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STANFORD
REPUBLIQUE DU TCHAD
LIBRARIES
Unité - Travail - Patrie
P166-46

MINISTERE DU PLAN ET DE LA COOPERATION

SECRETARIAT D'ETAT

ETUDE DIAGNOSTIQUE

DES ENTREPRISES PUBLIQUES

RAPPORT DE DEUXIEME PHASE

LA SOCIETE DES TEXTILES DU TCHAD

(STT)

LOUIS BERGER INTERNATIONAL INC.


100 Halsled Street - P.O. BOX 270
EAST ORANGE - NJ 07019 - USA
B P. 1 191 - N'DJAMENA - TCHAD

Juillet 1990
REPUBLIQUE DU TCHAD

Unité - Travail - Patrie

MINISTERE DU PLAN ET DE LA COOPERATION

SECRETARIAT D'ETAT

ETUDE DIAGNOSTIQUE

DES ENTREPRISES PUBLIQUES

RAPPORT DE DEUXIEME PHASE

LA SOCIETE DES TEXTILES DU TCHAD

(STT)

LOUIS BERGER INTERNATIONAL INC.


100 Halsled Street - P.O. BOX 270
EAST ORANGE - NJ 07019 - USA
B.P. 1 19 1 - N'DJAMENA - TCHAD

Juillet 1990
SOMMAIRE

Page

SYNTHESE ET CONCLUSION 1

PRESENTATION SOMMAIRE DE LA SOCIETE DES TEXTDJES DU TCHAD (S.T.T.).


RAPPEL DES CONCLUSIONS DE PHASE 1 ET DES TERMES DE REFERENCE DE
PHASE 2. 4

ANALYSE FINANCIERE

1. PRESENTATION ET ANALYSE DES ETATS FINANCIERS 10

1.1. Evolution du bilan de la S.T.T. de 1984 à 1989 10


1.2. Analyse de la structure financière 11
1.3. Evolution du compte d'exploitation générale
de la S.T.T. de 1984 à 1989 13
1.4. Analyse des indicateurs de rentabilité et divers 14
1.5. Tendances observées au début de 1990 15
1.6. Conclusions 15

2. ANALYSE DES PRIX DE REVIENT 16

2.1. Bases de calcul 16


2.2. Résultats 16
2.3. Conclusions 25

3. PRESENTATION DETAILLEE DU PLAN DE REDRESSEMENT DE LA S.T.T. 27

3.1. La problématique actuelle 27

3.1.1 Le marché tchadien 27


3.1.2 Le marché ex port
3.1.3 Le cadre réglementaire 29
3.1.4 La situation financière 30
3.1.5 Les investissements 30
3.1.6 Les prix de vente et les prix de revient 30

3.2. Les hypothèses retenues par la S.T.T. pour son plan


de redressement 32

3.2.1 Le marché tchadien 32


3.2.2 Le marché export 33
3.2.3 Le cadre réglementaire 33
3.2.4 La situation financière 37
3.2.5 Les investissements 39
3.2.6 Les prix de vente et les prix de revient 40

3.3. Les projections financières de la S.T.T. : analyse des résultats 48

3.3.1 Résultats de la simulation 1 48


3.3.2 Résultats de ta simulation 2 54
3.3.3 Résultats de la simulation 3 58

3.4. Plan de redressement de la S.T.T. : Conclusions 62


Page

4. ANALYSE CRITIQUE DU PLAN DE REDRESSEMENT DE LA S.T.T. 64

4.1. Analyse critique des hypothèses de base 64

4.1.1 Le marché tchadien 64


4.1.2 Le marché export 64
4.1.3 Le cadre réglementaire 65
4.1.4 La situation financière 66
4.1.5 Les investissements 67
4. 1.6 Les prix de vente et les prix de revient 67

4.2. Projections financières après ajustements 71

4.2. 1 Présentation des résultats 71


4.2.2 Commentaires 76

4.3. Scénario de la fermeture de l'atelier de filature-tissage 77

4.4. Conclusions 78

ANNEXES

ANNEXE 1 Evolution du bilan de la S.T.T. de 1984 à 1989 (Détail)


ANNEXE 2 S.T.T. : Comptes d'exploitation générale de 1984 à 1989 (Détail)
ANNEXE 3 Tableau de comparaison des taxes annuelles
ANNEXE 4 Programme d'i nvestissements de la S.T.T.
ANNEXE 5 Annulation de dette de Dakar - Modalités d'application
1

SYNTHESE ET CONCLUSION

La STT est une société anonyme dont les principaux partenaires sont des Organismes d'Etats
(Etats au pluriel). Le Tchad, la France et l'Allemagne Fédérale se partagent près de 90 % du
capital.

Cette entreprise transforme une matière première (le coton) produite localement. La part du
coton national ainsi transformé localement reste néanmoins mineure (3 %). C'est cependant la
seule usine textile du pays.

L'étude diagnostique de phase 1 menée en avril-mai 1989 avait mené aux principales conclusions
suivantes :

- la gestion générale de l'entreprise est excellente dans tous les secteurs (production,
distribution, administration, comptabilité...)

- la STT a mis en place un excellent réseau de distribution dans le pays et a fortement


développé ses exportations.

- les ratios techniques de production sont aux normes internationales mais les équipements,
quoique bien entretenus, sont vétustes et risquent à moyen terme de poser de graves problèmes
si des investissements suffisants de rénovation ou de réhabilitation ne sont pas réalisés.

• la situation financière de la STT fin 1988 était critique (pertes cumulées égales à 2,7 fois le
montant du capital social, soit 2 160 MFCFA) mettant selon les critères courants la société en
état de liquidation.

- la STT a un impact positif au plan économique dans la mesure où elle dégage une forte
valeur ajoutée locale et contribue à une réduction drastique des importations de tissus.

- la poursuite de l'activité de la STT est menacée du fait :

. de son endettement beaucoup trop important (plus de 6 milliards de FCFA fin 1988)
dont elle ne peut assurer le remboursement à moyen terme.

. de la concurrence de produits importés légalement ou frauduleusement, du Nigéria en


particulier;

. des risques techniques résultant de l'âge de son outil de travail et du caractère limité
des investissements qu'elle peut envisager du fait de son endettement excessif.

En 1990, l'ensemble de ces conclusions reste entièrement valable mais la situation financière et
économique de la société s'est encore fortement dégradée :

- malgré une amélioration de l'exploitation et une très forte augmentation des ventes en 1989,
essentiellement à l'exportation, l'exercice 1989 s'est soldé par une perte nette de 460 MFCFA,
la permanence d'une situation critique de trésorerie (découvert bancaire de 1 080 MFCFA)
générant de très lourds frais financiers (227 MFCFA d'agios en 1989).

- l'endettement à long terme de la STT s'est accru de près de 800 MFCFA en un an et le


niveau des dettes envers les fournisseurs, excessivement élevé (2 800 MFCFA), n'a pu être
réduit.
2

- la situation nette de la société s'est détériorée en conséquence pour atteindre - 1 760 MFCFA
fin 1989.

- comme en 1988, le fonds de roulement fin 1989 était fortement négatif (- 500 MFCFA).

• en 1990, la STT connaîtra un nouvel exercice fortement déficitaire (perte nette prévisionnelle
de 600 MFCFA) qui aggravera d'autant la situation financière de la société.

A mi 1990, la STT est quasiment en état de cessation de paiements et risque de se voir


contrainte d'arrêter, au moins temporairement, tout ou partie de son activité.

Aucun redressement durable de la situation financière de l'entreprise n'est envisageable sans


une restructuration complète de son bilan et sans apport massif de capitaux propres.

C'est pourquoi la STT a élaboré un plan de redressement se fondant sur un nombre considérable
d'hypothèses d'ordre commercial, technique et financier.

L'étude détaillée de ce plan de redressement - auquel nous avons apporté quelques ajustements
à notre avis nécessaires - mène aux conclusions suivantes :

• l'assainissement de la situation financière de la STT passe nécessairement par la réalisation


simultanée de l'ensemble des hypothèses financières prises en compte, à savoir en particulier :

. la prolongation à long terme de la Convention d'établissement (manque a gagner pour


l'Etat : 300 à 400 MFCFA par an).

. l'acceptation par les actionnaires de procéder aux modifications du capital social


(abandon de 400 MFCFA + apport de 250 MFCFA).

. la réévaluation des actifs immobilisés de 1300 MF CFA.

. l'abandon par l'Etat de 1300 MFCFA de créances sur la STT (prêts CCCE).

. l'échelonnement sur 7 ans du remboursement de 1800 MFCFA de dettes envers l'Etat et


les fournisseurs (avec un taux d'intérêt réduit).

. le maintien de l'outil de production en état d'assurer la production prévue sur


l'ensemble de la période, malgré un programme d'investissements minimal.

. stabilité du prix du coton à son niveau de 1990

. bonification pendant 4 ans du taux d'intérêt applicable par les banques au découvert
bancaire de la STT à concurrence de 700 MFCFA.

. imposition sur les bénéfices au taux de 38 % au lieu de 45 % en droit commun.

- l'assainissement financier de la STT d'ici 1998 passe également impérativement au plan


commercial :

. par la vente d'au moins 6000 km par an de pagnes au Tchad dès 1991.

. par la vente d'au moins 1000 km par an de produits divers à forte marge -dont au
moins 600 Km par an de voile polyester avec une marge bénéficiaire sur prix de revient
complet d'au moins 350 F/m-.

. par la réduction drastique des exportations, hautement déficitaires.


3

Lu réalisation simultanée de toutes ces conditions nous semble très aléatoire. De plus les
résultats des projections financières établies sur ces buses très optimistes montrent que lu
réalisation du programme prévu d'investissements - pourtunt minimal - et de remboursement des
dettes aux fournisseurs ne peut se faire que dans une situation très critique de trésorerie
(découvert bancaire supérieur à 1000 MF CFA de 1993 à 1997).

Par ailleurs, la fermeture de l'atelier de filature-tissage ne constitue pas une alternative


permettant de soulager la situation financière de l'entreprise, du moins dans les conditions
actuellement envisagées (importation d'écrus à 210 F/m).

Nous estimons que, pour être réaliste, le plan de redressement de la STT devrait se fonder sur:

- un apport plus important de capitaux propres par les actionnaires (un apport de 800 MFCFA
en 1990 avait d'ailleurs été prévu dans les premières versions du plan de restructuration).

- une croissance plus progressive des ventes de pagnes au Tcbad et de voile polyester de 1990
à 1998.

- un programme d'investissements plus important, même pour le renouvellement, qui deviait


croître de 200 MFCFA par an à 300 MFCFA par an sur la période 1991-1998 (et se poursuivre
les années suivantes).

Si ces dernières hypothèses, à notre avis minimales, étaient prises en compte, l'assainissement
de la situation financière de la STT ne pourrait se faire d'ici 1998, même si toutes les
conditions initialement prévues étaient réalisées.

Outre le bénéfice simultané de l'ensemble des avantages précités, la STT aurait besoin pour
mener à bien son plan de redressement :

- de l'abandon de créances supplémentaires par ses créanciers ou de l'échelonnement du


remboursement de ses dettes sur une beaucoup plus longue période (15 ans par exemple) ;

- d'un délai beaucoup plus long (15 ans au minimum) pour reconstituer une trésorerie positive.

Le coût des avantages actuellement réclamés par la STT pour mettre en oeuvre son plan de
redressement constitue donc à notre avis un minimum incompressible, nécessaire mais non
suffisant,pour assurer le succès de ce plan et le maintien de l'activité de la STT ; en
particulier, la prolongation de la Convention d'établissement, au moins jusqu'en l'an 2000
constitue une condition indispensable (et non suffisante) à tout éventuel redressement de la
situation de la STT.
PRESENTATION SOMMAIRE DE LA SOCIETE DES TEXTILES DU TCHAD (S.T.T)

RAPPEL DES CONCLUSIONS DE PHASE 1

ET DES TERMES DE REFERENCE DE PHASE 2


5

1. CARACTERISTIQUES ET PROFIL DE L'ENTREPRISE

La STT est une société anonyme dont les principaux partenaires sont des Organismes d'Etats
(Etats au pluriel). Le Tchad, la France et l'Allemagne Fédérale se partagent près de 90 % du
capital.

Cette entreprise transforme une matière première (le coton) produite localement. La part du
coton national ainsi transformé localement reste néanmoins mineure (3 %). C'est cependant la
seule usine textile du pays; ceci doit être pris en considération.

L'appréciation de l'étude de phase 1 sur la société était la suivante (étude réalisée en mai
1989) :

La gestion générale de l'entreprise est excellente ; la STT est bien dirigée, bien organisée et
bien contrôlée ; ceci est valable pour tous les services, de production, de distribution et
d'administration-comptabilité.

Les systèmes comptables et de gestion fonctionnent avec des instruments performants et des
procédures rigoureuses. Les problèmes de gestion de l'entreprise sont parfaitement identifiés.

Le commerce et la distribution des produits de l'entreprise ont fait l'objet d'un effort
particulier au cours des deux dernières années. Les performances de couverture du marché
intérieur commencent à être bonnes malgré une concurrence très présente des produits de
contrebande en provenance du Nigéria. L'exportation vers les marchés des pays voisins a fait
également des progrès sensibles.

Les ratios de production comparés aux standards européens atteignent des niveaux pratiquement
équivalents (compte tenu des équipements en place). La main d'oeuvre locale présente des
qualités majeures pour ce type d'industrie et ses performances sont très encourageantes. Les
équipements et les matériels datent un peu (20 à 25 ans) et en cas de panne, leur réparation
pose des problèmes de plus en plus difficiles à résoudre.

La rentabilité financière de la STT fonctionnant dans le contexte actuel est négative. La STT
montre un résultat annuel net négatif de l'ordre de 800 millions FCFA (1987 et L988). La perte
d'exploitation est due à la conjonction de plusieurs facteurs :

La valorisation commerciale des produits à des niveaux insuffisants notamment pour les
produits de bas de gamme (concurrence des produits de contrebande sur le marché intérieur
et concurrence internationale sur les marchés extérieurs).

Un coût de l'énergie élevé : environ 600 millions FCFA d'électricité et 500 millions FCFA de
carburants et lubrifiants en 1988.

Des charges financières lourdes dues à l'endettement important de l'entreprise à court, à


moyen et à long termes : 430 millions FCFA pour 1988.
6

La situation nette de l'entreprise à la fin 1988 était de -1 300 Millions FCFA. Les pertes
cumulées de la STT représentaient alors 2.7 fois le montant du capital social (sans prise en
compte de la dépréciation réelle des actifs) : légalement, l'entreprise devrait être arrêtée et
liquidée. Son statut particulier de société anonyme d'Etats permet jusqu'alors un sursis fondé
sur la confiance dans ses principaux partenaires. Cependant, une poursuite des activités sans
modification majeure de stratégie va conduire à des pertes financières supplémentaires, même si
celles-ci, de l'avis de la Direction Générale seront plus modestes que dans le passé. La
poursuite des activités dans les conditions techniques, économiques et commerciales actuelles de
la STT n'est pas recommandable.

La rentabilité économique de la STT est par contre positive si l'on accepte de considérer que
ses ventes de produits sur le marché intérieur contribuent à une réduction drastique des
importations de tissus. La balance devises est positive et la valeur ajoutée locale distribuée est
importante.

L'entreprise est cependant doublement en péril malgré une excellente gestion et malgré une
bonne capacité de restructuration et de redressement. Elle hérite d'un endettement important
(de l'ordre de 6 000 millions FCFA) dont elle ne pourra pas envisager le remboursement, elle
vit de ce fait sous la menace permanente d'une action contentieuse de ses propres fournisseurs.
Elle hérite également d'un outil de travail ancien et donc fragile qu'il faudra renouveler
progressivement ce qui nécessite la mobilisation de moyens financiers nouveaux.

2. RESTRUCTURATION PROPOSEE

La STT n'est pas à proprement parler une entreprise stratégique. L'Etat Tchadien détient une
participation minoritaire (27 %) dans cette entreprise et rien ne justifie un accroissement de
cette participation.

La gestion de la STT est privée (mandat de gestion confié à DMC) et il semble bon que cette
situation soit prolongée en l'état.

Une privatisation plus poussée de la STT semble peu envisageable dans le contexte actuel où la
situation nette est désastreuse et les perspectives pas très brillantes.

Malgré des résultats négatifs et une situation nette très critique, nous ne proposons pas la
liquidation de la STT pour les raisons suivantes :

- la gestion de cette entreprise est excellente et ta capacité de l'équipe de direction de


réaliser un redressement de l'entreprise semble convaincante;

- la réalisation des actifs de la STT produirait vraisemblement très peu de chose : un


maximum de 2 000 millions FCFA en réalisant les immobilisations, les stocks et les créances
auprès des clients;

il existe des perspectives de redressement de l'entreprise permettant d'envisager un


fonctionnement profitable à l'avenir, hormis la couverture des frais financiers et des charges
de remboursement des emprunts.

Dans l'hypothèse d'une liquidation, les créanciers actuels seraient susceptibles de percevoir
environ 30 % de leurs créances (sauf si la garantie de l'Etat était appelée à jouer, ce qui
n'apparaît pas raisonnable). La négociation d'une réévaluation des créances et/ou d'un
rééchelonnement des remboursements devrait être préparée sur cette base, avec des concessions
pour des créances convertibles en actions.
7

Une augmentation de capital de l'ordre de 1 000 Millions de FCFA au minimum s'impose si l'on
veut maintenir l'entreprise en état de fonctionnement. Un appel de fonds auprès des
actionnaires actuels et auprès des créanciers (conversion de créances en actions) doit être
entrepris. Cet appel aurait plus de chance d'être entendu si la STT proposait un plan de
restructuration et de redressement crédible axé sur les orientations suivantes :

Négociations sur le remboursement des dettes et sur le paiement des fournisseurs; abandon
d'une partie du passif;

Abandon des activités déficitaires compte tenu des coûts actuels encourus (coûts de
l'énergie): abandon probable des activités de filature et de tissage au profit de l'importation
de tissus écrus;

Développement des activités financièrement rentables: impression, confection,...;

Négociation avec le Gouvernement sur les conditions fiscales de fonctionnement de la STT


au delà de Décembre 1990 (date d'expiration de la Convention d'Etablissement).

Ce plan de restructuration de la STT, de même que la préparation des négociations avec les
créanciers et avec le Gouvernement pourront faire l'objet de la 2 ème phase de l'Etude.

3. TERMES DE REFERENCE DE PHASE 2

3.1. Les orientations

Le maintien de la STT dans son statut actuel est accepté. La restructuration de la STT devra
prendre en compte trois aspects essentiels :

La situation financière actuelle de la société, son endettement et les charges financières


qui pénalisent sa compétivité ;

La rentabilité des activités d'exploitation de l'entreprise en fonction :

. du coût des facteurs : matières premières et énergie,

. des performances de production,

. des prix de vente en fonction des contraintes de marché

Les perspectives de développement des activités en fonction des contraintes financières, des
contraintes de marché et des contraintes techniques.

3.2 Composantes de l'étude de 2ème phase

L'étude de 2ème phase comprendra :

1. L'analyse détaillée de la rentabilité des différentes activités de la STT : activités


traditionnelles et activités nouvelles ;

2. L'analyse des indicateurs de structure financière et des indicateurs de performance de


gestion de la STT : ratios d'endettement, fonds de roulement, ratio de liquidité, service de
la dette, taux de rentabilité des immobilisations,...;
8

3. L'analyse détaillée du programme de redressement de la STT dont la communication sera


faite au Consultant par la Direction Générale de l'entreprise ;

4. Les projections à 5 ans des bilans, des comptes d'exploitation et des tableaux de
financement ; élaboration de simulations permettant d'apprécier les problèmes posés par :

. la réalisation d'un programme d'investissements pluriannuel face à l'endettement de


l'entreprise ;

. l'application d'une fiscalité de droit commun à compter de 1990,

. l'application d'un niveau de coût de l'énergie plus raisonnable, etc...


ANALYSE FINANCIERE
10

. - PRESENTATION ET ANALYSE DES ETATS FINANCIERS

l.l- Evolution du bilan de la STT de 1984 à 1989

-'évolution du bilan simplifié, du résultat net et du fonds de roulement de la STT de 1984 a


989 est présentée au tableau 1.1 ci-après (les bilans détaillés sont présentés en Annexe li :

Tableau 1.1

BILANS SIMPLIFIES DE LA STT DE 1984 A 1989

En Millions de FCFA

K CTI F 1984 1985 1986 1987 1988 1989

m mob. nettes 902 1 369 1 486 1 425 1 448 1 481

stocks 2 507 3 186 3 322 2 817 2 607 2 561

Clients 392 511 671 353 917 1 319

Divers 581 336 344 445 232 273

TOTAL 4 382 5 402 5 823 5 040 5 204 5 634

PASSD7

Capitaux propres (1) 322 472 324 -512 -1 304 -1 764

Dettes long terme 1 262 1 964 2 230 2 098 1 985 2 74;i

Fournisseurs 1 480 1 517 1 489 1 565 2 634 2 871

Divers 1 122 910 1 019 970 900 862



Trésorerie (2) 196 539 761 919 989 922

TOTAL 4 382 5 402 5 823 5 040 5 204 5 634

RESULTAT NET -499 + 150 -149 -836 -792 -460

FONDS DE ROULEMENT + 682 + 1 067 + 1 068 + 161 -767 -502

(1) y compris résultat de l'exercice


(2) solde négatif de trésorerie (passif-actif des comptes caisses et banques)
11

L'évolution du bilan de la STT de 1984 à 1989 montre que sa situation financière, déjà critique ai
31/12/88 s'est encore dégradée au cours de l'exercice 1989 :

- résultat net de - 460 MF CFA en 1989 après des pertes de 792 MFCFA en 1988 et 836 MFCFA en 1987

- fonds de roulement négatif de - 502 MFCFA en 1989 (-767 MFCFA en 1988).

- situation nette de - 1 764 MFCFA en 1989 (- 1 304 MFCFA en 1988)

- très fort accroissement de l'endettement en 1989 (2 743 MFCFA au lieu de 1 985 MFCFA fin 1988).

D'une manière générale, la situation financière de la STT s'est dégradée régulièrement depuis 1985.

Les pertes cumulées de la STT représentent au 31/12/1989 3,3 fois le montant du capital social de I.
société : la STT est légalement en état de liquidation. Seule la nature de ses principaux partenaires (Etal:
tchadiens, allemand et français) lui permet de poursuivre ses activités. Toutefois, même dans ce contexte
la STT se heurte aujourd'hui à de telles difficultés financières, de trésorerie en particulier, que I;
poursuite de ses activités est compromise à très court terme.

Seule une restructuration en profondeur de l'ensemble de son bilan et un apport de liquidités peut lu
permettre de se redresser à moyen ou long termes

1.2 - Analyse de la structure Financière

L'évolution des principaux indicateurs de structure financière est présentée au tableau 1.2
ci-après :

Tableau 1.2 : Indicateurs de structure financière

1lattos de fonds de roulement 1984 1985 1986 1987 1988 1989

1 - FR/CA (en nombre de mois) 1.7 1,8 2,0 0.4 -2,3 -1,2

2 - Stocks (en mois de consomm.) 7,6 7,3 8,5 10,4 10,9 8,9

3 - Clients (en jours de C.A.) 29 26 37 28 84 91

4 - Fournisseurs (en j. d'achats) 135 105 114 174 332 301

S • Liquidité (en mois de C.A.) -0,5 -0,9 -1.4 -2.5 -3,0 -2,1

Ratio, d'autonomie finanoère 1984 1985 1986 1987 1988 1989

1 - Situation nette
Capital social 0,4 0,6 0.4 -0.6 -1,6 -2,2

2- Emprunt L.T.
Capitaux permanents - 0,8 0,8 0,9 1,3 2,9 2.8

3 - MBA
Emprunts -0.30 0,14 0,01 -0,30 -0,29 -0,09
12

L'évolution des ces indicateurs nous conduit aux observations suivantes :

Ratios de fonds de roulement

1 - Le ratio de fonds de roulement qui est l'excédent des capitaux permanents sur les valeurs
immobilisées devient négatif à partir de 1988 et marque ainsi la perte d'autonomie
financière de la Société.

2 - Le ratio de rotation des stocks qui correspond à la vitesse moyenne de rotation des stocks
devient très important à partir de 1987 et marque une légère diminution en 1989. Ceci
dénote un maintien du niveau de production malgré une baisse de la production vendue.

Situation inquiétante si la tendance se confirme en 1990 et en cas de dévalorisation rapide


de ce stock.

3 - Le ratio clients qui indique combien le poste clients représente de jours moyens de chiffre
d'affaires marque une progression importante en 1988 et 1989, alors qu'on assiste à la fois
à une baisse de chiffre d'affaires et à une augmentation du poste clients en valeur absolue
(nombreuses créances à l'exportation non réglées). L'augmentation excessive de ce crédit
clients est significative de problèmes majeurs de recouvrement de créances ayant une forte
incidence sur la trésorerie de la société.

4 - Le ratio fournisseurs est en forte progression en 1988 et atteint environ 8 mois de


consommation moyenne. La cause en est principalement le non-paiement des factures
d'électricité depuis début 1988 ainsi que de Coton-Tchad. Ce crédit fournisseurs finance les
stocks pléthoriques de la société.

5 - Le ratio de liquidité est en permanence négatif et marque la dépendance de la société


vis-à-vis de ses partenaires financiers (banques).

Ratios d'autonomie financière

1 - Ratio toujours inférieur à 1 et devenant négatif à partir de 1987. En 1989 le montant


négatif cumulé de situation nette représente plus de deux fois le capital social. La STT
devrait légalement être liquidée ; elle ne peut poursuivre son activité sans restructuration
de son bilan et apport massif de capitaux propres.

2 - La disparition des capitaux propres par absorption des pertes entraine un ratio
d'autonomie financière très mauvais. La société est en totale dépendance vis-à-vis de ses
préteurs.

3 - Le rapport de la marge brute d'autofinancement sur le montant des emprunts indique la


capacité de la société à rembourser ses emprunts. A part l'année 1985, la société ne s'est
encore jamais trouvée en position de pouvoir financer elle-même le remboursement de ses
emprunts : elle ne peut financer ce remboursement que par l'accroissement de ses dettes à
court terme (banques ou fournisseurs divers).
13

1.3 - Evolution du compte d'exploitation générale de la STT de 1984 à 1989

L'évolution du compte d'exploitation générale simplifié, du résultat net et de la marge brute


d'autofinancement (M.B.A.) de la STT est présentée au tableau 1.3 ci-après (les comptes
d'exploitation détaillés sont présentés en Annexe 2) :

Tableau 1.3 : Comptes d'exploitation simplifiés de 1984 à 1989


(montants en Millions de FCFA)

Ratios de fonds de roulement 1984 1985 1986 1987 1988 1989

Chiffre d'affaires net U> 4 871 6 991 6 453 4 477 3 911 5 193
Achats consommés (2) 3 937 5 218 4 706 3 235 2 858 3 438

Marge brute 934 1 773 1 747 1 242 1 053 1 756


Consommations extérieures 359 521 500 500 669 760

Valeur ajoutée 575 1 252 1 247 742 384 996


Frais de personnel 664 717 827 849 1 001 1 015
Impôts et taxes 25 41 40 40 33 49
Amortissements et provisions 157 207 230 351 420 258

Résultat d'exploitation -271 287 150 -498 -1 070 -326


Frais financiers 156 279 371 354 426 336

Résultat courant -427 8 -221 -852 -1 496 -662


Produits divers (3) -721 142 72 16 704 202

Résultat net -499 150 -149 -836 - 792 -460

M.B.A. -380 284 14 -636 - 581 -239

(1) Chiffre d'affaires après déduction des remises et hors produits divers de l'exercice.

(2) Achats consommés, y compris stocks consommés.

(3) Produits divers de l'exercice et produits ou charges exceptionnels hors exploitation.


14

L'évolution des comptes d'exploitation de la STT montre que l'offensive commerciale menée en
1989 a porté ses fruits et s'est traduite par une très forte hausse du chiffre d'affaires et de la
marge brute qui a retrouvé en 1989 son niveau de 1985 et 1986.

11 faut noter toutefois que cette croissance s'est réalisée en grande partie par une très forte
augmentation des exportations, pour lesquelles les ventes sont effectuées à perte et les
recouvrements de créances sont particulièrement difficiles générant de ce fait de lourds frais
financiers et une mobilisation importante de trésorerie.

L'exercice 1989 s'est soldé par une perte nette de 460 MFCFA, moins importante que celles de
1987 et 1988, mais néanmoins encore considérable. La marge brute d'autofinancement est encore
fortement négative, mais moins qu'en 1987 et 1988.

D'une manière générale, l'exercice 1989 marque une amélioration de l'exploitation par rapport
aux deux années précédentes (1987,1988) mais est néanmoins encore fortement déficitaire,
générant de ce fait de nouveau une forte dégradation de la situation financière générale de la
STT

1.4 - Analyse des indicateurs de rentabilité et i

L'évolution des principaux indicateurs d'exploitation est présentée au tableau 1.4 ci-après :

Tableau 1.4 : indicateurs de rentabilité et divers (en pourcentage)

Ratios de rentabilité et divers 1984 1985 1986 1987 1988 1989

1 - Résultat net -10,2 2,1 -2,3 -18,7 -20,2 -8,9


Chiffre d'affaires

2 ■ M.B.A. -7,8 4,1 0,2 -14,2 -14,9 -4,6


Chiffre d'affaires

3 - Valeur ajoutée 11,8 17,9 19,3 16,6 9,8 19,2


Chiffre d'affaires

4- Marye brute 19,2 25,4 27,1 27,7 26,9 33,8


Chiffre d'affaires

5- Frais financiers 3,2 4,0 5,7 7,9 10,9 6,5


Chiffre d'affaires

6- Résultat net -55,3 10,9 -10,0 -58,7 -54,7 -31,1


Immobilisations
15

L'évolution de ces indicateurs nous conduit aux observations suivantes :

- Tous les ratios indiquent une très nette amélioration par rapport à 1987 et 1988;

- Les ratios 1 et 2 sont continuellement négatifs de 1984 à 1989, hormis l'année 1985 ; la
STT voit sa situation nette et sa capacité d'autofinancement se dégrader d'année en année
pour devenir très fortement négatives en 1989.

- Les frais financiers sont toujours trop lourds en 1989.

- Le ratio de rentabilité des immobilisations n'est pas significatif du fait des pertes
enregistrées.

• Les ratios de valeur ajoutée et de marge brute atteignent en 1989 leur meilleur niveau
depuis 1984.

D'une manière générale, du point de vue de l'exploitation, l'exercice 1989 se caractérise par une
nette amélioration par rapport aux exercices 1987 et 1988, dans le sens où on constate en 1989
un ralentissement du rythme de dégradation de la situation générale de la STT, sans pour
autant que le processus de dégradation lui-même ait été enrayé.

1.5 Tendances observées au début de 1990

Compte tenu des résultats qui étaient disponibles en mai 1990, à savoir les résultats enregistrés
sur les quatre premiers mois de 1990, les principales observations sont les suivantes :

- les prévisions initiales n'ont pas pu, et de loin, être réalisées : le chiffre d'affaires réalisé
sur les quatre premiers mois n'atteint pas 50 % du chiffre d'affaires prévisionnel initial
envisagé pour cette période.

- de ce fait, le budget a été réajusté à la baisse. Les projections financières qui résultent
de ces reajustements mènent à un résultat prévisionnel d'exploitation (perte) de l'ordre de
- 600 MFC FA pour l'exercice 1990. Le résultat d'exploitation réel enregistré sur les quatre
premiers mois est déjà de près de • 240 MFCFA.

Il faut donc s'attendre en 1990 à un exercice de nouveau très fortement déficitaire à une
nouvelle très forte dégradation de la situation financière, menant éventuellement à un arrêt
prolongé total ou partiel de l'activité.

1.6 Conclusions

A mi 1990, la STT est quasiment en état de cessation de paiements et risque de se voir


contrainte d'arrêter, au moins temporairement, tout ou partie de son activité.

Aucun redressement durable de la situation financière de l'entreprise n'est envisageable sans


une restructuration complète de son bilan et sans apport massif de capitaux propres.

La STT a à cet effet élaboré un plan de redressement prévoyant en particulier un nombre


considérable de mesures financières allant dans ce sens (effacement de dettes, apports de
capitaux, moratoires...). La présentation détaillée de ce plan fait l'objet du chapitre suivant.
16

2 - ANALYSE DES PRIX DE REVIENT

2. 1. Bases de calcul

Cette analyse des prix de revient a été effectuée à partir d'états informatiques fournis par la
STT, établis en mars 1990, et portant sur l'ensemble de l'exercice 1989. La production de la
STT a été répartie en 13 catégories de produits.

Tous les critères de ventilation des charges entre les différents produits et les différents
ateliers ont été repris des documents fournis par la STT.

La Habilité des résultats obtenus est bonne sauf peut être pour trois catégories de produits
pour lesquels le coût du tissu de base n'a pu être estimé avec précision :

- robe : coût du tissu de base - écrus STT - estimé à 148 F/m en évaluant les stocks d'écrus
STT consommés (cf tableau 2.3) pour chaque produit à leur prix de revient 1989 (cf tableau 2.2)
et sur la base d'une consommation globale d'écrus STT en stock en 1989 de 988 km pour une
valeur totale de 232 MF CFA. Si on se base pour la robe sur des écrus à 235 F/m (prix moyen
du stock d'écrus consommé en 1989) on obtient alors un prix de revient avant frais de
structure de 426 F/m et un prix de revient complet de 567 F/m lau lieu de respectivement
342 F/m et 483 F/m dans notre estimation).

- voile polyester et négoce : le tissu de base a été évalué conformément aux documents fournis
par la STT, à savoir 338 F/m pour le voile polyester et 1 198 F/m pour le négoce. Toutefois, le
prix indiqué pour le voile polyester nous semble faible ; le prix de référence du voile importé
indiqué pour 1989 par la STT dans son plan de restructuration est d'ailleurs de 749 F/m. Il y a
donc éventuellement certaines imprécisions dans le calcul du prix de revient de ces produits.

Toutefois, les imprécisions concernant la robe, le voile polyester et le négoce n'ont pas
d'incidence majeure sur les calculs effectués pour 1989 (prix de revient, marges par produit,
contribution au résultat d'exploitation) car les quantités et les montants relatifs à ces produits
en 1989 sont négligeables par rapport à l'ensemble : ces trois produits réunis n'ont en effet
représenté en 1989 que 2,3 % des ventes - en quantité - et 3,3 % du chiffre d'affaires.

Par ailleurs, les charges enregistrées pour 1989 sur les états informatiques fournis par la STT
et ayant servi de base aux calculs d'élèvent globalement à 5 698 MF CFA au lieu de 5 767
MFCFA de charges inscrites au compte d'exploitation (3ème arrêté). L'erreur qui résulte de cet
écart est négligeable, de l'ordre de 1 %.

2.2. Résultats
Les résultats des calculs effectués sur la base de 1989 pour chacune des 13 catégories de
produits de la STT sont présentés dans les tableaux suivants :

- Tableau 2. 1 : répartition des coûts proportionnels par atelier et par produit.

- Tableau 2.2 : prix de revient des écrus fabriqués par la STT en 1989 (hors frais de structure)

- Tableau 2.3 : emplois-ressources des tissus traités en manutention.

• Tableau 2.4 : coûts proportionnels de transformation en manutention.

- Tableau 2.5 : coûts de transformation en manutention (hors frais de structure).

- Tableau 2.6 : prix de revient complets des produits STT en 1989

- Tableau 2.7 : comparaison prix de revient-prix de vente 1989


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2.3. Conclusions

Les conclusions portent sur l'analyse des marges r éalisées sur chaque produit et la contribution
de chaque produit au résultat d'exploitation. Les résultats de synthèse sont présentés au tableau
2.8 ci-après.

11 en ressort que :

- seules quatre catégories de produits génèrent des marges bénéficiaires. Ces quatre catégories
ont contribué en 1989 pour 19 % au chiffre d'affaires, 13,3 % aux quantités vendues et 20,6 %
aux quantités produites. Dans les conditions de 1989, 80 % de la production de la STT était
déficitaire et 87 % des ventes ont été effectuées à perte.

- les pertes réalisées à l'exportation représentent 86 % des pertes d'exploitation globales de


l'exercice. Ces pertes à l'exportation sont essentiellement dues au pagne best et à l'écru grey
baft.

- les pertes réalisées sur le marché tchadien sont relativement faibles et sont essentiellement
dues aux écrus grey baft et americani léger. La STT semble avoir pu réduire ces pertes fin 1989
et début 1990 grâce à de fortes augmentations de tarifs sur ces produits qui n'auraient pas eu
d'incidence négative sur la demande.

Compte tenu des observations qui précèdent, les grandes orientations de la STT devraient être
les suivantes :

- limitation au strict minimum des ventes à l'exportation des produits non rémunérateurs (pagne
best et écrus en particulier) ;

- développement intensif de ventes des pagnes au Tchad ;

- limitation au strict minimum des ventes d'écrus au Tchad car même les tarifs réévalués (252
F/m pour l'americani et 337 F/m pour le grey baft) ne couvrent pas les prix de revient
complets de 1989 de ces produits (on verra toutefois que cette remarque peut être atténuée car
ie prix de revient moyen prévisionnel des écrus devrait baisser dès 1990 pour s'établir à terme
à 312 F/m, ce qui limiterait les pertes enregistrées sur ces produits) - cf § 326 -) ;

• développement des produits nouveaux à forte marge.

Ce sont effectivement ces orientations qui ont été retenues par la STT pour l'établissement de
son plan de redressement (cf chapitre suivant).

Le succès de cette stratégie repose sur l'existence effective de possibilités de développer


fortement les ventes de pagnes et de produits nouveaux à forte marge sur le marché tchadien ;
dans le cas contraire, non seulement la STT enregistrera un manque à gagner sur le marché
tchadien mais sera contrainte comme en 1989 pour tenter de couvrir une partie de ses charges
fixes et de se créer de la trésorerie (plutôt que d'immobiliser des stocks) de se retourner vers
les ventes déficitaires à l'exportation ou sur le marché tchadien.
26

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a - PRESENTATION DETAILLEE DU PLAN DE REDRESSEMENT DE LA STT

3. 1 . La problématique actuelle

3. 1. 1. Le marché Ichadien

En mars 1089. la STT estimait que son marché était constitué »le la manière suivante ton
kilomètres de tissu par ani :

Marché annuel des produits fabriques par STT km, an

Panne .r,.-,0<)
Robe :»50
Toile, cretonne 000
Ecru 1200
Voile 1000
Divers 000

Total 0250

Autres produits isubslituables. non fabriques par STT)

Synthétique 1 400
Bazin 1000
Friperie :>:$50

Total 5750

Total général 15000

Le marché total était donc estimé par la STT à 1.1 mètres par an par habitant (ou environ l>
yards par femme et par an».

Le tableau ci-après donne l'évolution des ventes de la STT sur le marché local de 1984 à 1000
par catégorie de produits (en km/an et en MFC FA. ani :

1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 Marche


(prévisions) 1989

Pagne 6000 7700 "200 5900 4247 4665 4300 5500

Robe îrpnaee 60 400 530 350 110 130 350

Toile cretonne 280 440 380 350 169 D3 600

Eau 1400 1900 :300 1900 851 1054 600 1200

yoile icoton + polyester) 200 120 100 90 140 1000

Divers STT 200 270 130 170 100 364 600

Friperie/divers 5750

Total (ta) 7940 10910 13410 8770 5567 6486 5700 15000

Chiffre d'affaires Tchad (en 4487 4797 4102 2858 3522 3595
28

De 1985 à 1989 les quantités vendues ont subi une baisse de 40 % qui a en particulier touché le
pagne (-39 %) et l'écru (-45 %) qui représentaient à eux deux 88 % du métrage vendu au Tchad
en 1985 comme en 1989.

Les résultats déjà enregistrés sur les quatre premiers mois de 1990 ne font que confirmer la
permanence de fortes tendances à la baisse des ventes sur le marché tchadien (baisse globale
prévisionnelle de 12 % du métrage vendu au Tchad par rapport à 1989).

Les causes invoquées par la STT pour expliquer ces pertes considérables de parts de marché
sont :

. la baisse du cours du Naïra depuis 1986 qui a favorisé l'importation légale et


frauduleuse de Wax et Fancy nigérians à des prix très bas.

. l'importation frauduleuse de voile synthétique du Soudan qui a supplanté le voile coton


produit par la STT.

. l'apparition, depuis la fin de 1989, d'importations frauduleuses de friperie alors que ces
importations sont interdites par décret depuis 1987.

3.1.2. Le marché export

[>es ventes à l'exportation, après avoir connu une très forte régression en 1987, ont subi une
très forte hausse en 1988 et 1989. Les prévisions pour 1990 sont à la baisse. Le tableau ci-
après présente l'évolution du chiffre d'affaires export de la STT de 1985 à 1990 (projection) :

Exportations STT (en MFCFA)

Année 1985 1986 1987 1988 1989 1990


(projection)

C. A. export 1904 1381 299 1116 1704 606

Cette croissance des exportations s'est traduite par :

- un niveau très élevé des transports sur ventes à T'exportation (120 MFCFA en 1989)

- un gonflement massif des créances sur les clients, de 400 MFCFA de 1988 à 1989 (la STT
possédait au 31/12/89 un montant de créances sur ses clients à l'exportation de l'ordre de 600 à
700 MFCFA soit près de la moitié de la totalité du compte clients de son bilan).

La croissance des exportations s'est donc traduite par un accroissement considérable des
problèmes de trésorerie de la STT et des frais financiers qui en découlent (découvert bancair e
au taux annuel de 19 %).

Compte tenu du prix de vente moyen pratiqué à l'exportation très inférieur au prix de revient
moyen des produits exportés (essentiellement du pagne best) et des charges financières que les
ventes à l'exportation ont générées pour la STT (cf ci-avant), la rentabilité globale des
exportations a été fortement négative en 1989.
29

3.1.3. Le cadre réglementaire

La STT bénéficie depuis 1965 d'une convention d'établissement passée avec le Gouvernement
tchadien. La durée de cette convention est de 25 ans, la STT devant être soumise au régime de
droit commun à compter du 6/12/1990.

A la demande de la STT, le Gouvernement tchadien a prorogé de 3 ans la durée de cette


Convention, soit jusqu'à la fin de 1993.

La prorogation de la Convention est considérée par la STT comme une condition absolument
indispensable pour pouvoir mener à bien le plan de redressement qu'elle a élaboré.

Les avantages majeurs garantis à la STT par la Convention sont d'ordre économique et fiscal :

- garanties économiques (titre IV) :

. engagement de l'Etat à prendre toutes mesures de protection contre les importations de


produits concurrents de ceux de la STT susceptibles de perturber le marché intérieur du
textile (article 14).

. exonération de toute taxe ou surtaxe intérieure sur le fuel ou le gas-oil nécessaire au


fonctionnement de la STT (article 16).

. prix de cession du coton établi en référence au cours mondial hors prélèvements


douaniers, fiscaux et tarifaires et hors frais non exposés-transport et commercialisation
en aval de Sarh - (article 16).

cession de l'électricité par la STEE à son prix de revient, à déterminer


contradictoirement entre la STT et le Gouvernement (article 16).

- garanties fiscales :

. stabilité des impôts, contributions, taxes fiscales et droits fiscaux de toute nature qui
lui sont applicables à la date de la mise en application de la Convention, tant dans leur
assiette et dans leur taux que dans leurs modalités de recouvrement (Code des
investissements, titre IV, article 38).

. admission des matériels d'installation et d'équipement aux taux réduits de droits et


taxes d'entrée - taux global moyen de l'ordre de 5 % - (Code des investissements, titre
II, chapitre 2).

. exonération des droits et taxes d'entrée sur la matières premières et produits utilisés
dans la fabrication des produits de la société (Code des Investissements, titre II, chapitre
2).

La STT est admise au régime de la taxe unique : cette taxe de 7 % du chiffre d'affaires est
facturée aux clients tchadiens par la STT et reversée à l'Etat ; elle n'est pas facturée à
l'exportation vers les pays de l'UDEAC, c'est le revendeur qui la facture dans le pays de
destination.

Les problèmes qui se posent sur le plan réglementaire concernent :

- la prorogation de la Convention au delà de 1993 ; la STT estime que c'est une condition
indispensable à la poursuite de l'exploitation.
- les modalités d'application de la Convention ; la STT estime que la Convention n'est pas
intégralement appliquée et qu'on lui réclame indûment de l'ordre de 300 à 350 MFCFA par an.
30

3. 1.4. La situation financière

Comme cela a été montré au chapitre 1, la situation financière de la STT au 3 1/12/ 1989 est
catastrophique :

- les capitaux propres sont de - 1764 MFCFA ; le capital est entièrement consommé depuis
1987, des pertes considérables ont été enregistrées sur les trois derniers exercices (836 MFCFA
en 1987, 792 MFCFA en 1988, 460 MFCFA en 1989).

- le fonds de roulement est fortement négatif depuis deux ans (- 767 MFCFA fin 1988, - 502
MFCFA fin 1989). La STT a une trésorerie négative de plus de 900 MFCFA depuis 1987 ce qui
se traduit par un découvert bancaire du même ordre générant de très importants fiais
financiers.

- la STT a de très importantes dettes vis à vis de ses fournisseurs et en particulier en ce qui
concerne :
. la STEE : 1 130 MFCFA au 31/12/1989
. Cotontchad : 467 MFCFA au 31/12/1989.

Sans restructuration financière globale, la STT se trouvera à très court terme dans
l'impossibilité de poursuivre son exploitation.

3. 1.5. Les investissements

L'outil de production, bien que très bien entretenu, est très ancien et nécessite d'être
modernisé : il est indispensable pour garantir la viabilité technique à moyen terme des
installations de réaliser un certain nombre d'investissements.

A cet effet, la STT a défini un programme d'investissements qu'elle réalise et met à jour
régulièrement depuis 1987. Les financements nécessaires pour réaliser ces investissements
proviennent essentiellement de la DEG (Ministère de la Coopération de R.F.A), de la C.C.C.E
(Caisse Centrale de Coopération Economique) et de la BEI (Banque Européenne
d'Investissement). Le programme d'investissements de la STT est présenté au paragraphe 3.2.5.

La STT n'ayant aucune capacité d'autofinancement et n'ayant plus la capacité d'accéder à des
crédits bancaires classiques compte tenu de sa très mauvaise situation financière et de son très
fort endettement à fondé son programme d'investissements sur l'utilisation du solde des trois
prêts ci-dessus mentionnés accordés à des conditions privilégiées.

Les questions qui se posent en matière d'investissements sont les suivantes :

- les investissements programmés et financés sont-ils suffisants pour assurer à terme le bon
fonctionnement de l'ensemble de l'outil de production tant en ce qui concerne la capacité
effective de production que la qualité des produits ? Sinon, comment la STT trouvera-t'elle les
financements nécessaires aux investissements supplémentaires ?

- quel est le montant des investissements de renouvellement nécessaires pour maintenir à terme
l'outil de production en état de réaliser les performances attendues en quantité et en qualité ?

3. 1.6. Les prix de vente et les prix de revient

L'analyse de la marge nette réalisée sur chaque catégorie de produit et de la contribution de


chaque produit au résultat d'exploitation (cf tableau 2.8) met en évidence que les prix de vente
pratiqués en 1989 pour les principaux produits sont très nettement inférieurs aux prix de
revient correspondants.
31

Le tableau ci-dessous rappelle ces résultats

Pagne Ecru Ecru


best grey baft américain
léger

Prix de revient complet


len FCFA/'m)

. à base d'écru STT 591 386 298


. à base d'écru importé 566

Prix de revient moyen 579 386 298


(en FCFA/m)

Prix de vente moyen


(en FCFA/m) 527 167 157
dont

.Tchad 594 210 157


. export 460 133
. second choix 52 1

Contribution au résultat
d'exploitation 1989 len MFCFA) - 312 -268 -71

dont :
. Tchad +41 - 97 -71
. ex port -327 -171
. second choix - 26

Ces trois produits, qui contribuent pour 66 % au chiffre d'affaires 1989 et au métrage
produit en 1989 et pour 74 % au métrage vendu en 1989, génèrent en 1989 une perte
d'exploitation globale de 650 à 700 MFCFA, soit la totalité de la perte d'exploitation de
l'exercice (avant profits et produits divers) ; les exportations de best et de grey baft
génèrent à elles seules au moins 500 MFCFA de perte d'exploitation en 1989 pour un
chiffre d'affaires correspondant de 1350 MFCFA (1).

(1) Les calculs donneraient des résultats encore plus défavorables à l'exportation si on
imputait spécifiquement les charges de transports sur vente à l'exportation et les
frais financiers liés au non recouvrement des créances export aux prix de revient
des produits exportés au lieu de les considérer comme des charges de structure
imputables à l'ensemble des produits.
II y a donc inadéquation majeure entre les prix de revient actuels des produits principaux et les
prix de vente pratiqués sur le marché local et surtout à l'exportation.

La poursuite de l'activité de la STT suppose obligatoirement de rééquilibrer ses prix de vente,


ses prix de revient et son mtx produit de manière a dégager un résultat net d'exploitation
positif. Il faudra donc estimer la faisabilité (en fonction des capacites techniques de la STT et
des caractéristiques des différents segments du marché) :

• d'une hausse des prix de vente des différents produits 1 Tchad et export)
- d'une réduction sensible des charges d'exploitation
- du rééquilibrage des quantités produites en faveur des produits à plus forte marge bénéficiaire
- du développement éventuel de nouveaux produits à forte marge
- de l'abandon éventuel des productions fortement déficitaires.

3.2. Les hypothèses retenues par la STT pour son plan de redressement.

3.2. 1. Le marché tchadien

Le tableau ci-dessous présente les projections de la STT jusqu'à 19U8 concernant les
quantités vendues sur le marché tchadien :

Quantités vendues au Tchad (en kilomètres)

Réalisations Projections

Produit (1) 87 88 89 90 91 92 93 94 95 % 97 98

Pagnes 5900 4247 4665 4300 6000 6000 6100 6200 6300 6400 6500 6600

écrus 1900 851 1054 600 700 700 700 700 700 700 700 700

voile polyester ! 1 19 400 650 650 650 650 650 650 650 650
1 970 1 469
autres produits 1 1 748 400 450 650 650 650 650 650 650 650

Total 3770 5567 6486 1 5700 7800 8000 8100 8200 8300 8400 8500 8600

(1) Pagne : super-print, best, aiust - haut de canne


écru : grey-baft, américain léger
33

La STT suppose que les ventes de pagnes au Tchad retrouveront dès 1991 leur niveau de 1987
(soit une hausse de 40% de 1990 à 1991) grâce à une intervention efficace du Gouvernement
tchadien pour mettre fin aux importations frauduleuses de pagnes et de friperie, essentiellement
en provenance du Nigéria.

La STT prévoit par ailleurs le développement d'un produit nouveau, le voile polyester, afin de
prendre une part du marché important de ce produit au Tchad, actuellement dominé par des
produits importés du Soudan, d'Arabie Saoudite ou d'Extrême Orient. Ce marché estimé à 1000
km par an par la STT en 1989 serait donc détenu dès 1991 à 65% par la STT; là encore
l'intervention de l'Etat est supposée être assez efficace pour limiter les importations
frauduleuses de voile polyester.

Les investissements nécessaires à la fabrication de ce nouveau produit ont été réalisés en 1989
(achat d'une calandre transfert). Cette machine doit permettre de transformer le voile polyester
importé non imprimé en produit commercialisable (voile imprimé) sans générer de charges autres
que l'achat des voiles importés (amortissements négligeables, utilisation d'un seul agent de
production, produits nécessaires à l'impression inclus dans les lots de voiles importés, peu de
dépenses énergétiques).

Les prévisions concernant les écrus et autres produits sont inférieures aux quantités vendues de
1987 à 1989 et n'appellent pas de remarques particulières.

3.2.2. Le marché export

La STT enregistre d'ores et déjà une baisse brutale des quantités vendues à l'exportation de
1989 à 1990, conséquence logique des problèmes rencontrés dans ce domaine en 1989 : les
projections réajustées au 30/04/90 prévoient des ventes à l'exportation de 1200 km en 1990 pour
3970 km en 1989.

Les projections se basent ensuite sur une stabilité des quantités exportées ( 1200 km/an) jusqu'à
1994 puis sur une baisse régulière de 100 km/an jusqu'à 1998 pour atteindre le niveau de 800
km/an.

La STT compte donc réorienter l'essentiel de ses ventes sur le marché tchadien mieux connu,
plus accessible, bien couvert par son réseau de distribution, et sur lequel elle peut espérer
pratiquer des prix plus élevés qu'à l'exportation tout en faisant l'économie de charges
spécifiques à l'export (transport aérien, découverts bancaires...).

3.2.3. Le Cadre réglementaire

La STT base son plan de redressement sur deux hypothèses :

- le maintien du régime douanier UDEAC actuel sur la période, la STT bénéficiant toujours du
régime de la taxe unique dans les conditions actuelles.

- la prolongation de la Convention d'établissement à long terme (au moins jusqu'à 1998) et


l'application stricte des termes de cette Convention, si ce n'est dans les conditions prévues et
spécifiées en 1965, au moins aux conditions de 1989/1990 (sans modification ultérieure des
assiettes et des taux de taxation).

Le premier point est considéré comme acquis, rien ne laissant supposer dans le contexte actuel
qu'il puisse être remis en cause.

Par contre, rien n'autorise à penser que la Convention d'établissement de la STT, venant à
échéance en décembre 1990 et reconduite pour 3 ans par le Gouvernement tchadien, sera
prorogée au-delà de 1993.
34

L'impact de l'application de la Convention d'établissement sur la STT et l'Etat fait l'objet du


tableau récapitulatif présenté ci-aprés.

Une liste détaillée des taxes applicables à la STT est fournie en annexe 3 avec les taux en
vigueur en 1965 et en 1988.

Sur la base de 1989, la Convention d'établissement a eu un impact favorable sur la STT de


l'ordre de 230 MFCFA par an qui se décomposent ainsi :

- Taxe UIC (OFNAR) 50 MFCFA


- IMF sur résultats négatifs 70 MFCFA
- Taxe d'apprentissage 8 MFCFA
- 1CA1 sur assistance 2 MFCFA
- Droits et taxes à l'importation
sur équipements et pièces détachées 100 MFCFA environ

En cas de bénéfice, l'exonération de ITMF disparaîtrait mais la STT bénéficierait alors de la


réduction du taux d'imposition sur les bénéfices.

La STT estime que l'application stricte de la Convention devrait se traduire pour elle par un
montant supplémentaire d'exonération de 420 MFCFA par an sur la base de 1989 dont:

- 1 18 MFCFA d'exonération de droits et taxes (à raison de 79 FCFA/litre) sur les


consommations de fuel et de gas-oil.

- 171 MFCFA d'exonération de la même taxe incluse dans les prix du kwh facturé par la STEE
à raison de 24 F/kwh (0,33 I gas-oil par kwh) alors que la Convention stipule que l'électricité
sera facturée à la STT à son prix de revient (aucune mention n'est faite dans la Convention
des taxes à prendre en compte ou à ne pas prendre en compte dans le calcul de ce prix de
revient).

- 100 MFCFA environ d'exonération de droits et taxes divers perçus à l'entrée au Tchad des
importations de consommables (type taxe statistique, etc...)

- 10 MFCA sur la TCA applicable aux frais financiers.

Sur le premier point, intégré dans les projections financières de la STT, un accord officiel est
intervenu de la part du Ministère du Commerce et de l'Industrie.

Sur les deuxième, troisième et quatrième points, aucun accord officiel n'existe et la STT n'a pas
intégré ces exonérations potentielles dans ses projections financières.

Sur base de 1989, l'impact global pour la STT de la Convention d'établissement telle qu'elle est
applicable actuellement et prise en compte dans les projections financières de la STT jusqu'en
1998 ressort donc à environ 350 MFCFA d'exonérations de taxes par an (hormis l'incidence
éventuelle ultérieure sur les impots sur le bénéfice ; le taux d'imposition sur les bénéfices
retenu par la STT pour ses calculs est de 38 % au lieu de 45 % en droit commun).

Les craintes essentielles de la STT concernant cette Convention sont les suivantes :

- l'adjonction de taxes nouvelles et la modification des taux applicables, contrairement aux


dispositions de l'article 38 du Code des Investissements.

- la suppression du bénéfice de la Convention laisserait libre cours au Gouvernement de créer


de nouvelles taxes définies arbitrairement et auxquelles la STT ne pourrait légalement se
soustraire.
35

TABLEAU DE COMPARAISON DES TAXES ANNUELLES - BASE 1989

CONVENTION TAUX DROIT


ASSIETTE (au sens de la STT) PRATIQUES COMMUN

TUIC (QFNAR) 1 500 000 lit. O F/lit. 79 F/lit. 112 F/lit.

VALEURS (MF) 0 118.5 168

Droit fixe de
IMF SUR RESULTATS Chiffre 6 MFCFA 0 1.30 %
NEGATIF (MF) d'affaires TTC en fait 0 70

TAXES SUR LES


VEHICULES (MF) barème 0,2 0,2 0,3

TAXE APPRENTIS 740 M.FCFA Abattement S0 % Convention Abattement 0 %


SAGE Taux 4 % Taux 12 %

VALEURS (MF) 0,6 0,6 9

CCNTRIBUTICN La S.T.T. a opté pour le régime de droit comoun qui


FONCIERE lui est plus favorable.

ICAI SUR ASSIS 68,5 M.FCFA Taux 15,1 % NT Convention Taux 18,168* HT
TANCE Taux 13,125 TTC Taxe 15,375 TTC

VALEURS (MF) selon 10 10 12


déclaration

TDC Découverts 0 % 2 % 2 *
+ moratoires
VALEURS (MF) 0 20 20

TCA Découverts
+ moratoires 13,125 % 16,875 % 16,875 %

VALEURS (MF) 253 33 43 43

TAXE GASOIL
SUR S.T.E.E. 7,125 M de KW 0 F / KW 24 F/KW 24 F / KW

VALEURS (MF) 0 171 171

TOTAL PARTIEL
VALEURS 44 364 493
36

TABLEAU DE COMPARAISON DES TAXES ANNUELLES - BASE 1989 (suite)

CONVENTION TAUX DROIT


ASSIETTE (au sens de la STT) PRATIQUES COMMUN

DROITS ET TAXES 0 environ 6% (?) Taux global moyen


A L'IMPORTATION de taxes annexes de l'ordre de 40%
(+ TAXES ANNEXES( pour les produits
chimiques, 60%
pour les écrus

VALEURS (MFCFA) 1700 0 environ 100 (?) 800 MF


(dont taxe statis mais ces taxes ne
tique 1%) sont pas applica
bles si maintien
de la taxe unique
même sans conven
tion (les taxes
annexes de l'or
dre de 100 MFCFA
resteront perçues)

- investisse taux réduit environ 5% de l'ordre de 30%


ments, pièces
détachées pour
l'outil de
production

VALEURS (MFCFA) 300 à 500 15 à 25 15 à 25 90 à 150

TOTAL VALEURS (MFCFA) 60 à 70 480 à 490 570 à 640

TAXES SUR LES Chiffres A compter du


VENTES AUX d'affaires 1/1/1990 : 3%
GROSSISTES avec 0 que la STT sera 3 %
grossistes obligée de prendre
à sa charge pour
préserver la marge
des grossistes
(2,7 %)

IMPOT SUR LES Bénéfice net 27,5 % 0 45 %


BENEFICES car pertes régu
lières
37

Un exemple de l'existence réelle de tels risques est celui de la taxe C.A.A. (Caisse Autonome
d'Amortissement) : une taxe CAA spécifique pour la STT avait été instituée le 1/10/1986 au
taux de 30 FCFA/mètre produit (soit 300 MFCFA par an sur la base de 10000 km/an) puis
baissée le 11/6/88 à 15 FCFA/mètre produit. Après protestations de la STT invoquant le fait
qu'il s'agissait d'une nouvelle taxe qui n'existait pas lors de la signature de la Convention et
qui ne devrait donc pas être appliquée (article 38 du Code des Investissements) et considérant
le fait que la DEG subordonnait l'octroi de son prêt de 550 MFCFA à la STT à la non
application de cette taxe qui mettait en péril le plan de redressement élaboré par la STT, le
Président de la République a suspendu l'application de cette taxe en septembre 1988 ; la taxe
n'a toutefois pas été supprimée et peut toujours être remise en vigueur.

Outre les avantages financiers déjà mentionnés, la Convention constitue donc pour la STT le
seul texte légal lui permettant de se protéger de l'instauration éventuelle de mesures fiscales
imprévisibles et incontrôlables susceptibles de compromettre la viabilité de l'entreprise, rendant
aléatoire toute prévision à moyen terme et paralysant la prise de décisions.

Quant à l'incidence du régime de la taxe unique sur la STT, nous avons vu qu'elle est de
l'ordre de 800 MFCFA d'exonérations par an (base 1989), hors impact positif sur les possibilités
d'exportation au sein de l'UDEAC. Si ce régime devait être supprimé pour la STT, toute
perspective de poursuite de son activité disparaîtrait immédiatement, la STT ne pouvant être
concurrentielle sur l'ensemble des marchés UDEAC (Tchad compris) si elle devait répercuter sur
ses prix de vente les taxes à l'importation qui lui sont applicables calculées conformément aux
règles du droit commun.

3.2.4. La situation financière

Le plan de redressement de la STT se fonde en grande partie sur quatre opérations de


restructuration de bilan :

1) Réduction du capital social de 800 MFCFA à 400 MFCFA en 1990 suivie d'une
augmentation de capital de 250 MFCFA (en 1990 également);

2) Réévaluation des actifs immobilisés à hauteur de 1300 MFCFA avec contrepartie en


quasi-capital. Un audit du cabinet Roux effectué en juin 1989 a estimé la valeur
d'utilisation des immobilisations corporelles de la STT à 4.114 MFCFA alors que les
immobilisations nettes comptabilisées au bilan du 31/12/1989 ne s'élèvent qu'à 1480
MFCFA.

La réévaluation proposée porterait donc la valeur comptable nette des immobilisations à


2780 MFCFA (valeur fin 1989) , soit 67 % de la valeur estimée par l'expertise comptable.
Il faut toutefois préciser que la valeur d'utilisation estimée correspond au prix de cession
potentiel de l'ensemble des immobilisations à un éventuel acquéreur en vue de leur
exploitation aux mêmes fins, dans l'hypothèse où l'entreprise peut justifier au cours d'un
passé récent d'un taux d"utilisation et d'une rentabilité conformes aux normes admises
dans la profession.

Cette valeur d'utilisation doit donc éventuellement être corrigée en fonction de la


véritable situation économique et de la rentabilité prévisionnelle de l'ensemble technique
soumis à l'évaluation.

3) Rétrocession à la STT par l'Etat tchadien de l'abandon par la France des créances
liées aux emprunts de 800 MFCFA et 500 MFCFA contractés auprès de la Caisse Centrale
de Coopération Economique et avalisés par l'Etat tchadien.
38

4) Négociation d'un moratoire avec l'Etat et les fournisseurs pour le remboursement des
retards de paiements de la STT afin de ramener les dettes à court terme à un niveau
normal.

A cet effet, la STT prévoit :

- la possibilité de négocier avec l'Etat un accord de compensation de dettes vis-à-vis de


l'Etat (essentiellement taxe unique à payer et droits de douane) par des irop-perçus de
taxes sur des exercices antérieurs (gas-oil, STEE) dont le remboursement est réclamé par
la STT.

Le montant de ces compensations est estimé à environ 300 MFCFA par la STT.

Toutefois, cette éventuelle compensation n'a pas été prise en compte dans les projections
financières présentées par la STT.

- la négociation avec ses fournisseurs principaux d'un moratoire lui permettant


d'échelonner ses remboursements de dettes impayées sur une longue période (il s'agit en
fait de convertir des dettes à court terme en dettes à long terme». Dans ce cadre,
l'hypothèse retenue par la STT pour ses projections est d'étaler le remboursement de plus
de 2000 MFCFA sur 8 ans (de 1990 à 1997) selon l'échéancier suivant :

Année 90 91 92 93 94 95 9ti U7

Montant(MFcfa) 271 350 250 250 250 250 250 200

Il est nécessaire de préciser qu'en mai 1990, aucun accord n'était intervenu sur ce point,
particulièrement en ce qui concerne la STEE (1130 MFCFA de créances sur la STT au
31/12/1989) et COTONTCHAD (467 MFCFA de créances sur la STT au 31/12/1989).
39

3.2.5. Les investissements

Le programme d'investissements à court terme arrêté par la STT est présenté en annexe
4 et résumé dans le tableau ci-après :

Programme d'investissements STT (en MFCFA)

Financement 1987 1988 1989 1990 1991 1992 TOTAL

CCCE 79 78 33 25 215
i
i
DEG 70 115 253 (90) (22) 550
!1
112

(115]
BEI (110) (30) 255
255

STT 29 (50) 29

Total conforme 1049


Au programme 149 222 286 25 dont
joint en annexe 900 sans
367 1987

Total
Réalisations - 207 273 240 140 90 950
et projections sans
du plan STT (222) (286) (230) (132) (80) 1987

Les montants figurant entre parenthèses représentent la manière dont le plan


d'investissements figurant dans les projections financières peut être financé à partir des
soldes des prêts non encore consommés- pour les investissement» nouveaux- et d'un
apport de 50 MFCFA d'autofinancement de la STT en 1992- correspondant probablement à
des investissements de renouvellement-.
40

Le fait que les projections financières prévoient un étalement des dépenses


d'investissements jusqu'à 1992 (au lieu de 1990 dans le programme initial) est dû à
l'utilisation prioritaire de la trésorerie de la STT pour réduire dès 1990 ses dettes à
court terme (découvert bancaire très coûteux réduit de 180 MFC F A dès 1990) et au
report correspondant sur les exercices suivants d'une partie des investissements prévus
(150 MFCFA).

Après 1992, les investissements prévus sont des investissements de renouvellement à


raison de 50 MFCFA en 1993 (comme en 1992), 100 MFCFA en 1994 et 21)0 MFCFA pat
an ensuite, entièrement auto-financés.

3.2.6. Les prix de vente et les prix de revient

A. Prix de vente

Les prix de vente moyens (en FCFA constants) pris en compte pour les projections
financières sont les suivants :

- pagne Tchad : 613 F/m à compter de 1990 soit une hausse de 3,5 % sur le prix moyen
de 1989.

Une hausse des tarifs de 4,5 % est effectivement entrée en vigueur à compter du
1/10/1989.

- pagne export : 505 F/m à compter de 1990 au lieu de 489 F/m en 1989, mêmes
observations que pour le pagne Tchad.

- écrus : 177 F/m en 1990 puis 233 F/m à partir de 1991 au lieu de 164 F/m en 1989.
Les tarifs des écrus ont été modifiés en octobre 1989 pour atteindre 252 F/m pour
l'américani et 337 F/m pour le grey-baft. La STT déclare que la demande de ces produits
n'a pas diminué malgré ces fortes augmentations de tarifs ; la STT estime donc qu'un
prix moyen de l'ordre de 300 F/m devrait être pris en référence pour les écrus dans les
projections financières (au lieu de 233 F/m à partir de 1991 dans le plan présenté). Une
telle augmentation du prix de référence des écrus se traduirait par une augmentation du
résultat d'exploitation de 47 MFCFA par an pour les 700 km annuels vendus prévus dès
1991.

- autres tissus Tchad : 1066 F/m dès 1990 au lieu de 728 F/m en 1989. Cette rubrique
comprend en fait deux catégories de produits bien distinctes :

. le voile polyester, nouveau produit STT fabriqué grâce à l'acquisition d'une


calandre transfert, dont la production était quasiment nulle avant 1990.

. les autres produits comprenant tous les produits non compris dans les rubriques
précédentes, y compris la confection (prix de vente moyen 1989 : 728 F/m).

Compte tenu des quantités vendues prévisionnelles égales pour chacune de ces deux
catégories de produits et d'un prix moyen prévisionnel de 750 à 800 F/m pour les autres
produits (ce qui suppose une hausse moyenne de 3 % à 10 % par rapport à 1989), le prix
de vente moyen prévisionnel du voile serait donc de l'ordre de 1350 F/m.
41

B. Prix de revient

Les hypothèses concernant l'évolution des charges d'exploitation de 1989 à 1998 (et plus)
sur lesquelles se fondent les projections financières de la STT sont présentées ci-après.

B. 1. Consommations

1) Coton

Le prix moyen en 1989 était de 374 F/kg. Une hausse de 20 % de ce prix a été
budgétée à compter de 1990 portant le prix de référence du coton à 450 F/kg (le
cours mondial était à 437 F/kg au 1/10/89).

Concernant le prix de cession du coton par Cotontchad, la STT estime que l'esprit
de la Convention d'établissement n'a pas été respecté dans la mesure où :

. la Convention prévoit que le coton sera facturé à la STT au cours mondial moins
les frais non exposés (environ 80 F/kg) moins les taxes à l'exportation (50 à 60
F/kg jusqu'en 1987).

. les taxes à l'exportation ont été supprimées en 1987 mais leur montant a été
maintenu dans le prix de vente au lieu d'en être déduit.

La STT estime donc subir un préjudice de 50 à 60 FCFA/kg de coton soit 50 à 60


MFCFA par an sur la base de 1000 tonnes consommées par an.

Le taux de freinte sur le coton est supposé ramené de 10 % à 9 % dès 1990 par
l'obtention de meilleures performances dans l'atelier filature et une meilleure qualité
des approvisionnements.

2) Ecrus importés

La STT prévoit d'arrêter l'importation d'écrus à partir de 1991 - hormis les écrus
voile polyester - et de fabriquer elle-même la totalité des écrus nécessaires à sa
production. Le cours de référence pour 1990 est de 210 F/m pour les écrus coton en
provenance du Cameroun (sensiblement égal au coût 1989).

Les importations de voile polyester sont budgétées à 910 F/m mais la STT envisage
un coût réel de 850 F/m.

3) Drogues et colorants

Le coût moyen de ce poste était en 1989 de 10 FC FA/mètre produit hors écrus. Ce


coût est considéré comme constant sur la période, les augmentations de prix étant
censées être compensées par l'amélioration des performances techniques de l'atelier
d'impression.

4) Carburants et lubrifiants

Le prix du gas-oil a été considéré comme constant sur la période à 143 FCF A/litre
(hors taxes) et les consommations moyennes ont été supposées baisser de 1 1 % dès
1990 grâce aux investissements de réfection des réseaux.
42

5) Electricité

Les tarifs de la STEE ont été baissés officiellement de 30 % à compter du 1/1/90.


La STT bénéficiait déjà d'une remise de 10 %. Le plan prévoit donc une baisse
supplémentaire de 20 % à compter de 1990 et tient compte des modifications
relatives de la structure de la production entre filature-tissage et manutention.
Aucune prévision n'est fournie sur d'éventuelles modifications des ratios de
consommation d'électricité par mètre de tissu produit. La production de voile
polyester est apparemment considérée comme ne générant pas de consommations
électriques supplémentaires (la différence entre le prix budgété, 910 F/m et le prix
réel escompté, 850 F/m, doit couvrir les frais afférents à sa production i.

La suppression de la taxe OFNAR sur le gas-oil incluse dans le prix du kwh de la


STEE, demandée par la STT, n'est toutefois pas prise en compte dans les projections
financières.

6) Pièces détachées

La STT prévoit de faire un effort important en matière de maintenance de ses


équipements. Le budget pièces de rechange augmente donc de 100 MFC A en 1989 à
plus de 140 MFC FA par an à partir de 1991. La norme standard serait de 20 F/m
(source STT) soit de l'ordre de 180 MFCFA par an pour le niveau de production
attendu sur la période.

B.2. Autres charges

1) Personnel

La masse salariale globale, de 1015 MFCFA en 1989, est de 9©4 MFCFA à terme soit
une baisse de 5 %.

Cette baisse repose sur la limitation du nombre d'expatriés à 9 personnes


(suppression de 2 expatriés) compensée en parue par une hausse de la masse
salariale tchadienne de 3 % (soit environ + 20 MFCFA par an à répartir au mérite
ou pour réajustements de salaires).

2) Amortissements

Le principe retenu est le suivant :

- immobilisations anciennes :

. les immobilisations avant réévaluation (valeur nette de 1480 MFCFA fin 1989), sont
supposées être amorties selon le tableau d'amortissements établi à cet effet.

. la part correspondant à la réévaluation d'actif de 1300 MFCFA est


scbèmatiquement scindée en deux parties par la Direction Générale :

..400 MFCFA d'immobilisations non amortissables


.. 900 MFCFA d'ùnmobuisations amortissables sur 10 ans (à raison de 90
MFCFA par an).
43

- immobilisations nouvelles :

Ce sont les immobilisations correspondant aux investissements réalisés à partir de


1988 (investissements nouveaux jusqu'en 1992, investissements de renouvellement
ensuite). Les amortissements sont pratiqués à raison de 10 % par an sur 10 ans ;
l'assiette de calcul des amortissements annuels est la valeur moyenne des
investissements bruts cumulés non totalement amortis à la fin de l'exercice en cours
et de l'exercice précédent.

A raison de 200 MFCFA d'investissements de renouvellement par an à compter de


1995, le montant annuel de ces amortissements doit se stabiliser à 200 MFCFA par
an à partir de 2005.

3) Travaux, fournitures, services extérieurs

Diminution due à l'arrêt des charges d'installation d'équipements informatiques et


des différents audits réalisés en 1988.

4) Transports sur ventes, transports et déplacements

Une baisse considérable de ce poste, imputée aux transports sur ventes, est prévue
par la STT. Les baisses attendues seraient dues à l'acquisition d'un aéronef qui
diminue les charges de déplacement avion et à la baisse de plus des deux tiers des
exportations qui a une forte incidence sur les transports sur vente.

La baisse globale par rapport à 1989 escomptée sur ce poste dès 1990 est de 180
MFCFA par an (200 MCFA par an à terme).

5) Frais financiers sur dettes à long et moyen termes

Ces frais financiers ont été évalués par la STT en prenant en compte :

- l'effacement de 1300 MFCFA de dettes correspondant aux deux prêts de 500


MFCFA et 800 MFCFA de la CCCE (voir § 324)

- l'échéancier de remboursement des autres emprunts à long terme assortis d'un taux
d'intérêt moyen très faible, de l'ordre de 2 % par an.

• l'échéancier prévisionnel de remboursement des 1800 MFCFA de dettes aux


fournisseurs qui sont supposées dans le plan STT faire l'objet d'un moratoire
négocié. Les hypothèses de la STT sont un remboursement de ces dettes sur 7 ans
selon l'échéancier figurant au tableau ci-après et l'application d'un taux d'intérêt
moyen sur ces dettes de l'ordre de 6 % à 8 % par an.
44

Il ne s'agit ici que d'hypothèses, aucun accord n'ayant à ce jour été conclu sur ces
points

Echéancier des frais financiers sur dettes à long et moyen termes


(montants en MFCFA)

ToU
1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 19% 1997 1998 90-î

DI/fT au 31 décembre 2764 1282 1181 1048 914 803 712 622 531 454 754

Moratoire fournisseurs
(solde restant dû) 1800 1450 1200 950 700 450 200 0 0

Total 2764 3082 2631 2248 1864 1503 1162 822 531 454 14 29

Frais financiers IMT 189 171 142 104 65 27 22 16 11 34 S?


1
Taux moyen (%) 3,9 5,5 5,4 4,6 3,5 1,8 1,9 1,9 2,1 7,5 il 1'

6) Frais financiers sur dettes à court terme

L'hypothèse retenue est qu'un accord sera conclu avec les banques pour les quatre
premières années de la restructuration (1990 - 1993) faisant bénéficier la STT d'un
taux bonifié de 12 % par an sur ses découverts bancaires à concurrence de 700
MFCFA, le taux normal de 19 % étant appliqué sur l'excédent du découvert.

A partir de 1994 le taux de 19 % est appliqué sur l'ensemble du découvert bancaire.

7) Impôts et taxes

Un montant annuel de 30 MFCFA est budgété à partir de 1991; ce montant est


inférieur aux réalisations observées de 1987 à 1990..

8) Provisions

Un montant global de provisions de 130 MFCFA par an est budgété à partir de 1992
comprenant :

- provisions sur stocks (ou reprise de provisions) : 0 MFCFA


- provisions sur clients (ou reprise de provisions) : 30 MFCFA
- provisions pour risques (ou reprise de provisions), y compris produits divers
d'exploitation : 100 MFCFA.
45

B.3. Analyse du prix de revient moyen par catégorie de produits après prise en
compte des évolutions prévisionnelles de prix des consommables.

La production de la STT est classée en quatre catégories de produits :

• pagnes dont pagnes Tchad et pagnes export


- écrus (Tchad)
- voile polyester (Tchad)
- autres tissus (Tchad)

L'analyse des données de la comptabilité analytique de la STT permet d'établir les


prix de revient moyens 1989 des produits de chaque catégorie (fabriqués à base
d'écrus STT).

Ces prix de revient sont présentés au tableau 3.1. (la fabrication de voile polyester
est quasi-nulle en 1989); ils peuvent différer un peu des prix de revient du tableau
2.7 (chapitre 2) compte tenu des approximations inhérentes au choix des clés de
répartition de certaines charges non ventilées mais ces différences ne sont pas
significatives compte tenu du degré général de précision des calculs, voire de la
saisie et de l'imputation des charges par la STT.

On pourra considérer que la marge d'erreur est inférieure à 5 %.

Le tableau 3.2 présente les prix de revient moyens prévisionnels de chaque catégorie
de produits en tenant compte des hypothèses du plan STT concernant l'évolution du
prix des consommables, à savoir :

- hausse de 20 % du coton
• baisse de 20 % de l'électricité
- multiplication par 1,4 des consommations de pièces détachées.

Pour le voile polyester, la STT considère que le prix d'achat prévisionnel de


910 F/m couvre en fait le prix d'achat réel ainsi que les coût de production très
limités.

On constate que pour les pagnes, écrus et tissus divers l'incidence des variations de
prix des consommables se compensent et que le coût variable de ces trois catégories
de produits reste globalement inchangé par rapport à 1989 :

- pagne : 320 FCFA/m


- écru : 140 FCFA/m
- divers: 340 FCFA/m

Les prix de revient prévisionnels dépendront donc essentiellement des réductions


opérées sur les charges fixes (de production et de structure) et des quantités
produites et vendues.
9<7

t^IW T*C xzu aa umm anai si simmu us


(6861

3NDÏd rocs SIEAIQ


sooq) (aaofiau

68 H/J 68 H/J 68 H/J


(ÏEX3H) 0U3JH)

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2D¥SSLL-3aUTOJ
• uoyo m fr'69 99 9'39 99 3'96
• sanoo sanfioop) ^a (syieroToo *3 9 9 9 Z.'8
* s^ueznqjeo ^a s^uexjpqnt »'t 1+9 8'* 1+3 3'S
. ZE6-naa-a}pTJ33ax3 fr9+L93 I'99 *t+w T'39 L+8fr 3'96
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Z.89 991 3'3CT va L'*T3

oorpnpord ILS 6861 8Llfr iCI 993T HX 8A9 HH

MDIIiairtWH
* snssxj, sa^Jodùrt (T99) (TCT)
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- syœrnqjso ^d s^uBTj-uqnl 9+393 ZI Z.T 6'9T
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* ZBÔ-naa-a^pp^oata mTOT 9'LT 9+8 et
* saoaij ap afioetpar T3+L3 9 1+9

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ODivmpood ILS 686T 3308 HX 8001 HX

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* saoaxj ap afluwpai ^a s^uexjxrbnl T T'O

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* aoiqsnJ afiessp es C8 C8
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lios CWOT œh ® •6861
47

Tableau 3.2 PRIX DE REVIENT MDYENS PREVISIONNELS DES PRODUITS STT


(Base projections STT 1998)

PAGNE ECRU DIVERS


(hors négoce)

98 F/M 98 F/M 98 F/M


(MFCFA) (MFCFA) (MFCFA)

CONSOMMABLES
FILATURI-TTSSAGE
. Coton 527,6 71,3 44,1 63 74,2 114,2
. Colles (drogues et colorants) 37 5 2,8 4 5,7 8.7
. Carburants et lubrifiants 32,6 4,4 3,4 4,8 3,4 5,2
. Electricité-eau-gaz 385,5 52,1 34,8 49,7 49,5 76,2
. Pièces de rechange 101,4 13,7 8,6 12.3 9,5 14,6

Total km 7 400 700 650

Total 1 084,1 146,5 93,7 133,8 142,3 218,9

MANUTENTION
. Drogues et colorants 765,9 103,5 51,6 79,4
. Carburants et lubrifiants 236,8 32 11 16,9
. Gravure 40,7 5,5 1,3 2
. ELectriàté-eau-gaz 104,3 14,1 6,8 10,4
. Pièces de rechange 62,2 8,4 4,6 7

Total km 7 400 650

Total 1 209,9 163,5 75,2 115,7

PLIAGE
. Emballages 58,5 7,9 2,1 3 2,2 3,3
. Electricité 22,9 3,1 2,5 3,6 2,2 3,4
. Pièces de rechange 0,7 0,1

Total km 7 400 700 650

Total 82,1 11,1 4,6 6,6 4,4 6,7

Total consommations 2 376,1 98,3 221,9


Coût variable 321,1 140,4 341,4

Charges fixes production (1030 MFCFA)


. Filature-tissage 55 % (556 MFCFA/8750 km) 65 65 65
. Manutention 45 % (464 MFCFA/8050 km) 58 58

Charges structure
(1009 MF CTA/9400 km) 107 107 107

Prix de revient complet (tissus à base


d'écrus STT) 551 312 571

. Prix de revient complet voile polyester : Coût variable 910 F/m


Coût production
Coût structure 107 F/m

Prix de revient complet 1 017 F/m


48

3.3. Les projections financières de la STT : analyse des résultats.

Les projections financières résultant de la prise en compte de l'ensemble des hypothèses


définies au paragraphe 3.2 sont présentées aux tableaux ci-après (source STT) : cet ensemble
d'hypothèses et de résultats constitue la simulation 1 basée un volume global de ventes de
9400 km en 1988 dont 6600 km de pagnes Tchad, 800 km de pagnes export, 700 km d'écrus
(Tchad), 650 km de voile polyester (Tchad) et 650 km d'autres produits (Tchad).

Deux autres simulations sont ensuite présentées :

- simulation 2 : conditions identiques à la simulation 1 mais suppression du voile de 1990


à 1998

- simulation 3 : conditions identiques à la simulation 2 mais avec 500 km par an


supplémentaires de pagnes Tchad de 1991 à 1998.

3.3.1. Résultats de la simulation 1

Les résultats de la simulation 1 sont présentés ci-après :

- Ventes et coûts industriels : tableau 3.3


- Résultats et ratios de coûts : tableau 3.4
- Financement, bilans et ratios financiers : tableau 3.5.

Le tableau 3.6 présente la contribution de chaque catégorie de produits à partir de 1991 au


résultat d'exploitation global calculée à partir de l'analyse des prix de revient par catégorie de
produits avant et après prise en compte des modifications prévisionnelles des coûts des
principaux consommables (cf. tableaux 3.1 et 3.2 du § 3.2.6 B3).

Les écarts constatés au tableau 3.6 par rapport aux projections STT en ce qui concerne les
résultats d'exploitation des exercices 1989, 1990 et 1991 sont dûs :

. pour 1989 :
- aux produits divers de l'exercice : 121 MFCFA.

. pour 1990 :
- aux produits divers de l'exercice : 55 MFCFA.
• aux écarts de valorisation des stocks consommés (500 F/m pour STT pour un prix
de revient réel de 740 F/m) :
1200 km x (740 - 500) = + 288 MFCFA.

. pour 1991 :
- aux écarts de valorisation des stocks produits (500 F/m pour le pagne et
1 047 F/m pour le voile polyester) :
200 km x (588 - 500) + 100 km x (1 047 - 500) = 72 MFCFA.
49

En tenant compte de ces réajustements, on obtient les résultats d'exploitation suivants,


très proches les uns des autres :

1989 1990 1991

Tableau 3.6 - 604 - 893 232


+ m + S5
- 483 - 838

Projections STT - 469 - 577 171


- 288 + 73
- 865 244

La simulation 1 aboutit aux résultats suivants :

. points forts :

- résultat net d'exploitation positif dès 1991, croissant de 130 MFCFA en 1991 à 420
MFCFA en 1998

- marge brute d'autofinancement très positive, croissant de 460 MFCFA en 1991 à


700 MFCFA en 1998

- fonds de roulement croissant de - 500 MFCFA en 1989 à + 2000 MFCFA en 1998,


positif à partir de 1993 (+ 190 MFCFA)

- réduction drastique des dettes à long et moyen termes (remboursement des


emprunts)

- réduction drastique des dettes à court terme grâce à l'application stricte du


moratoire fournisseurs

- suppression progressive des frais financiers

- situation nette de 3000 MFCFA en 1998

- résultats nets cumulés de + 940 MFCFA en 1998

. points faibles :

- trésorerie cumulée toujours fortement négative jusqu'en 1997 qui se traduit par le
maintien d'un découvert bancaire important bien que progressivement réduit (900
MFCFA en 1990, 435 MFCFA en 1997). Cette situation ne se renverse qu'à partir de
1998.

- les productions et les ventes de pagnes export et d'écrus sont maintenues bien
que générant ensemble une perte d'exploitation variant de plus de 180 MFCFA en
1991 (pagne export : 100 MFCFA ; écrus : 80 MFCFA) à plus de 90 MFCFA en 1998
(pagne export : 35 MFCFA ; écrus : 55 MFCFA). Cette remarque peut toutefois être
atténuée par la prise en compte du fait que la STT estime que les écrus peuvent
être vendus à plus de 300 F/m au lieu de 233 F/m dans leurs projections financières
; même dans ce cas, le prix de revient complet des écrus décroissant de 350 F/m à
310 F/m de 1991 à 1998, la vente d'écrus demeurera déficitaire sur la période.
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30 ' TOTAL EïPORT. 30a 1131 iolO 6v6 60: 606 606 606 556 505 453 4(4
31 CHIFFRE ARAIRES BOUT «SI3 3?45 5215 42C1 5620 5533 5994 3956 5967 5977 5933 3999
32 reductions/ ventes 38 34 22 '; 10 10 10 10 10 10 10 10
.J MIFfftt AFFAIRES NET U77 3911 5193 4201 5610 3323 3534 5946 3957 5967 3975 5969

34 +autres produits 26 ) 0 ■j■ 0 0 0 0 0 •:■
33 •^sjov.e.toort 0
3é ■^-var.stîcks -251 227 -95 -600 150
37 ■MOBbCTIiM 1253 113; 5095 3601 5760 5523 5554 5946 5'57 5967 5=73 3989

3? CONSTAT IMS 2'93 2968 5229 1940 3239 3211 3241 3271 3271 3271 3271 3271
40 cet on 241 377 405 340 o3O :43 650 65S :35 655 658 aSS
41 eMillaoM 25 53 71 17 54 53 ;a XL
-* 56 56 56 56
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42 •crui noortes 765 370 561 42 0 0 V Vm ■j ■j 0
43 «cr^s vîile ieoortes •3 0 131 364 591 591 591 591 591 591 591 391
44 3rcaaM 6 coi or. 748 791 ?27 509 658 347 898 569 369 569 S69 369
4! carourants 1 lubrif . 499 512 327 179 291 288 291 294 294 294 294 294
46 gravure 62 52 46 45 55 35 53 55 55 33 55 jj
47 »lectr..eau.oai 440 649 6*2 326 59! 589 595 602 602 64)2 602 602
43 piecei detacnees 205 164 99 39 145 143 145 146 146 146 146 146
4?
50 COUT MQP3RT./ii 335 380 306 340 348 349 348 348 348 348 346 349
51
52 MARGE PROPORTIONNELLE 12'0 1170 1569 1660 2521 2613 2644 2674 2685 2696 2707 2718
53 taux MXCfl l 301 281 371 46Z 441 45I 451 451 451 451 451 451
54 ma n* 143 150 177 2?1 271 254 284 2S5 236 2S7 268 289
55
56 COUTS FHE: PRODUCTION 789 1055 931 1071 107? 1081 1078 1075 1040 1010 1020 1030
57 rersonnel 589 o7? 670 651 650 650 650 650 o50 650 650 o50
SS divers tsurnitures :ons. 166 ZI
74 94 95 95 95 95 95 95 95 93
5? aiort. anciens 20G 200 IB3 266 255 245 235 225 175 125 U3 103
60 aiort. nouveaux 10 34 60 79 91 98 105 120 140 160 180
61
62 TOTAL C2L?T INDUSTRIEL 3772 4023 4211 3011 4313 4291 4315 4346 4311 4231 4291 4301
63 F1AR6E INDUSTRIELLE 482 115 888 589 1442 1532 1566 1599 1645 1686 1687 1653
64 taux tarie i noust. 111 31 171 161 23X 261 271 271 231 281 28I 253
TABLEAU 3.4.

3 2-aESUs.TATS F "AT 105 DE C&TE


4
3 57 3« »0 ?! 92 93 94 3k
•« 97 95
0
7 fRAi: FIXE: STRUCTURE 130s 96E •363 lie" 1271 1207 1163 li:' 1142 110? 1072 Wr
£ rersonne: 260 322 345 32; 314 314 314 324 314 3!* 314 3!*
' assis:. tecnniaue 45 3? 52 42 5: 55 3? 5a 60 60 60 60
Jv autres T.F.5.E. 14? 163 133 12" 120 120 120 120 12G 120 120 120
11 transs. /ventes 75 217 231 77 53 63 54 75 73 67 61
12 transocr.s k oeci. 121 53 123 120 120 120 120 120 120 120 120 120
13 t'ais ti.i.iit 143 141 109 171 142 104 65 22 16 U 34
2* trais tin. et 211 2?o 227 153 116 107 122 143 122 10: él G
15 noots 4 tates 40 33 45 3? 30 30 30 30 3v 30 30 30
l: econoeie F5
17 trais oiv. gestion 110 l•« 146 140 140 140 140 140 140 140 140 140
m .• >>
lë provisiens/stoccî 0 0 0 0 i 0 C
!' orovisions.'dients 93 ISO 34 V 30 30 30 30 30 30 30 30
20 Pr0HS!0f!S?î:eiS -642 -124 ><K■ 100 100 100 100 toc 100 100
?t
ii
22 frais rixee/s 147 124 12? 2)5 137 131 127 124 121 116 114 107
23 RESULTAT EXPLOITATION -524 -253 -47e -577 171 323 3S3 432 503 577 61! 67?
24 PROFITS 1 PESTES -11 62 7 1450 V G
- -
25 IHPOT ,stes V ,;. V G 42 123 145 164 191 219 234 255
2: RcîuLTAT SET -335 -7«l -469 573 12? 201 237 266 312 355 351 421
27 eits ci vers 2.FlO* G -2*; 0 -1300 0 0 0 0 V 0 0 0
23 H9A -634 -322 -250 -101 4:3 537 570 5?5 607 623 656 70é

30 Rt NET avant F- -534 -45= -1?4 1064 2t5 33? S59 ♦M 470 4»4 492 451
3i resultat net /i -94 -101 -44 153 14 22 26 29 33 3E 41 4!
32 isa /■ -7! -105 -24 -t: 50 55 61 64 65 6c 70 75

34 POINT MRT en CA 7013 715: :39: 4253 536' 50e? 5033 4535 4540 4690 4:21 4453
3! POINT WRT sr. ¥.f 1464i M3=* 12:24 797- 239? S042 7940 7567 7625 7375 7254 704:
3o RATIOS JE CONSOLATION

33 PrsosiCtion en KH 3901 7512 10542 5700 9300 '200 9300 9400 9400 9400 5400 ?*00
29 +vana:.s:ccts ecr.s STT lie -1040 -500
40 -ecrus voiie issctes W û 175 400 650 650 630 650 ï50 630 :50 650
41 - ecrus e-.t.coiuMi. K* 3223 156= 2725 20* -V1 G 0 V 0 * 0
42 =ECRliE COTON =7T KH 507« '172 6*02 4600 E650 3550 5550 2750 5750 5750 5'50 5750
43 taux ce freinte *i 91 9Ï 91 91 9!
10 Ivî ici ?i ?ï
« COTON CONSOLE T 4*5 1135 1053 755 1445 112» 1445 1462 14-.2 14o2 14:2 1462

46 ecrus voile i Mortes fi 143= 74? 910 '10 ?10 910 910 ?tc 910 si0 910
»7 an/. i:»u e'.t.f/e 200 133 206 210 210 210 210 2iv 210 210 210 210
15 sri.-: ■iu us 39 rotsn * 311 374 45-: 450 450 450 430 450 450 430 450'

50 electricite » <nr :5v: 7125 4525 52é? 217: 526? 5364 53:4 2364 5364 53:1
•2 mm
5; «m f/»»- 90.5 72 U 72 72 :t 72 72 72

53 ÎOuT F."

55 TOTA. 395 *03 339 372 373 377 376 375 373 57! 373 375
5: ectan 47 53 61 74 75 75 73 73 7; 75 75 75
57 noailaees 3 6 7 0 6 : : 6 6 6 6 :
7 r f. 0
5ê ecrus ucertes iii :: 4? 53 0 V G 0 C 0
5? ecrus voiie t/e 0 v 12 6' 64 64 64 63 63 63 63 :3
60 îrcoues h ccior. K'7 105 104 104 1)3 103 103 K'3 103 1)3 103 103
ci carourants k Iucri-. 5c 75 33 35 37 7/ 37 ii 37 37 -. ?"
s2 oravu-e î - 8 - E -
tZ eiectr..ea..oa: a: 63 57 64 64 64 64 64 64 ht 64
17 n■ n• ^■
64 îieces detacnees 40 2: 13 15 2v i. i ■' V< L: 4V
Tableau j.5.

1 3-FINA*:5!1Ef»T.3iLAN5 V RATIO: FINANCIER:


I EMPLOIS ET RESSOURCES
*- c: 3] 93 94 9; 96 95
i7 s: 90 92
4 EMPLOI: C -671 665 54 407 414 643 914 532 939 5:5 95
5 investissements 207 273 240 140 50 100 200 200 200 2N
t ruo.Morunti 229 19s 234 101 133 133 n: 91 91 •1 n
1 pesoins tonds rouletent -1103 213 -420 la! !?: 4o 0 303 241 245 22T -152
E clients 945 42: -419 -200 -163 5 -3 -3 -3 -3
-
? stccus -231 -3c -425 -?5 29 20 20 : 2 »
10 a.t.cetit. -21* 71 27 101 (5 4 4 i 1 : 1
1! -fourni si. ;069 237 -271 -350 -250 -250 -250 -250 -250 -200 :
il -âtt. creant. 13: 0 -12! -12 -él -181 -24 5 ; -2E lé:
13 RESSOURCE: -710 72: 201 463 537 570 53: 607 623 636 706
1' cash Ho» -322 -250 -101 463 537 570 595 607 623 65e 7u:
13 «aratoire
16 auga.caoitti 250
il auoc.ole: 112 978 53 V 0
13 TRESORERIE EXERCICE -J9 4J 143 5: 123 -74 84 75 84 13Z 621
19 TES0RER1E CUMULEE -92* -9é3 -9! 9 -771 -7»! -592 -667 -552 -507 -423 -25! 326
V.
vj
21 BILANS :
22
23 ACTIF 530! 52B4 5755 6167 579ï 5433 5180 4979 4333 431* 4741 4656
2* itaosil nations brutes 3970 4115 4355 5925 6065 6153 620: 6305 6505 6705 6905 7105
25 -aeortisseeerts 256: 270: 2910 3215 35:2 3355 4220 4550 45*5 5110 5355 5670
2: ♦iM9b:nsat:ors nettes 1364 1407 i4?S 2710 251: 2270 195: 1755 1663 1596 1523 1436
27 autres vai.ietooilis. 40 40 ; 3 5 5 5 l ;
25 stocks «ets 2E17 255: 2550 212! tvi ■ 2055 2074 2094. 2096 2093 20« 2101
29 clients etc.. 353 998 1319 900 700 537 542 547 544 540 53" 534
30 litres 41: 202 273 300 4(1 417 421 425 42: 427 42: 428
31 casn 292 151 161 127 150 150 150 150 150 150 15-3 150
32 PASSIF 5305 525* 575: 6167 57;: 5433 5150 4979 4BE3 4317 4742 465:
33 capital SOC 300 300 400 650 650 650 650 630 650 Sa ■ 650
34 auoaentation ce capitai 0 0 250 i. G 0 r. (. 0 0
3: -'eserves ev 60 60 60 :v 60 60 60 60 a; 6!
3: ♦value reevaluation ictiti 0 v 1300 1303 1300 1300 1300 1300 1300 i3o: 1300
37 -'eoort a nouveau -53: -1372 -2163 -2232 -135? -1231 -1329 -792 -524 -212 i1i 22
3: +rtsultat exercice -53: -79: -469 B73 12? 201 237 265 312 35: 351 - 42!
33 s situation nette -512 -1303 -1772 651 77: 961 1215 1456 1795 2156 2:3" 2953
4u
41 dettes iong eoven terie 2093 1955 27:4 12=2 11:1 1045 914 803 712 622 531 454
42 crovisicrs 295 43 30 45 a: 45 48 4: 48 46 45 45
43 fournisseurs 1565 2534 2371 2600 225, 2000 1750 150C 1250 1000 600 aoe
44 oivioenoes 0 0 ■: >! 0 C 0 •. 19
*5 autres aettes " 674 S07 313 688 67: 614 433 410 41: 419 391 533
46 oec^vert 1164 1114 1050 39E 56: 743 B17 732 657 973 43! -17:
47 ACTIF-PASSIF -0 -i -) -0 —3 -0 -i -0 -0 -0
43 RATIOS F1NAKCIEF.5

50 stacks/catt. :oi mëm* 501 591 331 331 357, 331 352 351 352 351
■ f*t 9: 9*4 92 ?2 92
!l clients.:. m. ê*** m 262 251 92 9ï
52 tournisseurs/conso. 32% 391 591 1341 :?2 627. 541 46Î 33Ï 311 24% 26!
53 Resultat net -E3î -791 -469 B73 12= 2C1 237 265 312 353 361 421
54 Cas.- fi on -63: -522 -250 -101 463 53" 570 595 60' 623 636 706
•m • -667 -507 -423 -255 326
5! Tresorerie -963 -919 -771 -71c -593 -552
56 s.N.+Guasicacitil -512 -1303 -1772 651 77? ?51 1215 146: 1795 2156 2537 2955
57 S.k.rguasicaoit./Cacital -64; -163Î -222Ï 163! 12C1 1517. 1B71 22ÎÎ 2771 3322 3901 4551
53 Caoitaux cerianents 1381 72? 1022 1981 2003 2076 2150 2337 2556 2625 3116 Mil
59 5 u f! T 2393 2023 2794 1330 1229 1096 962 651 760 670 579 9(2
6v DUiT/Caomm cereanents 1271 2791 273Ï 67! 617, 531 44I 36Ï 301 247. 191 131
61 Frais financiers 354 440 336 323 235 212 226 20: m
» mm 128 ?7 1!
o2 "rais tm./C.A. SZ 111 il ES 5ï 4Ï 47. 4; 32 27. &* »
53

Tableau 3.6
COmUHJnCN DE chaque CATBXRIE DE PRCCUITS AU RESULTAT D'EXPLOITATION
PROJECTIONS STT 1991 - 1998, SIMULATION 1

1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998

Coût production (MPCFA) 1 079 1 081 1 078 1 075 1 040 1 010 1 020 1 030
Kilométrage (hors voile polyester) 5 300 8 650 8 550 8 650 8 750 8 750 8 750 8 750 8 750
dont écrus 600 700 700 700 700 700 700 700 700

Coût production (F/m) : pagnes+divers 132 214 130 132 130 128 123 119 121 123
écrus 83 m 69 70 69 68 65 63 64 65

Coût structure 1 486 1 167 1 271 1 207 1 183 1 167 1 142 1 109 1 072 1 009
Kilométrage 10 540 5 700 9 300 9 200 9 300 9 400 9 400 9 400 9 400 9 400
Coût structure (F/m) 141 205 137 131 127 124 121 118 114 107

Prix de revient ccnplet (F/m)


pagne 593 740 588 584 578 573 565 558 556 551
•cru 364 456 346 341 336 332 326 321 318 312
voile polyester 1 115 1 047 1 041 1 037 1 034 1 031 1 028 1 024 1 017
divers ; 612 760 608 604 598 593 585 578 576 571

Marge nette (F/m)


pagne Tchad - 1 - 127 + 25 + 29 + 35 + 40 + 48 + 55 + 57 + 62
pagne export - 104 - 235 - 83 - 79 - 73 - 68 - 60 - 53 - 51 - 46
•cru - 200 - 279 - 113 - 108 - 103 - 99 - 93 - 88 - 85 - 79
voile polyester 265 333 339 343 346 349 352 356 + 363
divers + 116 - 10 + 142 ♦ 146 + 152 + 157 + 165 + 172 + 174 + 179

Kilométrage produit/vendu
pagne Tchad 4 665 4 300 6 000 6 100 6 200 6 300 6 400 6 500 6 600
pagne expart 3 294 1 200 1 200 1 200 1 200 1 200 1 100 1 000 900 800
•cru 1 730 600 700 700 700 700 700 700 700 700
voile polyester 400 550 650 650 650 650 650 650 650
divers 767 400 550 650 650 650 650 650 650 650

Contribution au résultat
d'exploitation (MPCFA)
pagne Tchad - 5 - 546 + 150 + 174 + 214 + 248 + 302 + 352 + 371 409
pagne export - 342 - 282 - 100 - 95 - 88 - 82 - 66 - 53 - 46 - 37
•cru - 346 - 167 - 79 - 76 - 72 - 69 - 65 - 62 - 59 - 55
voile polyester + 106 + 183 220 223 225 227 229 231 236
divers + 189 - 4 ♦ 78 + 95 + 99 + 102 + 107 + 112 + 113 116

TOTAL (MPCFA) - 604 - 893 232 318 376 424 505 578 610 669
54

- ces pertes sont compensées par les bénéfices d'exploitation attendus des ventes de
voile polyester (de 180 MFCFA en 1991 à 240 MFCFA en 1998). Il s'agit toutefois
d'un produit nouveau pour la STT, qui n'a pas encore été testé ni techniquement ni
commercialement et qui se heurtera d'emblée à une très forte concurrence des
produits déjà implantés sur le marché qui bénéficient a priori d'un préjugé favorable
(produits connus, provenance de pays islamiques).

3.3.2. Résultats de la simulation 2

Les résultats de la simulation 2 sont présentés ci-après :

- Ventes et coûts industriels : tableau 3.7


- Résultats et ratios de coûts : tableau 3.8
• Financement, bilans et ratios financier s : tableau 3.9.

La simulation 2, qui ne diffère de la simulation 1 que par la suppression de la production


de voile polyester de 1990 à 1998, mène à des résultats très défavorables :

- résultat net d'exploitation très faible, même à terme (2 % du chiffre d'affaires)

- fonds de roulement négatif sur toute la période

- dégradation progressive de la situation de trésorerie (- 920 MFCFA en 1989


à - 1350 MFCFA en 1998) qui se traduit par une croissance rapide du découvert
bancaire de 1080 MFCFA en 1989 à 1500 MFCFA en 1998

- maintien de frais financiers très importants (300 MFCFA par an)

- résultats nets cumulés de - 1 100 MFCFA en 1998 (situation nette de + 900 MFCFA
fin 1998).

La simulation 2 ne mène donc pas à un redressement suffisant de la STT sur la période


considérée malgré la réduction satisfaisante des dettes à long et court termes (qui est
identique par principe dans chacune des simulations).

Ces résultats montrent que le plan présenté par la STT est hautement sensible au niveau
prévisionnel des ventes de voile polyester qui est de loin le produit sur lequel la STT
enregistre la plus forte marge (de l'ordre de 350 F/m) et qui contribue dans la simulation
1 pour plus de 200 MFCFA par an au résultat d'exploitation prévisionnel (avant impôt sur
les sociétés).
;.An33? s L A S : : T ' . : ' . R A : ; 3 N - Tableau 3.7.
3 E m f •
ïins nouveaux m»i
TJ ?>.mîî u i -VENTES ET C3UT INDUSTRIEL
A*
3 l7-1ai-?C S7 33 39 90 91 92 »3 94 '3 96 :?
6 01:48 AH
7 VENTES en VQLUHE <H '425 7936 10456 6500 ■350 5550 :c50 5750 5750 5730 5750
i oaones Tcfiia kfl 5900 4247 4665 4300 6000 oOOO :100 6200 6300 =400 o5C0
9 :agnes ex port <« 655 2367 3294 1200 1200 1200 1200 1200 1100 1000 900
10 ecrus 1900 984 1730 600 700 700 "00 700 700 700 760
11 autres tissus Tcnao <N ?70 338 747 100 430 =50 630 650 630 630 •50
«» autres proouits Tcr.ao KH G r■t •';
•* 0 0 G 0 0 0
*
l! VARIATION STOCKS PF KN -524 -124 86 -1200 300 0 3 j
14 PRODUCTION EN VOLLUE M E901 7312 10542 53Û0 :c5C 3330 5650 5750 373G 3750 5750
81 cJ
16 »RI1 ROYEN DE VENTE f/i 479 497 4?9 360 Ï72 576 57J 576 578 579 !S0
17 oaçnes Tchad it» 577 369 392 613 613 613 :i3 613 613 613 613
ia :agnes exoort t'/i 470 473 439 303 505 505 503 505 503 505 505
19 »:r^s in 1B3 191 164 177 233 233 ""3 a.JJ 233
20 autres tissus Tchad t/i 4*5 618 728 730 730 730 730 730 730 730 730
*'.•
2! autres croauits Tchad in 0 a 0 0 0 ) 0 j
-n
23 Irtlrrte AFFAIRES 3RUT Mf 4515 3945 5215 3640 4776 4°22 »9B3 5044 5055 5066 5077
24 oaones Tchac W 3404 2417 2763 2636 3678 3678 3739 3801 3362 3923 3965
23 gagnes exoort iM 308 1131 1610 606 606 606 606 606 336 505 453
26 •crui H 332 188 254 106 163 163 163 163 163 163 163
27 - autres tissus Tcnao PH 431 209 338 292 329 475 473 473 475 473 475
•23 autres aroouits Tchae fi-f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 ,-.
'29 dont TOTAL TCHAD 1207 2813 3605 3034 4170 1316 4377 4433 1500 1561 4622
30 TOTAL EXPORT. 308 1131 1610 606 606 606 606 606 556 505 455
31 CHIFFRE AFFAIRES BRUT *515 3945 5215 3640 4776 4922 4983 5044 5055 5066 3077
reductions/ventes «...
32 38 34 u. 0 10 10 10 10 10 10 10
33 CHIFFRE AFFAIRES NET 4477 3911 5193 3640 4766 4912 4Î73 5034 3045 5056 5067
34 +autres produits 23 0 0 0 0 0 0 0 0 0 C
33 ♦suov. exoort ■J
36 T-var. stocks -251 227 -93 -600 130
37 PRODUCTION 4233 413e 5098 3040 1916 1912 4«73 5034 5045 5056 5067
M
39 CONSOLATIONS 2983 2968 3229 1332 2608 2579 2610 2640 2640 2640 2640
40 ecton 241 377 403 340 630 o43 650 658 658 638 655
41 eioailages 23 33 71 «4 30 31 32 53 53 33 33
42 ecrus noertes 763 370 361 42 0 0 0 0 0 0 0
43 ecrus voile inortes 0 0 131 0 0 0 0 0 0 0 0
44 roques t color. 748 791 927 309 558 347 338 869 569 869 B69
43 carburants k lubnf. 499 312 327 168 273 269 273 276 276 276 276
46 gravure 62 32 46 43 53 33 33 33 55 33 53
(7 électr..eau,gaz 440 649 662 321 587 3B1 387 394 394 394 594
M pièces detacnees 203 164 99 32 133 133 133 136 136 136 136
la
w
30 COUT PROPORT. /« 333 330 306 293 301 302 302 302 302 302 302
■i
31
32 NAR6E PROPORTIONNELLE 1270 1170 1869 1488 2308 2332 2363 2394 2403 2416 2427
33 taux large Z 301 281 371 491 471 471 4SI 481 481 481 487.
34 -ARSE */■ 143 130 177 231 267 273 273 274 273 276 277
te
:5
56 COUTS FIXES PRODUCTION 789 1035 981 1071 1079 1081 1078 1075 1040 1010 1020
37 personnel 589 679 670 651 630 630 630 630 630 630 630
38 divers fournitures cons. 166 92 74 93 95 93 93 93 93 95
39 atort. anciens 200 200 183 266 233 243 233 223 173 123 113
60 aiort. nouveaux 10 34 60 79 91 98 103 120 140 160
61
62 TOTAL CGUT INDUSTRIEL 3772 4023 4211 2623 3687 3660 3587 3713 3680 3650 3660
63 RAME INDUSTRIELLE 482 113 888 417 1229 L232 1286 1319 1365 1406 1407
64 tajx large indust. 111 31 171 141 231 251 261 261 27Ï 281 281
Tableau 3.8

J 2-K?JLTAT3 ET PATICS DE COUTS


k »
3 S7 58 39 =•) 31 92 93 94 95 Zi 9? :-
e
7 FRAIS F!<Eâ :TRUCTURE 1306 m 1363 : 192 1273 1235 1236 1260 1281 1291 1301 1244
S oersonnel 260 322 345 32? 314 314 314 314 314 314 314 314
? issist.tecnnioue 43 Ï9 52 36 43 49 50 50 50 31 51 51
;0 ïutrei T.F.S.E. 149 183 138 i 17 120 120 120 120 120 120 120 120
11 finso./ventïs 71 217 231 74 7J 30 30 80 75 65 59
12 :.rîPsoort5 4 aîci. 12! 58 123 120 120 120 120 120 120 120 120 12!
13 ♦rus tin. lit 143 141 109 171 142 104 63 27 22 16 11 :
14 rrajs hn.ct 211 299 227 156 130 147 187 248 279 293 321 277
i5 ieoots li tixes 40 33 49 39 30 30 30 30 30 30 30
lo econoiie F5
17 -rjn ai». gestion 110 109 146 140 140 140 140 140 140 140 140 140
lé :r;visions/ stocks 59 29 •j 13 20 V 0 0 0 0 0 :
19 ."ovisions/clients 93 130 36 ) 30 30 30 30 30 30 30 30
20 :rovisions/âieas -o42 -114 -53 100 100 100 100 100 100 100 :.o
11 11
22 t'rjis 'util* 147 124 129 223 147 144 143 144 146 147 149 142
23 RESULTAT EXPLDZTATIGM -324 -953 -476 -774 -44 17 50 59 34 122 106 161
■1
24 PROFIT: l ?ERTES -Il 62 7 1450 0 0 V 0 0
25 ÎHPOT ,VM 0 0 0 0 0 0 0 0 0 12 40 61
26 RESULTAT SET «35 -7?1 -469 676 -44 17 50 59 34 110 36 100
22 elts siveri C.FLBJ 0 -241 0 -1300 0 0 0 0 0 0
29 H9A -636 -322 -250 -293 290 333 332 389 379 373 541 385
29
30 Rt NET am FF -534 -459 -194 900 116 194 267 337 394 433 416 407
31 résulta nst .-• -94 -101 -44 127 2 6 7 10 13 8 11
32 Mi i% -71 -1)5 -24 -36 33 41 44 43 43 43 39 44
33
34 POINT «ORT en CA 7013 7155 6396 4622 5010 1575 4665 4909 4863 4801 4845 4742
35 POINT «ORT en KH 14641 14394 12524 £253 9760 5469 3450 5516 5426 3293 8351 3156
36 RAT IDE H CONSOMMATION
77 ...... ..il..,
38 Pnmjctirn en <W 3901 7312 10542 5300 5650 5550 9650 9750 5750 3750 8750 3750
39 ♦virm. stocks ecrus STT 926 -1040 -500
40 -«crus vcile mortes Kfl 0 9A 175 V V 0 0 0 0 0 0 0
41 - ecrus en. canton. eCH 3323 1566 2725 200 0 0 0 0 9 0 0 0
42 «ECRUS "TON STT K« 5079 ^172 6602 1600 3630 8550 5650 5750 3750 3750 5750 8750
43 tiux ee freinte 101 91 101 101 91 91 91 91 91 91 91 91
44 COTON C3NS0HBE T 693 1135 1083 735 1445 1429 1445 1462 1462 1462 1462 1462
45
46 ecrus «île ieoortes t/i 1439 749 910 910 919 910 910 919 910 910 914
47 onx «cru sst.t/i 2Û0 186 206 210 210 210 210 210 21* 210 210 21t
4S orix sa tq de coton t 347 329 374 430 430 430 430 430 430 430 430 450
49
50 électricite K m =509 7123 4459 3157 5063 5157 E251 8251 5251 9251 =251
51 Prix t/KwM ■ 92 90.5 72 72 72 72 72 72 72 72 72
52
53 COUT F.«
54
55 TOTAL 393 403 359 510 311 314 314 314 314 314 314 314
56 coton 47 33 61 74 73 73 73 73 73 73 73 75
57 moi 1 liges 3 6 7 9 6 6 6 6 6 6 6 i
53 ecrus i mortes ii» 36 47 33 8 0 0 0 0 0 0 0
5? ecrus voile f/t 0 0 12 0 0 0 0 0 0 0 0 1
60 roaues 1 col or. 107 103 104 104 103 103 103 103 ' 103 103 103 m
61 cirourmts 1 lubrit'. 56 73 38 36 34 34 34 34 34 34 34 j<
62 orivure 9 - 8 3 8 8 8 5 8 8 8 1
63 !Ïectr..eiu,o« 49 53 63 61 68 68 68 61 61 61 68 61
64 sieces oitichees 40 26 13 13 17 20 20 20 20 20 20 20
VsîWNCs.'S.NT.Hi.SMS V. ?ATi:â rlVWCIÎf.i
Tableau 3.9
: e»p• ::5 e- !Oûut5& -
;f 56 59 '■? ■ï '2 *3 :i 2-
i Ef!PLCI = J -s7i 685 54 105 !s2 5:ï 511 540 5^ 4c:
! investissaient! 2)7 273 240 :*o 9.1 50 100 230 2:3 2K
6 reio.eiort.nts 225 234 l'ù 133 ;33 111 ri :; ri
7 c»s:ns i:MS 'uleient -1K3 213 -120 -iZZ 139 «52 ::o 249 197
3 cliMti 34! 421 -41? -2CC -22? c- .14
î 3t:Ci(S -231 -3: -125 -431 14 20 * I m
10 asseoit. -216 M 12 r r L 1 1
.
Il -«a-jr.niss. 1069 237 -271 -250 -250 -250 -250 -250 -250
i2 -aut. creant. 131 : -115 -54 -100 "11* -21 v „ Lis
13 RESîC.RCE: ; .tjo T23 a 2*3 353 3S2 359 37? 373 :»i :ï5
;i :s$n tio» - • »- ••r
-ê22 -25C -::s Z?v 353 3:9 279 341 3:5
i: «r«::ir»
té ajoi.caoual 250
17 auoi.aiit 112 978 !3 ,*. 0
•5 - -147
15 TKsCRHIE EXERCISE -39 44 -50 !sl -122 -tol -153 237
15 TEÎSRESIE I.HULEE -=24 -•43 -51» -?s9 -7:7 -757 -9Q8 -U2i -1232 -1436 -I5E3 -1346
tJ
21 ilLMS :

23 «TIF 5305 52S4 5795 6167 :455 5002 1713 4549 1453 1387 1312 1226
24 iMMiiiMttMi brutes 397C 4115 43ES 5923 ovbS 6153 s20o 6306 :50S :/C-3 6?C-S 7109
25 -isort:îse»ents 2536 2706 2910 321S 3552 3539 4223 4550 1345 5113 5383 567v
26 TiMOBiiisitiBRi nettii 13B4 1407 1473 2710 251o 2270 •963 1758 1663 1398 1523 1433
27 autres «i.:îiooiiis. 40 40 5 - 3 5 j 5 5
23 stacr.s nets 2c 17 1566 2550 2125 ii?4 •710 1730 1749 1751 1753 1755 1757
29 clients v.z... 353 131» 900 t.» 461 466 471 468 444 461 458
30 autres 41! 202 273 300 394 406 411 416 417 418 413 419
31 casn 292 151 161 127 150 150 150 150 150 150 150
32 PASSIF Î3C5 5766 6167 5*5? 5002 474? 4549 4453 «333 4312 4227
33 caoitai soo Î00 200 400 650 650 650 630 630 630 6M 650
34 auoientatisn se capital 0 0 150 •; 0 0 0 j 0 ■'; û
35 ♦'eserves :0 60 60 60 60 60 60 40 60 60 60 60
36 *»aiue reevaluation ectits v 1300 1300 1300 1300 1300 1300 1300 1300 1300
37 *reeort a nouveau -536 -1372 -2143 -2232 -1557 -1601 -1534 -1534 -1474 -1390 -1290 -1215
35 ^resultat exercice -33o -791 -469 676 -*4 17 50 59 64 110 :6 100
39 * situation nette -512 -1303 -1772 (33 409 426 476 536 620 730 793 393
1A
W
41 aettes iang eoven terae 2093 i?es 2764 1232 1131 1048 914 903 712 622 331 434
42 erovisior.s 295 «s 30 43 48 4S 43 «S 48 48 48 48
*3 taurnuseurs 1565 2534 2371 2600 2250 2)00 1750 1500 1250 1000 900 300
44 gmaenoes 0 0 û 0 0 i". 0 0 ■} 0 «
45 autres oettes CT 676 807 S13 606 633 533 411 391 391 403 403 533
*6 aecouvert 1134 1114 1080 1096 m 947 1149 1271 1432 1586 1733 1496
47 ACTIF-^SSIF 0 0 0 0 0 i 0 0 0 0 )
48 RATIOS FINANCIERS
«9
50 itocM/c.att. tél 621 SOI 701 341 351 331 331 331 331 331 351
51 clients/catt. 81 221 26Z 301 141 91 91 91 91 91 91 91
52 tournisseurs/conso. 521 591 391 1651 361 781 671 571 471 331 301 301
53 Résultat net -835 -791 -469 676 -44 17 50 39 84 110 66 100
54 Casn rie* -636 -322 -250 -298 290 333 382 389 379 373 341 355
55 Tresorerie -924 -•63 -919 -969 -757 -797 -999 -1121 -1232 -1436 -1533 -1346
56 S.N.+Ouasicaoital -512 -1303 -1772 453 409 426 476 336 520 730 7»3 595
57 S. h.*ouasicaoit. /Capital -e4î -1631 -2221 !!3I 631 661 731 821 951 1121 1222 1331
53 Caoitaux serianents 1331 729 1022 1764 1635 1322 1439 1387 1330 1399 1374 1397
59 5 L « T 2393 2033 2794 1330 1229 1096 962 831 760 670 57? 502
60 DUIT/Caoitau* oe'ianents 1271 2791 273* 751 75Z 721 671 61Z 531 431 121 36Z
61 Frais tmancie'-s 354 440 336 357 272 2^2 2?1 313 307 315 337 2E3
62 Frais tin./C.A. s 111 61 101 tï 51 8A 61 61 61 71 61

A . mm. _4*. . jêL.


58

3.3.3. Résultats de la simulation 3

Les résultats de la simulation 3 sont présentés ci-après :

• Ventes et coûts industriels : tableau 3.10


- Résultats et ratios de coûts : tableau 3. 1 1
- Financement, bilans et ratios financiers : tableau 3. 12

La simulation 3, qui ne diffère de la simulation 1 que par la suppression de la production


du voile polyester (comme la simulation 2) et l'augmentation de 500 km par an des ventes
de pagnes Tchad à partir de 1991, mène à des résultats qui se situent entre ceux des
simulations 1 et 2 :

- résultat net d'exploitation positif de 1991 à 1998 atteignant 260 MFCFA en 1998
soit environ 5 % du chiffre d'affaires.

- fonds de roulement positif à partir de 1994, croissant jusqu'à 900 MFCFA en 1998

- amélioration de la situation de trésorerie sur la période (- 920 MFCFA en 1989 à


- 580 MFCFA en 1998) mais trésorerie toujours très fortement négative ; découvert
bancaire décroissant mais toujours beaucoup trop important (1080 MFCFA en 1989,
730 MFCFA en 1998).

- niveau des frais financiers réduit à 3 % du chiffre d'affaires, ce qui est


raisonnable

- marge brute d'autofinancement convenable (410 MFCFA en 1991, 540 MFCFA en


1998).

- résultats nets cumulés de - 190 MFCFA fin 1998 (situation nette de + 1820
MFCFA fin 1998).

Malgré la réduction des dettes à long et court termes (identique par principe dans toutes
les simulations), la simulation 3 ne mène pas à des résultats suffisants pour opérer le
redressement de la STT sur la période considérée : la STT dans le cas envisagé sera
toujours confrontée à de trop importantes difficultés de trésorerie qui entraveront
gravement sa liberté d'action et la maintiendront sous la dépendance des banques et / ou
de ses fournisseurs.

La simulation 3 illustre le fait que la marge nette réalisée sur le pagne vendu au Tchad
est beaucoup trop faible (de l'ordre de 5 % à 12 % selon l'importance des frais fixes) ; le
manque à gagner subi sur la mévente de produits à forte marge (voile polyester et autres
tissus divers) ne peut être compensé que par une augmentation du volume des ventes de
pagnes au Tchad sans rapport avec les possibilités d'absorption du marché.
*A«c? } t S t : T ? » : T .: ï A T I G H Tableau 3.10
'.uni nouveaux m»; 8-
/il! 1-ïEMTEâ ET C2UT INDUSTRIE.

17-(lii-?0 57 sa 39 «0 M »2 * 94 93 96 ii :j
| Gli32 AU
» VENTE: M VOLUHE KH 9423 7936 10456 6300 :330 '050 9150 '250 9230 '230 '230 3230
! paones Tchad Ml 5900 4247 4665 4300 6500 6300 66v0 6700 6800 6900 T0O0 7100
> sagnes mort 01 633 2367 3294 1200 I2G0 1200 1200 1200 1100 1000 *M> :)0
1 ecrus m 1900 954 1730 600 700 700 700 700 •oo
700 700 ~'Âl
I iutrfi tissus Tchad <n 970 338 767 400 15v 630 630 630 630 430 :50 630
; autres :rooui:ï Tcnio »;« G •:• G ■j 0 V 0 •:■ 3 G
: VArîiaTIvX STOCKS Pc 01 -324 -124 86 -1200 3» 0 0 3 0 -, ;
i PKBUCTiûll EN VOLUME M 5901 7812 10542 Î300 9!Î0 9050 ?23C ?230 9230 ?230 =230
ij
?<?U !1QYE* DE VENTE t/i i?9 497 499 560 574 578 Î78 578 580 531 592 533
«r paanes Tchad f/e !77 369 613 613
592 613 613 613 613 =13 ti! 613
3 a*gnes exoort t/i 470 478 489 303 503 505 303 505 503 505 509 303
» ecr.s f'i 165 191 164 177 233 233 233 233 233 13 233
JU'.'M '.ISSUS tC(1»0 t.'» 463 611 728 730 73•0 730 730 730 730 730 730 730
; aotres orooLits Tenu ht •:• G C 0 0 0 0 0 0

5 WI?» AFFAIRES MIT M 4515 1945 5215 3640 ï:b2 3228 Î2B9 3331 5362 3372 5383 5394
« o aones Tchad M 3404 2417 2763 2636 3935 39S5 404o 4107 4163 4230 4291 4352
! sagnn «joert !H 308 1131 1610 606 406 606 606 606 536 503 439 404
b «rus M 332 1S3 2B4 IG6 163 163 163 163 163 163 163 163
7 iJtris tissus Tchad M 43I 209 538 292 329 173 4*3 475 4T3 473 479 473
s iufres produiti Tchao M 0 0 G 0 G 0 •:• C 0 C 0 0
lont T2TAL TCHAD 4207 2S13 3605 3034 M76 4622 4683 4745 4806 4867 4929 1990
V TOTAL EIPWT. 300 1131 1610 606 606 606 606 606 556 505 455 404
1 CHIFFRE AFFAIRES MUT 4515 3945 5215 3640 5082 5228 3289 3351 5362 5372 5383 3394
2 rMuet! ons/ ventes 31 34 22 0 10 10 10 10 10 10 10 10
3 CHIFFRE AFFAIRES NET 4477 3911 Î193 3640 5072 5218 3275 3341 3332 5362 3373 Î334
4 ♦autres produits 26 0 0 0 0 0 0 9 0 9 0 4
5 mtv.exoort 0
ê *-var. stocks -251 227 -93 -600 130
7 PRODUCTION 4253 4136 5098 3040 3222 5218 5279 3341 5352 5362 3373 3384
x0
CDNSQiWATIONS 2983 2968 3229 1552 2763 2752 2790 2327 2827 2827 2827 2B27
'0 coton 241 377 403 34C 655 658 653 658 658 658 658 65B
>l Moallaaes 23 33 71 44 33 34 33 56 36 36 36 36
12 Écrus iwortei 763 370 361 42 34 63 64 103 IG9 109 109 103
13 Kfil voile ieoortis 0 9 131 0 0 0 0 9 0 J 0 0
14 drogues 1 coi or. 749 791 927 509 m 899 910 920 920 920 920 920
B carourants 1 lubrif. 499 312 327 168 287 284 287 290 290 290 290 290
M gravure 42 32 46 43 33 33 39 33 99 99 59 39
R tlKtr..iau.ou 449 649 662 ni 599 998 999 600 600 600 600 600
M siecos detaenoes 203 164 99 E2 142 141 142 144 144 144 144 144
10
S0 COUT PROPORT, in 333 3M 306 293 303 304 309 306 306 306 306 306
ti
31
B MRS PROPORTIOMEUi 1270 1170 1369 1488 2434 2466 2490 2513 2324 2333 2546 2357
13 tan «roi I 301 2B1 371 49: m 471 m 471 m 471 471 471
M «AR6E il» 143 150 177 281 266 272 272 272 273 274 275 276
M
B
36 COUTS FÏIE3 PRODUCTION 719 1035 911 1071 1079 1081 1078 1075 1040 1010 1020 1030
!7 pefionml 319 679 670 651 650 630 650 650 650 650 690 650
a divers fournitures coni. 166 92 94 93 99 93 99 93 93 99 93
n ■Mrt.MCllM 209 200 183 266 233 249 233 229 179 129 119 109
kv aaort. nouveaux 10 34 60 79 91 91 109 120 140 160 190
kl
62 TOTAL COUT INDUSTRIEL 3772 4023 4211 2623 3367 3333 3367 3902 3367 3837 3347 3857
U MME INDUSTRIELLE 412 113 Ht 417 1335 1385 1412 1438 14S4 1525 1526 1527
M taux Mfft induit. 111 n I7t 141 261 271 271 271 281 211 211 281
Tableau 3. \\
:-•»ïs:JLTATS £T RATIGS

V sa 39 ?1 »2 1 94 »3 s4 97 •

FMII FIXES STRUCTURE 130* 961 1363 1192 1230 1216 US! 1206 1208 1200 1197 ■K!
pirionnei 2M 322 349 329 314 314 314 314 314 314 314 Il-
Msist.tichniOLi 49 39 92 36 !1 92 m 93 94 54 94 \r
«Vf! i.r.â.t. 144 103 13S 117 120 120 120 129 120 120 120 1*.
trwip./vmei 79 217 291 74 81 61 82 82 76 71 66
tfMMVtl 4 MDl. 121 58 129 120 120 120 120 120 120 124 120 iz:
rraii fin. lit 143 141 109 171 142 194 45 27 u 16 M :
rfiii fin.ct 211 299 227 116 133 129 130 1=0 202 209 213 l!4
39 m«
IMOts l tll M 40 33 49 30 30 30 39 30 :o 30 M
èconoaie FS
frais div.gastion 110 109 146 140 140 140 140 140 149 140 140 140
proviiions/stocks » 29 0 39 20 0 4 0 4 0 0 V
sravisions/climti 93 180 36 ) 30 30 30 30 30 30 30 30
provisions/tleu -642 -114 -H 100 100 100 100 190 100 100 1»

fnis ;itei/o 147 124 129 225 140 134 129 130 131 130 129 12:
RESULTA EXPLOITATION -£•< -833 -476 -774 79 169 229 232 277 325 329 419
PROFIT: 1 PERTES -Il 62 7 1450 J 0 0 0 0 0 0 3
IRPGT /KM « 0 0 0 0 0 82 88 109 124 ia 139
RESULTAT NET -535 -791 -469 676 73 169 147 144 171 :o2 204 31
*lti :iveri C.FLOM 9 -241 0 -1300 0 0 0 0 0 0 9 0"
«BA -636 -922 -230 -298 409 904 479 474 466 467 479 544-

Rt NET iv«t FF -564 -459 -194 900 238 323 306 364 403 436 447 424
rMoitit att /■ -94 -101 -*4 127 S 19 16 16 19 22 22 29
Ml /■ -71 -105 -24 -54 49 96 92 91 98 90 92 59

niRT DORT m CI 7013 7155 6396 4622 5061 4861 4794 4347 4765 4675 4679 4503
POINT RORT m KH 14641 14394 12824 S2S3 8813 8415 3293 8379 6221 9049 3040 7721
r
RATIOS DE CONSOMMTION

ProMCtlOfl M <H 1901 7812 10542 5300 9150 9050 9150 9250 9250 9250 9250 9250
«ttriit.itadtf m STT 924 -1040 -5O0
-Krus voila iteortM KH 0 0 175 0 0 0 9 8 0 0 0 0
■ eerif ntaCfJMOMi iM 3823 1566 2725 280 400 300 499 509 999 509 500 5O0
«ECHUS COTON STT Ml 5079 7172 6602 4600 3750 6730 8799 8750 5750 3750 3750 3750
tm M freinti 101 91 101 10Z 91 91 91 91 91 91 91 n
COTON SOMMC T 695 1135 1083 755 1462 1462 1462 1462 1462 1462 1462 1462 r
•crus voila laaortei f/a 1439 749 919 919 919 919 919 919 919 919 910 '
Bfu Km ait. t/a m 188 2« 219 219 219 219 219 219 219 219 216
arii m kl aa coton f 347 S29 174 490 498 490 999 499 999 499 499 498

alactricite K KNH 6509 7125 4459 8320 8303 8320 8336 8338 8336 3333 8338
PfÙ f/KNH 92 •0.5 72 72 72 72 72 72 72 72 72

COUT m •

TOTAL 999 493 399 119 317 319 » 322 322 322 322 322 '
catoa 47 93 61 74 79 79 79 79 79 79 79 79
aaeallaon 3 é 7 é 6 6 6 6 6 6 6 6
ferai laaortas f/a M 47 93 1 9 7 9 11 11 11 11 11
•erti voila f/a -• 0 12 9 9 0 9 9 9 9 9 0
drooiMa 1 color. 167 109 104 194 193 193 193 193 193 193 193 103
caraaraati t laarif. Si 79 31 38 34 34 39 34 34 34 34 34
aravara 9 1 1 1 8 1 1 • 1 1 8 6
ilactr..aae,f(z 49 83 03 11 AS 66 69 68 69 69 69 65
oiactt latacaaas 40 24 13 19 17 28 29 28 28 28 26 20
Tableau 3.12
ET
j 57 38 89 M :] =2 93 94 *3 rr ::
A 4 -s;i :S3 54 240 336 50! 398 «s 5Ϋ ::i 122
S lAvfftUIMMflts 257 273 240 1*0 -v 30 130 200 '.'.<• 2)0 2*0
rvu.iwrurts 223 199 234 ivl 133 133 111 11 9! 91 1
7 besoins »cnai roalMent -1103 213 -120 -• 162 322 371 231 248 239 -155
-
chmi 545 421 -419 -200 -234 3 -3
stocci -231 -3* -425 -!2Ï 14 22 .22 • * •
lut. suit, -216 71 27 119 •* ■ aj 1
-fourniss. 1069 237 -271 -no -250 -230 -250 -2Î0 -250 -200
-•at.:reMc. 131 : -125 -54 -180 -*•} -96 11 -31 13!
:3 P£ï:"USCEE -710 728 4 1•?< 584 4»? 474 466 167 179 144
14 eau -io» -522 -250 -293 4*9 504 473 474 4ta 4a7 479 544
13 aaritairi
là «.tai.cioitai 230
i« luea.oîst 112 978 53 0
i : T*»E=:-RsP!£ uszuz -39 44 -50 169 119 -26 -116 -43 -72 -42 423
TE5C-RER1E ClMUE -924 -963 -919 -969 -500 -631 -707 -322 -333 -957 -599 -376
4V

23 AÙTIî 3305 5284 5765 6167 5590 5137 4906 1708 1612 4347 4471 1363
24 iM9!iiiutioni irutM 3970 4115 4388 Ï92B e068 6153 6203 6308 :5ÛB 6706 690: 7108
23 -isortiiseMnts 2586 2708 2910 3218 :î52 3563 *220 4350 4345 3113 3385 Ï670
16 -Maasci lumens nettes 1384 1407 1476 2710 2516 2270 1936 1736 16*3 Ï39B 1Î2Î 1438
2? rxt*es tti.:aaosili>■ 40 40 3 r 5 0? • 3 « 3 3
; 22 ttatn nets 2317 2536 2550 2123 1800 1814 1636 1836 1860 1362 lSfeS .£6!
2a ciirts lté... 353 898 1319 *M 730 486 491 496 493 499 •86 483
30 autres 418 2(2 273 300 411 431 436 441 442 as 444 445
31 cain 2*2 Mi 161 127 150 158 150 IS9 130 150 150 IS9
32 f6«i? 530! 3264 5756 3167 ÎÎ90 5157 «i-: 4706 4612 4547 M71 1386
33 cuitii MO 300 300 100 "=20 650 •30 638 450 650 350 650
34 iuaMfltition ee cuitil 0 9 290 « 0 « 0 0 0 0 0
35 *THervfs 68 64 M 60 :O 64 60 60 60 60 60 60
3e ***:je reeviiuition Ktirsl 8 8 1300 1300 1300 1300 1300 1300 1300 1300 1300
37 ♦ressrt i nouveiu -536 -1372 -2163 -2232 -1557 -1482 -1313 -1166 -1022 -351 -649 -445
35 ♦resaitit uercice -836 -791 -4*9 676 t; 169 147 144 17] 202 20* 259
3? * sitjition nette -512 -1303 -1772 433 528 697 844 988 1139 1361 1565 1624
40
41 Bettes ionq aoven teree 2098 1985 2764 1262 1161 1048 914 803 712 622 531 454
*2 provisions 215 46 38 48 *8 48 48 48 48 48 48 48
43 fournisseurs 1565 2634 2871 2600 2230 2000 1750 1300 1230 1000 800 808
44 îivioenoes 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 C
43 autres Bettes CT 676 m 813 6M 633 533 493 397 408 409 378 533
46 oecs-jvert 1164 1114 1060 1096 •50 RI 857 972 1035 1107 1149 726
47 ACTIF-PASSIF 8 8 8 8 ,\ 6 0 0 0 8 0
4B MTI-2S FINMC1ERS
43
50 stotrs/t.ifi. ftél 621 38I 701 341 351 351 331 331 331 333 351
51 CllKtl/C.lM. ai 221 242 301 m 91 91 91 91 91 11 91
52 tournsseurs/conso. 521 891 891 1661 six 731 631 531 441 351 281 281
53 Remit it net -835 -791 -469 176 75 169 147 144 171 202 204 239
54 Cash tloa -636 -322 -250 -296 44< 504 179 474 «66 467 «71 544
55 Trésorerie -924 -1*3 -919 -969 -300 -681 -707 -822 -865 -957 -999 -57:
3t 6.>.*-2«iiicisital -512 -1303 -1772 «33 sa 897 844 988 1159 1361 1565 1824
57 S.H.*fluisicuit./C«it»l -441 -163Z -2221 1131 611 1071 1301 1321 1781 2091 2411 2811
53 Casitiui serunents 1681 721 1422 1784 1757 1793 1806 1631 1920 2031 2144 2326
«DUT 2393 2033 2714 1330 1229 1096 962 831 760 670 579 502
60 DUKuitiui Peraaatati 1271 2791 2731 731 701 611 531 461 401 331 271 221
tl Frus hnanciers 334 440 336 357 274 221 234 293 229 227 221 145
42 Frais rinwC.A. 91 1» II 10Z 5! 41 41 SI 41 41 41 31
62

3.4. Plan de redressement de la STT : conclusions

Le plan de redressement présenté par la STT (simulation 1 du § 331) repose sur la réalisation
simultanée des principales hypothèses suivantes :

1) hausse de 40 % des ventes de pagnes au Tchad de 1990 à 1991 (28 % par rapport
à 1989) grâce à l'arrêt des importations frauduleuses de produits concurrents attendu
d'une intervention efficace du Gouvernement tchadien et à l'application stricte de la
forte protection douanière existante.

2) production de voile polyester par la STT dès 1990 avec une marge bénéficiaire de
470 F/m avant frais de structure STT ; commercialisation de 050 km par an de voile
polyester dès 1991 à un prix voisin de 1400 F/m face à des produits concurrents
existants actuellement très bien implantés sur le marché et bénéficiant d'une
excellente notoriété.

3) baisse drastique des exportations dès 1990 (3970 km en 1989, 1200 km en 1990,
800 km en 1998) pour limiter le déficit enregistré sur les ventes export.

4) prorogation de la convention d'établissement de la STT (échue en 1990,


officiellement prorogée jusqu'à fin 1993) sur toute la période de restructuration (au
moins jusqu'en 1998).

5) réduction du capital social de 800 MFCFA à 400 MFCFA suivie d'une


augmentation de 250 MFCFA dès 1990, portant le capital social à 650 MFCFA.

6) réévaluation de la valeur nette comptable des actifs immobilisés de 1300 MFCFA


dès 1 990 avec contre partie en quasi-capital.

7) rétrocession totale à la STT par l'Etat tchadien de l'abandon par la France de


1300 MFCFA de créances (prêts de 800 MFCFA et 500 MFCFA de la CCCE);

8) négociation d'un moratoire avec l'Etat et les fournisseurs pour échelonner le


remboursement de 1800 MFCFA de dettes de 1991 à 1997 ; négociation d'un taux
d'intérêt modéré (inférieur à 10 % par an).

9) utilisation du solde des prêts CCCE, DEG et BEI (non encore totalement
débloqué) pour réaliser des investissements nouveaux jusqu'en 1992 (montant global
des 3 prêts : 1020 MFCFA dont 850 MFCFA auront probablement été utilisés fin
1990).

10) investissements de renouvellement de 200 MFCFA par an à partir de 1994.

11) maintien (en francs constants) des prix de vente actuels - tarifs de fin 1989-
sur l'ensemble de la période pour l'ensemble des produits STT, à l'exception des
écrus pour lesquels le plan prévoit un prix de vente inférieur au prix pratiqué
actuellement. La STT estime donc qu'il faut réviser les projections en hausse en
tenant compte d'un prix de vente moyen des écrus supérieur à 300 FCFA/m ce qui
réduirait les pertes annuelles d'exploitation réalisées sur ces produits d'environ 50 à
60 MFCFA.

12) hausse du prix moyen du coton de 20 % par rapport à 1989 dès 1990, stabilité
ensuite à 450 F/kg.

13) prise en compte de la baisse des tarifs de la STEE au 1/1/1990 et de


l'exonération de la taxe OFNAR de 79 F/litre sur le gas-oil.
63

14) amélioration de la maintenance des installations par une hausse de 40 % des


consommations de pièces détachées.

15) baisse de 180 MFCFA à 200 MFCFA par an des dépenses de transports par
rapport à 1989.

16) stabilité globale des autres charges d'exploitation (hors amortissements,


provisions et frais financiers).

17) amortissement des réévaluations d'actifs (1300 MFCFA) à hauteur de 900 MFCFA
seulement, 400 MFCFA étant supposés non amortissables.

18) obtention d'un taux bonifié de 12 % par an au lieu de 19 % par an pour le


calcul des intérêts sur découvert bancaire de 1990 à 1993, à concurrence de 700
MFCFA de découvert.

19) dotations annuelles aux provisions de 130 MFCFA dès 1992.

20) imposition sur les bénéfices au taux de 38 % au lieu de 45 % en droit commun.

Sur la base de la réalisation simultanée de l'ensemble des hypothèses décrites ci-avant,


la situation financière de la STT s'améliore très rapidement pour être totalement assainie
en 1998 avec un fonds de roulement de 2000 MFCFA, un découvert bancaire nul, des frais
financiers négligeables, une trésorerie positive de 330 MFCFA et un résultat net annuel
après impôt sur les sociétés de 420 MFCFA.

Toutefois ces projections sont très sensibles aux résultats des ventes de produits à forte
marge unitaire, à savoir le voile polyester et les tissus divers.

Or, les hypothèses de vente relatives aux tissus divers sont en rapport avec les
réalisations passées (en prix et en quantité) et peuvent donc être considérées comme
réalistes.

Par contre, en l'absence de test préalable du futur produit STT sur le marché tchadien,
les prévisions concernant les ventes de voile polyester de la STT ont un caractère très
aléatoire compte tenu du préjugé a priori très favorable dont bénéficieront les produits
concurrents importés déjà très bien implantés sur le marché. Or, la non réalisation des
prévisions de vente de voile polyester ne peut être compensée au plan financier que par
une augmentation considérable des ventes de pagne au Tchad, à faible marge unitaire, ce
qui ne correspond pas à la capacité réelle d'absorption du marché, du moins aux prix
prévisionnels envisagés ; en effet, même une augmentation des ventes annuelles de pagne
au Tchad de 500 km dès 1991 par rapport à la simulation de base (soit des ventes de
pagnes au Tchad croissant de 6500 km en 1991 - + 39 % .par rapport à 1989 - à 7100 km
en 1998 - + 52 % par rapport à 1989-) ne suffit pas à compenser les effets négatifs de la
suppression totale des ventes de 650 km de voile polyester par an sur la situation
financière de la société.

En dehors des diverses conditions énumérées ci-avant, il ressort des observations


précédentes que la création des ressources financières nécessaires au succès du plan de
redressement et d'assainissement financier présenté par la STT ne peut se faire sans la
production et la vente en quantités suffisantes (au moins 1000 km/an) de produits à forte
marge, voile polyester et tissus divers ; l'augmentation des ventes de pagnes au Tchad au
delà de 6500 à 7000 km par an aux prix actuels ne semble en effet pas réaliste à moyen
terme et ne suffit pourtant pas à générer les ressources suffisantes pour assurer
l'assainissement financier de la STT à l'horizon 1998.
64

4. ANALYSE CRITIQUE DU PLAN DE REDRESSEMENT DE LA STT

4. 1. Analyse critique des hypothèses de base

4. 1. 1. Le marché tchadien.

. Le marché tchadien du pagne était évalué par la STT en 1989 à 5500 km (cf § 3.1.1.).
Les hypothèses retenues par la STT pour son plan de restructuration sont nettement
supérieures à cette estimation, croissant de 6000 km en 1991 à 6600 km en 1998. Ces
prévisions semblent donc a priori optimistes.

. Les prévisions de ventes de voile polyester (650 km par an à 1400 F/m) semblent très
aléatoires ; en effet :

- le nouveau produit STT n'a pas encore été testé, ni techniquement ni


commercialement.

- le marché du voile était estimé à 1000 km/an par la STT en 1989 ; la STT prévoit
donc de prendre 65 % du marché dès 1991 alors que son produit ne pourra se
positionner que sur un segment du marché et que les produits concurrents importés
sont très bien implantés et bénéficient d'une très bonne notoriété.

- aucune étude de marché n'a à notre connaissance été réalisée pour évaluer le
marché potentiel du futur produit (créneau, prix, quantité).

. les prévisions de ventes au Tchad se fondent sur l'arrêt des importations frauduleuses
de produits concurrents de la STT : le plan est donc fondamentalement tributaire de
décisions à prendre et à faire appliquer à court terme par le Gouvernement tchadien ; si
ces mesures ne sont pas prises et appliquées immédiatement, la STT considère que le plan
de redressement est sans objet et que la STT ne pourra poursuivre ses activités. Quelle
que soit l'ampleur réelle des importations frauduleuses de produits concurrents, il nous
semble peu réaliste de penser qu'une action éventuelle pourra faire totalement cesser sur
une longue période de telles pratiques. Il nous semble par ailleurs utile de préciser que le
niveau global des droits et taxes d'entrée applicables aux produits textiles importés est de
l'ordre de 60 à 70 % selon les produits. La protection demandée par la STT, nécessaire
pour pouvoir lutter contre les produits du Nigéria en particulier, est donc très élevée :
sans considérer les autres avantages dont souhaite bénéficier ou continuer à bénéficier la
STT, U faut donc souligner que la STT n'envisage d'évoluer que dans le cadre d'une très
forte protection douanière, très coûteuse pour le consommateur tchadien.

4.1.2. Le marché export

Compte tenu des difficultés rencontrées et des pertes importantes réalisées sur les
exportations en 1989, la STT a raison de chercher à se redéployer en priorité sur le
marché national et à limiter ses ventes à l'exportation réalisées à perte, même à l'horizon
1998.

Reste à savoir si la STT pourra commercialement refuser de satisfaire d'éventuelles


commandes export, surtout si les ventes sur le marché national ne répondent pas à son
attente (elle pourra être amenée dans ce cas à vendre à l'exportation, à amortir ainsi
une partie de ses charges et à se créer de la trésorerie plutôt que d'accumuler des stocks
pléthoriques).
65

4. 1.3. Le cadre réglementaire

La prolongation de la Convention d'établissement a été accordée par le Gouvernement


tchadien jusqu'à la Tin de 1993.

Au delà de cette date, l'impact du maintien de la Convention sur les comptes de la STT
(et de l'Etat) se décompose essentiellement ainsi :

- Taxe UIC OFNAR : 1 12 F/iitre soit


230 MFCFA par an

- Droits et taxes à l'importation sur équipements et pièces détachées :

60 à 100 MFCFA par an

- Taxes diverses : 20 MFCFA par an environ.

Le montant global de l'avantage annuel direct lié à la Convention est donc de l'ordre de
310 MFCFA à 350 MFCFA par an, hors incidence sur les frais financiers qui seraient
accrus du fait des besoins de financement supplémentaires générés par ces nouvelles
charges (60 à 70 MFCFA par an) et sur l'impôt sur les bénéfices (70 MFCFA par an
jusqu'à 1993 - IMF -, de 0 à 20 MFCFA par an ensuite).

Il n'est pas tenu compte par ailleurs dans cette estimation des taxes nouvelles (type taxe
CAA) qui pourraient alors être appliquées à la STT sans recours possible.

Enfin, il n'est pas envisagé d'exonérer la STT :

.de la taxe OFNAR incluse dans le prix du kwh facturé par la STEE : cette exonération
réclamée par la STT pourra faire l'objet de négociations avec le Gouvernement et la
STEE mais nous la considérons a priori comme hautement improbable.

. des droits et taxes divers perçus à l'entrée au Tchad des importations de consommables
(type taxe statistique, etc...).

La suppression des avantages accordés par la Convention dans les conditions définies ci-
dessus diminuerait le résultat d'exploitation annuel d'environ 400 MFCFA ce qui retirerait
toute perspective de succès au plan de redressement, au moins d'ici l'an 2000.

La viabilité du plan de redressement de la STT passe donc impérativement par le maintien


des avantages actuellement octroyés dont le montant global ressort à environ 400 MFCFA
par an, la stabilisation du régime fiscal (droits et taxes diverses) à son niveau actuel-
taux et assiettes de calcul - et par l'absence de toute nouvelle taxe. Il n'est par contre
pas envisagé d'instituer d'avantages supplémentaires à ceux qui sont actuellement accordés
(en 1990).
66

4.1.4. La situation financière

. modification du capital social : l'augmentation du capital social de 250 MFCFA est a


priori insuffisante par rapport aux efforts que la STT envisage de demander à ses
partenaires, en particulier à l'Etat. Une augmentation plus importante du capital
(initialement prévue en 1989) serait souhaitable et justifiée pour améliorer dès 1990 ou
1991 la situation financière de l'entreprise.

Il est raisonnable de prévoir qu'une partie de cette augmentation de capital se fera par
compensation sur les emprunts, l'autre partie étant réellement souscrite et libérée dèb
1990 ou 1991.

. réévaluation des actifs immobilisés à hauteur de 1300 MFCFA avec contre partie en
quasi-capital : cette réévaluation porterait la valeur nette des immobilisations à 2780
MFCFA fin 1989 alors que leur valeur de cession a été estimée à 4100 MFCFA.

En fait le bien-fondé d'une telle évaluation repose sur l'existence de repreneurs


potentiels des actifs à ce prix dit de cession, ce qui semble très discutable en regard des
réalisations des exercices récents, de la situation économique et financière actuelle de la
société et de ses perspectives de rentabilité à moyen et long termes. Comme cela a déjà
été montré, des perspectives favorables pour la STT ne sont envisageables que dans le
cas où celle-ci bénéficie d'un nombre considérable d'avantages qui sont loin d'être acquis
dans le contexte actuel ; une réévaluation des actifs ne peut donc se justifier que si
l'ensemble des conditions garantissant la viabilité de l'entreprise à long terme ont été
préalablement négociées et acquises.

. Rétrocession à la STT par l'Eut tchadien de l'abandon par la France de 1300 MFCFA
de créances : cette rétrocession qui représenterait une importante concession de l'Etat
tchadien si celui-ci l'acceptait constituerait une exception à la règle générale concernant
l'annulation de dette de Dakar (cf Annexe 5) et serait donc à ce titre conditionnée par
l'approbation du plan de restructuration défini par la STT par la Coopération française et
la Direction du Trésor du Ministère français de l'Economie, des Finances et du Budget, ce
qui n'est pas acquis d'avance.

. Moratoire fournisseurs de 1800 MFCFA :


Il n'est pas certain que les fournisseurs autres que Cotontchad et la STEE acceptent le
principe d'un tel moratoire, ni les conditions prévues par la STT (étalement du
remboursement sur 7 ans, taux d'intérêt réduit inférieur à 10 %). Aucun accord n'était
intervenu sur ces points en mai 1990.

La possibilité de négocier avec l'Etat un accord de compensation de dettes vis à vis de


l'Etat par des trop perçus de taxes sur des exercices antérieurs réclamés par la STT n'est
pas à rejeter mais nous semble peu probable (montant concerné : 300 MFCFA).
67

4.1.5. Les investissements

Le programme d'investissements nouveaux prévu jusqu'en 1992 est limité par l'incapacité
pour la STT d'accéder à des emprunts nouveaux et sa marge brute d'autofinancement
insuffisante.

Ainsi, la STT se contente à partir de 1993 d'effectuer des investissements de


renouvellement s'élevant à 200 MFCFA par an à partir de 1995.

Ces investissements de renouvellement sont a priori insuffisants pour maintenir l'outil de


production en état d'assurer à long terme la production attendue : ce fait est illustré par
l'évolution de la valeur nette des immobilisations qui, malgré la réévaluation d'actif
portant cette valeur à 2710 MFCFA en 1990, retombe à moins de 1500 MFCFA en 1998 ce
qui dénote une dégradation des installations de 1990 à 1998, les amortissements pratiqués
étant très supérieurs aux investissements réalisés sur la période (la différence sert à
réduire les dettes à court terme). Le programme d'investissements de la STT est donc
très insuffisant, compte tenu de l'état de vétusté actuelle des installations et des risques
afférents même avec un excellent service entretien : ce programme ne permet pas une
modernisation globale de l'outil de production et n'est pas en rapport avec les
performances escomptées à long terme.

4. 1.6. Les prix de vente et les prix de revient

A. Les prix de vente

Les hypothèses concernant les prix de vente ne sont pas exagérées par rapport aux
réalisations antérieures.

Toutefois, ces prix ne sont praticables que si la protection douanière contre les produits
importés est effective, à savoir interdiction d'importer de la friperie et application stricte
du tarif douanier sur la base de prix hors douane réalistes.

Si tel n'est pas le cas, la concurrence des produits importés, du Nigeria en particulier,
sera trop forte et la STT ne pourra en aucun cas réaliser ses prévisions. C'est déjà ce
phénomène qui est à l'origine de la très forte baisse des ventes constatée depuis la fin
de 1989 jusqu'à la mi 1990.

De même, sous réserve de l'application effective de la réglementation douanière existante


(droits et taxes cumulés sur tissus de coton importés de l'ordre de 60 % à 70 %), la STT
peut effectivement prétendre vendre ses écrus à au moins 300 FCFA/mètre, au lieu des
233 FCFA/mètre prévus dans ses projections financières.

B. Prix de revient

B. 1. Consommations

Les hypothèses concernant l'évolution du montant des consommations n'appellent pas


d'observation particulière.
68

Le tableau 3.2. (§ 3.2.6) montre que le montant global des consommables et les coûts
variables par catégorie de produits restent inchangés par rapport à 1989 ; les évolutions
des montants des différents postes de consommables se compensent, seule la répartition
des coûts entre les différents consommables évoluent. La répartition de ces coûts
présentée au tableau 3.2 diffère un peu de celle du plan de restructuration mais, leur
montant total étant comparable, les écarts constatés n'ont pas d'incidence sur les
projections financières.

Répartition des coûts variables hors tissu importé


(base 1998, simulation 1, montants en MFCFA)

Consommations Plan STT 1998 Tableau 3.2 (§ 3.2.6)

Coton 658 646


Emballages 56 63
Colle + drogues et colorants 869 863
Carburants, lubrifiants 294 287
Gravure 55 42
Electricité, eau, gaz 602 609
Pièces détachées 146 186

Total 2 680 2 696

B.2. Autres charges

Les observations portent sur les postes suivants :

1 - amortissements
2 - transports
3 - frais financiers long terme
4 • frais financiers court terme
5 - impôts et taxes
6 • provisions
7 - impôts sur les bénéfices.

1) amortissements :

L'estimation de la valeur de cession des actifs de la STT faite par le Cabinet Roux,
sur laquelle repose l'hypothèse de réévaluation de la valeur des immobilisations de
1300 MFCFA, porte exclusivement sur des biens corporels tous amortissables à
l'exception des terrains pour lesquels le montant global de réévaluation n'excède pas
100 MFCFA.

Il semble donc injustifié de considérer que 400 MFCFA sur 1300 MFCFA de
réévaluation d'actifs seraient non amortissables comme le fait la STT pour ses
projections. En retenant 100 MFCFA d'actifs non amortissables (terrains) la valeur
annuelle des amortissements à pratiquer sur la réévaluation d'actifs est donc de 120
MFCFA au lieu de 90 MFCFA (sur la base de l'hypothèse STT d'un amortissement de
10 % par an sur 10 ans).

Le montant des amortissements du plan STT doit donc être augmenté de 30 MFCFA
par an sur la période 1990 - 1998.
69

2) transports consommés

Ce poste d'un montant de 376 MFCFA en 1989 est supposé être réduit de 180
MFCFA dès 1990 pour se stabiliser à terme entre 180 et 200 MFCFA par an grâce à
la diminution des exportations et à l'acquisition d'un avion par la STT.

Nous estimons que l'économie globale réalisable est inférieure à ce montant et serait
plutôt de l'ordre de 100 à 130 MFCFA en début de période (1990 à 1994) et de 130
à 150 MFCFA en fin de période (1998 et plus).

Le poste transports consommés doit donc être réévalué d'au moins 50 MFCFA par an
par rapport au plan STT.

3) Frais financiers sur emprunts à long terme

Ces frais financiers concernent à la fois les emprunts à long terme et le moratoire
fournisseurs supposé avoir été négocié en 1990.

Compte tenu de taux d'intérêt moyens de 2 % sur les emprunts à long terme et de
8 % ou 10 % sur le moratoire fournisseurs (appliqués au solde moyen restant dû de
l'exercice, soit à la moyenne des soldes restants dûs en fin d'exercice et à la fin de
l'exercice antérieur (1)), on obtient l'échéancier suivant (cf. § 326 B2) :

Echéancier des frais financiers sur dettes à long et moyen ternes


(nontants en MFCFA)

Total
1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 90-98

tUB au 31 déoaabre 2764 1282 1181 1048 914 803 712 622 531 454 7547
(1) Frais financiers (2%) 40 25 22 20 17 15 13 12 10 174
Moratoire fournisseurs
(solde restant dû) un 1800 1450 1200 950 700 450 200 0 0 6750

(2) Frais financiers (8%) 144 130 106 86 66 46 26 - - 604


(3) Frais financiers (10%) 180 162 132 107 82 57 32 - - 752

Total (l)+(2) 184 155 128 106 83 61 39 12 10 778

Total <l)+(3) 220 187 154 127 99 72 45 12 10 926

Total plan STT 171 142 104 65 27 22 16 11 34 592


Correction préposée par rapport au
plan STT +10 +10 +20 ♦40 ♦€0 +40 +20 - -20 +180

Nous estimons donc que les frais financiers sur dettes à long terme ont été sous
estimés et nous proposons les corrections indiquées ci-dessus.

(1) Calculer les frais financiers sur le solde dû en fin d'exercice revient à considérer que
l'ensemble des remboursements de l'exercice se fait au début de l'exercice considéré ce qui
est impensable pour la STT compte tenu de l'état de sa trésorerie (à moins de générer des
dettes à court terme beaucoup plus onéreuses).
70

4) Frais financiers sur découvert bancaire

L'hypothèse de réduction du taux d'intérêt applicable aux découverts de la STT de 19 % à


12 % à concurrence de 700 MFCFA pendant 4 ans n'a pas encore été négociée et n'est
pas acquise.

L'impact de cette mesure sur le résultat d'exploitation, prise en compte dans le plan de
restructuration, est de 50 MFCFA par an de 1990 à 1993.

5) impôts et taxes

Ce poste doit à notre avis être estimé à 40 MFCFA par an au minimum Icf exercices
1987 à 1990) et non à 30 MFCFA par an.

6) provisions

La STT prévoit un montant global de provisions (stocks, clients, divers) de 130 MFCFA
par an pour un chiffre d'affaires de l'ordre de 5600 MFCFA à 6000 MFCFA et des stocks
supérieurs à 2000 MFCFA ce qui donne un taux moyen de provisions diverses de 1,7 %
(ou 2,2 % du chiffre d'affaires).

Ce taux était très supérieur en 1987 (3,4 % du C.A.) et 1988 (5,3 % du C.A.).

Même si ce poste comprend également les produits divers éventuels de l'exercice (111
MFCFA en 1989, 55 MFCFA en 1990), soit de 1 à 2 % du chiffre d'affaires, il semble
justifié de prévoir un montant global de provisions d'au moins 3 % du chiffre d'affaires,
soit de l'ordre de 170 MFCFA par an au lieu de 130 MFCFA par an (la provision sur
clients de 30 MFCFA par an, soit 0,5 % du chiffre d'affaires annuel, nous semble
particulièrement sous-évaluée).

7) Impôts sur les bénéfices

La STT a fixé le taux d'imposition sur les bénéfices à 38 % dans son plan au lieu de 45
% en droit commun.

Ceci est envisageable dans le cadre de la négociation avec le Gouvernement de la


prolongation de la Convention d'établissement ou de l'octroi d'avantages divers mais ce
n'est pas acquis.

L'impact de cette hypothèse sur le résultat net après impôts prévu dans le plan STT
varie de 23 MFCFA en 1992 à 47 MFCFA en 1998. L'impact global sur la marge brute
d'autofinancement de 1992 à 1998 est de 246 MFCFA (sur 7 ans). Le niveau du taux futur
d'imposition applicable à la STT a donc une influence déterminante sur la reconstitution
de sa trésorerie.
71

4.2. Projections financières après ajustements

4.2. 1. Présentation des résultats

Sur la base des observations formulées au § 4.1 de nouvelles projections financières ont
été établies à partir de la simulation 1 présentée par la STT.

Les hypothèses prises en compte sont les suivantes :

- le modèle de base est celui de la simulation 1 de la STT. En particulier, les hypothèses


relatives aux kilométrages vendus et produits restent inchangées.

- les modifications par rapport à la simulation 1 sont les suivantes (cf explications
détaillées au § 416) :

. prise en compte d'un prix de vente des écrus de 300 F/m au lieu de 233 F/m.

. calcul du montant global des consommations à partir des coûts variables de chaque
catégorie de produits établis au § 326, tableau 3.2, à savoir :

.. pagne : 321 F/m


.. écru : 140 F/m
.. voile polyester : 910 F/m
.. divers . 34 1 F/m.

. les amortissements annuels ont été majorés de 30 M FCFA.

. le poste transports a été majoré de 50 MF CFA par an

. les frais financiers sur dettes à moyen et long termes ont été modifiés en fonction du
tableau présenté au § 4.16 B3.

. les frais financiers sur dettes à court terme (découverts bancaires) n'ont pas été
modifiés pour nos projections financières mais leur impact annuel de 1990 à 1993 a été
signalé.

. les impôts et taxes ont été majorés de 10 MF CFA par an.

. le montant global des provisions annuelles (stocks, clients,...) a été majoré de 40 MF


CFA par an.

Le tableau 4.1 ci-après présente l'impact de la prise en compte de ces modifications sur
la marge brute d'autofinancement de la STT de 1991 à 1998 :

• avec ou sans prise en compte de la réduction du taux d'intérêt sur découverts bancaires
prévu par la STT de 1990 à 1993 ;

- avec un taux d'imposition sur les bénéfices de 38 % (hypothèse STT) ou de 45 % (droit


commun).
72

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73

Pour la suite des calculs, seule l'hypothèse la plus favorable a été retenue, à savoir :

- prise en compte de l'avantage prévu par la STT de 1990 à 1993 en matière de frais
financiers sur découverts bancaires.

- prise en compte du taux d'imposition sur les bénéfices de 38 %

Dans ces conditions, le tableau 4.2 présente l'incidence des modifications apportées sur le
plan de financement de la STT de 1991 à 1998 compte tenu des hypothèses suivantes :

. reprise de l'échéancier des emplois tel qu'il a été défini par la STT pour la simulation 1
(échéanciers d'investissements et de remboursement des dettes inchangés).

. reprise de l'hypothèse de la STT prévoyant le maintien du niveau de "cash" à 150 MF


CFA sur toute la période, le solde des besoins en trésorerie étant couvert par les
découverts bancaires.

. reprise comme base de calcul d'un solde de trésorerie négatif de - 771 MFCFA à la fin
de 1990 tel qu'il est prévu dans les projections STT.

Il ressort de ce tableau que la STT ne peut alors réaliser ses prévisions qu'en accroissant
très sensiblement son découvert bancaire par rapport à 1990.

Ce découvert supplémentaire générant de nouveaux frais financiers (au taux de 19 %), le


montant du découvert nécessaire pour réaliser les prévisions de STT - simulation 1 - sera
en fait supérieur au montant calculé au tableau 4.2.

Le tableau 4.3 présente le plan de financement qui en découle pour la STT si, comme cela
est prévu dans son plan, la STT ne fait pas appel à de nouveaux emprunts (autres que le
découvert bancaire) ou à une nouvelle augmentation du crédit fournisseurs (le montant du
découvert à été calculé de manière à assurer au "cash" un montant de l'ordre de 150
MFCFA).

Il ressort de ce tableau que :

• la trésorerie est encore négative en 1998 (-436 MFCFA) et devient probablement


positive à partir de 1999 ou 2000.

- la STT est obligée d'accroître son découvert bancaire, même par rapport à 1989 ; ce
découvert croît de 900 MFCFA en 1990 (prévisions) à 1 150 MFCFA en 1996 pour être
encore de 600 MFCFA en 1998.
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4.2.2. Commentaires

Les projections financières présentées ci-avant montrent que la STT ne peut réaliser ses
prévisions en matières d'investissements et de remboursement de ses dettes qu'en
poursuivant ses activités dans une situation très critique - voire insupportable • de
trésorerie.

Pourtant, malgré les modifications que nous avons apportées aux prévisions de la STT aux
paragraphe précédent pour nous situer dans un cadre à notre avis plus réaliste, il faut
rappeler que les hypothèses retenues pour l'élaboration de nos projections financières
restent extrêmement optimistes et supposent que la STT bénéficie d'avantages
considérables.

Ces hypothèses prévoient en effet que :

- les prévisions de progression très forte des ventes dès 1991 se réaliseront en
maintenant les prix actuels;

- les importations frauduleuses de produits concurrents pourront effectivement être


arrêtées;

- la STT pourra dès 1991 écouler 650 km de voile polyester avec une marge bénéficiaire
de 470 F/m avant frais de structure STT.

- la Convention d'établissement de la STT sera prolongée sur toute la période de


redressement, au moins jusqu'en 1998 (impact de 300 MFCFA à 400 MFCFA par an sur les
charges d'exploitation).

- les actionnaires accepteront de procéder aux modifications prévues du capital social.

- la réévaluation des actifs de 1300 MFCFA sera acceptée.

- l'Eut tchadien abandonnera 1300 MFCFA de créances sur la STT.

- l'échelonnement sur 7 ans du remboursement de 1800 MFCFA de dettes (à taux


d'intérêt réduit) sera accepté par l'Etat et les fournisseurs.

- le solde du prêt BEI sera débloqué.

- les investissements programmés permettront de maintenir la capacité réelle de


production au niveau des prévisions de ventes (le tableau 4.3 montre que le
désinvestissement net sur la période 1991-1998 est de 1500 MFCFA alors que l'outil de
production reste vétuste malgré les investissements réalisés jusqu'en 1992).

- le prix du coton restera à son niveau de 1990.

- la STT obtiendra un taux bonifié de 12 % par an sur ses découverts bancaires de 1990
à 1993 à concurrence de 700 MFCFA de découvert.

- les bénéfices de la STT seront imposés au taux de 38 % sur la période (au lieu de 45 %
en droit commun).
77

En dehors des diverses conditions énumérées ci-avant susceptibles d'être réalisées grâce à
des efforts très importants des parties intéressées, nous émettons des doutes particuliers
sur :

- la fiabilité des prévisions de ventes (modifications annoncées de la répartition des


ventes entre les diverses catégories de produits, quantités vendues - pagne Tchad et voile
polyester en particulier - , prix de vente). Nous pensons au minimum que l'accroissement
des ventes de pagne Tchad et de voile polyester ne pourra se faire qu'avec une beaucoup
plus grande progressivité, avec toutes les conséquences que cela suppose sur les capacités
de financement et de remboursement de la STT et donc sur les possibilités réelles de la
STT de mener à bien l'assainissement de sa situation financière avani l'an 2000.

- le programme d'investissements qui nous semble insuffisant pour garantir sur la période
les performances nécessaires de l'outil de production. Le plan prévoit d'affecter plus de
50 % des ressources dégagées par les amortissements au remboursement des diverses
dettes, au lieu de les consacrer à des investissements. Compte tenu de l'état déjà vétuste
des installations actuelles et des risques que cela comporte au niveau de la production
(quantité et qualité), il nous semblerait justifié de prévoir un niveau d'investissements
d'au moins 200 MF CFA par an sur l'ensemble de la période avec si possible une
croissance de ce montant en fin de période (1995-1998) pour atteindre 300 MFCFA par
an. Ces hypothèses ne doivent pas être considérées comme exagérées : un investissement
annuel de 300 MFCFA amortissable sur dix ans conduit en effet à la stabilisation à terme
de la valeur nette des immobilisations à 1 500 MFCFA soit tout juste leur niveau actuel
avant réévaluation d'actifs.

Outre le caractère à la fois aléatoire et très onéreux des concessions attendues des
divers partenaires de la STT, les doutes émis sur la validité des prévisions de ventes et
du programme d'investissements d'une part et les mauvais résultats des projections
financières pourtant établies sur la base d'hypothèses excessivement favorables d'autre
part nous conduisent à conclure que l'assainissement de la situation financière ne pourra
probablement pas être mené à bien d'ici 1998, même si la STT bénéficie effectivement de
la part de ses partenaires de tous les avantages envisagés.

4.3. Scénario de la fermeture de l'atelier de filature-tissage

Compte tenu des conclusions pessimistes qui précèdent et des observations qui avaient été
formulées en 1989 dans le cadre de la phase 1 de l'étude, on pourrait envisager pour
rentabiliser l'activité de la STT de mettre fin, au moins provisoirement, à l'activité de
filature-tissage.

L'étude des prix de revient moyens des produits de la STT présentée au paragraphe
326.B3 du présent rapport montre que le prix de revient moyen des ècrus de décompose
de la manière suivante (tableau 3.2) :

Coûts variables (consommations) 140 F/m


Coûts fixes de production 65 F/m
Coûts fixes de structure (base 1998) 107 F/m

Total 312 F/m


78

En cas de fermeture de l'atelier de filature tissage et de substitution d'écrus importés


aux écrus fabriqués par la STT, les économies réalisées seraient approximativement les
suivantes:

Coûts variables 100 %


Coûts fixes de production 80 % (1)
Coûts fixes de structure 10 % maximum (2)

Les économies potentielles seraient donc de 203 F/m, soit l'équivalent du prix que la STT
prévoit de payer pour l'achat d'écrus importés du Cameroun (210 F/m).

Sur la base d'écrus importés à 210 F/m, la fermeture de l'atelier de filature-tissage ne


présente donc aucun avantage.

Au contraire, elle présente des inconvénients majeurs pour la STT comme pour l'Etat
tchadien :

- Licenciement de 250 employés ,

- Perte de la valeur ajoutée correspondante directe (350 à 400 MFCFA par an, de salaires
essentiellement) et indirecte (incluse dans certains consommables, principalement
l'électricité dont les consommations s'élèvent à environ 54 F/m soit 470 MFCFA par an
pour 8 750 km d'écrus fabriqués)

• dépendance de fournisseurs concurrents pour l'approvisionnement en écrus importés d'où


difficultés prévisibles quant à la fiabilité des approvisionnements (délais, prix,
quantités,...).

La fermeture de l'atelier de filature-tissage ne constitue donc pas, dans les conditions


définies ci-avant, une alternative permettant de faciliter le redressement de la STT (ces
conclusions pourraient être remises en cause s'il était établi que la STT pourrait
s'approvisionner dans des conditions satisfaisantes de délais, de quantité et de qualité,
avec des garanties quant à la régularité des approvisionnements, à des prix très inférieurs
à 210 F/m TTC rendu Sarh).

4.4. Conclusion

L'étude détaillée du plan de redressement présenté par la STT mène aux conclusions
suivantes :

- l'assainissement de la situation financière de la STT passe nécessairement par la


réalisation simultanée de l'ensemble des hypothèses financières prises en compte, à savoir
en particulier :

. la prolongation à long terme de la Convention d'établissement (manque à gagner pour


l'Etat : 300 à 400 MFCFA par an).

. l'acceptation par les actionnaires de procéder aux modifications du capital social


(abandon de 400 MFCFA + apport de 250 MFCFA).

(1) les charges d'amortissements demeureraient ainsi qu'une part des frais de personnel
nécessaires à la gestion des importations.

(2) réduction éventuelle des T.F.S.E. et de certains frais de gestion quoique les importations
aient sans doute en fait des effets inverses.
79

. la réévaluation des actifs immobilisés de 1300 MF CFA.

. l'abandon par l'Etat de 1300 MFCFA de créances sur la STT (prêts CCCE).

. l'échelonnement sur 7 ans du remboursement de 1800 MFCFA de dettes envers l'Etat et


les fournisseurs (avec un taux d'intérêt réduit).

. le maintien de l'outil de production en état d'assurer la production prévue sur


l'ensemble de la période, malgré un programme d'investissements minimal.

. stabilité du prix du coton à son niveau de 1990

. bonification pendant 4 ans du taux d'intérêt applicable par les banques au découvert
bancaire de la STT à concurrence de 700 MFCFA.

. imposition sur les bénéfices au taux de 38 % au lieu de 45 % en droit commun.

- l'assainissement financier de la STT d'ici 1998 passe également impérativement au plan


commercial :

. par la vente d'au moins 6000 km par an de pagnes au Tchad dès 1991.

. par la vente d'au moins 1000 km de produits divers à forte marge -dont au moins 600
Km par an de voile polyester avec une marge bénéficiaire sur prix de revient complet
d'au moins 350 F/m-.

. par la réduction drastique des exportations, hautement déficitaires.

La réalisation simultanée de toutes ces conditions nous semble très aléatoire. De plus les
résultats des projections financières établies sur ces bases très optimistes montrent que
la réalisation du programme prévu d'investissements - pourtant minimal - et de
remboursement des dettes aux fournisseurs ne peut se faire que dans une situation très
critique de trésorerie (découvert bancaire supérieur à 1000 MF CFA de 1993 à 1997).

Par ailleurs, la fermeture de l'atelier de filature-tissage ne constitue pas une alternative


permettant de soulager la situation financière de l'entreprise, du moins dans les
conditions actuellement envisagées (importation d'écrus à 210 F/m).

Nous estimons que, pour être réaliste, le plan de redressement de la STT devrait se
fonder sur :

. un apport plus important de capitaux propres par les actionnaires (un apport de
860 MFCFA en 1990 avait d'ailleurs été prévu dans les premières versions du plan de
restructurations) ;

. une croissance plus progressive des ventes de pagnes Tchad et de voile polyester de
1990 à 1998.

. un programme d'investissements plus important, même pour le renouvellement, qui


devrait croître de 200 MFCFA par an à 300 MFCFA par an sur la période 1991-1998 (et
se poursuivre les années suivantes).
80

Si ces dernières hypothèses, à notre avis minimales, étaient prises en compte,


l'assainissement de la situation financière de la STT ne pourrait se faire d'ici 1998, même
si toutes les conditions initialement prévues étaient réalisées.

Outre le bénéfice simultané de l'ensemble des avantages précités, la STT aurait besoin
pour mener à bien son plan de redressement :

- de l'abandon de créances supplémentaires par ses créanciers ou de l'échelonnement du


remboursement de ces dettes sur une beaucoup plus longue période ( 15 ans par exemple) ;

- d'un délai beaucoup plus long (15 ans au minimum) pour reconstituer une trésorerie
positive.

Le coût des avantages actuellement réclamés par la STT pour mettre en oeuvre son plan
de redressement constitue donc à notre avis un minimum incompressible, nécessaire mais
non suffisant, pour assurer le succès de ce plan et le maintien de l'activité de la STT ;
en particulier, la prolongation de la Convention d'établissement, au moins jusqu'en l'an
2000 constitue une condition indispensable (et non suffisante) à tout éventuel
redressement de la situation de la STT.
ANNEXES
ANNEXE 1

EVOLUTION DU BILAN DE LA S.T.T.

DE 1984 A 1989 (DETAIL)


BILANS DE LA STT DE 1984 A 1989 EN KF CFA

PASSIF 1984 1985 1986 1987 1988 1989

Capitaux Propre»
Capital 800.000 800.000 800.000 800.000 800.000 800.000
Réserve légale 60.000 60.000 60.000 60.000 60.000 60.000
Réserves générales - - - - • -
Report à Nouveau -38.558 -537.623 -387.727 -536.428 -1.372.302 -2.163.995
821.442 322.377 472.273 323.572 -512.302 -1.303.995

Dettes à Long Terme


Emprunt BTCD 1987 40.000 33.752 20.252 6.752 - -
Moratoire BIAT 573.441 508.349 365.655 233.365 111.485 -
Moratoire BTCD 451.862 400.551 288.098 183.806 87.795 -
Créance B1CIT 196.254 196.254 196.254 205.337 205.339 205.337
Emprunt CCCE 500 M - 500.000 500.000 500.000 500.000 500.000
Emprunt CCCE 800 M - 325.211 717.019 799.470 799.470 799.470
Emprunt DEG - - 143.161 169.000 169.000 697.750
Emprunt CCCE 215 M - • - 112.400 199.079
Emprunt BEI 341.091
1.261.557 1.964.117 2.230.439 2.097.730 1.985.489 2.742.732

Provision p. Charges
Prov.Event. Diverses 1 10.000 131.665 68.657 186.230 - -
Prov.Perts. Charges 107.298 82.541 154,540 109.157 47.800 30.000
217.289 214.206 223.197 295.387 47.800 30.000

Pelles à Court Terme


Fournisseurs Ordin. 1.479.833 1.516.921 1.489.133 1.564.904 2.634.325 2.871.084
Fournisseurs Invest. 174.768 54.689 -
Clients 34.548 7.857 8.835 2.116 2.884 -
Personnel 2.908 8.259 8.204 12.499 44.430 30.561
Etat 407.093 165.680 140.777 212.041 393.329 340.066
Actionnaires 10 - • - •
Créditeurs Divers 70.691 63.195 54.851 57.629 47.858 242.258
Régularisation Passif 157.285 146.218 194.903 141.236 138.578
Emprunt 1 an Mor.BIAT 99.869 65.092 147.486 132.290 121.885 "1 220.523
Emprunt 1 an BTCD 78.784 51.311 112.453 104.293 96.012 Jf
Effets à Payer 54.029 - 40.851 - -
Banques 550.134 799.779 956.629 1.183.598 1.147.350 1.081.802
Emprunt BTCD 40 M - 13.500 13.500 13.500 6.752
Emprunt DEG 20.451
2.935.184 3.012.580 3.242.762 3.424.106 4.633.403 4.786.294

Résultats 149.896
TOTAL DU PASSIF 5.235.472 5.663.176 6.168.671 6.140.795 6.154.390 6.255.031
BILAN DE LA STT DE 1984 A 1989 EN KF CFA

ACTIF 1984 1985 1986 1987 1988 1989


Immobilisations

Frais Augmentation Capital1 17.747 17.762 64.742 64.742 64.742 64.742


Terrains 11.700 11.700 11.700 11.700 11.700 1 1.700
Constructions 896.728 896.728 896.728 929.185 931.276 931.276
Matériel et Outillage 1.532.198 2.043.433 2.295.843 2.427.262 2.357.722 2.470.703
Matériel de Transport 39.020 45.855 45.151 57.052 65.339 125.689
Mat. & Mob. de Bureau 62.028 77.599 79.612 147.713 191.085 232.068
Ag. Amén. Installations 309.035 312.295 314.182 324.451 406.568 442.048
Collection STT 26.231 44.638
Immobilisations en cours 5,419 92.950 89.846 7.847 «0,267 65,250
2.873.875 3.498.322 3.797.804 3.969.952 4.1 14.930 4 388.114

Amortissements •2.196.QW -2.279.679 ■2.397.620 -2.585.544 -2.706.904 -2.91 1.753


677.864 1.218.643 1.400.184 1.384.408 1.408.026 1.476.361

Autres Valeurs Immob.


Dépôts et Cautionnts. 4.046 4.421 4.460 4.539 4.721 4.791
Int.Morat. Biat à LMT 123.083 81.407 45.448 19.894 19.894 -
Int.Morat.BTEG à LMT 97.295 64.371 35.964 15.715 15.715
224.424 150.199 85.872 40. 148 40.330 4.791

Valeurs d'Exploitation
Stocks 2.562.528 3.268.526 3.431.625 2.978.704 2.721.797 2.672.911
Dépréciation -55.991 -82.503 -109.221 -161.409 -114.462 -112.105
2.506.537 3.186.023 3.322.404 2.817.295 2.607.335 2.560.806

Valeurs Réalisables ou
Disponibles à Court Terme
Fournisseurs Invest. 2.052
Fournisseurs Avances 23.403 42.895 45.208 180.796 27.739
44.947

Clients 490.877 630.636 792.576 555.477 1.097.118 1.498.358


Dépréciation -99.250 -119.411 -121.628 •202.51 1 -179.639 -17P.889
391.627 511.225 670.948 352.966 917.479 1.319.469

Personnel 13.722 18.019 15.699 28.176 38.945 3.431


Action.Capit. Appelé 62.400 • - - ■ -
Autres Débiteurs 219.594 109.186 107.152 68.347 8.750 263.456
Régularisation Actif 160.275 152.635 158.680 141.054 143.659 -
Prêts - 1 an 11.626 10.978 17.254 22.878 12.582 6.236
Chèques à encaisser 90.612 126 121 3.484 ■ -
Banques 313.477 156.299 102.628 51.344 6.364 48.809
Caisse 40.846 1Q4.896 93.820 214.Q25 151.487 111.292
912.552 552.139 495.354 529.308 361.787 433.224

Résultats 499.065 ■ 148.701 835.874 791.694 460.380

TOTAL DE L'ACTIF 5.235.472 5.663.176 6.168.671 6.140.795 6.154.390 6.255.031


ANNEXE 2

S.T.T. : COMPTES D'EXPLOITATION GENERALE

DE 1984 A 1989 (DETAIL)


COMPTES D'EXPLOITATION GENERALE DE LA STT DE 1984 A 1989 EN KFCFA

1984 1985 1986 1987 1988 1989

Chiffre d'affaires net (1) 4.871.330 6.991.417 6.452.667 4.477.029 3.911.211 5.193.510
Achats Consommés (2) 3.937.388 5.218.594 4.705.777 3.234.923 2.857.999 3.487.682
Marge Brute 933.942 1.772.923 1.746.890 1.242.106 1.053.212 1.755.828

% Marge Brute 19.2 25.3 27.1 27.7 26.9 33,8

Frais Généraux
Frais de Personnel 664.178 716.588 827.322 849.055 1.000.699 1.014.877
Impôts et Taxes 24.701 40.672 40.474 40.087 32.971 48.625
T.F.S.E. 141.875 198.308 189.352 193.733 252.742 136.566
Transports & Depl. 148.489 232.803 207.740 195.980 301.222 377.855
Frais Divers Gestion 68.574 89.786 103.015 109.823 115.100 245.94.1
Frais Financiers 155.639 278.667 370.733 354.389 426.640 335.992
Dotations Amortissements 119.094 134.158 162.260 199.671 210.532 221.080
Dotations Provis. 38.345 73.184 67.046 151.907 209.031 36.656
1.360.895 1.764.166 1.967.942 2.094.645 2.548.937 2.417.594

Marge Nette -426.953 8.757 -221.052 -852.539 -1.495.725 -661.766

Produits Divers (3) •72.112 141.13? 72.352 16.663 704.032 201.386


Résultats -499.065 149.896 -148.700 -835.876 -791.693 -460.380

Résultat net (avant F.F) -343.426 428.563 222.033 -481.487 -365.053 -124.388

M.B.A. -379.971 284.054 13.560 -636.205 -581.161 -239.300

(1) Chiffre d'affaires après déduction des remises et hors produits divers de l'exercice.
(2) Achats consommés, y compris stocks consommés.
(3) Produits divers de l'exercice et produits ou charges exceptionnels hors exploitation.
ANNEXE 3

TABLEAU DE COMPARAISON

DES TAXES ANNUELLES


TABLEAU DE COMPARAISON DES TAXES ANNUELLES - BASE 1988 -

ASSIETTE CONVENTION TAUX DROIT


PRATIQUES COMMUN

TUIC (OFNAR) 1 500 000 1 0 F/1 79 F/1 112 F/1

VALEURS (MF) 0 118.5 168 ,

Droit fixe
IMF SUR RESULTATS Chiffre de 6.000.000 0 1,30 X
NEGATIFS (MF) d'affaires TTC sauf 55
en fait 0

TAXES SUR LES


barème 0.158 0.158 0.276
VEHICULES (MF)

TAXE APPRENTISSAGE 740 M.FCFA Abattement 80 X Abattement 0 X


Convention
Taux 4 X Taux 12 X
VALEURS (MF) 0.591 0.591 8.873

CONTRIBUTION La S. T. T. a opté pour le régime de droit commuxî qui lui esc


FONCIERE plus favorable.

Taux 15,11 HT Taux 18.168X HT


ICAI SUR ASSISTANCE 68,5 M.FCFA Convention
Taux 13,125 TTC Taxe 15,375 TTC

selon
VALEURS (MF) 10,35 10,35 12,45
déclaration

Découverts
TDC 0 X 2 X 2 X
+ moratoires

VALEURS (MF) 0 20 20

Découverts
TCA 13,125 X 18,17 X 18,17 Z
+ moratoires

VALEURS (MF) 20 28 28

TAXE GASOIL
8 M de KW 0F/KH 24 F / KW 24 F / KW
SUR S.T.E.E.

VALEURS (MF) 0 192 192

TOTAL VALEURS 31,10 369,60 "484,60


S. T. T. FISCALITE

IRPR Le personnel relève du droit commun

CFPB S. T. T. a opté pour le régime de droit commun

IMPOT SOCIETE Pas de limitation de l'Assistance Technique

Taux convention 27 , 50 X
Taux droit commun 45 X

PATENTES Aucune différence sensible entre le régime 1965 et le régime


de droit commun actuel

IMF Actuellement 1,30 X S / CA TTC


1965 régime applicable. Droit fixe 6 000 000 avec abattement
si investissement. Pour S. T. T. IMF - 0

ICAI Taux de droit commun

HT TTC

Actuel 18,168 15,375


1965 15,108 15,125

TAXE FORFAITAIRE Actuel 5 X


SUR SALAIRE 1965 0

TAXE APPRENTISSAGE 1965 4 X.


Droit 12 X.

Abattement si formation professionnelle. En 1965 S. T. T. avait


obtenu 80 X d'abattement sur les bases.

TAXE SUR VEHICULES 1965 néant


Droit commun 120 000 par véhicule
DROIT D'ENREGISTREMENT

1965 Actuel

Droit fixe des actes 500 F 3 000 F

Cession actions IX 3 X

Baux d' immeubles

à charge locataire 10 X 3 X
à charge propriétaire 5 X

Cession fonds de commerce 8 X 10 X

Cession marchandises neuves 2 X 3 X

Hypothèque 5 X 5 X

Routage IX 3 X

Sociétés augmentation capital IX 3 X

Fusion sur capital IX 3 X


sur plus-values 5 X 5 X

Ventes immobilières 8 X 10 X

Droit de timbre 21 x 27 300 F 600 F

Effets de commerce 100 F par 100 000 200 F par 100 000

Haxi 1 000 F par effet Maxi 2 000 F par effet


ANNEXE 4

PROGRAMME D'INVESTISSEMENTS

DE LA STT
1-3 EESZ fiEI (RAPPEL 255 MILLIONS A REALISER,
LA S. T. T. A REÇU EFFECTIVEMENT 85 MILLIONS FCFA,
SOLDE EN ATTENTE DE VIREMENT : 170 MILLIONS FCFA)

Budget !
accepté ! Enaagé ! Commentaires
; M FCA !

Machine à emballer 3 ! ! Demandes


!
Table échantillons Éi 2 ! !
!
Balance cuisine couleurs 2 ! • d'offre

Machine à développer 5 ! !
|
Cerclage pneumatique 3 J ! en cours
j
Tour à fileter ! 10 ! !

Scie alternative ! R 1 ! N

Compresseur d'air N
8 ! !
|
2 Pompes immergées 3 ! ! N

Climatisation gravure 6 ! ! n
|
Chaîne de Rame 1 10 ! ! n
j
Chaîne de Rame 2 ! 12 ! i N

Chariot élévateur 3 T 17 S ! H
!
10 Climatiseurs i• 7 ! ! N
!
Machine à rectifier i• H
(Filature) ! H
15 ! !

Ligne de préparation J 140 i n


! 1 i
Perceuse radiale 7 ! ! H

TOTAL i 255 -

Il est probable que compte tenu du prix fort avantageux


obtenu par l'Ingénierie de DMC sur l'achat de la calandre
transfert/ cette ligne de crédit aura un solde positif. Nous
demandons l'autorisation d'affecter ce solde à l'achat d'une
extension de la capacité de mémoire de notre ordinateur IBM
36 dont la nécessité est apparue depuis le dernier Conseil.
Le coût de cet investissement est 9 273 000 FCFA.

49
tI

INVESTISSEMENTS

(Document réalisé en collaboration avec l'Ingénierie de DKC!

.°) SITUATION PAR RAPPORT A^J PROGRAMME PRESENTE AU CONSEIL DU 15 '0* '89

1-1 SOLDE PRET DEO (RAPPEL 112 MILLIONS A REALISER)

! budget i dépenses 1 j
accepté ! enoaaées " commentaires !
! M FCA j M FCA !

Calandre transfert ! 40 ! 6 . matériel embarqué !


! non monté J
Machines à coudre et ! ! à commander !
à broder ! 28 ! 4

Machines à glace i t; j 5 matériel embarqué !


! ! non monté !
Matériel de levage ! 14 • 0 à commander

Matériel labo Fil/Tiss ! 25 0 ! à commander !

TOTAL 112 17 solde à engager


95 M FCFA

1-2 SOLDE PRêT CCCE (RAPPEL 58 MILLIONS à REALISER


dont 5 non affectés)

Budget ! Dépenses
accepté . enaagées ! Commentaires
M FCFA ! M FCA

Travaux réseau ! 16 ! 16 ! Soldé

Matériel vapeur ! 20 15 ! En cours

2 micros ! 4 0 ! A commander

Case Dir. Commerciale! 8 ! 0 i En cours


l
Réparations véhicules! 5 ! 2,5 ! En cours
1 I I

TOTAL 53 33,5

48
A) Investissements 1988 :

-,
w- D*-S»
- — — — r " " .i.»
V Ii mm"1mm. —ï mMm -m, mm1 mmn -mm ■m'- m»m>e M6
-J- T "*~
W A * '1 ■

C c mr. e indiqué .dans le rapport du c c r. s e i 1


du S Décembre 1987, nous avions engagés pour cet exercice
"9.1 r.illions de FCFA d * investissements relatifs i
l'installation de l'informatique centrale (IBM 36) et aux
premiers achats du matériel pour la réfection des réseaux
eau et vapeur .

Investissements réalisés en 1988 : ( en FCFA i

« Matériel informatique

- Micros ordinateurs ( 5 ) 11 002 439

" P.éseau eau

- Matériel 35 471 343

- Forages ( 3 ) 27 229 945

TOTAL 1988 : 77 7S4 038

Solde restant à utiliser : 58.1 Millions de FCFA

L'ensemble du projet d'informatisation de la société = st


arrivé à son terme .Les chaines informatiques de
comptabilité générale, de paye, de gestion des stocks de
drogues, colorants et pièces détachées, de suivi de
l'activité commerciale et des différents tableaux de bord de
gestion sont à ce jour -opérationnelles .

Par contre la réfection des réseaux eau et vapeur est


programmée pour le troisième trimestre 1989 .
PROGRAMME D'INVESTISSEMENT 1990

(1ère partie de la phase II du Plan de Restructuration


présenté et accepté au Conseil du 15 Juin 1989)

Montant de l'investissement : 130 Millions 'FCFA

Mous attirons l'attention du Conseil sur la nécessité


d'engager sans retard, l'achat d'un ourdissoir d'occasion
(achat qui était prévu dans cette phase) .

En effet, la pérennité de notre tissage qui vient d'être (en


1986) renouvellé partiellement par l'achat d'une encolleuse
ZELL et de 48 métiers à tisser SULZER. peut être remise en
cause brutalement par la vétusté criarde de notre ourdissoir
dont le fournisseur ne garantit plus la fourniture de pièces
détachées. Nous constatons par ailleurs. un accroissement
alarmant de la fréquence des pannes de cet ourdissoir. ceci
allant jusqu'à perturber la production du tissage.

Pour arriver au montant prévu de 130 Millions, outre ce:


ourdissoir, nous prévoyons d'acheter :

le matériel pour élargir 24 métiers


à tisser PICANOL coût estimé 18 Millions

mise à niveau de la carderie 6 Millions

laminage et aspiration sur


un continu à filer 12.5 Millions

transporteur de roules 4 Millions

En plus de ces investissements déjà entérinés par le Conseil,


nous présentons une demande d'autorisation d'investissement
supplémentaire d'une valeur globale de 50 Millions FCFA
pour couvrir en 1990, tous les petits achats en matériel dont
la nécessité de remplacement est soumise aux impondérables
(petit matériel industriel, outillage, matériel de transport,
accessoires de bureaux) .

50
3) Investissements autofinancés par la STT

divers matériels et outillages 2 755 62£

Ccllecticr. et dessins immobilisés 25 231 i:r

k l'exception du pont bascule dont les travaux son


actuellement en cours, tous ces investissements financés pa
la STT et la Û.E.S sont arrivés à terme .

Le mentant des immobilisations de l'exercice 1988 s'élèv


globalement à 222 millions de FCFA dont la quasi totalité
= "£ couverte ter ces emprunts a *OnC term?
2) Prêt D.E.G ( 550 Millions de FCFA )

Ce prêt. octroyé en Novembre 1986, n'a été ef f ectiverer.


débloqué qu'au mcis de Février 1989 . Une partie ce
investissements à réaliser avaient été au:: financés par 1
STT et couverts par l'encaissement du prêt pour une valeu

Rappel investissements de 1987 70 000 CCC

Investissements 1988 :

* Chariot étuve T-shirts 1 480 911

* rclymér iseuse T-shirts - 122 514

* Aménage-ent électronique groupes ... 4 450 CGC

* Véhicule occasion Toyota 4X4 2 650 CCO

504 berline 2 000 CCC

Bedford Pick-up . . 4 200 000

* Matériel de laboratoire
Mar.. /Fil . tiss .... 6 275 422

* 4 caisses enregistreuses btques .... 4 349 26?

* Réfection locaux usines


service paye et infirmerie .... 42 802 "1S

* Logiciels informatiques 7 698 185

* Aménagements et renouvellements

- Usine et concession 22 406 £S9


- 6 motos réseau commerc 1 738 229
- Matériel de bureau 3 019 252

* Mécanisme pont bascule 5 912 162

TOTAL 1988 : 115 207 654

Solde restant à utiliser : 264.8 millions de FCFA


C) Programme d'investissement juillet 89/ juin 90

C ^ « • ..s — - » - - --

r.E.c- r- r r V c r
fi !

SOLDE PRET 58 255

Calandre transfert
Machine coudre brod. -e
Machine à :Iace c
Matériel de levage 14
»«a — gv--^ 1 a b c F / T

Travaux reseaux 1 C
•S *k
Matérisl vapeur
- micros portables
Case Dir.comrerc. s
P.éparat .véhicules

Sclde

Machine à emballer
Table échantillons
Balance cuis.coul. 2
Machine à développer 5
Cerclage pneumatique 3
Tour à fileter 10
c
Scie alternative
Compresseur d'air 8
2 pompes immergées 3
Climat .gravure 6
Chaine de rame 1 10
Chaine de rame 2 12
Chariot élév. 3 T 17
10 clim.Airwell 7
Machine rectifier 'j . 15
Ligne préparation 140
Perceuse radiale 7

Solde
B) Investissements premier semestre 1989

li Fret D.E.G ( 550 millions S :

Travaux pont bascule 11 339 56S

Aéronef C 402 C 60 724 100

Véhicule Direction 505 7 149 125

Matériel de bureau 4 1~2 SOC

te* T* _w -r* _~ *- G- ***.*» — ac*^^*


«wvftSÂWU ••••••••••••••••• C— C_ w Aw ftAA
Www

Groupes électrcgènes dépôts 2 922 500

Aménagement bureaux/cases 5 529 240

Logiciel informatique 436 44S

Divers Manutention

- Mj»kif<j à coudre 1 212 139

- Balance de pesée 428 500


_■»....
v y C, Oi 9_~..J_
w M wC —? V«AA
vv w—w

TOTAL 1er semestre 1989 : 102 884 420

Solde restant à utiliser : 262 millions de FCFA

Sur le solde de 262 millions de FCFA, 150 millions sor.t


consacrés au cours de l'exercice à l'achat de pièces
détachées dans le cadre du programme de réabilitation du
parc de matériel filature tissage et manutention .

Les 112 millions restant seront affectés au programme


d'investissement des douze prochains mois .
ANNEXE 5

ANNULATION DE DETTE DE DAKAR

MODALITES D'APPLICATION
/ *6é REPUBLIQUE FRANÇAISE

•4 t6* £&tê^p*4

PARIS, le } \ m 1990

Monsieur le Directeur Général,

L'annulation de dette de Dakar va diminuer sensiblement les dépenses


normalement inscrites dans les T.O.F.E. (tableaux des opérations financières de l'Etat)
et libérer ainsi des ressources qui auraient été affectées au service de la dette extérieure
des pays bénéficiaires. Un certain nombre de questions ont d'ores et déjà été posées par
les pays concernés quant à l'utilisation de ces ressources.

Il m'apparalt indispensable que l'annulation de dette ne soit pas


l'occasion d'un nouveau dérapage des dépenses publiques dans ces pays, mais bien d'un
assainissement en profondeur de la situation budgétaire. Je vous précise a cet égard que
les règles suivantes devront s'appliquer :

- lorsque l'emprunteur final n'est pas l'Etat, mais une entreprise


publique ou privée ayant bénéficié de la garantie publique ou d'une rétrocession des
prêts, l'Etat à qui les créances annulées auront été cédées, devra conserver le bénéfice
de l'annulation sur le T.O.F.E. Une répercussion de l'annulation au profit de
l'entreprise emprunteuse de dernier ressort ne pourra être consentie qu'à titre
exceptionnel, et uniquement pour les entreprises qui ne peuvent contribuer au service
de leur dette et auxquelles est appliqué un plan de restructuration approuvé par la
coopération française. Les exceptions devront être explicitement prévues dans la
convention à signer entre l'Etat bénéficiaire de l'annulation et la C.C.C.E., ou en cas de
besoin par échange de lettres ultérieur. La liste des exceptions sera préalablement
soumise à raccord de mes services (Direction du Trésor).

- la ressource supplémentaire ainsi générée sur le T.O.F.E. doit servir


essentiellement à la réduction du besoin de financement de l'Etat Certains pays
pourront souhaiter consacrer une partie de cette ressource à des dépenses
supplémentaires. De telles modifications du budget, qui devraient rester exceptionnelles,
ne sont concevables qu'avec l'accord du F.M.I. Elles sont, en tout état de cause, a
réserver aux cas où la couverture du besoin de financement apparaît largement assurée
par ailleurs.

Je vous prie de croire. Monsieur le Directeur Général, à l'assurance


de toute ma considération.

Monsieur Philippe JURGENSEN


Directeur Général de la Caisse
Centrale de Coopération Pierre BÉRÉGOVOY
6-8, cité du Retiro
33/37, rue Boissy d'Angles
7S379 PARIS CEDEX08
G<r\Ct. «r> VW\. jLM*M,Y*o (X»de>-