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Spiritualité
La notion de spiritualité (du latin ecclésiastique spiritualitas[1]) comporte
aujourd'hui des acceptions différentes selon le contexte de son usage[2],[3].
Elle se rattache conventionnellement, en Occident, à la religion dans la
perspective de l'être humain en relation avec des êtres supérieurs (dieux,
démons) et le salut de l'âme. Elle se rapporte, d'un point de vue
philosophique, à l'opposition de la matière et de l'esprit (voir problème
corps-esprit) ou encore de l'intériorité et de l'extériorité[4].

Elle désigne également la quête de sens, d'espoir ou de libération et les


démarches qui s'y rattachent (initiations, rituels, développement
personnel, Nouvel Âge)[5]. Elle peut également, et plus récemment, se
comprendre comme dissociée de la religion ou de la foi en un Dieu,
jusqu'à évoquer une « spiritualité sans religion » ou une « spiritualité
sans dieu »[6],[7],[8].

Elle désigne parfois des aspects esthétiques dans la littérature[9].

Religions et spiritualité
Bien que les aspirations et pratiques spiritualistes se soient développées
de façon souvent très normative (dans le cadre d’Églises établies, ou de
rites traditionnels) au point de rendre les termes religion et spiritualité
synonymes pendant plusieurs siècles, la notion de spiritualité s'est de
plus en plus appliquée dans les travaux de théologiens[10],[11] ou de
sociologues[12] pour désigner des croyances et comportements humains
universels antérieurs[13] ou postérieurs[14] aux religions historiques et dont
la motivation serait liée à l'idée d'une survie après la mort physique, à
une notion plus ou moins apparentée à celle de l'âme, en tant qu'entité
cohérente et indépendante du corps[15], ainsi qu'à des rites propitiatoires
proches du chamanisme (pour appeler une bonne chasse, de bonnes
récoltes, etc., voir les rites funéraires préhistoriques). Certains voient
dans la spiritualité une simple expression de l'instinct de survie, voire un
moyen de ne pas se confronter à la réalité de notre condition de
mortels[16] ; selon d’autres, elle révèle la mémoire intrinsèque de
l’immortalité de l’âme[17]. Si toute religion est fondée dans une
spiritualité[réf. nécessaire], toute spiritualité n'est donc pas une religion. Selon
certains auteurs, la distinction se ferait ainsi : il y aurait dans la religion
une perspective collective et dans la spiritualité une démarche plus
individuelle[18].

La spiritualité dans le cadre de la religion


La spiritualité religieuse est souvent associée à l'origine latine religare,
dont le premier sens (Félix Gaffiot) est : attacher par-derrière, relier ,
attacher, amarrer [les navires au rivage]. C'est une racine possible du mot
2

religion. Il s'agit alors essentiellement dans un sens très extensif de se


relier à Dieu, au divin, à une réalité transcendante[19] ; un lien qui
conduirait, toujours par extension, l'homme à se relier aussi à lui-même,
aux autres, à la nature ou à l'univers[20]. Beaucoup d'auteurs cependant,
et depuis l'Antiquité (Cicéron), s'appuient sur l'étymologie latine relegere,
« relire », peut-être par extension « réécrire », par exemple les rituels, ou
se placer dans la perspective d'une nouvelle lecture. Aujourd'hui, dans les
études francophones c'est l'étymologie relegere qui est considérée
comme généralement admise, tandis que dans les études anglophones
c'est plutôt celle de religare.

Après avoir supplanté les spiritualités plus ou moins structurées du


paganisme ou de l'animisme, les spiritualités juive, bouddhique,
chrétienne, musulmane, se sont développées sans véritable concurrence
pendant de nombreux siècles, jusqu'au siècle des Lumières. Dans tous les
pays où ces religions n'étaient pas parvenues à s'imposer, des
spiritualités locales ont cependant continué à se développer.

Pratiques associées

Différentes pratiques sont issues des spiritualités


religieuses :

 la méditation, la prière, la lecture (de textes sacrés (voir lectio


divina) et leurs commentaires, de livres de piété), l'audition
(lectures à voix haute, prêches) ;
 le travail manuel ou intellectuel, la lecture (d'ouvrages savants ou
d'autres traditions), l'écriture, le chant (musique sacrée), les
« bonnes œuvres » (secours aux nécessiteux ou aux malheureux,
prêche, instruction) ;
 la réflexion, l'engagement dans la société, la rencontre et surtout le
dialogue.

Certaines de ces activités sont solitaires, d'autres collectives, certaines se


vivent dans la réclusion volontaire (cellule monastique) et d'autres « à
l'extérieur » (dans la société civile). Certaines sont contemplatives,
d'autres plus pratiques. Le choix des activités et l'importance relative
donnée à chacune permettent d'approcher la « spiritualité » qui diffère à
chaque courant spirituel.

Toutes ces activités sont expressément définies et organisées lorsque


l'expérience spirituelle est vécue au sein d'un monastère (ou son
équivalent couvent, ashram, confrérie), les tâches domestiques sont alors
également incluses dans le champ de la pratique spirituelle et donc
stipulées par la Règle monastique.

La notion « d'expérience spirituelle »


3

La spiritualité n'est pas limitée à une démarche conceptuelle ou


dogmatique. L'expérience spirituelle (ou expérience mystique), par la
recherche d'intériorité, de connaissance de soi, de transcendance, de
sagesse, ou de dépassement des limitations de la condition humaine[18] est
indissociable de la démarche intellectuelle. C'est pourquoi la spiritualité
débouche généralement sur des démarches corporelles, émotionnelles et
mystiques, cherchant à générer une expérience transcendante, une
relation (selon l'une des étymologies de religion) avec Dieu, le Soi, la
Conscience, l’Âme, le Monde, le Devenir, etc. Pour certains, le but de la
spiritualité est une exploration profonde de l'intériorité, conduisant à
l'éveil spirituel[21], une conversion intime, ou l'accession à un état de
conscience modifié et durable.

La spiritualité hors du cadre des religions


Humanisme, néopaganisme, spiritualité laïque, New Age

La spiritualité, en tant qu'expression d'une aspiration aussi ancienne que


l'humanité, existait avant les institutions religieuses. Après plusieurs
siècles d'une spiritualité presque exclusivement religieuse, l'émergence
de la philosophie, le déclin de l'adhésion aux grands courants religieux [22]
et le passage à la société postmoderne ont conduit une partie des
« croyants » à revendiquer à nouveau une spiritualité sans appartenance
à une institution religieuse, exprimant, par exemple, une préférence pour
l'humanisme (pouvant relever de l'athéisme ou non)[23],[6]. Une autre
origine de cette transformation se trouverait dans le fait que, par la
sécularisation de la société[24], le « religieux » place une importance plus
grande sur la spiritualité, jusqu'à la recherche d'expériences mystiques
individuelles, alors qu'auparavant, « dans la société plus marquée
religieusement, la demande va plutôt dans le sens d’une religion plus
mondaine »[18].

Mais c'est surtout à partir de la seconde moitié du XXe siècle que se


développent des approches spirituelles non religieuses, avec le New Age,
l'adoption par l'Occident des pratiques orientales, souvent dissociées de
la religion qui les contenait, et les psycho-spiritualités. Françoise
Champion qualifie cette émergence des nouveaux mouvements religieux
de « nébuleuse mystico-ésotérique »[25],[26], caractérisée, selon Claude
Rivière, par « la primauté accordée à l’expérience personnelle et à la voie
spirituelle de chacun, (…) l’inclusion de la santé (thérapie, guérison) et
du bonheur ici-bas dans la visée du salut, (…) une conception moniste du
monde sans séparation du naturel (écologisme), du surnaturel, de la
science, de la religion et des pratiques magiques populaires ou
ésotériques »[27]. Dans le discours des pratiquants de diverses spiritualités
postmodernes, on retrouve deux tendances principales « se connecter à
son soi profond (se relier à soi) ou se rapprocher de l’autre (se relier à
l’extérieur de soi) ». La fonction de la démarche spirituelle est alors de
« se rattacher avec ferveur à l’autre, au sens large du terme : que ce soit
4

à Dieu (pour une connexion verticale, Ellison, 1983), à un proche, aux


morts, à la nature ou à une cause (pour une connexion horizontale) ».

Parmi ces nouvelles émergences, une mouvance se distingue des autres


et se fait appeler spiritualité laïque[28]. La spiritualité laïque conçoit
l'existence d'une « intuition spirituelle qui fédère l'humanité tout
entière » capable de « développer une véritable « Science spirituelle » et
une « Spiritualité scientifique » »[29]. Elle se dit issue d'une
« démocratisation de la spiritualité » aboutissant à une « spiritualité
séculière affranchie du contrôle religieux institutionnel »[30]. Le
philosophe Vladimir Jankélévitch tentait d'approcher ainsi, à la suite de
Bergson, au plus près de ce qu'il percevait comme les fondamentaux
d'une spiritualité humaine, ou d'une « philosophie première », proche de
la conception bouddhiste.

Le bouddhisme exprimait en effet, à son émergence, le besoin d'une


régénération de la spiritualité hors des dogmes du védisme dominant en
Inde. Encore aujourd'hui, selon Matthieu Ricard, interprète français du
14e Dalaï Lama : « [le Dalaï-Lama] très attaché à la notion de
« spiritualité laïque »[31], déclare que « la religion est un choix personnel
et que la moitié de l’humanité n’en pratique d'ailleurs aucune et qu'en
revanche les valeurs d’amour, de tolérance, de compassion prônées par le
bouddhisme concernent tous les humains, et cultiver ces valeurs n’a rien
à voir avec le fait d’être croyant ou non »[31]. »

Le néo-paganisme du XXe siècle est une résurgence des croyances et


pratiques, plus ou moins revisitées, qui précédaient le christianisme
avant la fin du IVe siècle.

Spiritualité en philosophie

La philosophie est une approche qui repose, en principe, sur la raison. La


spiritualité est fondée sur la notion plus évasive et aléatoire de
l'« expérience intérieure » ou de la croyance. Pour le philosophe, le
discours devrait toujours faire référence à une expérience possible (Kant)
et ne jamais spéculer sur du vide. La philosophie concerne plutôt la
« pensée » là où la spiritualité s'intéresse à l'« Esprit », dans le sens
spiritualiste du terme. Bien que pour Spinoza, il existe cependant quelque
chose de l'ordre de l'intuition (ou de l'évidence, pour Descartes), donc pas
seulement de l'expérience empirique, et conduisant à la vérité, pour le
philosophe, en général, la spiritualité est une notion valide, aussi
longtemps qu'elle ne fait pas « référence à des croyances, religieuses ou
autres » et qu'elle se définit comme « l’incidence de la vérité (comme
telle) sur le sujet (comme tel) »[32].
5

Combinaison des spiritualités et de la psychothérapie

Dans les doctrines comme le soufisme, le taoïsme, l'hindouisme, le


bouddhisme, l'être humain est considéré comme souffrant du déséquilibre
de ses émotions, de ses fixations mentales, de ses « mémoires » (vāsanā
et saṃskāra en sanskrit)[33] et du manque d'harmonie entre les différentes
composantes de l'être : l'intellect, le corps, la parole, etc. La « guérison
spirituelle » est généralement recherchée avec l'appui et l'encadrement
d'un maître, d'un guide, dénommé lama, gourou ou cheykh selon les
traditions. Au travers de la relation entre le disciple et le maître, ce
dernier jouait parfois le rôle d'un thérapeute avant l'heure, et le disciple
était proche du « patient » de la médecine moderne. Cette approche
spirituelle reste cependant limitée aujourd'hui aux régions du monde où
la relation de maître à disciple est perçue comme une composante
naturelle des relations humaines.

Le psychothérapeute joue un rôle similaire (en France, le développement


de cette pratique a conduit à l'élaboration d'une loi pour mieux encadrer
la profession et éviter que le psychothérapeute se confonde avec l'image
du gourou[34]). L'expérience des groupes des alcooliques anonymes a
souvent été donnée en exemple ou, alternativement, montrée du doigt,
comme une combinaison de psychothérapie et de spiritualité[35].

Dans les pays occidentaux, quelques psychanalystes en vinrent à penser


que certaines pathologies pourraient ne pas trouver de résolution par
l'analyse seule. Après avoir montré le rôle important de la société dans la
névrose, l'analyse débouchait parfois sur des problèmes qualifiés de
« spirituels ». Certains psychanalystes, dont Jung, se tournèrent vers
l'étude de pratiques issues de religions traditionnelles afin de « guérir
l'âme »[36]. Ainsi, dans les années 1960, les travaux de Jung avec la
collaboration d'Abraham Maslow, d'Assagioli entre autres, en
collaboration avec des scientifiques et des moines bouddhistes, ont donné
naissance à la psychologie transpersonnelle.

Le New Age, syncrétique, éclectique, a contribué à brouiller les signes


religieux traditionnels en développant une spiritualité sans frontière ni
contours bien définis. L'usage des psychothérapies les plus diverses (ainsi
que des médecines non conventionnelles) y est dominant. La séparation
traditionnelle entre le conseil spirituel et le conseil thérapeutique y est
souvent gommée.

Une critique des spiritualités du


postmodernisme
Selon certains auteurs, ce qu'ils qualifient de « spiritualités fugitives »
(fuyant la société), serait le résultat d'un « manque de transcendance »
6

dans l'espace social. La rupture avec le monde de ces nouvelles


spiritualités les conduit à « évoluer librement » au point de ne plus
pouvoir être questionnées faute de l'existence d'espaces créés à cet
effet[37]. L'affirmation courante, dans certaines formes de spiritualités
« libres » issues du postmodernisme, que la spiritualité n'a pas besoin de
la « vérité » (voire d'objectivité) mais uniquement de la « beauté »[38] et
d'absence de contrainte, sexuelle, intellectuelle voire financière[39] est un
sujet de débat autant pour les religions établies[40] que pour les
observateurs laïcs qui associent généralement ces nouveaux courants à
des sectes par le potentiel de dérives qu'ils leur semblent contenir.
7

Notes et références
1. ↑ Le Petit Robert 2011, page 2423
2. ↑ H. J. Adriaanse, Penser la religion: recherches en philosophie de
la religion, Volume 15, Beauchense, 1991 (présentation en ligne [archive]),
p. 292 « En dehors du contexte francophone, le terme spiritualité
est un terme relativement nouveau dont la signification est
d’ailleurs largement fluctuante »
3. ↑ Joël Demay, « Spiritualité, individu, et analyse théorique de la
communication : les études indiennes et la psychologie à la
rescousse » [archive], sur brandonu.ca (consulté le 24 octobre 2010) p.4 :
« Le concept de spiritualité est un concept très vaste et qu'il va
nous falloir le délimiter dans le contexte de ce travail. Analysant le
mot "spiritualité" dans le 10e tome de ce chef-d’œuvre (commencé
en 1928 bientôt achevé) des dictionnaires encyclopédiques qu'est le
Dictionnaire de Spiritualité Ascétique et Mystique, Aimé Solignac
souligne que le mot a pris successivement trois sens principaux au
fil des siècles: un sens religieux appliqué à la vie spirituelle, un
sens philosophique pour désigner un "mode d'être" ou un "mode de
connaître" et un sens juridique par antithèse au "temporel." Les
recherches de Solignac sur l'histoire de ce terme l'amènent à
conclure que "le sens philosophique ne subsiste guère que dans des
expressions consacrées, comme la spiritualité de l'âme. Le sens
juridique a pratiquement disparu à la fin du XVIe siècle. Par contre,
le sens religieux a fini par prédominer.»
4. ↑ Réginald Richard, Christine Dézé, Psychologie et spiritualité: à la
recherche d'une interface, Presses de l’Université Laval, 1992
(présentation en ligne [archive]), p. 17 « délimiter la notion de spiritualité
et se demander à quels champs de signification elle se rattache (…)
la notion d’âme (…) l’opposition matière et esprit (…) l’opposition
intériorité et extériorité »
5. ↑ Claudette Foucault, Suzanne Mongeau, L’art de soigner en soins
palliatifs, Presses de l’Université de Montréal, 2004 (présentation en
ligne [archive]), p. 200 « Pour plusieurs personnes la notion de
spiritualité se limite à la dimension mystique ou religieuse. Watson
(Jean Watson «The philosophy and science of caring » 1985a) va au-
delà en reconnaissant en chaque personne l’existence de forces
existentielles phénoménologiques et spirituelles (…) Forbis (1988)
suggère trois définitions pouvant aider à comprendre le concept de
spiritualité. La première conception fait référence à la relation de
l’être humain avec un être supérieur (…) (ou) à cette qualité de vie
qui pénètre la globalité de l’être en unifiant ou transcendant les
dimensions d’ordre physiologiques et psychosociales (…) Le besoin
de donner et recevoir de l’amour, conserver de l’espoir trouver un
sens à la vie, à la maladie et à la mort par le moyen d’une démarche
personnelle en vue de se réaliser et de s’actualiser. Ces conceptions
8

démontrent que la spiritualité est un phénomène complexe,


difficilement palpable et multidimensionnel ».
6. ↑ a et b André Comte-Sponville, L'esprit de l'athéisme: introduction à
une spiritualité sans Dieu, Albin Michel, 2006 (présentation en
ligne [archive])
7. ↑ Louis Sonier, Une spiritualité sans dieu, Maison De Vie, 2005
8. ↑ Jacqueline Costa-Lascoux, Paul Lombard, Ivan Levaï, Alain
Houziaux, Peut-il y avoir une spiritualité sans Dieu ?, Éditions de
l’Atelier, 2006 (présentation en ligne [archive]), p. 15 « la notion de
spiritualité est neutre par rapport à celle de foi en Dieu »
9. ↑ Roger Marchal, L'écrivain et ses institutions (présentation en
ligne [archive]), p. 497« La notion de spiritualité, quand elle rencontre
la production et l’activité des écrivains, implique outre les enjeux
religieux, philosophique et anthropologique, (…) des dimensions
proprement littéraires et esthétiques »
10. ↑ Religion and Spirituality: Strangers, Rivals, or
Partners ? [archive] par Sandra M. Schneiders (en), professeur de
théologie
11. ↑
http://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/psyreli/documents/RTL-
Spirituality.pdf [archive] Spiritualité moderne, revue théologique de
Louvain, 34, 2003, 473 - 504, par Vassilis Saroglou « Toute religion
a sa spiritualité, à savoir sa théorie et sa pratique relatives à la vie
et au progrès des croyants dans le but de réaliser les motivations
inhérentes à leur foi »
12. ↑ Voir les travaux de René Barbier, André Comte Sponville,
Edgar Morin, Frédéric Lenoir, Danièle Hervieu Léger (la notion de
"religion en kit"), Jacqueline Costa-Lascouxou Éric Forgues
13. ↑ L'étude de la Religion Au Québec: Bilan et
Prospective [archive] par Jean-Marc Larouche, Guy Ménard, Éric
Bellavance, Presses Université Laval, 2001 « Lorsqu'il s'agit de
qualifier les éléments « religieux » de la culture amérindienne, mis
à part quelques travaux, [...], le terme « religion » est timidement
utilisé [...], pour désigner la religion en dehors de ses cadres
institutionnels ou de ses expressions apparentes, le terme
« spiritualité » a été de plus en plus préféré »
14. ↑ Frédéric Lenoir cité par Sandra Camus et Max Poulain, « La
spiritualité : émergence d’une tendance dans la
consommation » [archive], sur Université de Bourgogne (consulté le 25
octobre 2010) Frédéric Lenoir : « si la religion est culturelle et
collective, la foi et la recherche de sens sont éminemment
universelles et individuelles. Un mot permet de bien distinguer la
religion communautaire de cette quête personnelle : la spiritualité.
Croyant ou non, religieux ou non, nous sommes tous plus ou moins
touchés par la spiritualité, dès lors que nous nous demandons si
notre existence a un sens, s’il existe d’autres niveaux de réalité ou
si nous sommes engagés dans un authentique travail sur nous-
mêmes »
15. ↑ Telle que le Bâ de l'Égypte antique
9

16. ↑ par exemple Henri Bergson dans Les Deux Sources de la


morale et de la religion 1932
17. ↑ Socrate, dans Le Ménon [1] [archive]
18. ↑ a b et c Sandra Camus et Max Poulain, « La spiritualité :
émergence d’une tendance dans la consommation p.3 » [archive], sur
Université de Bourgogne (consulté le 25 octobre 2010)
19. ↑ « Un trait d'union entre l'homme et Dieu, comme entre
membres de la même Église » [2] [archive]
20. ↑ Voir la pensée de Teilhard de Chardin sur la communion
avec Dieu à travers l'univers
21. ↑ Camil Ménard,Florent Villeneuve, Spiritualité
contemporaine: défis culturels et théologiques, Fides, 1996
(présentation en ligne [archive]), p. 44 « une spiritualité qui accentue la
dimension expérientielle de la religion et qui veut explorationner
l’intériorité profonde de la personne humaine. Je n’hésiterais pas à
qualifier un tel éveil spirituel de « signe des temps »»
22. ↑ Dominique Vidal, « La France des « sans-
religion » » [archive], sur monde-diplomatique.fr (consulté le 27 octobre
2010)« Un des principaux changements dans la société française : la
moitié des citoyens déclarent ne plus appartenir à une Église, pas
plus qu’à un temple, une synagogue ou une pagode. Qui sont ces
« sans-religion », bientôt majoritaires ? (...) Les « sans-religion »
préfèrent le « bricolage », la « randonnée » et le « hors piste »,
qu’ils croient « à la carte » plutôt qu’« au menu », que ce sont des
« héritiers sans testament », voire des « SDF de la croyance »
23. ↑ Humanisme laïc et humanisme religieux [archive]
24. ↑ Luc Ferry, Marcel Gauchet, Le religieux après la religion,
Grasset, 2004 (présentation en ligne [archive])
25. ↑ Champion F. (Dir.) (2000). Les Nouveaux mouvements
religieux, numéro thématique de Ethnologie Française, XXX/4, 533
p.
26. ↑ Champion F. (2000). Thérapies et nouvelles spiritualités,
Sciences Humaines, Dossier “Les sagesses actuelles”, n°106, juin,
p. 32-35.
27. ↑ Claude Rivière, Socio-anthropologie des religions, Paris, A.
Colin 1997
28. ↑ Spiritualité Laique - Association Unisson [archive]
29. ↑ Michael Abitbol, « La spiritualité laïque » [archive], sur
unisson06.org (consulté le 29 octobre 2010)
30. ↑ Richard Bergeron, Renaître à la spiritualité, Fides, 2001
(présentation en ligne [archive])
31. ↑ a et b Interview de Mathieu Ricard [archive]
32. ↑ Jean-Pierre Lalloz Docteur en philosophie, « philosophie et
spiritualité » [archive], sur philosophie-en-ligne.com (consulté le 28
octobre 2010)
33. ↑ «Le mental, les tendances, les vasanas, les samskaras
redeviennent actifs et vous revoilà secoués, agités, poussés »
Arnaud Desjardins dans « Le Védanta et l'inconscient » aux éditions
de la Table Ronde. Le maître spirituel d'Arnaud Desjardins, Swami
Prajnanpad, fut d'ailleurs un des premiers enseignants traditionnels
10

à combiner les aspects classiques de doctrine Vedantique à la


psychanalyse
34. ↑ « Un cadre de formation pour les
psychothérapeutes » [archive], sur lexpress.fr (consulté le 27 octobre
2009)
35. ↑ Univ. Québec Montréal, CANADA, « Dimensions crypto-
religieuses des alcooliques anonymes » [archive], sur cat.inist.fr
(consulté le 29 octobre 2010)« Avec raison, les A.A. nient toute
affiliation avec des religions établies ou des sectes quelconques.
L'A. révèle toutefois que le mouvement A.A. possède des structures
généralement considérées comme étant de nature religieuse: à
savoir l'utilisation de récits fondateurs mythiques et de pratiques
rituelles »
36. ↑ « L'inconscient collectif est un concept empirique et
opérationnel créé par Jung au contact des grands malades
mentaux : l'histoire personnelle ne suffit pas à expliquer et
comprendre l'ensemble des fonctionnements et contenus
psychiques en jeu dans la pathologie mentale. Il existerait donc des
instances psychiques relevant de l'humanité plutôt que de
l'individu. » in Elysabeth Leblanc, La psychanalyse jungienne,
Collection Essentialis, ED. Bernet-Danilot, Avril 2002
37. ↑ Camil Ménard,Florent Villeneuve, Spiritualité
contemporaine: défis culturels et théologiques, Fides, 1996
(présentation en ligne [archive]), p. 224
38. ↑ (en) Robert Miller de RMIT University., « Postmodern
Spirituality » [archive], sur sof-in-australia.org (consulté le 30 octobre
2010)
39. ↑ URBAN H. B., « The cult of ecstasy : Tantrism, the new age,
and the spiritual logic of late capitalism » [archive], sur cat.inist.fr
(consulté le 30 octobre 2010)
40. ↑ Gene Edward Veith. Spirituality without Truth in
postmodern times: A Christian Guide to Contemporary Thought and
Culture. Wheaton: Crossway Books, 1994.

Bibliographie

 1987 : Le Sacré et le Profane de Mircea Eliade, Gallimard ;


 1991 : La nostalgie des origines de Mircea Eliade, Gallimard ;
 1996 : Spiritualité contemporaine : défis culturels et théologiques,
de Camil Ménard, Florent Villeneuve, Fides ;
 2002 : Le Fait religieux : Une théorie de la religion ordinaire
d'Albert Piette, Economica ;
 2003 : Les Métamorphoses de Dieu : La Nouvelle spiritualité
occidentale de Frédéric Lenoir, Plon ;
 2003 : Les Formes élémentaires de la vie religieuse d'Émile
Durkheim, PUF ;
 2003 : Sagesse et spiritualité pour les nuls, de Sharon Janis, First ;
 2004 : Le religieux après la religion, de Luc Ferry, Marcel Gauchet,
Grasset, 2004 ;
11

 2005 : Le Feu Sacré : Fonctions du Religieux de Régis Debray,


Gallimard ;
 2007 : L'Homme entre Terre et Ciel : Nature, écologie et
spiritualité de Jean-Marie Pelt, Pierre Rabhi, Nicolas Hulot, Edward
Goldsmith, Jouvence ;
 2009 : L'Esprit de la Lettre : Pour une sémiotique des
représentations du spirituel dans la littérature française des XIX et
XX siècles de Daniel S. Larangé, L'Harmattan