Vous êtes sur la page 1sur 3

Toutes ces émotions que

les animaux ressentent


comme nous
Ils connaissent la joie, l’amour, le deuil, font preuve d’altruisme… Il est prouvé que les animaux ressentent les mêmes
émotions primaires que nous.

Comprendre les animaux pour ce qu’ils sont, et non en les comparant aux humains, c’est le but

Un animal peut-il réellement exprimer des sentiments si humains ? Comment percevoir la vision
du monde d’un loup, d’un éléphant ou d’une souris ? S’ils ne peuvent pas nous dire à quoi ils
pensent, leurs cerveaux peuvent le montrer, grâce aux scanners. Et ces instruments
prouvent qu’ils vivent les mêmes émotions primaires (tristesse, bonheur, colère,
crainte) que nous. Il est désormais avéré que des mécanismes neuronaux similaires aux
nôtres sont à l’œuvre également chez des créatures aussi peu familières que les vers ou les
écrevisses. En fait, les humains éprouvent des émotions animales et les animaux ressentent des
émotions humaines.

Les animaux ressentent-ils des émotions ?


Cette question a été au cœur de nombreux débats ces quarante dernières
années. Mais la capacité des animaux à ressentir des émotions est maintenant
largement acceptée à la fois dans la communauté scientifique et par les
décideurs. Dans l’Union Européenne, le traité de Lisbonne a été amendé en 2008
pour inclure une définition des animaux comme « êtres sensibles ». En France,
c’est depuis février 2015 que les animaux sont considérés comme des « êtres
vivants doués de sensibilité ». Ces changements législatifs ont été portés par
l’avancée considérable de la recherche en éthologie (l’étude du comportement
animal) dans le domaine des émotions animales. Chez l’homme, la composante
subjective d’une émotion peut être mesurée par l’auto-évaluation. Le langage
permet de reporter « comment je me sens ». Chez les animaux, cette dimension
subjective, comment se « sent » l’individu, ne peut qu’être estimée indirectement,
en mesurant les changements physiologiques et comportementaux induits par les
émotions.

Ce sont les émotions négatives, liées à la peur ou à la douleur qui ont été
étudiées les premières, car il est plus simple d’induire expérimentalement une
émotion négative qu’une émotion positive. Les résultats de telles études
permettent de mieux connaître les situations induisant des émotions négatives et
d’identifier des indicateurs utiles pour le bien-être animal. L’importance des
émotions positives est cependant au cœur de plus en plus d’études et a été
soulignée à de nombreuses reprises depuis une dizaine d’années (1).
Les émotions des animaux
Des éléphants attristés par la mort d'un petit, des baleines se caressant les nageoires,
des bisons mugissant de plaisir en glissant sur des tertres enneigés, et des rats riant
aux éclats lorsqu'on les chatouille... Les animaux ont-ils les mêmes émotions que
nous ?

Vue en plein écran

©REUTERS

SIMON BRUNFAUT
03 mars 2018 00:00

La joie, l’attachement, la souffrance… Les émotions animales


sont aujourd’hui devenues un thème de recherche très en vogue.
En perçant peu à peu ce mystère, la science fournit un argument
de poids à l’antispécisme, susceptible de modifier radicalement
notre rapport à l’animal.
les émotions s'inscrivent dans le corps, se lisent dans le visage, la voix, la posture, mais aussi
via la pression du sang ou la température que l'on peut mesurer scientifiquement. Au-delà des
six émotions universelles de base (la peur, la joie, la tristesse, le dégout, la colère et la
surprise) "toutes les émotions que nous éprouvons, peuvent aussi être vécues par les animaux"

"Beaucoup des émotions partagées par les hommes et les animaux ont une base biologique
commune", explique le primatologue américano-néerlandais Frans de Waal,

Avez-vous remarqué que votre animal s’approche de vous lorsque vous


êtes de bonne humeur, mais se tient à distance quand il vous sent en
colère ? Décryptage.

Quand nous éprouvons une émotion, quelle soit positive ou négative, elle suscite
inévitablement une réaction, à l’intérieur ou à l’extérieur de notre corps.
Accélération du rythme cardiaque, transpiration plus prononcée, contraction ou
rétraction de nos pupilles, crispation des traits de notre visage ou au contraire un
sourire, ce ne sont que quelques exemples parmi une foule de petits signes.

Inconscient et involontaire
Nous ne nous rendons pas toujours compte de l’image que nous renvoyons. Les
personnes qui remarquent notre état émotionnel nous rendent notre joie ou
notre peine en une phrase, un geste amical ou un regard plus appuyé. Les
animaux sont encore plus sensibles, car s’ils ne peuvent comprendre la cause de
notre sentiment, ils sont en revanche capables de le détecter beaucoup plus
finement et rapidement, par tous leurs canaux de communication.
Ils sentent nos émotions
En effet, ils perçoivent comment nous nous sentons !
Pour le chien, c’est l’odorat, avec ce qu’on appelle l’organe voméro-nasal (la
truffe), qui est son sens le plus performant. Il lui permet de distinguer les
phéromones (comme l’adrénaline) que nous sécrétons malgré nous, quand nous
sommes agités, pressés, joyeux ou excités.
Autre point important, nos compagnons domestiques qui nous observent
constamment, vont immédiatement remarquer un comportement différent de
l’habitude. Des gestes saccadés, rapides, brusques ou au contraire lents,
mettront le chien en alerte, aussi bien qu’une légère mimique.
Enfin, leur ouïe saura détecter une modification dans l’intonation de notre voix ou
le rythme de nos paroles, en fonction de notre état émotionnel.

Un traducteur particulièrement compétent


S’il ne comprend pas nos émotions, le chien les capte parfaitement. Non
seulement il possède de fortes capacités de « réception du message », mais son
sens de l’observation est de plus renforcé par son immersion continue dans notre
quotidien. Depuis son panier, il nous voit, nous entend, nous sent… nos
habitudes n’ont plus de secrets pour lui.
Encore plus étonnant, des études sont en cours dans différents pays, au sujet
des capacités supposées des chiens à détecter les modifications de notre état
physiologique. Des animaux pouvant identifier certains cancers, les crises
d’épilepsie de leurs maîtres, et pourquoi pas, d’autres maladies.
Ils n’ont pas fini de nous impressionner !