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H I S TO I R E S É TO N N A N T E S
DE LA MISSION
La cartouche d’encre et l’eau sanctifiée
Le diacre Spyridon de la paroisse Sainte-Sophie et de ses trois filles dans la ville de Kipoushi
nous raconte :
« Un chrétien du nom de Basile, se préparait à passer des examens, mais il ne savait presque
rien à répondre aux questions qui lui avaient été posées. Il se demandait : “Que vais-je faire pour
réussir ces examens ? Le Saint-Esprit l’a alors éclairé, et il s’est rendu à l’église. Il nous a
demandé de l’eau sanctifiée, sans nous dire ce qu’il voulait en faire. Il a mis l’eau bénite dans la
cartouche de son stylo à encre et s’est rendu à l’école. Il est entré dans la salle et, avant qu’on
n’annonce les sujets, il a extrait l’eau sainte de son stylo, s’en est aspergé la tête en priant et
disant : “Seigneur Jésus-Christ, viens à mon aide. Éclaire mon esprit pour que je réponde bien.” Le
professeur a écrit le sujet sur le tableau noir. Et Basile, illuminé par Dieu, y a répondu très bien et a
rendu le premier sa copie. Le professeur se demandait comment il était possible qu’il ait répondu si
vite, alors qu’il n’avait pas suivi ses cours. Il a regardé ce qui y était écrit et il a été frappé de
surprise, car toutes les réponses étaient justes. Il lui a demandé alors :
― Comment as-tu pu répondre sans avoir étudié auparavant ?
― Je n’ai rien fait, répondit l’élève.
Le professeur lui demanda alors quelle Église il fréquentait. L’élève répondit : « L’Église
Orthodoxe ! »
― Continue d’aller prier dans cette Église, reprit le professeur, car il semble bien qu’on y
adore Dieu en vérité. »

Saint Nicolas reprend une femme


Le diacre Spyridon nous a raconté une autre histoire :
« En 1998, j’ai pris l’icône de saint Nicolas de Myre en Lycie, le Thaumaturge, et je l’ai
amenée dans mon champ. Un jour où je n’étais pas allé au champ, une femme s’y rendit avec
d’autres gens et elle a vu l’icône. Elle a alors commencé à accuser le saint avec mépris, en disant :
“Qui est celui-ci qui ressemble à un prisonnier ? Regardez son visage comme il est laid !” Et les
autres gens, sans être orthodoxes, lui disaient : “Ne blasphème pas ainsi contre le Saint du Père
Spyridon !” Mais elle ne les écoutait pas et continuait à injurier le Saint. Le soir, elle est rentrée
chez elle et, fatiguée comme elle était, elle s’est allongée pour dormir. Elle a vu alors dans son
sommeil un vénérable vieillard à la barbe blanche, vêtu de beaux habits bien propres. Il lui a
demandé sur un ton de reproche : “Pourquoi prononces-tu des blasphèmes à mon sujet ?”
― Je ne prononce pas de blasphèmes, reprit-elle.
Le Saint lui dit alors : ― Je suis celui que tu accusais hier dans le champ. Je suis venu en
personne aujourd’hui, et de nouveau, tu me blâmes, comme hier.
La femme se mit alors à genoux devant lui et dit : ― Pardonne-moi, ô Saint, je ne t’accuserai
plus.
Le Saint lui dit : ― Fais attention, et ne me critique plus désormais. Et il disparut.
Le matin, à son réveil, la femme se rendit chez le Père Spyridon et lui demanda pardon. Et
depuis, saint Nicolas ne lui est plus apparu dans son sommeil.

Saint Pantéléimon est apparu


En 1997, ma femme, nommée Marine, était enceinte, ce qui lui occasionna de nombreuses
souffrances. Les trois premiers mois, elle dut rester au lit, sans pouvoir rien faire. Tous les efforts
du médecin s’avéraient inutiles. Constatant, moi son mari, que son état empirait et qu’il était
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possible qu’elle en meurt, j’ai pris le livre contenant la Paraclisis à la Mère de Dieu et j’ai lu
l’office. Ensuite, j’ai pris mon chapelet (komboskini) et j’ai prié : cent grains à Notre Seigneur
Jésus-Christ, cent à la Mère de Dieu et cent à saint Pantéléimon le Thaumaturge. J’ai invoqué saint
Pantéléimon avec beaucoup de peine et de foi, pour qu’il guérisse mon épouse, car je savais qu’il
est un grand thaumaturge. Et ensuite, je me suis allongé sur le sol en terre sèche de notre cabane.
Comme je dormais, j’ai soudain ressenti une grande joie en mon cœur. En même temps,
j’entendais des pas à l’extérieur. Je me suis levé. J’ai vu ma femme sur son lit. Je suis sorti au-
dehors, et je me suis retrouvé face à un brillant jeune homme. J’ai été surpris et pris de frayeur. Car
je comprenais qu’il s’agissait de saint Pantéléimon. Il est resté là quelques secondes, puis a disparu
de ma vue, sans m’avoir parlé. Moi, je rendais grâce à Dieu et à son Saint, et je suis rentré à la
maison. Depuis ce jour-là, la santé de ma femme s’est améliorée. Lorsque vint le moment de
l’accouchement, elle donna naissance à l’enfant sans douleur ni anxiété. Saint Pantéléimon avait
accompli son miracle. Et nous avons donné au petit garçon le nom du saint.
Je rends grâce à Dieu et je glorifie sa bonté.

Spyridon, Diacre et catéchète de la paroisse Sainte Sophie et ses filles de la


ville de Kipoushi dans la région, de Lubumbashi au Congo.

Un européen est venu !


L’histoire que je vais rapporter m’a été racontée par un instituteur de notre École Primaire.
« Pas mal d’années s’étaient écoulées depuis notre mariage avec ma femme Irène, sans que
nous ne puissions obtenir d’enfant. Finalement, Dieu nous a accordé une progéniture, le petit
Angelos. C’est le nom que nous lui avons donné au saint baptême. Un jour, il est tombé malade, et
nous l’avons emmené à l’hôpital de la société Gécamines. Les médecins l’ont guéri et nous
sommes rentrés à la maison. Mais, après quelques jours, la même maladie s’est déclarée de
nouveau avec des symptômes inquiétants. Ce soir-là, après avoir lu les Petites Complies, nous
avons chanté avec ma femme l’apolytikion de saint Nectaire. Ensuite, nous avons prié le Saint,
avec le chapelet, pour notre petit Angelos. Nous avons alors entendu l’enfant pleurer et crier fort.
Nous sommes accourus à son lit pour voir ce qui se passait. Et l’enfant, effrayé et sur le coup de la
surprise, nous dit : “Un Européen est venu. Un Européen est apparu !” Nous, nous avons alors
compris qu’il s’agissait de saint Nectaire qui avait rendu visite à notre petit Angelos.
Cette nuit-là, il a dormi sans se réveiller. Nous étions penchés au-dessus de lui pour voir si la
température n’allait pas monter et s’il n’allait pas se mettre à pleurer. Mais, il a dormi paisiblement
et sans avoir de fièvre, jusqu’au matin. Et, au matin, il s’est levé joyeux pour aller jouer avec les
autres enfants.
C’est saint Nectaire qui, par sa présence, a béni et guéri notre enfant.

J’ai chanté le « Il est vraiment digne »


« C’était le jeudi d’une des semaines du Grand Carême 2002. Nous venions de sortir des
Vêpres avec ma femme, et nous rentrions à la maison. Puisque ce jour-là je me trouvais très
fatigué, j’ai dit à ma femme que j’allais m’allonger. Je me suis allongé sur mon lit, sans faire ma
prière du soir. Vers minuit, ma femme m’a réveillé et me dit : « Regarde, notre fille, Parascève ! »
J’étais très inquiet. Elle semblait morte, sans qu’elle eût montré le soir aucun signe de maladie. J’ai
aussitôt compris qu’elle avait été atteinte d’une crise de paludisme (malaria), maladie qui, surtout
chez les petits enfants, transforme le sang en eau, et ils en meurent rapidement. Ma femme s’est
mise à pleurer avec lamentations, en disant que notre enfant allait mourir. Les voisins l’ont entendu
et sont venus ; mais avant de leur ouvrir la porte, j’ai pris l’enfant et je me suis tenu devant l’icône
de la Mère de Dieu. Et je lui ai chanté le « Il est vraiment digne... » Puis, tenant l’enfant dans mes
bras, je suis allé ouvrir la porte. J’ai appelé l’enfant par son nom : « Parascève ! » Et elle a alors
ouvert les yeux. Il était une heure du matin. Nous avons pris l’enfant avec ma femme et nous
sommes allés au dispensaire voisin. Sa température était normale. Nous sommes rentrés à la
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maison, et l’enfant a commencé à jouer et à marcher avec joie. C’est la Toute Sainte qui nous l’a
guérie ! »
« Très Sainte Mère de Dieu, viens visiter mon enfant !... »

Le même père de famille nous raconte l’histoire suivante à propos d’un autre de ses enfants
qui était tombé malade.
« Mon fils, Pierre, avait été atteint d’une crise de paludisme. Nous l’avons aussitôt amené,
cette nuit-là, à l’hôpital. Moi, je suis resté à la maison, tandis que ma femme est restée près de
l’enfant à l’hôpital. Je me suis tenu devant les icônes de nos saints. J’ai tourné mon regard vers la
Mère de Dieu et lui ai dit : “Très Sainte Mère de Dieu, les hérétiques t’insultent jour et nuit, mais
moi je crois en toi, je me prosterne devant toi et je te glorifie. Je veux que demain tu acceptes que
ton nom soit glorifié et que je puisse raconter tes merveilles. Va donc visiter mon enfant à
l’hôpital. Je suis là d’y aller et d’en revenir chaque fois plein d’amertume.”
Le matin, je suis allé porter du thé à mon enfant à l’hôpital, puis je suis parti aussitôt à mon
travail. Dans l’après-midi, le médecin avait signé l’autorisation de sortie pour mon enfant. J’ai été
le prendre, avec ma femme, et nous avons rendu grâce à la Toute Sainte pour son intervention
immédiate.

« D e m a n d e à t o n F i l s d e t ’ a i d e r. . . »
Dans les écoles privées de notre Centre Missionnaire de Kolwezi travaille, comme
professeur de mathématiques, un chrétien nommé Matthieu. Voici ce qu’il nous a raconté lui-
même de sa maladie :
« C’était le dimanche 21 juillet 2002. J’ai été soudain pris de violentes douleurs à l’estomac,
au point de tomber sur le plancher. Ma femme a averti l’infirmier de la Mission, Thallélaios. Celui-
ci, après un examen sommaire, en a déduit qu’il devait s’agir d’une crise d’appendicite. Au moyen
de la voiture de la Mission, on m’a conduit à la clinique privée de Mulolo. On m’a donné des
médicaments, mais les douleurs continuaient, très violentes. Je commençais à pleurer, avec des
larmes si abondantes que mes draps en étaient tout mouillés. Je pensais que l’heure de ma mort
était arrivée, et je commençais à supplier la Très Sainte Mère de Dieu de me pardonner mes péchés
et de venir à mon aide au moment de la sortie de mon âme. Cette nuit-là, j’ai beaucoup prié. Je
baisais son icône, en la suppliant de me venir en aide. Lorsque je me suis assoupi, je L’ai vue
m’apparaître et Elle m’a dit : “Demande à Mon Fils de t’aider !” Et, alors que je dormais, je me vis
en train de supplier Jésus-Christ, Son Fils. Après toutes ces choses merveilleuses, je suis réveillé
tout surpris. Dans l’après-midi du lendemain, le Père Damascinos vint me rendre visite, avec deux
autres prêtres de la Mission, le Père Nectaire et le Père Silvestre. Ils venaient prier pour moi. Ils
firent des prières d’intercessions auprès de saint Nectaire, de saint Arsène de Cappadoce et de saint
Jean le Russe. Ensuite ils chantèrent leurs apolytikia et prièrent avec le chapelet, chaque saint en
particulier. Ils m’ont souhaité bon rétablissement et sont rentrés à la Mission.
La nuit venue, alors que j’étais en train de dormir, j’ai senti qu’une force, semblable à un
courant électrique, passait par tout mon corps, des pieds à la tête. Cela se passa à trois reprises. Et
le résultat fut que toutes les douleurs disparurent.
Le matin, le médecin est venu et m’a demandé comment j’allais. Je lui ai répondu que j’étais
en pleine santé. Sans me poser d’autres questions ni vérifier si j’étais vraiment rétabli, il m’a
permis de rentrer chez moi. Le jour même, je suis allé au Collège pour y donner mes leçons
comme à l’ordinaire. »

La chaîne a été coupée en trois...


Un autre évènement peut être, je crois, rangé parmi les signes merveilleux. C’est le suivant,
qui est advenu au même professeur, le jour de son baptême dans l’Église Orthodoxe. Voici ce qu’il
m’a dit :
« Lorsque j’ai été baptisé, en janvier 2000, avec trois autres professeurs de notre Collège, le
Père Mélétios nous a passé au cou une croix. Elle était en coquillage et au lieu de corde, elle avait
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une lanière de cuir. Cette lanière ne me plaisait pas, et le lendemain, je suis allé acheter une chaîne
en or dans un magasin. Alors que j’avais passé la croix dans la chaîne et que j’étais prêt à la porter,
la chaîne s’est soudain coupée en trois morceaux. Deux morceaux me sont restés dans les mains,
tandis que le troisième avec la croix tombait à terre. C’est alors que j’ai compris que même la
lanière de cuir qui m’avait été donnée avec la croix est sanctifiée, et c’est peut-être pour cela que le
Bon Dieu a permis que cela m’arrive.

Comment le diacre Athanase a connu le Christ


« Je suis né à Kananga (Sud du Congo) en 1948, au village Tsikouta Bankou. Mon père était
idolâtre et ma mère protestante. Moi, j’ai fait mes études dans une école catholique et j’ai suivi
cette Église. En 1966, j’ai passé des examens et j’ai réussi à entrer au bureau de la gare ferroviaire.
Au bout de neuf ans, je suis devenu responsable de ce bureau.
Je priais souvent, dans ma chambre, pour que Dieu me conduise vers la vraie voie et qu’Il
me rendre digne de la vie éternelle.
Un jour, je me suis rendu aux magasins de la ville de Likashi, où j’avais été transféré pour
mon travail. Dans un quartier, j’ai vu une église, et beaucoup de gens à l’extérieur. Je leur ai
demandé, et ils m’ont répondu que cette église dépendait de l’Église Orthodoxe. Effectivement,
c’était l’église de la Communauté Grecque de Likashi, qui est dédiée aux Trois Hiérarques.
Jusque-là je ne connaissais que l’Église Catholique romaine et croyais qu’elle était seule la vraie
Église. Une force divine m’a poussé à entrer à l’intérieur. J’ai ressenti aussitôt en mon âme joie et
allégresse. J’ai commencé à prier devant l’icône du Christ, et j’en ai trouvé une assurance
intérieure que c’était là la vraie Église que le Christ a laissée dans le monde pour le salut des
hommes. C’est ainsi que je n’ai été instruit ni par un catéchiste, ni par un prêtre de l’Église
Orthodoxe. C’est la grâce du Saint-Esprit qui m’a donné l’assurance intérieure en mon cœur de la
vérité de notre Foi.
Père Athanase, qu’as-tu à nous dire sur ton Père spirituel, le Père Cosmas de Grigoriou ?
― Il a été le premier missionnaire de la région du Katanga au Congo. Il a prêché, il a baptisé
et a construit des églises. Il n’avait pas de cesse dans cette œuvre de Dieu, jusqu’à sa mort. Il aidait
les pauvres et les malades, qu’il conduisait lui-même à l’hôpital. Il payait pour leurs soins et pour
leurs médicaments. Il allait rendre visite aux malades dans les hôpitaux. Il allait porter des vivres
aux prisonniers. Il leur fabriquait des lits en bois, car jusque-là ils devaient dormir sur le sol en
ciment. Sur les routes, quand il était en voyage, il avait une chaîne à sa voiture pour traîner les
charrettes des paysans qui transportaient depuis de longues distances du charbon et des patates
douces à Kolwezi.
Moi et toute ma famille, nous sommes ses enfants spirituels. C’est lui qui nous a catéchisés
et qui nous a baptisés à l’église Saint-Jean Précurseur de la ville de Likashi, en 1985. Il nous
enseignait les dogmes orthodoxes, l’Écriture sainte, nous informait sur les hérésies, sur le sens du
Grand Carême, sur l’histoire et sur les persécutions endurées par notre Église...
Le Père Cosmas nous a transmis la vivante parole de Dieu par ses œuvres et par son
exemple. Il était un vrai missionnaire. Je crois qu’il est maintenant proche des Saints. Il est bien
vivant à nos côtés. Que Dieu lui donne le repos dans la paix. »

C’est un Ange qui lui a fait la piqûre


Dans la paroisse Saint-Georges de Kolwezi vient souvent une pieuse chrétienne, Madame
Euphrasie. Lorsque je lui ai demandé de me raconter quelque anecdote à propos de sa vie dans
l’Église, elle m’a répondu par la lettre suivante :
« Je suis Mama Euphrasie Songa. Je rends grâce à la Mère de Dieu pour le miracle qu’elle
m’a accordé, et maintenant je suis en bonne santé et pleine de joie. Un jour, je suis tombée malade,
et j’ai eu recours à la Toute Sainte. Je la suppliai avec larmes de me venir en aide. Un soir, j’ai vu
en songe la Mère de Dieu, et à ses côtés ses tenait un ange de Dieu. Elle s’est tournée vers lui en
lui faisant signe de me faire une piqûre. Et au matin, je me suis levée et j’étais en pleine santé. Υ
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partir de ce jour, j’ai compris encore mieux que notre Église Orthodoxe est la vraie Église. Elle a la
vraie foi, et quiconque s’y réfugie recevra les faveurs de Dieu.
Je remercie Dieu de me trouver dans l’Église Orthodoxe. Il est impossible que je
l’abandonne, jusqu’à ma mort. C’est la véritable Église du Christ. »

«Gardez seulement la foi orthodoxe... »


Le sous-diacre Abraham de la paroisse Saint-Cyrille du village Kapoloué, m’a raconté
l’événement suivant, qui est survenu dans sa paroisse :
« Un de nos frères en Christ, nommé Joachim Kipanga, était tombé malade. Du sang sortait
de sa bouche. Sa femme, Anne, pour le réconforter lui disait que c’était elle qui allait mourir et pas
lui. On l’a transporté à l’hôpital, et après trois jours il est mort, le 13 septembre 2001. On a ramené
le corps à sa maison, pour qu’on le veille pendant une nuit, comme c’est la coutume. Son épouse,
épuisée par la fatigue et par le chagrin, s’est assoupie au cours de la veille. Peu après, elle s’est
levée, toute surprise, et elle a commencé à raconter aux personnes présentes qu’elle venait de voir
celui qu’ils étaient en train de pleurer, son mari, vêtu de blanc en train de marcher sur un long
chemin. Il tenait à la main le Nouveau Testament qu’on leur avait remis le jour de leur mariage.
Trois jours après l’enterrement, le défunt Joachim est apparu à la sœur de sa femme et il lui a
dit : “Va dire à ta sœur (sa femme Anne), que je la vois et que je ne veux pas qu’elle soit affligée.
Dis-lui de laisser la tristesse et les larmes, car je suis vivant. Veillez seulement à garder la foi
orthodoxe ! »

« L e F i l s d e D i e u e s t v e n u p o u r t e g u é r i r. . . »
Chariton, le catéchète de la paroisse de la Nativité de la Mère de Dieu, m’a raconté le
miracle suivant qui est survenu à sa femme, Xénie :
« Ma femme était un jour très malade. Le dimanche venu, nous sommes allés ensemble à
l’église pour y prier. Nous sommes rentrés à la maison et ses souffrances continuaient à la torturer.
La nuit venue, alors qu’elle était en train de dormir, trois Européens portant le rason lui sont
apparus en songe. Ils s’arrêtèrent au-dessus de sa tête et lui ont lu des prières. Celui qui se tenait à
sa droite lui dit : “Vois, le Fils de Dieu est venu pour te guérir...” Ma femme s’est aussitôt levée en
sursaut, pleine d’inquiétude et d’admiration mélangées. Elle m’a raconté le fait, et en même temps,
elle m’a assuré qu’elle ne souffrait plus du tout et qu’elle était en pleine santé. Et, effectivement, le
lendemain matin, nous sommes allés ensemble au champ pour nos travaux.”

«Un prêtre orthodoxe est venu pour te lire une prière


d’exorcisme... »
Le sous-diacre Callinique de la paroisse Saint-Jean le Précurseur du village Katanga, nous a
raconté comment il était devenu orthodoxe :
« Après la mort de mon père, qui est survenue en 1986, je suis tombé gravement malade
pendant quatre ans. Je suis allé à l’hôpital, mais sans aucune amélioration. J’étais las de courir de
médecin en médecin. J’ai un jour rencontré un ami qui, remarquant mon état lamentable, me dit :
“Essaie donc d’aller chez un prêtre orthodoxe, et dis-lui de te lire les exorcismes de saint Cyprien,
et tu seras guéri” Je lui répondis : “Je suis épuisé, je ne peux pas marcher” Mais ma femme et ma
mère insistèrent pour que nous y allions. C’était en 1990. Je suis allé chez le Père Augustin de
Likashi. Il m’a lu les exorcismes et ma santé s’est aussitôt rétablie comme auparavant. Nous
avions alors deux enfants. Nous avons été baptisés, avec toute ma famille, en 1994, dans la rivière
du village, par le Père Barnabé de Grigoriou. »

«J’ai été délivré des liens de Satan... »


Notre prêtre, le Père Aquilas, prêtre de l’église mentionnée précédemment, m’a raconté
comment il était devenu orthodoxe :
« Pendant un temps, j’étais très malade, sans espoir de guérison. Mes parents me
conduisirent chez le sorcier. Il m’a dit de jeûner et de prendre patience, mais je n’ai vu aucune
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amélioration. Ils m’emmenèrent ensuite chez un prêtre catholique. Ce dernier m’a lu une prière,
mais mon état s’est aggravé. Certains chrétiens orthodoxes du village, là où je suis prêtre
aujourd’hui, m’ont alors parlé de la puissance que possède l’Église Orthodoxe. On a convoqué le
prêtre orthodoxe, qui m’a lu les prières de saint Cyprien. Et j’ai été délivré des liens de Satan, sans
avoir besoin de prendre aucun médicament. C’est de ce jour que j’ai acquis une foi inébranlable en
l’Église Orthodoxe, et j’ai été baptisé avec toute ma famille. »

«De pasteur je suis devenu orthodoxe... »


Le sous-diacre Thallélaios de Garkazembé nous a écrit la lettre suivante :
« Moi, j’étais auparavant protestant. Je suivais un groupe, qui se nomme les mormons. Chef
de ce groupe était un certain Joseph Smith, qui est né en 1805. Cette “église” s’est implantée ici, à
Kolwezi, en 1987. Et moi j’ai été catéchisé et baptisé dans ce groupe. Ils m’ont fait pasteur, car ils
avaient constaté que j’avais beaucoup de zèle pour leur “église”, que je croyais alors être la vraie.
En 1997, j’ai terminé l’école de formation des instituteurs pour les enfants de l’École
Primaire, mais je ne trouvais de travail nulle part. Finalement, j’ai été engagé dans le magasin d’un
Grec, qui demeurait à Lubumbashi, mais son magasin était dirigé par des habitants de la région.
Dans ce magasin venait souvent le Père D. de la Mission Orthodoxe de Kolwezi, pour y
changer de l’argent. Il nous prenait avec lui avec la voiture jusqu’à la mission pour que nous y
versions là l’argent. Dans la voiture, il ne cessait de nous parler de l’Église Orthodoxe, et il nous
donnait des livres en français. Je les ai lus, et j’ai été très impressionné par les Vies des saints
orthodoxes en français. Je me souviens en particulier d’avoir lu la Vie de saint Séraphim de Sarov.
J’ai travaillé pendant une année dans ce magasin. Ensuite j’ai trouvé un travail comme
instituteur à l’École Primaire orthodoxe de Garkazembé. Υ cette occasion, je me rendais à l’église
voisine de Saint-Thomas pour les offices. J’ai alors décidé d’être reçu dans cette Église. J’ai suivi
l’enseignement catéchétique, et j’ai été baptisé le 20 juillet 2001, avec ma femme et mes enfants,
et ensuite nous avons célébré notre mariage. Mon désir était d’aider les enfants de l’école à tous
devenir orthodoxes. C’est pourquoi j’ai aussitôt commencé à leur faire des leçons de catéchisme en
classe, et une fois par semaine dans l’église. Je donnais aussi des leçons aux adultes.
En avril 2002, je suis venu suivre des cours au séminaire de catéchètes. Υ la fin du mois, le
Père Mélétios m’a pris à part et m’a dit que la volonté de Dieu était que j’entre dans Son clergé.
C’est ainsi que j’ai été ordonné sous-diacre, le 12 juillet 2002, par le métropolite d’Afrique
centrale Mgr Timothée.
Pour finir, je voudrais souligner la chose suivante : Le moine Père D. avait semé en mon
cœur la semence, sans connaître jusqu’à ce jour qu’elle serait mon évolution. Je lui ai révélé qui
j’étais lorsque je suis venu au séminaire, où il était professeur.
J’aime le Christ de tout mon cœur, c’est pourquoi mon désir est de continuer intensément les
cours de catéchèse au village, où je suis instituteur, pour les enfants et nos fidèles. Lorsque les
adultes viennent à mes leçons, chaque lundi, je me rends dans leur maison et je les instruis, en les
exhortant à ne pas manquer ces leçons.
Je souhaite que le Père D. vienne une fois par mois au village pour donner des cours aux
enfants de notre école. Je souhaiterais aussi qu’on ouvre une petite école de couture et de tricotage
pour que les femmes et les grandes filles puissent y apprendre. Que Dieu me vienne en aide, par
les prières de nos Pères, les missionnaires. »

«Les trois cierges se sont allumés tout seuls ! »


Le miracle suivant m’a été raconté par le Père Cosmas, qui est prêtre du village Kassazi, de
la région de Loualaba du Katanga (Shaba).
Le soir du Grand Vendredi, le moment vint de faire la procession de l’épitaphios, à
l’extérieur et autour de leur nouvelle église, qui est dédiée à l’Apôtre saint Paul. En sortant de
l’église, ils avaient allumé trois cierges, qu’ils avaient posés en haut sur la croix. Mais à cause du
vent violent, tous les cierges des fidèles s’éteignirent. Il leur restait encore une quarantaine de
mètres à franchir pour rentrer dans l’église, lorsque, soudain, devant les regards étonnés des fidèles
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et des autres curieux, les trois cierges de la croix s’allumèrent d’eux-mêmes sans s’éteindre, alors
que le vent faisait fureur, comme me l’a assuré le Père Cosmas. Devant ce miracle, les gens ont
manifesté leur étonnement. Ils disaient : “Quelle puissance a donc la foi de l’Église !” Alors que
les païens, qui avaient été témoins de ce phénomène, disaient : “Éloignez-vous de cette Église, elle
a une grande puissance. Dieu lui a donné cette puissance pour nous faire périr !”
Ce miracle a porté ses fruits. Six mois plus tard, 170 catéchumènes de ce village ont été
baptisés.

«Une lumière s’est allumée d’elle-même... »


Le Père Photios, prêtre de l’église Saint-Jean le Théologien du village Phougouroumé, m’a
raconté cet évènement merveilleux :
« On était samedi soir et, comme d’habitude, je lisais les passages de l’Écriture qui devaient
être lus le lendemain, pour me préparer à dire quelques mots aux fidèles. Je cherchais du pétrole
pour la lampe, mais je n’en trouvais pas. Il était épuisé. Je n’ai trouvé seulement qu’un petit bout
de chandelle. Je commençais à lire, mais il s’est rapidement éteint. Je cherchais, et je n’ai pas
trouvé d’autre bougie. On était dans l’obscurité. Ma maison, qui se trouve à côté de l’église, est
éloignée de deux kilomètres du magasin du village. Et de toute manière, à cette heure-là tout est
fermé. J’étais contrarié, et j’ai dit avec amertume : “Saint Jean le Théologien, je voulais lire
l’Évangile, l’Épître et le sermon du jour, mais je n’ai maintenant ni pétrole, ni bougie. Que vais-je
donc faire demain ? Quel sermon vais-je pouvoir délivrer aux fidèles ?”
Et soudain, quelque chose d’inespéré est survenu. Une lumière très brillante s’est allumée
d’elle-même, en venant d’en haut, des plaques de tôle qui servent de toiture à ma maison. Je venais
de m’allonger, tout contristé. Je me suis alors levé d’un coup, surpris, et je me suis demandé ce
qu’était cette lumière. J’ai appelé mon épouse, pour qu’elle se lève. Elle l’a vu aussi et, admirative,
elle a glorifié Dieu et saint Jean le Théologien. J’ai alors pris mes livres et je me suis mis à lire.
J’ai lu tout ce qui se trouvait devant moi. Le sommeil ne m’a pris qu’à trois heure du matin. Et
jusqu’à ce moment j’étais éclairé par la lumière divine. Lorsque je me suis levé au bout de deux
heures, il n’y avait plus de lumière. Je n’ai pas compris comment elle avait disparu, car je
dormais. »

«On entendait des chants... »


Le Père Joachim de la paroisse de l’Entrée de la Mère de Dieu au Temple de la ville de
Luena, à trois cents kilomètres de Kolwezi, m’a raconté les évènements suivants :
1. Un jour, on était vendredi après-midi, vers 3 heure. Je me trouvais avec le sous-diacre
Jean au dehors de l’église de l’Entrée de la Mère de Dieu. Et soudain, nous avons entendu des
chants venir de l’église. Ils chantaient le Psaume 141 : De ma voix j’ai crié vers le Seigneur, de ma
voix, j’ai prié le Seigneur. J’ai envoyé deux enfants pour voir de l’autre côté si l’église était
ouverte. Ils sont revenus et m’ont assuré que la porte était fermée.

«Les petits pains ne s’épuisent pas... »


2. Le 21 mai 2002, on célébrait la mémoire de saints Constantin et Hélène. Un des
instituteurs de l’école, nommé Constantin et sa femme, nommée Hélène, ont apporté quinze petits
pains à l’église pour qu’on lise une prière de bénédiction pour leur fête1.
Υ l’issue de la Divine Liturgie, avec l’antidoron, le prêtre a distribué les petits pains coupés
en deux. Mais l’assemblée comptait environ 650 personnes. Les seuls enfants de l’école qui étaient
présents étaient au nombre de cinq cents. Et pourtant, le prêtre distribuait, et les petits pains ne
s’épuisaient pas.
Le même miracle a eu lieu dans cette église, le 21 novembre 2000, jour de la fête patronale
de l’église. Ce jour-là, le supérieur de la Mission, le Père Mélétios, était présent. Sur son ordre,
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 Comme il n’y a pas de farine au Congo, au lieu de colyves, on fait bouillir du maïs ou on achète des petits pains pour
commémorer les noms des vivants, les défunts ou pour que le prêtre lise une prière pour ceux qui célèbrent leur fête
onomastique.
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nous avions acheté environ deux cents petits pains, pour être distribués comme un petit cadeau à
nos fidèles affamés, à l’issue du long office de la fête de l’Entrée au Temple. Mais les gens étaient
environ 700 ! La Toute Sainte a cependant béni les petits pains, et il en est même resté en surplus.

La Mère de Dieu de Louena guérit une schizophrène


3. Au mois de mars 2002 est survenu un autre miracle de la Mère de Dieu. Un chrétien,
nommé Georges, qui travaille comme directeur d’une équipe d’automobiles de la société
Gécamines, avait sa fille qui souffrait de schizophrénie. Il l’a faite examinée par des médecins,
mais on ne voyait pas de guérison possible. Un jour, le catéchète de notre paroisse, nommé Luc,
lui dit : “Ta fille ne pourra pas être guérie par des médecins, mais seulement si tu l’amènes vénérer
l’icône de la Toute Sainte.”
Effectivement, le dimanche, il a amené son enfant à l’église, portée par deux de ses frères. Ils
l’ont amené jusqu’à l’icône de la Mère de Dieu pour qu’elle la vénère, et elle a été aussitôt guérie.
La joie de tous était indescriptible. Leur foi en a été considérablement fortifiée et on entendait
partout le cri de victoire : “L’Église Orthodoxe est la véritable Église du Christ !” Après une
catéchèse de six mois, la fillette a été baptisée et elle a reçu le nom de Marie-Pantéléina.

«Amène ton enfant à la Mère de Dieu de Louena... »


4. Un miracle semblable a été vécu par le peuple orthodoxe de Louena avec la guérison d’un
autre enfant schizophrène. Son père était le directeur de la police de Louena. Il avait couru de toute
part. Il avait dépensé le peu d’argent qu’il possédait. Tous lui faisaient des promesses, mais aucune
guérison n’était venue.
Notre catéchète, Luc, avait entendu parler de cela et il a dit au père d’amener son enfant à
l’église orthodoxe. Effectivement, un jour, on vit le directeur de la police sortir de la foule des
fidèles en tenant son enfant à l’aide d’un autre de ses fils. Sur la proposition du catéchète, ils
l’amenèrent jusqu’à l’iconostase. Ils approchèrent l’enfant de l’icône de la Mère de Dieu. Il a
embrassé la Toute Sainte, et aussitôt a été guéri.
De nouveaux cris de victoire retentirent alors de la foule, des vivats, des cris des femmes.
Peu après la Liturgie un détachement de la police est entré dans l’église avec le directeur. Ils
étaient venus pour apprendre, pour qu’on leur dise, quelle est cette Église dans laquelle de tels
miracles ont lieu.
Le Père Joachim m’a dit que de nombreux policiers, et le père de l’enfant, sont maintenant
catéchumènes. La foi se répand partout par les miracles du Christ, de la Toute Saint et de nos
Saints. C’est la volonté de Dieu que son peuple puisse connaître la vraie lumière, le Christ, et qu’il
puisse être délivré définitivement des ténèbres du péché, de la magie et de la mort éternelle.

Le Christ l’a frappée au visage...


Le catéchète, nommé Michel, de la paroisse de Saint-Nicodème du village de Kisote, m’a
raconté cet extraordinaire signe miraculeux :
En 1977, une femme, nommée Marie Nakuwina, quand elle venait à l’église le dimanche, au
moment de la sainte Communion, elle allait, comme les autres chrétiens, vénérer les icônes de
l’iconostase. Lorsqu’elle s’est approchée pour baiser l’icône du Christ, elle a été saisie de crainte,
d’épuisement et de sueur froide. D’autres fidèles la prirent et l’amenèrent en dehors de l’église.
Un autre dimanche, la même chose se produisit, mais cette fois-ci le Christ lui cracha à la
figure. Elle s’est retirée tout ébranlée et prête à tomber à terre de frayeur.
Elle est revenue à l’église, sans s’examiner auparavant si elle était coupable de quelque
chose. Elle n’avait pas encore confessé tous ces évènements à son confesseur. Ce dimanche-là,
lorsqu’elle osa approcher l’icône du Christ, Il ouvrit sa main sainte et la frappa au visage !
Les fidèles la transportèrent chez elle dans le plus triste état. Elle a demandé à voir le prêtre.
Le Père Séraphim est venu, et il a aussitôt constaté que cette femme se livrait à la magie. Il lui a
demandé de lui livrer ses instruments de magie. Elle lui a donné et il les a tous brûlés, à l’extérieur
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de l’église, près de la tombe de son frère, qui l’avait initiée à la sorcellerie. Ensuite il l’a instruite
convenablement et lui a donné une pénitence comme il convenait.

Une femme stérile a mis au monde un enfant


Le même catéchète de Kisote, Michel, m’a rapporté l’évènement suivant, qui s’est passé en
1976.
« Υ cette époque, missionnaire à Kolwezi était encore le Père Amphilochios Tsoukos. Un
habitant de notre village a demandé d’être catéchisé et d’être baptisé. Jusque-là il avait eu
beaucoup d’enfants avec beaucoup de femmes différentes. Il fallait qu’il choisisse l’une d’entre-
elles et les enfants qu’il avait eus avec elle pour pouvoir progresser vers le baptême. Il choisit la
plus jeune de ses femmes, avec laquelle il n’avait pas eu encore d’enfant. Mais cette femme,
depuis sa jeunesse, n’avait pas la possibilité d’enfanter. Ils ont donc été baptisés et on célébra leur
mariage. Mais il s’est avéré que la femme était stérile. Ils m’en ont parlé, et j’ai rapporté le
problème au Père Amphilochios. Celui-ci a répondu qu’ils devaient jeûner et prier, et boire chaque
matin de l’eau sanctifiée.
Peu après, la femme s’est trouvée enceinte, grâce aux prières du Père Amphilochios et par la
bénédiction de Dieu. Ils obtinrent une petite fille qu’ils appelèrent Anastasie, et ensuite un fils,
qu’ils nommèrent Amphilochios au saint baptême, en l’honneur de leur père spirituel.

Guérison d’une possédée


Dans la paroisse des Saints Anargyres du village de Kaouagiongo, nous avons une École
Primaire. Le directeur est orthodoxe, alors que son épouse appartient à un groupe de pentecôtistes
protestants. C’est là qu’avec le temps sa femme s’est trouvée possédée du démon. Poussée par le
démon, elle se mouvait, hochait la tête et poussait des cris inarticulés. Son mari s’est inquiété et a
convoqué le prêtre de la paroisse, le Père Timothée Niembo. Celui-ci lui a lu des exorcismes et l’a
bénie avec la Précieuse Croix. La femme s’est alors de s’agiter comme une possédée. Elle restait à
terre, près du mur de sa maison, pendant de longues heures, comme si elle était morte.
Son mari et ses enfants ont été très effrayés de ce spectacle. Mais, par la grâce du Christ, la
femme a été guérie et, dès le lendemain, elle a repris son travail. Elle a cru à l’Église Orthodoxe et
a suivi des cours de catéchisme avec ses enfants. Tous ont été baptisés le 12 juillet 2002.
Cette histoire nous a été rapportée par le Père Timothée, prêtre indigène.

Dans ce même village de Kaouagiongo s’est produit un autre miracle étonnant, dont a
témoigné le Père Cosmas, prêtre de Kasashi.
En 2000, nous avons célébré des baptêmes et à la suite les mariages des nouveaux chrétiens.
L’un de ces néophytes avait une femme paralytique. Avant qu’il soit baptisé, de nombreux
habitants de son village lui disaient de chasser cette femme et d’en prendre une autre, en bonne
santé, car comment faire sa vie avec une paralytique ? Mais il ne les a pas écoutés, et leur a
répondu : “C’est cette femme que Dieu m’a donnée pour vivre avec elle. Il ne faut pas que je
l’abandonne, du fait de ce malheur qui lui est survenu.” Ils ont donc été catéchisés ensemble,
baptisés, puis on les a mariés. Et, quelques jours seulement après leur mariage, Dieu, pour
récompenser cet homme pour sa bonté et sa patience, a permis à sa femme de marcher, à la
surprise de tous.

Sainte Anne m’a aidé dans la lutte contre les sorciers


Un jour, est arrivé à la Mission le catéchète de la paroisse Sainte-Anne du village Kagiembe.
Il voulait me raconter un évènement qui était advenu dans son village, en relation avec la
sorcellerie. Je n’avais pas le temps de l’écouter et je lui ai demandé de me l’écrire. Voici ce qu’il a
écrit :
« Moi qui vous écris, je suis le catéchète Syméon de la paroisse Sainte-Anne de Kagiembe.
Ma sœur, je le sais, est une sorcière. Je l’ai compris dès que j’ai été baptisé, car, jusqu’à ce moment
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elle venait chez nous. Un jour, j’étais en train de prier devant l’icône de sainte Anne. Ma sœur est
arrivée et m’a trouvé en train de prier. Cela ne lui a pas plu, et à partir de ce jour, elle a interdit à
ses enfants de me rendre visite. Elle leur disait : “N’allez pas chez votre oncle, car il est possédé
d’un terrible démon. L’Église qu’il suit a un chef puissant, et les sorciers la craignent beaucoup.”
C’est ainsi qu’elle et ses enfants cessèrent de venir chez moi. Elle a été même m’accuser auprès du
maire, comme quoi je gênais les sorciers avec mes prières que je récite dans l’Église Orthodoxe.
Le maire lui a répondu qu’il ne peut pas me chasser de ma maison et du village où j’habite.
Et regardez ce qu’a fait ma sœur ensuite. Elle s’est réunie avec les autres sorciers et ses
collaborateurs. Elle leur a promis de leur donner un mouton pour enlever la vie à un enfant. Après
plusieurs jours, les sorciers lui rappelèrent sa promesse. Elle leur répondit qu’elle devait aller
d’abord à Lubumbashi et qu’ensuite elle règlerait l’affaire. Elle avait le projet de leur livrer ma
fille, la petite Thècle. Finalement, avant de partir, elle a laissé Thècle, qu’elle a ensorcelée, et elle a
livré aux sorciers notre petite-fille. Aussitôt notre fille est tombée malade, et elle était comme
morte. Seul son cœur battait. Voyant ma fille dans cet état, je l’ai amené devant l’icône du Christ et
j’ai fait une prière. Je pleurais et suppliai aussi sainte Anne en disant : “C’est toi qui est, ici, notre
refuge...” Ensuite, j’ai pris l’enfant et l’ai amenée au dispensaire. L’infirmier de la Croix-Rouge
m’a dit : “L’enfant va guérir, car vous priez le vrai Dieu qui est dans l’Église Orthodoxe.” (Il
semble que cet infirmier devait être catéchumène.)
Mais notre petite-fille, elle, est restée entre les mains des sorciers. Elle est aussitôt tombée
malade, et elle avait de fortes douleurs à la tête et à la gorge. Elle ne pouvait plus rien manger. Sa
mère est venu pour la visiter, mais les sorciers l’ont chassée. D’autres personnes de la parenté de
l’enfant son allés la prendre par la force pour l’amener au dispensaire. L’infirmier a déclaré que sa
maladie était très grave et qu’il devait aussitôt commencer les soins.
Ce jour-là était un dimanche et nous venions de sortir de l’office des Vêpres, dans l’après-
midi. Ma femme, Marthe, est venu m’annoncer la mauvaise nouvelle. J’en ai été très affligé. Je
suis rentré à la maison, et j’ai aussitôt commencé à prier sainte Anne. Je lui ai dit : “Donne-moi le
temps d’aller rendre visite à l’enfant, à notre petite-fille !” J’y suis allé avec une grande douleur, et
j’ai trouvé l’enfant qui respirait à peine. J’ai alors prié un peu. Le médecin m’a dit qu’il lui fallait
du sérum. J’avais avec moi 1000 francs congolais (3 $), mais le sérum coûtait 2500 francs. J’ai dit
à ses parents de trouver encore 1500 francs pour que nous puissions acheter le premier sérum.
Effectivement, le médecin a pu lui injecter la première dose de sérum, mais il nous a dit qu’il en
fallait encore quatre doses. Je lui ai répondu que je n’ai pas d’autre argent à la maison. Il a
répondu : “Prenez l’enfant et rentrez chez vous. Nous ne pouvons pas continuer les soins...”
Nous sommes donc rentrés à la maison. Nous offrions alors l’hospitalité au catéchète Étienne
du village de Dilolo, jusqu’à ce qu’il ait trouvé un moyen de poursuivre son voyage. Il nous a
consolés et nous a dit de faire ensemble une prière pour l’enfant.
Entre temps, les enfants de ma sœur, la sorcière, avaient changé de comportement à mon
égard. Ils étaient venus à la maison et nous avaient dit : “Nous savons qui a jeté cet enfant dans cet
état.”
La mère de l’enfant avait envoyé deux de ses proches parents au sorcier de la ville principale
de la région, Moutsatsa.
Le sorcier lui répondit par un proverbe : “Miel au pied, faim pour l’estomac.”
― Comment va évoluer l’état de santé de l’enfant, lui demandèrent-ils.
― Il répondit : Sa mère est une sorcière. Quand vous allez rentrer, vous trouverez l’enfant
mort.
Avant de partir, ils appelèrent un de leurs parents, qui venaient d’arriver de Zambie et qui
avait avec lui la potion magique nommée Kikondo. Ils lui dirent que l’enfant était morte à cause du
catéchète orthodoxe, car ce dernier a un grand pouvoir magique. “Ce remède, dit-il, que j’ai
amené, même si je le cachais dans l’eau, seul un mort ou un pasteur pourrait l’en retirer.
Tous m’appelèrent et me dirent en criant :
― Ta sœur est partie pour Lubumbashi. C’est toi qui a provoqué la mort de l’enfant.
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― Moi, je suis catéchète, leur répondis-je. Il n’est pas possible que je confectionne des
potions magiques pour tuer des gens.
Ce mage de Zambie me dit : “Ce philtre, le Kikondo, que j’ai fabriqué va conduire le
cercueil avec l’enfant à l’intérieur jusqu’à ta maison.”
Ils m’ont pris avec eux et nous nous sommes rendus là où se trouvait le cercueil. Sur l’ordre
du mage, le cercueil s’est soudain soulevé et s’est posé sur les épaules de quatre hommes qui se
sont mis à courir vers ma maison. Le mage m’a dit :
― Maintenant nous allons chez toi pour voir ce que le cercueil va faire.
―Moi je lui ai répondu : Dieu est vivant !
Le cercueil est entré dans la cour où se trouve l’église en terre battue de Sainte-Anne, et il
s’est arrêté, immobilisant les hommes qui le portaient. Le mage lui a dit alors : “Ouvre-nous la
voie. Montre-nous où aller.” J’ai alors tenu en la serrant bien fort la croix que je portais au cou et
j’ai dit :
― “Satan, va-t-en de là. Car c’est ici la cour de l’église de Sainte-Anne.”
Le cercueil a alors tiré les hommes vers l’arrière. Il s’est engagé sur la rue centrale et, très
vite, s’est rendu au marché du village. Il est entré dans la maison du mage Samukuli. Il s’est
approché de lui, l’a frappé et l’a fait tomber à terre. Ensuite il est parti, suivi par une foule
d’hommes qui criaient : “Maintenant nous allons prendre le catéchète orthodoxe.”
Ils se saisirent de pierres et de bouts de bois, et ils m’injurièrent en disant :
― Aujourd’hui, tu vas mourir, toi et toute ta famille !
Le mage m’a dit :
― Tu as, toi aussi, un diable au-dedans de toi !
Ils se sont saisis de moi, m’ont tenu immobile dans un coin et ils m’injuriaient en me
menaçant de me frapper. J’ai alors appelé sainte Anne à l’aide en disant :
― Sainte Anne combat les ennemis invisibles et protège-moi !
Le cercueil est alors tombé des épaules des porteurs et s’est ouvert. Les homes le reprirent
sur leurs épaules et il est allé frapper la maison d’une autre femme, qui s’est révélée être aussi
sorcière et avait collaboré à la mort de l’enfant. Ensuite le cercueil est entré dans la maison de ma
sœur, la sorcière. Il s’est tenu au-dessus de son lit. Alors les gens jetèrent leurs bouts de bois et
leurs pierres et demandèrent pardon d’avoir fait erreur.
Les enfants de ma sœur se sont sentis honteux, car ce n’était pas moi qui était le sorcier mais
leur mère et ma sœur.
La police est arrivée, elle les a arrêtés et les a conduits en prison. Trois personnes avaient
collaboré à la mort de la fillette. On leur a fait payer une amende de 10.000 francs congolais (30
$).

Ils doivent avoir de très puissants pouvoirs magiques


Le catéchète et sous-diacre Apostolos du village de Kisamba, où se trouve une paroisse
dédiée à saint Mènas, m’a raconté les miracles suivants :
« De janvier 2002 jusqu’au mois de mai, les rebelles sont venus dans mon village. Tous les
habitants du village avaient pris tous ce qu’ils pouvaient avec eux et étaient allés se cacher dans la
forêt.
Moi, avec ma femme, Despina, nous avons pensé à faire la chose suivante : Nous avons
retiré l’icône de la Mère de Dieu et de saint Mènas de l’iconostase qui se trouve dans notre
chambre à coucher, et nous les avons placées sur la porte de notre maison. Υ l’intérieur, nous
avons allumé un cierge devant l’iconostase et, avec peu d’affaires, nous sommes partis dans la
forêt.
Les rebelles sont arrivés avec le maire de notre village. Ils se sont approchés de notre maison
et ont demandé au maire :
“Nous ne voyons pas de porte à cette maison, et à l’intérieur il y a le feu. Quels sont les gens
qui demeurent ici ?” Ils ne pouvaient pas trouver la porte. Ils ont demandé encore : “Comment est-
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il possible qu’il y ait le feu à l’intérieur et que le toit de paille ne brûle pas ? Qui demeurent ici ?
Ils doivent avoir de très grands pouvoirs magiques pour que leur maison ne brûle pas...”
Ils sont partis, sans approcher notre maison. Et le lendemain, nous sommes rentrés et nous
avons trouvé la maison intacte.

L e u r c a t é c h è t e e s t u n g r a n d s o r c i e r. . .
Une autre année, une épidémie de choléra s’est déclarée dans notre village. Des gens de tout
âge mourraient. On avertit les grands centres médicaux des environs pour qu’on nous envoie des
médicaments, afin de sauver les vies humaines.
Moi, avec tous les autres chrétiens, nous avons décidé de nous abandonner dans les mains de
Dieu. Tous les matins, nous allions à l’église, nous célébrions l’office de l’Orthros, nous buvions
de l’eau sanctifiée et nous allions ensuite à nos travaux.
Les remèdes sont arrivés avec du retard, et de nombreux habitants du village étaient déjà
morts. Lorsque l’épidémie s’est arrêtée et qu’il a été connu qu’aucun des chrétiens orthodoxes du
village n’en était mort, tous les membres des autres confessions furent saisis d’admiration ? Ils
disaient : « Leur catéchète est un grand sorcier. C’est pourquoi aucun d’entre-eux n’est mort... »

L’ e n f a n t d e t r o i s a n s A k a k i o s
Le sous-diacre Apostolos me disait : « Dans notre famille, nous avons eu six enfants :
Marina, Cosmas, Grégoire, Thomas, Bassa et le plus jeune, Akakios.
Akakios a seulement trois ans, mais les habitudes qu’il a, en relation avec l’église, nous ont
surpris et émus.
Chaque matin, nous avons comme programme d’aller tous à l’église à cinq heure pour
l’Orthros. Dès qu’il entend le premier chant du coq, le petit se réveille, et il appelle ses frères et
sœurs pour qu’ils se lèvent. Puis il vient vers nous pour nous tirer du lit. Il prend en main un cierge
et les allumettes et se rend de lui-même à l’église. Avant de rentrer à l’église, il réveille une autre
famille de nos proches parents, qui demeurent près de l’église.
Lorsque nous commençons à lire l’office, il essaye d’allumer lui-même le cierge et il se tient
près du pupitre avec le cierge à la main.
Moi et ma femme, Despina, nous sommes très émus de ce comportement de notre petit
enfant, et nous croyons que lorsqu’il sera plus grand, il deviendra un serviteur du Christ et de Son
Église.

«Je suis prêtre orthodoxe... le Père Cosmas... »


Le sous-diacre Apostolos m’a raconté le rêve suivant d’un des habitants de son village, qui
demeure aujourd’hui à Boutoumba :
« Dans mon village, un homme, nommé Kipazulla, qui n’est pas orthodoxe, m’a abordé un
jour. Il voulait me raconter comment il avait vu en rêve le Père Cosmas. Il m’a dit la chose
suivante :
“Un jour, je suis allé pêcher. En rentrant chez moi, je suis tombé au lit, malade. Je ne pouvais
pas même bouger. Une nuit j’ai eu le rêve suivant : J’ai vu qu’une voiture, allant à grande vitesse,
s’arrêtait près de ma maison. Un Européen, vêtu de vêtements blancs et portant une longue barbe,
en sortit. Il tenait en main une petite valise. J’avais très peur. Lui a ouvert sa valise et il en a sorti
un mouchoir, et m’a demandé :
― Me reconnais-tu ?
― Non, lui dis-je.
― Moi je suis prêtre orthodoxe. Je suis le Père Cosmas, qui est décédé il y a quelques
années. Va à l’église des Orthodoxes et dis au catéchète et aux fidèles de faire une prière pour toi,
et tu seras guéri. Et si tu retombes malade, viens me demander et je t’aiderais.
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Moi, disait le sous-diacre Apostolos, je me demandais comment il était possible qu’un non-
orthodoxe soit jugé digne de voir en rêve le Père Cosmas. Et j’ai commencé à lui raconter
l’histoire du Père Cosmas et de son œuvre au Congo.
Par la suite, ce même homme m’a dit : “Une fois, ma femme était enceinte et il était
impossible qu’elle accouche naturellement. Sa mort approchait. J’ai alors appelé le Père Cosmas
de la façon suivante : “Cosmas, Cosmas, Cosmas, viens à mon aide...” La nuit venue, il m’est
apparu en rêve, de la même manière que précédemment. Il m’a dit : “Va demander aux Orthodoxes
de faire une prière...” Et ma femme a donné naissance à un petit garçon, sans problème. Je l’ai
baptisé à l’église Orthodoxe et lui ai donné le nom de Cosmas. Moi, j’ai commencé à suivre des
cours de catéchisme, et quand le Père Mélétios est venu à Boutoumba, il m’a baptisé sous le nom
de Thomas.

Un petit Ange ?
La ville de Louena est distante de 300 kilomètres de Kolwezi. Depuis le temps où le Père
Joachim a été nommé pour la paroisse de l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu, on constate un
progrès constant dans la vie religieuse de nos fidèles.
Le supérieur de la Mission, le Père Mélétios, s’est rendu pour la dernière fois dans cette
paroisse en octobre 2002, afin d’y régler de nombreuses affaires : s’y informer du fonctionnement
du Collège orthodoxe nouvellement fondé, pour voir comment progressent les travaux de
construction de l’École d’Infirmiers et pour s’entretenir avec les catéchumènes avant leur baptême.
Laissons les cérémonies traditionnelles de réception, avec les fleurs, les chants et les danses.
La foule des fidèles a conduit le Père Mélétios jusqu’à la nouvelle église. Après les Vêpres, le Père
Mélétios les a salués paternellement et leur a parlé de son programme. Vers la fin de son homélie,
un petit, âgé d’à peine cinq ans, s’est approché du P. Mélétios qui se tenait devant les Portes
Saintes. Il a placé son petit doigt dans sa main gauche et lui a posé ses questions étranges :
― Père, tu es venu pour nous amener le Christ dans notre vie ?
― Le P. Mélétios répondit mécaniquement, sans beaucoup prêté attention au petit ange.
“Oui, mon enfant, c’est pour cela que je suis venu.”
― Aujourd’hui tu vas nous confesser, et demain nous serons baptisés ?
― Oui, mon enfant, c’est ce qu’on va faire.
― Et après le Baptême, nous recevrons le Christ en nous par la sainte Communion ?
― Oui, mon enfant, c’est ainsi que le prescrit notre Église...
― Et puisque nous allons être baptisés, il nous faut être attentifs, à ne plus commettre de
péchés ?
― Certainement, mon enfant, il faut être attentif.
― C’est bien, Père, nous vous remercions d’être venu. Nous vous attendions...
Le Père Mélétios, qui m’a raconté lui-même cet épisode avec émotion, s’étonnait que ce petit
enfant pose de telles questions. Il a supposé qu’il avait entendu un tel enseignement par le prêtre et
les catéchètes, et que c’était pour cette raison qu’il posait ces questions.
Le petit est revenu près des autres enfants. Le P. Mélétios a alors convoqué le conseil de la
paroisse et les catéchètes pour leur annoncer le programme du lendemain. En même temps, il leur
a demandé de lui amener ce petit enfant. Ils lui répondirent aussitôt que c’était la première fois
qu’il voyaient cet enfant. Il ne faisait pas partie des enfants de leur paroisse. Ils cherchèrent, mais
ils ne le trouvèrent nulle part. Ils demandèrent aux autres enfants, ce qu’il était devenu quand il
avait rejoint leur groupe, mais ceux-ci répondirent qu’ils ne savaient pas où il était allé. Le Père
Mélétios s’est ému encore davantage et a demandé : « Peut-être est-ce le Seigneur qui a envoyé
son Ange pour confirmer l’œuvre de son Église ? »

Une étoile a éclairé le Père Syméon


Un jour du Grand Carême, le Père Syméon s’est préparé à aller à pied, comme de coutume,
de son village à la paroisse de Saint-Gérasime au village de Tsiamboula, pour y célébrer l’office.
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Chaque fois, il prenait avec lui une lampe de poche pour voir la route, car les Offices
commencent à six heures du matin. Ce matin-là, il avait oublié d’acheter des batteries, et il est
parti en pleine obscurité et sous la pluie. Mais Dieu, comme il nous l’a assuré, lui est venu en aide.
Il lui a envoyé une petite étoile qui l’a éclairé jusqu’à ce qu’il arrive à l’église de Saint-Gérasime.
Et ensuite, l’étoile a disparu...

Saint Jean le Russe fait des miracles


En juillet 2002, nous avions le Séminaire Théologique pour les prêtres et les diacres de notre
Mission. Un après-midi, le Père Nectaire est rentré du village Tsiala, où il s’était rendu pour son
devoir et il nous a rapporté la nouvelle qu’une chrétienne, nommée Évangélia, se trouvait à
l’hôpital de la société Gécamines. Elle était dans la clinique d’accouchement et le problème était
qu’elle ne pouvait pas accoucher, avec des conséquences imprévisibles pour sa santé et pour le
bébé qui allait naître.
Ce soir-là, j’y suis allé aussitôt, avec les Pères Nectaire et Silvestre, et nous avons lu le
Canon paraclitique de saint Jean le Russe. Et ensuite nous avons prié le Saint à l’aide du chapelet.
Et le Saint nous a informé, à sa manière, qu’il allait aider cette femme malade. Effectivement, deux
jours après, elle a donné naissance à un charmant petit garçon, à la plus grande surprise des
médecins et des infirmières, qui assuraient que seulement après une césarienne dangereuse, il
aurait été possible de sortir l’enfant vivant du ventre de sa mère.

L’article suivant a été écrit par le Révérend Gérondas, Archimandrite Antoine Romaios, du
monastère de Grigoriou, et a été publié dans le périodique missionnaire : « Saint Cosmas
d’Étolie ». C’est avec sa bénédiction que nous le reproduisons ici, afin qu’il soit lu d’un plus
grand nombre de nos fidèles, car il a fait une grande impression à tous ceux qui l’ont lu.

La petite fille digne du Paradis s’en est allée


J’ai eu l’honneur, comme je m’en souviens, de lui donner ma bénédiction sacerdotale. Le
responsable de la Mission, le Père Mélétios de Grigoriou, était alors absent à Lubumbashi, pour y
célébrer la Liturgie dans la Communauté Grecque, pour la grande fête de l’Annonciation.
C’était le 26 mars 2002, à la tombée de la nuit. La moniale Thècle, Mère supérieure et
Directrice du foyer de jeunes filles, qui fonctionne parallèlement avec le monastère en formation
de Saint Nectaire, dans le bourg Kamaniola Manika de Kolwezi, m’a amené cette petite fille et m’a
dit : « Bénissez Glycérie, car demain elle va être opérée de l’appendicite. » Comme une brebis
d’abattoir, la petite s’est inclinée, sans un mot, pour recevoir la bénédiction du prêtre. Je ne la
connaissais pas. Dans la pénombre, je distinguais à peine son visage, parmi les autres fillettes, qui
l’entouraient avec leurs yeux plein de tendresse. Je lui ai souhaité « Bonne réussite » et lui ai
recommandé de ne pas avoir peur. Elle montrait à son air, qu’elle était prête à suivre ma
recommandation optimiste.
La Gérondissa a fait entrer les enfants dans le petit autocar du Monastère et elles se sont
dirigées vers la clinique du médecin indigène, Mr Moulolo, où elle devait se préparer à
l’opération... Moi, je restais avec un sentiment d’étonnement devant le silence de la jeune fille, qui
semblait cacher son état intérieur.
Le lendemain, mercredi, a eu lieu l’opération. Mais il ne s’agissait pas d’une simple
appendicite. Le médecin s’est retrouvé en difficulté et a été obligé de lutter pendant trois heures
pleines pour faire du mieux possible. Mais il avait des doutes sur l’évolution post-opératoire ! Cela
nous a rempli d’amertume, mais nous n’avons pas perdu espoir. Les trois premiers jours, qui nous
semblaient « bien se passer », les médecins se trouvaient dans une attente anxieuse. « Au bout de
trois jours, Glycérie s’est levée et a commencé à manger normalement » nous écrit Gérondissa
Thècle. Les espoirs parvinrent à leur sommet. Mais, très rapidement, son état de santé s’est
dégradé. Et au lieu de le reprendre le cinquième jour, comme nous l’avions escompté, il a fallu
faire une seconde intervention chirurgicale. Υ cette opération, participait le professeur de chirurgie
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de l’Université Aristote de Thessalonique, Mr Michel Brettos, qui était venu en ami rendre visite à
la Mission et nous aider pendant quelques mois. Des tentatives désespérées pour trouver des
remèdes et d’autres moyens thérapeutiques ne donnèrent aucun résultat. Elle a été transférée au
service d’urgence de l’hôpital de la Gécamines, avec l’espoir d’une intervention plus efficace.
Vingt donneurs se sont présentés pour donner du sang pour la petite Glycérie. Les médecins et le
personnel infirmier ne la quittaient pas. Tous, nous attendions avec angoisse, des nouvelles
d’amélioration.
Le samedi 6 avril, nous avions cherché toute la nuit des médicaments qui pourraient
repousser l’inévitable. Ils ne se trouvaient dans aucune pharmacie ! Pendant ce temps, Glycérie
souffrait atrocement de difficultés respiratoires et de la soif, et elle demandait à Dieu d’abréger son
martyre. Le Seigneur l’a exaucé. Le dimanche de la Vénération de la Croix au matin, au moment
où le quatrième donneur, donnait son sang au centre de transfusion de l’hôpital, le Doux Jésus a
rappelé à Lui la douce Glycérie. Pour des raisons de déontologie médicale, son corps a été déposé
dans la chambre froide de la morgue, et selon l’avis des médecins, elle devait être enterrée au plus
vite...
La triste nouvelle du décès de Glycérie est arrivée au moment où la chorale des jeunes
entonnait des chants religieux après le congé de la Divine Liturgie et où les fidèles rentrent chez
eux.
Cette nouvelle a transformé la chorale de la mission en « vallée de larmes ». On se lamentait,
on se frappait la poitrine, les cœurs étaient déchirés de douleurs, on s’arrachait les cheveux, et
toute l’assemblée qui se trouvait encore dans la cour de l’église versa des flots de larmes. Υ fendre
le cœur étaient les manifestations de deuil des jeunes novices du Monastère et des fillettes du
foyer, qui pendant dix jours ne l’avaient pas quittée, et surtout de Mère Thècle et de la sœur
Madeleine, qui n’avais pas quitté son chevet de jour et de nuit.

Qui était donc cette Glycérie, que tout Kolwezi a pleuré avec une telle douleur ?
Glycérie Kabita Mwandwe est née au village Gar-Kazembe, situé à 15 km de Kolwezi dans
la région du Katanga au Congo, en 1982, de parents chrétiens orthodoxes, Thomas et Théodora,
qui sont originaires du même village. Elle était la quatrième de leurs neuf enfants. Elle a été
baptisée dès son enfance, le 12 novembre 1983, par le Père Cosmas et elle a reçu sa première
éducation à l’École Primaire de la paroisse Saint-Thomas dans son village. En 1995, elle est entrée
au foyer de jeunes filles, Saint-Nectaire, de la Mission, dans le but de poursuivre ses études et d’y
être éduquée en Christ. Comme l’écrit Gérondissa Thècle, elle avait un bon caractère, elle était
toujours souriante et elle allait avec plaisir partout où on l’envoyait... Sa description est complétée
par un des Pères missionnaires, qui a participé activement aux efforts pour la sauver : « Elle était la
fierté du foyer et du Monastère. La pureté de son visage reflétait la grâce du Saint-Esprit qui
remplissait son âme. Elle était sage dans sa conduite, distinguée, mesurée dans ses paroles,
humble... Elle n’a jamais protesté, même si souvent, le dimanche, au lieu d’aller à l’église, elle
devait rester pour cuisiner, pour laver, pour faire le ménage, pour aider ou garder le foyer contre
les voleurs... »
Sous la protection de saint Nectaire, elle progressait constamment, tant dans ses études que
dans la vie spirituelle. Elle était en dernière année du Lycée et étudiait intensivement, jour et nuit,
car elle voulait entrer à l’Université pour y étudier la médecine, dans le but de venir en aide à ses
compatriotes. Parallèlement, elle participait aux offices religieux, et se tenait au pupitre, comme
lectrice et chantre. Elle était très attentive dans sa vie, tant sociale que spirituelle. Elle était aimée
de tout son entourage.
C’est ce qui explique que notre douleur à sa disparition subite, ait été si grande et si
déchirante. Nous attendions tous, d’un cœur brisé, de la voir au moins pour la dernière fois,
comme une jeune mariée, dans son cercueil, et de la vénérer comme une martyre...
Les funérailles, le lendemain à une heure de l’après-midi, ont rassemblé toute la population
dans l’église Saint-Georges. De l’hôpital à l’église plus de cent personnes, surtout des jeunes
garçons et filles, ont accompagné la défunte. L’office des funérailles a été chanté, avec tous les
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assistants qui retenaient leurs larmes, parmi lesquels se trouvaient des chrétiens, moniales et laïcs,
d’autres confessions chrétiennes.
Ensuite, la procession funèbre s’est formée : en tête, la sainte Croix, les héxaptéryga, les
portes-cierges, la chorale des enfants, ses compagnes d’étude, les élèves de la dernière classe du
Lycée, les filles du foyer Saint-Nectaire qui tenaient en main une branche de palmier, les prêtres,
puis la voiture avec le corps et, derrière et sur les cotés, des centaines de fidèles.
En arrivant au cimetière, après le Trisagion, et avant de déposer le corps dans la tombe
profonde et sombre, les parents de la défunte ont dit quelques paroles d’adieu à leur fille, qui nous
ont bouleversés.
Lorsqu’on a descendu le cercueil dans la tombe, les lamentations ont alors atteint leur
comble. Les pierres elles-mêmes en pleuraient. Nous sommes partis du cimetière avec le sentiment
que nous y laissions quelque chose de nous-mêmes.
Mais le Dieu saint, dans sa sagesse et sa Providence, a voulu adoucir notre douleur, et Il nous
a donné une information sur le sort de notre défunte sœur. Écoutez comment !
La sœur Thècle nous le raconte : « Glycérie avait emprunté à l’école le manuel de
comptabilité. Après son décès, l’école a réclamé le livre. On a demandé à ses parents au village de
Gar-Kazembe, au cas où il se serait trouvé avec ses affaires,qu’on leur avait remis ; mais ils ne
purent rien trouver. Le directeur de l’école, apprenant qu’on n’avait pas retrouvé le livre, s’est
trouvé très contrarié, et il a dit au professeur, responsable de la bibliothèque de prêt qu’il devrait
acheter un autre livre, avec ses propres fonds, pour remplacer celui qui avait été perdu. Le
professeur s’en est beaucoup attristé, car il lui fallait payer de ses maigres ressources, en privant
ainsi sa famille. Il est rentré chez lui contrarié, et s’est endormi plein de chagrin. Υ quatre heure du
matin, il a vu Glycérie en rêve, toute vêtue de blanc et elle lui a dit : “Monsieur, j’ai suivi votre
conversation avec le directeur au sujet du livre que j’avais emprunté. Ne vous chagrinez pas.
Demain matin, je vous l’enverrais par l’intermédiaire de quelqu’un ou je vous l’apporterai moi-
même.” Le professeur s’est réveillé effrayé, il s’est lavé, et n’a rien dit de son rêve à personne, en
pensant qu’il s’agissait d’un songe ordinaire. Au moment où il se préparait à se rendre à l’école, il
voit quelqu’un de tout à fait inconnu venir en courant en tenant le livre en main. Il le rejoignit et en
lui donnant le manuel de comptabilité, et il lui dit : “Monsieur, prenez le livre, on me l’a donné à
votre intention, pour que je vous l’amène.” Le professeur en a perdu ses moyens et, jusqu’à ce
qu’il se remette de sa surprise, l’homme qui lui avait remis le livre avait aussitôt disparu, sans qu’il
comprenne comment et en quelle direction. Le professeur prit alors le livre, il le remit au directeur,
en lui racontant son rêve et ce qui s’était passé. C’est d’eux que nous avons appris cet événement
merveilleux, et nous avons glorifié Dieu ensemble.
Même avant ce fait digne d’admiration, nous avions le sentiment qu’une fillette digne du
Paradis nous avait quitté. Avez-vous quelque objection ?

Archimandrite Antoine (Romaios) de Grigoriou

Témoignages de néophytes chrétiens Orthodoxes d’Afrique


Les témoignages qui vont suivre proviennent d’un groupe d’une douzaine de jeunes garçons,
qui ont terminé l’an dernier l’École agricole de la Mission Orthodoxe de Kolwezi. Le responsable
du Centre missionnaire, l’Archimandrite Mélétios, pour les aider à se préparer en commun aux
examens d’entrée à la faculté correspondante de l’Université de Lubumbashi, leur a cédé un
bâtiment dans le cadre de la Mission. Ils y sont restés pendant un an pour y étudier tous ensemble.
Ils venaient souvent pour les Offices dans notre église et ils demandaient à apprendre davantage
sur la foi orthodoxe et sur la liturgie. Nous leur avons prêté de nombreux livres en français. Ils les
étudiaient, et nous les rendaient pour en prendre d’autres. C’est ainsi qu’ils se sont formés et
qu’ils ont ensuite demandé à être baptisés. Parallèlement, ils suivaient les cours prévus pour les
catéchumènes dans l’église Saint-Georges de Kolwezi.
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Le Père Mélétios avait prévu de célébrer les baptêmes à Kolwezi, le 13 juillet 2002, un
samedi. Parmi les baptisés de Kolwezi, qui cette année avaient atteint le nombre de 96, se
trouvaient donc ces douze garçons qui provenaient de différentes religions.
On leur a demandé de nous écrire les expériences et les bénédictions qu’ils avaient
ressenties en ces jours qui ont suivi leur baptême. Certains nous ont donné écrits de leur main les
témoignages suivants :

Je m’appelle Chisola Kapenda.


Avant d’adhérer à l’Église Orthodoxe j’avais une autre idée sur elle, sur sa liturgie, sur la
prière et sur son enseignement. J’avais commencé à croire que les Orthodoxes adorent des idoles,
comme les en accusent de nombreux protestants, car ils ont de nombreuses icônes que les gens
vénèrent. Mais quand j’ai suivi les cours de catéchèse et que j’ai finalement été baptisé, j’ai senti
que mon corps et mon intelligence étaient devenus très légers, alors qu’auparavant ils avaient une
pesanteur. Lorsque je suis sorti du baptistère, j’ai ressenti une joie ineffable. J’ai reçu le nom
d’Aristos. Ensuite j’ai cessé d’accepter et de croire, ce que je disais sur l’Église Orthodoxe avant
d’être baptisé. Au contraire, je désirais ajouter en mon esprit et en mon cœur toujours plus de
l’enseignement orthodoxe. C’est ainsi que j’ai compris par expérience qu’elle est l’Église des
Apôtres. Elle ne cache rien à ses fidèles de son enseignement. Elle veut unir les hommes en une
seule foi en la Sainte Trinité.

Je m’appelle Senuo Ukaita.


Avant d’être baptisé, j’avais des doutes sur l’Église Orthodoxe. Les gens en-dehors de
l’Église disent que dans cette Église Dieu n’est pas présent. Mais moi, par l’expérience personnelle
que j’ai vécue, j’ai vu que Dieu existe. Lorsque Père Mélétios m’a lu la prière d’absolution,
lorsque je me suis confessé, j’ai ressenti de la joie en moi. J’ai ressenti la même joie, plus grande
encore, lorsque j’ai été baptisé. Après mon baptême, je ne voyais pas des hommes devant moi, car
mon âme était remplie de joie. J’ai reçu le nom d’Eustratios. C’est pour toutes ces bénédictions
que je rends grâces et glorifie le Christ Jésus, notre Dieu.

Je m’appelle Yav Kasongo.


Avant d’entrer dans la vraie Église du Christ, j’étais musulman. Dans l’Islam, on nous
enseignait que Jésus-Christ n’est pas le Fils de Dieu, ni le Sauveur des hommes. Mais auprès de
l’Église Orthodoxe, j’ai appris que le Christ a dit : « Celui qui m’a vu a vu mon Père. » C’est ainsi
que j’ai décidé d’entrer dans la vraie Église du Christ. Pendant la période où j’ai suivi les cours de
catéchèse, j’ai ressenti une liberté de l’âme, car je commençais à vivre la vie qu’auparavant j’avais
perdue pour toujours.
Avant d’être baptisé, j’avais peur et je tremblais, à cause du grand nombre de personnes qui
se trouvaient autour du baptistère. Lorsque mon tour est venu d’entrer dans l’eau, la peur et la
honte ont disparu. En sortant de l’eau sanctifiée, j’ai ressenti une grande joie et une légèreté aussi
bien dans mon âme que dans mon corps. Je ressentais comme si j’avais déposé un lourd fardeau, et
que j’en avais été délivré. J’ai reçu le nom de Dimitris.
Depuis mon baptême, je mène une vie que je voudrais être conduite par Dieu. Toute
mauvaise pensée qui vient me troubler, je ne peux plus y adhérer et commettre un péché devant
Dieu, car je ressens désormais partout et à tout moment sa présence.

Je m’appelle Yav Muzinga.


Le jour où j’ai été baptisé, le 13 juillet 2002, était le lendemain du jour où nous avions passé
les examens d’entrée à la Faculté d’Agronomie de l’Université. Le jour de mon baptême restera le
jour le plus important et le plus merveilleux de ma vie. J’ai reçu le nom d’Élie. Lorsque je suis
sorti des eaux baptismales, j’ai ressenti une grande joie en mon cœur et dans tout mon être. J’ai
senti que ce jour-là un changement radical était advenu en moi. Ce jour-là, de manière spontanée,
ma prière s’est élevée vers Jésus-Christ, notre Dieu. Je voulais le remercier, et si possible
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l’embrasser, pleurer devant Lui, car Il a arraché de mon cœur tous les tourments, les contrariétés et
tous mes péchés.
Je rends grâces à mon Seigneur, car Il m’a conduit gratuitement sur le chemin du Salut. Je Le
glorifie, car Il m’a jugé digne d’emprunter la voie de ses Saints. Que Son Nom soit toujours
glorifié. Amen.

Je m’appelle Rafael Ilunga.


Avant d’être baptisé, je n’avais pas la paix en mon cœur. Pourquoi ? J’avais encore des
doutes sur la foi au Christ. J’ai suivi les cours de catéchèse, j’ai lu aussi des livres, mais je suivais
mes amis, catéchumènes comme moi, sans leur faire part de mes doutes. Il y a de nombreuses
Églises autour de nous, et comment pourrais-je savoir si l’Église Orthodoxe est la seule vraie
Église ?
Mes amis m’ont aidé à chasser mes objections et j’ai pris la décision d’être baptisé. J’ai reçu
le nom de Michel. Lorsque je suis sorti du baptistère, j’ai ressenti une grande joie en moi et un
grand amour. J’ai cru alors que le Saint-Esprit était entré en moi et m’avait purifié de tout péché, et
qu’Il allait me guider vers le Salut. Après mon baptême, j’ai vécu la vraie vie et la vraie Église.
J’ai trouvé le Christ en mon cœur, Lui qui m’a conduit jusqu’à la vie de la liberté et de la paix.
Après mon baptême, je ne voyais personne devant moi, tant j’étais baigné de la grâce du
Saint-Esprit en profusion. Cet état a duré pendant six jours.
Lorsque j’ai communié aux Saints Mystères, j’ai ressenti la puissance du Saint-Esprit en
moi. J’ai senti que je revêtais le Christ, comme le chante l’hymne : Vous tous qui dans le Christ
avez été baptisés, vous avez revêtu le Christ.
Je crois désormais fermement au Dieu Un, à l’Église Une, à la résurrection des morts et à la
vie éternelle. Amen.

Je m’appelle Kilolo Kiyambakulu.


Je suivais jusqu’à dernièrement l’“église” luthérienne, avec mes parents. Mais je voulais
prier à ma guise, sans suivre aucune Église. Lorsque je suis entré au foyer des anciens élèves de la
Mission, mon cœur s’est alors tourné vers l’Église Orthodoxe. J’ai lu des livres sur l’Église
Orthodoxe, que nous donnait continuellement le Père D.. Finalement, j’ai pris la décision d’être
baptisé chrétien orthodoxe, avec douze autres jeunes, élèves avec moi.
Après le Baptême, ce que j’ai vécu, je ne l’avais jamais vécu durant ma vie. J’ai ressenti une
immense joie. Toute contrariété a disparu de mon cœur. Je sens maintenant que je suis devenu
vraiment libre. Désormais, je suis vraiment entré dans la famille de l’Église du Christ. Je demande
maintenant d’avoir la bénédiction du Christ pour qu’Il reste toujours avec moi et qu’Il me protège
tous les jours de ma vie, pour que je serve le Christ, qui est notre Sauveur.
Désormais je vais témoigner à tous les jeunes, mes amis et mes connaissances, qui se
trouvent en dehors de notre Église quelles choses sublimes j’ai ressenties, pour qu’ils entrent eux
aussi dans cette famille du vrai Dieu, qu’est l’Église Orthodoxe.
J’ai reçu le nom de Dimitris.

GLOIRE Υ LA SAINTE, VIVIFIANTE ET INDIVISIBLE TRINITÉ

Centre Missionnaire de Kolwezi, Congo


An de grâce 2002