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Bibliographie

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.2010-2009 ،‫ ﻣﻨﺸﻮرات ﺣﻠﺐ‬. ‫ ﻧﻈﺮﯾﺔ اﻟﻘﻴﺎس‬:‫ غ ﻋﲇ ﺧﻮﺟﺔ‬،‫[ ش ا ٔﻻﺳﺪي‬14]


DE

.2009 ،‫ ﻣﻨﺸﻮرات ﺳﺪراﺗﺔ‬.‫ ﺣﻮل ﻧﻈﺮﯾﺔ اﻟﻘﻴﺎس واﳌﲀﻣةل‬:‫[ ي ﻋﺘﯿﻖ‬15]


.1995 ،‫ دﯾﻮان اﳌﻄﺒﻮﻋﺎت اﳉﺎﻣﻌﯿﺔ‬.‫ دروس ﰲ ﻧﻈﺮﯾﺔ اﻟﻘﻴﺎس واﳌﲀﻣةل‬:‫[ م ﻧﺬﻳﺮ‬16]
AB

4
Chapitre 1

Tribus et mesures

I
AD
Soit X un ensemble non vide, P(X) représente l’ensemble des parties de X.

1.1 Rappel et comlémentaires

SA
Soient A, B deux parties de X, et {Ai }i∈I une famille des parties de X.

Définition 1.1. On définit :

DI
[ \
Ai = {x ∈ X, ∃i ∈ I : x ∈ Ai } Ai = {x ∈ X, ∀i ∈ I : x ∈ Ai }
i∈I
ID SA
A
i∈I
A \ B = {x ∈ X : x ∈ A ∧ x ∈
/ B} Ac =X \A
A∆B = (A \ B) ∪ (B \ A) = (A ∪ B) \ (A ∩ B) A × B = {(x, y); x ∈ A ∧ y ∈ B}
H ID
CH

On a les propriétées suivantes :


!c !c
[ \ \ [
RA
AC

Ai = Aci Ai = Aci (règles de Morgane)


DE

i∈I\ i∈I
\ i∈I[ i∈I
[
A∪ Ai = (A ∪ Ai ) A∩ Ai = (A ∩ Ai )
AB

i∈I i∈I i∈I i∈I

Définition 1.2. La fonction indicatrice χA de la fonction A est la fonction de X dans [0, 1], définit
R

comme suivant : 
1 :x∈A
∀x ∈ X : χA (x) =
DE

0 :x∈ /A
Proposition 1.1. On a :

1. A ⊂ B ⇒ χA ≤ χB .
AB

2. χA∪B = max{χA , χB }.

3. χA∪B = χA + χB ⇔ A ∩ B = ∅.

4. χA∩B = min{χA , χB } = χA .χB .

5. χAc = 1 − χA , χB .

Définition 1.3. .

i) A et B sont équipotents s’il existe une bijection entre A et B. On dit alors qu’il ont même cardinal,
et on écrit card(A) = card(B).

ii) Un ensemble dénombrable est un ensemble équipotent à N.

5
Proposition 1.2. .

1. Si A et B sont deux ensembles dénombrables, alors A × B est ensemble dénombrable.


[
2. Si {Ai }i∈I est une famille dénombrables des ensembles dénombrables, alors Ai est dénom-
i∈I
brable.

Exemple 1.1. [4]

1. L’ensemble Z est un ensemble dénombrable, on utilsant la bijection f : Z → N, définit comme


suivant : 

I
2n − 1 :> 0
∀n ∈ Z : f (n) =
−2n :n≤0

AD
2. L’ensemble N × N est un ensemble dénombrable, on utilsant la bijection g : N × N → N, définit
comme suivant :
(
0 :n=m=0
∀(n, m) ∈ N × N : g(n, m) = n+m+1

SA
(n + m) + m : sinon
2

3. L’ensemble Q est un ensemble dénombrable, on utilsant la bijection h : N × Z∗ → Q, définit


comme suivant :
n

DI
∀(n, m) ∈ N × Z∗ : h(n, m) = .
m
ID SA
A
Définition 1.4. La droite réelle achevée est l’ensemble R = R ∪ {−∞, +∞}.

On munit R de la topologie d’Alexandrov, basée sur la topologie usuelle de R, ce qui assure la


H ID

compacité.
CH

R est muni de la relation d’ordre, prolongeant celle de R, et pour laquelle on a : ∀x ∈ R : −∞ < x <
RA

+∞.
AC

On peut étendre à R les opérations algébriques de façon à rédupérer les propriétées de limites de
DE

suites :
AB

∀x ∈ R : x + (+∞) = (+∞) + x = +∞ ∀x ∈ R : x + (−∞) = (−∞) + x = −∞


∀x > 0 : x.(+∞) = (+∞).x = +∞ ∀x > 0 : x.(−∞) = (−∞).x = −∞
R

∀x < 0 : x.(+∞) = (+∞).x = −∞ ∀x < 0 : x.(−∞) = (−∞).x = +∞


(+∞) + (+∞) = +∞ (−∞) + (+∞) = −∞
(+∞).(+∞) = (−∞).(−∞) = +∞ (+∞).(−∞) = (−∞).(+∞) = −∞
DE

0.(+∞) = (+∞).0 = 0 0.(−∞) = (−∞).0 = 0

Définition 1.5. Soit (un )n∈N une suite des éléments de R. On définit la limite supèrieure lim un et
la limite infèrieure lim un de la suite (un )n∈N comme suivant :
AB

lim un = lim sup un = inf sup un lim un = lim inf An = sup inf An
p→+∞ n≥p p∈N n≥p p→+∞ n≥p p∈N n≥p

On a : lim un ≤ lim un .

Définition 1.6. Soit {An }n∈N une suite des parties de X. On définit la limite supèrieure lim An et
la limite infèrieure lim An de la suite {An }n∈N comme suivant :
\ [ [ \
lim An = An = inf sup An lim An = An = sup inf An
p∈N n≥p
p∈N n≥p
p∈N n≥p p∈N n≥p

On a : lim An ⊂ lim An .

6
1.2 Algèbres, tribus, et espaces mesurables
Soit A une collection non vide des parties de X.

Définition 1.7. On dit que A est un anneau sur X si et seulement si :

i) ∀A, B ∈ A : A ∪ B ∈ A,

ii) ∀A, B ∈ A : A \ B ∈ A.

Proposition 1.3. Si A est un anneau sur X, alors :

I
1. ∅ ∈ A.

AD
2. ∀A, B ∈ A : A ∩ B ∈ A,

3. ∀A, B ∈ A : A∆B ∈ A.

Exemple 1.2. [14]

SA
1. La collection de toute les parties finies de N est un anneau sur N.

2. La collection de toute les parties bornées de R est un anneau sur R.

Définition 1.8. On dit que A est un algèbre ( de Bool) sur X si et seulement si est un anneau sur

DI
X, et X ∈ A.

Proposition 1.4. A est un algèbre sur X si :


ID SA
A
1. ∀A, B ∈ A : A ∪ B ∈ A,
H ID

2. ∀A ∈ A : Ac ∈ A.
CH

Exemple 1.3. [5, 14]


RA
AC

1. X est une algèbre sur X.


DE

2. {∅, X} est une algèbre sur X.


AB

3. La collection {A ⊂ R : [0, 1] ⊂ A ou [0, 1] ∩ A = ∅} est une algèbre sur R.


R

4. La collection {]a, b[a, b ∈ R} n’est pas une algèbre sur R.


DE

Proposition 1.5. [15] Soit C une collection des parties de X. Alors, il existe une algèbre minimale
A(C), contient C, i.e C ⊂ A(C), et pout toute algèbre A telle que C ⊂ A, on a : A(C) ⊂ A.

Proposition 1.6. [14, 15] Soit A une algèbre sur X, et {An }n∈N une suite des éléments de A. Alors,
il existe une suite {Bn }n∈N des parties de X telle que :
AB

1. ∀n ∈ N : Bn ⊂ An .

2. ∀n, m ∈ N : n ̸= m ⇒ An ∩ Bn = ∅.
[ [
3. An = Bn .
n∈N n∈N

Définition 1.9. On dit que A est une tribu (σ− algèbre ) sur X si et seulement si :

i) A est une algèbre sur X,


[
ii) Pour toute famille dénombrable {Ai }i∈I de A, on a : Ai ∈ A.
i∈I

7
Définition 1.10. Toute couple (X, A), ou A est une tribu sur X, est appelée espace mésurable. Les
éléments de A sont appelés des ensembles mésurables.

Remarque 1.1. [15] Soit C une collection des parties de X. Alors, il existe une tribu minimale A(C),
contient C. Cette tribu est appelée la tribu engendrée par C.

Exemple 1.4. [14, 15]

1. P(X) est une tribu sur X.

2. {∅, N, 2N, 2N + 1} est une tribu sur N.

I
3. Soit X = [a, b[, et soit A la collection composée de toute les réunions des intervalles de la forme

AD
α, β[ (a ≤ α ≤ β ≤ b). A est une algèbre sur X, mais n’est pas une tribu sur X.

4. Soit (X, τ ) un espace topologique. La topologie τ n’est pas une tribu sur X.

Définition 1.11. Soit (X, τ ) un espace topologique. On appelle tribu borilienne sur X par rapport à
τ , et on le note par Bτ (X) la tribu engendrée par τ .

SA
Les éléments de celle tribu sont appelé les ensembles boriliens.

Proposition 1.7. La tribu borilienne Bτ (X) est la tribu engendrée par la collection de tous les
ensembles fermés de (X, τ ).

DI
Définition 1.12. Soit (X, τ ) un espace topologique.
ID SA
A ∞
\
i) On dit qu’une partie O de X est de type Gσ si elle ecrire O = On , ou {On }∞
n=1 est une suite
n=1
des ouverts de (X, τ ).
H ID
CH


[
ii) On dit qu’une partie F de X est de type Fδ si elle ecrire F = Fn , ou {Fn }∞
n=1 est une suite
RA

n=1
AC

des fermés de (X, τ ).


DE

Remarque 1.2. [15] Soit (X, τ ) un espace topologique.


AB

1. Les ensembles de type Gσ et δ sont des boriliens.


R

2. Si O est de type Gσ , alors Oc est de type Fδ .

3. Si F est de type Fδ , alors F c est de type Gσ .


DE

4. Tout ouvert est de type Gσ , et tout fermé est de type Fδ .

Définition 1.13. Soit A1 , A2 deux tribus sur deux ensembles non vides X1 , X2 .

i) On appelle rectangle de X1 × X2 tout ensemble A1 × A2 ou A1 ∈ A1 , A2 ∈ A2 .


AB

ii) On appelle tribu de produit sur X1 × X2 la tribu engendrée par R, l’ensemble des rectangles de
X1 × X2 .

1.3 Mesures
Définition 1.14. Soit (X, A) un espace mesurable, et soit la fonction µ : A → R. On dit que µ et
une mesure positive si et seulement si :

i) ∀A ∈ A : µ(A) ≥ 0,

ii) µ(∅) = 0,

8

! ∞
[ X
iii) pour toute suite {An }∞
n=1 des élémens disjoints deux à deux de A, on a : µ An = µ(An ).
n=1 n=1
(cette propriétée est appelée la propriété de σ− additivité).

(X, A, µ) est appelée un espace mesuré.

Remarque 1.3. Soit (X, A, µ) un espace mesuré.

i) Si µ(A) < ∞, on dit que µ est une mesure finie.

ii) Si µ(X) = 1, on dit que µ est une mesure de probabilités.

I
Exemple 1.5. [5, 15]

AD
1. Soit (X, A) un espace mesurable. On définit la mesure µ comme suivant : ∀A ∈ A : µ(A) = 0. µ
est appelée la mesure nulle.

2. Soit (X, A) un espace mesurable. On définit la mesure µ comme suivant : µ(∅) = 0, et ∀A ∈ A :


µ(A) = +∞.

SA
3. Soit l’espace mesurable (N, P(N)), et soit {xn }∞
n=1 une suite réelle positive. On définit la mesure
µ comme suivant : X
∀A ⊂ N : µ(A) = xn .

DI
n∈A

µ est appelée la mesure discrète sur N.


ID SA
A
4. Soit (X, A) un espace mesurable, et soit a ∈ X. n définit la mesure de Dirac δa comme suivant :

ID

1 : x∈A
f orallA ∈ A : δa (A) =
H
0 : x∈ / A.
CH
RA

5. Soit (X, A) un espace mesurable, et soit a ∈ X. n définit la mesure de copmtage δa comme


AC

suivant : 
DE

card(A) : A est fini


f orallA ∈ A : µ(A) =
+∞ : sinon.
AB

Proposition 1.8. [4, 5, 14, 15] Soit (X, A, µ) un espace mesuré, alors :
R

1. ∀A, B ∈ A : µ(A ∪ B) + µ(A ∩ B) = µ(A) + µ(B).


DE

2. ∀A, B ∈ A : A ⊂ B ⇒ µ(A) ≤ µ(B)etµ(B \ A) = µ(B) − µ(A).



!
[ X

3. Pour toute suite An n=1 des éléments de A, on a : µ An ≤ µ(An ). (propriétée de
n=1 n→+∞
σ− sous additivité).
AB


!
[
4. Pour toute suite croissante An ∞
n=1 des éléments de A, on a : µ An = lim µ(An ).
n→+∞
n=1
(continuité croissante).

5. Pour toute suite croissante


! An ∞
n=1 des éléments de A, s’il existe k ∈ N tel que µ(Ak ) < ∞, alors
\∞
on a : µ An = lim µ(An ). (continuité décroissante).
n→+∞
n=1

Théorème X1.1 (Lemme de Borel-Cantelli). [15] Soit (X, A, µ) un espace mesuré. An ∞


n=1 des éléments
de A. Si µ(An ) < ∞, alors : µ(lim An ) = 0.
n→+∞

9
Définition 1.15. Soit (X, A, µ) un espace mesuré.

i) On dit qu’une partie N de X est µ− négligeable s’il existe A ∈ A telle que N ⊂ A et µ(A) = 0.

ii) une propriétée relative aux éléments de X est vrais presque par tout pour µ (µ − pp) si elle est vrais
dans le complémentaire d’un ensemble µ− négligeable.

Remarque 1.4. Un ensemble négligeable n’est pas nécessairement mesurable.

Définition 1.16. Soit (X, A, µ) un espace mesuré. µ est complète si tout les parties négligeables sont
mesurables. On dit alors que (X, A, µ) est un espace mesuré complet.

I
Théorème 1.2. [15] Soit (X, A, µ) un espace mesuré, et soit Nµ l’ensemble des parties µ− négligeables.

AD
Alors :

1. La collection Ab = {A ∪ N : A ∈ A, N ∈ Nµ } est une tribu, c’est la tribu engendrée par A ∪ Nµ .

b sur Ab prolonge µ.
2. Il existe une mesure unique µ

3. (X, A, µ) et (X, A, b) ont les mêmes ensembles négligeables.

SA
Définition 1.17. Soit une fonction µ∗ : P(X) → [0, +∞]. On dit que µ∗ est une mesure extèrieure
sur X si et seulement si :

i) µ(∅) = 0,

DI
ID
ii) pour tous A, B ⊂ X, si A ⊂ B alors, µ∗ (A) ≤ µ∗ (B),
SA
A

! ∞
[ X

iii) pour toute suite {An }∞
n=1 des parties de X, on a : µ An ≤ µ(An ). (cette propriétée est
H ID

n=1 n=1
CH

appelée la propriété de σ− sous-additivité).


RA

Exemple 1.6. [15]


AC

1. Toute mesure positive est une mesure extèrieure.


DE

2. On définit une mesure extèrieure µ∗ sur un ensemble X comme suivant : µ∗ (∅) = 0, et ∀A ⊂


AB

X : µ(A) = 1.
R

1.4 La mesure de Lebsgue


DE

On va construire la mesured de Lebesgue sur R comme une restriction de la mesure de Lebesgue


extèrieure sur R.
Soit a ∈ R, a ⊂ R. on pose a + A = {a + x, x ∈ A}.

Définition 1.18. On appelle mesure extèrieure de Lebesgue λ∗ l’application de P(R) dans R, définit
AB

comme suivant : ( )
X [
∀a ⊂ R : λ∗ (A) = inf (bn − an ), A ⊂ ]an , bn [
n n

Remarque 1.5. En remarquant que λ∗ est positive, et il peut prendre +∞.

Théorème 1.3. [11, 15] La mesure extèrieure de Lebesgue λ∗ vérifie les propriétées suivantes :

1. λ∗ (∅) = 0.

2. ∀a ∈ R : λ∗ ({a}) = 0.

3. ∀A, B ⊂ R : A ⊂ B ⇒ λ∗ (A) ≤ λ∗ (B).

10
4. ∀a, b ∈ R : λ∗ ((a, b)) = b − a.

! ∞
[ X

5. Pour toute suite {An }∞
n=1 des parties de R, on a : λ An ≤ λ∗ (An )(σ− sous additivité)
n=1 n=1

Définition 1.19. On dit qu’une partie A de R est Lebesgue mesurable si et seulement si :

∀M ⊂ R : λ∗ (M ) = λ∗ (M ∩ A) + λ∗ (M ∩ Ac )

On désigne par L(R) l’ensemble des parties Lebesgue mesurables de R.

Proposition 1.9. 1. Toute intervalle est Lebesgue mesurable.

I
AD
2. Toute partie ouverte est Lebesgue mesurable.

3. Toute partie fermée est Lebesgue mesurable.

4. Soi A est une partie Lebesgue mesurable, alors a + A est Lebesgue mesurable pour tout a ∈ R.

SA
5. Pour toute N ⊂ R, si λ∗ (N ) = 0, alors N est Lebesgue mesurable.

Théorème 1.4. [15] L(R) est une tribu sur R, contenant la tribu borilienne B(R).

Théorème 1.5. [11] Pour toute suite {An }∞


n=1 des éléments de L(R), disjoints deux à deux, on a :

DI

! ∞
[ X
λ ∗
An =
ID
λ∗ (An )
SA
A
n=1 n=1

Définition 1.20. On appelle mesure de Lebesgue sur R, et on le note par λ la resriction de la la


ID

mesure de Lebesgue extèrieure λ∗ sur L(R).


H CH

Exemple 1.7. [15]


RA
AC

1. λ(∅) = 0.
DE

2. ∀a ∈ R : λ({a}) = 0.
AB

3. Si A est un ensemble dénombrable, alors λ(A) = 0.


R

4. Si I est un intervalle, alors λ(I) est sa langueur

Proposition 1.10. [11] Pour tout a ∈ R, et pour tout A ⊂ R, on a : λ(a + A) = λ(A).


DE

Remarque 1.6. D’une manière analogue, on définit la mesure de Lebesgue sur N, n ∈ N∗ ( voir par
example [4, 8, 15])
AB

11
Universitée de Msila
Facultée de Mathématiques et informatique Département de Mathématiques
Licence mathématiques LMD 3ème année S5 (2019 - 2020)

Mesure et intégration (Série de TD N◦ 01)


Exercice 1 : Soient X, Y deux ensembles non vides, et soit f : X → Y une application.
1. Soit {Ai }i∈I une familles des sous ensembles de X. Montrer que :
! !
[ [ \ \
f Ai = f (Ai ) f Ai ⊂ f (Ai )
i∈I i∈I i∈I i∈I
.
2. Soit {Bi }i∈I une familles des sous ensembles de Y . Montrer que :
! !
[ [ \ \
−1 −1 −1
f Bi = f (Bi ) f Bi = f −1 (Bi )
i∈I i∈I i∈I i∈I
.
3. Soit A, B, C trois ensembles. Montrer que :

A × (B ∩ C) = (A × B) ∩ (A × C) (A ∩ B) × C = (A × C) ∩ (B × C)

A × (B ∪ C) = (A × B) ∪ (A × C) (A ∪ B) × C = (A × C) ∪ (B × C)

DI
. A
SA
Exercice 2 :
1. Soit (an )n∈N une suite réelle. On pose An =] − ∞, an ], n ∈ N.
ID

Trouver : lim An , lim An .


  
1
CH



 −1, 2 + : n = 2k (k 6= 0)
 2k 
2. (∗) Même question pour : An = .
1
RA



 −2 − ,1 : n = 2k + 1
2k + 1
DE

Exercice 3 :
X
AB

1. Représenter graphiquement χ[n,+∞[ .


n≥0
X
2. (∗) Représenter graphiquement χ[0,n] .
n≥0

Exercice 4 :
1. Soit X = Z. On considère A la tribu engendrée par les ensembles Sn = {n, n + 1, n + 2, n ∈ Z}.
Quels sont les éléments de la tribu A ?
2. Soit X = {a, b, c, d}, muni de la topologie τ = {∅, {a}, {b}, {c}{a, b}, {a, c}, {b, c}, {a, b, c}, X}.
Trouver la tribu Borilienne Bτ (X) basée sur la topologie τ .
3. Existe - il des sous ensembles de X n’appartient pas à B(X).

Exercice 5 : Soit X un ensemble, et soit A une tribu dénombrable sur X.


1. Montrer que pour tout x ∈ X, l’ntersection A(x) des éléments de A qui contient x est encore un élément
de A.
2. Montrer que pour tout x, y ∈ X, soit A(x) ∩ A(y) = ∅, soit A(x) = A(y).
3. Montrer que A est la tribu engendrée par une partition dénombrable.

Exercice 6 :  
∗1
1. Démontrer que A = x ∈ R; ∃n ∈ N , |x − n| < est un borélien de R.
n
2. Démontrer que les ensembles suivants sont des boréliens de R2 :

1
i) La digonale ∆ = {(x, x), x ∈ R}.
ii) {(x, y) ∈ R2 : x2 + y 2 = 1, x ∈
/ Q}.

Exercice 7 : On se donne un espace mesurable (X, A), et on note par δx la mesure de Dirac au point x ∈ X.
Soit x1 , x2 , . . . xN des élément distincts de X, et p1 , p2 , . . . pN des nombres réels positifs. On note :

µ : A → [0, +∞]
N
X
A → pi δxi (A)
i=1

Montrer que µ est une mesure sur X.

Exercice 8 : Soit µ une mesure positive sur (R, B(R)), telle que µ(I) < +∞ pour tout intervalle borné de R,
et soit a ∈ R On définit la fonction ϕa comme suivant :

 −µ(]x, a]) : x<a
∀x ∈ R : ϕa (x) = 0 : x=a

µ([a, x[) : x>a

1. Montrer que ϕa est une fonction croissante.


2. Montrer que ϕa est continue à droite de tout point x ∈ R.
ϕa est appelée la fonction de répartition de µ.

Exercice 9 : Soit A une partie non vide de R.


1. Montrer que si A est Lebesgue mesurable, et λ(A) < +∞, alors :
DI
A
SA
∀B ⊂ R : A ⊂ B : λ∗ (B \ A) = λ∗ (B) − λ∗ (A)
ID

.
2. Montrer que si λ(A)∗ < +∞, et s’il existe une partie A ⊂ A Lebesgue mesurable telle que λ∗ (A) = λ∗ (A)
CH

alors : A est Lebesgue mesurable.


RA

Exercice 10 : Soit λ la mesure de Lebesgue sur R, λ∗ la mesure extèrieure de Lebesgue sur R, et soient
A, B ⊂ R.
DE

1. Montrer que si λ∗ (A) = 0, alors A est Lebesgue mesurable.


AB

2. Montrer que si A, B sont Lebesgue mesurables, alors :

λ(A ∪ B) + λ(A ∩ B) = λ(A) + λ(B)