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L’amour dans la littérature :

Comment l’auteur utilise amour pour présenter le


vrai caractère de ses personnages ?

L’amour, le désir et les relations amoureux entre l’homme


et la femme

Table des Matières

3. Introduction

4. Commentaire de Roméo et Juliette, SHAKESPEARE

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5. Commentaire de Dom Juan, MOLIERE

7. Commentaire de Phèdre, RACINE

8. Commentaire de Les Caprices de Marianne, MUSSET

9. Commentaire de Les Fleurs du Mal, BAUDELAIRE

10. Commentaire de Tristan et Yseut

10. Conclusion

Annexe

11. Extrait de Roméo et Juliette, SHAKESPEARE

12. Extrait de Dom Juan, MOLIERE

13. Extrait de Phèdre, RACINE

16.Extrait de Les Caprices de Marianne, MUSSET

17.Extrait de Les Fleurs du Mal, BAUDELAIRE

19.Extrait de Tristan et Yseut

Introduction :
On est intéressé par les thèmes de l’amour, le désir et les
rapports entre l’homme et la femme parce que c’est un thème
souvent utilisé dans la littérature et un thème qui nous permettre

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de voir le vrai caractère d’un personnage. Souvent l’amour révèle
les sentiments de désir qui mènent à notre vrai souhaits qu’on ne
peut pas nier. L’auteur peut utiliser cet fait comme un outil pour
décrire plus clairement le caractère et donc, ses traits comme la
fragilité, la méchanceté et la faiblesse peuvent être reconnu plus
facilement.
On va examiner les différentes méthodes utilisées par l’auteur de
représenter un personnage par l’usage de l’amour et le désir, et
comment il révèle le vrai personnage en utilisant ses sentiments.
On va mettre en valeur la grammaire, le champ lexical, le style
d’écriture et les images utilisées par l’auteur.

Roméo et Juliette, Shakespeare


Ce texte est un extrait de Roméo et Juliette de William Shakespeare. Il s’agit
d’une histoire d’amour écrit dans le XVIème siècle.
Cette histoire répond parfaitement à notre problèmatique car c’est l’histoire
de deux jeunes amants qui, malgré leurs positions dans des familles
opposants, tombent amoureux.
Malgré la situation difficile entre les deux familles les deux amants sont
attirés et ils ne peuvent que montrer leurs vrais sentiments.
D’abord le fait que Roméo est rentré dans le jardin des Capulet nous montre
qu’il y a une attirance irrépressible qui le domine.
Roméo utilise une comparaison qui reflet ses émotions pour Juliette. Il la
compare au soleil ;
« Quelle lumière perce à cette fenêtre ? C’est l’Orient et Juliette en est le
soleil ! »
Cette comparaison est importante. Le soleil est l’objet qui donne vie à tous
les objets vivants sur la terre. C’est dans la même façon que Roméo voit
Juliette. Elle est sa raison pour vivre. N’oublions pas qu’ils se sont
rencontrés il y a trois heures tout au plus, alors cette passion est profond et
ses sentiments forts.

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Dans le prologue on nous dit que nos deux amants sont « contrariés par les
astres », deux amants qui n’ont jamais du s’aimer mais il y a le désir d’être
ensemble entre Roméo et Juliette et ils ne peuvent pas nier leur envie. C’est
un amour clandestin, ils ne disent à personne, pourtant leur amour est
tellement fort qu’ils ne peuvent pas s’empêcher d’agir.
Roméo dit « Voici ma dame ! Oui, voici mon amour ! ». Il fait une déclaration
d’amour à Juliette malgré le fait qu’ils ne se connaissent pas, qui montre
qu’il y a plus qu’une attraction physique, il y a quelque chose plus profond
qui les attire. Ils ne peuvent pas échapper leur destin.
Donc dans ce cas, je dirais que le caractère de Roméo est révélé ici, parce
qu’il sait très bien les conséquences de ses actions, mais tout le même il suit
son cœur et ses sentiments.

Jemma Handley
Dom Juan, Molière Acte I Scène I
Ce texte est un extrait de Dom Juan écrit par Molière en 1665. Il s’agit d’un
séducteur, Dom Juan, motivé par l’attirance des femmes et ses propres
désirs. D’aimer toutes les femmes et les posséder tous, tel est le rêve de Dom
Juan. A cause de son désir de satisfaire ses besoins Dom Juan fait tous ce
qu'il a envie de faire mais il ne pense pas aux conséquences. Molière a
utilisé l’amour en cet extrait pour nous montrer les vrais caractères de Dom
Juan mais d’abord de son épouse, vexée par son départ, Done Elvire.

Dans cet extrait nous rencontrons trois caractères principaux dans l'historie
de Dom Juan. D’abord ; Dom Juan, en suite sa femme, Done Elvire et le
valet de Dom Juan, Sganarelle. Dom Juan est un caractère qui vit dans son
monde et il ne pense pas trop à ses semblables. Pour expliquer son caractère
je voudrais utiliser des expressions plutôt comme ; égoïste, ignorant et naïf.
Il a un besoin si forte de toujours satisfaire son désir, de toujours avoir et
posséder des femmes. Même s’il a une épouse, il ne voit pas la raison de
rester fidèle avec elle. Il nous montre vraiment un comportement ignorant et
égoïste, mais en même temps il ne semble pas de se rendre compte de ses
actions.
« Madame, je vous avoue que je suis surpris, et que je ne vous attendais pas
ici ».
Ca nous montre qu’il ne fait pas attention au tour de ses actions. S’il a quitté
sa femme, sans justification c’est évident pourquoi elle le cherche. Ainsi qu’il
a besoin de lui donner une justification, même s’il veut ou pas. Done Elvire
est curieuse ici mais aussi elle cherche vengeance pour ses actions.
Dom Juan adore l’amour et il ne voit pas des empêchements pour ne pas se
satisfaire. Son égoïsme lui donne toujours envie de donner à lui-même le

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meilleur plaisir. Dom Juan ne voit pas la nécessité de rester fidèle ni de
s’expliquer. Le réponse qu’il donne à Done Elvire,
« Madame, Sganarelle sait… » donne plusieurs raisons de refuser de croire
qu’il est fidèle.
« ..le coup d’œil qui m’a reçue m’apprend bien plus de choses aise je ne
voudrais en savoir. ».
Il n’a pas envie de donner une explication à Done Elvire, au lieu de ça il
répond avec des silences.
« -Madame, voilà Sganarelle qui sait bien pourquoi je suis parti." Il évite de
donner sa justification de son départ. Il agit comme un adolescent qui a un
comportement si jeune que ça donne la pièce un ton phatique. Done Elvire
est une femme offensée qui poursuit un mari infidèle. Elle est décidée et
sévère dans ses paroles. Elle lui explique qu’elle a essayé de refuser de croire
qu’il est parti.
« J’admire ma simplicité et la faiblesse de mon cœur de douter d’une
trahison…J’ai cherché des raisons pour excuser à ma tendresse le
relâchement d’amitié qu’elle voyait en vous »
Done Elvire est vexé car son mari est parti, son comportement décidé et
sévère cache son chagrine.
« J’ai été assez bonne, je le confesse, ou plutôt assez sotte pour me vouloir
tromper moi-même.. ». Ces paroles nous montrent que son départ à forcer
Done Elvire de regarder son propre comportement et elle a compris que elle
s’est trompée elle-même parce qu’elle ne voulait pas croire que Don Juan la
trompait.
Nous savons bien que l’homme puisse faire presque tout pour satisfaire un
désir tel forte. L’amour est un facteur qui pourra bien changer et présenter
un caractère tout à fait différemment. En cet œuvre nous avons l’exemple
d’abord avec Dom Juan qui ne pense pas encore sur ses actions maux
adroits. En suite nous avons Done Elvire. Dans cette partie elle parle ou elle
fait son discours à Dom Juan avec une façon brave et décidé. Done Elvire
termine avec la phrase
« Parlez, Dom Juan, je vous en prie, et voyons de quel air vous saurez vous
justifier ». Done Elvire sait qu’elle à raison. Elle raconte tous qui viennent de
son cœur. Ce n’est pas la peine de garder ses sentiments maintenant. Elle
exprime ses sentiments dans un monologue argumentatif dans laquelle elle
parle beaucoup d’elle même. Le texte a un style dramatique, spécialement
après le monologue de Done Elvire. Elle termine avec le vouloir de savoir la
justification de Dom Juan. Le texte contient des expressions qui montre une
augmentation de vitesse.
« Parlez, Dom Juan » « Hé bien ! », Des expressions de Done Elvire qui
montre son impatience. Les phrases sont plus courtes et précises. Done
Elvire commence de devenir irritée parce que Dom Juan l’ignore.
Apparemment Dom Juan ne sait pas quoi dire, alors il utilise sa puissance
sur Sganarelle, pour lui faire répondre à sa part.
« Dom Juan faisant signe d’approcher à Sganarelle. –Allons, parle donc à
Madame. »
Sganarelle ne sait rien dire mais il est obligé.
C’est évident que Done Elvire mène ce dialogue et que c’est elle qui présente
ses sentiments. Done Elvire s’énerve plus à cause de l’ignorance de Dom

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Juan.
C’est évident que Molière a utilisé l’amour pour présenter le vrai caractère de
Dom Juan. Nous avons trouvé plusieurs exemples que les caractères se
trouvent sous un comportement certainement pas quotidien pour eux. En
cette cause on ne connaît pas Done Elvire et son caractère avant qu’elle se
discute avec Dom Juan mais on doute que l’amour de Dom Juan l’aider de
présenter son vrai caractère. Un amour si forte donne le caractère envie
raconter tous ceux qui sortent de son cœur, que l’on normalement n’aurait
pas dit et c’est ces sentiments qui sont si important.

Elsa Suneson

Phèdre, Racine
Phèdre est une tragédie écrit par Racine en 1677. Cette pièce est inspiré par
l’antiquité et il réintroduit sur la scène française la notion de fatalité et la
tragédie grecque. Thésée, époux de Phèdre et père d'Hippolyte, part pour
participer à la guerre. Phèdre qui est tombée amoureuse de son beau-fils
déclare son amour pour lui quand il apprend que son mari est mort. Phèdre
déclare avec confiance ses sentiments d’amour à sa nourrice, Oenone. C’est
une déclaration d’amour tragique qui ne finira pas heureusement et Racine
nous montre l’amour dans une manière tragique.

Phèdre est tombée amoureuse de son beau-fils. Un amour qu’on sait bien va
poser des problèmes. Alors, ce monologue contient beaucoup de frustration
mais au même temps un vouloir de satisfaire son désir. L’amour que Phèdre
exprime est tellement fort. Pour raconter son amour à sa nourrice et pour la
persuader, elle utilise des termes qui renseignent l’amour direct comme,
« J’adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse. »
Elle raconte comment l’amour l’a influencé, aussi positif comme négatif.
« Je t’ai tout avoué ; je ne m’en repens pas ».
Ça veut dire que l’amour est si fort et sentimental qu’il l’a aidé d’être droit et
direct même si elle sait que les conséquences ne vont pas être faciles. Mais
l’amour l’a fait souffrir pour ses sentiments qui ne pourraient pas être réalise
sans des problèmes trop profond. Cet amour est un amour interdit, quelque
chose qu’elle sait mais elle ne peut pas s’empêcher de ressentir ces
émotions.
« Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais pas parler ».
L’amour empêche Phèdre de rester dans son exigence habituelle. Ca se peut
qu’il y ait souvent les amours interdits qui sont les plus sentimentales.

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En ce texte, Racine, a utilisé l’amour interdit entre ses personnages. Les
sentiments sont forts mais au même temps ne sont pas acceptés. Ça
provoque beaucoup de paroles en frustration et des expressions pour décrire
les difficultés d’un amour interdit.
« Je sentis mon corps et transir et brûler ».

Malgré le fait que son amour est interdit le désir est si fort que Phèdre ne
peut pas s’empêcher de révéler ses sentiments à Oenone. . Par exemple
l’histoire d’amour célébré dans le monde entier, Roméo et Juliette, écrit par
Shakespeare. L’amour entre les deux jeunes n’est pas possible à cause de
leurs familles. Le fait qu’ils faillent se voir en secret créé un amour
inséparable.

Elsa Suneson

Les Caprices de Marianne, Musset

Ce texte est un extrait de Les Caprices de Marianne écrit par Musset en


1833. Dans cette histoire, on rencontre un jeune homme, Coelio, qui est
tombé amoureux d’une jeune femme mariée qui s’appelle Marianne.
Coelio est un homme qui est tombé vraiment amoureux et au lieu d’être
heureux et dans un état de l’extase, il déprime parce que la femme de
laquelle il est amoureux est mariée et donc il ne peut pas faire des avances.
Il sait que son mari est un homme puissant et dangereux, mais malgré ça il
attend dehors sa maison juste pour la chance de voir l’objet de ses rêves.
Pourtant en la voyant, il ressent tous les émotions d’un adolescent,
« Quand je la vois, ma gorge se serre et j’étouffe, comme si mon cœur se
soulevait jusqu’à mes lèvres. »
Il ne peut pas lui parler, pas juste à cause de son état comme marie, mais
aussi parce qu’il se sent mal à l’aise devant elle. Il ne ressent pas toutes les
émotions d’un homme en amour, il se compare à Octave sur ce point.
« Pourquoi ce qui te rendrait joyeux et empressé, ce qui t’attirerait, toi,
comme l’aiguille aimantée attire le fer, me rend-il triste et immobile ? »

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Normalement un événement tels que l’amour nous rend inexplicablement
heureux et content, mais ici, parce que l’amour est interdit et impossible
entre les deux il se sent impuissant.
Comme dans les autres extraits, son amour est tout pour lui, c’est la vie,
c’est sa raison d’être, sa raison pour se lever le matin, mais comme c’est
impossible d’atteindre son but ; d’avoir Marianne comme sa femme il est
désespéré.
« Le souffle de ma vie est à Marianne ; elle peut d’un mot de ses lèvres
l’anéantir ou l’embraser. Vivre pour une autre me serait plus difficile que de
mourir pour elle ; ou je réussirai, ou je me tuerai… »
Cet extrait nous montre que Coelio est un homme passionnant, amoureux et
prêt à tout faire pour Marianne.

Jemma Handley

Les Fleurs du Mal « Chanson de l’après midi », Baudelaire

Charles Baudelaire est un poète et critique français qui appartient l’époque


de modernité poétique (le symbolisme) pendant les XIX° siècles. Nous avons
choisi un poème, Chanson d’après-midi, qui appartient de sa collection de
poèmes ; Les fleurs du mal. C’est un amour intensément fort qui s’exprime
en ce poème. Pour convaincre le lecteur de son amour, l’auteur utilise tous
ses sentiments qui sortent de son coeur. C’est un poème d’amour qui devient
un discours d’amour. Pour renfoncer cette idée Baudelaire a choisi d’écrire
en première personne. Il a réussit de nous donne un poème avec une façon
inhabituelle de s’exprimer, par contre ça nous montre le vrai amour.
L’intensité d’un œuvre peut varier, et ce poème de Baudelaire contient une
intensité très forte. Le poème est une description d’amour par rapport à la
physionomie d’une belle femme. Nous doutons aussi du fait si c’est un rêve,
tel forte que l’on peut faire une description si scrupuleux. La dernière phrase
nous donne doute.
«Par toi, lumière et chaleur ! Explosion de chaleur, dans ma noire Sibérie. »
Cette phrase nous donne une comparaison entre la chaleur de l’amour et le
froid de le narrateur. Ca peut être aussi un amour déjà connu, par rapport
aux expressions très précis qui montre une connaissance forte de la femme.
« Je t’adore, ô ma frivole » « Ma terrible passion »
Ces paroles montrent le vouloir de posséder, et la force de ses émotions.
L’auteur a utilisé des expressions en ce poème qui ne sont pas évidentes
dans un poème d’amour. Comme au début

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« Tes sourcils méchants, te donnent un air étrange, qui n’est pas celui d’un
ange, sourcière aux yeux attachants » « Embaument tes tresses rudes »
Baudelaire fait un mélange entre des paroles comme là-dessus et des paroles
fait pour dire à ton amour.
« Tu charmes comme le soir » « Ton œil doux comme la lune ».
Baudelaire a utilisé une façon typique pour décrire l’amour. D’ailleurs le fait
d’écrire en première personne donc le poème sera plus personnalisé. Le
poème contient beaucoup des paroles directes alors on a l’impression
d’entendre tous ceux qui sortent de son cœur. En suite, des assimilations
pour décrire l’amour. Ici Baudelaire a pris l’exemple avec un philtre pour
décrire la paresse de son amour.
« Les philtres plus fortes ne valent pas ta paresse. »
Le discours change son rythme à la fin du texte.
« Quelque fois pour apaiser, ta rage mystérieuse, la morsure et le baiser, tu
me déchires, ma brune, avec un rire moquer ».
Cette partie nous montre que l’amour n’est pas toujours parfait.
Par contre, Baudelaire a utilisé des paroles un peu anormales pour décrire
l’amour des fois.
« Tes hanches sont amoureuses, de ton dos et tes seins, et tu ravis les
coussins ». Cette image représente ses propres sentiments, c’est vraiment lui
qui est amoureux de chaque partie de son corps. Cette une façon
particulière pour exprimer son amour. Baudelaire a utilisé l’amour pour
présenter le vrai caractère. La personne qui fait ce discours est tellement
amoureuse qu’il utilise toutes les expressions qu’il peut trouver pour
convaincre son amour.
Elsa Suneson

Tristan et Yseut

Ce texte est un extrait de Tristan et Yseut. La relation entre Tristan et Yseut


est illégitime parce que Yseut est mariée au roi Marc. Tristan étant
gravement blessé, Yseut voyage pour être avec lui, malheureusement elle
arrive trop tard et Tristan est déjà mort.

Cet extrait, différent des autres, nous montre un couple qui était heureux
ensemble, même si la relation était clandestine, ils étaient ensemble. Ici on
peut voir la dévotion de Yseut après la perte de Tristan.

« Vous êtes mort par amour pour moi, et moi je meurs, mon ami, de
tendresse pour vous… »

Ca nous montre qu’elle l’aimait avec tout son cœur et que maintenant elle se
sent qu’elle a perdu une partie d’elle-même.

Dans ce soliloque elle révèle tous ses sentiments pour lui, et le regret qu’elle
a par rapport à son absence quand il était malade.

« Si j’étais arrivée à temps, je vous aurais rendu la vie, mon ami… Vous avez
perdu la vie à cause de moi »

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Elle se sent coupable pour son mort, quelque chose qui va rester avec elle
pour toujours. Cette situation est très triste parce qu’elle a tellement de
sentiments pour lui qu’elle pense qu’elle ne peut pas vivre sans lui. Elle veut
juste d’être avec lui. Ses actions à la fin de cet extrait nous montre qu’elle a
tellement d’amour pour lui qu’elle ne peut pas continuer de vivre sa propre
vie.

« elle s’étend corps contre corps, bouche contre bouche, alors elle rend
l’âme ; et c’est ainsi qu’elle meurt à ses côtés de la douleur qu’elle éprouve
pour lui. »

C’est une vraie tragédie d’amour, après la perte de son partenaire elle ne
peut plus vivre ; une vraie dévotion, un vrai amour et une révélation de ses
sentiments au lecteur.

« Tristan est mort par amour pour elle, et la belle Yseut de tendresse pour
lui. »

Jemma Handley

Conclusion

En conclusion, après étudiant ces six textes, nous avons vu six histoires
d’amour variés. Chacune de ces histoires représente un amour qui présent
des problèmes. Nous avons vu que les auteurs ont ces problèmes pour
montrer les sentiments et les émotions privés de ces personnages.

Ensuite, nous avons vu que l’auteur dépeint les personnages avec des
sentiments tellement forts, qu’ils ne se peuvent pas s’empêcher de
s’exprimer. Comme dans le cas de « Phèdre ». Phèdre sait qu’elle ne doit pas
avoir sentiments pour son beau-fils. Même en « Les Caprices de Marianne »,
Coelio revoit Marianne, même s’il sait que c’est impossible de la marier.

Nous avons vu beaucoup de façons différentes d’exprimer l’amour qui est


senti par les personnages. L’utilisation d’images est très importante parce
que l’on a une comparaison entre l’objet d’amour et un objet qui exprime les
traits du personnage.

Alors en conclusion, l’amour est un outil que l’auteur peut utiliser pour
donner une perspicacité intime sur ses personnages. Nous apprenons le côté
sentimental d’un individu et nous pouvons mieux comprendre les réactions
de celui-ci.

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C’est évident que l’amour est un émotion puissant qui peut bouleverser la
vie de n’importe qui.

Roméo et Juliette
Contexte : Ce texte est un extrait de Roméo et Juliette écrit par Shakespeare
en 1599. Cette histoire d’amour est probablement la plus connue dans le
monde entier.
Dans cet extrait d’acte II, scène I de la pièce, Roméo et Juliette se sont
rencontrés dans un bal. Roméo décide d’aller voir Juliette chez elle, malgré le
fait que leurs familles, Les Montague et Les Capulet sont traditionnellement
ennemis.
La scène commence avec Roméo caché dans les vergers des Capulet. Il
aperçoit Juliette dans sa chambre et en la voyant commence son monologue
professant sa beauté.

PROLOGUE

Deux maisons, d’égal prestige l’une et l’autre,


Dans la belle Vérone, où nous fixons la scène
Voient leur vieille querelle éclater en de nouveaux désordres
Où le sang de la Cité souille ma main des citoyens.
Or, de la fatale semence de ces deux ennemis,
Deux amoureux, contrariés par les astres, sont nés,
Dont la chute pitoyable et infortunée
Ensevelit dans leur mort les luttes paternelles.

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Le cours inquiet de leurs amours, marquées du sceau de la mort
Tandis que continue cette haine enragée de familles
Que rien ne pouvait éteindre, hormis la mort même des enfants,
Tel sera, l’espace de deux heures, le motif de notre spectacle.
Et si vous daignez t prêter une oreille attentive
Notre zèle s’efforcera d’en combler les insuffisances.

Acte II, scène II


(Juliette apparaît à la fenêtre)
Romeo : Mais chut ! Quelle lumière perce à cette fenêtre ? C’est l’Orient et
Juliette en est le soleil ! Lève-toi, beau soleil et tue l’envieuse lune qui est
déjà malade et pâle de chagrin que toi, sa vestale, puisse être combien plus
belle ! Ne sois pas sa vestale puisqu’elle est envieuse ; sa livrée virginale a
des tons anémiques et verdâtres ; il n’y a que des folles pour la porter ; jette-
la aux orties. Voici ma dame ! Oui, voici mon amour ! Ah ! si seulement
elle le savait ! Elle parle, et pourtant ne dit rien : il n’importe.

Roméo et Juliette, Shakespeare, Aubier, Collection Bilingue, 1961 p125-126

Dom Juan, Molière

Contexte : Ce texte est un extrait de Dom Juan écrit par Molière en 1665. Il
s’agit de l’histoire d’un séducteur, Dom Juan, motivé par l’attirance des
femmes et ses propres désirs.

Dans cet extrait, Dom Juan est surpris par l’arrivée de sa femme Done Elvire.
Elle est venue pour demander une explication pour son départ et pour faire
remarquer l’inconstance de Dom Juan.

Acte 1 Scène 1

Done Elvire : Me ferez-vous la grâce, Dom Juan, de vouloir bien me


reconnaître ? et puis-je au moins espérer que vous daigniez tourner le visage
de ce côté ?

Dom Juan : Madame, je vous avoue que je suis surpris, et que je ne vous
attendais pas ici.

Done Elvire : Oui, je vois bien que vous ne m’y attendiez pas ; et vous êtes
surpris, à la vérité, mais tout autrement que je ne l’espérais ; et la manière
dont vous le paraissez me persuade pleinement ce que je refusais de croire.

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J’admire ma simplicité et la faiblesse de mon cœur à douter d’une trahison
que tant d’apparences me confirmaient. J’ai été assez bonne, je le confesse,
ou plutôt assez sotte pour me vouloir tromper moi-même, et travailler à
démentir mes yeux et mon jugement. J’ai cherché des raisons pour excuser
à ma tendresse le relâchement d’amitié qu’elle voyait en vous ; et je me suis
forgé exprès cent sujets légitimes d’un départ si précipité, pour vous justifier
du crime dont ma raison vous accusait. Mes justes soupçons chaque jour
avaient beau me parler : j’en rejetais la voix qui vous rendait criminel à mes
yeux, et j’écoutais avec plaisir mille chimères ridicules qui vous peignaient
innocent à mon cœur. Mais enfin cet abord ne me permet plus de douter, et
le coup d’œil qui m’a reçue m’apprend bien plus de choses que je ne
voudrais en savoir. Je serai bien aise pourtant d’ouïr de votre bouche les
raisons de votre départ. Parlez, Dom Juan, je vous prie, et voyons de quel
air vous saurez vous justifier !

(…………)

Done Elvire : Je te le dis encore, le Ciel te punira, perfide, de l’outrage que tu


me fais ; et si le Ciel n’a rien que tu puisses appréhender, appréhende du
moins la colère d’une femme offensée.

Dom Juan, Molière, Librio, Flammarion, édition 2001 p22-23

Phèdre, Racine

Contexte : Ce texte est un extrait de Phèdre écrit par Racine en 1677.Phèdre


est mariée avec Thésée, qui est parti pendant la guerre. En ce temps, Phèdre
est tombée amoureuse du fils de Thésée, Hippolyte. Dans cette scène Phèdre
avoue à son confidente, Oenone, son amour pour Hippolyte.

Phèdre : Mon mal vient de plus loin. A peine au fils d’Egée


Sous les lois de l’hymen, je m’étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi,
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps et transir et brûler ;
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables.
Par des vœux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l’orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
D’un incurable amour remèdes impuissants !

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En vain sur les autels ma main brûlait l’encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J’adorais Hippolyte ; et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer,
J’offrais tout à ce dieu que je n’osais nommer.
Je l’évitais partout. Ô comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j’osai me révolter :
J’excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l’ennemi dont j’étais idolâtre,
J’affectai les chagrins d’une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L’arrachèrent du sein et des bras paternels.
Je respirais, Oenone ; et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l’innocence.
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaines précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J’ai revu l’ennemi que j’avais éloigné :
Ma blessure trop vite aussitôt a saigné.
Ce n’est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C’est Vénus toute entière à sa proie attachée.
J’ai conçu pour mon crime une juste terreur ;
J’ai pris la vie en haine, et ma flamme en horreur.
Je voulais en mourant prendre soin de ma gloire,
Et dérober au jour une flamme si noire :
Je n’ai pu soutenir tes larmes, tes combats ;
Je t’ai tout avoué ; je ne m’en repens pas,
Pourvu que de ma mort respectant les approches,
Tu ne m’affliges plus par d’injustes reproches,

Et que tes vains secours cessent de rappeler

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Phèdre, Racine, classiques Hachette, 1991, p29

Les Caprices de Marianne, Musset


Contexte : Ce texte est un extrait de Les Caprices de Marianne écrit par
Musset en 1833. Dans cette histoire, on rencontre un jeune homme, Coelio,
qui est tombé amoureux d’une jeune femme mariée qui s’appelle Marianne.
Dans cette scène Coelio parle à son ami Octave, et il lui dit qu’il ne comprend
pas pourquoi l’amour le rend si malheureux et il constate qu’il ferait tout pour
Marianne.

Coelio : Vingt fois j’ai tenté de l’aborder ; vingt fois j’ai senti mes genoux
fléchir en approchant d’elle. J’ai été forcé de lui envoyer la vielle Ciuta.
Quand je la vois, ma gorge se serre et j’étouffe, comme si mon cœur se
soulevait jusqu’à mes lèvres.

Octave : J’ai éprouvé cela. C’est ainsi qu’au fond des forêts , lorsqu’un biche
avance à petits pas sur les feuilles sèches, et que le chasseur entend les
bruyères glisser sur ses flancs inquiets, comme le frôlement d’une robe
légère, les battements de cœur le prennent malgré lui ; il soulève son arme
en silence, sans faire un pas et sans respirer.

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Coelio : Pourquoi donc suis-je ainsi ? n’est-ce pas une vielle maxime parmi
les libertins, que toutes les femmes se ressemblent ? Pourquoi donc y a-t-il
si peu d’amours qui se ressemblent ? En vérité, je ne saurais aimer cette
femme comme toi, Octave, tu l’aimerais, ou comme j’en aimerais une autre.
Qu’est-ce donc pourtant que tout cela ? Deux yeux bleus, deux lèvres
vermeilles, une robe blanche et deux blanches mains. Pourquoi ce qui te
rendrait joyeux et empressé, ce qui t’attirerait, toi, comme l’aiguille aimantée
attire le fer, me rend-il triste et immobile ? Qui pourrait dire : « Ceci est gai
ou triste » ? La réalité n’est qu’une ombre. Appelle imagination ou folie ce
qui la divinise. –Alors la folie est la beauté elle-même. Chaque homme
marche enveloppé d’un réseau transparent qui le couvre de la tête aux
pieds : il croit voir des bois et des fleuves, des visages divins, et l’universelle
nature se teint sous ses regards des nuances infinies du tissu magique.
Octave ! Octave ! viens à mon secours.

(……………)

Coelio : Le souffle de ma vie est à Marianne ; elle peut d’un mot de ses lèvres
l’anéantir ou l’embraser. Vivre pour une autre me serait plus difficile que de
mourir pour elle ; ou je réussirai, ou je me tuerai………

Les Caprices de Marianne, Musset, classiques Bordas, edition 2003, p26-27

Les Fleurs du Mal, « Chanson d’après midi », Baudelaire


Contexte : Ce texte est un extrait de Les Fleurs du Mal écrit par Baudelaire en
1857. C’est une poème dont le titre est « Chanson d’après midi ». Cet œuvre
est une collection de poèmes par Baudelaire, le thème principal étant
l’attirance des femmes.
Dans cette poème, le narrateur parle à une femme de laquelle il est amoureux.
Quoique tes sourcils méchants
Te donnent un air étrange
Qui n’est pas celui d’un ange,
Sorcière aux yeux alléchants,

Je t’adore, ô ma frivole,
Ma terrible passion !
Avec la dévotion
Du prêtre pour son idole.

Le désert et le forêt
Embaument tes tresses rudes,
Ta tête a les attitudes
De l’énigme et du secret.

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Sur ta chair le parfum rôde
Comme autour d’un encensoir ;
Tu charmes comme le soir,
Nymphe ténébreuse et chaude.

Ah ! les philtres les plus forts


Ne valent pas ta paresse,
Et tu connais la caresse
Qui fait revivre les morts !

Tes hanches sont amoureuses


De ton dos et de tes seins,
Et tu ravis les coussins
Par tes poses langoureuses.

Quelquefois, pour apaiser


Ta rage mystérieuse,
Tu prodigues, sérieuse,
La morsure et le baiser ;

Tu me déchires, ma brune,
Avec un rire moqueur,
Et puis tu mets sur mon cœur
Ton œil doux comme la lune.

Sous tes souliers de satin,


Sous tes charmants pieds de soie,
Moi, je mets ma grande joie,
Mon génie et mon destin,

Mon âme par toi guérie,


Par toi, lumière et couleur !
Explosion de chaleur
Dans ma noire Sibérie !

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Les Fleurs du Mal, Baudelaire, Librio, Flammarion, edition 1998 p58

Tristan et Yseut
Après s’être éperdument aimés à cause d’un philtre d’amour qu’ils ont bu par
erreur, Tristan et Yseut sont séparé : Yseut étant mariée au roi Marc, leur
relation est illégitime. Mais Tristan, grièvement blessé, fait malgré tout appel
à Yseut, la seule à pouvoir le guérir par ses pouvoirs magiques. Victime d’une
tempête et d’une malveillance, elle arrive trop tard : Tristan est déjà mort. Il
ne reste plus à Yseut qu’à se lamenter.

« Mort par amour pour elle »


« Vous êtes mort par amour pour moi, et moi je meurs, mon ami, de
tendresse pour vous, de n’avoir pu arriver à temps pour vous guèrir, vous et
votre mal. Ami, ami, de votre mort jamais rien ne pourra me consoler, ni
m’apporter de bonheur, de joie ou de plaisir. Maudite soit cette tempête qui
m’a tant retardée mon ami, sur la mer, de sorte que je n’ai pu venir à vous !
Si j’étais arrivée à temps, je vous aurais rendu la vie, mon ami, et je vous
aurais parlé avec douceur de l’amour qui nous a unis ; je me serais lamentée
sur notre sort, notre bonheur et nos plaisirs, sur la peine et la profonde
souffrance que nous avons vécues à cause de notre amour, et je vous aurais
rappelé tout cela, je vous aurais embrassé et pris dans mes bras. Si je n’ai
pu vous guérir, qu’il nous soit donné au moins de mourir ensemble !
Puisque je n’ai pu arriver à temps, que je n’ai pas su ce qui vous était arrivé
et que je suis venue pour vous trouver mort, je trouverai le réconfort dans le
même breuvage. Vous avez perdu la vie à cause de moi, je me comporterai

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donc en amante fidèle, pour vous je veux mourir de même ». Elle le prend
dans ses bras et se couche auprès de lui, elle lui baise la bouche et le visage
et l’étreint étroitement contre elle, elle s’étend corps contre corps, bouche
contre bouche, alors elle rend l’âme ; et c’est ainsi qu’elle meurt à ses côtés
de la douleur qu’elle éprouve pour lui. Tristan est mort par amour pour elle,
et la belle Yseut de tendresse pour lui.

Tristan et Yseut, Français première, Bordas, extrait « Mort pour amour d’elle »
édition 2001, p469

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