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Pour un dirigeant la motivation

doit rester une préoccupation


permanente, il doit
continuellement travailler à
motiver ses équipes. Chacun le
sait, la motivation est la clé de la
réussite et, si elle ne garantie
pas, à elle seule, la performance
d’un collaborateur, il ne peut y
avoir de performances durables
sans elle.

De nombreux responsables du
personnel ont toutefois tendance
à baser leur stratégie de
management à partir d’idées
reçues sur les facteurs de
motivation des salariés. Le blog
du dirigeant vous présente une
liste de 10 idées reçues sur ce
management.

1. LA RÉCOMPENSE EST
UN FACTEUR DE
MOTIVATION
INDISCUTABLE
Cela paraît étonnant à première
vue mais cette idée reçue n’est
pas toujours exacte. En effet,
des psychologues ont mis en
évidence le fait que trop de
récompenses diminuaient la
performance des employés. Ainsi,
les hommes et les femmes

ne travaillent pas tant


par envie mais plus par devoir ou
compétitivité.

La saine émulation entre


collaborateurs, plus que la
compétition qui réduit les
perspectives à une vision de court
terme, est donc un facteur
important pour la motivation. Elle
permet de se mesurer, d’atteindre
des objectifs, de se dépasser de
manière raisonnable, en bref
d’être fière de ce que l’on fait.

Remarque :
La participation de l’employé à
l’actionnariat de l’entreprise est
un facteur de motivation
important. De plus en plus de
jeunes entreprise parviennent à
attirer et conserve les
compétences en leur proposant
une participation au capital sous
la forme de BSPCE (Bons de
Souscription de Parts de Créateur
d’Entreprise).

Mais attention, un créateur qui


s’intéresse à l’ouverture du capital
à ses salariés doit préparer cette
démarche dès la création
d’entreprise en préférant par
exemple de créer une SASU ou
une SAS qui sont des sociétés
par action ( SASU ou SAS) plutôt
qu’une une EURL ou une SARL.

2. UN TRAVAIL DIRIGÉ
AVEC UN RYTHME
PARTAGÉ EST PLUS
MOTIVANT QU’UNE
TÂCHE IMPOSÉE
Cette idée est vraie, un
employé qui peut lui-même
choisir les conditions
d’exécution d’une tâche sera
plus motivé pour la réaliser que
si des délais et consignes
strictes lui sont imposés.

Il ne choisira pas forcément la


solution optimale car il dispose de
moins de recul ou d’éléments de
comparaison qu’un responsable,
mais il mettra un point d’honneur
à prouver qu’il avait raison. Au
final, en responsabilisant, et en
guidant les employés, c’est à dire
en partageant le rythme on
implique et motive ses
collaborateurs.

3. IL EST FACILE
D’IDENTIFIER LES
BESOINS DE SES
SALARIÉS
Non, car les personnes sont
toutes différentes, mais avec un
peu de sens de l’observation et
de la communication, il est
possible de se faire une idée sur
ses motivations ; comme
distinguer ceux qui ont besoin
d’encouragement, d’agir, de
progresser ou si leur motivation
principale est l’argent.
4. UNE PERSONNE
HEUREUSE EST PLUS
MOTIVÉE AU TRAVAIL

Ce n’est pas
systématique, une personne
heureuse sera plus motivée si
son travail est une source de son
bonheur et d’épanouissement.

L’employé qui trouve un intérêt


dans un élément connexe à son
travail (être en équipe, obtenir
des avantages sociaux…) peut
s’en contenter mais sa
satisfaction ne sera pas suffisante
pour le motiver pour sa mission…
Manqueront alors des conditions
supplémentaires pour le booster.

5. SEULS LES ACTES


CONCRETS
AUGMENTENT DE
MANIÈRE DURABLE LA
MOTIVATION AU
TRAVAIL
Même si cela paraît étonnant, ce
n’est pas une vérité.
Les augmentations de salaire,
les congés, conditions de
travail ont un effet à court
terme sur un salarié alors que,
statistiquement, c’est au contraire
les actes abstraits comme les
responsabilités ou progressions
individuelles que les effets
s’installent sur le long terme…
sauf si la monotonie s’établit.

6. DES FACTEURS À
« EFFET MOTIVATEUR »
LIMITÉ

Certains dirigeants ou
responsable de services
penseront que pour augmenter la
motivation au travail, il faut agir
sur les congés, la rémunération et
les conditions de travail…
Mais attention à ne pas
confondre les éléments
manquants qui créeront une
insatisfaction, de ceux de la
motivation. Une bonne
rémunération ne serra pas source
de motivation, mais son
insuffisance déclenche une
insatisfaction démotivante. Des
éléments donc à ne pas négliger
sachant toutefois qu’ ils ne
permettent pas, à eux seuls, à
déclencher la motivation du
salarié.

7. CERTAINES TÂCHES
SONT PEU MOTIVANTES
S’il est vrai que certaines
tâches sont difficilement
motivantes, il est souvent
possible de les modifier ou de les
mettre en perspective pour les
rendre plus intéressantes, parfois
en ajoutant simplement une tâche
plus valorisante.

8. LA PRINCIPALE
MOTIVATION D’UN
SALARIÉ : L’ARGENT

Les différentes études


menées sur ce point montrent
qu’un salaire trop bas peut être
une source d’insatisfaction, mais
pas forcément un facteur de
démotivation notamment si le
salarié juge la rémunération
toutefois « correcte ».

La lassitude est un facteur de


démotivation important, or, on
peut être bien payé et lasse de
son travail. Pour être motiver il
faut à la fois se sentir reconnu,
et la rémunération fait partie de
la reconnaissance, mais il faut
aussi pour voir se sentir
emmener par le projet de
l’entreprise.

Pouvoir « se mettre en mode


projet », avoir des perspectives,
partager des objectifs, être
capable de se mesurer fait partie
de la motivation, même si bien
souvent cela fait peur …. Mais on
entre là dans un autre débat…

9. LES EMPLOYÉS SONT


RÉACTIFS AUX MÊMES
FACTEURS DE
MOTIVATION
Non, chaque employé est
différent et les besoins varient
d’un individu à l’autre, ou d’une
période à l’autre pour un même
individu.

Certaines personnes recherchent


dans leur travail au quotidien une
bonne ambiance, d’autres
attendent une reconnaissance,
parfois simple mais
valorisante comme un
remerciement, d’autres encore
sont en quête une certaine
autonomie dans leur poste.

Les facteurs de motivation ne


sont jamais les mêmes pour tous
c’est là toute la subtilité d’un bon
management.

10. LE TRAVAIL C’EST


POUR GAGNER SA VIE

Le niveau de vie des


occidentaux permet de satisfaire
relativement correctement les
besoins matériels. Le salarié est
encouragé par d’autres besoins
comme celui de se sentir utile,
d’être reconnu à sa juste
valeur, de recevoir de la
reconnaissance, de l’estime,
somme tout des besoins humains
comme le démontre la pyramide
de Maslow.

Il faut reconnaître que si l’argent


était notre seul moteur, aucune
association de travail bénévole
n’existerait, preuve flagrante
qu’un travail peut être une autre
source de plaisir et
motivation que l’argent.

EN RÉSUMÉ
Il est important et nécessaire de
corriger les idées erronées,
parfois bien ancrées, sur la
motivation au travail.

La rémunération correspond à
la contrepartie d’un travail bien
effectué et n’est pas en cela un
facteur de motivation.

Pour motiver ses salariés les


entreprises doivent tisser des
liens, s’attacher à répondre aux
attentes profondes des
collaborateurs pour canaliser les
énergies et, grâce à une vision
commune et de confiance, placer
la performance à son plus haut
niveau