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La clientèle des établissements de crédit

Introduction
Définition
Les établissements de crédit sont des personnes morales qui effectuent à titre de profession
habituelle des opérations de banque qui comprennent :

La réception de fonds du public,

Les opérations de crédit

Les services bancaires de paiement

Un établissement de crédit est une entreprise dont l'activité consiste, pour son propre compte et à
titre de profession habituelle, à recevoir des fonds remboursables du public et à octroyer des
crédits1. Cette notion est issue d'une transposition du droit de l'Union Européenne2,3 ; il ne
conviendrait pas ainsi de l'employer, a priori, pour des entreprises extra-européennes.

La typologie des établissements de crédit


Distinction de la clientèle sous forme de trois marchés :

a) Le marché des particuliers

Le particulier, c’est une personne physique qui exprime des besoins bancaires en dehors de toute
activité professionnelle, à titre personnel et privé. Sont considérés comme des particuliers : le salarié,
le père, mais aussi le médecin et le commerçant pour leurs opérations non professionnelles.

Disposant d’un revenu, le client particulier à des préoccupations liées à sa vie quotidienne et à la
gestion de son revenu. Cette préoccupation se traduit par des besoins bancaires de base clairement
définis.

Le marché des particuliers représente le dernier marché au quel se sont intéressée les banques, c’est
la raison pour laquelle des banques ont commencé à étoffer et à enrichir leur offre vers le marché
des particuliers et ce avec les objectifs suivants :

– Conquérir la clientèle nouvelle

– Fidéliser la clientèle déjà acquise

Segmentation des particuliers

On peut distinguer :

La clientèle des clients fortunés ou patrimoniaux

La clientèle des clients gros consommateurs de produits financiers (crédits, services ou placements)

Une clientèle de clients salariés petits consommateurs

Une clientèle de clients fonctionnaires ayant des caractérisés propres.

Une clientèle de non-salariés, faibles consommateurs présentant parfois des risques importants.
Une clientèle jeune jusqu’à 25 ans.

b) Le marché des professionnels

Un professionnel est un entrepreneur individuel, ayant une affaire personnel et travaillant pour son
propre compte. Il se définit avant tout par son activité exercé dans un but lucratif, non limité à la
gestion d’un patrimoine privé, non salarié et organiser autour d’une seule personne et de taille
modeste.

Il y a deux grandes catégories où sont regroupées un certain nombre de profession différentes :

Les professions libérales

Les commerçants, artisans et agriculteurs

Les professions libérales : encaissent des honoraires destinés à rémunérer leur savoir, leurs conseils
ainsi que leurs prestations. Exemple : notaire, avocat…

Les commerçants, artisans et agriculteurs : encaissants des bénéfices provenant de la vente de ce


qu’ils ont précédemment acheter (commerçants) fabriqués ou réparés (artisans) ou encore produit
(agriculteurs), exemple : grossiste, coiffeur …

Le marché des professionnels, réunis un maximum de critères de sélection favorables, il s’agit d’une
clientèle :

. Ayant spécifié marquée

. Ayant une identification facile

. Présentant un risque mesuré et lié à une activité lucrative et nécessitent peu d’investissement

. Ayant un comportement moderniste et ayant souvent valeur d’exemple

. Pourvoyeur des ressources

. De ressources stables et non rémunérées

. Avide de conseil et qui accepte de régler des commissions en contrepartie de services ou de


prestation rendus.

Segmentation du marché des professionnelles

Les professions libérales

Les très petites sociétés

Les agriculteurs

Les artisans

Les commerçants

c) Le marché des entreprises

Le marché des entreprises représente le marché traditionnel des banques, celui au quelle se sont
intéresser, pour développer les formules adapter à la taille de l’entreprise, mais aussi en adéquation
avec la conjoncture économique : deux catégories d’entreprises coexistes :
. Les grandes entreprises constituées par les multinationales, les entreprises d’Etat, les grandes
groupes privés : leur chiffre d’affaire supérieur à 75 millions de dirhams. Selon les critères de
classement de banque AL MAGHREB

. Les PME-PMI, dont le chiffre d’affaire est compris entre 5 et 75 millions de dirhams toujours selon le
même critère de classement de banque AL MAGHREB.

En fonction de la taille de l’entreprise, de son positionnement dans le tissu économique et en


fonction de son activité, les besoins de l’entreprise peuvent couvrir un large spectre de
préoccupation liée à son fonctionnement et à son développement à court, moyen et long terme.

Les types des clients bancaires selon leurs attitudes décisionnelles

Les clients bancaires peuvent être classifiés suivant leur attitude décisionnelle .Portant, deux seules
grandes catégories suffisant à manifester la problématique du banquier.

a) Les clients bancaires nomades :

La satisfaction qu’ils ont pu ressentir précédemment ne les empêche pas d’être infidèles. La banque
ne peut pas se permettre d’avoir une attitude passive, elle doit en permanence les avoir en relation
afin d’appréhender l’évolution de leur besoins et leur proposer des services adéquation
immédiatement

b) Les clients bancaires captifs :

Les coûts de changement, aussi bien en argent qu’en temps, que leur imposerait la recherche d’une
autre banque leur paraissent insurmontables. Ils ne sont pas forcements satisfaits des présentations
proposées par la banque mais ils s’en accommodent.

De ces deux catégories de clients, c’est bien évidement le client captif qui exiges moins de démarche
de la part de la banque , même si elle doit prendre garde à ce que son insatisfaction ne l’encourage à
quitter la banque au bout d’un moment de même , il faut vérifier si toutes les démarches entreprises
vers le client nomade en valent la peine et si elle ne sont pas seulement des dépenses inutiles . Enfin,
la barrière de distinction entre les catégories est facilement perméable

La protection de la clientèle des établissements de crédit


Les clients des établissements de crédit doivent être protéger contre les risques de défaillance à en
courir par le professionnel. Cette analyse fera, des lors, l'objet des deux parties suivantes : première
partie : la protection des déposants. L'uniformisation de la protection des déposants se constate à
travers les principaux mécanismes de protection des déposants : mesures préventives, non judiciaires,
de traitement des difficultés des établissements de crédit ; sécurité du système et relations entre
l'établissement de crédit et leurs déposants. Deuxième partie : la protection des emprunteurs. Il
apparaî t à l'étude du contenu de la protection des emprunteurs, que celle-ci présente un champ
d'application qui concerne les intérêts ; la responsabilité des établissements de crédit pour octroi, refus
et rupture abusive de crédit ; les devoirs généraux d'établissement de crédit. A la vue des
développements qui précédent, des points de convergence apparaissent, tout d'abord, entre le dahir
portant loi n° 1-93-147 du 6 juillet 1993 relatif à l'exercice de l'activité des établissements de crédit et
de leur contrôle du code monétaire et financier. Or, il semble bien qu'en l'état de la législation actuelle
au sein des deux pays, le Maroc et la France, une telle obligation de protection de la clientèle ait la
charge du banquier, ne soit pas à exclure. Cette protection repose donc sur un socle civil relativement
proche.