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REMFO N°1 Mars 2016

REMFO N°1 Mars 2016 ISSN 2489-205X 1 Revue D’Etudes en Management et Finance D’Organisation N°1 mars

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Revue D’Etudes en Management et Finance D’Organisation N°1 mars 2016

L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE ET L’ACCÈS AU SOIN AU MAROC

THE PHARMACEUTICAL INDUSTRY AND HEALTH ACCESS CARE IN

MOROCCO

Noufissa El Moujaddidi Enseignante chercheuse à la FSJES de salé Université Mohamed V Rabat Equipe de recherche « Genre et développement Durable » Noufissa.elmoujaddidi@gmail.com

Mohammed Saadeddine Doctorant en sciences économiques à la FSJES de salé Université Mohamed V Rabat saadeddinemohammed@yahoo.fr

Résumé L’industrie pharmaceutique marocaine remplit des missions sociales et économiques de grandes importances : celles d’assurer l'approvisionnement du marché en produits de qualité, donc un impératif de sécurité et de protection du citoyen que ce soit par la fabrication ou l’importation des médicaments essentiels, d’assurer l'approvisionnement suffisant des médicaments dans le temps et dans l'espace et donc veiller sur la disponibilité de ces produits à tout moment et sur tout le territoire marocain et enfin d’assurer l'accessibilité des médicaments pour l'ensemble de la population, en fabriquant des génériques de bonne qualité et en commercialisant les médicaments à un prix plus accessible.

Mots clés : Santé, Accès au soin, Médicaments, Industrie Pharmaceutique, Générique.

Abstract Moroccan pharmaceutical industries, unquestionably strategical and essential in the development of access to care for the Moroccan citizen fulfied hightly important economic and social tasks such as : ensuring the market supply of quality product therefore an imperative security and citizen protection wethere through the manufacture or import of essential medecins to securing an adequate supplies in time and in space, in collaboration with grossisteries medical drug distributors and pharmacies and consquently waranting the availability of such products at any time all over Morocco ; or either by ensuring access to medicines for the entire population, and by encouraging the production of good quality generic and commercializing medecins for a more affordable price for Moroccan patients.

Keywords : Health, Access to care, medication, pharmaceutical industry, generic.

Access to care, medication, pharmaceutical industry, generic. REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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Introduction On ne peut parler du développement d’un pays sans parler du développement du secteur de la santé et de la baisse des taux de mortalité de ses citoyens ; cette baisse est due aux efforts fournis par le pays au niveau des recrutements du corps médical et paramédical, la mise à leur dispositions le matériel nécessaire, la disponibilité des établissements de soins, l’augmentation du budget du ministère de la santé …, mais aussi aux efforts fournis pour faciliter l’accès aux soins grâce à la disponibilité et l’accessibilité des médicaments nécessaires, et ce en veillant sur une politique de médicaments avec une collaboration entre le secteur privé (les laboratoires pharmaceutiques, les pharmacies, les grossistes distributeurs des médicaments) et l’Etat (ministère de la santé).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la santé comme : « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité».

C’est ainsi que toute politique d’amélioration de la santé repose sur le pouvoir et les devoirs de l’Etat de créer les conditions propices pour que les citoyens puissent vivre une vie saine, conforme aux droits de l’homme.

Depuis le début des années quatre-vingt-dix, et grâce aux efforts fournis par l’Etat marocain et

le secteur privé, l’état de santé des marocains s’est régulièrement amélioré. Il se caractérise

actuellement, d’une part, par une réduction des niveaux de fécondité et de mortalité qui annonce la transition démographique et d’autre part, par une transition épidémiologique où les maladies non transmissibles prédominent.

A partir des données des Comptes Nationaux de la Santé, on enregistre que le Maroc a

déployé beaucoup d’efforts en matière de santé. Ainsi, la dépense globale de santé a atteint

47,8 milliards de Dirhams en 2010, contre 30,6 milliards en 2006 soit une augmentation de 56% (une augmentation annuelle moyenne de 11,8% entre 2006 et 2010 contre 10,1% entre 2001 et 2006).

La dépense annuelle en santé par personne a atteint 1 498 Dirhams en 2010 contre 1002 Dirhams en 2006, soit une augmentation de 49%(comptes nationaux de la santé, 2013).

D’autre part, la structure du financement du système de santé au Maroc demeure relativement inchangée. En effet, ce sont les ménages qui financent encore la part la plus importante de la dépense totale en santé, avec une part de 53,6% en 2010 comme paiement direct des ménages, contre 57,3% en 2006(comptes nationaux de la santé, 2013). Ce taux reste élevé par rapport aux

de la santé, 2013). Ce taux reste élevé par rapport aux REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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autres pays arabes ; Selon l’OMS, en 2010, la part de la dépense directe des ménages de la dépense totale en santé est de 25% en Jordanie, 40% en Tunisie, 45% au Liban, 61% en Egypte et 21% en Algérie. Ce qui induit des répercussions néfastes sur la santé du citoyen marocain qui évite d’utiliser les services de santé en cas de prévention et en début de maladie, et ne consulte qu’en cas de maladies sérieuses. Et par conséquent, il ne reçoit pas de traitement précoce malgré un potentiel de guérison bien plus élevé.

L’analyse des sources de financement met en exergue l’iniquité du financement de la santé au Maroc en raison de la forte part des paiements directs des ménages, et ce, malgré la mise en place du système de l’assurance maladie obligatoire (AMOK) en août 2005 qui a touché 6.5 millions de marocains, suivi de la mise en œuvre du RAMED en 2011 qui est arrivée à 8.7 millions d’adhérents jusqu’à Juillet 2015 selon le ministre de la santé marocain.

Selon le rapport économique et financier du ministère de la finance marocaine de l’année 2014, 50% des dépenses des ménages sur leur santé sont effectuées auprès des pharmacies et des fournisseurs de soins en termes d’achat des médicaments et des biens médicaux, alors que les dépenses relatives aux cabinets et cliniques privés viennent en deuxième position avec

38.7%.

L’analyse de ces chiffres permet de dire que l’accès aux soins pour le citoyen marocain est lié beaucoup plus à l’accès aux médicaments surtout qu’ils dépensent la moitié de son budget de santé sur leurs achats. D’où l’intérêt d’étudier la participation des fabricants des médicaments « les laboratoires pharmaceutique » à l’accès aux soins au Maroc ; ainsi, dans un premier temps, nous allons traiter la situation de l’industrie pharmaceutique et des médicaments au Maroc, pour aborder après la participation des laboratoires à l’accès au soin dans notre pays et terminer mon article par les limites qu’ils rencontrent devant leurs missions.

I. L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE AU MAROC

L’industrie pharmaceutique marocaine a connu une croissance aussi bien qualitative que quantitative, au cours de ces trois dernières décennies, ceci grâce aux efforts fournis en matière d’intégration de nouvelles technologies, de formations ainsi que le développement du savoir-faire de son personnel.

L’industrie pharmaceutique au Maroc est régie par le Dahir n°1-06-151 du 22 Novembre 2006, portant promulgation de la loi n°17-04 du code des médicaments et de la pharmacie. Il est venu remplacer le Dahir 1-59-367 du 19 février 1960 qui a géré la réglementation de

1-59-367 du 19 février 1960 qui a géré la réglementation de REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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toutes les professions médicales et il a constitué pendant près d’un demi-siècle le texte de base et de référence de la pharmacie au Maroc.

C’est ainsi que la loi 17 – 04 définie le laboratoire pharmaceutique comme étant : « tout établissement disposant d'un site de fabrication et effectuant les opérations de fabrication, d'importation, d'exportation et de vente en gros des médicaments et, le cas échéant, la distribution en gros ».

L’industrie pharmaceutique marocaine est une fierté marocaine ; elle occupe, par sa taille, la deuxième place à l'échelle du continent africain, après l'Afrique du Sud, avec 33 unités industrielles, 52 distributeurs et plus de 12.000 pharmacies. La production locale couvre 69 % de la demande intérieure et le pays exporte 7 à 8 % de sa production, en particulier aux pays africains voisins. Le Maroc est classé « Zone Europe » par l'OMS, par la qualité de la fabrication des médicaments (AMIP, 2015).

I.1. La Situation du Secteur Pharmaceutique Marocain

La fabrication locale du médicament s’est développée au Maroc de manière efficace et conformément aux normes internationales en vigueur : De 8 unités de fabrication en 1965, le Maroc bénéficie aujourd’hui de 33 sites de production de médicaments, propriétés de groupes internationaux, de sociétés mixtes avec des partenaires marocains ou d’opérateurs marocains à part entière. Cette diversité permet d’offrir toutes les gammes thérapeutiques.

Tableau 1 : Evolution du nombre d’unité de production au Maroc

Années

1965

1985

2005

2009

2010

2011

2012

2013

2014

Nombre d unités

8

20

35

35

32

32

32

32

33

Source : l’AMIP, 2015

S'agissant des besoins nationaux en médicaments, ils sont assurés en majorité par la fabrication locale qui produit actuellement 311 millions d'unités et réalise, selon les dernières statistiques de l'International Medical Statistics (IMS), sur le marché privé un chiffre d'affaires annuel de 8,7 milliards de dirhams, et 100 millions de boites fabriqués pour le marché hospitalier public en 2014 selon l’AMIP, soit un total de plus de 411,1 millions d’unités produites en 2014.

Tableau 2 : Evolution du marché pharmaceutique privé en volume au Maroc

Années

1985

1990

1995

2000

2005

2010

2011

2012

2013

2014

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Volume annuel en millions de boîtes

104

130

155

178

192

282

293

303

307

311

Source : l’AMIP et IMS Health, 2015

Le Chiffre d’Affaires du marché pharmaceutique privé au Maroc s’est multiplié par 10 en entre 1985 et 2014 pour atteindre 8.7 Milliards de Dhs en PGHT selon IMS.

Tableau 3 : Evolution du marché pharmaceutique privé en chiffre d’affaire

Années

1985

1990

1995

2000

2005

2010

2011

2012

2013

2014

CA en milliards de dirhams

0.8

1.7

3.5

4.09

4.9

7.9

8.3

8.7

8.9

8.7

Source : l’AMIP et IMS Health, 2015

Au Maroc, le marché des médicaments a chiffré 14.7 milliards de dirhams, dont 59% vendus au niveau des pharmacies (8.7 milliards de dirhams), alors que les 6 milliards restants touchent les appels d’offres, les commandes des cliniques et des associations, les commandes des mutuelles qui passent directement avec les laboratoires, ainsi que les médicaments destinés à l’export (AMIP, 2015).

La baisse des prix des médicaments a eu un impact sur le marché pharmaceutique en 2014, ainsi, malgré la petite évolution (1.2%) qu’a connu le secteur, il a subi une perte de 2.7% en CA par rapport à 2013(AMIP, 2015). La production locale permet de couvrir 69,4% des besoins nationaux avec une régularité et une continuité pour mettre à la disposition des patients marocains les médicaments nécessaires dans les différentes régions du Maroc. Avec un CA de 909 Millions de Dirhams, les exportations des médicaments au Maroc ont connu une évolution de +21.7% par rapport à 2012. Ils représentent 7 à 8% de la production nationale et ils sont destinés aux pays du golf, marché africain ou européen et quelques pays asiatique.

(Conseil de la concurrence du Maroc, 2014).

I.2. La consommation privée des médicaments au Maroc

Malgré l’élargissement de la couverture médicale grâce à l’AMO et le RAMED, le marocain ne consommait en 2014 qu’une moyenne de 409 DH/hab/an, soit 9.2 boites/personne /an

(conseil de la concurrence du Maroc, 2014).

L’industrie pharmaceutique marocaine couvre la majorité des classes thérapeutiques notamment les plus prépondérantes à savoir celles destinées à l’appareil cardio-vasculaire, digestif, pulmonaire, SNC

Tableau 4 : Top 10 des classes thérapeutiques en volume et en chiffre d’affaire en 2014

thérapeutiques en volume et en chiffre d’affaire en 2014 REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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REMFO N°1 Mars 2016 ISSN 2489-205X 6 Source : l’AMIP, 2015 Concernant la couverture des besoins

Source : l’AMIP, 2015

N°1 Mars 2016 ISSN 2489-205X 6 Source : l’AMIP, 2015 Concernant la couverture des besoins nationaux

Concernant la couverture des besoins nationaux par la fabrication locale, l’industrie pharmaceutique marocaine couvrait plus de 69% des besoins nationaux en médicaments en 2012, les 31 % restantes sont assurés par les importations provenant surtout des pays européen à savoir : la France, Allemagne, Espagne, Pays Bas mais aussi les USA et l’Inde. Le Maroc importe plus de médicaments princeps que génériques, ainsi les molécules mères représentent 85% du total des importations des médicaments (AMIP ; 2015).

85% du total des importations des médicaments (AMIP ; 2015). REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
85% du total des importations des médicaments (AMIP ; 2015). REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about

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I.3. Cannaux de distribution

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Le circuit principal de distribution est celui reliant les laboratoires aux grossistes qui approvisionnent les pharmacies.

Ci-joint, l’évolution du nombre des établissements pharmaceutiques grossistes répartiteurs au Maroc entre 1977 et septembre 2015.

Tableau 5 : Evolution du nombre de grossisteries au Maroc

Années

1977

2002

2007

2015

Nombre de grossiste

4

36

49

52

Source : Pharmacie.ma

Le nombre des pharmacies au Maroc s’est aussi développé, il est passé de 29 pharmacies en 1971 à 1718 pharmacies en 1991 pour arriver à plus de 12000 pharmacies en 2014(Pharmacie.ma, 2015). Ces pharmacies sont réparties sur tout le royaume, ce qui permet une proximité des médicaments des malades.

Il existe 2 circuits de distribution de médicaments : le 1 er circuit est indirect, et représente 80% des ventes de laboratoires pharmaceutiques passant via les grossisteries distributeurs de médicaments qui livrent les pharmacies. Le 2 ème circuit est direct, il représente essentiellement les commandes passées directement avec les pharmacies, les cliniques et les hôpitaux. Concernant les commandes passées directement entre laboratoires pharmaceutiques et les pharmacies, elles touchent les médicaments à grandes consommations que le pharmacien pourra conseiller aux malades notamment les anti-inflammatoires, les antalgiques ou encore les antibiotiques. Néanmoins, les besoins hospitaliers sont livrés (pratiquement à 100%) directement par les laboratoires locaux qu’ils s’agissent de produits fabriqués ou importés.

Figure 1 : Le circuit de distribution des médicaments en volume au Maroc

Le circuit de distribution des médicaments en volume au Maroc REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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REMFO N°1 Mars 2016 ISSN 2489-205X 8 Source : l’AMIP, 2015 L’Etat marocain, pour stocker les

Source : l’AMIP, 2015

L’Etat marocain, pour stocker les médicaments passés en appel d’offre, dispose d’une pharmacie à Berrechid « la pharmacie centrale », qui reste le premier destinataire des médicaments pour les hôpitaux locaux et provinciaux de l’Etat, avant leurs acheminements vers les points de destinations. Alors que les CHU passent leurs commandes directement avec les laboratoires parce qu’ils disposent des budgets autonomes.

Les laboratoires pharmaceutiques peuvent vendre les médicaments couteux directement aux patients (la biothérapie, le traitement du cancer…), ceci est dû au fait que ces produits ne sont vendus que rarement et les pharmacies ne peuvent pas les mettre dans leurs rayons. En plus, en achetant directement du laboratoire, le patient pourra économiser 37% du prix de ce médicament coûteux. (Le gain du pharmacien et du grossisterie). Dernièrement, les conseils de l’ordre des pharmaciens se sont mis d’accord avec les laboratoires et le ministère de la santé à faire baisser leurs marges de gains à 5% pour ces produits. (Conseil de la concurrence du

Maroc, 2014).

I.4. Autorisation de Mise sur le Marché (AMM)

La fabrication et la commercialisation des médicaments font l’objet d’un fort contrôle qui touche tout le cycle d’autorisation – fabrication et commercialisation des médicaments. Tout médicament fabriqué industriellement, importé ou exporté, doit avoir une approbation préalable par l’administration de tutelle avant sa commercialisation sur le marché marocain, nommée Autorisation de Mise sur le Marché AMM. Elle «ne peut être délivrée que si le médicament a satisfait au préalable à une expérimentation appropriée visant à :

1. Mettre en évidence l’efficacité du médicament ;

2. Garantir son innocuité dans des conditions normales d’emploi ;

son innocuité dans des conditions normales d’emploi ; REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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3. Démontrer son intérêt thérapeutique ;

4. Etablir la bioéquivalence lorsqu’il s’agit d’un médicament générique » (La loi 17/04).

En outre, l’industriel doit justifier qu'il a fait procéder à l’analyse qualitative et quantitative du médicament et qu'il dispose d'une méthode de fabrication et de procédés de contrôle de nature à garantir la qualité du produit au stade de la fabrication industrielle. Concernant la qualité des médicaments, elle a toujours était une priorité du ministère de la santé, que ce soit fabriqué localement ou importé. Ainsi, l’administration de tutelle a mis en place des outils de contrôles performants permettant d’assurer la qualité exigée par les standards internationaux et la sécurité des médicaments mis sur le marché marocain.

La production des médicaments connait les contrôles suivants :

Par le Laboratoire National du Contrôle des Médicaments, LNCM, qui soumit l’octroi de l’AMM à de multiples conditions de contrôle.

Par le laboratoire fabricant, directement sur chaque lot fabriqué.

Par le ministère de la santé qui peut à tout moment procéder à un contrôle par l’inspection de la pharmacie (AMIP, 2015).

D’une manière générale, les laboratoires investissent près de 300 millions de DH chaque année exclusivement dans la qualité selon Ali SEDRATI PDG des laboratoires PHI et membre de bureau de l’AMIP.

La certification de l’OMS du LNCM et sa qualification par l’Association Européenne de la Qualité des Médicaments nous permet d’attester sans aucune hésitation que le médicament au Maroc répond totalement à la qualité internationale.

II. L’ACCES AU SOIN AU MAROC

L'accès aux soins est l'un des droits fondamentaux des citoyens marocains. C’est:« la facilité plus ou moins grande avec laquelle une population peut s’adresser aux services de santé dont elle a besoin » (Wikipédia). L’accès au soin relève de plusieurs facteurs, comme ça était sus cité. L’Etat marocain a fourni beaucoup d’efforts, non seulement en matière de budget du ministère de la santé qui est passé de 5.3% du PIB en 2003 à 6.3% en 2013(conférence nationale sur la santé, Juillet 2013), mais aussi en matière de formation des cadres de la santé, de la concrétisation des projets de mise en place des nouveaux établissements sanitaires et l’approvisionnement de ces établissements en personnel, matériel médicaments…

D’autre part, la couverture sanitaire au Maroc s’est développée dernièrement après la mise en place des projets de l’AMO en 2005 et du RAMED en 2011. C’est ainsi que l’AMO a pu

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couvrir 6.5 millions de citoyens marocains et le RAMED est arrivé à 8.7 millions d’adhérents en 2015 (selon le ministre de la santé marocain) ce qui a amélioré l’accès au soin au Maroc.

L’Etat veille sur l’approvisionnement des médicaments essentiels, c’est ainsi qu’une commission chargée de l’élaboration d’une liste nationale des médicaments essentiels a été créée en 2000. Elle vise la disponibilité des produits pharmaceutiques au niveau des hôpitaux publics et des établissements de soins de santé de base. Cette liste est conforme à la liste modèle des médicaments essentiels établie par les experts de l’OMS.

II.1. L’avènement du générique et l’accès au soin

II.1.1. Le générique au Maroc

Face à un pouvoir d’achat limité associé à une faible couverture médicale, le Maroc a encouragé la fabrication et la commercialisation des génériques, et ce, une fois le brevet du médicament princeps arrive à son terme. Le médicament générique existe au Maroc depuis les années 70. Il n’intéressait à l’époque que quelques laboratoires. Actuellement, la majorité d’entre eux s’y intéressent. Certains parmi eux dédient leur activité principalement à la fabrication du médicament générique. Les médicaments génériques représentent 33.2% du marché pharmaceutique marocain en 2014, avec 103 millions de boites et 3 milliards de DH (AMIP et IMS, 2014). Les génériques ne sont pas disponibles d’une manière homogène dans l’ensemble du marché pharmaceutique marocain, mais ils sont concentrés beaucoup plus au niveau des antibiotiques, des maladies de l’appareil digestif et du métabolisme, des maladies cardio-vasculaires, de l’appareil locomoteur, du système nerveux et des maladies respiratoires.

Tableau 6 : Les ventes des médicaments princeps et génériques dans le marché pharmaceutique privé marocain en 2014

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Source : IMS Health

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Le médicament générique se distingue par rapport au princeps par son prix qui est largement inférieur à celui de la molécule mère. Ceci est dû au fait que le fabricant du générique est exempté des frais de recherche scientifique, en plus, les autorités sanitaires marocaines imposent aux laboratoires pharmaceutiques de lancer les médicaments génériques à un prix inférieur aux molécules mères (au moins 30% moins cher).

Pour prouver l’efficacité des produits génériques, le ministère de la santé marocain a exigé aux laboratoires fabricants des génériques de déposer des études de bioéquivalence pour avoir l’Autorisation de Mise sur le Marché marocain(AMM).

II.1.2. Intérêts économiques des génériques

Au-delà des avantages pharmaceutiques, le médicament générique est économiquement avantageux par rapport au princeps. Le prix du premier générique et au moins inférieur de 30% du médicament princeps et à chaque fois qu’un nouveau générique apparaît son prix sera inférieur par rapport au précèdent. En somme c’est un processus cumulatif qui permet de tirer les prix vers le bas, ceci peut intéresser non seulement le patient, mais également le ministère de santé et les organismes de la couverture sociale.

L’utilisation des médicaments générique permettra de réaliser des économies importantes pour :

Le ministère de la santé qui économisera du budget en passant les appels d’offres avec les génériqueurs.

Les assurances maladies : qui économiseront la différence entre le remboursement des

princeps et des génériques.

Les patients : qui vont acheter un médicament avec la même efficacité que le princeps mais au moins 30% moins cher. Pour les patients qui bénéficient d’une couverture médicale,

la part non remboursable diminue également (conseil de la concurrence du Maroc, 2014).

Il ne faut pas pour autant penser que les laboratoires fabricants de médicaments d’origine ont laissé apparaître les génériques sans réagir. La plupart ont dû revoir leurs tarifs à la baisse afin de conserver leurs avantages concurrentiels ainsi que leurs parts de marché. D’un autre côté, et la concurrence aidant, les laboratoires seront amenés à lancer les génériques de leurs propres produits princeps. Le développement du générique au Maroc et par conséquent la baisse des prix des molécules ont participé à une meilleure prise en charge des malades qui

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peuvent se permettent de plus en plus l’achat de ce type de médicaments par rapport au princeps. Le générique a participé à l’accès aux soins au Maroc.

II.2. La baisse des prix des médicaments au Maroc

En 2009, le parlement marocain a créé une commission spéciale pour mission d’étudier le prix des médicaments au Maroc. Cette commission a constaté que ces prix sont considérablement élevés pour cause le système de fixation de prix des médicaments qui est considéré défaillant, ce qui fait profiter les laboratoires pharmaceutiques. En décembre 2013, le gouvernement marocain adoptait un décret sur la fixation des prix des médicaments, et ce, pour alléger la facture des Marocains et faciliter l’accès à ces produits.

Le principe est simple : Prendre comme référence les tarifs pratiqués dans sept pays (Espagne, Portugal, France, Belgique, Turquie, Grèce et Arabie saoudite) et choisir le moins élevé comme prix de base du princeps, celui des génériques subissant une baisse supplémentaire. La fixation des prix est désormais transparente : les marges de chacun sont connues, ainsi que les taxes. La méthode choisie a aussi permis de baisser le tarif, anormalement élevé, de certains médicaments, tout en préservant le prix de ceux à faible marge pour les industriels. En 2014, le gouvernement marocain vient de procéder à la baisse de prix de 1570 médicaments selon le rapport financier et économique du ministère de finance de l’année 2014. Cette baisse était entre 20 et 80% des prix de médicaments selon ministère de la santé (affichée sue le site web officiel du ministère de la santé) et ce pour une meilleure accessibilité au traitement et un meilleur accès au soin.

II.3. L’impact de l’accès au soin sur le citoyen marocain

Le développement de l’accès aux soins pour les marocains a permis l’amélioration de leur état de santé, c’est ainsi que l’Enquête Démographique à Passages Répétés (EDPR 2010) a montré une baisse notable du taux de mortalité générale qui est passé de 18,7 ‰ en 1962 à 5,6 ‰en 2010 (4,4 en urbain et 7,2 en rural). La réduction observée entre 1962 et 2010 est de 3,3 fois pour la mortalité (Rapport du ministère de la santé, 2012). L’amélioration des conditions sanitaires et du niveau de vie a permis aussi l’amélioration de l’espérance de vie à la naissance (EVN) ; A sa naissance, le marocain espérait vivre 49,1 ans en 1967 (48,2 pour les hommes et 47,3 pour les femmes). En 2011, cette EVN a atteint 74,8 ans (73,9 pour les hommes et 75,6 pour les femmes). En 43 ans, le gain a été de 25,7 ans pour l’ensemble (25,7 ans pour les hommes et 28,3 ans pour les femmes) (Rapport du ministère de la santé, 2013).

pour les femmes) (Rapport du ministère de la santé, 2013). REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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Les indices de mortalité infantile et juvénile sont souvent utilisés pour résumer le

développement socio-économique et l’état de santé d’une population. Ils sont toujours inclus

dans la liste des indicateurs de bien-être. En trois décennies, les niveaux de baisse enregistrés

ont été de 3,2 fois pour la mortalité infantile, 30,6 fois pour la mortalité juvénile et 4,5 fois

pour la mortalité infanto-juvénile (Rapport du ministère de la santé, 2013).

Le taux de mortalité infantile (TMI) enregistré en 2011, atteint 28,8 pour mille naissances

vivantes. Il a diminué de 3,5 fois par rapport à 1979. Cette régression a été obtenue grâce au

renforcement des programmes de vaccination, de la lutte contre les maladies diarrhéiques et

les infections respiratoires aiguës (Rapport du ministère de la santé, 2013).

D’autres part, la mise en œuvre, dès les années soixante, de programmes structurés de lutte et

de prévention contre certaines maladies transmissibles responsables d’un taux élevé de décès,

a permis d’éradiquer ou d’éliminer un nombre appréciable parmi elles (poliomyélite,

diphtérie, paludisme, bilharziose, trachome, tétanos néonatal, lèpre) et de réduire de l’acuité

des autres, les maintenant à des niveaux d’incidence très bas et en détectant et contrôlant

précocement les éventuels exacerbations épidémiques « Selon rapport de l’état de santé

2013 ».

III. LES

LIMITES

DE

LA

PARTICIPATION

DES

LABORATOIRES

PHARMACEUTIQUES A L’ACCES AU SOIN AU MAROC

L’accès aux médicaments au Maroc est limité par plusieurs facteurs, à savoir les ruptures des

stocks, l’application des accords sur la propriété intellectuelle des médicaments au Maroc, les

barrières structurelle devant le développement de l’économie d’échelle au niveau des

laboratoires pharmaceutiques pour baisser des prix des médicaments et le quasi-monopole des

médicaments couteux au Maroc.

III.1. Les ruptures des stocks des médicaments et la notion « stock de sécurité »

Les ruptures de stock des médicaments ont constitué depuis longtemps un problème de santé

en

raison de l’impact sur les patients et la santé publique. Fréquemment, médecin, pharmacien

et

patient se trouvent confrontés à l’indisponibilité d’un médicament qu’ils avaient l’habitude

d’utiliser.

Les ruptures de stock des médicaments ont des incidences sur le secteur pharmaceutique du

pays, la réputation du laboratoire pharmaceutique, les professionnels de santé, mais surtout un

pharmaceutique, les professionnels de santé, mais surtout un REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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grand impact sur la santé publique et les patients. Le professionnel de santé en face d’une rupture d’un produit vital, se trouve bloqué et ne peut pas accomplir son devoir surtout si le médicament fait le monopole sur le marché. Pour le patient l’absence d’un médicament peut aller d’une simple gêne matérielle avec obligation de rechercher un équivalent à un risque vital en cas de rupture d’un produit indispensable et incontournable.

C’est ainsi que la loi marocaine oblige les laboratoires fabriquant de médicaments de garder au moins 3 mois de stock de leurs produits, et pour les grossistes au moins une moyenne d’un mois de stock de médicaments. Une loi qui n’est pas forcément appliquée.

III.2. Les barrières structurelles

Les économies d’échelle représentent les principales barrières structurelles devant l’industrie pharmaceutique marocaine ; Ainsi, le marché pharmaceutique au Maroc est étroit, avec un CA de 14 milliards de dirhams et des dépenses annuelles par habitant, consacrées à l’achat des médicaments, dans les pharmacies qui sont estimées à 409 Dhs (soit moins de 49,6 USD, alors que l’Américain consomme 770 USD / an, le Japonais 506 USD et l’Européen 380 USD selon l’OMS). En volume, la consommation par habitant est de l’ordre de 9 boîtes par personne par an. La fabrication de ces volumes provient d’un nombre important de laboratoires pharmaceutiques (33 laboratoires) et pour la fabrication de plus de 5600 médicaments. (Conseil de la concurrence du Maroc, 2014). Ainsi, le cabinet Boston Consulting Group a mené une étude sur le secteur pharmaceutique marocain, et il a bien confirmé que ses industriels trouvent des difficultés à réaliser des économies d’échelle dues à l’étroitesse du marché et les petites tailles des usines fabricants; et par conséquent, leurs coûts de production seront élevés ce qui va se répercuter sur le prix final du médicament et sur l’accès au soin.

Sur le plan social : Malgré les efforts fournis par l’Etat marocain pour généraliser la couverture médicale avec les projets de l’AMO et du RAMED, le marché privé des médicaments au Maroc n’a pas connu une forte évolution entre 2010 et 2014 contrairement à la période entre 2005 et 2010, ce qui signifie que l’accès aux médicaments reste un souci majeur pour les malades qui participent par 59% de leur budget de soin.

III.3. La faible concurrence entre les médicaments coûteux

Le traitement des pathologies lourdes (Cancer, hépatite…) reste coûteux par rapport au pouvoir d’achat des marocains et représente un grand obstacle à l’accès au soin et un vrai fardeau supporté par les caisses de la couverture médicale. En plus, plusieurs médicaments sont en monopole pour ce genre de traitement ; ceci est dû à la nouveauté permanente dans la

traitement ; ceci est dû à la nouveauté permanente dans la REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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prise en charge de ces pathologies, ce qui ne laisse pas le temps aux génériques ou au bio- similaires de s’installer puisqu’ils doivent respecter l’échéance des brevets. Ce contexte a entrainé un coût élevé des cures de traitement, et un accès limité aux mutualistes et les personnes aisés.

III.4. La propriété intellectuelle des médicaments au Maroc

Jusqu’en 2000, le Maroc ne disposait d’aucune législation en matière de brevets pharmaceutiques. C’est ce qui a permis à l’industrie pharmaceutique marocaine de se développer, pour devenir la deuxième industrie pharmaceutique du continent africain, après

l’Afrique du Sud. (Le médicament et l’industrie pharmaceutique au Maroc, Actualités et Défis, 2010).

En 2000, l’industrie pharmaceutique au Maroc pouvait couvrir 72,2% des besoins nationaux et proposer des médicaments génériques à un coût correspondant à 10 à 80% du prix des produits de référence équivalents.

Avec la signature de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats Unis en 2004, la législation marocaine était dans l’obligation de revoir ses dispositions en introduisant les critères de la protection requis par l’ADPIC (Aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce), notamment en matière du brevetage des médicaments. (Législation pharmaceutique au Maroc, 2011). A partir du 1 er janvier 2005, et en respectant cet accord, l’industrie pharmaceutique marocaine a bel et bien limité le lancement de nouveaux génériques jusqu’à ce qu’ils tombent dans « le domaine public ». Toutefois, il existe des exceptions à ces droits ; ainsi, l’Etat, en cas de force majeure, pourra donner l’autorisation de la fabrication et la commercialisation d’un traitement pour protéger la santé publique du pays.

Conclusion

L’industrie pharmaceutique marocaine offre au pays la latitude de mener une politique d’amélioration de l’accès au médicament tout en faisant bénéficier nos citoyens et notre médecine des derniers progrès thérapeutiques et notamment des derniers médicaments innovants issus de la recherche internationale, un approvisionnement régulier et ce aussi bien en médicament d’innovation indispensable pour le progrès pharmaceutique que de médicaments génériques de bonnes qualités et à un prix beaucoup plus abordable pour les patients pour l’élargissement de l’accès aux soins, priorité de notre pays. Le citoyen marocain a bien attendu la baisse des prix des médicaments pour un meilleur accès aux soins, mais malheureusement lorsqu’on analyse la liste qui a touché 1570 produits en juin 2014, nous

analyse la liste qui a touché 1570 produits en juin 2014, nous REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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constatons que 1015 médicaments ont connu une baisse de moins de 10 dirhams! Voire même

405 médicaments ont connu une baisse de 5 centimes !!!

Beaucoup d’efforts restent à fournir :

L’Etat marocain doit veiller sur la disponibilité des médicaments au niveau des centres de

santé et des hôpitaux, surtout pour les pathologies chroniques et les vaccins surtout avec la

non disponibilité de ces produits en quantité suffisante pour couvrir la demande des patients.

Etant donné que la durée d’octroi de l’AMM des médicaments est longue, l’administration

de tutelle doit fournir plus d’efforts pour accelérer les procédures.

Le gouvernement doit revoir à la baisse le taux de la TVA appliqué sur les médicaments,

ainsi que les frais de douanes sur l’importation de la matière première pour la fabrication

des médicaments, et ce pour un meilleur accès aux soins.

Pour ce qui est de la dépendance excessive aux paiements directs au moment où les

personnes ont besoin de soins, l’Etat marocain doit penser à mettre en place une approche

de prépaiement.

Les laboratoires pharmaceutiques doivent faire rentrer des médicaments qui sont trop

demandés par le corps médical et qui ne sont pas disponible sur le marché marocain,

ce qui obligent les médecins à demander à leurs patients de les faire rentrer de

l’europe.

Liste des tableaux

Tableau 1 : Evolution du nombre d’unité de production au Maroc selon

l’AMIP………………P5

Tableau 2 : Evolution du marché pharmaceutique privé en volume au Maroc selon IMS

Health

Tableau 3 : Evolution du marché pharmaceutique privé en chiffre d’affaire selon IMS

Health…P6

Tableau 4 : Top 10 des classes thérapeutiques en volume et en chiffre d’affaire en 2014/ Source AMIP…………………………………………………………………………………………….

P6

P7

Tableau 5

:

Evolution

du

nombre

de

grossisteries

au

Maroc…………………………

……….P8

au Maroc ………………………… ……….P8 REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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Tableau

6 :

Les

génériques

et

les

princeps

en

unités

et

en

valeurs dans

le

marché

pharmaceutique

 

privé

marocain

 

en

2014 (IMS

Health)………………………………………………………….P12

 

Liste des graphiques :

 

Graphique

1

:

Marché

pharmaceutique

 

privé

en

volume

selon

IMS

2014………………………P7

 

Graphique

2 :

Marché

pharmaceutique

 

privé

en

valeur

selon

IMS

2014……………………… P7

Liste de figure

Figure 1 : Le circuit de distribution des médicaments en volume au

Maroc……………………P9

Liste des abréviations :

ADPIC : Aspects des Droits de Propriété Intellectuelle qui touchent au Commerce. AMIP : Association Marocaine de l’Industrie Pharmaceutique. AMM : Autorisation de Mise sur le Marché. AMO : Assurance Maladie Obligatoire. ANAM : Agence Nationale de l’Assurance Maladie. BCG : Boston Consulting Group. CA : Chiffre d’Affaire. CHU : Centre Hospitalier Universitaire. DH : Dirham. EDPR : Enquête Démographique à Passages Répétés. EVN : Espérance de Vie à la Naissance. IMS : l'International Medical Statistics. LNCM : Laboratoire National du Contrôle des Médicaments. MS : Ministère de la Santé. OMC : Organisation Mondiale du Commerce. OMS : Organisation Mondiale de la Santé. RAMED : Régime d’Assistance MEDicale. TMI : Taux de Mortalité Infantile. TTC : Toutes Taxes Comprises. USD : United States Dollar.

Bibliographie

Ali SEDRATI, « l’industrie pharmaceutique: le compromis entre performance et satisfaction de l’intérêt général », intervention à la faculté de médecine et de la pharmacie de Rabat, les 20 et 21 septembre 2013

Rapport du ministère de la santé marocaine, « comptes nationaux de la santé 2010 », OMS et ministère de la santé marocaine, Juin 2013.

2010 », OMS et ministère de la santé marocaine, Juin 2013. REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
2010 », OMS et ministère de la santé marocaine, Juin 2013. REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about

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Nadia BENALI, « financement publique de santé au Maroc entre les contraintes et opportunités », conférence nationale sur la santé, Juillet 2013.

Bulletin officiel N° 6245 bis, secrétariat général du gouvernement, Avril 2014.

Rapport du conseil de la concurrence du Maroc, « concurrence dans la distribution de produits pharmaceutiques », Forum mondial sur la concurrence, Février 2014.

Rapport du ministère de la santé marocaine, « Etat de santé de la population marocaine 2012 », Ministère de la santé, 2012

SIS-Consultants, « étude sur la concurrentiabilité de secteur de l’industrie pharmaceutique », conseil de la concurrence du Maroc, 2014.

Rapport du Ministère de la santé marocaine, « Stratégie sectorielle de la santé 2012 2016 », Mars 2012.

Ministère de l’économie et des finances marocaine, « Rapport économique et financier », 2013, 2014 et2015.

Hanane RAIS, « Le médicament et l’industrie pharmaceutique au Maroc, Actualités et Défis », thèse de doctorat à la faculté de médecine et de la pharmacie de Casablanca, 2010.

Hamid YAKINE, « Information sur le médicament et le rôle de l’industrie pharmaceutique », thèse de doctorat à la faculté de médecine et de la pharmacie de Casablanca, 2006.

Najem BASMAIL, « Enquête sur la disponibilité des médicaments au Maroc », thèse de doctorat à la faculté de médecine et de la pharmacie de Casablanca, 2009.

OXFAM, « Rien que des coûts, pas de bénéfices : Les règles ADPIC-plus sur la propriété intellectuelle inclues dans l'ALE USA Jordanie influencent l'accès aux médicaments », Document d’information de OXFAM no 102, Mars 2007.

3D three, « Aspect des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce, accès aux médicaments et droits humains Maroc », 3D Publications Genève, avril 2006.

Webographie

www.cnops.org.ma www.ramed.ma www.chisrabat.ma REMFO http://revues.imist.ma/?journal=REMFO&page=about
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