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RAPPORT DE STAGE APPROFONDI

Sous le thème :

La gestion des immobilisations corporelles au sein de la


COPAG : Évaluation du contrôle interne et réalisation de
l’inventaire physique

Stage effectué à :

La coopérative Agricole COPAG

Période de stage :
Du 18/05/2016 au 18/06/2016

Encadré par :
Réalisé par :OUZALI Taoufiq
Pr. CHERKAOUI Chihab, enseignant-chercheur à
Option :Audit et contrôle de gestion
L’ENCGA

Membres du jury : M. SALAMAT Ismail, responsable service Audit interne


à la COPAG
Pr. CHERKAOUI Chihab, enseignant-chercheur à
L’ENCGA

Pr. MEGDER EL Hassan, enseignant-chercheur à


L’ENCGA

Année universitaire : 2015/2016


REMERCIEMENTS

C’est pour moi un réel plaisir autant qu’un devoir de remercier mon maitre du stage, Mr.
Ismaïl SALAMAT le responsable du service audit interne, de m’avoir accueilli comme
stagiaire au sein de son département. De même que pour ses conseils et la confiance qu’il m’a
accordée tout au long de mon stage, ainsi que Mr. Moulay Mohamed LOULTITI, le
président de La COPAG, de m’avoir accepté en tant que stagiaire au sein de la coopérative.

Je tiens par la même occasion à exprimer ma profonde gratitude ainsi que mes sincères
remerciements à Mr. Chihab CHERKAOUI qui m’a amplement honoré en acceptant de
m’encadrer pour mon stage professionnel, et qui s'est montrée très disponible pour répondre à
mes questions et à orienter mes travaux vers la bonne voie.

Je tiens également à remercier, le corps professoral et toute l’équipe pédagogique ainsi


que le corps administratif de l’École Nationale de Commerce et de Gestion d’Agadir pour leur
courtoisie et disponibilité, mais aussi pour tout leur savoir incessant qu’on nous transmet sans
le moindre signe de lassitude.

i
LISTE DES ABRÉVIATIONS

IFACI Institut français de l’audit et du contrôle interne


AMF Autorité des marchés financiers
AI Audit interne
CI Contrôle interne
COSO Committee of Sponsoring Organizations of the Treadway Commission
CNCC Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes
OEC Ordre des experts Comptables
CGNC Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes
COPAG Coopérative agricole des primeurs et agrumes
P.V Procès- verbal
FRAP Feuilles de révélation et d’analyse de problème
IAASB International Auditing and Assurance Standards Board

ii
LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX

FIGURES

Figure1: Étapes d'une mission d'audit ________________________________________________________ 10

Figure2 : Objectifs du contrôle interne ________________________________________________________ 12

Figure 3 : Objectifs du contrôle interne _______________________________________________________ 13

Figure4 - Caractéristiques du contrôle interne __________________________________________________ 14

Figure 5: L'organigramme de la COPAG ______________________________________________________ 38

Figure6: Organigramme du service Audit interne _______________________________________________ 42

Figure 7: La méthodologie de travail _________________________________________________________ 44

TABLEAUX

Tableau 1: L'audit financier et l'audit opérationnel _______________________________________________ 8

Tableau 2: schématisation des écritures d'entrée d'une immobilisation dans le journal ___________________ 25

Tableau 3: Récapitulatif des risques liés à la gestion des immobilisations corporelles ___________________ 29

Tableau 4 : Fiche technique de la COPAG ____________________________________________________ 34

Tableau 5: Les forces et les faiblesses de l'évaluation du CI du processus de gestion des immobilisations au sein

de la COPAG ___________________________________________________________________________ 50

iii
AVANT-PROPOS

La formation des cadres en finance, en audit, en commerce, et en management des


entreprises à l’École Nationale de Commerce et de Gestion d’Agadir (ENCGA), est
complétée par des stages professionnels au sein des entreprises. Ces derniers viennent enrichir
la formation académique reçue par des cas pratiques sur le terrain, et préparent l’étudiant à
son insertion dans le monde socioprofessionnel.

Le présent stage s’inscrit dans le cadre de la démarche pédagogique de l’École Nationale


de Commerce et de Gestion d’Agadir stipulant que tout étudiant en quatrième année (S8), doit
nécessairement effectuer un stage professionnel d’un mois dans lequel il est amené à travailler
sur un thème ayant trait à sa spécialité.

Ce stage d’une durée d’un mois, a consisté à mettre en application l’ensemble de nos
connaissances théoriques en matière de gestion et d’organisation.

Ce rapport présente le travail que j’ai effectué lors de mon stage au sein du service audit
interne de la coopérative agricole COPAG. Il s’est déroulé du 19 Mai au 18Juin 2016. Sous le
thème«La gestion des immobilisations corporelles au sein de la COPAG : évaluation du
contrôle interne et réalisation d’un inventaire physique »

iv
SOMMAIRE

REMERCIEMENTS .......................................................................................................................... I
LISTE DES ABREVIATIONS.............................................................................................................. II
LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX........................................................................................... III
AVANT-PROPOS .......................................................................................................................... IV
SOMMAIRE .................................................................................................................................. V
INTRODUCTION GENERALE ........................................................................................................... 1

CHAPITRE I :CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE ......................................................................... 5


Section 1: L’audit interne....................................................................................................... 7
I- Définition de l’audit interne.................................................................................................................... 7
II- Formes de l’audit interne....................................................................................................................... 7
III- Les niveaux d’audit interne ................................................................................................................... 9
V- Déroulement de la mission d’audit ..................................................................................................... 10
Section 3: Le contrôle interne .............................................................................................. 11
I- Définitions et objectifs du CI ................................................................................................................. 11
II- Caractéristiques du contrôle interne : ................................................................................................. 14
III- Principes généraux du contrôle interne : ............................................................................................ 14
IV- Les composantes du contrôle interne : .............................................................................................. 15
V- Mise en œuvre de l'évaluation du contrôle interne ............................................................................ 16
VII- Les outils d'analyse et d'évaluation du contrôle interne ................................................................... 18
VIII- Limites du contrôle interne .............................................................................................................. 19
Section 3: Le processus de gestion des immobilisations ........................................................ 20
I- Définition des immobilisations: ............................................................................................................ 20
II- Classificationdesimmobilisations : ....................................................................................................... 20
III- Les immobilisations corporelles .......................................................................................................... 21
IV- Distinction entre une immobilisation et une charge .......................................................................... 22
V- Importance des immobilisations dans le patrimoine .......................................................................... 22
VI- Description du processus de gestion des immobilisations corporelles .............................................. 22
CHAPITRE II : PRESENTATION DE L’ORGANISATION D’ACCUEIL .............................................. 31
Section 1: Présentation générale de la coopérative des primeurs et agrumes (COPAG) : ........ 32
I- Dates historiques .................................................................................................................................. 32
II- Ses missions ......................................................................................................................................... 33
III- Ses objectifs ........................................................................................................................................ 33
IV- Ses Valeurs .......................................................................................................................................... 33
V- Fiche technique ................................................................................................................................... 34
VI- Les activités ........................................................................................................................................ 35
VII- Système d’organisation ..................................................................................................................... 37
Section 2: Présentation du service d’audit interne de la COPAG............................................ 41
I- La description du service ...................................................................................................................... 41
II- L’organigramme du service .................................................................................................................. 42
Section 3: La méthodologie de recherche ............................................................................. 43
I- Le modèle d’analyse ............................................................................................................................. 43

v
II- La méthodologie de travail .................................................................................................................. 44
CHAPITRE III : LE CADRE PRATIQUE DE L’ETUDE ................................................................... 45
Section 1: Description des procédures ................................................................................. 46
I- Description de la procédure d’acquisition des immobilisations ........................................................... 46
II- Description de la procédure de mise au rebut des immobilisations corporelles ................................ 46
III- Description de la procédure de cession des immobilisations ............................................................. 47
IV- Description de la procédure d’inventaire physique des immobilisations corporelles ....................... 47
V- Le processus de gestion des immobilisations réellement appliqué dans la coopérative : .................. 48
Section 2: Évaluation du contrôle interne de la gestion des immobilisations corporelles ....... 49
I- Le questionnaire de contrôle interne des immobilisations corporelles ............................................... 49
II- Méthode des feuilles de révélation et d’analyse de problème « FRAP» ............................................. 51
III- Grilles de séparation des taches ......................................................................................................... 57
Section 3: L’inventaire physique des immobilisations corporelles au sein de la Business-Unit
FARAJ ................................................................................................................................. 57
I- Les résultats .......................................................................................................................................... 57
II- Constats de l’inventaire physique : ...................................................................................................... 58
III- Méthode des feuilles de révélation et d’analyse de problème « FRAP» ........................................... 59
Section 4: Cahier des recommandations .............................................................................. 63
BIBLIOGRAPHIE .......................................................................................................................... 66
ANNEXES.................................................................................................................................... 69

vi
INTRODUCTION GÉNÉRALE

L’industrie agroalimentaire est l’un des perliers de l’économie national, elle contribue à
environ 35% au PIB industriel (8% du PIB national). Elle réalise une production de plus de 80
milliards de DH, dont 25% destinés à l’export.Le secteur agroalimentaire est considéré
comme le premier secteur manufacturier du pays bénéficiant d’une forte demande intérieure
et internationale.

Le secteur agrumicole est très développé dans la vallée du Souss depuis 80 ans environ ;
50% de la production nationale d’agrumes sont produits ici. Celle-ci, très compatible avec le
climat de cette région, est prioritairement destinée à l’exportation. Quant au secteur laitier,
c’est un secteur en pleine expansion au Maroc et dont la production est uniquement destinée à
satisfaire la demande nationale.

Le Maroc a actuellement la consommation en produits laitiers parmi les moindres du


monde mais connaît aujourd’hui une croissance énorme de la demande pour ces produits.
L’offre en produits laitiers est fournie par seulement 7 groupes. Deux de ces groupes, dont la
COPAG, possèdent à eux seuls 75% des parts du marché. Ainsi, avec ses 25% de parts de
marché, la COPAG se positionne comme le deuxième acteur national dans le secteur des
produits laitiers.

la COPAG, plus connu sous sa marque commerciale « Jaouda », a pu concurrencer rien


moins que la grosse entreprise, Central laitière, existant depuis plus de 60 ans, et qui était le
principale fournisseur de lait et produits dérivés pour tout le Maroc. Aucune entreprise n’avait
pu déranger le mastodonte jusqu’à l’arrivée de COPAG.

Par conséquent, j’ai choisi de réaliser ce stage dans une entreprise agroalimentaire du
Maroc, la COPAG, qui est une coopérative créée il y a à peine vingt ans et qui conditionne et
commercialise les agrumes et s’occupe de la transformation du lait en divers produits laitiers.
Son siège social est situé à Ait Iazza, petite commune proche de Taroudant et son bassin de
production est localisé dans toute la vallée du Souss.

1
Aussi passer ce stage à la COPAG a été une opportunité pour moi de découvrir une
grande entreprise agroalimentaire dynamique, dont les secteurs d’activités sont en pleine
expansion, et ayant un rôle majeur au Maroc. De plus, au-delà de ces seules performances
économiques, la COPAG est une coopérative, structure qui a des conséquences importantes
sur le développement de la région.

Au sein de La COPAG et comme pour toute entreprise, le contrôle interne dispose d’une
énorme importance car il permet de diriger et superviser de façoncontinue son processus de
gestion et ainsi permet l’atteinte de ses objectifs. C’est une notion fondamentale du
management desentreprises qui va amener dans les années à venir leur restructuration
enprofondeur. C’est un champ d’application très vaste,c’est pour cela et pour bien cerner
chacun de ses aspects, il a étésubdivisé en cycles, à savoir le cycle d’achats, le cycle des
ventes, lecycle des stocks, le cycle personnel et le cycle des investissements et lecycle des
immobilisations.

Par ailleurs, les immobilisations constituent une composante importante de l’actif des
entreprises. Elles traduisent le patrimoine qui reste le plus longtemps dans l’entreprise.
A ce titre, elles peuvent être révélatrices de la physiologie générale d’une entreprise tel
que par exemple son secteur d’activité :

 Entreprise opérant dans le secteur industriel : exprimée par le poids des


immobilisations techniques dans son actif ;
 Entreprise d’ingénierie : représentée par le poids des brevets et marques dans
l’actif immobilisé et dans l’actif total ;
 Société holding : reconnue par l’importance de la part des titres de participation
dans son actif.

Constituant ainsi une partie importante dans l’actif de l’entreprise tant en termes
d’investissements qu’en termes de moyens, les immobilisations corporelles doivent être
contrôlées. Et ce, afin de s’assurer de leur existence ainsi que du reflet de cette réalité au
niveau des états financiers de l’entreprise.
En effet, les immobilisations corporelles en plus de leur poids et de leur importance au
sein de l’entreprise, sont soumises à plusieurs contraintes qu’elles soient légales ou autres
dont :

2
 La formalisation des procédures qui leur sont relatifs ;
 L’obligation de procéder à un inventaire physique au moins une fois par an ;
 Leur comptabilisation et leur évaluation sont également régies par des règles
spécifiques.

De ce fait et dans le cadre de mon stage professionnel à la COPAG, il s’est avéré


nécessaire de mener une mission d’audit interne au sein de la coopérative et plus précisément
au niveau du cycle des immobilisations corporelles, d’où le thème de mon stage«La gestion
des immobilisations corporelles au sein de la COPAG : évaluation du contrôle interne et
réalisation d’un inventaire physique »

Et pour explorer au mieux cette thématique, il est nécessaire de se mener de la


problématique suivante : « « Dans quelle mesure l’application des dispositifs de contrôle
interne et la réalisation d’un inventaire physique peuvent-elles améliorer l’efficacité de la
gestion des immobilisationsau sein de la COPAG ? »
Autrement dit, comment réussir la démarche du contrôle interne et de l’ inventaire physique
des immobilisations corporelles pour pouvoir à la fois répondre aux objectifs d’audit et en fin
de s’assurer de la régularité, la sincérité et la fiabilité des méthodes qu’emploie la COPAG
pour gérer son patrimoine ?

En effet, afin de répondre au mieux à cette problématique, il est nécessaire de se mener


d’une méthodologie de travail qui se basera en premier lieu sur l’application d’un ensemble
d’outils de contrôle interne au sein de la société en question à savoir : l’évaluation des
procédures en vigueur (vérifier leur fonctionnement & application), le diagramme de flux, la
grille de séparation des tâches et le questionnaire de contrôle interne concernant les
immobilisations, ainsi en deuxième lieu, le comptage des immobilisations corporelles et leur
rapprochement physico-comptableafin de dégager les constats et écarts en procédant à une
analyse approfondie qui permettra de détecter à la fois les points forts et faibles du cycle, et
qui constituera une base pour fonder un ensemble de recommandations et de perspectives à la
coopérative.

De plus, au niveau personnel et professionnel, ce stage approfondi m’offrira non


seulement l’opportunité de mener une mission d’audit interne, et donc d’appliquer

3
effectivement un ensemble d’outils de contrôle sur le terrain, mais également d’adopter une
aptitude d’observation, d’analyse et de prise de décisions, sans oublier la possibilité de
développer mes compétences managériales.

Le présent rapport traitera à cet effet 3 chapitres. Le premier chapitre mettre en avant les
différents concepts liés au thème, le deuxième portera sur une présentation de l’entreprise et la
méthodologie de travail, le troisième chapitre abordera à la foisla réalisation de la mission, les
résultats obtenus ainsi que les différents recommandations et perspectives suite à l’analyse
effectuée

4
Chapitre I : Cadre théorique
de l’étude

5
Les actifs d’une entreprise sont constitués de plusieurs éléments dont les immobilisations
qui peuvent occuper une part prépondérante dans la détermination du patrimoine et du
résultat.

Si la souveraineté alimentaire est le droit que tous les hommes ont de s’alimenter
convenablement, la souveraineté comptable peut être définit comme étant le droit que les
opérations économiques internes comme externes à l’entreprise, ont de réclamer et d’obtenir
des informations financières surs, fiables, régulières et sincères.
C’est pour répondre à cette exigence que des conditions, des objectifs, des principes, des
hypothèses de base, des terminologies, des outils et des moyens ont été définis.

La pièce justificative apporte une preuve directe de la réalité d’une opération tandis que le
contrôle interne procure une preuve indirecte de l’enregistrement correct des informations.
Grace au contrôle interne, l’entreprise peut prendre des dispositions pour déjouer les pièges
lies au processus de gestions des immobilisations.

Notre principal but dans ce premier chapitre sera d’exposer dans :

La section 1, une présentation générale de l’audit interne ;


La section 2, le dispositif du contrôle interne ; et
La section 3, le processus de gestion des immobilisations corporelles.

6
Section 1: L’audit interne

L'audit interne est une activité d'assurance et conseil à la gestion qui a beaucoup évolué
depuis la seconde guerre mondiale. Autrefois cantonné aux questions comptables, l'audit
interne touche aujourd'hui toutes les activités de l'entreprise et assure par conséquent une
grande variété de services d’audit et de conseil.

L’apparition de l’audit interne est le résultat de « l’extension des taches de contrôle


auxquelles s’est trouvée confrontée la direction dans des entreprises employant des milliers de
personnes pour la conduite d’opérations comportant des établissements souvent éloignés les
uns des autres »1. Le détournement et des documents comptables imparfaitement organisés
constituent des risques évidents, et la croissance du volume des opérations laissait prévoir une
augmentation substantielle des services des auditeurs indépendants pour les entreprises qui
tentaient de résoudre des problèmes en maintenant les formes traditionnelles de l’audit
financier.

La solution a été, évidement, de développer les services d’audit sur le plan interne ;
l’amplitude du problème rendait possible, pour une ou plusieurs personnes, de se spécialiser
dans de tels services et de consacrer la totalité de leur temps aux besoins d’une seule
entreprise.

Purement comptable et financier, l’approche traditionnelle de l’audit interne s’est élargie.


Beaucoup d’auditeurs internes ont cherché, efficacement, à étendre les travaux d’évaluation à
l’ensemble des fonctions d’exploitation à l’intérieur de l’entreprise y compris les ventes, les
secteurs de fabrication et de production.

I- Définition de l’audit interne

Selon l’IFACI (Institut français de l’audit et du contrôle internes), « l’audit interne est une
activité indépendante et objective qui donne à une organisation une assurance sur le degré de
maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer, et contribue à créer de
la valeur ajoutée. Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une
approche systématique et méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle,
et de gouvernement d’entreprise, et en faisant des propositions pour renforcer leur efficacité
»2

II- Formes de l’audit interne

Les formes d’audit interne retenues aujourd’hui sont de l’ordre de trois à savoir :

 L’audit comptable (et financier)

1
H.F STETTELER. Audit : principes et méthodes comptables.
2
Définition approuvée le 21 mars 2000 par le conseil d’administration de l’IFACI. Traduction de la définition internationale approuvée par
l’IIA (The Institute of InternalAuditors), le 29 juin 1999.

7
 L’audit opérationnel
 L’audit de direction

Il convient de noter que la plupart des travaux (littérature) sur l’audit interne se limitent à
l’audit comptable et à l’audit opérationnel.

II.1- L’audit comptable et financier

C’est le domaine le plus couvert au sein de l’entreprise. En effet, l’auditeur interne


s’attache à travers ces missions à s’assurer de l’exactitude de toutes les informations
comptables et financiers produites au sein de l’entreprise et à leur conformité par rapport aux
normes établies.

II.2- L’audit opérationnel

C’est un examen des informations relatives à la gestion de chaque fonction d’une entité,
en vue d’exprimer une opinion responsable et indépendante, par référence aux critères de
régularités de fiabilité et d’efficacité.

II.3- L’audit opérationnel

L’audit opérationnel est l’examen des activités d’une entité en fonction de sa finalité et
ses objectifs en vue d’évaluer les réalisations, en identifiant les pratiques non-économiques,
improductives et inefficace, dans le but d’émettre des recommandations d’amélioration.

Il peut y avoir par conséquent autant d’audit qu’il existe de fonctions dans l’entreprise. A
titre d’exemple (et sans être exhaustif), on peut citer : l’audit marketing, l’audit de trésorerie,
l’audit informatique, l’audit fiscal, etc. Un exemple est résumé dans le tableau suivant :

Tableau 1: Exemple de différenciation entre l’audit financier et l’audit opérationnel portant sur la trésorerie

Audit Financier Audit Opérationnel

L’audit financier s’assure que toutes les L’audit opérationnel s’assurera que la gestion
opérations de trésorerie effectivement de la trésorerie a été optimale.
réalisées sont bien comptabilisées dans les
comptes adéquats et que le solde des
comptes de banque est exact.
Source : Nous même

II.4- L’audit de direction

L’audit de direction est actuellement le domaine le plus réservé et le moins fréquenté par
les auditeurs internes, dans la mesure où il se situe à un niveau élevé et touche la politique
générale de l’entreprise.

8
C’est une réponse des auditeurs internes aux problèmes posés par la Direction Générale. De
de fait, l’audit intervient pour assurer à la Direction Générale que les informations données
sur la base desquelles elle va prendre ses décisions stratégiques sont pertinentes et exactes.

III- Les niveaux d’audit interne

L’action de l’audit interne peut se manifester à trois niveaux : l’audit de régularité, l’audit
d’efficacité et l’audit de management.

III.1- L’audit de régularité

Dans ce cadre l’auditeur interne va s’attacher à vérifier que :

 Les instructions de la Direction Générale et les dispositions légales et réglementaire sont


appliqués correctement par les opérationnels ;
 La structure de l’entreprise fonctionnent normalement et que les opérations sont
régulières ;
 Les systèmes du contrôle interne remplie sa mission ;
A travers ces actions l’audit interne aura tendance à privilégier la sécurité.

III.2- L’audit d’efficacité

Cet audit consiste à « relever les redondances, les doubles emplois, les goulots
d’étranglement, et les dysfonctionnements qui perturbent la bonne marche de l’entreprise »3

Contrairement à l’audit de régularité, celui-ci va privilégier l’aspect efficacité.

III.3- L’audit diagnostic

Dans le cadre général et avec suffisamment de recul, l’auditeur interne aura au cours de
cette mission à se prononcer sur :

 La cohérence des objectifs et des actions par rapport à la politique arrêtée ;


 La capacité des structures et organisations à répondre aux impératifs fixés par cette
politique ;
 La qualité de la communication de cette politique.

L’objectif principal de l’audit de management est l’efficience/qualité.

3
L.VAURS. Revue Audit.n°150

9
V- Déroulement de la mission d’audit

Le déroulement d’une mission d’audit interne exige une grande rigueur et doit obéir à
certaines règles qui peuvent être évolutives et adaptées selon d’une part, la nature de la
fonction, de la structure, du système ou encore du processus et/ou de la procédure à auditer, et
d’autre part, le contexte et les conditions de fonctionnement de l’entité auditée.

La conduite efficace des missions d’audit interne requiert, de ce fait, l’utilisation d’une
approche méthodologique simple et pragmatique ainsi que des outils adaptés à ce type de
missions. Cette méthodologie vise à faciliter l’intervention de l’auditeur sur le terrain et
favorise la compréhension des concepts de base relatifs à une mission d’audit interne. Elle
comporte en même temps des éléments relatifs à la conduite de la mission ainsi que des
éléments pour la réalisation du travail d’audit sur le terrain.

La démarche suivie par l’auditeur pour effectuer sa mission comprend, en se référant


notamment aux normes d’exercice professionnel relatives à l’audit (voir ci-dessus) cinq
grandes étapes :

Figure 1: Étapes d'une mission d'audit

Étapes de travail Principales tâches

Acceptation de la mission Prise de connaissance globale, lettre de mission

Prise de connaissance de l’entité y compris son contrôle interne :


évaluation des risques d’anomalies significatives et seuil de
Évaluation des risques et planification signification, plan de mission

Adaptation de la démarche d’audit

Procédures mises en œuvre à l’issue


Appréciation du contrôle interne par des tests de procédures
de l’évaluation des risques

Contrôle de substance : éléments probants et procédures analytiques

Événements postérieurs, lettre d’affirmation, revue de la


Taux de fin de mission
documentation d’audit etc.

Rapport général, rapport spécial, rapport au conseil


Rapports et communications d’administration, rapport sur le rapport du conseil d’administration
sur le contrôle interne

Source : DSCG 4 Comptabilité et audit - Manuel et Applications de Robert OBERT Marie-Pierre


MAIRESSE

10
Section 3: Le contrôle interne

L’environnement des entreprises marocaines devient de plus en plus complexe, les


menaces et les changements évoluent en générant un flux continu, nécessitant la mise en place
de plans d’action et de stratégies, permettant aux entreprises de confronter les contraintes
imposées par leurs milieux d’évolution.

L’enjeu majeur des entreprises est donc devenu de maintenir leur niveau de performance
tout en conformant à toutes les obligations.

Et c’est pour l’ensemble de ces raisons que le contrôle interne intervient, en vue d’aider
les entreprises à assurer leur bon fonctionnement tout en garantissant un niveau de résultat
promettant. C’est une démarche qui aide les entreprises à améliorer leurs capacité à gérer les
contraintes, fédérer les actions et renforcer la gouvernance et le pilotage de l’entreprise.

I- Définitions et objectifs du CI

I.1-Définitions

Afin de donner une définition générale du contrôle interne, il est important de voir un
ensemble de définitions qui permettent en quelques sortes de prendre en considération les
différents niveaux qui touchent ce dispositif.

L’approche « classique » du contrôle interne

Le terme contrôle interne est la traduction littérale de l’expression anglo-saxonne : «


Internal Control » (ou Business Control pour les Américains) dans lequel le verbe « to control
» signifie conserver la maîtrise de la situation alors qu’en français le mot « contrôle » est
davantage compris comme le fait d’exercer une action de surveillance sur quelque chose
pour l’évaluer.

Au sens « classique», le contrôle interne est un ensemble de dispositifs ayant pour but,
d’un côté d’assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de l’information,
de l’autre d’assurer l’application des instructions de la direction et de favoriser l’amélioration
des performances.

Définition proposée par le COSO

Le COSO propose la définition du contrôle interne suivante :

11
Le contrôle interne est un processus mis en œuvre par le conseil d’administration,
les dirigeants et le personnel d’une organisation, destiné à fournir une assurance raison- nable
quant à la réalisation des objectifs suivants :

 la réalisation et l’optimisation des opérations,


 la fiabilité des informations financières,
 la conformité aux lois et aux réglementations en vigueur,

Définition du CNCC (Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes)

Selon la CNCC, les procédures du contrôle interne impliquent : Le respect des politiques
degestion, la sauvegarde des actifs, la prévention et la détection des fraudes, l’exactitude
etl’exhaustivité des enregistrements comptables, l’établissement en temps voulu
d’informationscomptables et financières stables.

I.2-Objectifs :

D’une manière générale, le contrôle interne dispose de quatre principaux objectifs à savoir :

Existence Vérifier la réalité des données saisies, transmises et traitées.

Exhaustivité Enregistrement de toutes les données justifiées et seulement celles-là.

Intégrité des données Vérifier que les données sont exactes et correctement évaluées.

Autorisation S’assurer que les tâches sont effectuées par les personnes habilitées.
Figure 2 : Objectifs du contrôle interne Source : Nous même

Ainsi selon la définition retenue par la CNCC, issue des normes internationales d’audit,
les procédures du contrôle interne impliquent :

 le respect des politiques de gestion ;


 la sauvegarde des actifs ;
 la prévention et la détection des fraudes et erreurs ;
 l’exactitude et l’exhaustivité des enregistrements comptables ;
 l’établissement en temps voulu d’informations comptables et

12
Figure 3 : OBJECTIFS DU CONTRÔLE INTERNE

Source : DSCG 4 Comptabilité et audit - Manuel et Applications de Robert OBERT Marie-Pierre MAIRESSE

Aussi, nous pouvons ainsi classer les objectifs du contrôle interne, à partir des définitions
données dans le cadre de référence de l’AMF, par le CNCC, l’IAASB et le COSO en quatre
catégories : sauvegarde des actifs, optimisation des ressources, respect des directives, fiabilité
des informations.

Sauvegarde des actifs

Toutes les dispositions prises dans la gestion courante des affaires doivent permettre de
sauvegarder au mieux « les actifs » confiés à chacun dans le cadre des responsabilités qui lui
sont assignées.

Ces actifs peuvent disparaître à la suite de vols, fraudes, improductivité, erreurs, ou


résulter d’une mauvaise décision de gestion ou d’une faiblesse de contrôle interne. Les
processus y afférents devraient faire l’objet d’une attention toute particulière.

Optimisation des ressources

Énoncer cet objectif, c’est montrer que le contrôle interne ne doit pas se mettre en place
dans la seule perspective du respect d’une norme. Il doit aller au-delà de la norme et chacun
doit viser l’efficacité. Pour ce faire, on fixe comme objectif l’ambition d’une gestion
optimale.

Respect des directives

On entend par là le respect des règles aussi bien internes qu’externes. Cet objectif est le
rappel de cette règle essentielle que le contrôle interne ne peut être un moyen de tourner la loi
ou les règlements.

13
Fiabilité des informations

Chacun doit veiller à n’éditer que des informations fiables, donc vérifiables. On retrouve
ici le souci des responsables financiers quant à la maîtrise des informations financières.

II- Caractéristiques du contrôle interne :

Au sein de l’entreprise, les procédures du contrôle interne se caractérisent par :

Le contrôle interne s’inscrit dans les contraintes et la pérennité de


La permanence l’organisme, il doit s’adapter à l’évolution de l’environnement de
l’organisation

Le contrôle interne concerne l’ensemble des activités de l’entreprise et


L’universalité doit être mis en œuvre par l’ensemble du personnel

Les objectifs du contrôle interne doivent être respectés quels que soient
L’indépendance les moyens et les méthodes de l’entreprise

Le contrôle interne doit être adapté aux caractéristiques de l’entreprise et


L’harmonie à son environnement

Figure 4 - Caractéristiques du contrôle interne Source : Nous même

III- Principes généraux du contrôle interne :

Les principes sur lesquels s’appuie le contrôle ont été définis il y a très longtemps par
lecongrès de l’OEC de 1977. Ce sont : l’organisation, l’intégration, la permanence,
l’universalité,l’indépendance, l’information, l’harmonie.

Le principe d’organisation : L’organisation doit être préalable, adaptée, vérifiable,


formalisée et doit comporter une séparation convenable des fonctions à savoir celle de
décision, de détention physiques ou monétaires, d’enregistrement et de contrôle ;

Le principe d’intégration : qui signifie que les procédures mises en place doivent permettre
le fonctionnement d’un système d’autocontrôle au sein de l’organisation, mis en œuvre par
des recoupements ou des contrôles réciproques ;

Le principe de permanence : le contrôle interne s’inscrit dans la continuité et la pérennité de


l’organisme, il doit s’adapter à l’évolution de l’environnement de l’organisation ;

Le principe d’universalité : le contrôle interne concerne l’ensemble des activités de


l’entreprise et doit être mis en œuvre par l’ensemble du personnel ;
14
Le principe d’indépendance : les objectifs du contrôle interne doivent être respectés quels
que soient les moyens et les méthodes de l’entreprise ;

Le principe d’information : doit répondre à certains critères tels que la pertinence, l’utilité,
l’objectivité, la communicabilité et la vérifiabilité ;

Le principe d’harmonie : le contrôle interne doit être adapté aux caractéristiques de


l’entreprise et à son environnement.

IV- Les composantes du contrôle interne :

Le COSO découpe les éléments du contrôle interne en 5 parties :

 environnement de contrôle,
 évaluation des risques,
 activités de contrôle,
 information et communication,
 pilotage.

Environnement de contrôle

L’environnement de contrôle constitue la base de la construction du contrôle interne.


Cette notion d’environnement de contrôle implique une éthique et une politique générale
sensibilisée au contrôle.

L’éthique se diffuse grâce à un conseil d’administration et un management conscients de


la nécessité de montrer l’exemple (intégrité) et de déployer une culture de l’entreprise
valorisant le besoin de contrôle auprès du personnel.

Une politique s’appuie sur des normes et procédures appropriées, sur un code de conduite
valorisant l’adhésion aux valeurs de l’organisation, sur une conception des systèmes et une
exploitation quotidienne adaptées à l’organisation et sécurisées, et sur des valeurs humaines.

Évaluation des risques

L’évaluation des risques réside dans la détection et l’analyse des facteurs susceptibles de
perturber la réalisation des objectifs. C’est un processus continu et répétitif.

Les risques couverts sont aussi bien internes qu’externes, avec une attention particulière
aux risques spécifiques et aux changements.

La finalité est d’aboutir à une gestion des risques. Cette gestion présuppose la
classification en deux grandes catégories : le risque non acceptable et le risque acceptable et
résiduel.

15
Activités de contrôle

Les activités de contrôle sont le contrôle de la mise en application des normes et des
procédures définies par la direction et le management dans la dynamique de la maîtrise des
risques.

On peut décliner les activités de contrôle en plusieurs catégories :

 contrôle détectif / contrôle préventif,


 contrôle informatique / contrôle manuel,
 contrôle hiérarchique / contrôle opérationnel.

Information et communication

L’information doit être pertinente, précise, exacte, en temps voulu et diffusée au bon
destinataire. Sa circulation doit être multidirectionnelle (descendante, ascendante et
transversale), et intégrer les informations externes.

La communication est l’outil indispensable pour la transmission de l’information –


notamment les directives de la Direction Générale – et ses caractéristiques essentielles sont
l’efficacité et la clarté.

Pilotage

Le système de pilotage permet de valider que le Contrôle Interne est efficace. Il doit
intégrer le traitement des faiblesses de Contrôle Interne détectées dans le but de renforcer
l’atteinte des objectifs.

Ce système permet au management d’assumer son rôle de maître d’œuvre du dispositif de


contrôle interne.

V- Mise en œuvre de l'évaluation du contrôle interne

On peut distinguer plusieurs phases dans l'évaluation du contrôle interne :

V.1- Description des systèmes et des procédures

L'auditeur prend connaissance du contrôle interne de l'entreprise en s'efforçant de saisir


l'ensemble des méthodes et des procédures qui ont trait à son organisation comptable. Il utilise
à cette fin, un mémorandum descriptif ou des diagrammes de circulation.

V.2- Confirmation de la compréhension du système

L'auditeur s'assure qu'il a bien compris le système en vérifiant la description qu'il en a


reçu : il met en œuvre à cette fin des tests de conformité (ou tests de compréhension).

16
V.3- Evaluation préliminaire du contrôle interne

L'auditeur procède à une première évaluation du contrôle interne ; il le fait normalement


sur la base du questionnaire et de la grille d'analyse. Il détermine à ce stade :

 Les points forts théoriques du contrôle interne


 Les points faibles du contrôle interne.

Les phases suivantes intéressent les points forts. En effet, l'auditeur abandonne
momentanément les points faibles ; ces derniers seront examinés ultérieurement lors de
l'examen des comptes.

V.4- Confirmation de l'application des points forts du système

L'auditeur cherche à s'assurer que les points forts sont appliqués de manière permanente.
Il met en œuvre à cette fin, des tests de permanence.

V.5- Evaluation définitive du contrôle interne

A ce stade, l'auditeur est à même de faire la distinction, les points forts et les faiblesses ;
l'ensemble de ces éléments lui fournit les bases de son évaluation définitive du contrôle
interne qu'il porte dans un document de synthèse (ou le tableau d'évaluation du système).

V.6- Rapport d'évaluation du contrôle interne

Pour conclure sur l'évaluation du contrôle interne, l'auditeur rédigera un rapport


d'évaluation qui mettra en exergue :

 Les constats effectués


 Les forces et les faiblesses
 Les risques
 Les incidents sur les états financiers.

Ce rapport lui servira de base pour établir son programme de contrôle des comptes.

17
VII- Les outils d'analyse et d'évaluation du contrôle interne

VII.1- L’entretien

Elle consiste en une conversation avec les responsables et leurs collaborateurs sur la base
d'un guide d'entretien. Il s'agit pour l'auditeur de connaître les étapes des procédures en
interrogeant les différents interlocuteurs sur les moindres détails concernant la réalisation de
leurs tâches respectives.

VII.2- L'analyse des circuits par diagrammes

Un diagramme est un mémorandum descriptif. Il permet de schématiser les cycles


d'opérations par des symboles suivants l'organisation administrative. Il affiche une suite
d'opérations faisant apparaître les différents documents, postes de travail, les décisions, les
responsabilités et les opérations.

C'est la rédaction schématisée de la procédure qui constitue une base pour les tests de
conformité. Les tests de conformité faut-il le rappeler, servent à vérifier que les procédures
sont bien appliquées.

VII.3- Les questions et guides opératoires

Les questionnaires servent d'étalon à l'auditeur. Ils lui permettent, grâce à un grand
nombre d'interrogations précises, d'évaluer si les procédures de l'entreprise auditée
remplissent les objectifs fondamentaux du contrôle interne, en décelant ses forces et ses
faiblesses.

Les questionnaires se présentent habituellement sous deux formes : l'une simplifiée qui ne
motive pas d'autres réponses que le oui ou le non, est appelée questionnaires fermés, et l'autre
plus complète, qui entraîne nécessairement des observations détaillées, est dénommé
questionnaires ouverts.

VII.4- Les grilles d'analyse de contrôle interne

Les grilles d'analyses de contrôle interne servent à détecter les cumuls de fonction. Il
s'agit des tableaux à double entrée qui permettent de décomposer la procédure en différentes
opérations assumées par les agents ou les services de l'entreprise. Dans la démarche de
l'auditeur, cette étape revient à identifier les forces et les faiblesses du système examiné.

Cette évaluation peut se faire soit dans un rapport de synthèse, soit par un tableau
d'évaluation du système précisant l'impact des faiblesses sur les états financiers, les incidences
sur la révision ou les recommandations à faire pour améliorer le système.

18
VII.5- Le test de conformité ou de compréhension

Le test de conformité ou de compréhension des procédures et des points clés mis en place
est juste. Il consiste à:

 mettre en œuvre des tests de cheminement permettant de dérouler une procédure


complète à partir de quelques opérations sélectionnées ;
 réaliser des tests spécifiques sur des procédures particulières paraissant peu claires ;
 opérer en présence des acteurs intéressés la restitution de la description, en vue de
recueillir leurs commentaires. Cette formule présente l'avantage de la simplicité et
implique d'avantage les audités aux travaux de l'auditeur. Elle permet de surcroît, de
garantir à l'auditeur qu'il n'a pas oublié un point important.

Après avoir évalué l'existence d'un dispositif de contrôle interne, l'auditeur testera si ce
dispositif est appliqué de manière permanente.

VII.6- Le tableau d'évaluation du système

Ce tableau qui résume l'ensemble des constats (forces et faiblesses) décelés à l'aide des
différents outils développés plus haut (les tests de conformité, mémorandums descriptifs, le
diagramme de circulation, les questions et guides opératoires, les grilles d'analyse) intègre les
analyses suivantes :

 Les forces du système de contrôle,


 Les faiblesses du système de contrôle,
 Les effets possibles de ces faiblesses,
 L'incidence des faiblesses sur les états financiers,
 L'incidence des faiblesses sur le programme d'audit des comptes,
 Les recommandations à faire à l'entreprise.

VIII- Limites du contrôle interne

Le dispositif de contrôle interne ne peut fournir une garantie absolue quant à la réalisation
des objectifs de la société. La probabilité d’atteindre ces objectifs ne relève pas de la seule
volonté de la société. Il existe en effet des limites inhérentes à tout système de contrôle
interne. Ces limites résultent de nombreux facteurs, notamment des incertitudes du monde
extérieur, de l’exercice de la faculté de jugement ou de dysfonctionnements pouvant survenir
en raison d’une défaillance humaine ou d’une simple erreur. En outre, lors de la mise en place
des contrôles, il est nécessaire de tenir compte du rapport coût/bénéfice et de ne pas
développer des systèmes de contrôle interne inutilement coûteux quitte à accepter un certain
niveau de risque.

19
Section 3: Le processus de gestion des immobilisations

Les immobilisations requièrent une gestion attentive, vu leur importance dans la


constitution du bilan notamment de l’actif du bilan. En effet une bonne gestion des
immobilisations implique une bonne gestion fiscale et une transparence sur les composantes
du patrimoine.

Cette section portera sur le processus de gestion des immobilisations corporelles ; les
risques liés à ce processus et enfin sur les dispositifs de maitrise de ces risques.

I- Définition des immobilisations:

Le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC) définit les immobilisations


comme étant des éléments de l’actif appartenant à l’entreprise et destinés à être conservés
durablement par celle-ci, à l’exclusion, bien sûr, de ceux faisant partie du cycle d’exploitation.
Ici, le terme « durablement » signifie une durée supérieure à 12 mois puisque les
immobilisations ne se consomment pas en une seule année. Elles sont acquises par
l’entreprise pour être conservées et utilisées le plus longtemps possible.
Dans le cadre réglementaire marocain, la notion de propriété ainsi que celle de durabilité sont
déterminantes pour inscrire un bien dans les comptes d’immobilisations de l’entreprise.

II- Classificationdesimmobilisations :

Les actifs immobilisés peuvent être classés selon plusieurs critères dont notamment :

II.1- Critères économiques :

Les immobilisations selon ce critère peuvent être classées soit par rapport :

 Au lien avec l’exploitation :immobilisations affectées à l’exploitation et d’autres non affectées à


l’exploitation ;

 Aux fonctions économiques de l’entreprise :immobilisations affectées à la fonction


approvisionnements, à la production, à la fonction commerciale…etc.

II.2- Critères financiers :

Les actifs immobilisés peuvent alors être regroupés par :

 Le mode d’acquisition :immobilisations acquises à titre onéreux ou à titre gratuit ;

 L’origine du financement :immobilisations acquises par autofinancement ou par financement


externe.

20
II.3- Critères juridiques :

Les immobilisationspeuvent être catégorisées selon :

 Leur régime juridique : les immobilisations peuvent être régies soit par le droit privé, soit par le
droit public ;

 Leur régime de propriété:les immobilisations dont l’entreprise est propriétaire ou louées, mises
à disposition/affectées,…

II.4- Critère techniques :

Les immobilisations peuvent être répertoriées soit :

 Par famille technique :constructions, matériel et outillage, mobilier,…

 Par fonction technique dans le processus de fabrication : ainsi par exemple, dans une
entreprise de filature, nous allons rencontrer les fonctions bobinage, filature, etc…

II.5- Critères comptables :

Le Code Général de Normalisation Comptable (CGNC) classe les immobilisations en 4


catégories différentes :

 Immobilisations en non valeurs ;


 Immobilisations incorporelles ;
 Immobilisations corporelles ;
 Immobilisations financières.

III- Les immobilisationscorporelles

Selon LOZATO & al (2012) « une immobilisation corporelle est un actif physique
détenu, soit pour être utilisé dans la production ou la fourniture de biens ou de services, soit
pour être loué à des tiers, soit à des fins de gestion interne et dont l’entité attend qu’il soit
utilisé au- delà de l’exercice en cours ».Cette définition coïncide avec l’objet de notre recherche
car la COPAG utilise en grande partie ses immobilisations à des fins de production et de
fourniture de biens et de services.

Selon le plan comptable marocain, on distingue 7 types d’immobilisations corporelles :

 Terrains
 Constructions
 Installations techniques, matériel et outillage
 Matériel de transport
 Mobilier matériel de bureau et aménagements divers

21
 Autres immobilisations corporelles
 Immobilisations corporelles en cours

IV- Distinction entre une immobilisation et une charge

Pour distinguer entre charge et immobilisation, les modalités suivantes doivent être prises
en compte :

 Les dépenses qui entraînent l’entrée d’un nouvel élément dans le patrimoine de
l’entreprise constituent des immobilisations.

Lorsqu’il s’agit de dépenses faites sur les éléments déjà existants, deux cas sont à noter :

 Si les dépenses ont pour effet de maintenir les éléments d’actifs dans un état normal
d’utilisation jusqu’à la fin de la durée d’amortissements, elles ont le caractère de
charges d’exploitation.

 Si au contraire, elles ont pour effet une augmentation de la valeur d’un élément d’actif,
ou une augmentation de sa durée probable d’utilisation, elles ont le caractère
d’immobilisation.

V- Importance des immobilisations dans le patrimoine

Les immobilisations corporelles constituent une part très importante du patrimoine de


l’entreprise. La gestion des immobilisations s’avère alors indispensable pour les dirigeants car
elle permet :

 les prises de décisions et les garanties pour la recherche de financement ;


 le calcul du résultat comptable et fiscal ;
 l’analyse des états financiers annuels.

Une mauvaise estimation de la valeur des immobilisations peut alors biaiser la prise de
décision. Ce qui n’est pas sans conséquence.

L’optimisation dans l’utilisation des immobilisations est une nécessité pour les entreprises
qui veulent évoluer. Cette optimisation peut être rendue possible par la mise en place d’un
processus de gestion adapté et de très bonne qualité

VI- Description du processus de gestion des immobilisations corporelles

L’ISO 9000:2000 définit le processus comme "un ensemble d'activités corrélées ou


interactives qui transforme des éléments d'entrée en éléments de sortie". La constitution d’un
processus dépend des besoins de chaque entreprise suivant des procédures de fonctionnement.

22
Pour ce qui est du processus de gestion des immobilisations corporelles, les activités
commencent dès l’acquisition de l’immobilisation jusqu’à sa sortie en passant par la
codification et l’affectation, la comptabilisation, la gestion de la sécurité et l’entretien des
immobilisations et entre autre la gestion de l’inventaire physique.

La nature de l’immobilisation et sa valeur déterminent le traitement qu’elle subira tout au


long de sa vie au sein de la firme. Les biens corporels entrent dans le patrimoine de
l’entreprise après l’enregistrement comptable et en ressortent après constatations des écritures
de sortie.

VI.1- L’acquisition des immobilisations corporelles

La valeur d’entrée est le montant pour lequel un élément de l’actif ou de passif est inscrit
dans les comptes au moment de son entrée dans le patrimoine.
A leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise, les immobilisations acquises à titre
onéreux sont enregistrées à leur coût d’acquisition alors que celles qui sont produites par
l’entreprise pour elle-même sont inscrites à leur coût de production.

Les biens acquis à titre onéreux

Selon le CGNC, les immobilisations acquises à titre onéreux sont donc comptabilisées à
leur coût d’acquisition déterminé par l’addition des éléments suivants :

 Le prix d’achat :qui est le prix convenu net des taxes récupérables, déduction faite
des rabais obtenus, mais avant déduction des escomptes de règlement, le cas échéant ;
 Les frais accessoires :qui constituent les charges directement ou indirectement liées à
l’acquisition pour la mise en état d’utilisation du bien.

Les biens produits par l’entreprise

Ce type d’immobilisations est valorisé par son coût de production qui est composé du
coût d'acquisition des matières consommées augmenté des charges directes (main d'œuvre
directe, amortissements du matériel hors dérogatoire...) et d'une fraction des charges
indirectes (en sont exclus les frais de recherche et développement et les charges
d'administration générale).

Les immobilisations reçues à titre gratuit ou par voie d’échange

Ces biens sont évalués à leur valeur vénale estimée à la date d’entrée du bien, en fonction
du marché et de leur utilité économique pour l’entreprise.

Les différentes étapes pour l’achat d’une immobilisation à titre onéreux :

23
L’achat d’immobilisation est le résultat de plusieurs tâches opérationnelles exécutées de
façon chronologique. Le processus respecte différentes étapes que nous aborderons. Tout au
long de cette étape, l’entreprise acheteuse se doit d’être à l’écoute de ses prescripteurs internes
afin de cerner leurs besoins. Elle doit suivre et gérer de manière efficace les relations avec ses
fournisseurs et anticiper les éventuels risques.

L’acquisition d’une immobilisation à titre onéreux passe par les étapes décrites dans les
lignes suivantes :

 Expression du besoin,
 Demande d’achat,
 Appel d’offres,
 Commande,
 Livraison,
 Facturation et enregistrement comptable,
 Paiement

A ces 7 activités, nous pouvons ajouter la budgétisation, qui peut intervenir après
l'expression du besoin selon les objectifs à atteindre.

En effet, un budget est un document comptable prévisionnel distinguant les recettes et les
dépenses. La budgétisation suppose à l’origine la prévision et, pendant l'exécution, le suivi du
budget

Généralement, c'est la livraison qui déclenche l'entrée d'une immobilisation dans le


patrimoine mais il existe use multitude de faits qui procure à l'entreprise le droit de propriété
sur un bien ou non.

VI.2- La codification et l’affectation des immobilisations acquises

L’efficacité du processus de gestion des immobilisations exige la codification des


nouvelles immobilisations nécessaires à l’identification, à l’utilisation et au suivi des biens
avant son affectation.

La codification immobilisations

Une fois l’immobilisation acquise, elle est aussitôt codifiée avant d’être affectée au
service demandeur. La codification constitue l’information codifiée et matérialisée par une
étiquette apposée sur une immobilisation ou avec une encre indélébile afin de l’identifier
rapidement. Cette information est portée une seule fois et n’est pas modifiable.

24
Il existe plusieurs façons de codifier une immobilisation et chaque entreprise fait sa
codification en fonction de ses besoins. Mais quoiqu’il en soit, elle doit servir à identifier et
classifier l’immobilisation selon sa nature et son emplacement

L’affectation des immobilisations

Une immobilisation acquise et bien codifiée trouve son importance dès son affectation au
service demandeur et commence à être utile à la banque qu’à partir de ce moment. Une fiche
d’affectation doit être établie et visée par le service demandeur pour valider la réception et
l’installation du bien qu’il avait demandé dans ses locaux. La bonne pratique exige la
présence du contrôleur interne pour assurer la cohérence de la demande d’achat de
l’immobilisation

VI.3- Enregistrement comptable de l’entrée d’une immobilisation

Les immobilisations sont inscrites dans la classe 2 au débit dans le journal, el grand livre,
la balance ; et à l’actif du bilan. La contrepartie dépend de l’origine du bien comme indiqué
dans le journal suivant :

Tableau 2: schématisation des écritures d'entrée d'une immobilisation dans le journal

Débit Crédit Libelles et dates Montant Montant


2…. Libellés de l’immobilisation X
34551 Etat - TVA récupérable sur X
immobilisations
5141 Banque X
5161 Caisse X
1486 Fournisseurs X
d’immobilisation
4481 Dettes sur acquisition X
d’immobilisations
714. Production immobilisée X
716. Subvention d'équipement X
Source : préparé par nos soins

VI.4- Amortissement des immobilisations corporelles

Il convient, à la fin de chaque exercice de constater la dépréciation des immobilisations


dont dispose l'entité, en fonction de l'usage qui en a été fait durant la période écoulée. Cette
dépréciation est comptabilisée dans un compte appelé dotation aux d'amortissements.

L’amortissement est considéré comme une charge à travers une dotation annuelle au débit
du compte 6193 relatif aux dotations d’exploitation aux amortissements des immobilisations
corporelles ; en compensation, on constate également une diminution de la valeur de

25
l’immobilisation concernée en créditant le compte 28… amortissement de (immobilisation
concernée).

Le montant amortissable d’une immobilisation corporelledoit êtrereparti de façon


systématique sur chaque exercice durant la durée d’utilité du bien.

Cette répartition systématique du montant amortissable sur chaque exercice pendant la


durée d’utilisation du bien constitue le ‘plan d’amortissement’ de l’immobilisation. Ce plan
prend la forme d’un tableau préétabli faisant apparaître le montant des amortissements
successifs, leur cumul à la fin de chaque exercice ainsi que la ‘valeur nette d’amortissements’
en résultant.

Le mode de répartition de l’amortissement sur les différents exercices doit être choisi sur
la base de considérations essentiellement économiques : il peut conduire à des amortissements
annuels constants qui ne sont autre que la méthode de l’amortissement linéaire, dégressifs ou
plus exceptionnellement progressifs.

VI.5- Sortie d’une immobilisation du patrimoine de l’entreprise

Une immobilisation sort du patrimoine d’une entreprise pour plusieurs raisons. La


cession d’une immobilisation entraine des écritures de sortie en tenant compte aussi de ses
origines pour pouvoir faire le retraitement comptable adéquat.

Causes de la sortie d’un bien du patrimoine

Une immobilisation peut sortir du patrimoine lorsqu’elle est :

 cédée ou elle a disparu,


 désuète : elle est veille ou ne sert plus à rien dans l’entreprise,
 devenue obsolète, dépassée non du fait de l’usure mais des progrès techniques,
 elle est endommagée, hors usage.

Les formes de sorties d’un bien du patrimoine

La cession de l’immobilisation peut prendre les formes suivantes :

 la mise au rebut : lorsque les dirigeants décident de retirer une immobilisation du


patrimoine de l’entreprise, elle peut être complétement amortie ou non,
 la vente ou cession proprement dite: le bien est vendu contre une valeurmonétaire
rechange : dans ce cas de figure, l’entreprise décide avec l'accord de son
fournisseur de remplacer un ancien matériel par un nouveau, en lui reversant un
complémentappelé soulte,
 la destruction et disparition à la suite des évènements comma les aléas climatiques
ou géographiques ou en cas de vol,

26
 L'expropriation : c'est le fait que l'entreprise ne jouisse plus de son droit de
propriété sur un bien suite à une saisie légale d’immobilisation.

VI.6- Les outils intervenants dans la gestion des immobilisations

L’identification des biens à travers un système d’information dédié au processus de


gestion des immobilisations permet de réduire les risques de non comptabilisation ou double
comptabilisation (Revue Française de l’audit interne, N°204, 2011 : 10). C’est pourquoi les
immobilisations nouvellement acquises sont inscrites dans des outils tels que la fiche des
immobilisations, le registre des immobilisations et le fichier des immobilisations.

La fiche des immobilisations

Elle marque l’acte de naissance de l’immobilisation pour la société. Elle donne les
caractéristiques propres à chaque immobilisation. C’est un outil pertinent qui facilite
l’inventaire physique en lui donnant une information affinée sur chaque bien. L’inventorier
n’aura pas à fournir beaucoup d’efforts pour retrouver une immobilisation au cours de son
travail.

Le registre des biens

Il est ouvert un registre par catégorie de biens durables. Ce registre manuel ou


informatique enregistre chronologiquement toutes les entrées d’immobilisations. Le registre
comprend les renseignements suivants :

 le code d’identification, la date d’entrée et de sortie de l’immobilisation ;


 la désignation du bien ;
 la marque et le type et le nom du fournisseur ;
 le département utilisateur (la localisation) ;
 le prix d’acquisition.

Le fichier des immobilisations

Le traitement des opérations liées au processus de gestion des immobilisations corporelles


nécessite un personnel compétent, des moyens financiers et matériels. Permis ces moyens
matériels, nous avons les outils de gestion manuel comme le fichier des immobilisations.
C’est un document tenu par le comptable durant une période qui est souvent l’année.
Cefichier, s’il est bien tenu peut nous éclairer sur la valeur comptable nette des
immobilisations permet aussi d’avoir une visibilité et de faire le suivi des éléments
immobilisés dans l’entreprise sur un tableau.

27
L’entretien, la protection et la sécurité des immobilisations corporelles

L’entretien et la protection du patrimoine de l’entreprise supposent que les dispositions


nécessaires sont prises par le management pour maintenir en bon état et mettre à l’abri des
sinistres, le patrimoine de cette dernière.

Pour la sécurité physique des biens, les dirigeants peuvent recourir au gardiennage et aux
compagnies d’assurance. Aussi ils peuvent doter les locaux de détections d’incendie, de
vidéos cameras, d’outils d’exécution d’incendie, d’outils de sauvegarde des données
informatiques.

VI.7- L’inventaire physique des immobilisations corporelles :

« Toute entreprise procède, une fois l’an au moins, avec bonne foi et prudence, aux
opérations de relevé, de vérification, d’examen et d’évaluation nécessaires pour établir à la
date choisie un inventaire complet de ses avoirs et droits de toute nature, de ses dettes,
obligations et engagements de toute nature, relatif à son activité et des moyens propres qui y
sont affectés… l’inventaire est ordonné de la même manière que le plan comptable »

Au Maroc et conformément aux termes de la loi n° 9-88 relative aux obligations


comptables des commerçants, l’opération d’inventaire doit être réalisée, au moins une fois par
exercice, à l’effet de vérifier l’existence des éléments d’actifs et de passifs et de s’assurer de
leur valeur.

De point de vue de l’audit financier, l’inventaire physique des immobilisations est l’une
des meilleures techniques de collecte des éléments probants pour la validation des comptes
d’immobilisations, surtout eu égard des assertions de réalité (existence et propriété),
d’exhaustivité et d’évaluation (constatation des dépréciations éventuelles).

L'inventaire physique des immobilisations vise à satisfaire deux principaux objectifs :

Objectif légal : se conformer aux lois et règlementations comptables et financières en


vigueur (loi n° 9-88 relative aux obligations comptables des commerçants)

Objectif de gestion : dans la mesure où cet inventaire permettra d'assurer :

 La sécurité et la préservation du patrimoine.


 Une valeur probante à la comptabilité.
 Une gestion plus rationnelle du patrimoine, facilitée par le repérage des biens en
mauvais état de fonctionnement nécessitant un entretien et ceux ne présentant plus de
valeur d'usage qu'il y a lieu de réformer ou céder.
 La mise en place d'une application informatique permettant d'assurer un suivi
permanent des immobilisations et susceptible de fournir toute information sur les
immobilisations notamment : le détail du coût, date d'acquisition ou de mise en

28
service, taux et mode d'amortissement, montant des amortissements pratiqués, valeur
nette comptable, emplacement et affectation des immobilisations, mouvements et
transferts intervenus, etc…

VI.8- Les risques opérationnels liés au processus de gestion des


immobilisations corporelles

Pour une meilleure compréhension des risques liés au processus des immobilisations
corporelles et dispositifs de maitrise, nous allons identifier les risques liés à chaque sous
processus.

Tableau 3: Récapitulatif des risques liés à la gestion des immobilisations corporelles

Étapes du processus Risques liés aux étapes du processus

Établissement et suivi du budget


1. subjectivité des dépensesd’investissements
d’investissement

2. Investissements effectués sans autorisations,


Expression de besoins
hors limitesbudgétaires
3. Non exhaustivité des besoinsd’investissement

Choix du fournisseur 4. Risque de privilègesfournisseurs


5. Absence de mise en concurrence
desfournisseurs
6. Choix subjectif desfournisseurs

Passation de la commande 7. Commande nonautorisée


8. Commande non conforme à lademande

Livraison / réception 9. Réceptionfrauduleuse


10. Livraison nonconforme

Le règlement de la facture 11. Subjectivité del’information


12. Facture nonréglée

La codification 13. Immobilisation nonidentifiable

L’affectation du bien 14. Affectation nonconforme

29
La comptabilisation 15. Doublecomptabilisation
16. Erreur, confusion etomission
17. Dotation aux amortissements nonpratiquée

L’entretien et la sécurité 18. Vol oudisparition


19. Immobilisationinutilisable

L’inventaire physique des immobilisations 20. Omission d’uneimmobilisation


21. Fichier des immobilisations nonactualisé

La sortie (cession et mise au rebut) 22. Détournement d’uneimmobilisation


23. Sortie nonautorisée
Source : préparé par nos soins

Conclusion

Le processus de gestion des immobilisations corporelles mérite une attention particulière.


Son cycle touche la fonction administration, la fonction achat, la fonction comptable et
financière et dans certains cas, la fonction audit et contrôle. La gestion des immobilisations
reste toujours une actualité dans le fonctionnement des entreprises.

En somme, ce chapitre nous a permis de comprendre tous les aspects de l’audit interne, le
contrôle interne et du processus de gestion des immobilisations mais aussi les risques qui
pèsent sur ces actifs.

30
Chapitre II : Présentation de
l’organisation d’accueil

31
Section 1: Présentation générale de la coopérative des
primeurs et agrumes (COPAG) :

La COPAG est une coopérative agricole créée le 7 Mai 1987 avec un capital de 4.600.000
DH, divisé 4600 part de 1000 chacune. Ce capital qui a augmenté pour atteindre 80.000.000
DH intégralement libéré. Lors de sa fondation, la coopérative se consacrait aux agrumes et
primeurs. Quelques années après, COPAG connaît une expansion au niveau de matérielles et
se lança dans la production laitière, puis la production de jus.

La coopérative occupe deux terrains :

 Le 1er est situé dans la zone industrielle d’Ait Iazza sur une superficie de 47700 m².
 Le 2ème est situé au point Kilomètre N°7 sur la route nationale Taroudant Agadir, sur
une superficie de 60800 m² nommée station FARAJ.

La coopérative occupe une place très importante au niveau de la région et dans la vie
active par l’emploi d’un grand nombre de main d’œuvre, comme elle participe au
développement de l’économie nationale par sa production qui offre des produits vendus sur le
marché extérieur et celui local.

I- Dates historiques

* NAISSANCE : En 1987, profitant de la politique de libéralisation des exportations


amorcée par l’Etat Marocain, 39 agriculteurs de la région de Taroudant ont senti le
besoin et la nécessité de se grouper en coopérative pour être maître de leurs produits
agricoles depuis la production jusqu’à un stade plus avancé de la distribution. Ainsi
est née la coopérative Agricole COPAG et la mise en place de la première unité de
conditionnement d’agrumes. Cette unité a une capacité de 100 000 T/an et emploie
350 personnes.

* 1993 : création de l’unité de transformation du lait, qui a connu plusieurs extensions


par la suite.

* 1996 : Acquisition de la 2ème unité de conditionnement des agrumes.

* 1996 : Création de la société de commercialisation Prim’ Atlas qui a comme mission


principale le suivi commercial à l’étranger

* 1998 : Création d’une unité d’entreposage frigorifique, avec régime mixte : froid et
dévernissage.

* 1999 : Création d’une unité de fabrication d’aliments composés, pour les principales
espèces animales.

* 2001 : Création d’une unité de jus d’oranges

32
* 2001 : Programme de mise à niveau des coopératives adhérentes.

* 2004 : Modernisation, extension et mise à niveau de l’unité de conditionnement


agrumes COPAG

* 2005 : Création de l’unité d’élevage en commun des génisses et des taurillons.

* 2007 : Création d’une station d’épuration.

II- Ses missions

La coopérative agricole la COPAG a pour missions principales :

 D’assurer elle-même ou par l’intermédiaire de ses adhérents le développement socio-


économique du milieu rural de la région du Souss.
 D’offrir des produits agricoles d’origine animale et végétale de plus en plus élaborés
qui peuvent satisfaire les attentes actuelles et futures des consommateurs.
 D’améliorer le revenu de la COPAG et de ses adhérents à travers des actions
conjuguées à tous les stades de la production, de la transformation, et de la
commercialisation des produits agricoles (et leurs dérivées) à forte valeur ajoutée.

III- Ses objectifs

A travers les actions d’approvisionnement d‘encadrement et de formation en


collaboration étroite avec ces partenaires nationaux et internationaux, la COPAG cherche à
améliorer la productivité, la rentabilité de ces activités et par voie de conséquence garantir la
croissance économique des secteurs d‘activités où elle opère.

IV- Ses Valeurs

Dans lesquelles ils croient et tiennent à les faire perpétuer dans le futur :

 Confiance et honnêteté : clé et secret de réussite.


 Performance : avec des objectifs clairement définis, d’optimiser les moyens humains
et matériels pour les rendre toujours plus performants.
 Qualité : est son état d’esprit.
 Respect et écoute du consommateur : qu‘elle croie fondamentaux pour le succès, et
pour connaître ses attentes et pour les satisfaire en temps opportun.

33
V- Fiche technique

Raison sociale Coopérative agricole COPAG Taroudant

Date de création 07 Mai 1987

192 Dont :
Nombre d’adhérents Personnes morales 72
Personnes physique 120

Capital social 140 000 000 Dhs

Forme juridique Coopérative agricole

Chiffre d’affaire 1 700 000 000 Dhs

Exercice comptable Du 01/10 au 30/09 (coïncide avec la compagne


agricole)

Secteurs d’activité Agriculture, industrie agroalimentaire et


Conditionnement

Siège social Siège social : AIT IAAZA, TAROUDANT, B.P.


: 1001.

C.N.S.S 1.283.085

Tél 05 28 53 61 82

Émail Copag@iam.net.ma

Source : documents internes de la COPAG


Tableau 4 : Fiche technique de la COPAG

34
VI- Les activités

La COPAG opère dans le secteur agricole au sens large : production, transformation,


conditionnement et commercialisation. Le domaine de production agricole se compose d’une
production animale et végétale. Le stade de transformation se résume en la transformation de
la production végétale (jus) et la transformation de la production animale (lait). A cet effet, la
COPAG s’est organisée en unités d’activités pour une intégration verticale de l’activité
agricole de ses adhérents. Nous présenterons, dans ce volet, chaque unité avec ses différentes
caractéristiques.

VI.1- Unité agrumes :

La COPAG est née avec la première unité d’Agrumes « AIT IAZAA » situé à Ait Iazza
d’une capacité d’environ 100000 Tonnes par an. Elle emploieplus de 350 personnes. La
deuxième unité de conditionnement d’agrumes « FARAJ » crée en 1996 est situé à Mechraâ
El Aïn avec une capacité d’environ 40000 Tonnes par an et emploie plus de 280 personnes.
L’activité de ces unités constitue le traitement des agrumes avec leur exportation

VI.2- Unité primeurs :

Pour diversifier ses champs d’action dans le domaine, la coopérative a conclu une
convention en octobre 1998 avec la société PRIAGRUS, situé à Ait Melloul, pour le
traitement et le conditionnement des primeurs. Dans ces dernières années, la coopérative a
connu un accroissement très important du volume traité des primeurs.

VI.3- Unité d’aliment de Bétail « AALAF » :

Dans l’objectif d’une grande intégration de ses activités, la coopérative a créé le 1èr Août
1999 une unité de fabrication d’aliment pour bétail nommée unité « AALAF » qui répond à
une capacité de 10 tonnes par heure avec une main d’œuvre d’environ 50 personnes. COPAG
s’est dotée à créer cet investissement pour réaliser plusieurs objectifs, à savoir:

Assurer à ses adhérents une plus grande indépendance et une régularité pour
l’approvisionnement ;
Fournir à ses membres un aliment pour bétail de qualité supérieure ;
Permettre aux différentes catégories de bovins d’exprimer pleinement leur potentiel de
production.

VI.4- Unité Atelier de Maintenance :

Avec le développement important de son parc de véhicules induit par la multiplication des
activités, la coopérative a créé en 1998 un atelier mécanique afin d’intégrer aux mieux ses
activités. Mais l’objectif principal de la création de cet atelier est d’assurer sur place les

35
réparations des véhicules de la coopérative et pour fournir des prestations à l’ensemble de ses
unités dans les domaines suivants : (mécanique simple, station-service, électricité,
pneumatique, entretien courant, maintenance et lavage.)

VI.5- Entrepôt Frigorifique :

Cet entrepôt a été créé en 1998 d’une capacité de 3.200 tonnes, il a comme rôle principal
la protection des produits contre les intempéries.

Mais l’objectif de cet investissement est :

La régularisation de l’offre sur les marchés extérieurs ;


La valorisation du produit ;
L’indépendance par rapport aux prestataires extérieurs ;
Des économies d’échelle importantes en matière de transport.

VI.6- Unité Laiterie :

Pour répondre au mieux aux besoins de ses adhérents, la coopérative a créé en Juillet
1993 une unité de transformation du lait pasteurisé et ses dérivés. Elle s’occupe elle-même de
la collecte du lait, de son conditionnement et de sa commercialisation en donnant une
importance à la diversification des produits fabriqués. Aujourd’hui, la laiterie peut
transformer jusqu’à 700000 Tonnes de litre de lait par jour, cela avec une main d’œuvre
d’environ 2200 personnes.

Le portefeuille de produits de cette unité est composé de :

Ligne de fabrication de lait pasteurisé en carton et en sachet ;


Ligne de fabrication UHT en carton ;
Ligne fabrication de yaourt (ferme, brassé et à boire) en pot, en carton et en
sachet ;
Ligne de fabrication de fromage frais (en pot) ;
Ligne de fabrication de dessert ;
Ligne de fabrication de nectar de jus de fruits (en carton, en sachet et en pot) ;
Tour de séchage du lait ;
Elle possède une plateforme de stockage d’une superficie de 14 000 m².

VI.7- Unité de Fabrication de JUS (Atlas):

Après plusieurs problèmes confrontés par la coopérative causés par la commercialisation


et l’exploitation des variétés des agrumes suite à la forte concurrence de certains pays
exportateurs tels que l’Espagne et Israël, la COPAG a décidé de trouver une solution afin de
réduire ses pertes. C’est pour cela que l’assemblée générale du 07 Mai 2001 a pris la décision
finale de la création de l’unité du Jus d’Orange nommé COPAG-ATLAS.
36
VII- Système d’organisation

VII.1- L’organigramme

37
Assemblée Générale

Conseil d’administration

Secrétaire adjoint Secrétaire

Trésorier adjoint Trésorier Président Vice président 6 assesseurs

Secrétariat

Direction Stratégie et Direction générale


Consulting interne
Audit interne

PMO
Unités agrumes
& primeurs
Unité laiterie
Station FARAJ
Usine Aït Iazza
Station AIT
Usine Laarach
MELLOUL

Station AIT Unité aliments de bétail


IAZZA
Unité ATLAS (Jus)
Unité FRIGO
Coopérative Souss AGB

Unité PÉPINIÈRE Unité d’élevage GENISSES

Direction Contrôle de Direction Direction Direction

Commerciale Gestion Administrative Logistique RH

et Financière

Caisse Trésorerie Comptabilité Comptabilité Coordination Bureau


matière générale et contrôle d’ordre

Figure 5: L'organigramme de la COPAG Source : documents internes de la COPAG

38
VII.2- Les organes

L’ASSEMBLEE GENERALE

L’assemblée générale est composée de tous les producteurs membres de la coopérative ou


bien les porteurs des parts régulièrement inscrits la date de la convocation sur le registre.
Elle peut avoir lieu soit en assemblée ordinaire ou en assemblée extraordinaire.
Pour la COPAG, c’est l’organe le plus habilité à prendre les décisions stratégiques :
l’acceptation des adhésions, les extensions des activités, les élections des membres du conseil
d’administration, ….

ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE

Se réunit chaque fois que le conseil d’administration en reconnaît l’utilité et au moins une
fois par an, dans les mois qui suivent la clôture de l’exercice.

ASSEMBLEE GENERALE EXTRA-ORDINAIRE

Est convoquée pour statuer toute proposition du conseil, surtout en vue de modifier les
statuts ou augmenter le capital.

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION

La coopérative est administrée par un conseil qui se compose de 12 membres élus par
l’assemblée générale pour une période de 3 ans.

Le président de la coopérative, aidé par un vice-président, un deuxième vice-président, un


trésorier, un trésorier adjoint, un deuxième trésorier adjoint, un secrétaire et des accesseurs,
veille à la gestion quotidienne de la COPAG. Il chapote directement ou indirectement toutes
les fonctions et les services, il engage la COPAG avec sa signature vis-à-vis de son
environnement : les adhérents, les fournisseurs, les banques, les clients, l’état, les
partenaires…

Le président de la COPAG, directement ou par ordre, prend toutes les décisions de


gestion à tous niveau d’organisation et à toutes les activités : la gestion des adhérents, des
ressources humaines, les achats, les commandes, les règlements, la gestion de la trésorerie, les
investissements….

39
DIRECTION GENERALE

La direction générale de la COPAG, récemment née, aide le président à la prise de


décision, à la réalisation des projets d’investissement, à la gestion quotidienne des fonctions
opérationnelles surtout de la laiterie et atlas (jus).

Le directeur général de la COPAG, nommé par le conseil d’administration, veille à :

 L’exécution des décisions du conseil d’administration ;


 La représentation de la coopérative dans les limites du pouvoir qui lui est confié ;
 L’assurance d’une productivité et diffusion des informations ;
 Le contrôle du travail et des résultats documentaires ;
 L’ajustement de la structure de la coopérative.
 La rentabilisation des activités.
 Le pilotage du projet « AFAQ » de certification ISO 9001.

LES DIRECTIONS OPERATIONNELLES

Pour chaque usine, la COPAG nomme un directeur technique qui veille à la gestion
technique de ses moyens et à la réalisation des objectifs précisés, et ce dans la limite du
pouvoir et en respectant les directives du président de la coopérative.

Les directeurs des stations de conditionnement des agrumes et primeurs assurent le


conditionnement et l’emballage des fruits et primeurs dans les meilleurs conditions et en
respectant les programmes du groupe PRIM ATLAS et les combinaisons les plus rentables.

La direction financière veille au suivi de la comptabilité matière, trésorerie, caisse…mais


les décisions de financement sont prises par le président.

Le parc matériel roulant et son personnel sont gérés par un directeur logistique qui assure
une utilisation rationnelle et rentable des véhicules, une affectation planifiée des ressources
humaines, et un entretien préventif et curatif du matériel.

Le responsable maintenance de la COPAG, veille pour toute unité, à la bonne exploitation


des ressources matériel et humaines, il dépend hiérarchiquement au directeur général et
chapote une équipe des ingénieurs et techniciens spécialisés.

40
Les activités AALAF et élevage sont dirigées par un directeur technique qui optimise les
utilisations, assure l’approvisionnement des adhérents en matériel et aliments de bétail, et gère
ses moyens en respectant la stratégie en amont de la COPAG, et la qualité des produits.

Section 2: Présentation du service d’audit interne de la


COPAG

I- La description du service

Au sein de la coopérative COPAG le service audit interne est dirigé par un responsable
d’audit interne aidé par une équipe d’auditeurs. Ce service a été certifié en fin 2008 par le
cabinet externe « Compétences – Audit » sis à Casablanca.

Pour plus d’objectivité et d’indépendance, le service Audit Interne a été rattaché


directement à la Direction Générale et sa Mission principale est contribuer à la préservation
du patrimoine de la Coopérative, et ce par la formalisation des processus, l’élaboration des
procédures, la chasse aux gaspillages et la gestion au tant que possible des risques liés à
l’exploitation.

Le responsable d’Audit Interne coordonne, supervise les travaux de l’équipe d’audit, il


valide et communique les rapports d’audit à la direction générale et planifie des missions de
suivi pour s’assurer de l’application des recommandations émises.

Les tâches effectuées par les auditeurs peuvent être résumés comme suit :

 Planifier et exécuter les missions d’audit;


 Coordonner les interventions avec les responsables des entités auditées;
 Examiner et évaluer les dispositifs de contrôle interne en vue d'améliorer le
fonctionnement global de la coopérative,
 Coordonner les interventions des auditeurs externes, et contribuer à la réalisation
des travaux d’audit externe;
 Etablir les rapports d'audit interne, et les valider auprès des responsables
concernés;
 Elaborer et mettre à jour les outils permettant une réalisation performante des
missions d'audit (procédures, guides opératoires, … etc.)

41
 Assurer le suivi régulier de la mise en œuvre des recommandations émises aussi
bien dans le cadre des missions d’audit interne qu’externe;
 S'assurer de la compétence, de la formation et de l'encadrement adéquat des
auditeurs.
 Rassembler la documentation nécessaire à l'exécution de la mission;
 Constituer les dossiers de travail,
 Veiller au classement et à l'archivage soigné des dossiers de travail.

II- L’organigramme du service

Le service est organisé comme suite :

Direction stratégie et
consulting interne

Responsable Audit Interne

Auditeur Chef de mission Auditeur Chef de mission


(Audit opérationnel)
(Audit comptable et financier)

Auditeur Confirmé Auditeur Confirmé Auditeur Confirmé

Auditeur Assistant Auditeur Assistant Auditeur Assistant

Figure 6: Organigramme du service Audit interne Source : documents internes de la COPAG

42
Section 3: La méthodologie de recherche

Nous parlerons dans cette troisième section de la méthodologie que nous avons adoptée
pour notre étude. Elle résume l’ensemble des techniques, méthodes et procédures utilises pour
aboutir aux résultats obtenus, La méthodologie de l'étude fait intervenir plusieurs outils tant
quantitatifs que qualitatifs.

En effet, l’évaluation du dispositif de contrôle interne du processus de gestion des


immobilisations corporelles et la réalisation de l’inventaire physique au niveau de la COPAG
s'est réalisée grâce à la mise en œuvre du modèle d'analyse théorique, que nous présenterons,
et nous décrirons aussi les outils de collecte de données choisis pour atteindre les objectifs
visés.

I- Le modèle d’analyse

Le modèle d’analyse est la schématisation de la démarche utilisée pour effectuer notre


missiond’appréciation du dispositif du contrôle interne des immobilisations corporelles et la
réalisation de leur inventaire physique. Elle a pour objectif d’accéder à une compréhension
plus aigüe de la démarche. Ainsi, le modèle est composé de la phase de prise de connaissance,
la réalisation de la mission de l’évaluation du cycle et de l’inventaire physique, et la clôture.

La première étape consistera à une prise de connaissance générale du cycle


immobilisations corporelles au sein de la COPAG en se basant sur des entretiens menés avec
les responsables en question, la lecture du fichier extracomptable des immobilisations
corporelles ainsi que le manuel des procédures de gestion des immobilisations corporelles et
ce de l’inventaire physique.

La deuxième étape de la réalisation de la mission consiste en premier lieu du diagnostic


du processus à travers l’évaluation des procédures en vigueur (vérification de leur
fonctionnement et application), ensuite l’évaluation du dispositif de contrôle interne du
processus de gestion des immobilisations en procédant à un ensemble des outils d’analyse à
savoir :

 Le questionnaire de contrôle interne concernant les immobilisations corporelles ;


 La grille de la séparation des tâches ;
 Les tests d’évaluation préliminaire afin de vérifier si les procédures sont effectivement
appliquées ;
 Les tests de conformité afin de valider les points forts précédemment relevés ;

43
La troisième étape consiste à réaliser l’inventaire physique des immobilisations
corporelles au sein de l’unité de conditionnement des agrumes FARAJ. Le comptage des
immobilisations corporelles disponibles dans l’Unité FARAJ et le rapprochement physico-
comptable sont les deux principales tâches à effectuer pour que nous arrivions à dégager les
constats et écarts présentés dans un tableau de forces et faiblesses.

II- La méthodologie de travail

Notre méthodologie peut être représentée comme suite :

 Entretiens avec les responsables


Prise de connaissance générale du cycle  Fichier extracomptable des
immobilisations corporelles de la COPAG immobilisations
 Manuel des procédures

 Le questionnaire de contrôle
L’évaluation du contrôle interne du interne
processus de gestion des immobilisations  La grille de la séparation des
tâches
 Les tests

 Le comptage des immobilisations


L’inventaire physique
 Le rapprochement physico-
comptable

Figure 7: La méthodologie de travail Source : Nous même

Conclusion

Ce chapitre nous a permis de présenter la méthodologie adoptée pour notre étude,


effectuer une présentation générale de la coopérative agricole COPAG et de comprendre son
mode d’organisation et de fonctionnement. Elle représente l’étape de prise de connaissance
dans la démarche du contrôle interne mis en place dans le chapitre suivant.

44
Chapitre III : Le cadre
pratique de l’étude

45
Section 1: Description des procédures

Toute entreprise pour son bon fonctionnement met en place des procédures favorisant la
réalisation et l’optimisation des opérations. Dans le cas de la coopérative agricole COPAG,
étant donné l’existence d’un manuel de procédures de gestion des immobilisations et
d’inventaire physique, nous avons procédé premièrement à étudier ces deux procédures pour
préparer leur description narrative.

Nous allons procéder à la description des procédures d’acquisition, de mise au rebut, de


sortie des immobilisations du patrimoine, et enfin d’inventaire physique desimmobilisations.

I- Description de la procédure d’acquisition des immobilisations

Le processus d’acquisition des immobilisations au sein de la COPAG commence par la


préparation d’un programme annuel des investissements qui regroupe les acquisitions prévues
des immobilisations et le budget correspondant. Sur la base de ce programme, le directeur
d’unité prépare un document comportant la demande d’investissent et qui doit être validé par
le conseil d’administration et le directeur générale. Une fois l’investissement validé, les
responsables lancent un processus d’achat de l’immobilisation figurant dans la demande
d’investissement.

Après la réception des commandes, le contrôleur de flux, le responsable site et le


responsable suivi technique contrôlent s’elle est conforme. Il s’agit notamment d’un contrôle
des bons de réception pour les acquisitions des immobilisations à titre onéreux et le P.V de
réception en cas des immobilisations produites par la COPAG pour elle-même ou celles reçus
à titre gratuit. En cas de conformité des réceptions, le responsable suivi technique procède à
un enregistrement et transfert liasses au gestionnaire des immobilisations qui va ensuit
s’occuper de la codification et établissement de la fiche d’immobilisation.

Ensuite, le gestionnaire d’immobilisation procède à l’enregistrement de l’immobilisation


dans le fichier extracomptable avant le lancement d’un processus de traitement comptable et
financier et la tenue de la fiche de l’immobilisation. Cette dernière tâche est un ensemble des
sous processus qui sont exécutés par le gestionnaire d’immobilisation et qui joue un rôle très
important dans les processus de gestion des immobilisations au sein de la COPAG
(l’inventaire physique, la cession et la mise en rebut des immobilisations).

II- Description de la procédure de mise au rebut des immobilisations


corporelles

Le processus de mise en rebut des immobilisations corporelles commence par la


préparation d’une demande détaillant les circonstances et les causes de mise au rebut de

46
l’immobilisation par le responsable site et le responsable technique. Cette demande fait
ensuite l’objet d’un contrôle de validité de la part du directeur du Business-Unit.

Après validation de la demande, le responsable site, le responsable technique et le


gestionnaire d’immobilisation élaborent le P.V de mise au rebut de l’immobilisation. Une fois
le P.V validé, l’immobilisation est mise au rebut.

Ensuite, le gestionnaire d’immobilisation doit procéder à la mise à jour de la fiche


d’immobilisation et du fichier extracomptable avant qu’un processus de traitement comptable
et financier soit mené par la direction financière.

III- Description de la procédure de cession des immobilisations

La demande de cession de l’immobilisation faite par le directeur d’unité et le responsable


technique est transmise au conseil d’administration et au directeur générale pour être validée.
À ce stade on s’oppose à deux situations, la première si le conseil d’administration et la
direction générale rejettent la demande, d’autres alternatives auront lieu. Rn cas de validation
de la demande, le responsable technique estime la valeur réelle de l’immobilisation. Ensuite,
le conseil d’administration et la direction générale lancent les appels d’offres. La vente
d’immobilisation est assurée par le gestionnaire des immobilisations et le responsable
technique. La direction financière élabore une facture que le directeur financier la valide ou la
rejette. L’étape qui suit est la livraison surveillée par le responsable technique et le client. Le
contrôleur de flux matière examine la livraison s’elle est conforme pour que le client soit
satisfait avant que la direction financière fait les traitements comptables et financiers
nécessaires.

IV- Description de la procédure d’inventaire physique des


immobilisations corporelles

Le processus de la réalisation de l’inventaire physique des immobilisations corporelles


passe inévitablement par trois étapes essentielles à savoir :

• La planification de l’inventaire : organisation préalable, sensibilisation, information et


communication, etc. ;

• La réalisation des travaux d’inventaire : prise d’inventaire (comptage et appréciation de


l’état des actifs) ;

• L’exploitation des résultats d’inventaire : centralisation des données, rapprochements,


analyse des écarts, traitement comptable, etc.

Tout d’abord, le comité d’inventaire physique des immobilisations composée du conseil


d’administration, la direction générale et la direction financière tient une réunion pour la
préparation de l’inventaire qui constitue une organisation préalable des travaux d’inventaire et
47
qui comporte dans un premier lieu la désignation d’un haut responsable disponible pour
diriger le déroulement effectif des opérations d’inventaire, l’élaboration du planning de
l’inventaire et la désignations des équipes de comptage qui vont s’occuper du comptage des
immobilisations selon le planning. Les résultats du comptage présentés par les équipes font
ensuite l’objet d’une saisie et consolidation par les responsables du comptage, et ensuite un
rapprochement de ces résultats sous la tâche du gestionnaire des immobilisations et le
responsable d’inventaire pour contrôler la conformité des résultats du comptage avec les
responsables. En cas de conformité des résultats du comptage, les responsables suivis
technique font une mise à jour de la base de données des immobilisations sur la base de ces
résultats.

Une fois les résultats de l’inventaire physique des immobilisations fiabilisés, le


responsable comptabilité, le gestionnaire des immobilisations et le responsable d’inventaire
procèdent ensuit au rapprochement physiquo-comptable des listes d’inventaire physique et
dégagent les points litigieux qui nécessitent une enquête ou un complément de recherche.
Tous les cas litigieux seront portés devant le comité d’inventaire pour une décision définitive
avant d’être communiqués aux responsables techniques afin que les immobilisations soient
valorisées et donnant naissance a des travaux de redressements comptables et fiscaux par le
responsable comptabilité et qui nécessitent un contrôle de conformité par le directeur
financier. Apres un processus de gestion des immobilisations doit être lancée avant la clôture
de la procédure par un classement et archivage des éléments sous la tache de la direction
financière.

V- Le processus de gestion des immobilisations réellement appliqué


dans la coopérative :

Suite à notre entretien avec le gestionnaire des immobilisations au sein de la coopérative


agricole COPAG, le processus de gestion des immobilisations appliqué sur le terrain se
compose de 4 phases essentielles à savoir :

1-Avant l’entrée de l’immobilisation :

Cette phase passe par les étapes suivantes :

 L’expression des besoins : le gestionnaire des immobilisations s’occupe de la


détection des besoins des unités et des différents services de la COPAG.
 Le traitement des besoins
 L’étude de faisabilité
 Validation du plan
 Réunion budget avec le conseil d’administration
 Rédaction du cahier des charges
 Appel d’offre
 Choix de fournisseur

48
 Préparation de la fiche d’investissement par le gestionnaire d’immobilisation
 Établissement de la demande d’achat et le bon de commande

2- L’entrée de l’immobilisation

3-Le cycle de vie de l’immobilisation

4-La sortie de l’immobilisation

Section 2: Évaluation du contrôle interne de la gestion


des immobilisations corporelles

Après avoir identifié et décrit les procédures d’immobilisations de la COPAG, nous


effectuerons l’évaluation du contrôle interne de la gestion des immobilisations corporelles en
relevant les forces et faiblesses ainsi que les risques encourus dus à ces faiblesses en plus,
nous allons faire une grille qui permet de distinguer une bonne séparation des tâches.

I- Le questionnaire de contrôle interne des immobilisations corporelles

L’annexe n°3présente les résultats des questionnaires de contrôle interne lesquels nous
ont permis de relever les forces et les faiblesses suivantes :

49
Les forces Les faiblesses

 Budget d’investissement :  Des budgets d’investissement non formalisés

 Expression des besoins par les Business-Unit  Les écarts entre budget et réel ne sont pas
régulièrement analysés et soumis à approbation
 Il existe un plan annuel des immobilisations, et des
procédures en cas de dépassement du budget  Les critères servant à distinguer les immobilisations et
les charges ne pas clairement définis
 La validation du plan annuel par le conseil
d’administration  Les immobilisations ne font pas régulièrement l'objet
d'un inventaire physique
 Etude de faisabilité des immobilisations
 Les moyens matériels de protection des
 Elaboration du cahier des charges des immobilisations immobilisations corporelles ne sont pas suffisants en
ce qui concerne la sécurité des immobilisations
 Acquisitions des immobilisations :
 Le service comptable n’est pas bien informé de la
 Les acquisitions des immobilisations en grande valeur réception des immobilisations acquises, des dates de
sont faites par appel d’offres selon les dispositions du mise en service effectives
manuel des procédures
 L’information sur le déplacement, la cession et la mise
 Le choix du fournisseur est objectif au rebut des immobilisations n’est pas fournie au
comptable qui gère le fichier des immobilisations
 les commandes sont passées sur la base des besoins
préalablement identifiés et par les responsables  le traitement comptable des immobilisations produites
autorisés par soi-même n’est pas clairement défini (Le cout des
immobilisations produites par COPAG n’est pas
 L’achat des immobilisations conformément à la fiable)
procédure des achats en vigueur
 Absence d’une codification des immobilisations
 L’entrée des immobilisations : acquises

 Le contrôle effectué par le contrôleur de flux et le  La gestion des sorties des immobilisations dans la
demandeur procédure n’est pas appliquée

 L’établissement d’un P.V de réception pour la  Le fichier des immobilisations ne contient pas
réception des biens livrés et sa comparaison suffisamment d’informations et n’est pas régulièrement
systématique avec le bon de commande rapproché des existants physiques

 Les factures sont contrôlées, avant paiement, quant à  La procédure de mise au rebut des immobilisations
la qualité des immobilisations reçues, aux prix, corporelles n’est pas appliquée.
calculs…
 Les opérations de gestion des immobilisations des
 La tenue du fichier d’immobilisations immeubles ne sont
pas appliquées

 La procédure de transfert des immobilisations n’est pas


mise en application

Source : Nous même


Tableau 5: Les forces et les faiblesses de l'évaluation du CI du processus de gestion des immobilisations au sein de la COPAG

50
II- Méthode des feuilles de révélation et d’analyse de problème « FRAP»

Suite à l’analyse des résultats de notre inventaire physique des immobilisations


corporelles de l’unité de conditionnement des agrumes FARAJ, plusieurs points faibles ont pu
être détectés, de ce fait un ensemble de feuilles de révélation et d’analyse de problème
peuvent être élaborées à cet effet et qui présentent :

 Les faits ;
 Les causes,
 Les risques ;
 Et les recommandations.

Feuille de révélation et d’analyse de problème

La gestion des immobilisations corporelles

Date : 10/06/2016

Référence PapierdeTravail FRAPN°1

Fait :

- L’inventaire physique des immobilisations corporelles n’est pas effectué régulièrement à


la fin de chaque année

Causes :

- L’absence de planification de l’inventaire


- Le manque de temps du personnel
- La difficulté de réaliser l’inventaire physique des immobilisations de La
coopérative (nécessite un budget temps, des ressources humaines, financières,
techniques importantes etc...)

Risques :

- Perte des immobilisations


- Risque fiscal : paiement des taxes sur des immobilisations mis au rebut ou
défectueuses (inutilisables)

Recommandation :

- Les inventaires physiques des immobilisations doivent se dérouler chaque année par la
direction financière de la COPAG qui en fonction de sa disponibilité, pourrait
l’externalisé en les confiant à un cabinet

51
Feuille de révélation et d’analyse de problème

La gestion des immobilisations corporelles

Date : 10/06/2016

Référence PapierdeTravail FRAPN°2

Fait :

- Les écarts entre budget et réel ne sont pas régulièrement analysés et soumis à
approbation

Causes :

- Inexistence des procédures écrites à appliquer en cas de dépassement du budget

Risques :

- Risque financier
- Risque de fraude
- Prévisions subjectives
- Acquisitions des biens non rentables
- Acquisitions des biens non satisfaisantes
- Investissements au détriment des objectifs réels

Recommandations :

- Suivi des écarts et reporting régulier


- Mise en place des procédures écrites

52
Feuille de révélation et d’analyse de problème

La gestion des immobilisations corporelles

Date : 16/06/2016

Référence PapierdeTravail FRAPN°3

Fait :

- Les moyens matériels de protection des immobilisations corporelles ne sont pas


suffisants en ce qui concerne la sécurité des immobilisations

Cause :

- L’inexistence des dispositifs en vigueur relatifs à la protection des immobilisations de


la coopérative

Risques :

- Perte (vol, mauvais usage, sinistre)


- Usage du matériel par des personnes non autorisées

Recommandation :

- S’assurer de la protection physique des immobilisations corporelles, et de leur


couverture par une police d’assurance

53
Feuille de révélation et d’analyse de problème

La gestion des immobilisations corporelles

Date : 16/06/2016

Référence PapierdeTravail FRAPN°4

Fait :

- L’information sur le déplacement, la cession et la mise au rebut des immobilisations


n’est pas fournie au comptable qui gère le fichier des immobilisations

Causes :

- L’inconscience du personnel
- Omission
- Absence de logiciel de gestion des immobilisations
- L’inexistence d’un système dédié au traitement des opérations et/ou de communication
des informations de transfert, de cession et de mise au rebut des immobilisations
corporelles

Risques :

- Risque fiscal : paiement des taxes sur des immobilisations mises au rebut ou
défectueuses
- Détournement
- Non fiabilité du fichier d’immobilisations

Recommandation :

- Veuillez à ce que toutes les pièces justificatives des immobilisations cédées, transférées
ou mises au rebut soient communiquées au service comptabilité

54
Feuille de révélation et d’analyse de problème

La gestion des immobilisations corporelles

Date : 16/06/2016

Référence PapierdeTravail FRAPN°5

Fait :

- Le cout des immobilisations produites par COPAG pour elle-même n’est pas fiable

Cause :

- L’inexistence d’un système par projet de prix revient des immobilisations produites
pour elle-même

Risques :

- Irrégularité de l’information comptable d’imputation des immobilisations


produites pour elle-même

Recommandation :

- instauration d’un système de détermination du cout de revient des immobilisations


produites pour elle-même
- Le suivi du processus de production par les responsables (contrôleurs de gestion)

55
Feuille de révélation et d’analyse de problème

La gestion des immobilisations corporelles

Date : 16/06/2016

Référence PapierdeTravail FRAPN°6

Fait :

- Les critères servant à distinguer les immobilisations et les charges ne pas clairement
définis

Causes :

- Les critères de distinction entre immobilisations et charges ne sont pas formalisés (au
niveau des procédures de gestion des immobilisations)

Risques :

- Non fiabilité de l’information comptable

Recommandation :

- Applications des normes et principes comptable : description dans les procédures


- Propositions d’écritures de comptabilisation par le comptable
- Vérification et approbation par la direction financière

56
III- Grilles de séparation des taches

Les grilles, présentées à l’annexe n°4 font apparaitre une bonne séparation des tâches au
niveau du processus de gestion des immobilisations corporelles ainsi qu’au niveau de la
procédure d’organisation de l’inventaire physique.

A notre avis et concernant la codification des immobilisations, il est préférable d’être


confié au gestionnaire d’immobilisation en collaboration avec le service informatique pour un
bon accomplissement de la tâche.

Conclusion

Nous avons pu évaluer le dispositif de contrôle interne de processus de gestion des


immobilisations au sein de la COPAG en suivant des étapes allant de la préparation de la
mission à la restitution des résultats, lesquelles nous ont permis de mettre en exergue les
forces du contrôle interne et ses faiblesses.

Le service audit interne de la COPAG a cernée l’importance de procéder à une évaluation


du contrôle interne pour s’assurer que le manuel de procédures est bien appliqué, que la
gestion de l’entité se fait en conformité avec les lois, les normes et réglementations
applicables à ses activités.

Section 3: L’inventaire physique des immobilisations


corporelles au sein de la Business-Unit FARAJ

Pour réaliser l’inventaire des immobilisations corporelles de l’Unité de conditionnement


des agrumes FARAJ et après l’évaluation des procédures en vigueur, nous avons procédé à un
comptage par sites de l’usine (site de pré-calibrage, site de conditionnement, les frigos, et le
site d’expédition) en se basant sur le fichier extracomptable de toutes les immobilisations
disponibles dans la Business-Unit.

Durant toute notre mission de de comptage, et sous l’encadrement du responsable Audit


de la COPAG, nous avons été accompagnés par un auditeur confirmé et des techniciens de la
Business-Unit pour réaliser la mission dans les bonnes conditions.

I- Les résultats

Les résultats de l’inventaire porté sur 60% de la valeur des immobilisations de FARAJ
peuvent être résumés de la façon suivante :

57
Immobilisations comptabilisées et inventoriées : 59%

Immobilisations comptabilisées et mises au rebut : 05%

Immobilisations comptabilisées sur FARAJ et transférées à AIT IAZZA : 03%

Immobilisations qu’on n’a pas pu compter : 33%

3%des immobilisations inventoriées et qui sont comptabilisées sur FARAJ sont transférées à
AIT IAZZA sans l’établissement des bons de transfert comme pièces justificatives de
l’opération

Quant aux immobilisations comptabilisées et mises au rebut, ils constituent un taux de 5%, ce
sont des immobilisations qui sont devenues inutilisables et qui doivent faire l’objet d’une
sortie de l’actif immobilisée dans la comptabilité générale de la COPAG.

II- Constats de l’inventaire physique :

Suite aux résultats présentés ci-dessus et sur la base des entretiens avec les responsables ainsi
que notre observation, l’inventaire physique des immobilisations corporelles au sein de l’unité
de conditionnement des agrumes Faraj nous a permet de dégager les constats suivants :

 L’objet de l’écriture comptable n’est pas bien défini : les écritures comptables
d’imputation des immobilisations sont vagues, ils ne représentent pas l’immobilisation
d’une façon détaillée d’où la difficulté de la définir sur le terrain ;
Exemple : La chaine de pré-calibrage composée de plusieurs matériels avec des
désignations différentes figure dans la comptabilité générale comme une installation
chaine de pré-calibrage regroupant tous les composantes.
 La majorité des immobilisations ne sont pas identifiées sur le terrain : les
immobilisations ne sont pas codifiées ;
 Des immobilisations mises au rebut sont encore enregistrées en comptabilité ;
 Le transfert des immobilisations aux autres Business-Unit de la COPAG n’est pas
formalisé (absence de bons de transfert inter-unités), et par suite la comptabilité
générale n’est pas informée ;
 Écart entre libellé comptable et désignation réelle de certaines immobilisations ;
 Certaines immobilisations ont été comptabilisées comme des charges d’exploitation :
d’où un risque fiscal majeur ;
 Comptabilisation tardive de certaines immobilisations acquises par l’Unité.

58
III- Méthode des feuilles de révélation et d’analyse de problème «
FRAP»

Feuille de révélation et d’analyse de problème

Inventaire physique des immobilisations corporelles

Date : 12/06/2016

Référence PapierdeTravail FRAPN°1

Fait :

- L’objet de l’écriture comptable de certaines immobilisations n’est pas bien


défini

Causes :

- Les acheteurs ne demandent pas au fournisseur le fichier détaillé des immobilisations


acquises (immobilisation de très grande valeur)
- Le comptable se contente d’un objet vague de l’écriture comptable sans détailler avec
précision de quelle immobilisation il s’agit

Risques :

- Difficulté d’identifier les immobilisations sur le terrain ;


- Risque du rapprochement difficile des donnés du fichier extracomptable et
celles de la réalité

Recommandation :

- Communiquer le dossier d’investissement au comptable pour passer des


écritures comptables fiables : fiche technique de l’immobilisation, contrat,
cahier des charges, les P.V de réception, modalités de règlement

59
Feuille de révélation et d’analyse de problème

Inventaire physique des immobilisations corporelles

Date : 12/06/2016

Référence PapierdeTravail FRAPN°2

Fait :

- Des immobilisations mises au rebut sont encore enregistrées en comptabilité

Causes :

- Le service comptabilité n’est pas informé de la sortie de l’immobilisation


- la procédure de mise au rebut des immobilisations corporelles n’est pas appliquée
- Manque suivi des immobilisations mises au rebut par les responsables de l’Unité

Risques :

- Risque fiscal : paiement des taxes sur des immobilisations mises au rebut ou
défectueuses
- Risque de contrôle difficile des immobilisations

Recommandations :

- Mettre en application la procédure de gestion des immobilisations mises au


rebut
- L’établissement d’une note de service pour réglementer les sorties de
matériels immobilisés

60
Feuille de révélation et d’analyse de problème

Inventaire physique des immobilisations corporelles

Date : 12/06/2016

Référence PapierdeTravail FRAPN°3

Fait :

- Le transfert des immobilisations aux autres Business-Unit de la COPAG n’est pas


formalisé

Cause :

- Le transfert des immobilisations est effectué sans acte administratif (Bons de transfert
d’immobilisations)

Risques :

- Risque de perte d’immobilisation


- Absence de situation géographique des immobilisations transférées ou louées
- Risque de contrôle difficile de ces immobilisations

Recommandation :

- La formalisation de chaque transfert des immobilisations par des fichiers de


transferts restant comme des pièces justificatives au sein de l’Unité

61
Feuille de révélation et d’analyse de problème

Inventaire physique des immobilisations corporelles

Date : 12/06/2016

Référence PapierdeTravail FRAPN°4

Fait :

- La majorité des immobilisations ne sont pas identifiées

Causes :

- Absence de codification des immobilisations


- L’inexistence des fichiers détaillant l’immobilisation

Risque :

- Risque de contrôle difficile de ces immobilisations

Recommandation :

- Mettre en œuvre des systèmes de codification des immobilisations


corporelles

62
Section 4: Cahier des recommandations

Dans le cahier des recommandations, nous recensons les recommandations découlant de


notre analyse des risques liés à la gestion des immobilisations au sein de la COPAG. Nous
faisons ressortir ces recommandations ci-dessous car elles doivent faire l’objet d’un suivi pour
une amélioration du dispositif existant.

Recommandation 1 : Sensibiliser le personnel sur l’application des procédures de gestion des


immobilisations

Recommandation 2 : Mettre en œuvre les actions nécessaires pour codifier les


immobilisations.

Recommandation 3 : Mettre l’accent sur le suivi comptable des immobilisations, si possible


en faire la responsabilité d’un comptable pour assurer la fiabilité des informations.

Recommandation 4 : Élaborer la liste exhaustive (ou proposer un montant plafond) des biens
à considérer comme des charges et la mettre à la disposition du service comptable pour
exploitation

Recommandation 5 : Il serait souhaitable que les inventaires physiques se déroulent chaque


année sans espacement ; les dirigeants peuvent confier l’inventaire des immobilisations
corporelles à un cabinet pour être certain de son exécution.

Recommandation 6 : Mettre à jour le fichier des immobilisations et assurer son suivi régulier
par les comptables en attendant l’inventaire physique annuel.

Recommandation 7 : Le service comptable avec l’aide du gestionnaire d’immobilisations,


doit trouver la cause des écarts et les corriger. Si cela s’avère impossible, les dirigeants
doivent prendre des décisions pour ces écarts actuels et veiller à ce que d’autres ne s’ajoutent
plus.

Recommandation 8 : Pour les écarts constatés, la mise à jour expressément de la


comptabilité est vivement recommandée.

Recommandation 9 : Mettre en application la fiche de transfert du matériel par le comptable


chargé du matériel, permettrait de retracer les mouvements de matériels au sein de
l’entreprise.

Recommandation 10 : L’instauration d’un système de détermination du cout de revient des


immobilisations produites pour elle-même.

Recommandation 11 : Veuillez à ce que toutes les pièces justificatives des immobilisations


cédées, transférées ou mises au rebut soient communiquées au service comptabilité.

Recommandation 12 : Une automatisation du processus de gestion des immobilisations par


l’acquisition d’un progiciel de gestion intégrée qui gère de façon automatique la codification,

63
les dotations aux amortissements et la fiche de suivi pour l’inventaire physique à
find’optimiser la gestion des immobilisations.

Recommandation 13 : Des procédures de protection des biens doivent impérativement être


mises en place afin d’empêcher la détérioration prématurés de l’outil de production, de
permettre l’utilisation des immobilisations pour au moins la durée d’amortissement prévue, de
remplacer sans problème les immobilisations détruites du fait de sinistre etc.

Recommandation 14 : La création des fiches d’immobilisations (voir Annexe 6) comportant


une description complète de toutes les immobilisations disponibles à la COPAG dans le but
de faciliter l’inventaire physique.

Conclusion

L’évaluation du contrôle interne du processus de gestion des immobilisations et la


réalisation de l’inventaire physique au sein de l’Unité de conditionnement Faraj ont été réalisé
dans des conditions plus ou moins favorables, d’une part parce que le budget temps dont nous
disposons n’est pas suffisant, d’autre part parce que certains intervenants dans le processus
étaient en congé. De ce fait, nous n’avons pas pu achever le comptage des immobilisations,
mais nous sommes arrivés à atteindre 60% de la valeur totale des immobilisations corporelles
du Business-Unit Faraj de conditionnement et exportation des agrumes et d’atteindre le
maximum des objectifs de notre évaluation du dispositif de contrôle interne du processus de
gestion des immobilisations corporelles au sein de la coopérative agricole COPAG.

64
Conclusion générale

La réalisation de cette mission nous a permis de partir d’un cadre théorique pour aboutir à
une application pratique. En effet, nous nous sommes basés sur la collecte des données, les
enseignements reçus, l’exploitation des ouvrages, des enquêtes, du travail sur le terrain et des
questionnaires solidement élaborés, et tout ça était sous un bon encadrement du responsable
audit interne de la COPAG, pour aboutir à une telle évaluation.

Hormis les difficultés rencontrées dans la collecte des données et l’insuffisance du budget
temps pour la réalisation de la mission, nous sommes arrivés en fin de compte à tirer les
résultats de l’évaluation du dispositif du contrôle interne du processus de gestion des
immobilisations et ceux de la réalisation de l’inventaire physique des immobilisations
corporelles de l’Unité FARAJ.

Cette évaluation ne garantit pas l’éradication des risques liés à la gestion et la sécurité du
matériel ; mais plutôt permet à la COPAG de mieux appréhender les risques, de prendre les
dispositions nécessaires pour les éviter ou encore, pour amoindrir leur impact sur la
coopérative.

Grace à cette étude, les dirigeants de la COPAG pourraient avoir une vision générale sur
les risques encourus par la coopérative, les attentes que nous avons recueillir des responsables
pour l’amélioration de leurs prestations en matière de gestion des immobilisations.

Le personnel de la COPAG devrait être sensibilisé sur les avantages d’un contrôle interne,
ses objectifs et son utilité, d’une part pour une meilleure application des procédures en
vigueur, et d’autre part pour une meilleure collaboration à l’interne.

Notons que cette mission serait bénéfique pour la COPAG si elle décide uniquement de
prendre en compte les recommandations que nous avons faites dans le troisième chapitre. Le
personnel doit également être sensibilisé sur la gestion, l’utilisation et la sécurité des
immobilisations dont il est en partie responsable

65
Bibliographie

I. Ouvrages et articles

1. BERNARD, Frédéric, Contrôle interne. 4ème édition. Paris : Maxima, 2013, 326
2. Robert OBERT Marie-Pierre MAIRESSE, DSCG 4 Comptabilité et audit - Manuel et
Applications de Pigé, B (2009)
3. RenardJacques (2010) Théorie et pratique de l'audit interne. N°7. Editions
d'Organisation, 465 p
4. Bertin, Elisabeth,Audit interne : Enjeux et pratiques à l'international
5. Marie-Claire Heckendorn, Michel Bertrand, La Gestion des immobilisations
corporelles.1982 - 78 pages
6. Audit et contrôle interne. N° 3. Paris : EMS Editions, 313 p. ISBN : 9782847691191

II. Rapports

1. Evaluation du dispositif de contrôle interne du processus de gestion des


immobilisations : Cas du secrétariat exécutif du CORAF/WECARD.Jamila
YANNI.2012
2. Audit du processus de la gestion des immobilisations : Cas CESAG.M.CAMARA
Moussa.2010
3. L’audit interne au Maroc, mémoire présenté pour l’obtention du diplôme du cycle
supérieur de gestion. OURDEDEN Mohamed

III. Sources internet

1. http://www.memoireonline.com/10/09/2809/m_Evaluation-du-contrle-interne-cas-du-
cycle-des-revenus-de-Online-Creation3.html(Consulté le10/06/2016)
2. ‘Internationales pour la pratique professionnelle de l’audit interne’ 2008, UNESCO,
http://www.unesco.org (Consulté le2/06/2013)
3. Risque. (n.d). Wikipedia. Récupéré le 10 Janvier, 2013, depuis
fr.wikipedia.org/wiki/Risque (Consulté le25/05/2016)
4. InternalAuditor. La documentation des contrôles internes [en ligne]. Disponible sur :
https://na.theiia.org/translations (Consulté le 25/05/2016)
5. Agroalimentaire – Investir au Maroc – Industrie.http://www.invest.gov.ma (consulté le
04/06/2016)
6. Suivant L'industrie alimentaire et secteur agroalimentaire au
Maroc.www.agrimaroc.ma(Consulté le 04/06/2016)

66
TABLE DES MATIÈRES
REMERCIEMENTS .......................................................................................................................... I
LISTE DES ABREVIATIONS.............................................................................................................. II
LISTE DES FIGURES ET DES TABLEAUX........................................................................................... III
AVANT-PROPOS .......................................................................................................................... IV
SOMMAIRE .................................................................................................................................. V
INTRODUCTION GÉNÉRALE ........................................................................................................... 1

................................................................................................................................ 5
CHAPITRE I :CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE ...................................................................... 5
Section 1: L’audit interne....................................................................................................... 7
I- Définition de l’audit interne.................................................................................................................... 7
II- Formes de l’audit interne....................................................................................................................... 7
II.1- L’audit comptable et financier.................................................................................................. 8
II.2- L’audit opérationnel ................................................................................................................. 8
II.3- L’audit opérationnel ................................................................................................................. 8
II.4- L’audit de direction................................................................................................................... 8
III- Les niveaux d’audit interne ................................................................................................................... 9
III.1- L’audit de régularité ................................................................................................................. 9
III.2- L’audit d’efficacité .................................................................................................................... 9
III.3- L’audit diagnostic...................................................................................................................... 9
V- Déroulement de la mission d’audit ..................................................................................................... 10
Section 3: Le contrôle interne .............................................................................................. 11
I- Définitions et objectifs du CI ................................................................................................................. 11
I.1- Définitions .............................................................................................................................. 11
I.2- Objectifs :................................................................................................................................ 12
II- Caractéristiques du contrôle interne : ................................................................................................. 14
III- Principes généraux du contrôle interne : ............................................................................................ 14
IV- Les composantes du contrôle interne : .............................................................................................. 15
V- Mise en œuvre de l'évaluation du contrôle interne ............................................................................ 16
V.1- Description des systèmes et des procédures ......................................................................... 16
V.2- Confirmation de la compréhension du système..................................................................... 16
V.3- Evaluation préliminaire du contrôle interne .......................................................................... 17
V.4- Confirmation de l'application des points forts du système .................................................... 17
V.5- Evaluation définitive du contrôle interne ............................................................................... 17
V.6- Rapport d'évaluation du contrôle interne .............................................................................. 17
VII- Les outils d'analyse et d'évaluation du contrôle interne ................................................................... 18
VII.1- L’entretien .............................................................................................................................. 18
VII.2- L'analyse des circuits par diagrammes ................................................................................... 18
VII.3- Les questions et guides opératoires ....................................................................................... 18
VII.4- Les grilles d'analyse de contrôle interne ................................................................................ 18
VII.5- Le test de conformité ou de compréhension ......................................................................... 19
VII.6- Le tableau d'évaluation du système ....................................................................................... 19
VIII- Limites du contrôle interne .............................................................................................................. 19
Section 3: Le processus de gestion des immobilisations ........................................................ 20

69
I- Définition des immobilisations: ....................................................................................................................... 20
II- Classificationdesimmobilisations : .................................................................................................................. 20
II.1- Critères économiques : .................................................................................................................... 20
II.2- Critères financiers : .......................................................................................................................... 20
II.3- Critères juridiques : ......................................................................................................................... 21
II.4- Critère techniques : ......................................................................................................................... 21
II.5- Critères comptables : ....................................................................................................................... 21
III- Les immobilisations corporelles .................................................................................................................... 21
IV- Distinction entre une immobilisation et une charge ...................................................................................... 22
V- Importance des immobilisations dans le patrimoine ...................................................................................... 22
VI- Description du processus de gestion des immobilisations corporelles ........................................................... 22
VI.1- L’acquisition des immobilisations corporelles .................................................................................. 23
VI.2- La codification et l’affectation des immobilisations acquises ........................................................... 24
VI.3- Enregistrement comptable de l’entrée d’une immobilisation ........................................................... 25
VI.4- Amortissement des immobilisations corporelles .............................................................................. 25
VI.5- Sortie d’une immobilisation du patrimoine de l’entreprise .............................................................. 26
VI.6- Les outils intervenants dans la gestion des immobilisations ............................................................. 27
VI.7- L’inventaire physique des immobilisations corporelles : .................................................................. 28
VI.8- Les risques opérationnels liés au processus de gestion des immobilisations corporelles ............... 29
CHAPITRE II :PRESENTATION DE L’ORGANISATION D’ACCUEIL ............................................ 31
Section 1: Présentation générale de la coopérative des primeurs et agrumes (COPAG) : ........ 32
I- Dates historiques .................................................................................................................................. 32
II- Ses missions ......................................................................................................................................... 33
III- Ses objectifs ........................................................................................................................................ 33
IV- Ses Valeurs .......................................................................................................................................... 33
V- Fiche technique ................................................................................................................................... 34
VI- Les activités ........................................................................................................................................ 35
VI.1- Unité agrumes : ...................................................................................................................... 35
VI.2- Unité primeurs : ...................................................................................................................... 35
VI.3- Unité d’aliment de Bétail « AALAF » : .................................................................................... 35
VI.4- Unité Atelier de Maintenance : .............................................................................................. 35
VI.5- Entrepôt Frigorifique : ............................................................................................................ 36
VI.6- Unité Laiterie : ........................................................................................................................ 36
VI.7- Unité de Fabrication de JUS (Atlas): ....................................................................................... 36
VII- Système d’organisation ..................................................................................................................... 37
VII.1- L’organigramme ..................................................................................................................... 37
VII.2- Les organes......................................................................................................................... 39
Section 2: Présentation du service d’audit interne de la COPAG............................................ 41
I- La description du service ...................................................................................................................... 41
II- L’organigramme du service .................................................................................................................. 42
Section 3: La méthodologie de recherche ............................................................................. 43
I- Le modèle d’analyse ............................................................................................................................. 43
II- La méthodologie de travail .................................................................................................................. 44
CHAPITRE III :LE CADRE PRATIQUE DE L’ETUDE ................................................................. 45
Section 1: Description des procédures ................................................................................. 46
I- Description de la procédure d’acquisition des immobilisations ........................................................... 46
II- Description de la procédure de mise au rebut des immobilisations corporelles ................................ 46
III- Description de la procédure de cession des immobilisations ............................................................. 47
IV- Description de la procédure d’inventaire physique des immobilisations corporelles ....................... 47
V- Le processus de gestion des immobilisations réellement appliqué dans la coopérative : .................. 48
Section 2: Évaluation du contrôle interne de la gestion des immobilisations corporelles ....... 49
70
I- Le questionnaire de contrôle interne des immobilisations corporelles ............................................... 49
II- Méthode des feuilles de révélation et d’analyse de problème « FRAP» ............................................. 51
III- Grilles de séparation des taches ......................................................................................................... 57
Section 3: L’inventaire physique des immobilisations corporelles au sein de la Business-Unit
FARAJ ................................................................................................................................. 57
I- Les résultats .......................................................................................................................................... 57
II- Constats de l’inventaire physique : ...................................................................................................... 58
III- Méthode des feuilles de révélation et d’analyse de problème « FRAP» ........................................... 59
Section 4: Cahier des recommandations .............................................................................. 63
BIBLIOGRAPHIE .......................................................................................................................... 66
TABLE DES MATIÈRES ................................................................................................................. 69
ANNEXES...................................................................................................................................... A

71
ANNEXES

Intitulé de l’annexe N° de l’annexe

Extraits de la procédure de gestion des immobilisations de la 1


COPAG

Extraits de la procédure d’organisation de l’inventaire 2


physique des immobilisations corporelles de la COPAG

Questionnaire de contrôle interne 3

les grilles de séparation des tâches 4

Fiches d’immobilisation 5

Fiche d’investissement 6

Demande d’achat 7

A
Annexe n°1 : Extraits de la procédure de gestion des immobilisations
de la COPAG

B
Annexe n°2 : Extraits de la procédure d’organisation de l’inventaire
physique des immobilisations corporelles de la COPAG

C
Annexe n°2 : questionnaire de contrôle interne des immobilisations corporelles

APPRECIATION DU CONTROLE INTERNE DU CYCLE DES Réf Oui Non N/A Observation
IMMOBILISATIONS

LES IMMOBILISATIONS
OBJECTIFS DU CONTROLE INTERNE
L’analyse du système de contrôle interne des immobilisations doit
permettre de s’assurer que :
- Les opérations de fonctions sont suffisantes ;
- Toutes les immobilisations (ainsi que les charges et revenus X
connexes) sont correctement autorisées et comptabilisées
- Toutes les immobilisations sont correctement évaluées (valeur X
brute et valeur nette)
- Les immobilisations existent réellement et appartiennent à X
l’entreprise ;
- La protection des actifs est assurée X
- Les engagements hors bilan concernant les immobilisations sont X
correctement saisis.
Apprécier la séparation de fonctions en ce qui concerne : x x
- Approbation des budgets X
- Approbation des dépassements par rapport au budget X
- Autorisation des dépenses X
- Contrôle des devis X
- Signature des commandes X
Réception des immobilisations
- Contrôle des factures avec les bons de commande et de réception X
- Visa du bon à payer X
- Autorisation des dépassements par rapport aux devis X
- Autorisation des cessions X
- Autorisation des mises au rebut X
- Enregistrement des acquisitions et cessions X
- Contrôle des enregistrements comptables X
- Tenue du fichier d’immobilisations X
- Rapprochement du fichier avec la comptabilité X
- Inventaire physique X X
- Rapprochement du fichier avec l’inventaire physique X
- Responsabilité du matériel X
- Décision des actions d’entretien X
- Evaluation des immobilisations X
- Approbation des ajustements de comptes X
Autorisation des achats et ventes de titres X
- Enregistrement des mouvements de titres X
- Détention des titres X
Evaluation des titres X
- Autorisation des prêts X

D
Contrôle des dépôts et cautionnements X
A-CONTROLE GENERAL

- Existe-t-il un plan à long terme d’investissements ? X ANNUEL


- Des budgets d’investissements sont-ils établis et, si oui, suivant X
quelle procédure ?
Au défaut, s’informer des principales acquisitions prévues pour
l’année ; se renseigner sur la politique de construction, d’achats ou de
retraits, de l’entreprise.
- Les écarts entre budget et réel sont-ils régulièrement analysés ? X
Soumis à approbations ?
- Les critères servant à distinguer les immobilisations et les charges X
sont-ils clairement définis ?
Existe-t-il une liste tenue à jour des comptes généraux utilisés par
l'entreprise ?
L'ouverture ou la clôture des comptes est-elle approuvée par le chef X
comptable ?
Existe-t-il un manuel des procédures de gestion des immobilisations ? X
- Les taux d’amortissement à utiliser sont-ils autorisés par la X
direction ?
B- ACQUISITIONS D’IMMOBILISATIONS

- Les achats d’immobilisations sont-ils précédés par X


 Des études comparatives de matériels ?
 Des appels d’offres ?
 Des études comparatives de financement ?
- Ces éléments sont-ils soumis au signataire de la commande ? X
- Le signataire vérifie-t-il que la commande est conforme au plan X
d’investissement ?
- Pour les dépenses supérieures à un certain montant, l’autorisation du X
conseil d’administration est-elle nécessaire ?
- Les commandes importantes prévoient-elles des clauses de pénalités X
pour retard de livraison ?
- Les acquisitions d’immobilisations sont-elles autorisées par des X
personnes responsables ?
- S’il y a des succursales, fait-on approuver les acquisitions au-dessus X
d’un certain montant ? Comment contrôle-t-on les acquisitions ?
- Existe-t-il des procès-verbaux de réception (ou bons) pré X
numérotés ?
- La qualité des acquisitions est-elle contrôlée ? X
- Les factures sont-elles contrôlées, avant paiement, quant à la qualité X
des immobilisations reçues, aux prix, calculs… ?
- Ces contrôles sont-ils matérialisés ? X
- Les factures sont-elles enregistrées dès leur réception pour permettre X
une récupération rapide de la TVA, même si les factures n’ont pas
encore le bon à payer ?
- Le service comptable est-il informé de la réception des X N’est pas
systématique
immobilisations, des dates de mise en service effectives ?
- L’utilisation réelle des immobilisations est-elle régulièrement

E
examinée pour déterminer les immobilisations à céder, mettre au
rebut, ou déprécier ?
- Le paiement des acomptes est-il contrôlé ? x
- Identifie-t-on. Tous les matériels par un numéro collé ou peint ? X
- A quel moment ?
C- CESSIONS D'IMMOBILISATIONS - RETRAITS

- Les ventes ou mises au rebut sont-elles dûment autorisées ? X


- Les ventes ou mises au rebut font-elles l'objet d'un bon de sortie (ou
document équivalent) X
 pré numérotée ?
x
 transmis régulièrement à la comptabilité ?
- La séquence numérique des bons de sortie d'immobilisation est-elle X
contrôlée pour vérifier que
 toutes les ventes sont facturées ?
 toutes les ventes et mises au rebut sont sorties du fichier
d'immobilisations ?
 toutes les ventes et mises au rebut sont sorties des comptes
d'immobilisations ?
Vérifie-t-on les encaissements des prix de ventes ?
-Existe-t-il les comptes rendus périodiques des éléments
(l’immobilisation devenue inutilisables ou nécessitant des réparations) ?
-Les destructions d'immobilisations font elles l'objet d'un constat officiel
?
- Les immobilisations entièrement dépréciées, mais encore en service,
sont-elles maintenues dans les comptes ?
D - COMPTABILISATION DES IMMOBILISATIONS

- Les imputations comptables des factures d'acquisitions et de cession X


sont-elles contrôlées par un responsable ?
- Comment procède-t-on pourles immobilisations de faible montant ?
- Existe-t-il des états détaillés faisant ressortir le total des X
immobilisations pour chaque section usine ?
- Ces états sont-ils intégrés à la compatibilité générale ? X
- Quel est le traitement comptable des immobilisations produites par X
soi-même ?
- Existe-t-il un système de prix de revient par projet pour les X
productions d’immobilisations de l’entreprise pour elle-même
(éventuellement se reporter aux stocks) ?
- Les amortissements sont-ils comptabilisés régulièrement ? X
- La dotation annuelle aux amortissements est-elle vérifiée globalement? X
- Le système de calcul des amortissements permet-il de dissocier X
aisément le montant des amortissements normaux et dérogatoires ?
- Les comptes d'immobilisations sont-ils régulièrement rapprochés du X
fichier des immobilisations ?
- Les écarts décelés lors de ces rapprochements sont-ils expliqués ? X
- Les régularisations sont-elles soumises à l'approbation d'un X
responsable ?

F
E - FICHIER DES IMMOBILISATIONS

- Existe-t-il un fichier immobilisations, mentionnant X


 la description ? X
 le numéro d'identification ? X
 la localisation ? X
 le coût d'acquisition (y compris les coûts de rénovation et de X
transformation) ?
 la valeur fiscale à retenir (en cas de fusion, apports partiels ? X
 la date de mise en service ? X
 la méthode et le taux d'amortissement ;
X
 les dates des inspections physiques ?
X
- Des relevés détaillés, plans d'implantation et dossiers sont-ils
conservés pour connaître individuellement les terrains, les X
bâtiments, les machines et les équipements ?
- Ce fichier est-il régulièrement rapproché des existants physiques, X
- Les écarts sont-ils analysés ? X
- Les corrections sont-elles soumises à l'approbation d'un X
responsable ?
F - INSPECTION PHYSIQUE DES IMMOBILISATIONS

- Les immobilisations font-elles régulièrement l'objet d'un inventaire X


physique ?

- Comment détermine-t-on le matériel à mettre au rebut ? X


- Comment détermine-t-on le taux d'utilisation de certaines X
immobilisations?
- Les immobilisations détenues par des tiers sont-elles régulièrement
 physiquement contrôlées par une personne de la société ? X
 confirmées par le tiers qui les détient ?
- Les hypothèques, nantissements sont-ils dûment autorisés ? X
- La procédure permet-elle d'assurer une comptabilisation exhaustive X
des nantissements ainsi autorisés ?
- Existe-t-il une procédure permettant l'identification des X
immobilisations qui comportent des clauses de réserve de propriété ?
G - PROTECTION DES ACTIFS

1° - Protection physique

- Les moyens matériels de protection sont-ils suffisants en ce qui X


concerne la sécurité des immobilisations, valeurs.
- L'accès aux actifs qui peuvent être facilement déplacés (outillage, X
petit matériel est-il suffisamment protégé ?
- Les titres de propriété sont-ils
 tous au nom la société ? X
 conservés dans un coffre ou chez un tiers de confiance ?
2° - Assurance

G
- Comment détermine-t-on la valeur d'assurance des
immobilisations ?
- Comment l'actualisation (les capitaux assurés est-elle calculée ?
- L'évaluation périodique par un cabinet d'expertise générale est- X
elle réalisée ?
3° - Entretien
- Existe-t-il des contrats d'entretien avec les constructeurs ? X
- Ces contrats font ils l'objet d'une autorisation comparable à celle X
des acquisitions ?
- Un service " entretien général ", a-t-il été créé ? X
- Existe-t-il un calendrier d'entretien préventif des machines ? X
- Les réalisations des travaux d'entretien est-elle contrôlée ? X
H - SUIVI DES ENGAGEMENTS

- Si les acquisitions sont faites en location-vente : X


 les acquisitions sont-elles soumises aux mêmes procédures que ci-
dessus ?
 la procédure de suivi (les engagements correspondants est-elle
suffisante pour assurer l'exhaustivité des informations hors bilan ?
- Existe-t-il un système du suivi régulier (par nature et en valeur) X
des commandes fermes immobilisations non encore honorées ?
I – IMMEUBLES X

- Comment assure-t-on (que les dépenses de la construction


correspondent du coût normal des ordres passés ?
- Comment contrôle-t-on les devis ?
- Comment analyse-t-on les dépassements par rapport aux devis
initiaux (motifs, calculs)?
- Ce contrôle qualitatif des travaux est-il fait par des experts ?
I – TRANSFERT DES IMMOBILISATIONS
- Dans quels cas fait-on le transfert des immobilisations d’une unité
à une autre ?
- Existe-t-elle une procédure régissant le transfert des X
immobilisations ?
- Si oui, laquelle ?
- Existent t- ils des documents formalisés pour la réalisation du X
transfert ?
- Si oui, lesquels ?

- Qui autorise le transfert des immobilisations ?


- Comment contrôle-t-on ce transfert ?
- une demande est-elle établie au niveau de l’unité cliente ? X
- Qui effectue l’approbation de la demande ?
- Est-ce qu’il y a un contrôle lors de la réception de X
l’immobilisation ?
- Y a-t-elle une facturation interne entre les unités engagées ? X
- Lors de ce transfert, quelles sont les opérations qui doivent être
faites au niveau :
- Des bilans des deux unités

H
Annexe n°4 : les grilles de séparation des tâches

GRILLE DE SEPARATION DES TÂCHES


Processus : gestion des immobilisations corporelles
Folio N° :
TÂCHES RESPONSABLE CONCERNE
C.A D.G D.U D.F R.S.T G.I R.S R.T D.B-U C.F
Programme annuel des investissements X X X
Demande d’investissement X
Validation demande d’investissement X X
Processus achat
Contrôle de la réception des immobilisations X X X
Enregistrement et transfert liasses au G.I X
Codification et établissement de la fiche d’immob. X
Enregistrement de l’immobilisation X
Traitement Comptable & financier X
Tenue de la fiche de l’immobilisation X
Demande de mise au rebut X X
Validation demande mise au rebut X
Elaboration du P.V de mise au rebut X X X
Validation du P.V de mise au rebut X X
Mise au rebut de l’immobilisation X X
Mise à jour de la fiche d’immob. et du fichier extracomp. X
Traitement comptable et financier X
Demande de cession d’immobilisation X X
Validation de la demande de cession X X
Estimation de la valeur réelle de l’immobilisation X X X
Appel d’offres
Réalisation de la vente X X
Etablissement et de la facture (validée par le directeur financier) X
Livraison X
Contrôle de la conformité de la livraison X
Traitement comptable et financier X

C.A : Conseil d’administration Source : nous même

D.G : Direction Générale

D.U : Directeur d’Unité

G.I : Gestionnaire des immobilisations

D.F : Direction Financière

R.S : Responsable site

R.T : responsable technique

D.B-U : Directeur du business-Unit


I
C.F : Contrôleur de flux matière

R.S.T : Responsable suivi technique


GRILLE DE SEPARATION DES TÂCHES
L’inventaire physique des immobilisations corporelles
Folio N° :
TÂCHES RESPONSABLE CONCERNE
C.I E.C D.F TC G.I R.C R.I R.Cb A.I C.F R.S.T R.T
Réunion d’ouverture E.
X
C
Préparation de l’inventaire X
Comptage des immobilisations sur planning X X
Saisie et consolidation des résultats de comptage X
Rapprochement des résultats de comptage X X
Validation des résultats de comptage X
Mise à jour de la base de données des immobilisations X
Rapprochement physico-comptable X X X
Vérifications s’il y a lieu à des cas litigieux X X X
Décision définitives X
Valorisation des immobilisations X
Redressement comptable et fiscale X
Validation de la conformité des écritures comptables X
Processus de gestion des immobilisations
Classement et archivage X

C.I : Comité d’inventaire Source : Nous même

E.C : Equipe de comptage

D.F : Direction financière

TC : Techniciens

G.I : Gestionnaire des immobilisations

R.C : Responsable de comptage

R.I : Responsable d’inventaire

R.Cb : Responsable comptabilité

A.I : Audit interne

C.F : Contrôleur de flux matière

R.S.T : Responsable suivi technique

R.T : Responsables techniques

J
Annexe n°5 : Fiches d’immobilisations

Fiche d’immobilisation

 Désignation comptable : Installation des convoyeurs et 15m de goulottes en inox

 Désignation réelle : convoyeurs

 Unité : Faraj

 Site : conditionnement

 Date d’acquisition : 27/08/2015

 Centre : conditionnement

 Statut : conforme

 Valeur : D

K
Fiche d’immobilisation

 Désignation comptable : Chariot élévateur TOYOTA

 Désignation réelle : Chariot élévateur TOYOTA

 Unité : Faraj

 Site : Park logistique

 Date d’acquisition : 17/01/2009

 Centre : Park logistique

 Valeur : C

L
Annexe n°6 : Fiche d’investissement

M
Annexe n°7 : Demande d’achat

N
Annexe n°8 : Extrait du fichier extracomptable des immobilisations corporelles
TRVX SUR LOVAL D'INCENDIE COTE CHATEAU D'EAU AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS D 25/02/2012

GRILLAGE EN ACIER GALVANISE DE 2.50M DE HAUTEUR CONSTRUCTION UNITE MONTAGE ET STATION C 31/12/2011

FOUR. MONTAGE D'UNE STRUCTURE METAL. SUR QUAI Autres constructions C 31/10/2011

TRAVAUX D'AMENAGEMENT CONSTRUCTION AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS D 01/10/2011

AMENAGEMENT DES CONSTRUCTIONS AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS D 31/07/2011

FOUR ET INST. PORTE A ENROULEMENT RAPIDE CONSTRUCTIONS FRIGO D 15/04/2011

FOUR. ET INST. DEUX HOTTES EN TOLE GALVANISE CONSTRUCTION UNITE MONTAGE ET STATION D 15/04/2011

AMENAGEMENT DES CONSTRUCTIONS STATION AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS D 17/01/2011

CONSTRUCTION D'UNE UNITE FRIGORIFIQUE AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS C 31/12/2010

TRAVAUX D'AMENAGEMENT PUITS AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS C 31/12/2010

AMENAGEMENT DES VESTIAIRES ET REFECTOIRES AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS D 01/10/2010

FOUR. ET INST. PORTE METALLIQUE AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS D 01/10/2010

TRAVAUX DE REAMENAGEMENT DES CONSTRUCTIONS AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS C 01/10/2010

CONSTRUCTION FRIGO CONSTRUCTIONS FRIGO B 01/10/2010

CREUSEMENT D'UN FORAGE D'EXPLOITATION Autres constructions C 03/03/2010

AMENAGEMENT DES CONSTRUCTIONS (station) AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS C 22/01/2010

CONST. D1 UNITE FRIGROFIQUE AMENAG. EXTERIEURS ET CONSTRUCTIONS FRIGO B 31/12/2009

CONSTRUCTION D1 UNITE FRIGORIFIQUE CONSTRUCTIONS FRIGO B 31/12/2009

CONSTRUCTION D1 UNTE FRIGORIFIQUE TRV. SUPPLEMENTR CONSTRUCTIONS FRIGO C 31/12/2009

REPARATION DES JOINTS ET FISSURES CONSTRUCTIONS FRIGO C 31/12/2009

TRAVUX D'AMENAGEMENT DANS SELLES RECEPTION AGENCEMENTS ET AMENAGEMENTS DES CONSTRUCTIONS C 29/12/2009

ENTREPOT FRIGORIFIQUE CONSTRUCTIONS FRIGO C 29/12/2009

O
P