
• z k ( x) = 0 , sinon,
alors pour tout entier naturel n , la famille ( z k )0≤k≤n est libre et toutes ces fonctions sont solutions de
l’équation initiale.
En effet, si une combinaison linéaire de ces fonctions est nulle, alors elle est nulle sur I k pour tout k tel
que : 0 ≤ k ≤ n , et comme il ne reste que z k qui est non nulle sur I k , le coefficient correspondant est
nul.
Donc l’espace vectoriel des solutions sur n’est pas de dimension finie.

37. a. L’équation homogène a pour solutions sur +** : y ( x) = C.e x , avec : C ∈ .


La méthode de variation de la constante donne pour solution de l’équation :
x
∀ x ∈ +
*, y ( x) = e x . e −t . ln(t ).dt .
1
+
Donc les solutions de l’équation sur * sont :

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). -5-


x
∀ x ∈ +
*, y ( x) = e x . e −t . ln(t ).dt + C.e x , avec : C ∈ .

1
+∞
b. On peut commencer par remarquer que l’intégrale  e −t . ln(t ).dt converge.
1

En effet, la fonction sous l’intégrale est définie, continue (et positive) sur [1,+∞) et : lim t 2 .e − t . ln(t ) = 0 ,
t → +∞
du fait du théorème des croissances comparées.
+∞
Donc : lim  e −t . ln(t ).dt + C  =  e −t . ln(t ).dt + C ∈ .
x

x → +∞ 1   1
Comme de plus : lim e = +∞ , la fonction y précédente ne peut admettre une limite finie en +∞, que
x
x → +∞
+∞ +∞
si :  e −t . ln(t ).dt + C = 0 , autrement dit si : C = −  e −t . ln(t ).dt .
1 1
Autrement dit la seule solution bornée possible pour l’équation différentielle est la fonction :
+∞ +∞
x a y ( x) =   e −t . ln(t ).dt −  e −t . ln(t ).dt .e x = −e x . e −t . ln(t ).dt .
x

1 1  x

[ ]
−t −t
+∞ +∞ +∞ e +∞ e
Mais alors : ∀ x > 0 ,  e −t . ln(t ).dt = − e −t . ln(t ) x +  .dt = e − x . ln( x) +  .dt ,
x x t x t
l’intégration par parties étant justifiées par le fait que la partie intégrée a une limite finie en +∞.
+∞ e −t
Donc : ∀ x > 0 , y ( x) = − ln( x ) − e x . x t
.dt .

x t
Enfin : 0 ≤
e −t
.dt ≤
+∞
1 + ∞ −t
. e .dt =
1
. − e −t + ∞
x =
e−x
[ ] 1
, et : y ( x) = − ln( x) + O+ ∞   .
x x x x  x
Donc : lim y ( x) = −∞ , et la seule fonction possible n’est pas bornée sur *. +
x → +∞
Il n’y a donc pas de solution bornées sur +*.
+
Remarque 1 : on peut montrer qu’il n’y a pas de solution bornée sur * par l’absurde et de façon
élémentaire.
En effet, si une solution y est bornée sur +*, alors :
∃ M ∈ , ∀ x > 0 , y ( x) ≥ M , et : ∀ x > 0 , y ' ( x) ≥ M + ln( x) .
x
Donc : ∀ x > 0 , y ( x) − y (1) ≥ 
1
( M + ln(t )).dt = M .( x − 1) + x. ln( x) − x + 1 ,
et on en déduit que : lim y ( x) = +∞ , par minoration.
x → +∞
Donc une solution de l’équation sur +* ne peut être bornée sur +*.
Remarque 2 : on peut vérifier en revanche que y a une limite finie en 0 par une nouvelle étude d’intégrale
et donc il existe des solutions bornées sur tout intervalle ] 0, a ], avec : a ∈ +*.

Systèmes différentiels.
38. On peut commencer en disant que les trois systèmes admettent des solutions sur qui forment à chaque
fois un espace vectoriel de dimension 2 sur (si on cherche les solutions réelles).
a. Si comme proposé on pose : z = x1 + i.x 2 , alors ( x1 , x 2 ) est solution du système si et seulement si z est
solution de : z ' = (cos(t ) − i. sin(t )).z (si comme cela semble sous-entendu on cherche des fonctions
réelles).
Les solutions sur de cette dernière équation sont :
( )
∀ t ∈ , z (t ) = C. exp e − i .t dt = C. exp(i.e − i.t ) = C.e sin( t ) .(cos(cos(t )) + i. sin(cos(t ))) ,
avec : C = C1 + i.C 2 ∈ , et : ( C1 , C2 ) ∈ 2
.
Finalement les solutions du système sont les couples ( x1 , x 2 ), où :
∀ t ∈ , x1 (t ) = C1 .e sin( t ) . cos(cos(t )) − C 2 e sin( t ) . sin(cos(t )) , et :
∀ t ∈ , x 2 (t ) = C 2 .e sin( t ) . cos(cos(t )) + C1e sin( t ) . sin(cos(t )) ,
avec : ( C1 , C2 ) ∈ 2
.
 2−t t −1 
b. Pour t réel fixé, la matrice A(t ) du système vaut : A(t ) =   .
 2.(1 − t ) 2.t − 1
Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). -6-
Ses valeurs propres sont 1 et t comme le montre son polynôme caractéristique et les sous-espaces
 1  1
propres associés sont : E1 ( A(t )) = Vect     , et : Et ( A(t )) = Vect     .
  − 1   2
En fait, il y a un cas particulier (pour : t = 1 ), car dans ce cas : A(t ) = I 2 .
1 0  1 1
Mais dans tous les cas, on a : P −1 . A(t ).P =   , où : P =   .
0 t  −1 2
 y1   y1 ' = 1. y1
On pose ainsi : P −1 . X = Y =   , et le système initial devient :  .
 y2   y 2 ' = t. y 2
 C1 .e t 
Les solutions sur de ce nouveau système sont : Y (t ) =  t2
 , avec : ( C , C ) ∈ 2
,
 2  1 2
 C 2 .e 
et finalement les solutions sur du système initial sont les fonctions données par :
 t 
2

 et   2 
∀ t ∈ , X (t ) = C1 . t  + C 2 . e t 2 .
− e   2.e 2 
 
c. La même méthode s’applique au troisième système pour lequel on peut proposer :
1 1  t +1 0 
P =   , et : P −1 . A(t ).P =   .
 −1 − 2  0 t − 1
On trouve finalement les solutions sur du système qui sont de la forme :
  t2
+t  t2
−t
 e   e
2  2
∀ t ∈ , X (t ) = C1 . t2  + C 2 . t2  , avec : ( C1 , C2 ) ∈
2
.
 − e 2 +t   − 2.e 2 −t 
   

Problème lié à une équation différentielle du premier ordre.


39. • La première étape est classique.
Les solutions de l’équation homogène sont les fonctions :
∀ x ∈ , y ( x) = C.e − x , avec : C ∈ .
Puis les solutions de l’équation complète s’obtiennent à l’aide de la méthode de variation de la constante,
x
et on obtient comme solution particulière de l’équation : ∀ x ∈ , y ( x) = e − x .  f (t ).e t .dt .
0
Finalement les solutions de l’équation sont les fonctions :
x
∀ x ∈ , y ( x) = C.e − x + e − x .  f (t ).e t .dt , avec : C ∈ .
0

• Dans un deuxième temps, on commence par constater que : ∀ C ∈ , lim (C.e − x ) = 0 .


x → +∞
Puis soit : ε > 0 .
ε
Alors : ∃ A ∈ +
, ∀ t ≥ A , f (t ) ≤ , et :
2
x x A x A ε x
∀ x ≥ A, 0
f (t ).e t .dt ≤  f (t ) .e t .dt =  f (t ) .e t .dt +  f (t ) .e t .dt ≤  f (t ) .e t .dt + . e t .dt .
0 0 A 0 2 0
x x ε
On en déduit que : ∀ x ≥ A , 
0
f (t ).e t .dt ≤  f (t ) .e t .dt + .(e x − 1) ,
0 2
x A ε A ε
et donc : ∀ x ≥ A , e − x .  f (t ).e t .dt ≤ e − x . f (t ) .e t .dt + .(e x − 1).e − x ≤ e − x . f (t ) .e t .dt + .
0 0 2 0 2
Mais puisque l’intégrale restant dans la majoration est une constante :
A ε
∃ B ∈ , ∀ x ≥ B , e−x .  f (t ) .e t .dt ≤ .
0 2
x
Finalement : ∀ x ≥ max( A, B ) , e − x .  f (t ).e t .dt ≤ ε ,
0

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). -7-


x
et : lim (e − x .
 f (t ).e t .dt ) = 0 .
x → +∞ 0

On vient donc de démontrer que toute solution de l’équation admet pour limite 0 en +∞.

40. Posons g la fonction définie par : g = f − L , et : h = g '+ g .


Alors g est de classe C1 sur , et : g '+ g = f '+ ( f − L) = h , où h tend vers 0 en +∞.
Or l’exercice précédent permet d’en déduire que g dans ce cas tend aussi vers 0 en +∞.
Donc f tend vers L en +∞.

41. On peut à nouveau adapter l’exercice 39.


On commence par noter : α = a + i.b , avec : ( a, b ) ∈ 2, et : h = f '+α . f .
Les solutions de l’équation différentielle : y '+α . y = h , sont les fonctions données par :
x
∀ x ∈ , y ( x) = C.e −α . x + e −α . x . h(t ).eα .t .dt , avec : C ∈ ,
0
x
et donc : ∃ C ∈ , ∀ x ∈ , f ( x) = C.e −α . x + e −α . x . h(t ).e α .t .dt . 
0
−α . x
Puis : ∀ C ∈ , lim (C.e ) = 0 , car : ∀ x ∈ , e −α . x = e − a. x , et : a > 0 .
x → +∞
x x
D’autre part : ∀ x ∈ +
,  h(t ).e −αt .dt ≤  h(t ) .e − a.t .dt ,
0 0

et en adaptant la démonstration de l’exercice 39, on montre que pour tout : ε > 0 , on peut trouver A puis
x
B positifs tels que : ∀ x ≥ max( A, B ) , e −α . x . h(t ).e α .t .dt ≤ ε .
0

Autrement dit : lim  e −α . x . h(t ).eα .t .dt  = 0 ,


x

 x → +∞
0  
et finalement : lim f ( x) = 0 .
x → +∞

42. On constate dans un premier temps que :


∀ x ∈ , x ≠ a , ( x − a ). f ' ( x) − 2. f ( x) + ( f ' ( a ).( x − a ) + 2. f ( a )) = 0 .
Donc f est solution sur : I − = (−∞, a[ , et sur : I + = ]a,+∞) , d’une équation différentielle du type :
( x − a ). y '−2. y = α .x + β , où α et β sont des constantes.
Si on résout cette équation, on obtient d’abord les solutions de l’équation homogène :
∀ x ∈ I ± , y ' ( x) = C ± .( x − a ) 2 .
La méthode de variation de la constante conduit à chercher C telle que :
∀ x ∈ I ± , C ' ( x).( x − a ) 3 = α .x + β .
Autrement dit, il existe des constantes α ± ' , β ± ' telles que C vérifie :
β ± '.( x − a) + α ± '
∀ x ∈ I ± , C ' ( x) = ,
( x − a) 3
et donc pour chacun des deux intervalles, il existe des constantes α ± ' ' , β ± ' ' , γ ± ' ' :
α± '' β± ' '
∀ x ∈ I ± , C ( x) = + + γ ± '' ,
( x − a) 2
( x − a)
et f est une fonction de la forme : (*) f ( x) = α ± ' '+ β ± ' '.( x − a ) + γ ± ' '.( x − a ) 2 , sur chaque intervalle.
f est donc, sur chacun des deux intervalles, un polynôme de degré au plus 2.
Réciproquement, on constate facilement que tout polynôme de degré au plus 2 vérifie :
f ( x) − f (a) 1
∀ x ∈ , x ≠ a, = .( f ' ( x) + f ' (a )) .
x−a 2
Donc les solutions sur de ce problème sont les fonctions de classe C1 de dans qui ont la forme
proposée sur chaque intervalle, autrement dit cela revient à étudier les raccordements C1 en a.
Posons alors : ∀ x ∈ I ± , f ( x) = α ± ' '+ β ± ' '.( x − a ) + γ ± ' '.( x − a ) 2 .
On constate que : lim+ f ( x) = α + ' ' , et : lim− f ( x) = α − ' ' ,
x→ a x→ a

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). -8-


et on obtient un raccordement continu si et seulement si : α + ' ' = α − ' ' , en posant de plus : f (a ) = α + ' ' .
De même, le raccordement est de classe C1 si et seulement si : β + ' ' = β − ' ' .
Finalement, les solutions du problème sont les fonctions définies par :
• ∀ x > a , f ( x) = α + β .( x − a ) + γ + .( x − a ) 2 ,
• f (a ) = α ,
• ∀ x < a , f ( x) = α + β .( x − a ) + γ − .( x − a ) 2 ,
où α , β , γ + , et γ − sont des constantes réelles quelconques.

Equations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants.


43. Puisque l’équation différentielle a du sens sur , on va donc comprendre la question sous la forme « soit
bornée sur ».
Dans ce cas, on sait que la forme des solutions de cette équation dépend de l’équation caractéristique
associée qui est ici : r 2 + a.r + b = 0 .
Notons : ∆ = a 2 − 4.b .
• si : ∆ > 0 , les solutions sont une combinaison linéaires des fonctions : t a e 1 , et : t a e 2 ,
r .t r .t

où r1 et r2 sont les racines (réelles) de l’équation caractéristique.


Or une exponentielle réelle n’est bornée sur que si le coefficient qui y apparaît est nul.
Comme ici l’équation a deux racines distinctes, l’une au moins est non nulle et aucune solution n’est
bornée sur .
• si : ∆ = 0 , on se trouve dans la situation critique où les solutions sont le produit d’une exponentielle et
d’une fonction affine.
Donc ces solutions ne seront pas toutes bornées.
• si : ∆ < 0 , les solutions sont les produits d’une exponentielle et d’une combinaison linéaire de fonctions
sinus et cosinus.
Avec la même remarque que dans le premier cas, les fonctions seront toutes bornées si et seulement si le
coefficient qui apparaît dans l’exponentielle est nul.
a
Or ce coefficient vaut − , et donc toutes les solutions de l’équation sont bornées si et seulement si :
2
a = 0 , et : b > 0 .

44. a. • Supposons que la famille ( y1 , y 2 ) est liée.


Alors l’une des deux fonctions est proportionnelle à l’autre, par exemple : ∃ λ ∈ , y 2 = λ . y1 .
Dans ce cas : y 2 ' = λ. y1 ' , et : W = λ . y1 . y1 '−λ . y1 '. y1 = 0 .
• Supposons que : W = 0 .
- Si y1 est la fonction nulle, alors la famille ( y1 , y 2 ) est liée.
- Si y1 n’est pas la fonction nulle, alors : ∃ t 0 ∈ I , tel que : y1 (t 0 ) ≠ 0 , et par continuité, y1 reste non
nulle sur un sous-intervalle J de I contenant t 0 .
y2 y '.y − y . y ' W
Si on pose alors la fonction : ψ = , elle est dérivable sur J et : ψ ' = 2 1 2 2 1 = 2 = 0 .
y1 y1 y1
Donc ψ est constante sur J et en particulier : ∃ λ ∈ , ψ = λ1 , d’où : y 2 = λ .y1 , sur J .
Si maintenant on considère la fonction : θ = y 2 − λ .y1 , elle est définie et dérivable sur I , nulle sur J
et :
• θ (t 0 ) = 0 ,
• θ ' (t 0 ) = 0 ,
• θ est solution de l’équation différentielle (EH) sur I .
Or la fonction nulle (sur I ) est aussi solution de ce problème de Cauchy.
Par unicité d’une telle solution, θ est nulle sur I , d’où : y 2 = λ .y1 , sur I , et la famille ( y1 , y 2 ) est liée.
b. Puisque y1 et y 2 sont deux fois dérivables sur I , W est dérivable sur I .
Puis :
∀ t ∈ , W ' (t ) = ( y1 ' (t ). y 2 ' (t ) − y1 ' (t ). y 2 ' (t )) + ( y 2 (t ). y1 ' ' (t ) − y 2 (t ). y1 ' ' (t )) = y1 (t ). y 2 ' ' (t ) − y 2 (t ). y1 ' ' (t ) .

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). -9-


Et comme y1 et y 2 sont solutions de (E) sur I , on en déduit que :
∀ t ∈ , W ' (t ) = y1 (t ).(− p (t ). y2 ' (t ) − q (t ). y2 (t )) − y 2 (t ).(− p (t ). y1 ' (t ) − q (t ). y1 (t )) = − p (t ).W (t ) .
Donc W est bien solution sur I d’une équation différentielle du premier ordre et on en déduit que :
∃ C ∈ , ∀ t ∈ , W (t ) = C. exp(− P (t )) ,
où P est une primitive de p sur I .
c. • Il est immédiat que : ( W = 0 )  (∃ t 0 ∈ I , W (t 0 ) = 0 ).
• Réciproquement, supposons que : ∃ t 0 ∈ I , W (t 0 ) = 0 .
En reprenant l’expression de W obtenue à la question précédente, on en déduit que :
0 = W (t 0 ) = C. exp(− P (t 0 )) ,
et puisqu’une exponentielle n’est jamais nulle, on en déduit que : C = 0 ,
et donc : ∀ t ∈ , W (t ) = 0 .

45. a. La famille ( y1 , y 2 ) est une base de S I (EH ) , donc l’exercice précédent montre que le wronskien des
deux solutions y1 , y 2 n’est pas la fonction nulle, ainsi que : ∀ x ∈ I , W ( x) ≠ 0 .
Si maintenant on fixe x dans I , le problème posé revient à résoudre un système de deux équations à
deux inconnues.
y1 ( x) y 2 ( x)
Or le déterminant de ce système vaut : det( S ) = = W ( x) .
y1 ' ( x) y 2 ' ( x)
Puisque ce déterminant est non nul, il admet une unique solution qui s’exprime sous la forme :
− y 2 ( x). f ( x) y ( x). f ( x)
a' ( x) = , et : b' ( x) = 1 .
W ( x) W ( x)
Et comme toutes les fonctions f , y1 , y1 ' , y2 , y 2 ' sont continues, il est possible de primitiver sur I les
fonctions qui apparaissent et obtenir :
y 2 ( x). f ( x) y ( x). f ( x)
∀ x ∈ I , a( x) = − 
W ( x)
.dx , et : b( x) =  1
W ( x)
.dx ,

qui sont bien des fonctions dérivables sur I , solutions du problème posé.
b. Montrer que la fonction y obtenue à l’aide des fonctions a et b trouvées à la question a. est alors
solution de l’équation de (E) sur I .
c. Notons tout d’abord que le problème proposé est un problème de Cauchy classique et qu’il a donc une
unique solution.
Les solutions de l’équation homogène sont les fonctions : y = a. cos + b. sin , avec : ( a, b ) ∈ 2.
On applique alors la méthode de variation des constantes vue au-dessus et on cherche donc deux
fonctions a et b dérivables sur , et telles que :
∀ x ∈ , a ' ( x). cos( x) + b' ( x). sin( x) = 0 , et : − a ' ( x). sin( x) + b' ( x). cos( x) = f ( x) .
En résolvant le système (dont on constate rapidement qu’il a bien une unique solution pour toute valeur
réelle x ), on trouve :
∀ x ∈ , a ' ( x) = − f ( x). sin( x) , et : b' ( x) = f ( x). cos( x) ,
x x

ce qui donne : ∀ x ∈ , a ( x) = − sin(t ). f (t ).dt , et : b( x) =
0 0
cos(t ). f (t ).dt .
On peut noter que ces fonctions primitives sont bien définies sur puisque f est supposée continue
sur .
On peut ainsi proposer comme solution particulière de (E) la fonction définie par :
x x

∀ x ∈ , y ( x) = a ( x). cos( x) + b( x). sin( x) = − cos( x). sin(t ). f (t ).dt + sin( x). cos(t ). f (t ).dt .
0 
0
Donc les solutions de (E) sont finalement les fonctions s’écrivant (pour : (a,b) ∈ 2
):
x x
 
∀ x ∈ , y ( x) = a. cos( x) + b. sin( x) − cos( x). sin(t ). f (t ).dt + sin( x). cos(t ). f (t ).dt , où : ( a, b ) ∈ 2
,
0 0
x
soit encore : ∀ x ∈ , y ( x) = a. cos( x) + b. sin( x) +  sin( x − t ). f (t ).dt , avec : ( a, b ) ∈ 2
0
Enfin, les conditions qu’on impose en plus vont déterminer a et b .
On veut : y (0) = 0 , donc la première expression donne : a = 0 .

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). - 10 -


x x
 
Puis : ∀ x ∈ , y ' ( x) = b. cos( x) + sin( x). sin(t ). f (t ).dt + cos( x). cos(t ). f (t ).dt ,
0 0
puisque les autres termes s’éliminent entre eux.
Donc puisqu’on veut : y ' (0) = 0 , on en déduit que : b = 0 .
Finalement l’unique solution à ce problème de Cauchy est la fonction définie par :
x
∀ x ∈ , y ( x) =  sin( x − t ). f (t ).dt.
0

Problème lié à une équation différentielle du second ordre ou d’ordre supérieur.


46. a. Si f est solution du problème sur +*, alors elle est dérivable sur +*.
1
Or : ∀ x > 0 , f ' ( x) = f   , et f ' est dérivable sur +
* comme composée, et on vérifie avec un
 x
argument similaire que f ' ' est continue sur +*.
f est donc de classe C2 sur +* (et même de classe C∞).
1 1 1
b. On en déduit que : ∀ x > 0 , f ' ' ( x) = − 2 . f '   = − 2 . f ( x) .
x  x x
Donc f est solution sur * de l’équation différentielle : x 2 . y ' '+ y = 0 .
+

c. Soit y une fonction de classe C2 sur +*.


On pose : ∀ t ∈ , z (t ) = y (e t ) .
La fonction z est définie sur et de classe C2 sur , et : ∀ x > 0 , y ( x) = z (ln( x )) .
z ' (ln( x)) z ' (ln( x)) z ' ' (ln( x))
Puis : ∀ x > 0 , y ' ( x) = , et : y ' ' ( x) = − + .
x x2 x2
Enfin : (∀ x > 0 , x 2 . y ' ' ( x) + y ( x) = 0 ) ⇔ (∀ x > 0 , z ' ' (ln( x)) − z ' (ln( x)) + z (ln( x)) = 0 ).
Or : x a ln(x) , définit une bijection de +* dans , donc l’équation en y précédente est équivalente à :
(∀ t ∈ , z ' ' (t ) − z ' (t ) + z (t ) = 0 ).
Cette équation différentielle est linéaire du second ordre à coefficients constants.
1 ± i. 3
Son équation caractéristique est : r 2 − r + 1 = 0 , et a pour racines : .
2
Donc l’équation en z a pour solutions les fonctions définies par :
  3   3   2t
∀ t ∈ , z (t ) =  a. cos  + b. sin  
 2 .t  .e , où : ( a, b ) ∈
2
 2 .t .

    
Finalement les solutions de l’équation en y sont :
  3   3 
∀ x > 0 , y ( x) =  a. cos . ln( x )  + b. sin  . ln( x )  . x , avec : ( a, b ) ∈ 2
.
  2   2 
    
d. On vient de terminer la phase d’analyse : les solutions du problème initial sont parmi les fonctions
trouvées au-dessus.
Réciproquement, une telle fonction a pour dérivée : ∀ x > 0 ,
  3   3  1 3   3   3 
y ' ( x) =  a. cos . ln( x)  + b. sin  . ln( x)  . + . − a. sin  . ln( x)  + b. cos . ln( x)   x
   
  2   2   2. x 2. x   2   2 
  a b. 3   3   − a. 3 b   3  1
=   + . cos
  2 . ln( x ) +
  2 + . sin 
  2 . ln( x )  .
 x ,
 2 2 2
       
1   3  1   3  1  1   3   3  1
et : y  =  a. cos . ln   + b. sin  . ln   . =  a. cos . ln( x)  − b. sin  . ln( x)  . .
 x    x   x    x  
  2  2  2   2  x
En utilisant la liberté de la famille ( sin, cos ), on en déduit qu’on a égalité sur +* si et seulement si :
a b. 3 − a. 3 b
+ = a , et : + = −b , ce qui est équivalent à : a = b. 3 .
2 2 2 2
Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). - 11 -
Finalement les solutions du problème posé sont les fonctions :
  3   3   3 π 
∀ x > 0 , y ( x) = b. 3. cos . ln( x )  + sin  . ln( x )  . x = 2.b. x . cos . ln( x ) − , où : b ∈ .
  2   2   2 6 
     

47. On raisonne par analyse-synthèse.


x x
• Si f est solution du problème, alors : ∀ x ∈ , f ( x) = −1 − 2.x. 
0
f (t ).dt +  t. f (t ).dt .
0
Donc f étant supposée continue sur (dans l’expression de droite), f est de classe C1 sur .
On peut même montrer par récurrence que f est de classe C∞ sur .
x
Puis en dérivant l’égalité initiale, on constate que : ∀ x ∈ , f ' ( x) = −2.x. f ( x) − 2. 
0
f (t ).dt + x. f ( x) .
x
Si on pose : ∀ x ∈ , F ( x) = 0
f (t ).dt ,
alors F est solution sur du problème de Cauchy :
• y ' '+ x. y '+2. y = 0 , (*)
• y (0) = 0 , et : y ' (0) = −1 ,
puisque : F ' (0) = f (0) = −1 .
L’équation (*) n’étant pas à coefficients constants (mais on sait qu’elle admet un espace de solutions sur
de dimension 2), on peut chercher des solutions sous forme de série entière, et on pose :
+∞
∀ x ∈ ] − R,+ R [, S ( x) =  a .x
n =0
n
n
, (avec par hypothèse : R > 0 ),

et S est solution de l’équation (*) sur ] − R,+ R [ si et seulement si :


+∞ +∞ +∞
∀ x ∈ ] − R,+ R [,  (n + 2).(n + 1).a n+2 .x n +  n.a n .x n + 2. a n .x n = 0 ,
n =0 n =0 n=0

an
ce qui est équivalent à : ∀ n ∈ , (n + 1).a n + 2 + a n = 0 , ou : a n + 2 = − .
n+2
Si on rajoute les conditions : y (0) = 0 , et : y ' (0) = −1 ,
(−1) n+1
on obtient immédiatement par récurrence : ∀ n ∈ , a 2.n = 0 , et : a 2.n +1 = .
2 n.n!
Enfin, le rayon de convergence de la série trouvée est infini, avec la règle de d’Alembert.
Donc la série entière trouvée est effectivement solution du problème de Cauchy posé.
Par unicité d’une solution à un tel problème, cela conduit donc à la seule fonction F possible
correspondant à une solution du problème initial, ce qui donne :
n
(−1) n +1 2.n +1
+∞ +∞
1  − x2   − x2 
∀ x ∈ , F ( x) =  n .x = − x. .  = − x. exp  ,
n = 0 2 .n! n = 0 n!  2   2 
 − x2 
puis : ∀ x ∈ , f ( x) = ( x 2 − 1). exp  .
 2 
• Réciproquement, la fonction f trouvée est de classe C∞ sur , sa primitive F est solution de l’équation
(*) et ainsi : ∀ x ∈ , F ' ' ( x) + x.F ' ( x) + 2.F ( x) = 0 ,
ou encore : ∀ x ∈ , f ' ( x) + x. f ( x) + 2.F ( x) = 0 .
x x
En primitivant : ∀ x ∈ , f ( x) − f (0) +  0
t. f (t ).dt + 2. F (t ).dt = 0 .
0
x x x x
Et comme : ∀ x ∈ ,  0
F (t ).dt = [t.F (t )]0x −  t.F ' (t ).dt = x. f (t ).dt −  t. f (t ).dt ,
0 0 0

t. f (t ).dt − 2. x. f (t ).dt −  t. f (t ).dt  ,


x x x
on a donc : ∀ x ∈ , f ( x) = f (0) − 0  0 0 
x x
soit finalement : ∀ x ∈ , f ( x) = −1 +  t. f (t ).dt − 2.x.
0 0
f (t ).dt .
La fonction f trouvée est effectivement solution et c’est l’unique solution du problème.

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). - 12 -


48. On raisonne par analyse-synthèse.
g ( x) f ( x)
Si ( f , g ) est solution alors : ∀ x ∈ +
*, f ' ( x) = − , et : g ' ( x) = − ,
x x
+
donc f et g étant supposées dérivables sur *, elles y sont deux fois dérivables et par récurrence elles
sont même de classe C∞.
f ( x)
Puis : ∀ x > 0 , g ( x ) = − x. f ' ( x ) , donc : g ' ( x) = − x. f ' ' ( x ) − f ' ( x ) , soit : − = − x. f ' ' ( x) − f ' ( x) ,
x
et f est solution sur +* de l’équation différentielle : x 2 . y ' '+ x. y '− y = 0 .
En s’inspirant de la résolution des équations d’Euler, on pose alors le changement de variable : t = ln(x) ,
et pour toute fonction y C∞ de +* dans , on pose : ∀ t ∈ , z (t ) = y (e t ) .
z est alors de classe C∞ sur , et :
∀ x ∈ +*, y ( x) = z (ln( x )) ,
z ' (ln( x))
y ' ( x) = ,
x
z ' ' (ln( x)) z ' (ln( x))
y ' ' ( x) = − .
x2 x2
Enfin, y est solution sur +* de l’équation trouvée si et seulement si :
∀ x ∈ +*, z ' ' (ln( x)) − z (ln( x )) = 0 ,
autrement dit (à l’aide de la bijection précédente), si et seulement si z est solution sur de : z ' '− z = 0 .
Les solutions de cette dernière équation sont les fonctions définies par :
∀ t ∈ , z (t ) = a.e t + b.e − t , avec : ( a, b ) ∈ 2.
b
Les solutions y de l’équation au-dessus sont donc : ∀ x > 0 , y ( x) = a.x + , avec : ( a, b ) ∈ 2
.
x
Si donc ( f , g ) est solution du problème initial, alors : ∃ ( a, b ) ∈ 2, ∀ x > 0 ,
b
• f ( x ) = a.x + , et :
x
b
• g ( x ) = − x. f ' ( x ) = − a.x + .
x
b f ( x)
Mais alors : ∀ x > 0 , g ' ( x) = − a − 2 = − .
x x
Conclusion : tous les couples au-dessus sont solutions du problème initial et ce sont donc les solutions de
ce problème.

49. a. Puisqu’une solution de (E) est une fonction qui vérifie : ∀ x ∈ , y ' ' ( x ) = −α . y ' ( x ) − β . y ( x ) ,
et qu’elle est de plus de classe C2 sur , il est immédiat qu’une telle fonction est de classe C∞ sur .
b. Par double implication.
Pour toute fonction f de dans :
• si f est solution de (E), alors : f ∈ E, et : f ' '+α . f '+ β . f = 0 , donc : f ∈ ker(u 2 + α .u + β .id E ) .
• si : f ∈ ker(u 2 + α .u + β .id E ) , f est de classe C2 sur et est solution sur de l’équation (E).
c. • On constate tout d’abord qu’on a bien : ker(u − r1 .id E ) ⊂ ker(u + α .u + β .id E ) . 2

En effet : ∀ f ∈ ker(u − r1 .id E ) ,


u ( f ) = f ' = r1 . f ,
d’où : (u 2 + α .u + β .id E )( f ) = f ' '+α . f '+ β . f = (r12 + α .r1 + β ). f = 0 .
On a le même résultat pour r2 .
• Puis : ∀ f ∈ ker(u 2 + α .u + β .id E ) , si f se décompose en : f = f 1 + f 2 , avec : f k ∈ ker(u − rk .id E ) ,
alors : u ( f ) = u ( f1 ) + u ( f 2 ) = r1 . f 1 + r2 . f 2 .
1 1
Donc : r1 . f − u ( f ) = (r1 − r2 ). f 2 , soit : f 2 = .(r1 . f − u ( f )) , puis : f 1 = .(r2 . f − u ( f )) .
r1 − r2 r2 − r1

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). - 13 -


Si donc on peut décomposer f , ça ne peut être qu’ainsi.
1
Réciproquement, on a : f 1 + f 2 = .(r1 . f − r2 . f ) = f , et :
r1 − r2
1 1
u ( f1 ) = .(r2 .u ( f ) − u 2 ( f )) = .(r2 .u ( f ) + α .u ( f ) + β . f ) .
r2 − r1 r2 − r1
Or : r1 + r2 = −α , et : r1 .r2 = β , donc :
1 1
u ( f1 ) = .(r2 .u ( f ) − (r1 + r2 ).u ( f ) + r1 .r2 . f ) = r1 . .(r2 . f − u ( f )) = r1 . f1 ,
r2 − r1 r2 − r1
soit : f 1 ∈ ker(u − r1 .id E ) .
On montre de même que : f 2 ∈ ker(u − r2 .id E ) .
On a donc bien : ker(u 2 + α .u + β .id E ) = ker(u − r1 .id E ) ⊕ ker(u − r2 .id E ) .
d. Puisque : ∀ k = 1, 2 , ∀ f ∈ E, ( f ∈ ker(u − rk .id E ) ) ⇔ (∃ C k ∈ , ∀ x ∈ , f ( x) = C k .e rk . x ),
on en déduit que les solutions de (E) (qui donc correspondent aux éléments de ker(u 2 + α .u + β .id E ) )
sont les fonctions f telles que : ∃ ( C1 , C2 ) ∈ 2
, ∀ x ∈ , f ( x) = C1 .e r1 . x + C 2 .e r2 . x .

0 1 0
0
 
0 0 1 0
50. a. L’équivalence est immédiate avec la matrice : A =  .
0 0 0 1
 
−1 2 − 2 2 

−x 1 0 0
0 −x 1 0
b. Le polynôme caractéristique de A est : χ A ( x ) = ( −1) 4 . det( A − x.I 4 ) = .
0 0 −x 1
−1 2 −2 2−x
En développant par rapport à la dernière ligne, on obtient : χ A ( x ) = x − 2.x + 2.x 2 − 2.x + 1 .
4 3

On constate que 1 est racine double de χ A , puis : χ A ( x ) = ( x − 1) 2 .( x 2 + 1) ,


donc les deux autres racines de χ A sont ± i .
−1 1 0 0
 
 0 −1 1 0
Enfin, puisque : A − I 4 =  , est de rang 3, son noyau est de dimension 1 et l’espace
0 0 −1 1
 
−1 2 − 2 1 

propre de A associé à la valeur propre (double) 1 est donc de dimension 1 : A n’est pas diagonalisable.
c. On peut déterminer une base des trois noyaux proposés (où on identifie 4 et M4,1( )) :
 1 
 
 i 
• pour ker( A − i.I 4 ) , on résout : A. X = i. X , et on trouve : ker( A − i.I 4 ) = Vect     .
−1
 
 − i 
 
 1 
 
 − i 
• de même : ker( A + i.I 4 ) = Vect     .
−1
 
 i 
 

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). - 14 -


 1 −2 1 0  1  0
     
0 1 0 1  0  1
• puis on calcule : ( A − I 4 ) = 
2
, puis : ker(( A − I ) 2
) = Vect   − 1 ,  2   .
−1 2 −1 0 
4
     
 0 − 1 0 − 1  − 2  3
     
Enfin, la famille formée par les vecteurs des base obtenues est libre car :
1 1 1 0 1 2 1 0 1 1 0 0
1 1 0 1 0 0
i −i 0 1 i 0 0 1 i 0 0 1
= = 2. = 4. i 0 1 = 4. i − i 1 = −8.i ≠ 0 .
−1 −1 −1 2 −1 − 2 −1 2 −1 −1 0 2
−1 −1 2 −1 0 2
−i −i −2 3 −i 0 −2 3 −i 0 −2 3
Donc on a bien : 4 = ker( A − i.I 4 ) ⊕ ker( A + i.I 4 ) ⊕ ker(( A − I 4 ) 2 ) .
d. Pour former les colonnes de la matrice P , on choisit des vecteurs propres de A associés aux valeurs
 1   1   1
     
 i   − i   1
propres i , − i et 1 , soit par exemple :  ,  ,   .
−1 −1 1
     
 − i   i   1
     
 1  1
   
 1  1
Enfin, on cherche un quatrième vecteur X tel que : A. X = X +   , donc tel que : ( A − I 4 ). X =   ,
1 1
   
 1  1
   
et qui donc sera bien dans ker(( A − I 4 ) ) . 2

 0
 
1
En résolvant le système ci-dessus, on obtient par exemple : X =   .
2
 
 3
 
1 1 1 0  i 0 0 0
   
 i − i 1 1 −1 0 − i 0 0
En posant : P =  , on a alors bien : P . A.P =  = B.
−1 −1 1 2 0 0 1 1
   
 − i i 1 3 0 0 0 1
   
 x1   y1 
   
 x2  −1  y2 
e. Le système différentiel : X ' = A. X , où : X =   , est équivalent à : Y ' = B.Y , où : Y = P . X =   .
x y
 3  3
x  y 
 4  4
Ce dernier système (« en Y ») donne :
• y1 ' = i. y1 , soit : ∃ C1 ∈ , ∀ t ∈ , y1 (t ) = C1 .e i .t ,
• y 2 ' = −i. y 2 , soit : ∃ C 2 ∈ , ∀ t ∈ , y 2 (t ) = C 2 .e − i.t ,
• y 4 ' = y 4 , soit : ∃ C 4 ∈ , ∀ t ∈ , y 4 (t ) = C 4 .e i , et enfin :
• y3 ' = y 3 + y 4 = y3 + C 4 .e t , soit : ∃ C3 ∈ , ∀ t ∈ , y3 (t ) = C 3 .e t + t.C 4 .e t .
Globalement les solutions du système en Y sont donc les fonctions telles que :
 C1 .e i.t 
 − i .t

 C .e 
∃ ( C1 , C 2 , C3 , C4 ) ∈ 4, ∀ t ∈ , Y (t ) =  2
t 
, puis : X (t ) = P.Y (t ) .
 C 3 .e t
+ t .C 4 .e 
 C .e t 
 4 
Enfin, les solutions de l’équation différentielle initiale sont donc les fonctions :
Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). - 15 -
∀ t ∈ , y (t ) = x1 (t ) = C1 .e i .t + C 2 .e − i.t + C 3 .e t + t.C 4 .e t , avec : ( C1 , C 2 , C3 , C4 ) ∈ 4
.

51. a. Attention : z n’est supposée que dérivable sur I .


Supposons que z s’annule en a et b avec : a < b .
Alors : z ' ( a ) > 0 , et : z ' (b) > 0 .
Puis : ∀ x ∈ I , z ( x) = z ( a ) + ( x − a ).z ' ( a ) + oa ( x − a ) = z ( a ) + ( x − a ).( z ' (a ) + ε ( x)) ,
avec : lim ε ( x) = 0 .
x→a

z ' (a) z ' (a) z ' (a)


Donc : ∃ α > 0 , ∀ x ∈ I , ( x − a ≤ α )  ( ε ( x) ≤ )  ( z ' (a) + ε ( x) ≥ z ' (a) − = > 0 ).
2 2 2
Par conséquent : ∀ x ∈ I , ( 0 ≤ x < a )  ( z ( x) > z ( a ) = 0 ).
Donc on peut trouver : a < x a < b , tel que : z ( x a ) > 0 .
En raisonnant de la même façon en b, on peut trouver : x a < xb < b , tel que : z ( xb ) < 0 .
Le théorème des valeurs intermédiaires garantit alors que : ∃ c ∈ ]a, b[ , tel que : z (c) = 0 .
En raisonnant par récurrence, on peut alors construire une suite ( a n ) telle que :
∀ n ∈ , a < a n < a n +1 < b , et : z ( a n ) = 0 .
La suite ( a n ) étant croissante et majorée, elle converge vers une valeur : α ∈ ]a, b] .
Par continuité de z en α , on a : z (α ) = 0 .
z (a n ) − z (α ) 0 z (a n ) − z (α )
De plus : ∀ n ∈ , = = 0 , et : lim = 0.
an − α an − α n → +∞ an − α
Mais puisque z est dérivable sur I , cette limite est aussi z ' (α ) , d’où : z ' (α ) = 0 .
On aurait ainsi : z ' (α ) + p (α ).z (α ) = 0 ,
ce qui est contradictoire avec l’hypothèse faite sur z .
Conclusion : z s’annule au plus une fois sur I .
b. La fonction y étant solution de (E) elle est deux fois dérivable sur I .
Si on pose : z = y.y ' , alors z est définie et dérivable sur I , et :
z ' = y. y ' '+ y ' 2 = y.(− p. y '− q. y ) + y ' 2 = − p.z + y ' 2 − q. y 2 .
Donc : z '+ p.z = y ' 2 − q. y 2 ,
et cette fonction est positive ou nulle sur I puisque : q < 0 .
• Soit alors cette fonction s’annule en une valeur t 0 de I alors : 0 = y ' (t 0 ) 2 − q (t 0 ). y (t 0 ) 2 , et dans ce
cas, toujours puisque : q < 0 , on en déduit que : y (t 0 ) = y ' (t 0 ) = 0 .
Dans ce cas, y est nulle sur I , car solution (unique) sur I du problème de Cauchy correspondant à :
(E) et : y (t 0 ) = y ' (t 0 ) = 0 .
• Soit cette fonction ne s’annule jamais et elle reste alors strictement positive sur I .
La question a montre alors que z s’annule au plus une fois sur I .
+
52. a. L’équation (E) étant linéaire du second ordre avec des coefficients définis et continus sur *,
l’ensemble des solutions forme un plan vectoriel (théorème de Cauchy-Lipschitz).
De plus, toute solution y est deux fois dérivable sur +* et vérifie :
1 
∀ x > 0 , y ' ' ( x) = − y ' ( x) +  x + 1 +
. y ( x) .
x
Il est immédiat par récurrence que y est de classe Cn pour tout entier n et y est de classe C∞ sur +
*.
Donc S 0 est un plan vectoriel inclus dans C∞( +*, ).
b. Considérons :
• la solution y1 du problème de Cauchy : (E) et : y (1) = 0 , y ' (1) = 1 ,
• la solution y 0 du problème de Cauchy : (E) et : y (1) = 2 , y ' (1) = 0 .
Pour : y ∈ S , on a alors : y (1) = 2 , et : y ' (1) = λ ∈ .
Si maintenant, on pose : z = y − λ .y1 , on constate que z est solution de (E) et vérifie :
Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). - 16 -
• z (1) = y (1) − λ . y1 (1) = y (1) = 2 ,
• z ' (1) = y ' (1) − λ . y1 ' (1) = λ − λ.1 = 0 .
Par unicité, on a donc : z = y 0 , autrement dit : y = y 0 + λ.y1 .
Réciproquement, toute fonction de la forme : y = y 0 + λ.y1 , est solution de (E) et vérifie :
y (1) = y 0 (1) + λ. y1 (1) = 2 ,
donc appartient à S .
Finalement, S est l’ensemble des fonctions : y = y 0 + λ. y1 , avec : λ ∈ ,
et c’est donc la droite affine passant par y 0 et dirigée par y1 .

Chapitre 13 : Equations différentielles – Exercices (corrigé niveau 3). - 17 -