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ميحرلا نمحرلا الله مسب

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1)- ATTENTION LE VERSEMENT BANCAIRE EST CONSIDERE COMME PAIEMENT EN ESPÈCES PAR LA DGI !!!
1)- ATTENTION LE VERSEMENT BANCAIRE EST CONSIDERE COMME PAIEMENT EN ESPÈCES PAR LA DGI !!!

1)- ATTENTION LE VERSEMENT BANCAIRE EST CONSIDERE COMME PAIEMENT EN ESPÈCES PAR LA DGI !!! Cette question s’est posée à maintes reprises en matière de timbre. Il s’agissait de savoir si un tel paiement est considéré comme un règlement en espèces et donc passible du droit de timbre de quittances ou non. Les réponses apportées par l’Administration ont d’abord été hésitantes. Par la suite, pour lever toute équivoque, une disposition a été introduite à l’article 258 quater du code du timbre pour préciser de manière formelle que « les quittances de sommes réglées par un dépôt d’espèces effectué auprès d’une banque ou d’un établissement assimilé, sont exemptées du droit de timbre et ne sont donc pas assimilées à un paiement en espèces. » Par ailleurs, il convient de préciser que le DE 15-153 ne donne pas une liste exhaustive des moyens de paiement scripturaux puisqu’il utilise le terme notamment ; Article 4 Au sens du présent décret, les moyens de paiement scripturaux, visés à l'article 2 ci-dessus,

sont tous les instruments qui permettent le transfert de fonds à travers les circuits bancaires et financiers, notamment :

- le chèque ;

- le virement ;

- la carte de paiement ;

- le prélèvement ;

- la lettre de change ;

- le billet à ordre ;

- et tout autre moyen de paiement scriptural prévu par la loi.

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2)- NON UTILISATION COMPTE 581 VIREMENT INTERNE URGENT Le recours à un compte de virement interne s'impose lorsqu'une opération de trésorerie touche 2 journaux auxiliaires pour éviter que l'opération ne soit comptabilisée 2 fois. Ceci sera le cas lorsqu'on utilise le système centralisateur. Il semble que vous utilisez le système classique, c'est-à-dire un système avec un journal unique. Si cela est bien le cas, le compte virement interne n'a aucune utilité.

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3)- CONGÉ PAYÉ Dans la loi 90-11, le montant de l’indemnité congé n’est pas liée à la durée du congé. Ces 2 éléments sont fixés de manière distincte. Durée du congé La durée du congé rémunéré est fixée à 2 jours et demi par mois de travail sans que cette durée ne puisse excéder trente jours calendaires par année de travail. L'année de référence pour déterminer cette durée est la période qui s'étend du 1er juillet de l'année précédent le congé au 30 juin de l'année du congé. Indemnité congé Le montant de l’indemnité n’est pas déterminé sur la base de la durée du congé, il est fixé au douzième de la rémunération totale perçue par le travailleur au cours de la période de référence du congé

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4)- COMMISSARIAT AUX COMPTES POUR LES EURL a)- M. STATUQUO, vous avez tout à fait raison.

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Bien évidemment, l'exclusion concerne toutes les EURL et non pas toutes les SARL. b)- L’audit
Bien évidemment, l'exclusion concerne toutes les EURL et non pas toutes les SARL. b)- L’audit

Bien évidemment, l'exclusion concerne toutes les EURL et non pas toutes les SARL. b)- L’audit des comptes est fondé sur le fait que dans une entreprise, les dirigeants sociaux, chargés de la gestion de l'entreprises sont comptables des fonds qui leur sont confiés. A ce titre, ils doivent rendre compte chaque année aux propriétaires et les informer sur les performances et l’évolution de l’entreprise. Pour garantir, la régularité et la sincérité des comptes établis par les dirigeants et soumis à l’approbation des propriétaires réunis en assemblé, le contrôle des comptes par un auditeur indépendant est nécessaire. Dans une EURL, dirigeants et propriétaires sont confondus et ce contrôle est considéré ne pas avoir de sens, d’où la mesure de la loi de finances ! Le texte de cette loi est effectivement très clair. La limite de 10 000 000 suit les sociétés et elle s'applique uniquement à celles-ci. Si elle devait concerner également l’EURL, puisque effectivement l’EURL est elle-même une société, on se serait contenté d’écrire :

Les sociétés dont le chiffre d'affaires est inférieur à dix millions de dinars à 10 000 000 DA ne sont pas soumises à la certification de leurs comptes » c)- La loi à laquelle vous vous référez est une loi de finances. La note que vous semblez contester émane de l’autorité du Ministère des Finances chargée d’élaborer les lois de finances. La loi et la note émanent de la même autorité. La note a été émise parce qu’il y a eu des interprétations erronées. Elle explique l’objet véritable de la loi de finances qui est d’exclure, en premier lieu, les entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée et, en second lieu, les sociétés dont le chiffre d'affaires est inférieur à dix millions de dinars. d)- Extrait d'une note du MINISTÈRE DES FINANCES - DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS :

Note 127/MF/DGI/DLFR/2013 :

Les entreprises unipersonnelles à responsabilité limité (EURL) ne sont pas tenues de certifier leurs comptes par un Commissaires aux comptes, quel que soit leur chiffre d'affaires.

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5)- COMMENT CALCULER LA MASSE SALARIALE La masse salariale définie ci-dessus est celle du décret 80-48 portant institution de la

régulation économique des salaires et de la stimulation matérielle collective et individuelle des travailleurs. Ce texte a été abrogé par le décret 88-221 portant conditions de mise en œuvre des primes de rendement et des mécanismes de la liaison salaires-production. Pour ce qui concerne les charges patronales, il semble difficile d'admettre qu'elles puissent entrer dans la masse salariale. En France, ce problème s'est posé pendant très longtemps. C'est seulement en 2014 que la cour la Cour de cassation a tranché en décidant que c'est le compte 641. 641 Rémunérations du personnel

6411 Salaires, appointements

6412 Congés payés

6413 Primes et gratifications

6414 Indemnités et avantages divers

6415 Supplément familial

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6)- COMMENT CALCULER LA MASSE SALARIALE Dans nos lois de finances, la base retenue pour
6)- COMMENT CALCULER LA MASSE SALARIALE Dans nos lois de finances, la base retenue pour

6)- COMMENT CALCULER LA MASSE SALARIALE Dans nos lois de finances, la base retenue pour le calcul de la taxe d’apprentissage et de la taxe de formation est constituée par la masse salariale. Malheureusement, cette notion n’est définie nulle part La conséquence est que chacun s'est fait sa propre définition

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7)- COMMISSARIAT AUX COMPTES POUR LES EURL a)- Le contrôle des comptes est fondé principalement sur le fait que l’entreprise poursuit des objectifs qui intéressent des groupes de personnes dont les intérêts peuvent être divergents, à savoir :

- D’une part, les dirigeants sociaux, chargés de la gestion de l'entreprises et qui sont

comptables des fonds qui leur sont confiés et,

- D’autre part, les propriétaires (actionnaires ou associés) qui ne participent pas à la gestion de l'entreprise et qui ont besoin d’être informés sur les performances et l’évolution de l’entreprise. Dans ce cas, l’intervention d’un contrôleur externe est indispensable pour garantir, en particulier, la régularité et la sincérité des comptes établis par les dirigeants et soumis à l’approbation des propriétaires réunis en assemblée. Mais, lorsque dans une entreprise, dirigeants et propriétaires sont confondus, ce qui est le cas de la plupart des EURL et de presque toutes les petites SARL dans lesquelles tous les associés participent à la gestion, ce contrôle n’a pas de sens.

A titre indicatif, en France, l’EURL n’est pas soumise au commissaire aux comptes sauf si 2 des 3 conditions suivantes sont remplies :

- le bilan est supérieur à 1 550 000 Euros,

- le chiffre d’affaires HT est supérieur à 3.100.000 Euros,

- l'entreprise compte plus de 50 salariés

b)- L'exposé qui a accompagné cette mesure laisse clairement entendre l'exclusion de toutes les SARL quel que soit leur CA Ceci a été en outre confirmé dans un courrier de la DGI du 14/02/2013 c)- Loi de finances 2010 :

Article 44 L'article 12 de la loi n° 05-05 du 25 juillet 2005 portant loi de finances complémentaire pour 2005 est modifié et rédigé comme suit :

Article 12 Les entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée et les sociétés dont le chiffre d'affaires est inférieur à dix millions de dinars (10.000.000 DA) ne sont pas soumises à la certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ». La limite de 10.000 000 DA ne s'applique pas aux SARL qui sont donc exclues du CAC quel que soit leur CA.

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8)- FISCALITÉ ET COMPTABILITÉ DU CRÉDIT-BAIL (LEASING) DANS SCF a)- Les entreprises de leasing, à l’origine des dispositions transitoires instituées en 2010 et de leur adoption définitive par la loi de finances 2014, ont voulu, ni plus ni moins, rejeter les dispositions du SCF relative au leasing en mettant en avant, en se référant à l’exposé des motifs de loi de finances pour 2014, « l'inadaptation du mode de comptabilisation retenu pour ces opérations, à leurs spécificités juridique, économique et commerciale » Les dispositions de la LF doivent s'appliquer malgré (NONOBSTANT) les règles prévues dans le SCF

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b)- Mesures transitoires introduites dans la LFC pour 2010 Suivant les dispositions de l’article 27
b)- Mesures transitoires introduites dans la LFC pour 2010 Suivant les dispositions de l’article 27

b)- Mesures transitoires introduites dans la LFC pour 2010 Suivant les dispositions de l’article 27 de la loi de finances complémentaire pour 2010, les règles introduites dans le SCF en matière de crédit-bail ne sont pas applicables pour la détermination du résultat fiscal et cela jusqu’au 31 décembre 2012. Ainsi, le crédit-bailleur, continue à être fiscalement réputé disposer de la propriété juridique du bien loué, et, à ce titre, il est habilité à pratiquer l’amortissement de ce bien, les loyers qu’il perçoit constituent des produits. Le crédit-preneur, qui est le propriétaire économique du bien au sens des nouvelles règles du SCF, continue à disposer du droit de déduire du bénéfice imposable, les loyers qu’il verse au crédit-bailleur. Adoption définitive des mesures transitoires par la LF 2014 Avec la loi de finances pour 2014, les mesures transitoires introduites par la loi de finances complémentaire pour 2010 sont adoptées définitivement. L’article 53 de cette loi stipule : « Sans préjudice du système comptable financier, le crédit bailleur est réputé fiscalement propriétaire du bien loué, dans les opérations de crédit-bail effectuées par les banques, les établissements financiers et les sociétés de crédit-bail. Il est tenu de l’inscrire en tant qu’immobilisation et pratiquer l’amortissement fiscal sur la base de l’amortissement financier du crédit–bail. Les loyers perçus sont constatés en tant que produits. Le crédit-preneur est réputé fiscalement locataire du bien loué. Les loyers payés au crédit bailleur sont constatés par le crédit preneur en tant que charge. » Cet article ne se limite pas à mettre en place le traitement fiscal visant à déterminer les éléments de charges et de produits à prendre en compte pour la détermination du résultat fiscal. En fait, et de manière très consciente, il impose définitivement l’ancien traitement comptable. Le crédit-bailleur est tenu d’inscrire le bien en tant qu’immobilisation et les loyers qu’il perçoit sont constatés en tant que produits. Pour ce qui concerne le crédit-preneur, les loyers payés au crédit bailleur sont constatés en tant que charges

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9)- TVA PAYEE /OPERATION EXPORTATION a)- Puisque vous le savez, pourquoi vous reposez la question ? b)- La TVA ne peut pas être récupérée pour les factures acquittées en espèces lorsque leur montant excède 100.000 DA.

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10)- ART 08 ET ART 09 DE LOI FINANCE 2018 Article 139 du CID :

L'impôt est dû chaque année sur les bénéfices obtenus pendant l'année précédente ou dans la période de douze (12) mois dont les résultats ont servi à l'établissement du dernier bilan » La loi de finances pour 2018 fixe bien l’impôt de l’année 2018 lequel est déterminé sur la base du résultat de l’exercice 2017.

Ceci n’a absolument rien à voir avec de la rétroactivité, c’est tout simplement le principe de base qui régit l’IBS, principe qui a été toujours été toujours observé depuis que cet impôt a été

institué en 1991 ! ---------------oo00oo---------------

11)- TAUX RÉPARTITION BÉNÉFICE a)- Le nouveau taux de 15% s'applique aux revenus distribués à partir du 1er janvier 2018

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b)- Le taux d'imposition des revenus distribués à des personnes résidentes est aligné sur celui
b)- Le taux d'imposition des revenus distribués à des personnes résidentes est aligné sur celui

b)- Le taux d'imposition des revenus distribués à des personnes résidentes est aligné sur celui applicable aux personnes non résidentes, soit 15%.

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12)- ART 08 ET ART 09 DE LOI FINANCE 2018 a)- En matière d'IBS, en principe, tout article de la loi de finances pour 2018 concernant cet impôt, s'applique à l'impôt 2018 déterminé sur la base du résultat de l'exercice 2017. Il convient donc d'en faire application dans la prochaine déclaration annuelle, à souscrire au plus tard, le 30/04/2018. Néanmoins, l’Administration peut toujours déroger à ce principe, à travers les circulaires d’application qui seront élaborées par la Direction de la Législation et de la Réglementation fiscale (DLRF) b)- La loi de finances 2018 s'applique à l'impôt 2018 au titre de l'exercice 2017 c)- Avant le LF 2018, les dépenses relatives aux véhicules de tourisme appartenant à l'entreprise étaient parfaitement déductibles. Dorénavant, ces dépenses ne sont plus déductibles du fait du nouveau paragraphe introduit et qui stipule :

7) Ne sont pas admis en déduction des bénéfices soumis à l'impôt, les loyers et les dépenses d'entretien et de réparation des véhicules de tourisme ne constituant pas l'outil principal de l'activité" d)- Effectivement, les règles définies pour la indétermination du résultat fiscal en matière d’IBS sont strictement les mêmes que celles applicables à l’IRG (bénéfices professionnels) e)- En principe, sauf dans les cas précis où la date d’entrée en vigueur d’une disposition est précisée de manière formelle, la loi de finances, en tant que loi budgétaire, est censée s’appliquer à l’impôt de l’année qu’elle concerne. Par conséquent la loi de finances pour 2018 s’applique à l’impôt 2018. Pour ce qui concerne l'IBS, elle s'applique donc à l'impôt 2018 lequel est calculé sur la base du résultat de

lexercice 2017. ---------------oo00oo---------------

13)- DEMANDE D’ÉCLAIRCISSEMENTDES ARTICLES 13 ;14 ET 15 DE LA LF

2018 .

Tout le commentaire que j’ai fait concernant la modification des articles 355, 356 et 364 correspond parfaitement à l’esprit de la loi de finances tel qu’il ressort de l’exposé des motifs dont voici des extraits :

Concernant l’article 356 Dans le cadre de la mise en production du nouveau système informatique de la Direction générale des impôts consacrant l’unicité du support devant servir pour le paiement des impôts et taxes, il a été rendu nécessaire l’intégration du volet relatif au paiement du solde de liquidation de l’IBS dans la déclaration mensuelle (G n°50) à l’instar des acomptes provisionnels au titre des mêmes impôts. »

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14)- DEMANDE D’ÉCLAIRCISSEMENTDES ARTICLES 13 ;14 ET 15 DE LA LF

2018 .

PAIEMENT DU SOLDE DE LIQUIDATION IRG Article LF: 13 Article CID: 355 Pour les contribuables relevant de l’IRG, les dispositions de l’article 355-1) prévoyaient que le solde de liquidation devait être payé à l'appui de la déclaration annuelle « dont le verso tient lieu de bordereau avis de versement ».

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Il a été considéré que ce document doit reprendre uniquement les données financières et fiscales
Il a été considéré que ce document doit reprendre uniquement les données financières et fiscales

Il a été considéré que ce document doit reprendre uniquement les données financières et fiscales relatives à la déclaration annuelle et qu’il ne doit donc pas servir de support de paiement de l'impôt. Pour cette raison, cette disposition a été supprimée. Ceci implique donc que le solde doit être acquitté, comme les acomptes provisionnels, au moyen de l’imprimé G50. Pour ce qui est de l’échéance de paiement, la nouvelle disposition précise que la liquidation du solde doit être opérée, au plus tard, le 20 du mois qui suit le jour de la remise de la déclaration annuelle. Considérant que conformément à l’article 18 du CIDTA cette déclaration doit être souscrite, au plus tard le 30 avril de chaque année, le paiement du solde devrait intervenir au plus tard le 20 mai. PAIEMENT DU SOLDE DE LIQUIDATION IBS Article LF: 14 Article CID: 356 Suivant les dispositions de l’article 356 du CIDTA, le paiement du solde de liquidation IBS devait avoir lieu au plus tard le jour de la remise de la déclaration annuelle, soit donc le 30 avril de chaque année. Cette déclaration servait également de bordereau-avis de versement. Comme cela a été fait pour le paiement du solde de liquidation l’IRG, désormais, le solde IBS sera réglé avec la déclaration mensuelle G50, au plus tard le 20 du mois suivant la remise de la déclaration annuelle. Ainsi, lorsque cette déclaration est déposée entre le 20 et le 30 avril, le paiement du solde sera fait avec la G50 à souscrire au plus tard le 20 mai, dans le cas contraire, il sera liquidé avec la G50 à souscrire au plus tard le 20 avril. PAIEMENT DU SOLDE DE LIQUIDATION DE LA TAP DANS LE RÉGIME DES ACOMPTES PROVISIONNELS Article LF: 15 Article CID: 364 Dans le régime des acomptes provisionnel de la TAP, le solde de liquidation relatif à un exercice devait intervenir, au plus tard, dans le mois qui suit la clôture de l'exercice, soit le 31 janvier de l’exercice suivant. Ceci impliquait donc l’obligation de souscrire 2 déclarations dans un même mois, à savoir la déclaration mensuelle (G50) du mois (échéance : 20-01) et la déclaration TAP (échéance : 31-01). Par souci de simplification et, comme cela a été fait pour l’IRG et l’IBS, l’échéance pour le paiement du solde de liquidation a été alignée avec celle de la déclaration mensuelle. Conformément aux nouvelles dispositions de l’article 364 du CIDTA, cette liquidation doit intervenir, au plus tard, le 20 du mois de février

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15)- LA G50 DE MOIS DE DÉCEMBRE 2017 En principe la LF pour 2018 s'applique à l'impôt de 2018.

Il en résulte qu'en matière d'IBS, elle s'applique à l'impôt 2018 lequel est calculé sur la base du résultat de l'exercice 2017. Par conséquent, les dispositions de la LF pour 2018 doivent être observées pour la prochaine déclaration annuelle des résultats. Par contre en matière de TVA, les nouvelles dispositions sont applicables à la taxe de 2018 et par conséquent, elles ne devraient pas s'appliquer à la taxe de décembre 2017, quand bien même, elle a été payée en janvier 2018.

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16)- DAS 2017 Avant, l'absence du n° de sécurité social n’entraînait pas le rejet de
16)- DAS 2017 Avant, l'absence du n° de sécurité social n’entraînait pas le rejet de

16)- DAS 2017 Avant, l'absence du n° de sécurité social n’entraînait pas le rejet de la déclaration. Malheureusement, pour l'année 2017, ce numéro est obligatoire.

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17)- MENTION NON ASSUJETTI A LA TVA a)- La loi de finances pour 2015 a bouleversé totalement les modalités d’imposition en matière d’impôts directs et de TVA. Malheureusement, certains aspects liés à ce bouleversement n’ont pas été appréhendés. Pour ce qui concerne particulièrement la TVA, cette taxe obéit à un mécanisme très particulier puisque chaque redevable acquitte la taxe due sur ses opérations de ventes sous déduction de la celle supportée en amont sur ses opérations d’achats. Du fait de ce mécanisme, elle trouve son bon fonctionnement uniquement lorsque, dans le circuit de production et de commercialisation, elle frappe le maximum d’intervenants. L’exclusion de la TVA d’un nombre important de redevables du fait de leur assujettissement à l’IFU, aboutit à des ruptures dans la chaîne des déductions, ce qui affecte nécessairement le bon fonctionnement de cette taxe. Pour ce qui concerné la question posée concernant la mention ou non de cette taxe sur la facture et la fixation du prix hors taxe, en l’absence de dispositions précises chacun pouvait faire comme il l’entend. En principe, sachant que la TVA est collectée pour le compte de l’état, le fait de ne plus y être assujetti, n’a aucune incidence sur le prix hors taxe. Mais, certains peu scrupuleux, lorsqu’ils sont passés à l’IFU, ont tout simplement incorporé la TVA dans leurs nouveaux prix de vente. Le forfaitaire est bien exonéré de la TVA. Deux dispositions le confirment sans la moindre ambigüité. Il s’agit des dispositions suivantes :

Article 282 bis du CID II est établi un impôt unique forfaitaire en remplacement de l'impôt sur le revenu global ou de l'impôt sur les bénéfices des sociétés. Il couvre outre l'IRG ou l'IBS, la TVA et la TAP. Article 2 du CTCA Sont obligatoirement soumis à la taxe sur la valeur ajoutée :

12)- Les opérations de vente faites par les grandes surfaces, les activités de commerce multiple, ainsi que le commerce de détail, à l’exclusion des opérations réalisées par des contribuables relevant du régime du forfait ; b)- La loi 04-02 fixe les règles applicables aux pratiques commerciales. Ce texte consacre un titre complet à la LA TRANSPARENCE DES PRATIQUES COMMERCIALES. Le premier article de ce titre stipule que le vendeur doit, obligatoirement, informer les clients sur les prix, les tarifs et les conditions de vente des biens et services.

Je considère que préciser sur la facture que le fournisseur n’est pas assujetti à la TVA s’inscrit parfaitement dans le cadre cette TRANSPARENCE. Si cette mention n’est pas portée le client va se poser plein de questions et notamment :

- Est-ce un oubli ?

- Est-ce que le fournisseur n’a pas inclu la TVA dans le pris unitaire facturé, auquel cas il m’enlève la possibilité de la récupérer ?

- Est-ce que qu’il n’a pas intérêt à s'adresser à fournisseur qui va mentionner la TVA ?

Pour éviter toutes ces interrogations, il est tellement mieux, pour ne pas dire plus honnête, de mentionner, dès le départ, pourquoi la TVA ne figure pas sur la facture.

c)- Les contribuables relevant de l’IFU, pour justifier l’absence de TVA sur leurs factures, doivent nécessairement porter sur chacune d’elles la mention « Non assujetti à la TVA ». On pourrait même préciser « Redevable relevant de l’IFU ». Il n’est pas nécessaire d’utiliser pour cela un cachet.

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En tout cas, je n’ai trouvé aucun texte qui oblige à recourir à un tel
En tout cas, je n’ai trouvé aucun texte qui oblige à recourir à un tel

En tout cas, je n’ai trouvé aucun texte qui oblige à recourir à un tel cachet.

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18)- COMPTABILISATION MAGASINAGE SURRESTARIES ? a)- En pratique, il y a effectivement une tendance à assimiler les surestaries à des pénalités. Ceci est une erreur grossière qui démontre une méconnaissance soit des dispositions fiscales soit soit du sens véritables des surestaries. Je travaille avec une entreprise qui est spécialisée dans le transit. Elle a fait l'objet de vérifications de comptabilité et il n'a jamais été question de réintégration des surestaries qu'elle supportent régulièrement en compensation d’une immobilisation excessive de containers. Les surestaries n'ont absolument rien à voir avec les pénalités rejetées par les dispositions du CID. Ces dernières sont uniquement celles qui surviennent lorsqu'on contrevient à une DISPOSITION LÉGALE. b)- A propos des surestaries, l’erreur qui est généralement commise est de considérer cette charge comme non déductible. En réalité, les dispositions fiscales excluent uniquement les « les transactions, amendes, confiscations, pénalités … mises à la charge des contrevenants aux dispositions légales. Or, les surestaries sont des indemnités que l'affréteur doit payer au propriétaire du navire, quand le temps de chargement ou de déchargement dépasse le temps prévu dans le contrat. Il ne s’agit donc pas d’une infraction à une disposition légale mais d’un non respect de dispositions contractuelles. De ce fait, logiquement leur déductibilité n’est nullement mise en cause.

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19)- RECONSTITUTION DES BASES IMPOSABLES LORS DES VÉRIFICATIONS DE COMPTABILITÉ a)- S'il s'agit bien d'une opération de vente et que l'opération à bien été régularisé en 2017, il faut essayer de faire valoir cela dans la réponse que vous allez faire à la notification provisoire qui vous a été adressée. Si le vérificateur est convaincu par vos arguments, le problème est réglé. Si non, dans la déclaration annuelle que vous allez faire, vous déduisez, dans le tableau n°9, la vente constatée dans l'exercice mais qui a été déjà imposée au titre de l'exercice précédent en tant que recette en instance d'imputation. Cela me parait la meilleure solution. b)- La réponse à la question posée concernant les recettes en instance d'affectation est simple. Le SCF a prévu le compte 47 « comptes transitoires ou d'attente ». Il précise que « Toute opération portée au compte 47 est imputée au compte définitif dans les délais les plus brefs; ce compte ne figure pas sur les états financiers. » Par conséquent ce compte doit être obligatoirement soldé au 31/12. Lorsque le vérificateur redresse les recettes en instance d'affectation, cela est parfaitement fondé puisque les dispositions du SCF n’ont pas été respectées.

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20)- L'ÉCART DE RÉÉVALUATION Vous m’étonnez beaucoup M. TERKI car votre position est totalement erronée que ce soit en matière fiscale ou en matière comptable. Au plan comptable, l’article 121-23 stipule que « Lorsque la valeur comptable d’un actif augmente à la suite d’une réévaluation, l’augmentation est créditée directement en capitaux propres sous le libellé écart de réévaluation. »

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Elle sera comptabilisée en produits uniquement si elle compense une moins-value du même actif, précédemment
Elle sera comptabilisée en produits uniquement si elle compense une moins-value du même actif, précédemment

Elle sera comptabilisée en produits uniquement si elle compense une moins-value du même actif, précédemment comptabilisée en charges. C’EST CLAIR ET NET ! Pour ce qui concerne l’aspect fiscal, avant l’intervention de la LFC 2009, dans le cadre des réévaluations légales qui ont été faites, en application des anciennes dispositions des articles 185 et 186 du CID, les plus-values de réévaluation dégagées, étaient inscrites en réserves en franchise d’impôt. Par la suite elles devaient être réintégrées aux résultats par fraction égale aux annuités d'amortissement complémentaires résultant de la réévaluation. Suivant le nouveau système comptable, la réévaluation des immobilisations devient libre. La loi de finances complémentaire pour 2009 statue sur le sort à réserver au solde des anciennes réserves de réévaluation et également sur le traitement des futures plus-values. Suivant la nouvelle rédaction de l’article 185 du CID, à la date d’entrée du nouveau système comptable financier, le solde du compte écart de réévaluation sera rapporté au résultat fiscal dans un délai maximum de 5 ans. S’agissant des réévaluations futures, suivant les nouvelles dispositions de l’article 186 du CID, « Le supplément des dotations aux amortissements dégagé des opérations de réévaluation sera rapporté au résultat de l’année ». Cette mesure se justifie par le fait que l’écart de réévaluation n’est pas imposable puisque, en application du SCF, cet écart est imputé en capitaux propres. S’il en devait être autrement, cette mesure n’aurait aucun sens. Si l'article 186 fait obligation de réintégrer les dotations complémentaires résultant de la réévaluation, c'est parce que précisément l'écart dégagé par cette réévaluation n'est plus imposable puisque, conformément au nouveau système comptable, il est imputé directement en capitaux propres L'écart de réévaluation n'est pas imposables. Toutefois, les dotations complémentaires résultant de la réévaluation doivent être réintégrées au résultat fiscale. Il faut se référer aux dispositions de l'article 186 du CID.

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21)- TVA ABATTOIR Je suis d'accord avec vous. Il convient, en effet, de bien faire la distinction entre les 2 types d'opérations, à savoir les prestations de services qui seraient assurées par les abattoirs et les ventes de viande. La question posée n'est pas bien précise. Néanmoins, pour être fixé pleinement sur celle-ci, il semble utile de préciser ce qui suit :

- Il existe une taxe à l'abattage devenue taxe sanitaire.

Elle est régie par les articles 446 et suivants du CII ;

- L'article 8 du code des TCA prévoit, sous certaines conditions, des exonérations pour certains produits passibles de cette taxe.

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22)- TAXE VÉHICULE NEUF TOURISTIQUE Cette taxe s’applique aux véhicules immatriculés dans la catégorie des voitures particulières, de moins de 5 années d'âge qui figurent au bilan ou qui sont pris en location durant une période cumulée égale ou supérieure à 3 mois au cours d'un exercice fiscal. Il s'agit d'une disposition non codifiée (article 26 de la Loi de finances complémentaire 2010)

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23)- PRESCRIPTION RÉCUPÉRATION TVA

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Actuellement, suivant une disposition de l’article 30 du CTCA introduite dans la LF 2017, l
Actuellement, suivant une disposition de l’article 30 du CTCA introduite dans la LF 2017, l

Actuellement, suivant une disposition de l’article 30 du CTCA introduite dans la LF 2017, le contribuable conserve la possibilité de récupérer ultérieurement une TVA omise et ce, jusqu’au 31 décembre de l’année qui suit celle de l’omission

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24)- RECONSTITUTION DES BASES IMPOSABLES LORS DES VÉRIFICATIONS DE COMPTABILITÉ Le fait pour un contribuable de respecter ses obligations fiscales ne prive pas l’Administration fiscale d’exercer son droit de contrôle.

Il est parfaitement clair que lorsque le vérificateur dégage, dans son compte financier, un écart

par rapport au chiffre d’affaires déclaré, ce qui est souvent le cas, il doit impérativement demander des explications au contribuable comme cela est formellement souligné dans le

guide du vérificateur.

J’insiste sur le fait que dans le cas d’une comptabilité régulière, le compte financier doit aboutir exactement, au centime près, au chiffre d’affaires comptable. C’est pour cela qu’il est nécessaire de bien maîtriser cette méthode pour être en mesure de justifier parfaitement l’écart relevé par le vérificateur. La méthode du compte financier est utilisée parfois comme paramètre d'appréciation de la qualité de la comptabilité, parfois comme mode de reconstitution des bases imposables.

Il est important de la maîtriser correctement pour pouvoir contester, le cas échéant, de

manière fondée, les conclusions et redressements auxquelles le vérificateur a abouti. Lorsque la comptabilité est tenue régulièrement, la reconstitution du chiffre d’affaires par la

méthode du compte financier, doit aboutir nécessairement à un chiffre d’affaires identique à celui dégagé par cette comptabilité.

Si les vérificateurs ont dégagé des écarts, ils sont dus le plus souvent aux erreurs qui ont été

commises. Lorsque cette méthode est maîtrisée, il est très facile de prouver ces erreurs.

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25)- Dividende Du point de vue fiscal, sont considérées distribuées et passibles de l’IRG ou de l’IBS au titre des revenus mobiliers, non seulement les sommes prélevées sur les bénéfices régulièrement distribuées, mais également les sommes réputées distribuées en raison de présomptions légales. Cette présomption permet à l’Administration d’opérer des redressements qui ont pour effet d’imposer les associés sur les revenus réputés distribués. Ceci était le cas notamment des résultats en instance d'affectation n’ayant pas, dans un délai de trois ans, fait l'objet d’une d'affectation.

Il est rappelé que dans le nouveau système comptable, ces résultats correspondent au report à

nouveau. Ce principe est posé par les dispositions de l’article 46 du CID qui, très souvent, ont donné lieu à des interprétations erronées, en particulier, pour ce qui concerne les résultats affectés en réserves facultatives. C’est ainsi qu’en effet, il est souvent arrivé que des redressements basés sur la présomption de distribution de ces résultats ont été indûment opérés. La modification de l’article 46 du CID par la loi de finances 2012 vise à ne plus considérer les

résultats en instances d’affectation comme réputés distribués quelque soit leur ancienneté.

A travers cette mesure, il est escompté que cela incitera les entreprises à réinvestir leurs

bénéfices plutôt qu’à procéder à des à distributions motivées parfois simplement par le fait d’avoir été contraint de payer l’impôt y afférent, à la suite de redressements opérés par les services fiscaux.

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---------------oo00oo--------------- 26)- IFU DECLARATION DE PAIEMENT Suivant les dispositions de l'article 3 bis du
---------------oo00oo--------------- 26)- IFU DECLARATION DE PAIEMENT Suivant les dispositions de l'article 3 bis du

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26)- IFU DECLARATION DE PAIEMENT Suivant les dispositions de l'article 3 bis du CPF, les nouveaux contribuables, sont tenus de souscrire leur déclaration et s’acquitter spontanément du montant de l’impôt dû, avant le 31 décembre de l’année du début de leur activité. Ils ne sont plus tenus de souscrire une déclaration prévisionnelle, ils paient directement le montant réel dû à la clôture de l'exercice.

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27)- PRESTATIONS SOCIÉTÉ ESPAGNOLE À SOCIÉTÉ ALGÉRIENNE Les revenus des personnes qui ne sont pas établies en Algérie, à l’exception de ceux relatifs à des travaux immobiliers, sont imposés en matière d’IRG ou d’IBS par voie de retenue à la source. Cette retenue couvre également la TAP et la TVA et cela, depuis 2001. Toutefois, lorsque l’on veut faire valoir une convention fiscale signée avec le pays d’origine, il faut savoir que la convention s’applique seulement en matière d’impôts directs, elle ne concerne donc pas la TVA. Avant 2011, aucune disposition fiscale ne prévoyait comme cette TVA devait être payée. L’Administration a été souvent saisie sur cette question et la solution qu’elle a toujours recommandée a été la suivante : L’entreprise étrangère facture à l’entreprise algérienne la taxe. L’entreprise algérienne procède à son paiement et fournit un justificatif à l’entreprise étrangère. Finalement, la loi de finances 2011 a officialisé cette procédure en l’introduisant dans l’article 83 du CTCA sous le terme auto-liquidation.

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28)- G50 NOUVELLE DÉCLARATION 2016 APPLICABLE 0 PARTIR DE 11/2017 Lorsque j'ai appris la mise en service de cette nouvelle déclaration, pour me permettre de préparer éventuellement une application informatique pour l'éditer, j’ai saisi l’Administration fiscale pour savoir quels sont les contribuables qui devront utiliser cette déclaration et à partir de quelle date. Suivant la réponse qui m'a été faite le 22 mai, ce nouvel imprimé est destiné uniquement aux contribuables relevant du Centre Des Impôts (CDI) Alger-Est, pour être utilisé dans le cadre du système d’information « jibaya’tic ». Il est précisé que ce système s’inscrit dans le cadre de la modernisation de l’Administration fiscale. Basé sur des télé-procédures, il vise à améliorer les relations avec les contribuables. Il permet notamment la souscription des déclarations à travers le réseau Internet. « Jibaya’tic » est l’association de « jibaya » qui, en arabe, signifie fiscalité, et « TIC » qui est l’abréviation pour désigner les Technologies de l’Information et de la Communication ». Ce nouveau système sera proposé aux contribuables relevant des nouvelles structures (DGE, CDI, CPI). Son application est conditionnée par l’adhésion volontaire du contribuable.

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29)- LES MODALITÉS DE DÉDUCTION ET DE REMBOURSEMENT DES ACOMPTES I.B.S. Par une gestion fiscale efficace du paiement des acomptes, on peut s’éviter, de se trouver dans une situation d’excédent de versement ou, tout au moins, réduire au minimum son montant. Il n’est nullement question de contrevenir aux dispositions qui régissent le paiement des acomptes. Il s’agit simplement d’appliquer correctement ces dispositions notamment dans les situations suivantes :

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- l’impôt de l’exercice N - 1 risque d’être inférieur à celui de l’exercice N
- l’impôt de l’exercice N - 1 risque d’être inférieur à celui de l’exercice N

- l’impôt de l’exercice N-1 risque d’être inférieur à celui de l’exercice N-2 ;

- l’exercice N-1 est présumé non imposable, alors que l'exercice N-2 a donné lieu à imposition

- le montant des acomptes déjà payés est supposé égal ou supérieur à l'impôt qui sera

finalement dû. Malheureusement, dans une période de récession comme celle qui prévaut actuellement, ces situations sont très courantes. Impôt de l’exercice N-1 inférieur à celui de l’exercice N-2 Lorsque l’impôt de l’exercice N-1 risque d’être inférieur à celui de l’exercice N-2, bien évidemment, on a intérêt à calculer le montant du 1er acompte directement sur la base de l’impôt de l’exercice N-1. Cela est possible à condition qu’à l’échéance de cet acompte, c’est-à-dire au 20/03/N, l’impôt de l’exercice N-1 est connu des services fiscaux. Pour cela, il convient de déposer la déclaration annuelle avant, ou tout au moins, en même temps que le paiement de cet acompte. Exercice N-1 non imposable, alors que l'exercice N-2 a été imposable Cette situation s’apparente à la précédente. Pour ne pas avoir à payer du tout le 1er acompte, il faut accélérer les travaux de clôture de l’exercice N-1 pour faire en sorte que le résultat de l’exercice N-1 soit connu à l’échéance du 1er acompte. Dans la mesure où cela n’est pas réalisable, il existe une autre solution qui est prévue par les dispositions de l’article 356-5) du CID. Aux termes de celles-ci, « lorsque le dernier exercice clos est présumé non imposable, alors que l'exercice précédent avait donné lieu à imposition, le contribuable peut demander au receveur des contributions diverses à être dispensé du versement du premier acompte calculé sur les résultats de l'avant dernier exercice ». Montant des acomptes versés égal ou supérieur à l'impôt qui sera dû Le contribuable qui estime que le montant des acomptes déjà versés au titre d'un exercice est égal ou supérieur à l'impôt dont il sera finalement redevable, peut se dispenser d'effectuer de nouveaux versements d'acomptes. Pour cela, il devra remettre au receveur des impôts dont il relève, 15 jours avant la date d'exigibilité du prochain paiement, une déclaration datée et signée. Cette déclaration consiste simplement à informer le receveur sur cette situation et sur la décision qui a été prise.

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30)- TVA A RÉCUPÉRER Depuis 2015, suivant les dispositions de l’article 30 du code des TCA, la déduction est opérée « au titre du mois ou du trimestre au courant duquel elle a été exigible » Pour ceux qui sont intéressés par l’évolution de cette règle, la voici :

Pendant très longtemps, la TVA était déductible immédiatement pour les acquisitions d’immobilisations et, dans le mois suivant, pour les autres cas. Avec la loi de finances complémentaire pour 2006, la déduction est opérée au titre du mois au courant duquel la TVA a été réellement acquittée. Par circulaire, pour remédier aux difficultés que présentait cette règle, l’Administration a précisé que par réellement acquitté il fallait entendre la comptabilisation effective. En 2008, il n’est plus question d’acquittement mais d’exigibilité ce qui, en fait, est parfaitement logique puisque, dans ce cas, la TVA est déductible dans le mois au cours duquel elle est exigible chez le fournisseur. Mais, voilà qu’en 2009, l’acquittement est réintroduit : la déduction est opérée au titre du mois ou du trimestre au courant duquel la TVA a été acquittée. La loi de finances pour 2015 revient sur cette question pour rétablir l’exigibilité.

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La TVA est donc déductible dans le mois où elle est exigible chez le fournisseur.
La TVA est donc déductible dans le mois où elle est exigible chez le fournisseur.

La TVA est donc déductible dans le mois où elle est exigible chez le fournisseur. Ainsi pour une opération de vente de marchandises, la TVA sera déductible dans la période de livraison. Pour une prestation de services, la TVA sera déductible dans la période au cours de laquelle le paiement a été fait.

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31)- CACHET COMPTABLE AGREE SUR BILAN Justement, M. BENISAF, il faut éviter de mélanger les choses. L’IFU et l’obligation de certification des comptes sont régis par des dispositions totalement différentes et il ne faut pas faire d’amalgame. Le droit fiscal est autonome et l'Administration fixe ses seuils comme elle l'entend. Mais ce qu’il ne faut surtout pas oublier est que, par ailleurs, le code de commerce, fort heureusement pour la profession, fait obligation à toute personne physique ou morale, ayant la qualité de commerçant de tenir une comptabilité complète. Cela s’applique indépendamment du régime d’imposition. Cela vaut donc même pour les personnes relevant de l’IFU. M. MEDANIA, j’avoue n’avoir rien compris à votre observation à travers laquelle vous me

faites remarquer que « la certification du bilan n'est exigible que pour les SARL qui dépassent

les 30 000 000.00 et non 10 000 000.00 dépassé dans le temps »

Je maintiens que le seuil à partir duquel la certification des comptes doit être exigée est bien 10.000.000 DA et non 30.000.000 DA. Ce montant est bien celui qui est prévu par l’article 44 de la LF 2010 modifiant l’article 12 de la LFC 2005. Votre remarque me surprend d’autant plus que vous-même vous dites :

En revanche, les sociétés à responsabilité limitée (SARL) dont le chiffre d’affaires excède les

dix

millions de dinars (10.000.000 DA) sont tenues de se conformer à cette obligation ».

De

plus, vous appuyez ceci par la « Note n° 127 MF/DGI/DLRF DU 14/02/2013 » et par un

lien avec le site de la DGI qui confirment bien le montant de 10.000.000 DA J’avoue ne rien comprendre où vous avez été chercher le montant de 30.000.000 à moins que vous fassiez des confusions avec le plafond d’imposition à l’IFU qui n’a rien à voir avec la certification des comptes.

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32)- TERRITORIALITÉ DE LA RETENUE À LA SOURCE 24% L'entreprise étrangère a formé 2 personnes qui font partie de vos employés. Il s'agit d'une prestation qui sera utilisée en Algérie et qui relève donc de la retenue à la source prévue par les dispositions de l'article 156 du CIDTA. Dans la mesure où il n’y a pas de convention avec le pays d’origine, le revenu de l’entreprise étrangère est soumis à une retenue à la source suivant les dispositions des articles 156 et suivants du CIDTA. Cette retenue couvre l’IBS ou l’IRG selon le cas, la TAP et la TVA. Le taux de la retenue est fixé par l’article 150 de ce code. En cas d’existence d'une convention, en principe, les impôts directs sont à payer uniquement dans le pays d’origine. Par contre, la TVA reste dû. Elle doit être acquittée en Algérie suivant le régime de l’auto-liquidation introduit à l’article 83 du CTCA par l’article 36 de la LF 2011

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33)- CACHET COMPTABLE AGREE SUR BILAN Lorsqu’ a été introduite la disposition excluant de l’obligation de certifier les comptes pour les entreprises unipersonnelles à responsabilité limité et les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à dix millions de dinar, dans mon commentaire relatif à cette disposition, j’ai

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immédiatement conclu, que l’EURL quelque soit le niveau de son CA est exclue de cette
immédiatement conclu, que l’EURL quelque soit le niveau de son CA est exclue de cette

immédiatement conclu, que l’EURL quelque soit le niveau de son CA est exclue de cette obligation. La note de l’Administration fiscale est venue par la suite confirmer totalement mon interprétation basée sur les dispositions à la fois du code de commerce et de la loi de finances elle-même.

A toutes fins utiles voici le contenu intégral de ce commentaire qui apporte beaucoup

d’éclairage sur cette importante question. Désignation d’un CAC dans les petites sociétés

INTRODUCTION Les dispositions instituant l’obligation pour les SARL de désigner un commissaire aux comptes manquent de clarté et les modalités d’application qui ont été définies n’ont pas abordé certaines situations qui pourtant peuvent se présenter très fréquemment. Il s’ensuit que notamment sur la question de savoir si cette obligation concerne ou non l’EURL, les avis sont très partagés. La confusion créée par ces dispositions est aggravée par le fait que certains considèrent que l’EURL est aussi une SARL alors que d’autres estiment qu’il faut « appeler un chat un chat »

et donc de désigner chaque type de sociétés par sa désignation propre.

L’objet de cette note est, d’une part, de rappeler ces dispositions et de les analyser en considérant ces 2 cas et, d’autre part, d’attirer l’attention sur certains problèmes d’application qui vont se poser inévitablement et auxquels les textes en cause n’ont prévu aucune solution. RAPPEL DES DISPOSITIONS LÉGALES L’article 12 de la Loi de finances complémentaire pour 2005 a institué l’obligation pour toutes les « sociétés à responsabilité limitée » (SARL) de désigner, à compter de l’exercice 2006, pour une durée de trois (3) exercices, un ou plusieurs commissaires aux comptes. Dans notre commentaire relatifs à cette mesure, il n’a pas été manqué de souligner les nombreuses incohérences de cette mesure. En effet, le commissariat aux comptes est fondé principalement sur le fait que l’entreprise poursuit des objectifs qui intéressent des groupes de personnes dont les intérêts peuvent être divergents, à savoir :

- D’une part, les dirigeants sociaux, chargés de la gestion de l'entreprises et qui sont comptables des fonds qui leur sont confiés et, - D’autre part, les propriétaires (actionnaires ou associés) qui ne participent pas à la gestion de l'entreprise et qui ont besoin d’être informés sur les performances et l’évolution de l’entreprise. Dans ce cas, l’intervention d’un commissaire aux comptes est indispensable pour garantir, en particulier, la régularité et la sincérité des comptes établis par les dirigeants et soumis à l’approbation des propriétaires réunis en assemblée. Mais, lorsque dans une entreprise dirigeants et propriétaires sont confondus, ce qui est le cas de la plupart des EURL et de presque toutes les petites SARL dans lesquelles tous les associés participent à la gestion, ce contrôle n’a pas de sens. C’est seulement quatre années plus tard, qu’il a été pris conscience de cette réalité et, la loi de finances 2010, dans son article 44, revient sur cette mesure pour exclure les petites sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à dix millions de dinars. Mais, en procédant à cette modification, une erreur a été commise. Les paragraphes instituant l'obligation de certification des comptes ont été abrogés pour être remplacés par un unique paragraphe qui énonce seulement l'exception à cette règle.

La loi de finances pour 2011, dans son article 66, corrige cette erreur. La disposition instituant l’obligation de désigner un commissaire aux comptes est finalement rédigée comme suit :

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Les assemblées générales des sociétés à responsabilité limitée (SARL) sont tenues de désigner, pour une
Les assemblées générales des sociétés à responsabilité limitée (SARL) sont tenues de désigner, pour une

Les assemblées générales des sociétés à responsabilité limitée (SARL) sont tenues de désigner, pour une durée de trois (3) exercices, un ou plusieurs commissaires aux comptes choisis parmi les professionnels inscrits au tableau de la chambre nationale des commissaires aux comptes.

A défaut de nomination des commissaires aux comptes par l’assemblée générale ou en cas

d’empêchement ou de refus d’un ou plusieurs des commissaires nommés, il est procédé à leur nomination ou à leur remplacement par ordonnance du président du tribunal du siège de la société à responsabilité limitée. Seront punis d’une amende de 100.000 DA à 1.000.000 de DA les gérants qui n’auront pas installé le ou les commissaire (s) aux comptes dans sa ou leur fonction. Toutefois, les entreprises unipersonnelles à responsabilité limité et les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à dix millions de dinars (10.000.000 DA) ne sont pas tenues de certifier leurs comptes par un commissaire aux comptes. Les modalités d’application du présent article sont fixées par voie réglementaire ». SOCIÉTÉS CONCERNÉES 1er cas En considérant que La SARL inclut l’EURL Dans la mesure où l’on doit considérer que dans les dispositions rappelées ci-dessus, le terme SARL inclut l’EURL, le problème qui subsiste réside dans le paragraphe relatif aux sociétés exclues de l’obligation de désigner un commissaire aux comptes. En effet, certains considèrent que sont exclues de cette obligation, d’une part toutes les EURL sans exception et, d’autre part les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10.000.000 DA. D’autres estiment que cette obligation concerne aussi bien les EURL que les autres sociétés mais, dans les deux cas, dans la mesure où le chiffre d’affaires n’atteint pas 10.000.000 DA. Lorsque la lettre d’un texte pose un problème, il faut se référer à l’esprit qui a prévalu lors de

son élaboration, c’est-à-dire l'intention et le but recherchés par le législateur à travers ce texte. S’agissant d’une mesure de loi de finances, cet esprit est exprimé dans l’exposé des motifs de

la loi de finances 2011 qui a accompagné l’introduction de cette mesure.

Dans cet exposé, on peut lire ce qui suit :

L'article 44 de la loi de finances pour 2010 a modifié les dispositions de l'article 12 de la loi de fiances complémentaire pour 2005 à l'effet de supprimer l'obligation de certification des comptes par un commissaire aux comptes pour les EURL et pour les sociétés dont le chiffre d'affaires est inférieur à dix millions de dinars (10.000.000 DA). » Dans cette rédaction le terme « pour » introduit à chaque fois les entités concernées par l’exception. Il y a d’abord les EURL et, ensuite, les sociétés dont le chiffre d'affaires est inférieur à dix millions de dinars (10.000.000 DA). De plus, dans le premier paragraphe instituant l’obligation de désigner un commissaire aux comptes, le texte a visé les SARL. L’EURL quand à elle, est concernée uniquement parce qu’elle est supposée être une SARL. Si la limite de 10.000.000 DA devait s’appliquer à la fois à l’EURL et à la SARL, il n’était pas nécessaire d’introduire l’EURL dans l’exception; il suffisait d’énoncer que les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10.000.000 DA ne sont pas tenues de certifier leurs comptes par un commissaire aux comptes. Tout ceci laisse supposer que l’exclusion de l’obligation de désigner un commissaire aux comptes concernerait, d’une part, toutes les EURL sans exception et, d’autre part, les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10.000.000 DA.

2ème cas En considérant que La SARL n’inclut pas l’EURL Dans le premier texte faisant obligation de désigner un commissaire aux comptes est paru en 2005, il était question uniquement de sociétés à responsabilité limitée. Certains ont

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immédiatement conclu que cette obligation concerne aussi les EURL parce que celles-ci sont des SARL.
immédiatement conclu que cette obligation concerne aussi les EURL parce que celles-ci sont des SARL.

immédiatement conclu que cette obligation concerne aussi les EURL parce que celles-ci sont des SARL. En réalité, ceux qui soutiennent ceci font une lecture très restrictive du code du code de commerce en s’arrêtant au premier alinéa de l’article 564 de ce code. L’alinéa qui le suit immédiatement et qui le complète, énonce sans ambiguïté que « lorsque la société à responsabilité limitée instituée conformément à l'alinéa précédent ne comporte qu'une seule personne en tant "qu'associé unique" celle-ci est dénommée "entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée". Certes, ces entités sont régies par les dispositions d’un même chapitre, toutefois, précisément parce qu’il faut désigner chacune d'elles par sa dénomination exacte, ce chapitre est intitulé à juste titre « Chapitre II - Sociétés à responsabilité limitée, entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ». Si la SARL devait inclure l’EURL, le titre de ce chapitre constituerait un véritable pléonasme. La conclusion qui découle de ceci est la suivante : le texte relatif à l’obligation de désigner un commissaire aux comptes a nommé uniquement la société à responsabilité limitée. En se référant aux dispositions du code de commerce rappelées ci-dessus, on peut déduire que l’EURL est exclue de cette obligation. Juridiquement ceci parait parfaitement fondé. A titre indicatif, en France, l’EURL n’est pas soumise au commissaire aux comptes sauf si 2 des 3 conditions suivantes sont remplies :

- le bilan est supérieur à 1 550 000 Euros, soit environ 155.000.000 DA,

- le chiffre d’affaires HT est supérieur à 3.100.000 Euros, soit environ 310.000.000 DA

- l'entreprise compte plus de 50 salariés.

MODALITÉS D’APPLICATION Dans la version 2011 de la disposition instituant le commissaire aux comptes dans les SARL, il est stipulé que « les modalités d’application du présent article sont fixées par voie réglementaire ». Etant donné qu’aucun texte réglementaire n’est paru par la suite, certains ont conclu que ces modalités n’ont pas encore été fixées. Ceci est faux car cette disposition existait déjà dans le texte de 2005 et, en application de celle-ci, il y eu le Décret exécutif n° 06-354 du 9 octobre 2006 (JO n°64) dont les dispositions sont toujours en vigueur. Pour ce qui concerne les modalités de désignation du commissaire aux comptes, ce texte se limite à énoncer que celles-ci sont celles applicables aux sociétés par actions telles que définies par la législation et la réglementation en vigueur. Il ne prévoit aucune mesure pour tenir compte de certaines particularités des SARL.

Considérant que l’obligation de désigner un commissaire aux comptes s’applique uniquement lorsque le chiffre d’affaires a atteint les 10.000.000 D A, cette désignation ne devrait pas être exigée systématiquement à la création de la société.

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34)- CRÉANCE IRRÉCOUVRABLE Le traitement relatif aux créances douteuses ou irrécouvrable présenté est celui prévu en France par le PCG. Si les comptes de tiers utilisés sont identiques à ceux du SCF, les comptes de gestion ne correspondent pas toujours. C’est ainsi que pour le compte 68174, celui correspondant dans le SCF serait plutôt le compte 685. Le compte 6876 quant à lui n'est pas repris du tout dans le SCF

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35)- IRG SALAIRE

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Lorsque la rémunération est basée sur un tarif mensuel, il convient d’appliquer directement le barème.
Lorsque la rémunération est basée sur un tarif mensuel, il convient d’appliquer directement le barème.

Lorsque la rémunération est basée sur un tarif mensuel, il convient d’appliquer directement le barème. Ceci est vrai même si des retenues pour de simples retards ou des absences ont été opérées. Il en sera de même dans le cas opposé, c’est-à-dire, lorsque le salarié aura effectué des heures supplémentaires. Par contre, si la rémunération est établie sur un tarif autre que mensuel (horaire, journalier, trimestriel, etc.), il est nécessaire de procéder à une mensualisation. Les règles de mensualisation, ne sont pas codifiées, elles ont été énoncées dans le barème détaillé IRG Salaires édité par l’Administration.

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36)- QUEL REGIME FISCAL POUR LES NOUVEAUX CONTRIBUABLES IMPORTANTS? Pour appuyer le chamboulement évoqué par Monsieur SMAH SALEH à l’occasion d’un changement de régime fiscal, voici un extrait du commentaire que j’ai fait en 2015 concernant la mesure relevant à 30.000.000 DA, le plafond d’assujettissement à l’IFU. La loi de finances pour 2015 bouleverse totalement les régimes d’imposition et, de manière plus générale, les modalités d’imposition en matière d’impôts directs. C’est ainsi que :

- Le régime simplifié est supprimé ;

- Aux termes de la nouvelle rédaction de l’article 2 du CID, une nouvelle catégorie apparait, il

s’agit des bénéfices professionnels censés regrouper les BIC et les BNC. Cependant, dans la partie consacrée aux différentes catégories de revenus, on retrouve toujours les BIC et les BNC mais, pour cette dernière catégorie, les articles essentiels, consacrés à la définition et à la détermination des bénéfices imposables, sont abrogés. Le plafond de l’IFU passe de 10.000.000 à 30.000.000 DA. De plus, la disposition qui excluait de cet impôt de nombreux contribuables (grossistes, concessionnaires, distributeurs de stations de services, exportateurs) a été abrogée. Désormais, relèvent de l’IFU, lorsque leur chiffre d'affaires annuel n'excède pas 30.000.000 DA, toutes les personnes physiques ou morales exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale ou de profession non commerciale. Ceci s’applique même aux sociétés qui jusqu’ici relevaient de l’IBS dans la mesure où, bien entendu, leur chiffre d’affaires ne dépasse pas le plafond de 30.000.000 DA. Les codes fiscaux subissent donc de nombreuses modifications, toutefois, il semble que, certains aspects liés à ce bouleversement n’ont pas été appréhendés. Aucune mesure transitoire n’a été prévue pour apporter des solutions aux situations particulières qui vont se présenter. Incontestablement, le nouveau régime apportera une très grande simplification tant pour le contribuable que pour l’Administration pour tout ce qui concerne le travail administratif de calcul et de collecte de l'impôt. En contrepartie, il peut affecter la qualité de notre système fiscal. Ceci tient au fait que, d’une part, l’imposition forfaitaire à travers l’IFU se substitue à des impôts de nature très différente : la TVA est à la charge du consommateur final, la TAP est établie sur le montant des recettes professionnelles ou le chiffre d'affaires, l’IRG et l’IBS frappent le revenu ou le bénéfice. D’autre part, il est bien établi que l’impôt multiple respecte mieux la justice fiscale parce que, en autre autres, il tient mieux compte de la situation et des capacités contributives des contribuables alors qu’avec un impôt forfaitaire unique, on aboutit à imposer de la même façon l’entreprise qui dégage un bénéfice et celle qui réalise un déficit. Il est rappelé que selon un adage attribué au célèbre écrivain Voltaire, un impôt unique, est un impôt inique.

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Par ailleurs, il semble évident qu’une imposition suivant un régime forfaitaire fixé pour une période
Par ailleurs, il semble évident qu’une imposition suivant un régime forfaitaire fixé pour une période

Par ailleurs, il semble évident qu’une imposition suivant un régime forfaitaire fixé pour une période de 2 ans, suppose une situation économique relativement stable. De plus, certaines activités connaissent, d’une année à l’autre, des variations tellement importantes que leur soumission à une imposition forfaitaire ne parait pas indiqué. Ceci est le cas notamment des entreprises de travaux. Pour ce qui concerne la TVA, cette taxe obéit à un mécanisme très particulier puisque chaque redevable acquitte la taxe due sur ses opérations de ventes sous déduction de la celle supportée en amont sur ses opérations d’achats. Du fait de ce mécanisme, elle trouve son bon fonctionnement uniquement lorsque, dans le circuit de production et de commercialisation des produits, elle frappe le maximum d’intervenants. L’exclusion de la TVA d’un nombre important de redevables du fait de leur assujettissement à l’IFU, aboutira à des ruptures dans la chaîne des déductions, ce qui affectera le bon fonctionnement de cette taxe. Pour toutes ces raisons, il semble qu’il n’était pas opportun d’étendre le champ d’application de l’IFU de manière aussi importante. Sur les conséquences que ceci peut avoir sur la profession comptable, il ne faut pas oublier que, fort heureusement, en application des dispositions du code de commerce, toute personne physique ou morale, ayant la qualité de commerçant, doit tenir une comptabilité et, ce, pour diverses raisons et, notamment pour l’information des dirigeants et des associés mais, également de tous les tiers qui peuvent avoir un quelconque intérêt dans l’entreprise. Pour ces derniers, cette information est faite à travers le dépôt des comptes au CNRC et leur publication au BOAL. » Pour ce qui concerne la reconnaissance ou non par le fisc de la continuité bilancielle posée par Néanmoins, par référence aux principes généraux qui régissent la TVA et également aux dispositions transitoires du code des TCA qui devaient s’appliquer lorsque cette taxe a été introduite en 1992 (articles 176 à 178), on devrait reconnaitre la déduction de la TVA ayant grevé le stock existant à la date d’assujettissement à cette taxe puisque ce stock sera utilisé pour produire un chiffre d’affaires passible de cette taxe. Les dispositions du code sont parfaitement claires. Maintenant que ces dispositions n'ont pas été réfléchies et qu'elles vont poser des problèmes dans leur application c'est une autre question. Pour cela, il faut attirer l'attention de la DGI, pour abroger carrément l'article 3 bis et revenir à la disposition de 2016 qui prévoyait que :

Les nouveaux contribuables peuvent, dès le début de l'exploitation, opter pour l'imposition suivant le régime du réel et ce, nonobstant le montant du chiffre d'affaires réalisé." Ou, pourquoi pas à celle qui prévalait en 2015 à travers l’article 17 bis qui stipulait que :

Les nouveaux contribuables, ne sont pas tenus au paiement de l’impôt durant la première année d’exploitation. » Il faut donc poser le problème non pas par rapport à la clarté des dispositions de l’article 3 bis mais par rapport à leurs conséquences et, là-dessus, je partage totalement les critiques qui ont été soulevées. Vous avez parfaitement raison. Dans le cas posé par M. Jambouri, s’agissant d’un nouveau contribuable ayant démarré son activité en 2017, il relève de l’IFU pour cette première année.

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Il devra s’acquitter de cet impôt avant le 31/12/2017 conformément aux dispositions de l’article 3
Il devra s’acquitter de cet impôt avant le 31/12/2017 conformément aux dispositions de l’article 3

Il devra s’acquitter de cet impôt avant le 31/12/2017 conformément aux dispositions de l’article 3 bi Dans l’exposé des motifs de la DGI, qui a accompagné la création de l’article 3 bis, voici ce qui est écrit :

« Fixation d’un délai pour les contribuables IFU pour la déclaration et le versement de l’impôt dû au titre de la première année d’activité Exposé des motifs :

Les nouveaux contribuables rencontrent des difficultés pour déterminer, leur chiffre d’affaires annuel prévisionnel à déclarer au titre de l’IFU. En effet, ces contribuables, au début de leur activité, ne disposent pas d’éléments leur permettant d’estimer le chiffre d’affaires susceptible d’être réalisé. Aussi, pour remédier à cette situation, il est préconisé de fixer pour ces derniers un délai pour déclarer et verser l’impôt dû au titre de la première année de leur activité. Ces contribuables seront tenus de souscrire leur déclaration IFU avant le 1er janvier de l’année qui suit celle du début de leur activité. Tel est l’objet des présentes mesures. » Ce que vous dites Monsieur JAMBOURI, c’est effectivement ce qui était prévu par l’article 3 du CPF avant l'intervention de la LF 2017. Le 2ème alinéa de cet article prévoyait effectivement que « Les nouveaux contribuables peuvent, dès le début de l'exploitation, opter pour l'imposition suivant le régime du réel et ce, nonobstant le montant du chiffre d'affaires réalisé » Avec la LF 2017 cette disposition a été supprimée et un nouvel article 3 bis a été introduit. Cet article prévoit ce qui suit :

Article 3 bis Les nouveaux contribuables, sont tenus de souscrire la déclaration prévue à l’article 1er du présent code et de s’acquitter spontanément du montant de l’impôt forfaitaire unique dû. Cette déclaration doit être souscrite avant le 31 décembre de l’année du début de leur activité

»

Ainsi, suivant cette disposition les nouveaux contribuables relèvent obligatoirement de l’IFU durant la 1ère année. Ils peuvent opter pour le régime du réel mais seulement à partir de l’année suivante (avant le 1er février), conformément aux dispositions de l’article 3 du CPF.

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37)- URGENT: TEXTE OU LOI SUR RÉGIME FISCAL DES STATIONS DE SERVICES Je crois que la référence faite au décret exécutif n° 98-107 est erronée puisque ce texte a été abrogé par le Décret exécutif n° 04-353 Concernant l’imposition à la TVA des produits pétroliers il faut rappeler qu'antérieurement à l’année 2001, l’article 15 du Code des TCA, prévoyait ce qui suit :

- Au stade de la production, c’est-à-dire pour l’activité de raffinage, la taxe était perçue sur le prix de vente sortie usine, - Au stade de la distribution, la TVA était perçue uniquement sur la marge de gros, ce qui excluait de la taxe la distribution au détail et donc les stations services. Avec la Loi de finances pour 2001, ces dispositions ont été supprimées et depuis, la vente de produits pétroliers est imposée dans les conditions de droit commun. En matière d’IFU, il faut rappeler qu’à l’origine, une disposition de l’article 282 ter du CIDTA excluait de cet impôt notamment « les distributeurs des stations de services » . Cette disposition a été abrogée par la loi de finances 2015. De ce fait ces contribuables peuvent relever de l'IFU ou du régime du réel.

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---------------oo00oo--------------- 38)- COMMENT COMPTABILISER UNE MARCHANDISE RECU GRATUITEMENT Concernant l’aspect
---------------oo00oo--------------- 38)- COMMENT COMPTABILISER UNE MARCHANDISE RECU GRATUITEMENT Concernant l’aspect

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38)- COMMENT COMPTABILISER UNE MARCHANDISE RECU GRATUITEMENT Concernant l’aspect fiscal, les dispositions du CTCA sont parfaitement claires. La taxe supportée en amont (dédouanement et frais d’approche) n’est pas déductible. Extraits du CTCA :

Article 29 La taxe sur la valeur ajoutée mentionnée sur les factures, mémoires ou documents d'importation, ayant grevé les éléments du prix d'une opération imposable, est déductible de la taxe applicable à cette opération. Article 32 La déduction n'est valable que si, après ou sans transformation, les matières, produits objets ou services sont utilisés dans une opération effectivement soumise à la taxe.

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39)- FISCALITÉ DES CESSIONS INTER UNITÉS Les cessions inter-unités ne constituent pas un chiffre d’affaires, il s’agit de simples transferts au sein d’une même entreprise. De ce fait, elles ne sont passibles ni de la TVA ni de la TAP.

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40)- INDEMNITE DE DECES Mon message est parfaitement clair, il a été rédigé à la 1ère personne du singulier, il s’agit de l’expression d’une opinion purement personnelle sur le traitement fiscal d’une indemnité versée à l’occasion de l’événement le plus tragique qui puisse frapper une personne Comme vous pouvez le constater, j’ai commencé par rappeler la loi qui n’a pas prévu de manière formelle le traitement de cette indemnité. Toute la suite découle de cette absence. Il s’agit, comme cela est parfaitement exprimé, d’une opinion purement personnelle. Celle-ci reste la même : je considère que compte tenu de son caractère vraiment exceptionnel, cette indemnité n’a pas à être imposée. Contrairement à votre message, je ne cherche à juger personne ! Dans la mesure où il s’agit d’une part prélevée sur le bénéfice, cette participation doit être imposée en tant que revenus de capitaux mobiliers dans la catégorie des revenus distribués.

En effet, dans un courrier portant référence 1642 MF/DGI/DOF/SDOF/B1 du 23 Août 2003, il a été considéré que la partie du résultat affectée au profit des travailleurs relève de la retenue à la source prévue en matière de revenus distribués (article 46 et 104 du CID). Actuellement, pour les personnes ayant leur résidence en Algérie, le taux de cette retenue est fixé à 10%. Les éléments exclus de l’IRG sont énoncés à l’article 68 du CID. Hélas, cette indemnité n’y est pas reprise, ce qui tend à considérer qu’elle est imposable. Néanmoins, personnellement, je considère que compte tenu de son caractère vraiment exceptionnel, cette indemnité n’a pas à être imposée. Je ne peux pas admettre qu’on exclut l’indemnité versée à l’occasion d’un simple licenciement d’un poste de travail alors que le licenciement de toute la vie entière ne le serait pas. Si l’agent du fisc, cherche à l’imposer, il n’a qu’à faire son redressement mais, elle ne sera jamais imposée d'office par moi-même.

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---------------oo00oo--------------- 41)- TRAITEMENT COMPTABLE PERTE DE CHANGE L'actualisation des dettes et
---------------oo00oo--------------- 41)- TRAITEMENT COMPTABLE PERTE DE CHANGE L'actualisation des dettes et

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41)- TRAITEMENT COMPTABLE PERTE DE CHANGE L'actualisation des dettes et créances en monnaie étrangère ne pose aucun problème du point de vue fiscal lorsque cette actualisation est faite sur la base du cours de la devise à la date de clôture. Ce qui n'est pas admis en déduction c'est une provision par rapport à un cours futur au moment de l'encaissement ou du paiement. Une instruction a été faite dans ce sens à une époque mais je n'ai pas réussi à la retrouver.

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42)- COMPTABILITÉ HÔTELLERIE Le programme dépendra beaucoup de l'organisation en place de chaque service.

A toutes fins utiles, pour la location de chambre, on peut vérifier pour chaque journée la

facturation avec les rapports qui sont établis par les femmes de chambre.

Pour le bar le contrôle peut se faire à travers le stock consommé mais pour cela il faut éviter le personnel ne ramène des bouteilles pour s'approprier les recettes correspondantes.

Il faut donc un contrôle des bagages lors de l'entrée dans l'hôtel.

Bien évidemment les caisses enregistreuses constituent un outil précieux mais il faut organiser des contrôles pour s'assurer que le ticket est systématiquement émis

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43)- TRAITEMENT COMPTABLE PERTE DE CHANGE Ce qui est prévu dans le SCF, au paragraphe 137-4, pour les éléments d'actif ou de passifs libellés en monnaie étrangère est une actualisation de leur montant sur la base du cours à la date de clôture.

Il s'agit, dans ce cas, d'une réévaluation et les différences sont constatées directement en

charges financières ou en produits financiers selon le cas.

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44)- DROIT DE TIMBRE Les impôts et taxes non récupérables, suivant le SCF, s’ajoutent bien au cout d’acquisition

112-1.

La méthode d’évaluation des éléments inscrits en comptabilité est fondée en règle générale sur la convention des coûts historiques.

112-2.

Le coût historique des biens et marchandises inscrits à l’actif du bilan lors de leur comptabilisation est constitué, après déduction des taxes récupérables et des remises commerciales, rabais et autres éléments similaires :

121-5.

Les immobilisations sont comptabilisées à leur coût directement attribuable, incluant l’ensemble des coûts d’acquisition et de mise en place, les taxes payées, et autres charges directes. Les frais généraux, les frais administratifs et les frais de démarrage ne sont pas inclus dans ces coûts » Pour ce qui est du compte 645 «Autres impôts et taxes » la règle est la suivante :

Ce compte est débité de tous les autres impôts et taxes lorsqu’ils ne sont pas incorporés dans le coût d’un élément d’actif. Il pourra s’agir, par exemple, de droits indirects, de droits de timbre, de taxes spéciales, de droits d’enregistrement ou de droits de douane.

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45)- TAXE SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET L’APPRENTISSAGE Il s’agit des articles 54 et 56
45)- TAXE SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET L’APPRENTISSAGE Il s’agit des articles 54 et 56

45)- TAXE SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET L’APPRENTISSAGE Il s’agit des articles 54 et 56 (modifiés et complétés) de la Loi de Finances pour 1990, ainsi que du décret exécutif 98-149 fixant les conditions et modalités d'application de ces articles.

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46)- PÉNALITÉ CNAS CACOBATPH L’article 141 du CID exclut des charges déductibles les transactions, amendes, confiscations, pénalités, de quelque nature que ce soit, mises à la charge des contrevenants aux dispositions légales. Il en sera ainsi notamment pour :

- Les amendes et majorations prévues par la législation fiscale (taxation d’office, insuffisance de déclaration, défaut de paiement, paiement tardif, etc.) ;

- Les amendes et transactions douanières ;

- Les amendes pour infraction au code de la route.

L’exclusion prévue par l’article 141 vise formellement les charges résultant de contraventions à des dispositions légales. Par conséquent, celles résultant de dispositions contractuelles ne sont pas concernées

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47)- TVA SUR CESSION INVESTISSEMENT La cession d'un investissement n'est pas soumise à TVA. Par contre, si cette cession intervient avant un délai de 5 ans, il convient de reverser la taxe initialement déduite au prorata des années restant à courir. Cette régularisation est également nécessaire en cas de perte ou d'abandon de la qualité de redevable.

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48)- PRÉCOMPTE TVA Sans doute que par "précompter" vous entendez "déduire". Si cela est le cas, il convient de rappeler que pour opérer une déduction, le redevable doit apporter la preuve qu'il a effectivement supporté le montant de la TVA déduite. Cette preuve est apportée par la mention de la taxe sur une facture d'achat, sur un document douanier, lorsqu'il s'agit d'une importation, sur une déclaration de TVA souscrite par le redevable, pour les livraisons à soi-même. Dans le cas présent, cette preuve n’existe pas puisque la facture a été établie au nom du propriétaire bailleur. C'est donc uniquement ce dernier qui peut valablement opérer la déduction Pour régler ce problème, il suffit de vous rapprocher de la SONELGAZ, pour qu'elle établisse les factures à votre nom.

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49)- COMPTABILITÉ HÔTELLERIE Il n'y a pas plus compliqué qu’un hôtel parce qu’il comporte des particularités qui tiennent à la diversité des services offerts. Dans celui dans lequel j’ai eu à intervenir, il y avait notamment la location des chambre, la restauration, le café bar, la piscine, le night-club … Lorsqu’il y a une clientèle étrangère, il faut ajouter une activité de change de devises. Dans un hôtel, même en présence d’un bon contrôle interne, le risque de fraude est partout. Ainsi, le bar est généralement contrôlé à partir du stock consommé. Pour contourner ce contrôle, rien de plus simple, de temps en temps le barman ramène ses propres bouteilles !

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Dans ma carrière dans le domaine de l’audit et du commissariat aux comptes, au sein
Dans ma carrière dans le domaine de l’audit et du commissariat aux comptes, au sein

Dans ma carrière dans le domaine de l’audit et du commissariat aux comptes, au sein de l’ex Société Nationale de Comptabilité, j’ai eu à saisir le Procureur de la République une seule fois, c’était à l’occasion d’un contrôle d’un hôtel !

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50)- EXONERARTION TVA M. Jamhouri, voilà maintenant plus de 30 années que chaque année je commente en détail les dispositions de chaque loi de finances. Jusqu’ici, je n’ai encore jamais dit quelque chose qui n’est pas vrai. D’abord vous dites pourquoi la même disposition n’existe pas pour les autres impôts ? La réponse est qu’une disposition existe bel et bien dans le CIDTA. Il s’agit de l’article 282 bis. Pour ce qui est de l’article 8 du code des TCA, voici l’exposé des motifs qui a accompagné cette mesure dans le projet de loi de finances pour 2015. « Exposé des Motifs :

La présente disposition a pour objet d'exclure du champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les redevables dont le chiffre d'affaires global est inférieur ou égal à

30.000.000 DA.

Cette exclusion intervient suite au relèvement du seuil d'éligibilité au régime de l'Impôt Forfaitaire Unique (IFU), qui passe de 10.000.000 DA à 30.000.000 DA. Ce rehaussement permet de basculer une tranche de la population fiscale assujettie à la TVA relevant du régime simplifié de l'IRG, vers l'imposition à l'Impôt Forfaitaire Unique/ induisant ainsi/ le non assujettissement à la TVA. Enfin, cette mesure vise à harmoniser les dispositions de cet article avec celles de l'article 282 ter du code des impôts directs et taxes assimilées. Tel l'objet de la présente mesure. »

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51)- EXONERARTION TVA Le communiqué est clair :

L’exclusion de la TVA est le résultat de la soumission à l'IFU. Dans la mesure où le contribuable renonce à cet IFU et qu'il opte pour le réel, il n'y a plus d'exonération. Le régime du réel pour lequel il a opté, c'est IRG ou IBS, TVA et TAP !

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52)- DELAI DE REINVESTISSEMENT L'article 104 semble clair. Il accorde l'exonération aux plus-values si leur montant EST REINVESTI. Pour appliquer l'article 142 qui concerne l'IBS, il aurait fallu le préciser en stipulant par exemple " si leur montant sera réinvesti dans les conditions fixées par l'article 142".

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53)- EXONERARTION TVA L’article 8 du code des TCA exclut du champ d'application de la taxe sur la valeur ajoutée «

les affaires faites par les personnes dont le chiffre d'affaires global est inférieur ou égal à

30.000.000 DA » parce que ces personnes sont censées relever de l’IFU.

Toutefois, lorsqu’il y a eu option pour le régime du réel, il va de soit que ces personnes vont devoir, nonobstant cette disposition, relever de la TVA

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Le doute que vous avez émis concernant cet article est parfaitement justifié parce qu’effectivement il
Le doute que vous avez émis concernant cet article est parfaitement justifié parce qu’effectivement il

Le doute que vous avez émis concernant cet article est parfaitement justifié parce qu’effectivement il a été très mal rédigé. Il aurait fallu exclure « les affaires faites par les personnes relevant de l’IFU » En réalité, cette disposition est superflue puisqu’il existe au niveau du CIDTA un article 282 bis qui stipule que l’IFU couvre outre l'IRG ou l'IBS, la TVA et la TAP

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54)- IL FAUT QUE ÇA BOUGE Le nombre de commerçants qui résilient leur RC annoncé par Monsieur YAFI est impressionnant. La cause n'est pas à rattacher à l'IFU mais, bien évidemment, à la crise économique que connait notre pays. La baisse de l'activité qui affecte notre profession est liée d'abord à cette crise et non pas à l'IFU. Je vais me répéter encore une fois : Le fait de relever de l'IFU ne dispense nullement de l'obligation de tenir une comptabilité complète ! Il faut donc bien attirer l'attention des clients sur cette aspect.

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55)- DELAI DE REINVESTISSEMENT Effectivement Monsieur Mohamed Salah, l’article 104 ne précise pas le délai pour réaliser le réinvestissement. On peut d’abord penser à une simple omission, mais compte tenu de l’ancienneté de cette mesure qui remonte à la loi de finances 2010, l’Administration se serait sans doute rendue compte et aurait apporté la correction nécessaire. L’autre possibilité est de considérer qu’à défaut de délai, le réinvestissement doit être fait dans l’exercice même de réalisation de la plus-value. Personnellement je pencherai plutôt pour cette 2ème interprétation qui correspond mieux à la lettre de la disposition qui est : « ces plus-values sont exonérées de l’impôt lorsque leur montant est réinvesti » Pour bénéficier de l’exonération, il faut justifier que le montant a été réinvesti. Pour cela, nécessairement, il faut que le réinvestissement ait été fait dans l’exercice au cours duquel la plus-value a été réalisée.

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56)- CONSÉQUENCE DES MODIFICATIONS DE L’ARTICLE 30 DE CTCA À TRAVERS LES LOIS DE FINANCES Monsieur MEDANIAT, la loi de finances pour 2018, très certainement, sera très chargée et risque de nous réserver bien des surprises.

Pour revenir à ce problème de comptabilité, lorsqu'en 2015, le seuil d’imposition de l’IFU a été porté de 10.000.000 à 30.000.000 DA, j’ai été vraiment effaré car je n’arrivais pas à comprendre comment notre Administration est arrivée à imposer suivant un régime forfaitaire des contribuables qui sont dans l’obligation de tenir une comptabilité complète en vertu des dispositions du SCF. Non satisfait de l’existence de cette comptabilité, on a même obligé ces contribuables à tenir en plus des registres cotés et paraphés pour leurs achats et leurs ventes Suivant les dispositions du CIDTA la comptabilité doit être tenue conformément aux lois et règlements en vigueur et donc conformément aux dispositions portant SCF.

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En principe, les petites entités telles que définies dans le SCF peuvent tenir une comptabilité
En principe, les petites entités telles que définies dans le SCF peuvent tenir une comptabilité

En principe, les petites entités telles que définies dans le SCF peuvent tenir une comptabilité simplifiée. Les règles régissant celle-ci sont définies au titre IV intitulé:

COMPTABILITE SIMPLIFIEE APPLICABLE AUX PETITES ENTITES En pratique, il semble bien que même pour ces petites entreprises, on préfère tenir une comptabilité complète dont les règles sont mieux connue que la compta « simplifiée » telle que présentée dans le SCF Conformément à cette disposition vous ne pouvez récupérer en 2017 que des TVA dont la déduction a été omise en 2016. L’exercice du droit à déduction est soumis à certaines conditions dont une de temps qui n’a cessé d’être modifiée au cours de ces dernières années. Pendant très longtemps, la TVA était déductible immédiatement pour les acquisitions d’immobilisations et, dans le mois suivant, pour les autres cas. Avec la loi de finances complémentaire pour 2006, la déduction est opérée au titre du mois au courant duquel la TVA a été réellement acquittée. Par circulaire, pour remédier aux difficultés que présentait cette nouvelle règle, l’Administration a précisé que par réellement acquitté il fallait entendre la comptabilisation effective. En 2008, il n’est plus question d’acquittement mais d’exigibilité ce qui, en fait, est parfaitement logique puisque, dans ce cas, la TVA est déductible dans le mois au cours duquel elle est exigible chez le fournisseur. Mais, voilà qu’en 2009, l’acquittement est réintroduit : la déduction est opérée au titre du mois ou du trimestre au courant duquel la TVA a été acquittée. La loi de finances pour 2015 revient sur cette question pour rétablir l’exigibilité. La TVA sera donc déductible dans le mois où elle est exigible chez le fournisseur. Ainsi pour une opération de vente de marchandises, la TVA sera déductible dans la période de livraison. Pour une prestation de services, la TVA sera déductible dans la période au cours de laquelle le paiement a été fait.

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57)- LA COMPTABILITÉ D'UN NOTAIRE Le notaire, relève des BIC qui actuellement fait partie des bénéfices professionnels. Il relève soit de l'IFU si ses recettes professionnelles ne dépassent pas les 30.000.000 DA soit de l'IRG régime du réel dans le cas contraire. Les contribuables relevant du régime du réel sont dans l'obligation de tenir une comptabilité complète

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58)- FAIBLE VALEUR D'IMMOBILISATION. Il appartient à l'entreprise de fixer le montant en dessous duquel un bien ne sera pas immobilisé. La valeur du bien n'est pas le seul élément à prendre en considération. Il y a aussi la quantité. Par exemple, un article de bureau comme une chaise peut ne pas être immobilisé si on en détient une faible quantité. Par contre, pour le restaurateur qui en détient une centaine, probablement que les choses devront être immobilisées.

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59)- AVIS DE LA COMMISSION DE NORMALISATION DES PRATIQUES COMPTABLES ET DES DILIGENCES PROFESSIONNELLES «MODÈLES
59)- AVIS DE LA COMMISSION DE NORMALISATION DES PRATIQUES COMPTABLES ET DES DILIGENCES PROFESSIONNELLES «MODÈLES

59)- AVIS DE LA COMMISSION DE NORMALISATION DES PRATIQUES COMPTABLES ET DES DILIGENCES PROFESSIONNELLES «MODÈLES D’ÉTATS FINANCIERS » Quelle est la valeur d’un tel document d’autant plus qu’il ne porte ni numéro ni date ? Est-ce qu’un tel document peut modifier l’arrêté du Ministère des Finances du 26 juillet 2008 fixant la présentation des états financiers ? Cet arrêté donne pour chaque rubrique des états financiers les numéros de comptes qu’il doit regrouper, ce qui n’est pas le cas de cet avis. Puisque le CNC est placé sous la tutelle du Ministère des Finances, pourquoi n’intervient-il pas directement auprès de ce ministère pour modifier cet arrêté ?. Même si les modifications introduites sont mineures, à présent, les comptables seront totalement perdus parce qu’ils ne savent plus s’il faut respecter cet avis ou l’arrêté

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60)- DISTRIBUTION DE DIVIDENDES APRÉS AGO L'AGEX, c’est uniquement pour modifier les statuts. Toutes les autres décisions sont prises en assemblée générale ordinaire. Celle-ci peut être réunie, pas simplement une fois par an, mais autant de fois que nécessaire (voir articles 674 et suivants du CC)

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61)- PRIX DE REVIENT La réponse à votre question dépend de nombreux facteurs et notamment des conditions de ventes qui ont été arrêtées. Il faut aussi arriver à déterminer qui est l’origine du manquant. Cela peut-être le fournisseur, le transporteur ou le transitaire s’il y a lieu. L’examen des documents qui accompagnent la marchandise pourrait également aider à déterminer les responsabilités.

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62)- TVA 19% SUR ACHAT & 9% SUR VENTE C'est tout simplement pour s'assurer que le précompte dont le remboursement est fondé. Pour cela, la moindre des choses est de le prouver avec une comptabilité régulière. De plus, la tenue d'une comptabilité régulière, fait partie des 7 conditions imposées par l'article 50 bis du CTCA pour bénéficier d'un remboursement. Cela veut dire que vous êtes en situation de précompte pour lequel vous pouvez, chaque trimestre, faire une demande de remboursement. Mais, attention, il faut vous attendre à une vérification de comptabilité ! Pour plus de précisions reportez-vous aux articles 50 et suivants du CTCA.

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63)- DISTRIBUTION DE DIVIDENDES APRÉS AGO La décision doit être prise par une nouvelle assemblée générale. Le code de commerce donne la possibilité de réunir cette assemblée à chaque fois que c'est nécessaire.

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64)- PETONS CONSIDÉRER UN IMPORTATEUR D’ÉQUIPEMENTS DE PRODUCTION COMME GROSSISTE Les ventes en gros bénéficiant de la réfaction dont définies à l’article 224 du CIDTA. " Sont considérées comme ventes en gros :

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- les livraisons portant sur des objets qui, en raison de leur nature ou de
- les livraisons portant sur des objets qui, en raison de leur nature ou de

- les livraisons portant sur des objets qui, en raison de leur nature ou de leur emploi, ne sont pas usuellement utilisés par de simples particuliers ;

- les livraisons de biens faites à des prix identiques, qu’elles soient réalisées en gros ou en détail ;

- les livraisons de produits destinés à la revente qu’elle que soit l’importance des quantités livrées "

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64)- 2E ACOMPTE PROVISIONNEL Lorsque j’ai rédigé mon message, je ne m’attendais pas à en arriver à un jeu sur les mots. Le terme « pénalité » est venu spontanément et je ne me suis vraiment pas posé la question s’il est le plus approprié ou non. Puisque de votre côté vous cherchez à jouer sur les mots, j’attire votre attention qu'en fin de

compte, le terme que j’ai utilisé est parfaitement correct parce que c’est un terme général qui recouvre aussi bien les majorations que les amendes

Si le service dont vous relevez se rend compte de cette omission, vous allez devoir payer, en

plus du montant de l’acompte, une pénalité de 10%. Que vous régularisez cette omission immédiatement ou lors du paiement du prochain acompte ou que vous ne régularisez pas du tout, la sanction encourue reste la même dans tous les cas, c’est-à-dire une pénalité de 10%

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65)- RÉFACTION TAP 50% PHARMACIE L'octroi d'une réfaction aux ventes au détail portant sur le médicament prévue par l'article 219

et la condition imposée par l'article 219 bis constitue une aberration totale considérant que la

vente au détail du médicament est réalisée presque toujours en espèces.

A mon avis, lorsque l'article 219 bis a été institué, il n'a pas été pris conscience de cette

anomalie et la personne qui l'a rédigée avait surtout à l'esprit les ventes en gros.

Comment en pratique, cette mesure est appliquée ?

Si elle devait être appliquée à la lettre, je pense que les pharmaciens auraient réagi depuis

longtemps et que l'Administration fiscale aurait introduit la correction qui s'impose. En tout cas, ceux qui travaillent avec des pharmaciens sont invités à nous faire part de la pratique qui a été suivie. Merci d'avance ! Par marge de vente, il faut sans doute entendre la marge commerciale et donc, tout simplement, la différence entre le prix de vente et le prix d'achat.

Pour bénéficier de la réfaction de 50%, les opérations de ventes au détail portant sur le

médicament, doivent satisfaire aux 2 conditions fixées par l’article 219 et qui sont :

- Le médicament est classé bien stratégique tel que défini par le décret exécutif n° 96-31 du 15 janvier 1996 ;

- La marge de vente au détail doit être située entre 10% et 30%.

C’est à vous de voir si ces 2 conditions sont satisfaites, auquel cas la réfaction de 50% est applicable.

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66)- IRG GÉRANT L’IRG du gérant est un impôt personnel, il n’a pas à être pris en charge par la société. Si cela a été fait, il est assimilé, conformément à l’article 46 du CID, à un revenu distribué et il doit être imposé en conséquence.

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Bien évidemment, il ne doit, en aucun cas être pris en charge par la société.
Bien évidemment, il ne doit, en aucun cas être pris en charge par la société.

Bien évidemment, il ne doit, en aucun cas être pris en charge par la société. Antérieurement à 2015, suivant les dispositions de l’article 67-1) du CID, les rémunérations allouées aux associés minoritaires des SARL, étaient considérés comme des salaires. Par contre, celles versées aux associés des sociétés de personnes, des sociétés civiles professionnelles, des membres de sociétés de participation et des gérants majoritaires de SARL étaient imposables suivant les modalités applicables aux BNC. Etant donné que ce régime d’imposition a été supprimé, les dispositions de l’article 67-1) ont été étendues à tous ces contribuables. Ainsi, pour l’établissement de l’impôt, sont assimilés à des salaires tous les revenus alloués :

- Aux associés et gérants des sociétés à responsabilité limitée,

- Aux associés de sociétés de personnes et des sociétés civiles professionnelles,

- Aux membres des sociétés de participation.

Désormais, le statut de l’associé (minoritaire ou majoritaire) n’est plus pris en considération. Comme ceci est difficile à admettre, pour confirmation, il faut consulter sur le site de la DGI

le document « votre fiscalité pour 2015 »

On peut y lire Extension du champ d’application de l’IRG catégorie "traitements et salaires" aux revenus allouées aux associés et gérants majoritaires des SARL, aux associés de sociétés de personnes, des sociétés civiles professionnelles et des membres de sociétés en participations »

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67)- NOUVEAU G50 Cet imprimé, a suscité de grandes inquiétudes chez les comptables parce qu’il comporte, pas moins de 9 pages. Pour me permettre de préparer éventuellement une application informatique pour éditer cette déclaration, j’ai saisi l’Administration fiscale pour savoir quels sont les contribuables qui devront utiliser cette déclaration et à partir de quelle date. Suivant la réponse qui a été faite, pour l’instant, ce nouvel imprimé est destiné uniquement aux contribuables relevant du Centre Des Impôts (CDI) Alger-Est, pour être utilisé dans le cadre du système d’information « jibaya’tic ». Il est précisé que ce système s’inscrit dans le cadre de la modernisation de l’Administration fiscale. Basé sur des télé-procédures, il vise à améliorer les relations avec les contribuables. Il permet notamment la souscription des déclarations à travers le réseau Internet. « Jibaya’tic » est l’association de « jibaya » qui, en arabe, signifie fiscalité, et « TIC » qui est l’abréviation pour désigner les Technologies de l’Information et de la Communication ». Ce nouveau système sera proposé aux contribuables relevant des nouvelles structures (DGE, CDI, CPI). Son application est conditionnée par l’adhésion volontaire du contribuable

A propos de la suppression par l’article 12 de la LF 2017 de la réfaction spécifique aux

produits pharmaceutique, il convient de préciser ce qui suit. La loi de finances complémentaire pour 2010 a introduit une mesure ayant pour effet de faire bénéficier d’une réfaction de 30% « les opérations de vente par les producteurs et les grossistes portant sur les médicaments fabriqués localement. » Etant donné qu’il existe déjà une réfaction de 30% qui s’applicable de manière générale à toutes les ventes en gros, cette mesure présente peu d’intérêt puisqu’elle vise des personnes

qui vendent généralement dans les conditions de gros et qui, de ce fait, bénéficient déjà de cette réfaction. C’est pour cette raison que cette mesure a été supprimée par la LF 2017.

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Il demeure entendu que la réfaction de 30% prévue de manière générale aux ventes en
Il demeure entendu que la réfaction de 30% prévue de manière générale aux ventes en

Il demeure entendu que la réfaction de 30% prévue de manière générale aux ventes en gros est applicable à tous les produits pharmaceutiques qu’ils soient produits localement ou importés.

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68)- COMPTE 380 Les surestaries n’ont absolument rien à voir avec les comptes 666 et 766 qui concernent des charges financières et des produits financiers. Les surestaries sont des indemnités payées au propriétaire du navire, quand le temps de chargement ou déchargement dépasse le temps prévu dans le contrat. S’agissant du compte 38 qui dans le projet initial ne figure pas dans la liste des comptes, son utilisation n’a de sens que dans la mesure où on a recours l’inventaire permanent. Dans le cas contraire, imputer les frais sur achats au compte 38 ou au compte 60 cela revient au même puisque de toutes façons en fin d’année le compte 38 sera systématiquement soldé

par le compte 60. ---------------oo00oo---------------

69)- FACTURE PERSONNE PHYSIQUE Le fait de relever de l'IFU ne dispense en rien des obligations comptables et commerciales. Pour ce qui concerne la facture, toute vente effectuée entre agents économiques doit faire l'objet d'une facture. Le vendeur est tenu de la délivrer et l'acheteur de la réclamer.

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70)- REPORT À NOUVEAU Article 589 du code de commerce :

En cas de perte de trois-quarts du capital social, les gérants sont tenus de consulter les associés à l'effet de statuer sur la question de savoir s'il y a lieu de prononcer la dissolution de la société ". Apurer le compte report à nouveau par les comptes courants des associés me parait parfaitement possible à condition que la décision soit prise par une assemblée. Dans le nouveau système comptable, l’unique écriture pour constater le résultat consiste à solder tous les comptes de charges et de produits directement par un compte de capitaux, qui est le compte « 12 - Résultat de l’exercice ». Dans les sociétés, l’assemblée des associés ou des actionnaires, qui doit se tenir dans les 6 mois qui suivent la clôture de l’exercice procède à l’affectation du résultat Cette affectation consistera, en particulier, à fixer :

- le montant à distribuer au titre des dividendes,

- les sommes à mettre en réserve,

- les sommes à reporter en à nouveau, c’est-à-dire celles pour lesquelles la décision

d’affectation est reportée à une réunion ultérieure. Par conséquent, le compte « 12 – Résultat de l’exercice » sera systématiquement soldé après la tenue de cette assemblée en contrepartie notamment des comptes suivants :

- 457 - Associés - Dividendes à payer, pour le montant à distribuer,

- 106 - Réserves, pour le montant affecté en réserves,

- 11 - Report à nouveau, pour le montant dont l’affectation est reportée à une date ultérieure.

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71)- EST CE QUE LA PRIME DE DÉCÈS DU TRAVAILLEUR EST SOUMIS À L'IRG?

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J'avoue que j'ai vraiment été choqué par l'idée d'imposer cette indemnité qui revêt un caractère
J'avoue que j'ai vraiment été choqué par l'idée d'imposer cette indemnité qui revêt un caractère

J'avoue que j'ai vraiment été choqué par l'idée d'imposer cette indemnité qui revêt un caractère purement humanitaire. Finalement l'Administration reconnait que celle n'est pas imposable, cela me soulage vraiment. Cette indemnité est versée non pas au salarié mais aux ayant-droits, frappés par l'immense douleur résultant de la perte d’un être qui leur est cher. Elle est destinée simplement à les aider à faire face aux charges importantes occasionnées par le décès. En ce qui me concerne, je considère qu’il n’est pas raisonnable, de chercher à imposer cette indemnité, versée à l’occasion de l’événement le plus dramatique de la vie, et surtout en l’absence d’une disposition précise sur lequel pourrait reposer ce cette imposition Une prime est destinée à récompenser un travailleur pour un effort particulier qu'il a effectué. Dans le cas présent, il faut plutôt parler d'indemnité ou d'allocation et, à mon avis, une imposition à l'IRG salaires doit être écartée. Je ne crois pas que les services fiscaux s'abaisseront jusqu'à remettre en cause, en de telles circonstances, cette non imposition.

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72)- QUESTION SUR LA TVA DE LA FACTURE D'AVOIR Je vous invite à relire les règles relatives au fait générateur. Comme je l'ai déjà souligné, pour les opération de ventes, celui-ci est constitué par la livraison. Dans le cas d'un avoir, cela correspond au retour de la marchandise. Les anciens taux sont applicables uniquement si ce retour a eu lieu avant le 1er janvier 2017. Si on veut respecter les règles qui régissent la TVA, c'est ce qui convient de faire. Il faut rappeler que ceci correspond parfaitement à l'esprit de la note-circulaire du 12 janvier relative aux modalités d'application des nouveaux taux .

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73)- AVOIR SUR FACTURE DE VENTE Il convient de préciser que la facture d'avoir n'est régie par aucun texte spécifique. Nous avons bien le Décret exécutif n° 05-468 du 10 décembre 2005 qui fixe les conditions et les modalités d'établissement de la facture, mais ce texte est totalement muet sur la facture d’avoir et, aucun autre texte ne traite de ce document. Pour ce qui est des rabais, remises et ristournes, ce texte se limite à les définir. Il ne donne aucune règle quant au calcul de leur montant. Ceci peut donc conduire à l’application de règles qui peuvent être différentes d’une entreprise à l’autre.

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74)- CONTRÔLE FISCAL EXTERNE/ PRÉPARATION DE L'INTERVENTION SUR PLACE Concernant la question posée par M. MOURAD, il convient de préciser que lors d'une vérification ponctuelle, il ne peut être exigé que la présentation des documents comptables et des pièces justificatives qui concernent les domaines concernés par la vérification. Il s’ensuit que cette vérification ne saurait donner lieu à un examen approfondi et critique de l'ensemble de la comptabilité du contribuable.

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Toutefois, il convient de préciser qu'à l'issue des travaux, le vérificateur doit se prononcer sur
Toutefois, il convient de préciser qu'à l'issue des travaux, le vérificateur doit se prononcer sur

Toutefois, il convient de préciser qu'à l'issue des travaux, le vérificateur doit se prononcer sur l'opportunité de soumettre ou non le dossier à une vérification complète de la comptabilité.

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75)- LF 2010- ART 33 PRÉLÈVEMENT DE 5% SUR LE BÉNÉFICE NET DES SOCIÉTÉS D'IMPORTATION ET DE DISTRIBUTION EN GROS DE MÉDICAMENTS IMPORTÉS POUR LE REVENTE EN L'ÉTAT Souvent des dispositions de lois de finances sont oubliées parce que précisément elle ne sont pas codifiées. Notre Administration a, hélas, trop souvent recours à de telles dispositions qui posent des problèmes pour les suivre correctement. M. Dahmane, à ma connaissance, cette disposition n'a pas été abrogée. Lorsqu'elle a été instituée, j'ai constaté qu'elle comporte beaucoup de lacunes. Voici le commentaire que j'ai fait, à l'origine, sur cette disposition :

Pour les organismes de sécurité sociale, les dépenses relatives aux remboursements de médicaments atteignent des montants importants, ce qui a conduit l’Etat à engager des réformes avec notamment la mise en œuvre d’une nouvelle tarification des actes médicaux et la contractualisation des établissements publics de santé. Il s’est avéré également nécessaire de rechercher des sources complémentaires de financement autres que les cotisations, comme cela se fait dans d’autres pays. C'est dans ce cadre que la loi de finances pour 2010, met en place « un prélèvement de 5%, assis sur le bénéfice net des importateurs et des distributeurs en gros des médicaments importés pour la revente en l'état. » Le produit de ce prélèvement est reversé au compte d’affectation spécial n° 302133 intitulé «Fonds National de Sécurité Sociale ». Le médicament provenant de la production nationale n’est pas concerné par cette mesure. Cette disposition est sans doute incomplète. Elle ne comporte aucune précision sur les modalités de recouvrement de ce prélèvement, elle ne précise pas si elle s’applique seulement aux bénéfices des personnes physiques ou bien elle concerne également les bénéfices des sociétés. Elle ne donne aucune indication pour calculer ce prélèvement lorsqu’un distributeur intervient pour la revente à la fois de produits importés et de produits de fabrication nationale. Enfin, la notion de bénéfice net aurait gagné à être précisée pour éviter toute équivoque. En principe, cela devrait s’entendre net d’IRG et éventuellement d’IBS. "

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76)- CONGÉ PAYÉE Le nombre de jours de congé et la montant de la rémunération sont calculés chacun de son côté de manière indépendante :

- Nombre de jours = 2,5 jours par mois de travail,

- Indemnité = 1/12 de la rémunération totale perçue par le travailleur au cours de l'année de référence.

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77)- UN CHEF D'INSPECTION DES IMPÔTS £$% Le BTPH n'est pas une activité mais un secteur d'activités. Il faut donc raisonner par rapport à chacune de celles-ci. Lorsque le Chef d'Inspection considère que l'opération est une revente en l'état, cela est parfaitement juste.

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Mais, ce qu'il faut lui faire admettre est que la revente en l'état est bel
Mais, ce qu'il faut lui faire admettre est que la revente en l'état est bel

Mais, ce qu'il faut lui faire admettre est que la revente en l'état est bel et bien une activité de vente de biens laquelle, aux termes de l'article 282 sexiès, relève du taux de 5%. Sa lecture de cet article s'arrête à " - 5% pour les activités de production " et il ne veut pas lire "et de vente de biens". Malheureusement cette erreur est aussi faite dans le message du 31/12/2014 de la DLRF dans lequel il est question du taux de 5% uniquement pour « les activité de production de biens ». Par contre, dans un autre document de la DGI relatif aux dispositions de la LF 2015, cette erreur n’a pas été commise.

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78)- RÉSULTAT DÉFICITAIRE Si à l'issue de la vérification, le résultat reste déficitaire, aucun redressement n'est possible. Néanmoins, ceci aura une incidence en matière de report des déficits dont le montant sera révisé par rapport au nouveau résultat. Bien évidemment, dans ce cas, il n'existe aucune possibilité de déposer une nouvelle liasse Il faut être plus précis - Bien évidemment, l'écriture ne peut pas être la même pour une perte et un profit. Les comptes concernés (à 2 chiffres) sont les mêmes mais l'écriture est inversée. L'écriture proposée n'est pas automatique parce qu'elle ne constitue pas l'unique possibilité. Elle suppose une décision de l'Assemblée d'affecter le résultat de l'exercice en report à nouveau. Extrait du SCF 12. RESULTAT DE L’EXERCICE Le compte 12 enregistre pour solde les comptes de charges et les comptes de produits de l’exercice. Le solde du compte 12 représente un bénéfice (ou excédent) si les produits sont d’un montant supérieur aux charges (solde créditeur) ou une perte (ou déficit) dans le cas contraire (solde débiteur). Dans les sociétés, le compte 12 est soldé selon la décision juridique d’affectation du résultat prise par l’organe compétent. » Quelle peut être cette affectation ? Cette affectation pourra être, par exemple :

- une imputation sur les réserves disponibles,

- une imputation en report à nouveau dans la mesure où l’assemblée décide de renvoyer cette affectation à une décision ultérieure VOICI UN RAPPEL CONCERNANT L'AFFECTATION DES RÉSULTATS

CONSTATATION DU RÉSULTAT DE L’EXERCICE Dans l’ancien système comptable, pour aboutir au résultat comptable, il fallait transiter par plusieurs résultats intermédiaires : marge brute, valeur ajoutée, résultat d’exploitation, résultat hors exploitation, et enfin résultat de l’exercice). Dans le nouveau système comptable, l’unique écriture pour constater le résultat consiste à solder tous les comptes de charges et de produits directement par un compte de capitaux, qui est le compte « 12 - Résultat de l’exercice ». AFFECTATION DU RÉSULTAT Le traitement comptable de l’affectation du résultat varie selon la forme juridique de l’entreprise (entreprise individuelle ou société). Entreprise individuelle Dans une entreprise individuelle, dès la réouverture des comptes, le compte 12 est soldé par le compte « 101 - Fonds d’exploitation ». L’écriture sera :

- 12. à 101, en cas de bénéfice et,

- 101 à 12, en cas de perte.

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Sociétés L’assemblée des associés ou des actionnaires, qui doit se tenir dans les 6 mois
Sociétés L’assemblée des associés ou des actionnaires, qui doit se tenir dans les 6 mois

Sociétés L’assemblée des associés ou des actionnaires, qui doit se tenir dans les 6 mois qui suivent la clôture de l’exercice procède à l’affectation du résultat Cette affectation consistera, en particulier, à fixer :

- le montant à distribuer au titre des dividendes,

- les sommes à mettre en réserve,

- les sommes à reporter en à nouveau, c’est-à-dire celles pour lesquelles la décision

d’affectation est reportée à une réunion ultérieure. Par conséquent, le compte « 12 – Résultat de l’exercice » sera systématiquement soldé après la tenue de cette assemblée en contrepartie des comptes suivants :

- 457 - Associés - Dividendes à payer, pour le montant à distribuer,

- 106 - Réserves, pour le montant affecté en réserves,

- 11 - Report à nouveau, pour le montant dont l’affectation est reportée à une date ultérieure

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79)- QUESTION SUR LA TVA DE LA FACTURE D'AVOIR La note tend à imposer les règles relatives au fait générateur. En ce qui concerne les ventes, ces règles sont basées sur l'aspect matériel de l'opération. Il s'en suit que pour la vente, le fait générateur sera la livraison matérielle. Ceci est évidemment le cas d'une opération de vente. Pour le cas de l'avoir, il conviendra de retenir "le retour matériel' de la marchandise. On appliquera donc les anciens taux uniquement si ce retour est intervenu en 2016. Dans le cas présent ce retour est intervenu en 2017, ce qui implique l'application des nouveaux taux. On peut toujours se référer à ce qui s'est passé en France en 2014. Il faut tout de même savoir que dans notre cas, la DGI n'a pas manqué d'apporter des précisions importantes concernant cet aspect à travers la note circulaire n°16 du 12 janvier

2017

C'est donc sur celles-ci qu'il faut s'appuyer !

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80)- TEXE DE LOIS SUR LA CORRECTION DE LA FACTURE OU L UTILISATION DE LAFACTURE D'AVOIR Il convient sans doute de préciser qu'il n'y a pas un texte spécifique qui régit la correction de factures ou l'établissement de factures d'avoir. Par contre pour être fixé sur cette question de manière plus complète il faut tenir d'un autre texte plus récent qui est le Décret exécutif n° 16-66 du 16 février 2016 définissant le modèle du document tenant lieu de facture ainsi que les catégories d'agents économiques tenus de l'utiliser Le texte en question est le suivant :Décret exécutif n° 05-468 du 10 décembre 2005 fixant les conditions et les modalités d'établissement de la facture, du bon de transfert, du bon de livraison et de la facture récapitulative

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81)- QUESTION SUR LA TVA DE LA FACTURE D'AVOIR L’application de l’ancien taux au motif qu’il s’agit d’une annulation d’une ancienne facture n’est pas conforme aux règles fondamentales qui régissent la TVA. A la limite, cela pourrait se concevoir s’il s’agissait de corriger une erreur survenue au cours de l’exercice 2016. Or dans le cas présent, il s’agit d’une vente qui a bien eu lieu, la livraison matérielle a été faite et la TVA a été régulièrement payée.

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La restitution matérielle est intervenue une année après. Par conséquent, juridiquement le taux à appliquer
La restitution matérielle est intervenue une année après. Par conséquent, juridiquement le taux à appliquer

La restitution matérielle est intervenue une année après. Par conséquent, juridiquement le taux à appliquer devrait être lié à la date où est survenue celle-ci. Dans le cas présent, il est vrai que l’application du nouveau taux ne vous fait courir aucun risque, puisque ceci est à l’avantage du Trésor Votre fournisseur va vous faire un avoir d'un montant supérieur à celui qui vous a été facturé initialement. De quoi vous plaignez-vous ? Du point de vue théorique, pour déterminer le taux à appliquer, il faut chercher le fait générateur. Pour l'opération en cause, celui-ci est constitué par la livraison matérielle. Celle-ci a eu lieu d'abord en mars 2016 avec donc un taux de TVA de 17%. Pour ce qui concerne l'avoir, le fait générateur à retenir devrait être la date à laquelle la marchandise a été renvoyée au fournisseur. Ceci a été fait en 2017, par conséquent, à mon avis, c'est le taux de 19% qui devrait s'appliquer

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82)- DATE LIMITE DE DÉPOT G N°12 POUR L'ANNÉE 2017 ? Pour 2017, suivant un communiqué de la DGI, la date limite pour déposer la déclaration G12 prévisionnelle a été reportée au 06 juillet 2017. On peut supposer que ce report vise à éviter un encombrement trop important au niveau des recettes durant cette dernière semaine du mois de juin qui, en raison de l’Aîd El-Fitr, est amputée de 2 jours ouvrables

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83)- ENTREPRISE DE LOCATION Se limiter à la seule facture pour de telles opérations me parait très hasardeux et risque de mener à de graves malentendus avec les clients. Il existe des textes qui régissent cette activité et fixent le modèle de contrat. Il s’agit notamment du du décret législatif n° 93-03 du 1er mars 1993 et du Décret exécutif n°

94-69.

Il est fortement recommandé de les consulter

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84)- CONGÉ PAYÉE La loi 90-11 fixe le montant de l’indemnité congé au douzième de la rémunération totale perçue par le travailleur au cours de la période de référence du congé. Si cette rémunération a été d'un montant de 320 000 DA pour 8 mois de travail, l'indemnité sera égale à : 320 000 DA / 12 = 26 666 S'agissant de la durée, elle est fixé à 2,5 jours par mois de travail. Cela donne 8 x 2,5 = 20 jours. C'est tout simple !

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85)- FAIT GÉNÉRATEUR TAP Pour répondre à la question posée, il faut savoir quelle est la nature du chiffre d'affaires.

Le fait générateur de la TAP est régi par l'article 221 bis du CID qui a été introduit par la LF

2012.

Il n'a subi depuis aucune modification. Art 221 bis Le fait générateur de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) est constitué:

a) pour les ventes, par la livraison juridique ou matérielle de la marchandise ;

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b) pour les travaux immobiliers et les prestations de services, par l’encaissement total ou p
b) pour les travaux immobiliers et les prestations de services, par l’encaissement total ou p

b) pour les travaux immobiliers et les prestations de services, par l’encaissement total ou

partiel du prix." ---------------oo00oo---------------

86)- RÉCUPÉRATION DE LA TVA SUR FACTURES IMPAYÉES L'obligation de reverser la TVA déduite est liée au droit dont dispose le contribuable de récupérer la taxe qui aurait été payée sur une opération qui, par la suite, s'avère résiliée, annulée ou impayée. La question qui est posée est relative aux conditions d'exercice du droit à déduction dont voici un bref rappel. L’exercice de ce droit est soumis à certaines conditions dont une de temps qui n’a cessé d’être modifiée au cours de ces dernières années. Pendant très longtemps, la TVA était déductible immédiatement pour les acquisitions d’immobilisations et, dans le mois suivant, pour les autres cas. Avec la loi de finances complémentaire pour 2006, la déduction est opérée au titre du mois au courant duquel la TVA a été réellement acquittée. Par circulaire, pour remédier aux difficultés que présentait cette règle, l’Administration a précisé que par réellement acquitté il fallait entendre la comptabilisation effective. En 2008, il n’est plus question d’acquittement mais d’exigibilité ce qui, en fait, est parfaitement logique puisque, dans ce cas, la TVA est déductible dans le mois au cours duquel elle est exigible chez le fournisseur. Mais, voilà qu’en 2009, l’acquittement est réintroduit : la déduction est opérée au titre du mois ou du trimestre au courant duquel la TVA a été acquittée. La loi de finances pour 2015 revient sur cette question pour rétablir l’exigibilité. La TVA est donc déductible dans le mois où elle est exigible chez le fournisseur. Cette règle est celle qui est actuellement en vigueur conformément aux dispositions de l’article 30 du CTCA. Il en résulte que pour une opération de vente de marchandises, la TVA sera déductible dans la période de livraison. Pour une prestation de services, elle sera déductible dans la période au cours de laquelle le paiement a été fait.

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87)- FACTURES EN ESPECE Effectivement, l'article 219 bis du CID stipule que le bénéfice des réfactions n'est accordé que pour le chiffre d'affaires non réalisé en espèces La Loi n° 05-01 relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme fait obligation de payer, à travers les circuits bancaires et financiers, tout montant supérieur à un seuil déterminé par voie réglementaire. En 2005, en application de cette loi, le décret exécutif n° 05-442 qui devait entrer en vigueur le 1er septembre de cette même année a été promulgué. Il prévoyait que tout paiement excédant la somme de 50.000 dinars devait être effectué par un moyen de paiement scriptural. Ce texte avait suscité beaucoup de craintes parce que, en particulier, le secteur bancaire n’était pas prêt pour répondre aux besoins découlant de cette décision. Pour cette raison, à la veille de son entrée en vigueur, ce texte a été abrogé. En 2010, le décret exécutif n° 10-181 a été promulgué. Ce texte qui actuellement est toujours en vigueur impose le recours aux moyens scripturaux pour tout paiement dont le montant excède 500.000 DA. En 2015, le Décret exécutif n° 15-153 a été publié. Il annule et remplace le décret exécutif

n°10-181.

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Alors que dans l’ancien décret, l’obligation de recourir aux moyens de paiements scripturaux concerne tout
Alors que dans l’ancien décret, l’obligation de recourir aux moyens de paiements scripturaux concerne tout

Alors que dans l’ancien décret, l’obligation de recourir aux moyens de paiements scripturaux concerne tout paiement dont le montant excède 500.000 DA, dans les nouvelles dispositions, ce seuil dépend de la nature de l’opération. Conformément à l’article 2 de ce texte, le recours aux moyens de paiement scripturaux est obligatoire lorsque les montants ci-dessous sont dépassés :

5.000.000

DA pour l’achat de biens immobiliers ;

1.000.000

DA pour l’achat des éléments suivants :

yachts ou bateaux de plaisance; matériels roulants neufs et d'équipements industriels neufs, de véhicules neufs, de motocyclettes et de cyclomoteurs soumis à immatriculation, auprès des

concessionnaires automobiles ou autres distributeurs et revendeurs agréés ;

- biens de valeur auprès des marchands de pierres et métaux précieux;

- objets d'antiquité et d'œuvres d'art ;

- meubles et effets mobiliers corporels aux enchères publiques.

Cette obligation s'applique également aux opérations de paiements partiels d'une même dette volontairement fractionnée et dont le montant global est supérieur au seuil fixé ci-dessus. Bien évidemment, pour toute opération qui n’est pas visée dans ces dispositions, le paiement pourra être fait par n’importe quel moyen y compris en espèces.

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88)- COMPTE 4886 : COMPTABILISER L'ABONNEMENT DES CHARGES Les comptes d’abonnement sont utilisés pour constater certaines charges dont le montant est connu avec précision comme par exemple les loyers, les charges d’amortissement ou les congés payés) Au lieu de comptabiliser ces charges seulement au moment où elles surviennent, elles sont constatées chaque mois ou chaque trimestre de manière à pouvoir établir en cours d’exercice des situations financières fiables. Par exemple, un loyer de 300 payable trimestriellement sera constaté chaque mois par un compte d’abonnement pour un montant de 100. Les comptes d’abonnement n’ont pas été prévus dans notre système, toutefois le recours à cette pratique est tout à fait possible, puisque en fin de période les comptes d’abonnement sont soldés et les comptes de charges sont régularisés pour traduire le montant réel des charges supportées au cours de l’exercice.

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89)- Article 356 - 6) du CID :

Si les acomptes payés sont supérieurs à l'IBS dû de l'exercice, la différence donne lieu à un excédent de versement qui peut être imputé sur les prochains versements en matière d'acomptes." Cette imputation pourra être faite jusqu'à épuisement de l'excédent Sur la G50 correspondant à l'échéance de chaque acompte, il est conseillé de mentionner à chaque fois la situation en matière d'acomptes

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90)- BOAL (AGO) POUR UNE SARL EN RÉGIME FORFAITAIRE Le droit fiscal est totalement autonome et il n’a donc aucune conséquence sur le droit commercial. De ce fait, l’extension du champ d’application intervenu avec la loi de finances pour 2015, n’a aucune incidence sur les dispositions du code de commerce. Il n’y a pas du tout de flou.

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Il faut appliquer les règles prévues par la législation et en particulier tenir les registres
Il faut appliquer les règles prévues par la législation et en particulier tenir les registres

Il faut appliquer les règles prévues par la législation et en particulier tenir les registres

imposés. Par ailleurs, conformément aux dispositions du code de commerce, toute personne physique ou morale, ayant la qualité de commerçant, doit tenir une comptabilité et, ce, pour diverses raisons et, notamment pour l’information des dirigeants et des associés mais, également de tous les tiers qui peuvent avoir un quelconque intérêt dans l’entreprise. Pour ces derniers, cette information est faite à travers le dépôt des comptes au CNRC et leur publication au BOAL. Donc, le flou n’existe pas, par contre on se trouve avec des incohérences de taille. En effet, il est difficile d’admettre qu’on puisse arriver à imposer à une entreprise de tenir un registre des achats et un registre des ventes alors que cette entreprise a par ailleurs l’obligation de tenir une comptabilité complète.

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91)- COMMENT EXPLIQUER FISCALEMENT LES DIFFÉRENCES RESSORTIES SUITE À L'ÉLABORATION D'UN COMPTE FINANCIER ??? Pour expliquer l'écart entre le CA réel et le CA reconstitué sur la base d'un compte financier, il n'y a pas de miracle, il faut examiner tous les encaissements de la période afin d'éliminer tous ceux qui n'ont rien à voir avec le chiffre d'affaires et qui sont variés et très nombreux. Parmi ceux-ci, on peut trouver notamment :

VIREMENT DE FONDS APPORTS DES ASSOCIES CHÈQUES IMPAYÉS ACCRÉDITIFS ANNULATIONS REMBOURSEMENTS (ASSURANCES OU AUTRES) INTÉRÊTS …

En plus de ces quelques exemple, il faut faire attention aux chèques qui, à la date de clôture, sont toujours en instance d’encaissement chez la banque.

A toutes fins utiles, voici un extrait d'une note que j'ai faite récemment sur le compte

financier.

Suivant le guide du vérificateur édité par l’Administration fiscale, le compte financier se présente comme suit :

Total des encaissements reçus au cours de l’exercice (à travers les comptes bancaires et les comptes caisses)

+ Solde du compte avances clients au 1er Janvier

- Solde du compte avances clients au 31 décembre

- Solde du compte clients au 1er Janvier

+ Solde du compte clients au 31 Décembre

= Chiffre d'affaires de l’exercice

Le chiffre d’affaires ainsi obtenu est un montant TVA incluse. Le calcul du montant hors taxe est fait de manière théorique. Il est souvent une source d’erreurs. Lorsqu’il existe plusieurs taux ou du chiffre d’affaires exonéré, le montant hors TVA est déterminé en fonction du prorata du chiffre d’affaires dont relève chaque taux par rapport au chiffre d’affaires global. Le montant hors taxe ainsi obtenu est comparé au chiffre d’affaires déclaré pour déterminer une éventuelle insuffisance de déclaration. Toutefois, avant de tirer des conclusions sur l’écart ainsi déterminé, le vérificateur doit impérativement demander des explications au contribuable car de nombreuses recettes

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peuvent avoir été retenues alors qu’elles ne sont nullement liées au chiffre d’affaires comme, par
peuvent avoir été retenues alors qu’elles ne sont nullement liées au chiffre d’affaires comme, par

peuvent avoir été retenues alors qu’elles ne sont nullement liées au chiffre d’affaires comme, par exemple, les virements internes, les chèques impayés représentés une seconde fois, les intérêts créditeurs, les apports des associés et les emprunts. De plus, si les encaissements bancaires ont été déterminés sur la base des extraits bancaires, ce qui est généralement le cas, un autre élément doit être pris en considération. Il s’agit, pour les opérations de fin d’année, du décalage entre leur comptabilisation au niveau de l’entreprise et leur encaissement effectif chez la banque. Du fait de ce décalage, le montant du chiffre d’affaires reconstitué à partir des encaissements doit être ajusté de la façon suivante :

- Déduire le montant des chèques présentés à l’encaissement au 31/12 de l’exercice précédent (exercice N-1) mais crédités par la banque au cours de l’exercice concerné (exercice N) ; - Ajouter le montant des chèques présentés à l’encaissement au 31/12/N mais non crédités à cette date par la banque. Ces montants peuvent être déterminés facilement à partir des états de rapprochement bancaires de fin d’année.

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92)- PÉNALITÉ DE RETARD Je suis d’accord sur les écritures proposées. Toutefois, elles ne doivent pas être constatées de manière systématique. Elles seront comptabilisées uniquement si les pénalités en question sont juridiquement fondées. Ceci sera le cas notamment si cette pénalité est prévue dans les conditions commerciales qui ont été préalablement fixées. A mon avis, les pénalités de retard réclamées aux clients ne constituent pas un chiffre d’affaires et, de ce fait, ne sont pas passible de la TVA. Il ne s’agit nullement d’une prestation de service au sens de l’article 1er du code des TCA parce que pour vous, elle ne revêt pas un caractère commercial, sauf, à la limite, si vous êtes une banque ou un quelconque établissement financier. Les intérêts réclamés visent simplement à vous dédommager d’un préjudice que vous a avez subi du fait du non paiement dans les délais de la créance. Avant de décider sur le traitement fiscal de ces intérêts, il faut peut-être réfléchir à leur traitement comptable. Logiquement, ces intérêts ne doivent pas être comptabilisés à un compte 70, mais dans un compte de produits financiers (compte 76).

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93)- IRG SUR BENEFICES ASSOCIES SARL Ces distributions étaient déjà exonérées de l’IRG conformément à l’article 87 bis qui exonère les revenus provenant de la distribution de bénéfices ayant été soumis à l’impôt sur les bénéfices des sociétés. Pour les entreprises qui relevaient de l’IBS et qui, en 2015, ont basculé à l’IFU, il a été jugé cessaire de maintenir cette exonération à travers l’article 107 bis. Conformément aux dispositions de l'article 107 bis du CIDTA, les bénéfices distribués par les sociétés relevant de l'IFU sont exemptés d'IRG dans la mesure où les bénéficiaires ont leur résidence fiscale en Algérie. Dans le cas contraire, ils sont passibles d'une retenue à la source de 15% (articles 54 et 104 du CIDTA)

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94)- ECLAIRCICEMENT SUR LE TABLEAU N°13 LIASSE FISCALE SCF

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Logiquement les différents tableaux de la liasse fiscale viennent expliquer les montants figurant au bilan
Logiquement les différents tableaux de la liasse fiscale viennent expliquer les montants figurant au bilan

Logiquement les différents tableaux de la liasse fiscale viennent expliquer les montants figurant au bilan ou au compte de résultat. Il est donc préférable pour le tableau TAP de mentionner, les montants correspondant au chiffre d'affaire de l'exercice (chiffre d'affaires et TAP acquittée). Dans le cas contraire, il faut s'attendre à recevoir de l'Inspection une demande d'explication parce que les montants du tableau ne correspondent à ceux du compte de résultat. Personnellement, pour éviter tout problème, je précise que cela correspond aux G 50 de janvier à décembre de l'année

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95)- EXEDANT ACOMPTE IBS Pendant très longtemps, l’IBS était recouvré intégralement par voie de rôle. Il donnait lieu au paiement de 3 acomptes provisionnels et d’un solde résultant de la liquidation opérée par les services fiscaux. Par souci de simplification, l’enrôlement de l’IBS a été supprimé d’abord pour toutes les sociétés relevant de la DGE, puis étendu à l’ensemble des contribuables. Ceux-ci devaient donc :

- Calculer et payer spontanément les acomptes provisionnels ; - Procéder à la liquidation du solde de l’impôt au plus tard le jour prévu pour la remise de la déclaration. Lorsque la liquidation laisse apparaître un excédent de versement, c’est-à-dire un impôt inférieur au total des acomptes versés, il était logique que cet excédent ne soit pas imputé sur les prochains paiements. Il fallait passer par une demande de remboursement qui n’aboutissait que très tardivement. Mais, dés lors que l’IBS est devenu totalement liquidatif, en principe, rien ne s’opposait à ce que cette imputation soit faite. Malheureusement, dans une première étape, les services fiscaux se sont toujours montrés réticents à cette imputation au prétexte qu’elle n’était pas formellement prévue par les dispositions du CID. En pratique, la situation d’excédent de versement est très fréquente y compris au niveau des très grandes entreprises. Les contribuables étaient donc contraints de payer de nouveaux acomptes alors, qu’ils ont des créances d’IBS relatives aux exercices antérieurs dont ils attendent le traitement aboutissant au remboursement effectif. Pour remédier à cette situation, une disposition a été introduite à l’article 356 du CID pour prévoir que lorsque « les acomptes payés sont supérieurs à l'IBS dû de l'exercice, la différence donne lieu à un excédent de versement qui peut être imputé sur les prochains versements en matière d'acomptes ». On peut penser que la précision en matière d’acomptes a été donnée simplement parce que les prochains paiements qui se présentent c’est d’abord les 3 acomptes provisionnels, le solde de liquidation, quant à lui, n’arrive qu’en quatrième position. Devant ce doute et, pour être fixé sur cette question, avant de transmettre mon message, j’ai pris soin d’adresser un message à la DGI, pour connaitre sa position. Comme je l’ai signalé, l’objet de celle-ci est ni plus ni moins " Imputation de l'excédent de versement IBS sur les prochains paiements en matière d'acomptes et solde de liquidation " Pour ce qui concerne la question relative à la « déchéance quadriennale », à mon avis, dans la mesure où l’on a pris soin de faire l’imputation régulièrement chaque année, en principe elle ne trouve pas à s’appliquer puisque chaque nouveau excédent à son origine dans l’exercice précédant.

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Avant de répondre à la question posée relative à l'excédent de versement, j'ai d'abord lu
Avant de répondre à la question posée relative à l'excédent de versement, j'ai d'abord lu

Avant de répondre à la question posée relative à l'excédent de versement, j'ai d'abord lu

l'article 144 ter que j'avais en mémoire puisqu'il a été introduit récemment avec la LF 2017.

Je me suis rendu compte qu'il n'est pas du tout adapté à la question posée.

Cet article vient autoriser LE RECEVEUR à compenser les remboursements et dégrèvements qu'il doit faire au contribuable avec les sommes dues par ce dernier. Le problème posé ici, est tout à fait le problème inverse. Il me semble que, nonobstant la rédaction de l’article 356 6), l’imputation sur le solde de liquidation, est plus adéquate. J’ai pu retrouver la circulaire qui a commenté cette mesure lorsqu’elle a été introduite. Il s’agit de la circulaire 13/MF/DGI/DELF/LF13. L'objet porté sur cette note est " Imputation de l'excédent de versement IBS sur les prochains paiements en matière d'acomptes et solde de liquidation"

Dans le texte de cette note, même si le solde de liquidation n’a pas été cité dans les imputations successives données en exemple, il semble évident que l'imputation sur ce solde coule de source. L’excédent versé est bel et bien de l’IBS. Rien ne devrait s’opposer à récupérer cet excédent sur les paiements à venir relatif à ce même impôt qu’il s’agisse d’acomptes provisionnels ou de solde de liquidation L'imputation de l'excédent pose un problème qui tient dans la rédaction du paragraphe 6 de l'article 356 du CIDTA. Ce paragraphe stipule :

Si les acomptes payés sont supérieurs à l'IBS dû de l'exercice, la différence donne lieu à un

excédent de versement qui peut être imputé sur les prochains versements en matière

d'acomptes ». Ceci laisse à penser que cette imputation ne peut se faire que sur les acomptes provisionnels et non pas sur le solde résultant de la liquidation de l’IBS, ce qui serait totalement illogique.

A la place de « sur les prochains versements en matière d'acomptes », il aurait fallu écrire «

sur les prochains versements en matière d'acomptes et de solde de liquidation » ou encore «

sur les prochains versements en matière d’IBS »

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96)- COMPTABILISER LES DIVIDENDES VERSÉS AUX ACTIONNAIRES Pour être plus précis, j'ajouterai que la retenue à la source doit être constatée dès la mise à disposition et donc dès l'inscription en compte courant. La date de paiement effectif n'a aucune importance. Sont assimilés à des revenus distribués toutes les sommes ou valeurs affectées aux associés ou aux actionnaires, que celles-ci soient effectivement appréhendées ou seulement mises à leur disposition comme par exemple celles inscrites dans un compte courant.

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97)- CERTIFICATION DE CHÈQUE La banque n'a fait que mettre en réserve le montant du chèque pour garantir son paiement lorsqu'il sera présenté. D'ailleurs, je crois que la certification ne donne pas lieu à l'émission d'un quelconque avis de débit Par conséquent, tant que le chèque n'a pas été transmis à un tiers, aucune écriture n'est nécessaire, notamment si cette situation ne va pas durer.

Il faut simplement faire attention au fait qu'une partie seulement du solde du compte bancaire

est disponible. Maintenant, si vous avez l'intention de remettre à plus tard la transmission du chèque, comme l'a suggéré M. MEDJOUBI, vous pouvez créer un sous-compte du 512.

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Son intitulé pourrait être "Chèques certifiés en instance". ---------------oo00oo--------------- 98)- COMMENT
Son intitulé pourrait être "Chèques certifiés en instance". ---------------oo00oo--------------- 98)- COMMENT

Son intitulé pourrait être "Chèques certifiés en instance".

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98)- COMMENT COMPTABILISER UN DÉGRÈVEMENT ?

Il y a tendance à utiliser le compte 11 trop souvent.

A mon avis, un redressement est à prendre en charge dans l'année de mise en recouvrement.

Le même principe doit s'appliquer au dégrèvement, il sera donc constaté en produit dans l'année où il a été émis.

Il est bon de rappeler que suivant les dispositions du CID, les impôts et taxe sont admis en

déduction dans l'année de mise en recouvrement.

Comme notre SCF est vraiment pauvre je me réfère souvent au PCG dont nous avons adopté

la liste des comptes et aux éditions FRANCIS LEFEBVRE où l’on peut trouver des réponses

à tout. Voici ce que j’ai relevé dans le MEMENTO COMPTABLE :

Les dégrèvements demandés dans le cadre de :

a. recours contentieux consistant à contester l'exigibilité d'une imposition, à demander le

remboursement d'un impôt payé en trop, ou à réclamer le bénéfice d'une mesure à laquelle l'entreprise estime avoir droit, sont à rattacher à l'exercice au cours duquel la créance d'impôt

est acquise, sans attendre la décision de l'Administration

b. recours gracieux consistant à solliciter, pour des raisons particulières, la remise totale ou

partielle d'une imposition dont l'entreprise ne conteste pas le bien-fondé (en pratique, ces recours portent essentiellement sur les pénalités), ils sont à constater en produit uniquement

après la réception de la décision finale de l'Administration, c'est-à-dire l'ordonnancement

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99)- LE PAIEMENT D'UNE FACTURE PAR VERSEMENT BANCAIRE L'article 258 quater du code du timbre stipule :

Sont également dispensés du droit de timbre prévu à l’article 100 du présent code, les

quittances de sommes réglées par un dépôt d’espèces effectué auprès d’une banques ou d’un établissement assimilé.

Il a été estimé que le versement auprès d'une banque présente, du point de vue fiscal, le même

avantage que les règlements par chèque ou virement Ce qui vaut pour le droit de timbre doit s'appliquer également pour la TVA

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100)- PLUS VALUE SUR CESSION DES ELEMENTS DE L'ACTIF IMMOBILISE

Il existe 2 régimes de plus-values : un régime général et un régime particulier

Dans le 1er cas, il y a une exonération pure et simple de 30% pour les plus-values à court terme et 65% pour les plus-values à long terme. Dans le second (régime de l’engagement de réinvestir), l’exonération est totale mais le montant de la plus-value non imposée est inscrit dans un compte de réserves. Après réinvestissement, il sera affecté en amortissement des éléments acquis.

Les amortissements seront calculés sur la différence entre le coût d'acquisition et la plus-

value.

Je considère que le 1er régime, en plus de sa simplicité est plus avantageux car l’exonération

est acquise définitivement. Dans le second, l’avantage dont on a bénéficié sera annulé par la suite du fait du supplément d’IBS qui sera payé puisque les amortissements seront calculés sur le coût d’acquisition moins le montant de la plus-value exonérée.

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101)- ASSOCIES EGALITAIRES SARL / IRG 20% OU IRG S Depuis toujours, la CNAS et
101)- ASSOCIES EGALITAIRES SARL / IRG 20% OU IRG S Depuis toujours, la CNAS et

101)- ASSOCIES EGALITAIRES SARL / IRG 20% OU IRG S Depuis toujours, la CNAS et la CASNOS se sont entendues pour ne jamais s'entendre. La mesure de la loi de finances pour 2015 aurait du les faire réagir mais, à ma connaissance, il n'en est rien. Ceci n'est pas étonnant du tout car chacune d'elles préfère faire sa propre loi. La loi de finances pour 2015 a bouleversé totalement les régimes d’imposition. L’article 32 du CID qui soumettait les gérants majoritaires dans la catégorie des BNC a été abrogé. Les dispositions régissant cette catégorie de revenus ont également été abrogées. Présentement, les catégories BNC et BIC sont regroupées dans la catégorie des bénéfices professionnels. Le taux de 20% applicable aux revenus des catégories BNC et BIC (régime simplifié) a été supprimé. Avant 2015, suivant les anciennes dispositions de l’article 67-1) du CID, seules les rémunérations allouées aux associés minoritaires des SARL, étaient considérées comme des salaires. Suivant les nouvelles dispositions introduites par l’article 9 de la LF 2015 sont assimilés à des salaires les revenus alloués :

- Aux associés et gérants des sociétés à responsabilité limitée,

- Aux associés de sociétés de personnes et des sociétés civiles professionnelles,

- Aux membres des sociétés de participation.

Le statut de l’associé (minoritaire ou majoritaire) n’est plus pris en considération.

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102)- NOUVEAU COMMUMNIQUE DGI :LES NOUVELLES DISPOSITIONS FISCALES INTRODUITES PAR LA LF2017 EN MATIÈRE DE REMBOURSEMENT DE TVA En principe, chaque précompte doit être reporté systématiquement sur le mois suivant. Lorsqu'on procède ainsi, il n'y a jamais de prescription même si on est dans une situation de précompte perpétuel. Ceci s'explique par le fait que l'ancienneté de chaque précompte n'excède jamais 1 mois.

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102)- EXONÉRATION IRG SUR DIVIDENDES Les revenus des capitaux mobiliers sont totalement exonérés lorsque le bénéficiaire est une société relevant de l’IBS (article 147 bis du CID). Il ne faut donc pas oublier de les porter en déduction dans le tableau 9 de la liasse fiscale. Ils sont passibles d’une retenue à la source libératoire dont le taux est fixé à 10% lorsque le bénéficiaire relève de l’IRG. Ce taux est porté à 15% lorsque le bénéficiaire est une personne physique ou morale non résidente en Algérie (articles 54 et 104 du CID).

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103)- COMMUNIQUÉ RELATIF À LA DÉDUCTIBILITÉ DES COTISATIONS DE SÉCURITÉ SOCIALE Suite à ambiguïté qui ressort dans les différentes interventions, en date du 18-03-2017, j’ai saisi l’Administration fiscale pour lui demander de préciser ce qu’il fallait entendre par l’intégration dans les charges déductibles de la cotisation de sécurité sociale. Je pense que mon courrier à contribué à l’émission de ce nouveau communiqué qui est beaucoup plus clair, ne serait que par la précision importante apportée, à savoir que la

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déduction de la charge de sécurité sociale s’applique aussi bien aux contribuables relevant de l’IRG
déduction de la charge de sécurité sociale s’applique aussi bien aux contribuables relevant de l’IRG

déduction de la charge de sécurité sociale s’applique aussi bien aux contribuables relevant de l’IRG qu'à ceux relevant de l'IBS. Le communiqué se limite à dire que " les cotisations de sécurité sociales sont intégrées dans les charges déductibles " Il ne comporte aucun cadre limitant l'application de ce principe. Il est à espérer que l'Administration fiscale prenne rapidement conscience de l’ambiguïté du communiqué et qu'elle donne les explications qui s'imposent pour permettre à tous les professionnels concernés de l'appliquer correctement. Comptabiliser en charges la cotisation, c'est ce à quoi incite le communiqué. Il faut tout de même retenir que ceci ne repose sur aucun fondement légal. Cela pourrait même s'apparenter à une forme de détournement de fonds. Dans une première phase, je n'ai absolument rien compris à ce communiqué car effectivement les charges de sécurité sociales ont toujours été admises en déduction en ce qui concerne du moins le bénéficiaire imposable dans catégorie des BNC, intégrée présentement dans celle des bénéfices professionnels. En fin de compte je crois qu'effectivement, la déductibilité dont il est question vise à faire supporter la charge de sécurité sociale non plus par les associés mais par la société. Jusqu'ici, lorsque celle-ci paie cette cotisation, s'agissant d'une dépense personnelle, elle devait être constatée au débit du compte courant de chaque associé. Ce communiqué est une invitation à faire supporter cette charge par la société, ce qui effectivement aura pour finalité d'améliorer l'assiette de cotisation pour la CASNOS.

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104)- VENTE AVEC ATTESTATION D'EXONÉRATION TVA « Errare humanum est », l’erreur est humaine. Il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompe jamais. Désolé de vous contredire M. BENSAIFI mais lorsqu'une TVA est facturée, elle doit obligatoirement être payée ! L'attestation a pour but uniquement de justifier le fait que la facture a été faite sans TVA. Dès lors qu'une TVA a été mentionnée, elle doit être payée parce que, à travers cette mention, il y a un droit à déduction qui est transmis.

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105)- TVA NON RECUPERABLE CHARGE OU PAS Personnellement je considère que l'article 112-3 du SCF s'applique également au droit de timbre imputé, dans l'exemple de M. BOUKHARI, au compte 652. La TVA non récupérable est un élément du coût d'achat. Extrait du SCF : " 112-3. Le coût d’acquisition d’un actif est égal au prix d’achat résultant de l’accord des parties à la date de l’opération déduction faite des rabais et remises commerciaux, majoré des droits de douanes et autres taxes fiscales non récupérables par l’entité auprès de l’administration fiscale ainsi que des frais directement attribuables pour obtenir le contrôle de l’actif et sa mise en état dutilisation. "

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106)- EXCLUSIVEMENT SUR LE FORUM: MODALITÉS DE TRAITEMENT COMPTABLE, FISCAL ET PARAFISCAL ET CALCUL DE LA PARTICIPATION DES TRAVAILLEURS AU BÉNÉFICE .En 2014, j’ai eu à étudier cette question qui fait évidemment l’objet de nombreuses controverses. En voici le résultat.

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La participation des travailleurs aux bénéfices RAPPELS Antérieurement à la loi 90-11 relative aux relations
La participation des travailleurs aux bénéfices RAPPELS Antérieurement à la loi 90-11 relative aux relations

La participation des travailleurs aux bénéfices RAPPELS Antérieurement à la loi 90-11 relative aux relations de travail, les salaires étaient régis par le Statut Général du Travailleur (SGT) qui prévoyait la participation des travailleurs aux résultats. Il faut bien reconnaître que le traitement de cette participation a toujours posé des difficultés et a soulevé de nombreuses controverses. Ceci tient au fait que la nature de cette participation n’est pas définie de manière précise. Faut-il la considérer comme une simple prime dont le montant est lié aux résultats de l’entreprise ou comme un élément de la répartition du bénéfice réalisé ? Actuellement, la participation des travailleurs aux bénéfices, n’est plus une obligation. Dans la loi 90-11 régissant les relations de travail, il est seulement stipulé que le salaire peut inclure des primes liées aux résultats du travail. Toutefois, certaines entreprises, continuent, d’une certaine façon, à pratiquer cette participation dont le traitement soulève de nombreux débats. TRAITEMENT COMPTABLE

- Traitement dans le cadre du PCN

Sous l’ère de l’ancien plan comptable national (PCN), suivant la note n°1850 du 24 mai 1989 émanant du Ministère de Finances (Direction de la comptabilité), il a été considéré que cette

participation devait être constatée en charges au débit d’un compte créé à cet effet, intitulé «

633 Participation aux bénéficies ».

Ce compte a été officialisé dans l’Arrêté du 9 octobre 1999 portant adaptation du plan comptable national à l'activité des holdings et dans lequel ce compte a pris la dénomination «

633 - Intéressements des salariés »

- Traitement suivant le NSCF

Dans le nouveau système comptable financier (NSCF), cette question est abordée, mais de manière très superficielle et avec une anomalie grossière. Dans les règles de fonctionnement du compte « 69. IMPOTS SUR LES BENEFICES ET ASSIMILES », il est précisé que «ce compte enregistre également la charge relative à la participation éventuelle (légale ou contractuelle) des salariés aux résultats de l’entité. » Il est vrai que dans le plan comptable général français (le PCG), plan qui a servi de base pour dresser la liste des comptes du NSCF, la participation des salariés est effectivement prévue au compte « 691 - Participation des salariés aux résultats ». Ceci se justifie par le fait que le compte 69 y est intitulé « Participation des salariés - impôts sur les bénéfices et assimiles ». Dans notre système, ce compte est désigné « IMPOTS SUR LES BENEFICES ET

ASSIMILES » tout court et, dans ces conditions, il est difficile de comprendre comment une participation versée aux travailleurs puisse être imputée à ce compte.

- Avis du CNC

Dans un avis relatif à cette participation, le Conseil National de la Comptabilité (CNC) considère que la participation aux bénéfices est une forme de rémunération dont les bases de calcul sont liées au résultat de l'exercice et, de ce fait, elle devrait être considérée comme une charge de l'exercice concerné et non comme une répartition du résultat net. Cet avis précise que cette imputation en charge ne va pas à l'encontre des dispositions du code commerce. En réalité, ceci n’est pas exact. En effet, conformément à l’article 722 définissant le bénéfice distribuable, il est parfaitement clair que cette participation constitue une répartition du

bénéfice net de l'exercice et non pas une charge. « Art. 722 - Le bénéfice distribuable est constitué par le bénéfice net de l'exercice, augmenté des reports bénéficiaires mais diminué du prélèvement prévu à l'article 721, de la part des bénéfices revenant aux travailleurs et des pertes antérieures. »

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Pour ce qui concerne l’anomalie contenue dans le NSCF relative à l’imputation de cette participation
Pour ce qui concerne l’anomalie contenue dans le NSCF relative à l’imputation de cette participation

Pour ce qui concerne l’anomalie contenue dans le NSCF relative à l’imputation de cette participation dans la rubrique IBS, l’avis du CNC n’en fait pas cas du tout. Il la confirme en recommandant l'ouverture d'un sous-compte intitulé « 691 - Participation des travailleurs au bénéfice de l'exercice » qui sera débité en contrepartie du compte « 428 - Personnel, charges à payer et produits à recevoir ».

TRAITEMENT FISCAL La question qui se pose est évidemment de savoir si cette participation doit être imposée en tant que salaires ou en tant que revenus de capitaux mobiliers dans la catégorie des revenus distribués. Dans un courrier portant référence 1642 MF/DGI/DOF/SDOF/B1 du 23 Août 2003, il a été considéré que la partie du résultat affectée au profit des travailleurs relève de la retenue à la source prévue en matière de revenus distribués (article 46 et 104 du CID). Actuellement, pour les personnes ayant leur résidence en Algérie, le taux de cette retenue est fixé à 10%. Cet avis est en contradiction avec la note de la note n°1850 rappelée ci-dessus dans laquelle il

a été considéré que cette participation doit donner lieu à une retenue au titre de l’ITS, impôt

dont relevaient, à l’époque, les traitements et salaires et qui actuellement est remplacé par l’IRG salaires. On peut considérer que l’imposition dans l’une ou l’autre des deux catégories, est sans importance puisque, dans les deux cas, il sera fait application d’une retenue à la source dont le taux est fixé à 10%. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue que l’imposition au titre des traitements et salaires permettra de réduire l’assiette de l’impôt sur les bénéfices (IBS). SITUATION AU REGARD DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

Sous l’ère de la gestion socialiste des entreprises, l’assiette des cotisations de sécurité était constituée par le salaire de poste. La loi 90-11 du 24 avril 1990 relative aux relations de travail a abrogé les dispositions concernant le salaire de poste. A ce moment là, dans l'attente d'un texte définissant une nouvelle assiette, plusieurs circulaires du Ministères de la Santé et des Affaires Sociales ont

été émises à l'effet de définir les règles à appliquer. Dans la note n°299/92, il a été précisé que

« les indemnités versées dans le cadre de la participation collective des travailleurs favorisant

leur intéressement dans l’entreprise » sont exclues de cette assiette. En 1995, c’est l’ordonnance 95-01 relative à l’assiette de sécurité sociale qui est intervenue pour énoncer que cette assiette « est constituée de l'ensemble des éléments du salaire ou du revenu proportionnel aux résultats du travail, à l'exclusion des prestations à caractère familial, des indemnités représentatives de frais, des primes et indemnités à caractère exceptionnel et

des indemnités liées à des conditions particulières de résidence et d'isolement ».

En application de ces dispositions, même si cela ne ressort pas de manière évidente, la CNAS

a constamment recherché en paiement des cotisations de sécurité sociales les sommes versées dans le cadre de la participation aux bénéfices.

Elle se trouve confortée dans cette position par le fait que, semble-t-il, lorsque cette cotisation

a été contestée par voie judiciaire par 2 entreprises publiques, elle a obtenu gain de cause en

première instance et en appel. De ce fait, lors de la constatation de la charge à payer relative à la participation aux bénéfices, il faut tenir compte de la cotisation de sécurité sociale y afférente, ce qui n’apparait pas dans l’avis du CNC.

CONCLUSION

Le traitement de la participation des travailleurs aux résultats est loin de faire l’unanimité. Certains veulent à tout prix faire valoir que cette participation devrait être considérée comme une charge de l'exercice concerné alors que d’autres soutiennent qu’elle doit être considérée comme une répartition du résultat net de l'entreprise.

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Si les avis autour de cette q uestion s’opposent, c’est tout simplement que les deux
Si les avis autour de cette q uestion s’opposent, c’est tout simplement que les deux

Si les avis autour de cette question s’opposent, c’est tout simplement que les deux formes sont possibles. La solution pour mettre fin définitivement à toutes les contradictions serait de les reconnaitre de manière formelle dans un texte législatif. Il s’agira d’admettre les deux formes, à savoir la participation aux bénéfices et l’intéressement aux résultats. La première consiste à reconnaître aux salariés un droit sur une fraction des bénéfices distribués, la seconde aura pour objet l’octroi, au titre des salaires, d’une prime dont le montant sera déterminé suivant une formule de calcul liée aux résultats ou aux performances

de l'entreprise. ---------------oo00oo---------------

107)- ETAT 104 Conformément aux dispositions de l’article 224 du CID, l’état des clients à joindre à la déclaration annuelle TAP doit reprendre toutes les opérations effectuées dans les conditions de gros

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108)- PLAN ANNUEL D'AUDIT Voici la démarche suivie à la Société Nationale de Comptabilité, dans le cadre des missions d’audit exigées par la banque mondiale PERIODES PHASES 1er semestre de l’exercice concerné Connaissance de l'entreprise et orientation de la mission Organisation Contrôle interne Système comptable Domaines significatifs Organisation de la mission :

Collaborateurs Dates et lieux d'intervention 2ème semestre Phase intérim Evaluation du contrôle interne Pour chaque système :

Compréhension du système Identification des contrôles internes Tests de conformité Supervision de l'inventaire annuel 1er semestre (n+1) Phase finale (contrôle des comptes) Programme de vérification Exécution des contrôles Conclusions Rédaction du rapport

. ---------------oo00oo---------------

109)- IRG/PLUS VALUS DES IMMEUBLES BÂTIS ET NON BÂTIES Il faut préciser que les plus-values concernées sont uniquement celles qui portent sur des cessions réalisées en dehors du cadre de l’activité professionnelle. Il s’agit uniquement des plus-values réalisées par des particuliers.

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Celles réalisées dans le cadre d'une activité professionnelle (commerciale ou non), sont intégrées dans le
Celles réalisées dans le cadre d'une activité professionnelle (commerciale ou non), sont intégrées dans le

Celles réalisées dans le cadre d'une activité professionnelle (commerciale ou non), sont intégrées dans le revenu de la profession considérée ou dans la base d’imposition de l’IBS lorsqu’il s’agit d’une société.

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110)- REFUS DE CERTIFICATION D'UN CAC On ne peut se prononcer sur le bien fondé ou non du refus de certifier les comptes sans connaître notamment :

- l'importance des pertes subies par rapport aux capitaux propres; - le résultat des investigations qui auraient dû nécessairement être menées auprès des responsables de l'entreprise pour savoir les solutions qui sont envisagées palier à cette situation.

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111)- RAPPELS SUR SALAIRES MODALITES DE CALCUL IRG ET COMPTABILISATION Attention, les modalités d'imposition décrites pour les rappels sur rémunération des gérants majoritaires ne sont plus applicables actuellement. Conformément aux dispositions de l'article 67 du CID modifié par l'article 9 de la LF 2015, ces rémunérations sont assimilées à des salaires.

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112)- EN CAS DE CESSATION À L'IFU

A

mon avis, la déclaration à souscrire dépendra de la date de cessation.

Si

celle-ci intervient avant l'échéance de la G12 prévisionnelle, il faut donc souscrire celle-ci

et

porter sur celle-ci le CA effectivement réalisé.

Si

elle intervient après que celle-ci ait été souscrite, il faut souscrire une G12 complémentaire

si

le CA prévisionnelle a été dépassé.

Dans le cas contraire, puisqu'une G12 prévisionnelle a été souscrite, il n'y a rien d'autre à

faire, sauf à demander le remboursement de l'IFU correspondant à la différence entre le CA prévu et le CA réalisé.

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113)- ANNULATION LA PROVISION DE CONGÉ Le compte 78 n’a absolument rien à voir.

La méthode de la contrepassation est parfaitement correcte et, en plus, elle simplifie les écritures et contrairement à ce que vous pensez, cette méthode n'a aucune incidence sur les charges de l'exercice puisque le crédit ainsi constaté sera compensé par l'écriture normale de

la

paie au moment du départ en congé du travailleur.

Si

on veut faire les choses de manière classique, il faut attendre le paiement effectif du congé.

L’indemnité congé est créditée au compte « personnel, rémunérations dues ». La charge à payer qui a été constatée est soldée par ce compte. C’est ce qui est préconisé par le SCF dans la partie consacrée au compte 42- PERSONNEL ET COMPTES RATTACHES.

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114)- REFUS DE CERTIFICATION D'UN CAC La situation d’une entreprise qui dégage des pertes est régie par des dispositions précises du code de commerce. Il faut donc veiller à ce que ces dispositions soient bien observées par l’entreprise.

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Art. 715 bis 20 du code de commerce : Si du fait de pertes constatées
Art. 715 bis 20 du code de commerce : Si du fait de pertes constatées

Art. 715 bis 20 du code de commerce :

Si du fait de pertes constatées dans les documents comptables, l'actif net de la société devient

inférieur au quart du capital social, le conseil d'administration ou le directoire, selon le cas, est tenu dans les quatre (04) mois qui suivent l'approbation des comptes ayant fait apparaître cette

perte, de convoquer l'assemblée générale extraordinaire à l'effet de décider, s'il y a lieu, la dissolution anticipée de la société.

Si la dissolution n'est pas prononcée, la société est tenue, au plus tard à la clôture du deuxième

exercice suivant celui au cours duquel la constatation des pertes est intervenue et sous réserve des dispositions de l'article 594 ci-dessus, de réduire son capital d'un montant au moins égal à celui des pertes qui n'ont pu être imputées sur les réserves, si , dans ce délai, l'actif net n'a pas été reconstitué à concurrence d'une valeur au moins égale au quart du capital social. Dans les deux (02) cas, la résolution adoptée par l'assemblée générale est publiée selon les

modalités prévues par voie réglementaire.

A défaut de réunion de l'assemblée générale, comme dans le cas où cette assemblée n'a pu

délibérer valablement sur dernière convocation, tout intéressé peut demander en justice la dissolution de la société.

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115)- ANNULATION LA PROVISION DE CONGÉ

Il faut effectivement contre-passer l'écriture initiale.

Lorsque le travailleur prendra son congé, le montant total du congé sera constaté dans le compte de charge par nature concerné.

Ainsi, le solde de ce compte correspondra bien à la charge afférente à l'exercice.

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116)- CALCUL RETENUE JOURS D'ABSENCE SUR JR OUV OU CALENDAIRES

30J

Cette démonstration est complète et parfaitement correcte.

Il est peut-être utile de préciser comment sont comptés les absences lorsqu'on utilise la

méthode basée sur les jours calendaires. Les jours fériés et les jours de repos quotidien sont comptés en considérant la dernière journée travaillée. Ainsi, pour un travailleur qui s'est absenté un jeudi dans le mois, on lui retiendra 3 journées et donc en incluant les 2 jours de repos qui suivent immédiatement cette absence. Aucun texte ne fixe les modalités de calcul de la retenue en cas d'absence.

Il appartient donc à l'entreprise d'en fixer les règles.

Vous pouvez donc vous baser soit sur les jours ouvrables soit sur les jours calendaires. Dans le premier cas, le nombre de jours de travail retenu pour un mois est généralement 22. Si un travailleur s'absente pendant toute une semaine, il lui sera retenu 5/22.

Si on se base sur les jours calendaires, la retenue sera 7/30.

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117)- DOCUMENTATION DE LA JOURNÉE DE FORMATION SUR LA RESPONSABILITÉ DU CAC, BLIDA 11 FÉVRIER 2017 Concernant l’obligation du CAC Mon intervention visait simplement à préciser les notions d'obligation de moyens et d'obligation de résultat qui ne semblent pas être toujours maitrisées. Ceci, vise à rassurer les professionnels en ce sens que, du fait que leur obligation est non pas une obligation de résultats mais une obligation de moyens, leur responsabilité n'est pas forcément engagée s’il s’avère par la suite que des états financiers qui ont été certifiés comportent une anomalie.

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La responsabilité du vérificateur n'est engagée que si les deux conditions suivantes sont réunies :
La responsabilité du vérificateur n'est engagée que si les deux conditions suivantes sont réunies :

La responsabilité du vérificateur n'est engagée que si les deux conditions suivantes sont réunies :

- l’anomalie porte sur un montant important et affecte de façon significative les comptes de l'entreprise, - l’anomalie aurait pu être découverte par un professionnel raisonnablement diligent. Il faut entendre par là, un vérificateur ayant appliqué les procédures de vérification requises en chaque circonstance. Ceci est extrait d’un thème intitulé « Méthodologie de vérification des comptes » que j’ai présenté au cours d’une rencontre organisée par l’ex Société Nationale de Comptabilité (SNC), il y a une trentaine d’années, sous l’égide du Ministère des finances et du Ministère de la justice avec la participation de quelques uns des plus grands cabinets d’audit à l’échelle mondiale. Cette rencontre qui avait pour thème le contrôle des comptes était consécutive au passage des entreprises publiques du statut d’entreprise sous tutelle de l’état au statut d’entreprise autonome qui les rendaient passibles du contrôle, non plus par l’IGF et par la Cour des comptes, mais par un commissaire aux comptes indépendant. Concernant la terminologie et l’approche de contrôle suivie Le commissariat aux comptes repose sur le système français, sur lequel HELAS, notre législation est basée. Je dis HELAS parce les Français en matière de contrôle des comptes ont toujours été à la traîne. Je rappelle que jusqu’à une époque pas très lointaine, sur certaines places boursières, la certification des comptes par des cabinets français n’était pas acceptée, parce que l’approche utilisée était archaïque. Dans ce système, le contrôle des comptes pouvait prendre 2 formes, la révision comptable ou le commissariat aux comptes. Dans le 1er cas, il s’agit d’une mission purement contractuelle et dans le second cas, il s’agit d’une mission imposée par la loi. Dans le contexte anglo-saxon c’est le terme audit financier qui est consacré, celui-ci peut être légal ou contractuel. Dans le système français, jusqu'à un passé pas très lointain, pour se prononcer sur la qualité des états financiers, le vérificateur procédait directement à l'examen des registres en utilisant les documents disponibles. Cette approche purement comptable présentait de nombreux inconvénients. Pour cette raison, l’auditeur a pris progressivement conscience de l'intérêt que présente pour lui le contrôle interne de l'entreprise auditée. Grâce à l'étude et l'évaluation des procédures et en s'appuyant sur les sécurités qu'elles présentent, l'Auditeur va pouvoir éliminer, ou tout au moins réduire de façon conséquente, les vérifications portant sur des domaines qui ne présentent pas de risques. Cette conception, laissant une large place au contrôle interne et au souci de dégager une vue d'ensemble de l’entreprise sous tous ses aspects, s'est développée dans les pays Anglo-Saxons et particulièrement aux Etats-Unis où les professionnels de l'Audit se sont efforcés d'élaborer des méthodes qui répondent le mieux aux objectifs attendus.

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118)- DOCUMENTATION DE LA JOURNÉE DE FORMATION SUR LA RESPONSABILITÉ DU CAC, BLIDA 11 FÉVRIER 2017 Monsieur YAFI, le commissariat aux comptes est une mission légale parfaitement claire. Bien évidemment, elle n’a rien à voir avec la tenue des comptes.

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La mission principale du CAC consiste à contrôler la sincérité et la régularité des comptes
La mission principale du CAC consiste à contrôler la sincérité et la régularité des comptes

La mission principale du CAC consiste à contrôler la sincérité et la régularité des comptes annuels établis par une société. Elle comporte également des missions particulières parfaitement définies par le code de commerce. Elles concernent notamment :

- Les conventions entre administrateurs et la société,

- Les rémunérations versées aux personnes les mieux rémunérées,

- Le respect de l’égalité entre les actionnaires,

- La révélation des faits délictueux …

A priori il semble qu’il y a une confusion qui est faite par rapport à l’obligation de résultats. Il

est donc utile de rappeler que l'obligation de résultat est celle qui consiste pour le débiteur à atteindre un résultat précis. Pour un médecin par exemple, cela consiste à avoir comme obligation de guérir le patient. Par contre, pour une obligation de moyens, le débiteur doit tout mettre en œuvre pour atteindre un certain but, sans garantir le résultat. Pour ce même médecin, se sera de bien ausculter le malade et de lui prescrire le traitement qui convient. L’obligation du CAC ou, d’une manière générale de l'auditeur, n’est pas une obligation de résultat mais une obligation de moyens. En cas de problème, il doit justifier la nature et l’étendue des travaux effectués. C’est pour cela qu’il convient veiller à tenir des dossiers de travail parce que, c’est seulement à travers ces dossiers que cette preuve pourra être apportée. Le commissaire aux comptes doit certifier que les comptes annuels sont réguliers et sincères et qu'ils donnent une image fidèle des résultats des opérations de l'exercice écoulé ainsi que de la situation financière de la société. Est-ce qu’il pourrait mener une telle mission sans avoir à examiner les contrats et conventions passées par la société ? Le refus de communiquer les pièces utiles à l'exercice de sa mission, et notamment contrats, livres, documents et registres de procès-verbaux est sanctionné par l’article 831 du code de commerce. Par ailleurs, conformément à l’article 628 du code de commerce, toute convention entre une société et l'un de ses administrateurs, soit directement, soit indirectement, doit à peine de nullité, être soumise à l'autorisation préalable du conseil d'administration après rapport du commissaire aux comptes.

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119)- COMMISSAIRE AUX COMPTES SNC

Il semble utile de préciser que l’article 44 de la loi de finances 2010 qui, dans une première

phase a donné lieu à de nombreuses supputations, exclut de cette obligation toutes les EURL.

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120)- TVA ENCAISSÉE EN 2017 Si l'Administration revient sur sa décision, c'est certainement parce qu'elle a fini par prendre conscience que ce qu'elle a imposé est contraire aux règles élémentaires qui régissent la TVA. C'est sans doute également par rapport aux contestations justifiées qui ont dû être présentées par certaines entreprises. Il est à noté qu'il est déjà arrivé que l'Administration revienne sur une décision. Ceci a été notamment le cas en 2001 pour le traitement fiscal des cessions inter-unités. Quand je dis "acquitter la taxe, sans limite" il faut entendre sur la base Je ne vois pas ou est l’ambigüité. La réponse a été apportée par l’Administration. Logique ou pas, celle-ci est claire et doit être observée.

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Pour le manque à gagner pour le Trésor, je ne vois pas où est ce
Pour le manque à gagner pour le Trésor, je ne vois pas où est ce

Pour le manque à gagner pour le Trésor, je ne vois pas où est ce manque à gagner. Il faut peut-être rappeler que la TVA, qui est un impôt largement répandu dans le monde, obéit à des règles précises. Le strict respect de celles-ci aurait conduit à acquitter la taxe, sans limite, sur toutes les prestations réalisées et facturées antérieurement au 01-01-2017.Or, dans le cas présent, il a été décidé d’appliquer cette règle d’une manière très partielle et, de ce fait, le Trésor a été largement favorisé. Par ailleurs, demander à ses clients un règlement immédiat pour ne pas avoir à payer un supplément de TVA dans le cadre des règles qui ont été établies par l’Administration fiscale, ne peut constituer une quelconque infraction, cela fait partie, ni plus ni moins, des règles d’une bonne gestion fiscale. L'Administration vous accorde un délai d'un trimestre pour payer suivant les anciens taux la TVA relative aux "prestations de services exécutées, réalisées et facturées avant le 1er janvier 2017 et dont les contrats ont été achevés (services faits)". Il faut donc saisir vos clients pour les inviter à vous régler au cours de ce trimestre. Pour les inciter à cela, il faut leur expliquer que la TVA n'est pas à votre charge, votre rôle est simplement de la collecter pour le compte du Trésor. De ce fait, à défaut de paiement au cours de ce trimestre, le supplément que vous aurez à acquitter leur sera facturé.

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121)- FISCALITÉ DE LA EURL L’EURL est totalement ignorée par notre législation fiscale. Cette dénomination ne figure aucune fois dans les codes fiscaux. Ceci tient au fait que l’Administration considère que l’EURL est simplement une forme particulière de SARL. De ce fait, les dispositions relative à cette dernière sont applicables à l'EURL.

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122)- TVA 19 % .L'Administration a d’abord considéré que le fait générateur de la TVA pour les opérations de prestations de services est constitué par l’encaissement et que par conséquent les nouveaux taux s'appliquent à tout encaissement intervenant à compter du 1er janvier 2017. Mais, en se basant sur le principe des créances acquises consacré par les dispositions de l’article 177 du code des TCA, elle a décidé de maintenir les anciens taux pour les encaissements du 1er trimestre de l'année 2017, concernant « les prestations de services exécutées, réalisées et facturées avant le 1er janvier 2017 et dont les contrats ont été achevés

(services faits) » ---------------oo00oo---------------

123)- LE NIF ET LE NIS Le décret législatif n° 94-01 du 15 janvier 1994 avait mis en place un système de statistiques à l’échelle nationale. Dans ce cadre, il é été institué un répertoire des agents économiques et sociaux auxquels doit être attribué un numéro d'identification statistique (NIS). La gestion de ce répertoire a été confiée à l'office national des statistiques (ONS). Avant l’attribution du NIS définitif une identification provisoire était établie et pour cela l’ONS se référait à l’Administration fiscale. En pratique, cette procédure se serait avérée inefficace pour de multiples raisons, ce qui a conduit à l’institution par la Loi de finances pour 2006 d’un numéro d’identification fiscale (NIF) dont la gestion est confiée à la Direction Générale des Impôts.

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Voilà comment on est arrivé à cette double identification. ---------------oo00oo--------------- 124)- TIMBRE DES
Voilà comment on est arrivé à cette double identification. ---------------oo00oo--------------- 124)- TIMBRE DES

Voilà comment on est arrivé à cette double identification.

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124)- TIMBRE DES FORFAITAIRES .Effectivement, la G50 A est beaucoup plus pratique parce qu'elle couvre plusieurs impôts et qu'on peut facilement la compléter par d'autres. Elle aurait du être aménagée et imposée pour le paiement de tous les impôts dont relèvent les forfaitaires et on aurait pu se passer des G50 bis et ter. Pour cela il suffisait d'aménager les dates de paiement de l'IFU pour les faire correspondre avec la date habituelle de souscription de cette déclaration.

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125)- TVA AUTOLIQUIDATION À L'IMPORTATION DE SERVICES/COMMENT LA PAYER ? Voici l’historique de la procédure d’auto-liquidation Les revenus des personnes qui ne sont pas établies en Algérie, à l’exception de ceux relatifs à des travaux immobiliers, sont imposés en matière d’IRG ou d’IBS par voie de retenue à la source. Cette retenue couvre également la TAP et la TVA et cela, depuis 2001. Antérieurement à la loi de finances 2001, les revenus des personnes qui ne sont pas établies en Algérie, à l’exception de ceux relatifs à des travaux immobiliers, subissaient 2 retenues à la source, une première au titre de l’IRG ou de l’IBS selon le cas, et une seconde au titre de la TVA lorsqu’il s’agit de prestations de services. Le taux de la première qui couvrait également la TAP était fixé à 18% et, celui de la seconde, était fixé à 7%. La loi de finances pour 2001 a supprimé la retenue à la source de la TVA pour l’intégrer dans la retenue IRG ou IBS dont le taux a été porté de 18% à 24%. Cette fusion, si elle apporte effectivement une simplification, constitue un non sens total car il s’agit d’impôts de natures totalement différentes. La TVA est payée par le client mais elle ouvre droit à déduction et l’IBS est à la charge du fournisseur. Il a été pris conscience de cette anomalie lorsque certaines entreprises ont demandé l’application des nombreuses conventions fiscales signées par l’Algérie. Cette application aboutit aux conséquences suivantes : l’entreprise étrangère est exemptée en matière d’impôts directs et donc de la retenue à la source de 24%, toutefois elle reste imposable à la TVA. Comment, dans ces conditions, l’entreprise étrangère qui n’a aucune installation en Algérie, va s’acquitter de cette taxe ? L’Administration a été souvent saisie sur cette question et la solution qu’elle a toujours recommandée a été la suivante :

L’entreprise étrangère facture à l’entreprise algérienne la taxe. L’entreprise algérienne procède à son paiement et fournit un justificatif à l’entreprise étrangère. C’est cette procédure désignée « auto-liquidation » qui a été officialisée en 2011 en l’intégrant dans le code des TCA (article 83) en ces termes : « Lorsque la livraison des biens ou la prestation de services est effectuée par un assujetti établi hors d'Algérie, la taxe est auto- liquidée et acquittée par l'acquéreur ou le bénéficiaire de la prestation de services*» Pour ce qui concerne, les modalités de paiement, en principe, il y a lieu de l’acquitter dans les mêmes conditions que les impôts au comptant et donc en utilisant la G50.

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126)- LES ENTREPRISES QUI RELÈVENT DE LA DGE Conformément aux dispositions de l'article 160 du
126)- LES ENTREPRISES QUI RELÈVENT DE LA DGE Conformément aux dispositions de l'article 160 du

126)- LES ENTREPRISES QUI RELÈVENT DE LA DGE Conformément aux dispositions de l'article 160 du CPF, les entreprises relevant de la DGE sont les suivantes :

- Les sociétés exerçant dans le secteur des hydrocarbures ;

- Les sociétés implantées en Algérie membres de groupes étrangers,

- Les sociétés n'ayant pas d'installation professionnelle permanente en Algérie ;

- Les sociétés de capitaux et les sociétés de personnes ayant opté pour le régime fiscal des

sociétés de capitaux dont le chiffre d'affaires annuel est supérieur ou égal à cent millions de dinars (100.000.000 DA) ;

- Les groupements de sociétés, lorsque le chiffre d'affaires annuel de l'une des sociétés membres est supérieur ou égal à 100.000.000 DA.

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127)- LIVRAISON À SOI-MÊME (PIÈCES DE RECHANGE) Principe La livraison à soi-même est l’opération par laquelle une personne, obtient un bien en recourant à ses propres moyens de production, au lieu de l’acquérir auprès de tiers. La TVA est un impôt qui se veut économiquement neutre ; l’imposition des livraisons à soi- même vise à placer le bien ainsi obtenu dans les mêmes conditions de taxation que s’il avait été acquis à l’extérieur. Cas d’imposition L’imposition au titre des livraisons à soi-même concerne uniquement les personnes assujetties à la TVA. Il peut s’agir de personnes imposables à titre obligatoire ou de personnes ayant opté pour cette taxe. Elle s’applique aussi bien aux immobilisations qu’aux autres biens. Par contre, la notion de livraison à soi-même n’est pas retenue en matière de prestations de services. Immobilisations L’imposition est toujours exigée. Celle-ci trouve son fondement dans l’application éventuelle de la règle du prorata en matière de déductions. Si l’entreprise est imposable sur l’ensemble de son activité, cette imposition n’aura aucune incidence car le montant de la TVA due sera imputé dans son intégralité sur le montant de la TVA collectée. Autres biens L’imposition est exigée pour les livraisons que se font les assujettis à eux-mêmes pour leurs propres besoins ou ceux de leurs diverses exploitations, mais uniquement dans la mesure où ces biens ne concourent pas à la réalisation d'opérations qui sont passibles de la taxe sur la valeur ajoutée ou qui sont exonérées en vertu de l'article 9 du code des TCA. Exemples :

- Livraisons imposables :

Fabrication d’une machine utilisée comme moyen de production, Construction d’un hangar pour abriter des ateliers.

Livraisons non imposables :

Production de l’énergie nécessaire au fonctionnement des machines, Production de pièces incorporées au produit fini.

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128)- URGENT : TAXE D’EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE

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La taxe d’efficacité énergétique, applicable aux produits importés ou fabriqués localement fonctionnant à
La taxe d’efficacité énergétique, applicable aux produits importés ou fabriqués localement fonctionnant à

La taxe d’efficacité énergétique, applicable aux produits importés ou fabriqués localement

fonctionnant à l’électricité, aux gaz et aux produits pétroliers, a été instituée par l'article 70 de

la LF 2017.

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129)- TIMBRE DES FORFAITAIRES .Effectivement, la nouvelle déclaration G50 ter a été conçue uniquement pour le paiement trimestriel de l'IRG salaires pour les redevables relevant de l'IFU. Les concepteurs de ce document n'ont pas pensé au problème du paiement du droit de timbre. Par conséquent, il vaut mieux utiliser, si les services fiscaux veulent bien l'accepter, l'imprimé G50 A. Certes, sur ce dernier, le droit de timbre n'est pas prévu non plus, néanmoins, il peut être modifié plus facilement que le G50 ter. Ceci, en attendant que l'Administration fiscale prenne conscience de ce problème et trouve une solution. A une époque, chaque impôt et notamment (TAP, l’IBS, VF et l’IRG salaires, les retenues à la

source, Timbre, TVA, TIC

de versement particulier. La déclaration unifiée série G n°50 a été instituée pour remplacer l’ensemble de ces bordereaux spécifiques. Par conséquent, le droit de timbre doit être payé mensuellement ou trimestriellement avec la G50 en fonction de la périodicité dont relève le contribuable pour souscrire cette déclaration. Pour les contribuables relevant de l'IFU, cette périodicité n'a pas été précisée antérieurement. Donc cette déclaration pouvait être souscrite, en principe sans problème, soit mensuellement

soit trimestriellement. Avec la LF 2017, pour le paiement de l'IRG salaires, cette périodicité est trimestrielle. Elle doit donc aussi s'appliquer également pour le paiement du droit timbre dont le montant est généralement insignifiant.

.

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130)- PENALITE G12 TER Voici la réponse qui a été donnée par la DGI sur cette question ----- Mail transféré ----- De : Contact DGI Envoyé le : Jeudi 9 février 2017 13h29 Objet : TR: A/S déclaration complémentaire IFU 2016

Bonjour, Honneur vous faire connaître que le délai de souscription de la déclaration complémentaire de l'IFU pour l'exercice 2016 est celui prévu par les nouvelles dispositions de la LF 2017 à savoir, entre le 20 janvier et le 15 février 2017.

A cet effet, il y a lieu de vous rapprocher auprès de la recette des impôts muni de cette

réponse.

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131)- PRECOMPTE TVA / REGIME FORFAIT ? Effectivement, en application des nouvelles dispositions des articles 50 bis du CTCA et 72 du CPF, par souci de simplification la nature des demandes de remboursements des crédits de TVA est considérée comme un simple acte de gestion dont le traitement devra être effectué par le service gestionnaire. La demande entrera dans la phase contentieuse, seulement lorsque le contribuable est en désaccord avec la décision qui a été prise sur sa demande.

)

donnait lieu, au moment de son paiement, à un bordereau-avis

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Dans ce cas la réclamation devra être présentée, au plus tard, à l’expiration du quatrième
Dans ce cas la réclamation devra être présentée, au plus tard, à l’expiration du quatrième

Dans ce cas la réclamation devra être présentée, au plus tard, à l’expiration du quatrième mois qui suit la date de notification de la décision contestée.

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132)- G29 TER 2017 .L’article 75 -3 du CID fixe au 30-04 la date limite pour produire la déclaration annuelle des salaires quel que soit le régime dont relève l’employeur

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133)- PRECOMPTE TVA / REGIME FORFAIT ? Pour ce qui est du précompte, sa contre partie n'est pas dans le stock. Ce stock a très bien pu avoir été vendu, mais peut-être pour des non redevables, peut-être que des ventes ont été faites à l'exportation, cela peut être également le résultat des taux de TVA appliqués aux achats et aux ventes Pour ce concerne, le contrôle par les services fiscaux, il est rappelé qu’en 2008, il a été

institué la vérification ponctuelle de la comptabilité, c’est-à-dire une procédure de vérification moins exhaustive, plus rapide et d'une moindre amplitude que la vérification complète de comptabilité.

A travers cette nouvelle procédure, il est surtout recherché un meilleur outil pour des

investigations ciblées ou des programmations prioritaires portant, par exemple, sur l’origine du précompte TVA. C’est, en tout cas ce qui est souligné dans l’exposé des motifs relatif à cette mesure. Monsieur TOUAHRI, je vous remercie pour le compliment et pour votre immense

contribution pour apporter des réponses précises aux questions posées. Pour revenir au fonctionnement des comptes 38 et 60, notre SCF, comporte une autre erreur grossière. Dans la partie relative au fonctionnement des comptes il est stipulé :

« La subdivision 401 du compte 40 « fournisseurs de stocks et services »

crédit : … * d’un compte de classe 6 pour le montant des avoirs reçus à l’occasion de retour de marchandises au fournisseur

» En fait, cette disposition est celle qui était prévue à l’origine lorsque le compte achats était prévu en classe 6. Lorsqu’il a été décidé de transférer ce compte en classe 3, on a tout simplement omis de modifier cette disposition.

Il est bien évident que si les achats sont débités au compte 38, les retours de marchandises ne

sont pas à créditer à un compte de la classe 6 mais nécessairement au compte 38. Ce compte comporte une erreur grossière. A l’origine, dans les premières versions du SCF, les achats devaient être comptabilisés, comme dans le PCG, à une subdivision du compte 60. Par la suite, ce principe a été abandonné pour reconduire le compte « 38 Achats » du PCN.

Cependant, les implications de ce changement n’ont pas avoir été totalement appréhendées.

Il semble bien évident qu’après cette modification, les comptes 608 « Frais accessoires d'achat

» et 609 « Rabais, remises, ristournes obtenus sur achats » n’ont plus leur raison d’être en classe 6 puisque les frais accessoires constituent un élément du coût d’achat et les réductions sur ventes viennent en diminution de ce coût. Malheureusement, 7 années après l’entrée en vigueur de ce SCF, l’erreur est toujours là. En principe, il faut effectivement passer par la demande de remboursement. Bien évidemment, celle-ci s'accompagne toujours de pas mal de tracasseries et notamment une vérification pour s'assurer que la comptabilité de l'entreprise est régulière comme cela est prévu par l'article 50 bis du CTCA.

est débitée par le

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---------------oo00oo--------------- 134)- RAPPEL: EN MATIÈRE DE CLASSEMENT COMPTABLE DES "SERVICES" Monsieur
---------------oo00oo--------------- 134)- RAPPEL: EN MATIÈRE DE CLASSEMENT COMPTABLE DES "SERVICES" Monsieur

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134)- RAPPEL: EN MATIÈRE DE CLASSEMENT COMPTABLE DES "SERVICES" Monsieur arab82, je ne pense pas qu'il faut prendre en considération les questions que vous posez. Nous sommes dans un système dans lequel les charges sont classées strictement par nature et il faut s'en tenir à ce classement. Pour ce qui est est du compte 38, le recours à ce compte n'a de sens que pour les entreprises qui pratiquent l'inventaire permanent. Pour les autres, en fin d’exercice, tous les achats qui auront été débités à ce compte tout au long de l’exercice, seront transférés " au débit des comptes 60 achats consommés ", comme cela est imposé de manière formelle par le SCF. Par conséquent, sa création ne sert à rien du tout sinon à augmenter le volume des écritures. Il aurait été préférable de s’en tenir à ce qui prévaut en PCG, puisque hélas il a été choisi, dans lequel ce compte n’est à utiliser que dans les entreprises qui utilisent effectivement l’inventaire permanent.

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135)- BILAN RECTIFICATIF Pour avoir été à l'origine de la mesure qui a introduit la déclaration rectificative, voici l'esprit dans lequel ceci a été fait. Avant qu’elles ne deviennent autonomes, les entreprises publiques étaient dirigées au plus haut niveau par un directeur général. L’obligation d’un contrôle permanent des comptes par un commissaire aux comptes n’existait pas et le bilan de l’entreprise était arrêté et approuvé sous la seule autorité de ce responsable. De ce fait, la déclaration annuelle des résultats pouvait, sans difficulté particulière, être souscrite dans les délais et sur la base du bilan officiel de l’entreprise. Lorsqu’elles sont devenues autonomes, les entreprises publiques économiques, à l’instar de toutes les sociétés par actions et des SARL, l’approbation des comptes de l’entreprise n’est plus de la compétence d’un responsable mais d’une assemblée qui doit statuer après avoir entendu le rapport du commissaire aux comptes. Le calendrier légal pour arrêter les comptes tel que fixé par les dispositions du code commerce est le suivant :

Date limite Formalité

30

avril Remise des états financiers et du rapport de gestion au commissaire aux comptes

15

juin Convocation des associés

30 juin Tenue de l’assemblée devant statuer sur les comptes

30 juillet Dépôt du bilan au Centre National du Registre de Commerce

Dans ces conditions, il est bien évident que la déclaration annuelle des résultats qui doit parvenir aux services fiscaux au plus tard le 30 avril, a été souscrite sur la base d’un bilan qui n’est que provisoire puisque, conformément au calendrier légal ci-dessus, il peut, à cette date, n’avoir été ni vérifié par le commissaire aux comptes, ni approuvé par l’assemblée habilitée pour cela. Souvent, à chaque fois que le commissaire aux comptes émet des réserves sur certains postes des états financiers ce qui est fréquent, l’assemblée demande à l’organe de direction de prendre toutes les mesures nécessaires à l’effet de lever celles-ci.

Concrètement cela signifie qu’il faut passer des écritures complémentaires et présenter un bilan rectifié. Ainsi, on aboutit à un bilan officiel publié au centre national du registre de commerce qui est différend de celui transmis à l’Administration fiscale.

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Il était donc indispensable que les dispositions fiscales prennent en considération cette contrainte. Pour cela,
Il était donc indispensable que les dispositions fiscales prennent en considération cette contrainte. Pour cela,

Il était donc indispensable que les dispositions fiscales prennent en considération cette contrainte. Pour cela, suivant une nouvelle disposition introduite à l’article 151 du CID, pour toutes les entreprises dotées d’une assemblée devant approuver les comptes, la déclaration fiscale souscrite sera considérée comme provisoire. Ces entreprises pourront au plus tard, dans les 21 jours qui suivent l’expiration du délai pour la tenue de l’assemblée, souscrire une déclaration rectificative. Sous peine d'irrecevabilité de celle-ci, il conviendra de joindre, dans le même délai, les documents justifiant la rectification, notamment le procès verbal de l'assemblée et le rapport du commissaire aux comptes.

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136)- IBS "IMPOTS SUR BÉNÉFICE" Pendant très longtemps, l’IBS était recouvré intégralement par voie de rôle. Il donnait lieu au paiement de 3 acomptes provisionnels et d’un solde résultant de la liquidation opérée par les services fiscaux. Par souci de simplification, l’enrôlement de l’IBS a été supprimé d’abord pour toutes les sociétés relevant de la DGE, puis étendu à l’ensemble des contribuables. Ceux-ci devaient donc :

- Calculer et payer spontanément les acomptes provisionnels ; - Procéder à la liquidation du solde de l’impôt au plus tard le jour prévu pour la remise de la déclaration. Lorsque l’IBS était recouvré par voie de rôle, si la liquidation laisse apparaître un excédent de versement, il fallait passer par une demande de remboursement qui n’aboutissait que très tardivement. Mais, dés lors que l’IBS est devenu totalement liquidatif, en principe l’excédent de versement pouvait s’imputer directement sur les prochains paiements. Malheureusement, les services fiscaux se sont toujours montrés réticents à cette imputation au prétexte qu’elle n’est pas formellement prévue par les dispositions du CID. Les contribuables étaient donc contraints de payer de nouveaux acomptes alors, qu’ils ont des créances d’IBS relatives aux exercices antérieurs dont ils attendent le traitement aboutissant au remboursement effectif. En 2013, pour remédier à cette situation, une disposition a été introduite à l’article 356 du CID pour prévoir que lorsque « les acomptes payés sont supérieurs à l'IBS dû de l'exercice, la différence donne lieu à un excédent de versement qui peut être imputé sur les prochains versements en matière d'acomptes ».

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137)- ÉCLAIRCISSEMENT Il faut s'entendre sur ce qu'a voulu dire Monsieur MALEK par "remplies à 2016". Je ne pense pas que l'inspection en question a exigé d'inscrire sur les livres légaux les états financiers de l'exercice 2016 puisque les échéanciers fixées pour les arrêter ne sont pas encore tombées ! Les dispositions du code de commerce rappelées ci-dessous ne datent pas d’hier, elles ont toujours existé. Par conséquent cette entreprise n'avait pas à attendre 2017, pour tenir sa comptabilité des années 2014 à 2016 La réponse à votre question est donnée clairement par les articles 9 et suivants du code de commerce. Art. 9 - Toute personne physique ou morale, ayant la qualité de commerçant, doit tenir un livre-journal enregistrant jour par jour les opérations de l'entreprise ou récapitulant au moins

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mensuellement les résultats de ces opérations à la condition de conserver, dans ce cas, tous
mensuellement les résultats de ces opérations à la condition de conserver, dans ce cas, tous

mensuellement les résultats de ces opérations à la condition de conserver, dans ce cas, tous documents permettant de vérifier ces opérations jour par jour. Art. 10 (Ordonnance 96-27 du 09-12-1996 - Art. 20) Elle doit également faire tous les ans un inventaire des éléments actifs et passifs de son

entreprise et arrêter tous ses comptes en vue d'établir son bilan et les comptes de ses résultats. Ce bilan et les comptes de résultats sont copiés sur le livre d'inventaire. Cette attitude, pour moi, est tout à fait normale. Pour basculer au régime du réel, je considère qu'il est logique de s'assurer que le contribuable tient effectivement une comptabilité complète.

Il faut rappeler que le fait de relever en matière fiscale du régime du forfait ne dispense

nullement l'entreprise de l'obligation de tenir une comptabilité à laquelle est soumise toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant en application des dispositions de l'article 9 du code de commerce. Quant à la réaction de cette inspection qui exige la présentation des livres légaux, elle est parfaitement logique pour 2 raisons. En premier lieu, pour s'assurer que l'entreprise respecte bien son obligation prévue par l'article précité.

En second lieu, parce que la fiabilité de la comptabilité 2017 est conditionnée par la tenue d'une comptabilité régulière depuis la création de l'entreprise. Il faut qu'il y ait une continuité dans la tenue de cette comptabilité, sinon en 2017, de nombreux problèmes de comptabilisation vont se poser par méconnaissance d'éléments comptables qui sont indispensables.

Il ne faut pas oublier que le résultat d'un exercice n'est que la variation de l'actif net au cours

de l'exercice, comment déterminer ce résultat de manière fiable si la situation au début de l'exercice n'est pas connue ? Par conséquent, il faut féliciter cette Inspection, pour avoir penser à quelque chose de fondamental à laquelle le législateur n'a même pas pensé, parce que cette condition n'est pas prévue de manière formelle dans les dispositions fiscales.

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138)- DECLARATION IFU Vous devez donner toutes les informations demandées. Celles-ci concernent: l'identification du contribuable, les salaires et le CA.

Si vous avez des incertitudes sur certains éléments, vous pouvez attendre jusqu'à fin juin pour

déposer votre déclaration. Logiquement, cette déclaration a été conçue pour être payée en se présentant directement à la Recette.

Malheureusement, sur le terrain, tant que les services fiscaux n'auront pas reçu des instructions fermes, il faut s'attendre à ce que l'application diffère d'une localité à l'autre.

A présent, les choses sont un peu plus claires.

Sur le site de la DGI, aujourd'hui on découvre qu'il a été mis en place, de nouveaux imprimés totalement différents de la première G12. Il s’agit de la déclaration prévisionnelle G12 Bis pour les nouveaux contribuables et de la déclaration G12 ter désignée déclaration complémentaire. Sur cette dernière l’information chiffrée demandée se résume comme suit : CA Réalisé, CA Prévisionnel, Ecart, Taux de l’IFU, Montant à payer. Cette déclaration doit être souscrite avant le 15 février. Le terme "complémentaire" m'a préoccupé beaucoup depuis plusieurs mois déjà et pour éviter toute équivoque, j'ai saisi le service "Contact" de la DGI qui m'a confirmé, comme je l'ai déjà signalé, qu'il convient de mentionner les chiffres réels de l'année.

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C'est ce que j'ai appliqué, et il n'y a eu aucun problème avec l'Inspection. Je
C'est ce que j'ai appliqué, et il n'y a eu aucun problème avec l'Inspection. Je

C'est ce que j'ai appliqué, et il n'y a eu aucun problème avec l'Inspection. Je vous confirme que c'est une G12 complète qu'il faut déposer. Celle-ci doit reprendre le CA de l'exercice 2016 ainsi que les charges qui ont été engagées au cours de ce même exercice. Bien entendu, sur cette déclaration, vous pouvez indiquer au bas de la dernière page (par exemple), le montant déclaré initialement, le montant réel et la différence à payer qui doit figurer sur le coupa A. En tout cas, c'est ce que j'ai mis en application ce matin auprès de l'inspection dont je relève. L'histoire du CA complémentaire ne tient pas debout.

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139)- PROVISION CONGÉ PAYÉ La provision congés payés n'est pas déductible dans l'exercice au cous duquel elle a été constituée. Elle est déductible dans l'exercice où elle payée, c'est-à-dire dans l'exercice ou le travailleur prend son congé. Il s'agit donc d'une différence temporaire qui implique la constatation d'un impôt différé lors de la constatation de la charge. Le terme provision utilisé couramment dans ce cas, est inapproprié. Il est préférable de parler de charge à payer, parce qu'il s'agit d'une charge certaine dont le montant est connu de manière très précise.

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140)- RÉÉVALUATION DES IMMOBILISATIONS EN FRANCHISE D'IMPOT/UNE NOUVELLE AUTORISATION EN VUE En franchise d'impôt signifie non soumis à l’impôt. Ce terme est pourtant couramment utilisé notamment en matière de TVA. En franchise de TVA comme tout le monde le sait cela veut dire sans TVA. Pour ce qui concerne les articles 185 et 186 voici toute leur histoire Dans le cadre des 4 réévaluations légales qui ont été faites, sous l’empire du PCN, en application des dispositions des articles 185 et 186 du CID, les plus-values de réévaluation dégagées, étaient inscrites en réserves en franchise d’impôt (c’est-à-dire sans imposition no