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ROSSINI

Stabat Mater
Beethoven
Meeresstille und glückliche Fahrt

Rue Général-Dufour 14, CH-1204 Genève


samedi 23 mars 2019 à 20h00

ORCHESTRE
SYMPHONIQUE
ORPHÉE
Marie-Camille Vaquié-Depraz, soprano
Mi-Young Kim, mezzo soprano
Georges Wanis, ténor
Pierre-Yves Pruvot, basse Matthieu Schweyer,direction

Prix des places : 20.- à 60.-


Location Espace Ville de Genève, Grütli, Genève Tourisme
Billetterie T 0800 418 418 (Suisse), T +41 22 418 36 18 (Etranger)
Billetterie en ligne http://billetterie-culture.ville-ge.ch

www.ensemblevocalorphee.ch
« Enfin, cette espèce mystérieuse de composition
pourra avoir droit de cité dans les salons des hauts
dilettantes ! Enfin, ils pourront se vanter de chanter des
fugues, et ces fugues seront si gentilles, si aimables, si
délicates, si ravissantes ! Et ces petits contrepoints ! Ils
seront plaisants au possible. Ils sembleront des dentelles
de Bruxelles et fleureront le patchouli. »
Voilà ce qu’écrivait dans la revue de Schumann,
derrière un pseudonyme, Wagner à propos du Stabat de
Rossini. Cette polémique entre le style italien et sa
sensualité et le « grand » style allemand représenté par
Beethoven cachait, on s’en doute, une grande jalousie
pour le succès foudroyant, jamais démenti depuis, du
chef d’œuvre de Rossini. Le Stabat avait pourtant eu une
gestation rocambolesque : commandé en 1831 par un
prélat espagnol mais inachevé en raison d’une maladie
de Rossini, achevé par un autre compositeur entre
temps, c’est pour ne pas être spolié de ses droits
d’auteur que Rossini se décide en 1837 à compléter sa
partition. Pourtant le Stabat coule aussi facilement que
s’il avait été écrit d’un seul jet et le génie de Rossini
éclate en des pages qui annoncent déjà les sonorités du
Requiem de Verdi.
Quel contraste donc avec la gestation de la cantate
Meeresstille und Glückliche Fahrt op. 112 que Beethoven
écrivit dans le but de toucher Goethe et de lui prouver son
admiration : Il lui demanda modestement alors s'il avait
reçu « la dédicace à son Excellence de Meeresstille und
glückliche Fahrt. Ces deux poèmes m'ont paru, en raison
de leurs atmosphères contrastées, tout à fait convenir à
l'expression de ce contraste en musique. Il me serait
vraiment agréable de savoir si j'ai bien ajusté mon
harmonie à la vôtre .» Goethe ne répondra pas.
C’est donc avec un grand plaisir que l’Ensemble
Vocal Orphée, accompagné par ses talentueux musiciens
issus de l’OSR et quatre prestigieux solistes, vous propose
cette soirée de contrastes et de redécouvertes.