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GOUVERNANCE DES INSTITUTIONS FINANCIÈRES ISLAMIQUES

MASTER 1: INGÉNIERIE FINANCIÈRE ET FINANCE ISLAMIQUE

Par : Mme Kaoutar EL ABIDI

Introduction générale

SOMMAIRE

o Chapitre I : Evolution et fondements de la finance islamique

o Chapitre II : Gouvernance des institutions financières islamiques

o Chapitre III : Les dispositifs institutionnels de la gouvernance des banques islamiques

o Chapitre IV : Les risques dans la banque islamique

Conclusion générale

Introduction Générale

o « L'économie mondiale est entrée dans une phase d'instabilité

son parcours futur est absolument

extraordinaire et

incertain » (H. Schmidt, 1974).

extraordinaire et incertain » (H. Schmidt, 1974). Une alternative viable au système financier conventionnel.

Une alternative viable au système financier conventionnel.

o La finance islamique diffère par son propre système de valeurs : nécessité de répondre aux exigences et aux contraintes réglementaires exigées par les lois en vigueur / exigences et règles de conformité à la loi musulmane ou charia.

o Différence entre finance islamique et finance traditionnelle:

Une finance qui impose le respect de plusieurs principes religieux fondamentaux dans l'Islam.

o Industrie en pleine évolution : un actif total de plus de 2000

milliards de dollars en 2015.

dans l'Islam. o Industrie en pleine évolution : un actif total de plus de 2000 milliards

Introduction Générale

Introduction Générale

Chapitre I : Evolution et fondements de

la finance islamique

o Crise financière ou crise d’éthique?

o La finance islamique : une finance éthique

o

Les principales institutions financières islamiques

o

Les fonctions économiques de la banque islamique

Crise financière ou crise d’éthique ?

o La crise financière s'est déclenchée en 2007 aux États-Unis sur le marché des prêts hypothécaires aux emprunteurs les plus démunis et aux classes moyennes.

o Les taux d’intérêts bas et l’encouragement de l’administration américaine à l’accès à la propriété immobilière ont incité les banques et les intermédiaires financiers à

la distribution agressive de prêts immobiliers aux ménages américains, quels que soient leurs niveaux de revenus.

par

o Le

mouvement

d’octroi

excessif

de

prêts

hypothécaires

été

accéléré

a

l'utilisation de la titrisation comme outil d'évacuation du risque de crédit.

o Les établissements de crédit, censés pouvoir récupérer leurs mises en vendant les habitations hypothéquées, se retrouvèrent sans moyen rapide de redresser leur bilan, puisque vendre ces biens ne suffisait plus à couvrir leurs pertes.

Crise financière ou crise d’éthique ?

o

La crise s’est propagée à l’ensemble des marchés financiers et à l’économie «réelle».

o

Le manque de transparence a provoqué une crise de confiance.

manque de transparence a provoqué une crise de confiance. Le développement de la finance islamique parait

Le développement de la finance islamique parait une solution possible après l’échec du

système classique à assurer la stabilité du

système financier.

La finance islamique : une finance

éthique

o

Des Investissements Socialement Responsable (ISR) et des placements dits « éthiques ».

o

L'Investissement Socialement Responsable (ISR) est un terme générique qui désigne les

diverses démarches d'intégration du développement durable au sein de la gestion

financière.

o La finance islamique possède des points de convergence avec le concept de l’ISR :

Elle désigne un système économique conçu en accord avec les finalités (Maqassid ) de la Charia .

Appliqués aux transactions financières (maqassid spécifiques ou élémentaires de la C haria ), ces

notions visent plus spécifiquement : l’enrichissement de l’individu, la redistribution équitable des richesses, honnêteté dans les relations commerciales, la transparence dans la négociation et dans

l’exécution des contrats.

Le principe d’équité est donc à la base de la conception économique du droit musulman .

Dans ce système, la banque s’en tient au rôle d’intermédiaire commercial et ne peut exercer des activités de nature spéculatives .

L e principe de partage des pertes et profits stipule que l’investisseur et l’entrepreneur s’associent sur un projet et en partagent les pertes et les profits selon une quote - part définie à l’avance .

Les principales institutions financières

islamiques

o Les établissements financiers :

Les banques islamiques;

Les compagnies d’assurance;

Les fondations Waqf.

o

Les principales organisations du système financier islamique :

La Banque Islamique de Développement (BID)

The Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions (AAIOFI)

Islamic Fiqh Academy (IFA)

Islamic Financial Services Board (IFSB)

Les établissements financiers

Les compagnies Takaful d’assurance islamique

o La notion Takaful peut être traduite comme un « ensemble de personnes qui s’assurent mutuellement » (Jouini et Pastré, 2008).

o Le rapport Ernst & Young (2011) identifie cinq éléments clés distinguant ce modèle d’assurance:

- La garantie et l’assistance mutuelles

- Propriété du fonds d’assurance

- L’absence d’incertitude

- Gestion des fonds

- Les contraintes d’investissement

Les établissements financiers

Les fondations Waqf

o

Ce sont des institutions qui collèctent et gèrent les dons faits par les particuliers sous forme

de waqf (ou Houbous).

o

Il existe plusieurs formes de waqf en fonction de la nature du ou des bénéficiaires :

- Lorsque les bénéficiaires sont d’une nature caritative, religieuse, sociale, on parle alors de

waqf khayrî (waqf charitable ou public);

- Quand les bénéficiaires sont des individus de la famille, on parle de waqf dhurrî ou waqf ahlî (waqf privé ou waqf familial);

- On peut également avoir des waqf avec des bénéficiaires individuels et des œuvres charitables ou publiques. On parle alors de waqf mushtarak (waqf mixte).

Les établissements financiers

Les banques islamiques

o « Une institution qui reçoit les dépôts et mène toutes les activités bancaires, à l’exception de prêt et d’emprunt avec intérêt » (Al-Jarhi et Iqbal, 2001).

o Différence entre banques islamiques et banques conventionnelles, selon Jouini et Pastré

(2008):

-La prise en compte d’une dimension morale dans les décisions financières; -La modification de la relation banque-client telle qu’elle existe dans l’univers de la finance conventionnelle, à la suite de l’application du principe de partage des profits et des pertes.

o Les banques islamiques sont soit des banques de détail, soit des banques et des fonds d’investissement islamiques :

Les banques de détail sont celles qui assurent la fonction traditionnelle d’intermédiation.

Les banques d’investissement islamiques sont des banques « de gros ». Elles collectent

le surplus de liquidités des banques de détail et investissent dans des projets.

Les établissements financiers

o

Selon leur lieu d’implantation, on distingue :

Les banques qui se trouvent dans un pays entièrement « islamisé ». Elles sont régies que

par une seule réglementation;

Les banques qui se trouvent dans les autres pays. Elles sont soumises à deux systèmes de réglementation et de régulation.

o

Selon l’importance de leur activité financière islamique, on distingue :

Les banques dont l’activité financière est entièrement islamique;

Les banques qui n’ont que des guichets ou « fenêtres islamiques ».

Les principales organisations du SFI

o La Banque Islamique de Développement (BID)

Elle a été créé en 1975, elle regroupe des membres de plus de 50 pays. Son objectif est de promouvoir le développement économique et le progrès social au sein des pays membres

conformément aux principes de la Charia.

o The Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions (AAIOFI) Elle a été fondée en 1991. Située à Bahrein, elle est chargée d’élaborer les standards et

principes en matière de la comptabilité, d’audit, d’éthique, de gouvernance et de conformité

Charia.

o Islamic Fiqh Academy (IFA) Créé en 1981 à Djeddah, est une assemblée de jurisconsultes qui émettent des avis religieux sur différents sujets.

o Islamic Financial Services Board (IFSB) Elle a été créé en 2002 en Malaisie. Il est composé de représentants des banques centrales de divers pays, des organismes internationaux notamment la banque mondiale, le FMI, la BID. Cet organisme a pour mission l’intégration de la finance islamique dans le système financier mondial.

Fonctions économiques de la banque

islamique

o Un rôle spécifique d’intermédiation financière

L'intermédiation financière consiste, pour les institutions financières, à faciliter la

correspondance, en quantité et en qualité, de l'offre et de la demande de capitaux

pour des agents qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas passer par les marchés financiers.

o Stimulation de l’épargne

Le système bancaire islamique peut encourager l’épargne des musulmans fervents qui

hésitent à recourir aux banques conventionnelles parce qu’elles ne répondent pas à leurs besoins et qui ne sont pas disposés à confier leurs économies à un système

financier qui ne repose pas sur leurs principes religieux.

Fonctions économiques de la banque

islamique

o Renforcement de la stabilité financière

- Les bilans déséquilibrés sont inconnus dans la finance islamique;

-Un haut niveau de capitalisation dans les banques islamiques avec des réserves de

liquidités plus importantes.

o Financement des projets éthiques

Le système bancaire islamique repose sur les principes moraux de l’Islam qui

autorisent uniquement le financement de biens qui ne sont pas néfastes à la société.