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10/9/2019 Les non-dits du nom.

du nom. Onomastique et documents en terres d'Islam - Esclaves et affranchis trahis par leur nom dans les arts de l’Islam médieval - Presses…

Presses
de l’Ifpo
Les non-dits du nom. Onomastique et documents en terres d'Islam
| Christian Müller, Muriel Roiland-Rouabah

Esclaves et affranchis
trahis par leur nom dans
les arts de l’Islam
1

médieval
Yūsuf Rāġib
p. 247-301

Full text
1 L’esclave ne portait souvent en terre d’Islam au Moyen âge qu’un seul nom
(ism). Choisi par le maître, s’il était né au pays (muwallad)2 ou par le
maquignon, s’il était importé (maǧlūb)3, il ne révèle guère sa condition, sauf
s’il désigne un parfum (‘Anbar, Ṣandal et Kāfūr), une pierre précieuse
(Ǧawhar, Fayrūz et Yāqūt) ou une perle (Lu’lu’)4. Ce nom unique n’était
généralement pas assorti d’une kunya : cet honneur propre aux Arabes5 était
en principe dévolu aux hommes de condition libre que le droit romain appelle
ingénus. Aussi la majorité des maîtres ne devait honorer leurs esclaves de cette
marque verbale de respect dans la société6 qu’à leur affranchissement7  : ainsi
le futur calife al-Mahdī décerna au poète Nuṣayb la kunya d’Abū l-Ḥaǧnā’ en
lui offrant la liberté, sa belle esclave Ǧa‘fara pour épouse, un domaine et deux
mille dirhams8  ; de même, son fils, Hārūn al-Rašīd accorda au chanteur
Muḫāriq la kunya d’Abū l-Muhanna’ pour
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les larmes ainsi que la faveur de sa clientèle et cent mille dirhams on June
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2 Néanmoins, malgré ces restrictions, maints esclaves dont certains avaient


peut-être obtenu la liberté portaient, pour diverses raisons, une kunya, comme
en témoignent nombre de signatures en Orient, dès le temps des Omeyyades10.
Généralement de prestige, elle tenait souvent lieu de nom, notamment à divers
architectes11, bronziers12 et potiers13. Mais parfois elle lui était associée  : elle
pouvait alors le suivre14 comme le précéder15. Bien qu’il revînt au maître seul
de leur conférer cet honneur, la vanité conduisait les impudents à s’en arroger
indûment une. S’ils en étaient jugés indignes, ils étaient publiquement
accablés de reproches et même écrasés de railleries, tel ce pauvre gardien qui
refusait obstinément d’abandonner la noble kunya d’Abū Ḫuzayma pour en
prendre une conforme à sa condition et sa rusticité16.
3 Cette coutume d’Orient ne pénétra toutefois que faiblement en Occident  : si
elle apparaît en Ifrīqiya17, elle ne semble pas avoir gagné l’Andalus où les
esclaves furent apparemment privés de cet honneur verbal, comme l’attestent
d’innombrables signatures recueillies sur le marbre, l’ivoire, la céramique et le
bronze.
4 Enfin, à la différence de l’ingénu, le nom de l’esclave ou la kunya qui le
remplaçait n’était généralement pas accompagné du nom de son père placé
derrière le mot ibn, non seulement pour l’étranger importé, capturé par des
combattants en guerre ou des pirates en mer dont la filiation était couramment
inconnue, mais également pour le natif du pays, fût-il engendré par l’époux de
sa mère : même dans les actes de vente, le notaire passait sous silence son nom
paternel, comme s’il était fils d’un inconnu, mais le rattachait quelquefois par
la naissance à sa mère18. La filiation servile, même légitime, n’étant pas
toujours reconnue, le terme ibn lui était souvent interdit19.
5 Toutefois, certains esclaves nés au pays étaient susceptibles de mentionner le
nom de celui qui leur avait transmis sa servitude en les procréant. Bien que
cette coutume remonte à des temps reculés, elle n’est que tardivement attestée
dans les sources narratives  : le chanteur Muḫāriq (m. en 231/845-846) était
fils d’un boucher de condition servile de Kūfa, Yaḥyā, et peut-être petit-fils de
Nāwūs dont le nom qui signifie caveau passait toutefois pour le sobriquet de
son père20.
6 Cette coutume passa d’Orient en Occident. Ses premiers témoignages
apparaissent en Andalus dès la fondation du califat omeyyade. Dans le salon
de ‘Abd al-Raḥmān al-Nāṣir au palais d’al-Zahrā’, trois signatures gravées en
343/954-955 révèlent quatre marbriers de condition servile dont le nom est
suivi du nom de leur père. Dans la première, Muḥammad b. Sa‘d et deux
artisans sans filiation se qualifient d’« esclaves du commandeur des croyants »
(‘abīd amīr al-mu’minīn)21. Dans la seconde, la même expression désigne deux
autres, Ġālib b. Sa‘d et Sa‘īd b. Fatḥ22. Enfin, dans la dernière, Badr b. Aḥmad
déclare être «  son esclave  » (‘abdihi)23 sans toutefois nommer son maître le
calife.
7 Quelques décennies plus tard, trois inscriptions mentionnent le nom paternel
de deux esclaves désignés sous le terme précis de mamlūk qui remplirent la
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même fonction élevée  : fatā kabīr. Le premier, Zuhayr b. Muḥammad
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al-‘Āmirī, appartenait Close
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qui lui confia la direction de deux précieux ivoires  : un coffret en 395/1004-
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100524 et probablement une pyxide vers la même date25. Le second, Ḫalaf b. al-
Maṭar (  ?) surveilla pour son maître, Hišām al-Mu’ayyad, la sculpture d’une
vasque de marbre apparemment établie dans la cour de la mosquée de
Tolède26. Sa date est toutefois incertaine  : elle pourrait remonter aux cinq
années de son premier règne : 366/976-370/981, aussi bien qu’aux quatre de
son dernier : 400/1010-403/1013.
8 Après la chute des Omeyyades, quelques esclaves continuèrent de mentionner
le nom de leur père après leur nom, comme l’ivoirier de Cuenca, Muḥammad
b. Zayyān : dans la signature d’un coffret achevé en 417/1026, il se qualifie de
‘abd d’un souverain dont le nom a disparu27.
9 Enfin, des esclaves dont le nom paternel suit leur nom sont tardivement
attestés en Orient : à la fin du VIe/XIIe siècle dans la Palestine ayyoubide28, puis
dans l’Empire mamelouk où la coutume devait se répandre parmi les
mamelouks29, si leur père était toutefois connu, comme parmi d’humbles
serviteurs souvent nés et nourris dans le palais d’émirs30.
10 Mais à la sortie de la servitude par manumission ou rachat, l’affranchi gagnait
une identité nouvelle  : il pouvait désormais joindre le nom qui l’avait
longtemps désigné à celui de son bienfaiteur, comme les ingénus à celui de
leur père, par deux termes qui remplaçaient ibn : ‘atīq31 et mawlā32, s’il avait
toutefois obtenu l’insigne honneur de clientèle33. Le maître était, en effet,
susceptible de lui refuser la faveur de ce lien assimilé à la parenté naturelle34 :
ne pouvant être rattaché à sa famille, il perdait le droit d’emprunter son titre,
son surnom honorifique et sa nisba pour former la sienne.
11 Toutefois, certains affranchis généralement importés préféraient dissimuler
leur ancienne condition, plutôt que de la rappeler par le statut pourtant
honorifique de clients  : ils plaçaient alors le nom fictif d’un père musulman,
‘Abd Allāh (serviteur de Dieu) après le leur35, au lieu du nom réel de leur
ancien père qui devait rester, malgré le temps, gravé dans leur mémoire, si
toutefois ils n’avaient été réduits en esclavage dans la première enfance. Cette
filiation inventée à la faveur d’une liberté fraîchement acquise leur permettait
d’occulter une origine servile susceptible d’attiser les avanies et desservir leur
ascension. En outre, elle offrait l’avantage de passer à jamais l’éponge sur le
monde des infidèles. Mais leur ancien nom ne sombrait pas fatalement dans
l’oubli  : le facteur d’astrolabes Busṭūlus/Basṭūlus (altération d’Apostolos)36
conserva le sien après son passage de la servitude à la liberté, malgré la
conversion qui l’avait autorisé à prendre le nom du Prophète qu’il donna peut-
être également à son père qui n’avait jamais dû abjurer le christianisme37, s’il
ne fut toutefois appelé ‘Abd Allāh, comme couramment les pères
d’affranchis38.
12 Cette distinction onomastique entre esclaves et ingénus longtemps vivace en
terre d’Islam s’estompe toutefois au fil du temps, en particulier depuis
l’époque mamelouke : maints hommes de condition libre prirent coutume de
bannir leur filiation de leur signature pour la réduire généralement à leur nom,
quelquefois à leur kunya, comme les fils d’inconnus39.
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13 Aussi dans l’Orient musulman, surtout dans le monde arabe, jusqu’à
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l’avènementBydes Mamelouks, soit e Close
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mais longtemps plus tard en Occident, spécialement en Andalus, à quelques
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exceptions près, pour diverses raisons qui demeurent énigmatiques40, toute


signature qui ne comporte qu’un nom ou une kunya, fût-elle accompagnée
d’un nom, trahit généralement une servitude présente ou passée, même si l’un
ou l’autre est suivi d’une nisba. Cet élément qui rappelle l’origine
géographique de l’esclave ou de l’affranchi, le plus souvent la ville où il avait
longtemps vécu avant de changer d’horizon41, mais quelquefois la province42
ou le pays étranger dont il provenait s’il avait été capturé ou simplement
importé43, sa tribu ou celle de son patron, s’il avait obtenu la faveur de la
clientèle44, son métier45 ou sa religion46, ne peut suppléer sa filiation. Elle
s’avère, en effet, indispensable pour l’identifier, spécialement au sein du palais
ou de l’atelier, où certains noms, comme Aflaḥ, Badr, Faraǧ, Fatḥ, Ḫafīf,
Mubārak, Naṣr, Rašīq, Sa‘āda, Sa‘d et Ṭarīf ou Ẓarīf47, étaient répandus parmi
les hommes privés de leur liberté et ceux qui l’avaient obtenu par
affranchissement ou rachat48.
14 Par dignité et pudeur, l’esclave ne signale que rarement sa servitude dans une
signature. S’il est contraint de s’humilier par une déclaration aussi avilissante,
la langue lui offrait quelques termes. Si l’immense majorité des femmes
devaient pencher pour ǧāriya49, les hommes préféraient ġulām50 pour son
ambiguïté : il désigne, en effet, les enfants, les adolescents et les apprentis, les
serviteurs qui jouissent de la liberté aussi bien que ceux qui l’ont perdu par
naissance dans l’esclavage ou capture à la guerre, fussent-ils courbés sous le
poids du temps, comme s’ils demeuraient jeunes à vie. Bien qu’aussi vague,
son équivalent fatā semble curieusement moins courant51. Enfin, l’humiliant
mamlūk qui fut longtemps donné aux noirs autant qu’aux blancs avant de
dénommer seulement les derniers52 fut apparemment évité53. Quant à ‘abd et
ama, leur cruelle précision les rendait si dégradants que le Prophète adjurait
les maîtres de les bannir pour adopter des mots vagues et doubles  : fatā et
ġulām au masculin, fatāt et ǧāriya au féminin54. En clair, ils devaient dire  :
«  mon serviteur, mon garçon, ma servante, ma fille  », mais jamais «  mon
esclave » pour ne pas lui infliger ce terme de mépris et lui témoigner quelque
respect. Aussi les artisans de condition servile ne se qualifiaient de ‘abd dans
une signature que s’ils en tiraient gloire, comme une poignée de marbriers de
Madīnat al-Zahrā’, Cordoue et Grenade  : leur nom est tantôt suivi de
l’expression «  esclaves du commandeur des croyants  » (‘abīd amīr al-
mu’minīn)55 dont le prestige devait rejaillir sur eux et tantôt des mots «  son
esclave  » (‘abduhi/‘abdihi)56, où le pronom affixe désigne le calife qui n’est
couramment pas nommé. Cette dernière formule est reprise dans la signature
du coffret d’argent de la cathédrale de Gérone «  œuvre de Badr et Ṭarīf ou
Ẓarīf ‘abdihi » peut-être imposée par le maître à l’esclave57. Mais la servilité
conduisait parfois les ingénus à se donner ce terme ambigu qui dénomme
indifféremment esclaves et serviteurs58, comme en témoigne l’inscription
d’une sphère céleste achevée à Valence en 473/1080 ou 478/1085 où Ibrāhīm
b. Sa‘īd al-Sahlī al-Wazzān se qualifie de ‘abd du vizir qui en avait passé
commande59, malgré sa condition libre  : dans la signature d’un astrolabe en
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463/1071, sa filiation remonte à son grand-père, Aṣbaġ60. Une humilité sincère
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ou simulée poussait également Close
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mamlūk qui devint double au fil de temps , couramment dans les requêtes où
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ils déclaraient d’emblée baiser la terre devant le destinataire62, plus rarement


dans les lettres63. Ils nourrissaient le même espoir  : être écoutés, sinon
exaucés. En somme, les esclaves éludaient les termes avilissants  : ‘abd et
mamlūk, alors que les hommes libres se prévalaient de leur ambiguïté pour
gagner la faveur des grands, s’ils ne l’avaient encore acquise.
15 Si l’on examine les signatures des secrétaires dans les papyrus, des architectes
dans les monuments et des artisans sur les objets en Orient jusqu’à
l’avènement des Mamelouks, en Occident plus tardivement jusqu’à la fin du
Moyen âge, aussi bien que les listes d’éminents calligraphes, copistes du Coran
ou facteurs d’astrolabes rassemblées par Ibn al-Nadīm dans divers passages
disséminés du Fihrist, force est de constater que leur nom souvent privé de
filiation trahit un esclave ou un affranchi. Ce fait rarement soupçonné jusqu’à
nos jours64 a fatalement engendré une interprétation erronée des termes
doubles qui les désignent parfois dans les inscriptions et les sources
littéraires  : ainsi ġulām est couramment rendu par apprenti65, disciple66 ou
employé67, alors que la condition servile n’offre l’ombre d’une incertitude. De
même, fatā68 et ‘abd69 sont souvent traduits par serviteur, même si l’absence
de filiation trahit l’esclavage. Le rassemblement de ces signatures disséminées
dans le monde permettra de mettre en lumière le rôle capital de la servitude en
terre d’Islam qui demeure plongé dans l’ombre, malgré le progrès souvent
illusoire de l’histoire de l’Islam.
16 Dès le premier siècle de l’hégire, le travail servile apparaît étroitement lié à
l’écriture. Dans les chancelleries de Palestine et d’Égypte, aussi bien que dans
divers bureaux omeyyades et abbassides, la rédaction et la copie des
documents officiels étaient couramment assurées par des esclaves d’État  : de
quarante-sept signatures relevées dans les papyrus entre 54/674 et 168/784,
quarante (soit près de 86  %) furent tracées par des scribes privés d’une
filiation permettant de les identifier, sept seulement par des ingénus, soit
moins d’un sur six70. En clair, dans les services publics, œuvraient des esclaves
auprès de salariés libres, les uns écrivant l’arabe, les autres le grec dont la
réforme de ‘Abd al-Malik fut loin de provoquer le soudain abandon71.
L’importance de leur nombre suggère que la fonction de secrétaire n’attirait
guère les lettrés arabes de condition servile qui la jugeaient sans doute servile,
si la méfiance du pouvoir ne les en écartait : ils étaient, en effet, susceptibles de
trahir les secrets qui leur étaient confiés72. Mais comme les besoins grandirent
avec le territoire, ces besognes subalternes furent dévolues à des esclaves
acquis dans leur jeune âge et formés par des maîtres. Certains devaient être
recrutés sur les marchés, comme d’autres tirés des batailles lors des conquêtes,
puis réservés au service de l’État. On les confiait alors à des maîtres qui
s’engageaient à les éduquer par des cours particuliers ou collectifs dispensés
dans des écoles spécialisées. Ainsi l’esclavage public se développa par achat ou
capture à la guerre73, suivant une pratique qui remonte à la nuit des temps  :
Athènes recourut jadis à une main d’œuvre servile pour la conservation des
archives74, comme Rome pour les ateliers de copie75. Mais au courant du IIIe/IXe
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siècle, des hommes libres accédèrent aux fonctions jusqu’alors couramment
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remplies par des esclaves publics  : aussi l’écriture Close
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documents officiels fut désormais condamnée à dégénérer en gribouillis, sauf
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dans les chancelleries où des scribes calligraphiaient toujours les actes


majeurs76.
17 Mais si l’État cessa de recruter ces esclaves qualifiés pour les besognes de
bureau, les particuliers continuèrent de les acquérir pour leur usage privé : ils
furent même si longtemps prisés que les maquignons maculaient d’encre les
vêtements et les doigts d’illettrés offerts en vente pour gruger des clients naïfs
qui prenaient ces taches pour des signes extérieurs de la profession de scribe77.
Si certains étaient destinés à servir de secrétaire, d’autres étaient voués à des
tâches ardues qui décourageaient souvent les ingénus  : transcription des
manuscrits78, parfois dans des ateliers spécialisés où les copistes utilisaient des
esclaves de bibliothèques79, rédaction d’ouvrages recueillis des lèvres du
maître, lors de dictées infinies80 et même enseignement de l’écriture, suivant
une coutume qui remonte aux Omeyyades  : Ziyād b. ‘Ubayd Allāh al-Ḥāriṯī
demanda en 105/723-724 au gouverneur de l’Iraq, Ḫālid al-Qasrī, de lui
acheter un esclave pour lui servir de maître et guider sa main à former les
caractères qu’il savait seulement suivre des yeux et identifier. Grâce à son
assiduité à l’étude, il parvint, au bout d’une quinzaine, à rédiger et lire ce qu’il
voulait  : il méritait désormais le gouvernement de Rayy qui lui fut accordé81.
De même, l’eunuque Šuqayr ou Suqayr devint dans une période indéterminée
le maître (mu’addib) de son maître, al-Qāsim b. al-Manṣūr82.
18 Comme dans l’écriture, les asservis jouèrent un rôle prépondérant dans la
calligraphie. Des dix-huit artistes qui marquèrent son aube et dont Ibn al-
Nadīm83 évoque le souvenir, neuf, soit la moitié, sont par leur filiation des
ingénus84. Trois sont spécifiés comme de condition servile par les termes qui
les dénomment : une femme (ǧāriya), Ṯanā’, qui servit de secrétaire (kātiba) à
son maître, Ibn Fayyūmā ou Qayyūmā et deux eunuques (ḫādim), Šuqayr ou
Suqayr et Sulaym, dont l’un appartenait à al-Qāsim b. al-Manṣūr et le second à
Ǧa‘far b. Yaḥyā dont il fut le secrétaire (kātib). Un quatrième, ‘Abd al-Ǧabbār,
devait provenir de Byzance, comme le révèle sa nisba : al-Rūmī. Un cinquième
pourrait également être un esclave  : Quṭba85, le premier calligraphe de la
période omeyyade. Si le nom de son père était connu, Ibn al-Nadīm, le seul à
l’évoquer, n’aurait pas manqué de le mentionner. Quant aux quatre derniers,
Yūsuf le secrétaire (al-kātib) dit Laqwa al-Šāṭir ou al-Šā‘ir, al-Ša‘rānī, al-Abraš
et Aḥmad al-Kalbī secrétaire d’al-Ma’mūn, leur appellation est trop vague pour
déterminer leur condition. Enfin, dans la liste des copistes du Coran (kuttāb
al-maṣāḥif) dressée par Ibn al-Nadīm, l’absence de filiation de nombre d’entre
eux semble également trahir la servitude  : les uns ne sont, en effet, désignés
que sous sous une kunya, tels Abū ‘Aqīl ou ‘Uqayl, Abū l-Faraǧ, Abū Ḥudayy
ou Ǧudayy et Abū Ḥumayra ou Ḫamīra, et les autres sous un nom suivi d’une
nisba indiquant leur ville d’origine, comme Ḫašnām al-Baṣrī et Mahdī al-Kūfī
qui vécurent sous le califat de Hārūn al-Rašīd et Šarāšīr al-Miṣrī que l’auteur
du Fihrist avait eu l’occasion de voir.
19 Dans l’art de l’écriture, les esclaves durent longtemps œuvrer dans l’ombre,
notamment dans la transcription du Livre saint, même s’il est impossible de le
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prouver : les Corans restèrent des siècles durant anonymes, par l’humilité et la
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piété des copistes qui s’abstenaient Close
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d’offenser. Cependant, quelques maîtres d’origine servile devaient tardivement


gagner un immense renom, comme les deux fameux Yāqūt  : le premier, al-
Malikī al-Mawṣilī (m. en 618/1221-1222), fut la propriété du sultan salǧūkide,
Malikšāh86  ; et le second, al-Musta‘ṣimī (m. en 698/1298-1299), avait
longtemps appartenu au dernier calife abbasside de Bagdad87. Tous deux
sortirent finalement de l’esclavage : par leur talent et leur zèle, ils méritèrent la
faveur de la liberté, s’ils ne l’avaient rachetée par le fruit de leur art.
20 Comme l’écriture tracée en un seul temps sur support souple, l’élaboration des
inscriptions en plusieurs temps par trois stades graphiques (préparation faite
sur la pierre, dessin des lettres et des ornements, puis gravure au ciseau),
semble avoir été longtemps jugée indigne des ingénus. Aussi les lapicides
furent en majorité de condition servile, d’Orient en Occident. Mais comme
cette activité épisodique ne permettait guère de nourrir son homme, la
majorité d’entre eux ne devait travailler que par intermittence au gré des
commandes  : ils exerçaient d’ordinaire un métier manuel qu’une poignée a
pris soin d’indiquer. Ainsi un lapicide de Séville était marbrier (raḫḫām)88, un
deuxième du Turkestan graveur (naqqāš)89, un troisième de Palestine forgeron
(ḥaddād)90, un quatrième du même pays menuisier (naǧǧār)91 et deux
constructeurs ou maçons que l’on désignait indifféremment sous les mêmes
termes : le premier se qualifie à Cordoue de bannā’92 et le second à Palmyre de
mi‘mār93. Enfin, le septième fut un intellectuel : ce maître d’école (mu’addib)
de condition servile qui grava une stèle de Monastir94.
21 Le premier esclave lapicide apparaît en Égypte dès le temps des Omeyyades
dans une inscription dont seule une transcription tardive a survécu95. Écrite en
69/688 par un certain ‘Abd al-Raḥmān privé de filiation et, partant, d’identité,
elle commémorait la fondation d’un pont sur le canal reliant la capitale à la
mer Rouge, sur ordre du gouverneur ‘Abd al-‘Azīz b. Marwān. Le métier resta,
des siècles durant, essentiellement servile dans la vallée du Nil, comme en
témoigne la majorité des épitaphes signées du Caire et d’Assouan que le hasard
a sauvé de la disparition. Des six lapicides qui incisèrent leur nom dans la
pierre, deux sont des ingénus96 et quatre des esclaves. Le premier, Masrūr,
grava une stèle dépourvue de date que l’écriture permet d’attribuer à la fin du
e e 97
II /VIII siècle . Du second, le fameux Mubārak al-Makkī qui devait provenir de
la ville sainte98, subsistent quatre épitaphes s’échelonnant de 243/857 à
246/86199, où il a préféré omettre son nom dans deux pour n’y graver que sa
nisba. Il devait non seulement écrire les inscriptions, autrement dit, en tracer
les lettres et peut-être même en rédiger le texte, comme l’atteste le verbe
kataba qu’il emploie dans deux stèles, mais également les inciser et en sculpter
le décor  : dans deux signatures, il utilise, en effet, le mot ‘amal qui devait
englober l’ensemble du travail100. Le troisième, Ḥusayn, grava son nom au haut
de son œuvre (‘amal)  : une épitaphe du Ve/Xe siècle101. Enfin, le dernier,
Sulaymān, signa la colonne funéraire dressée sur la tombe d’al-Faḫr al-Fārisī
(m. en 622/1225)102.
22 Comme en Égypte, le métier de lapicide semble avoir été couramment exercé
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signatures qui ont traversé le temps, sept sculptées du usee e e e
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qui travaillèrent en Perse, l’un est un ingénu103, mais l’autre apparemment un


esclave  : dans une stèle de grès rédigée en 537/1142-1143, il dit être le fatā
d’Abū ‘Alī lui-même fatā d’Ibn ‘Alī Tabrīzī104. Comme son nom partiellement
effacé et la kunya de son maître sont privés de filiation, le terme devait
désigner un artisan de condition servile plutôt qu’un apprenti. En somme, il
serait l’esclave d’un esclave, suivant la coutume immémoriale qui autorisait les
hommes privés de leur liberté de posséder des serviteurs de même condition
dont ils pouvaient disposer librement et recueillir les fruits de leur travail105. Le
troisième devait résider au Turkestan  : Burhān qui écrivit en 608/1212 une
épitaphe106. Le quatrième provenait de Qayṣariyya  : Naǧm al-dīn Yuwāš al-
Qayṣarīwī qui sculpta en 612/1215 deux inscriptions de Sinope107. Des sept
pierres signées de Syrie, quatre furent rédigées par des ingénus108, les trois
autres par des esclaves  : une stèle de Buṣrā par Muḥammad en 561/1165-
1166109, un texte de construction de Palmyre en 635/1237-1238 par ‘Umar
l’architecte (al-mi‘mār)110 et une inscription du château de Bāniyās gravée en
674/1275 sur le dessin (bi-rasm) de Yūsuf111. Enfin, de trois lapicides dont la
signature fut relevée sur des stèles à Dahlak, deux étaient de condition libre112
et le troisième Muḥammad, de condition servile113. Mais ils habitaient peut-
être La Mekke où l’archipel lointain commandait parfois les pierres funéraires.
23 Au rebours du restant de l’Orient, le métier de lapicide fut essentiellement
exercé par des ingénus dans le Hedjaz. On ne rencontre, en effet, aucun esclave
parmi les huit dont la signature a traversé le temps, même dans les deux
premiers siècles où le métier n’était pourtant qu’à son aube  : l’inscription du
barrage édifié en 58/677-678 près de Ṭā’if par Mu‘āwiya fut rédigée par ‘Amr
b. Ǧanāb114 et le texte de fondation du barrage du Wādī Rānawnā’ dans la
région de Médine par Bašīr b. Muslim b. Bašīr vers la fin du premier siècle ou
le début du second115  ; de même, l’inscription du lieu appelé maǧlis
apparemment destiné au repos des voyageurs, notamment pèlerins et
marchands, dans l’oasis d’al-‘Uwayna à l’est de Médine, fut sculptée dans la
roche par ‘Abd al-Ḥamīd b. ‘Uṯmān sans doute à la fin du deuxième siècle ou à
l’orée du suivant116. Maints hommes de condition libre continuèrent à
pratiquer ce métier apparemment considéré dans ce coin du monde,
notamment les cinq membres d’une famille mekkoise dont le vaste renom leur
attirait des commandes lointaines d’Aden et même des îles perdues de la mer
Rouge, Dahlak. Bien que la signature de deux d’entre eux se réduit à leur
nom117, ils ne semblent pas des esclaves : leur filiation remonte parfois à leur
ancêtre, Abū Ḥaramī Barakāt. Du premier, son petit-fils qui devait être l’aîné,
Muḥammad b. Abū Barakāt, deux stèles ont survécu, l’une gravée en
542/1148118, l’autre en 563/1168119. De son neveu, Muḥammad b. Barakāt,
subsistent cinq pierres funéraires qui s’échelonnent de 577/1181 à 604/1207-
1208120, dont deux sculptées avec son oncle paternel, ‘Abd al-Raḥmān b. Abū
Ḥaramī121. De sa production certainement considérable, douze œuvres
seulement ont échappé à la ruine, dont la première remonte à 588/1192 et la
dernière à 629/1232  : trois textes de construction à La Mekke122 et neuf
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épitaphes dont deux achevées avec son neveu et sept exhumées dans l’archipel
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lointain de ByDahlak 123
. Enfin, sesthis
deux fils, you
Yaḥyā 124
et Aḥmad 125
, semblent les Close
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derniers à pratiquer le métier de famille, comme le révèlent deux pierres
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funéraires qui ont traversé le temps : l’une porte le nom du premier et l’autre
celui du second.
24 Comme en Orient, les lapicides d’Occident furent souvent de condition servile.
En Ifrīqiya, de quatre stèles signées revenues à la lumière du jour, une seule
fut incisée en 467/1073 par un ingénu126, les trois autres par des artisans de
condition servile  : ‘Atīq l’instituteur (mu’addib) dont le nom figure sur une
pierre datée de 497/1104 découverte à Monastir127, ‘Uṯmān qui fit en 530/1135
une épitaphe de Tunis128 et le maître (mu‘allim) Sa‘d qui grava en 655/1257 le
décor (bi-zīnat) d’une stèle tirée du cimetière d’al-Gurǧānī129. Enfin, en
Andalus, des sept pierres signées, quatre furent rédigées par des hommes de
condition libre130 et trois par des artisans de condition servile : deux épitaphes
de Cordoue, dont l’une est l’œuvre d’Aḥmad l’architecte (al-bannā’) en
436/1044131, l’autre une sculpture (naqš) d’al-‘Ayyād en 496/1103132 et une
inscription d’Alméria incisée par al-Mufaḍḍal (510/1116)133.
25 Encore plus que les lapicides, les marbriers qui se désignent parfois dans les
inscriptions sous les mêmes termes que ces derniers, le plus souvent
naqqāš134, mais quelquefois raḫḫām135, furent couramment de condition
servile, comme en témoigne le nombre considérable de signatures qui ont
échappé aux ravages du temps. La quasi-totalité provient de l’Andalus, où le
travail du marbre fut apparemment regardé comme une tâche non seulement
ingrate, mais déconsidérée. Aussi pour pallier la pénurie de main-d’œuvre
qualifiée, les ateliers, en particulier ceux du commandeur des croyants, avaient
coutume de former des esclaves dans ce métier pénible et rebutant qui
n’attirait guère les ingénus afin d’en tirer profit pour la décoration des
monuments, notamment mosquées et palais.
26 Les plus anciens témoignages de ces marbriers de condition servile
apparaissent à Madīnat al-Zahrā’. Dans le palais couramment désigné sous le
nom de la ville136, les fouilles ont graduellement ramené au jour quinze
signatures dont la majorité (treize) sont disséminées dans la somptueuse salle
identifiée de nos jours avec le «  salon oriental  » (al-maǧlis al-šarqī)137 que
certaines sources narratives désignent également sous le terme de «  lieu de
réunion  » (al-ma’nas)138, les deux restants dans le bain voisin. Lors du
chantier qui s’étendit sur près de quatre ans (342/953-345/957), comme le
révèlent les dates relevées dans les inscriptions, plusieurs artisans gravèrent
leur nom dans le marbre en divers endroits : chapiteau, base, pilastre, linteau
ou bandeau de plaque décorative.
27 Le travail étant généralement solitaire, l’immense majorité des signatures
(neuf, soit presque deux sur trois) ne comportent qu’un nom. Les six autres
sont collectives  : elles en renferment tantôt deux et tantôt trois réunis par la
conjonction wa (et). Comme cinq marbriers apparaissent deux ou trois fois139,
leur nombre s’élève seulement à quinze. Mais il devait être nettement
supérieur : d’abord, plusieurs n’étaient jamais confiés au marbre, comme ceux
des illettrés incapables d’en tracer les lettres ; puis, maints autres sont perdus,
effacés par le temps140 ou emportés avec leur support vers un monument ou
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une collection tantôt proche et tantôt lointaine, où leur provenance est tombée
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dans l’oubli,Bysicontinuing
elle a jamais été connue. Close
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28 Ces signatures revêtent une forme immuable  : elles ouvrent toujours par le
terme ‘amal (œuvre) qui introduit le nom du ou des marbriers. Quatre ou cinq,
soit près du tiers, avaient coutume de se livrer seuls à leur tâche pénible et
soutenue : Badr b. Aḥmad141,
Muẓaffar142, Sa‘d143, Sa‘d al-kabīr144 et peut-être celui dont le nom perdu est
suivi du terme al-naqqāš145. Cinq abandonnaient parfois le labeur solitaire
pour sculpter à plusieurs mains le même élément  : l’union de leurs forces
permettait non seulement d’en abréger la durée, mais d’alléger leur peine. La
majorité préférait apparemment former des équipes éphémères de trois. Les
signatures en révèlent quatre  : Fatḥ, Aflaḥ et Ṭarīf ou Ẓarīf146, Ġālib b. Sa‘d,
Sa‘īd b. Fatḥ et Ṭarīf ou Ẓarīf147, Muḥammad b. Sa‘d, Sa‘īd al-aḥmar et Rašīq148,
enfin, Badr, Naṣr et un troisième dont le nom a disparu149. Mais deux groupes
étaient réduits au minimum où besognait le même marbrier, Aflaḥ  : dans le
premier, il s’échina aux côtés de Badr et dans le second, il s’épuisa près d’un
esclave au nom incertain150. Enfin, six ou sept ne sculptaient apparemment
jamais le marbre dans la solitude, comme si leur vocation était de seconder un
ou deux marbriers : Ġālib b. Sa‘d, Muḥammad b. Sa‘d, Rašīq, Rizq ( ?), Sa‘īd
al-Aḥmar, Sa‘īd b. Fatḥ151 et peut-être un dernier dont le nom a disparu. Enfin,
aucun groupe de quatre n’apparaît dans les signatures du palais comme, au
reste, dans aucun monument en Andalus, malgré les gains de temps et les
allègements de peine que ces associations provisoires permettaient d’obtenir,
spécialement pour les travaux de longue haleine qui réclamaient, de surcroît,
une grande vigueur physique : les équipes ne dépassaient jamais trois.
29 Des quinze noms relevés dans les signatures qui devaient désigner quinze
marbriers différents, l’immense majorité (onze, soit presque quatre sur cinq)
sont privés de filiation, comme les fils d’inconnus  : Aflaḥ152, Badr153, Fatḥ154,
Muẓaffar155, Naṣr156, Rašīq157, Rizq ( ?)158, Sa‘d l’aîné (al-kabīr)159, Sa‘d160, Sa‘īd
al-aḥmar161 et Ṭarīf162 ou Ẓarīf. Les quatre autres sont suivis du nom paternel :
Badr b. Aḥmad163, Sa‘īd b. Fatḥ, Ġālib b. Sa‘d164 et Muḥammad b. Sa‘d165. Ces
deux derniers pourraient être frères, mais l’absence du nom du grand-père ne
permet de l’assurer.
30 La totalité de ces esclaves du marbre, non seulement les onze dépourvus de
filiation, mais également les quatre qui en sont dotés comme les ingénus,
devaient appartenir à ‘Abd al-Raḥmān al-Nāṣir. Leur servitude est, en effet,
soulignée dans nombre de signatures après leur nom, tantôt par une longue
expression : « esclaves du commandeur des croyants les graveurs » (‘abīd amīr
al-mu’minīn al-naqqāšīn)166, tantôt par une brève formule  : ‘abdihi167. Le
pronom affixe qui rend le possessif devait désigner le calife, même si son nom
ne précède qu’une fois celui du marbrier168.
31 Ces noms éparpillés dans le palais ne pouvaient désigner qu’un seul artisan :
afin d’écarter toute confusion entre ces esclaves sans filiation, on se gardait de
donner le même vocable à plus d’un dans l’atelier ; et si, par mégarde, deux ou
peut-être trois avaient reçu le même, ils étaient distingués par une épithète  :
ainsi le premier Sa‘d fut dénommé al-kabīr afin de ne pas être pris pour son
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cadet appelé seulement Sa‘d, mais qui pouvait être parfois baptisé al-ṣaġīr169 ;
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de même, By Sa‘īd avait todûbrowse
recevoir le terme d’al-aḥmar qui désignait les Close
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blancs170 pour le différencier d’un homonyme de race noire surnommé al-


aswad dont aucune signature n’a résisté aux ravages du temps.
32 Outre ces signatures exhumées dans le palais, d’autres revenues au jour dans
des lieux inconnus de la ville révèlent quatre marbriers de condition servile.
Trois figurent sur des chapiteaux. Le premier attribué par le style au long
règne de ‘Abd al-Raḥmān al-Nāṣir qui dura une cinquantaine d’années
(300/912-350/961) est l’œuvre de Fatḥ le « graveur » (al-naqqāš)171. Les deux
autres furent achevés sous le califat d’al-Ḥakam al-Mustanṣir172 en 362/972-
973par un second Fatḥ qui devait être l’un de ses esclaves, comme le révèlent
les mots ‘abdihi qui suivent son nom. Pour le distinguer de ses homonymes
nés au pays ou importés qui suaient près de lui dans l’atelier, il fut surnommé
«  le captif  » (al-asīr)173. En somme, il devait provenir d’une capture par des
pirates en mer ou des guerriers en terre. Enfin, la quatrième signature fut
gravée par Rašīq dans une plaque décorative dont la date demeure inconnue174.
33 Ces marbriers de condition servile apparaissent ensuite dans les
agrandissements entrepris dans la mosquée de Cordoue par deux califes : al-
Ḥakam al-Mustanṣir de 350/961 à 366/976, puis al-Manṣūr jusqu’en
392/1002. Plusieurs étaient apparemment si fiers de leur œuvre qu’ils y ont
gravé leur signature175 sans doute dans l’atelier même plutôt que dans les
carrières de la région ou le monument176  : nom pour les lettrés, mais simple
marque d’identité pour les illettrés.
34 Les sept cent signes lapidaires177 patiemment recueillis au fil du temps,
spécialement depuis la fin du siècle dernier, comportent une trentaine de
noms. Les premiers relevés se montrent en évidence, comme ceux qui sont
gravés dans un cadre au milieu d’une arcade, dans l’abaque d’un chapiteau, la
base et le fût d’une colonne où ils sont parfois répétés178. Les autres ne furent
que tardivement découverts : maints d’entre eux se dissimulent, en effet, dans
un recoin où noyés dans la pénombre et parfois même invisibles, ils ont
longtemps échappé aux regards comme aux investigations qui furent menées
par moments au fil du temps179.
35 Les signatures ne renferment le plus souvent que le nom du ou des marbriers.
Mais quelquefois, il est précédé du terme explicite  : ‘amal (œuvre)180,
exceptionnellement d’un substantif aussi révélateur bien que rarement usité
pour exprimer effort et labeur  : kadd (travail)181. L’immense majorité de ces
artisans s’attelaient seuls à la totalité de l’élément signé, malgré le temps infini
qu’il devait dévorer  : du chapiteau à la base en passant par le fût, des
ornements aux inscriptions dont des lettrés avaient dû au préalable en rédiger
le texte et peut-être même en tracer les lettres. Mais parfois le travail était
divisé et réparti entre deux esclaves qui ont gravé leur nom côte à côte sans
toutefois préciser la tâche accomplie par chacun  : ainsi Naṣr qui sculptait
fréquemment les colonnes et parfois les chapiteaux, les cimaises et surtout les
bases sans solliciter la moindre aide182 fut pour trois fûts tour à tour secondé
par Mubārak183, Muḥammad184 et Badr185 ; de même, Fatḥ quittait quelquefois
le travail solitaire qui porte toujours son nom186 pour travailler brièvement
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avec trois artisans : Durrī187 et Bāšir188 pour des éléments de colonne, Ṭarīf ou
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Ẓarīf189 pourBylecontinuing
miḥrāb,tocomme Aflaḥ qui trimait d’ordinaire seul fut assisté Close
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par Rizq pour une cimaise191 et par Durrī pour trois autres et peut-être même
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une quatrième où la fin de son nom est toutefois perdue192. À son tour, Durrī
qui sculptait généralement sans assistance chapiteaux, cimaises et fûts193 peina
deux fois avec un illettré dont la signature se réduit à un signe anonyme
>o<194. Même Mas‘ūd qui avait coutume de graver le marbre de ses seules
mains, comme l’atteste une cinquantaine de signatures195, recourut
exceptionnellement à celles de Muḥammad pour achever un fût196. Enfin,
aucune équipe de trois n’apparaît, comme dans le palais d’al-Zahrā’, dans les
innombrables marques d’identité relevées jusqu’à ce jour.
36 Des trente noms recueillis, l’immense majorité (vingt-six) sont privés du nom
de leur père, comme s’ils n’en avaient jamais eu  : ‘Abd (  ?), Aflaḥ, Aflaḥ al-
Farrā’197, ‘Āmir, Badr, Bāšir, Bišr, Bušrā, Durrī, Faraǧ, Fatḥ, Ḥakam, Ḫalaf,
Ḫiyra198, Kāh ( ?), Mas‘ūd, Maysūr, Mubārak, Muḥammad, Qāsim, Rašīq, Rizq,
Sa‘āda199, Ṣārh ( ?), Ṭarīf ou Ẓarīf et Yaḥyā200. Malgré la servitude manifeste de
tous ces marbriers, seuls deux, Badr201 et Naṣr202, la reconnaissent par
l’expression ‘abduhu/‘abdihi, sans toutefois nommer leur maître qui devait
être le calife régnant al-Ḥakam al-Mustanṣir. Mais deux autres avaient peut-
être obtenu la faveur de la clientèle, bien qu’ils aient négligé de signaler leur
rattachement à la famille de leur patron, le commandeur des croyants, comme
le suggère la nisba d’al-‘Āmirī : Aflaḥ203 et Ḫalaf204. Enfin, les quatre derniers
ont précisé leur filiation  : Badr dont le nom paternel est maintenant
partiellement effacé, si bien que sa restitution est incertaine  : Aḥmad ou al-
Ḥayyān205 et Mubārak b. Hišām206. Quant aux deux autres, ils ont
curieusement oublié d’indiquer leur nom pour se désigner, suivant la coutume
des ingénus, comme fils de leur père  : Ibn Badr207 et Ibn Naṣr208. Mais la
filiation ne prouve guère en Andalus une condition libre : aussi pouvaient-ils
être des esclaves nés au pays.
37 Toutefois, le nombre de marbriers devait dépasser le nombre de noms. En
premier, plusieurs sont perdus, les uns effacés ou détruits au cours des siècles,
les autres déplacés avec leur support, le plus souvent chapiteau, vers une
destination parfois lointaine, où le souvenir de leur origine tomba dans l’oubli.
Ensuite, la signature des illettrés était dépourvue de nom  : elle se réduisait
souvent à un signe lapidaire qui ne semble pas toutefois leur être propre et
correspondait probablement à une marque d’atelier. Plusieurs reviennent
souvent, comme les figures géométriques, les étoiles à cinq ou six branches, les
croix, les cercles, les lettres latines209 ou encore la « liaison OS » qui apparaît
également dans les monnaies de cuivre (fulūs) de l’Andalus et dont quinze
modèles sont disséminés dans le monument  : onze dans l’extension d’al-
Ḥakam al-Mustanṣir et quatre dans celle d’al-Mansūr210. Enfin, comme les
travaux se prolongèrent pendant près de quarante ans, certains noms que l’on
retrouve en maints endroits devaient désigner deux ou plusieurs artisans,
même si pour éviter les confusions entre les esclaves ou les affranchis que leur
absence de filiation ne permettait de distinguer dans l’atelier, chaque nom
n’était en principe donné qu’à un seul artisan. Ainsi Aflaḥ dont la signature a
été relevée dans l’addition d’al-Ḥakam al-Mustanṣir n’est probablement pas
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Aflaḥ ou Aflaḥ al-Farrā’ dont les noms apparaissent dans l’agrandissement
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d’al-Manṣūr  Close
By: continuing
plus de toquatre
browse décennies séparent
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adjonction de la fin de la seconde . Or, la durée d’activité et l’espérance de vie
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des manuels devaient être relativement brèves. De même, Fatḥ désigne


plusieurs marbriers spécialisés chacun dans un élément déterminé (chapiteau
ou fût), comme le suggèrent les différences de l’écriture de leur signature. Mais
leur nombre demeure incertain : au minimum quatre, au maximum six212. En
clair, les marbriers de condition servile ne devaient pas être trente, mais friser
et peut-être même dépasser la quarantaine pour les lettrés, outre les illettrés
impossibles à dénombrer.
38 De ces tailleurs de marbre, une poignée avait déjà dû déployer sa virtuosité
dans le palais d’al-Zahrā’ une douzaine d’années plus tôt : certainement Badr
b. Aḥmad, si toutefois le nom de son père n’était pas al-Ḥayyān en partie
perdu213  ; et probablement trois autres dont la signature figure dans
l’adjonction d’al-Ḥakam al-Mustanṣir  : Aflaḥ214, Badr215 et Rašīq216, bien que
leur absence de filiation ne permet de l’assurer. Par contre, Naṣr dont le nom
apparaît dans l’ajout tardif d’al-Manṣūr doit être distingué de son homonyme
du salon oriental du palais d’al-Zahrā’ : plus d’un demi-siècle sépare le début
du premier chantier en 342/952 de la fin du second en 392/1002217.
39 Ces esclaves du marbre n’embellirent pas seulement la mosquée de Cordoue,
mais également d’autres monuments de la ville, comme en témoignent seize
éléments déracinés de provenance inconnue. Le plus ancien semble un
chapiteau «  œuvre (‘amal) de Fatḥ le marbrier (al-raḫḫām)218  ». Bien que
dépourvu de date, le nom du calife ‘Abd al-Raḥmān al-Nāṣir qu’on y lit permet
de le situer entre 317/929 où il prit le titre de commandeur des croyants que
ses ancêtres portaient jadis à Damas et 350/961 où il rendit le dernier soupir.
40 Les deux éléments suivants pourraient remonter au règne du même calife
aussi bien qu’à celui de son successeur al-Ḥakam al-Mustanṣir décédé en
366/976. Le premier est un chapiteau présenté dans la signature de la cimaise
comme « œuvre (‘amal) de Ṭarīf ou Ẓarīf », probablement le marbrier qui avait
précédemment décoré le palais d’al-Zahrā’, suivi des mots «  son esclave  »
(‘abdihi)219 ; autrement dit, de l’un des deux califes, comme le suggère le style.
Le second est une base de colonne, «  œuvre (‘amal) de Fatḥ en l’année
350/961  », au cours de laquelle ‘Abd al-Raḥmān al-Nāṣir quitta la vie et al-
Ḥakam al-Mustanṣir monta sur le trône220.
41 Puis cinq chapiteaux furent sculptés sous le califat d’al-Ḥakam al-Mustanṣir :
trois assurément par la date et les trois autres seulement par le style. Le plus
ancien est l’œuvre (‘amal) de Ǧarīr « son esclave » (‘abdihi), comme le révèle
la signature. Il doit provenir d’un monument disparu que ce calife avait dû
bâtir en 353/964-965 dont le texte de fondation a survécu221. Le deuxième fut
apparemment achevé par Fatḥ en 363/974-975 comme la mosquée évoquée
dans l’inscription222  ; enfin, le troisième fut gravé par Futūḥ le sculpteur (al-
naqqāš) en 366/976-977, soit l’année même de la mort du calife223. Quant aux
trois autres, ils sont dépourvus de date : deux portent la signature de Fatḥ qui
semble le marbrier dont le nom se lit dans le chapiteau daté de 363/974-
975224  ; et le troisième est l’«  œuvre de Sa‘d pour l’oratoire de son maître  »
(‘amal Sa‘d li-masǧid sayyidihi)225, certainement le calife dont il a négligé
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Des cinq chapiteaux que le stylethis
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42 By continuing to browse youont permis
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d’al-Manṣūr (366/976-392/1002), nul ne porte de date. Des signatures qui y
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furent recueillies, quatre sont individuelles  : Ḫiyra226, Mubārak227, Naṣr228 et


Sa‘āda al-‘Āmirī229  ; et la cinquième collective  : elle renferme le nom de trois
marbriers qui s’épuisèrent à six mains pour l’achever  : Bāšir, Faraǧ et
Mubārak230.
43 Enfin, un dernier chapiteau remonte vaguement au IVe/Xe siècle, aucun élément
ne permettant d’en préciser la date. Il porte la signature d’Aḥmad b. Fatḥ qui,
malgré sa filiation, était esclave d’un calife inconnu, comme le révèle la
formule ‘abdihi231.
44 Les esclaves du marbre travaillèrent également dans d’autres villes,
notamment Grenade. Deux gravèrent leur nom dans des chapiteaux qui
semblent dater du califat d’al-Ḥakam al-Mustanṣir. Mais celui du premier est
maintenant perdu. Sur son œuvre sans doute sculptée en 353/964-965, deux
termes subsistent seulement  : «  marbrier  » (raḫḫām) et «  son esclave  »
(‘abdihi)232. Le second, Naṣr, signa un chapiteau du bain d’Abaicín bâti vers
361/971-972233. Enfin, le troisième, Nafīs, Nufays ou Nuqayš le marbrier
(raḫḫām), sculpta sa signature sur le couvercle d’un aquamanile commandé
par le chef Abū Ǧa‘far vers l’an 400/1010, soit sous le règne de Hišām al-
Mu’ayyad234.
45 Après la disparition des Omeyyades, les esclaves durent continuer à scier,
tailler et polir le marbre des siècles durant, même si leur présence n’est que
tardivement attestée sous les Naṣrides dans l’Alcazar de Séville par quatre
noms incisés vers 765/1364 dont trois sont incertains : Fayd, Find ou Qand sur
un chapiteau de la Salle des Ambassadeurs235, Mazr (  ?), Mutabarrak (  ?) et
Ḫayr dans des cartouches dans le Salon del Principe236.
46 Dans le restant du monde musulman, les sculpteurs de pierre n’avaient pas
coutume de signer leurs œuvres  : aussi leur condition demeure inconnue.
Toutefois, la claire-voie en granit du mausolée de Sayf b. Ḏī Yazan au Caire
porte le nom d’un esclave, Murhiǧ qui la sculpta en 610/1213237.
47 Comme la gravure du marbre et de la pierre, celle de l’ivoire fut apparemment
un métier servile, même si l’immense majorité des objets (en gros 130 sur 141)
sont anonymes. Des onze signatures recueillies, dix, peut-être même onze, soit
la totalité, semblent trahir des esclaves ou des affranchis. Un seul travaillait
dans une région incertaine d’Orient, probablement le nord de l’Inde, comme le
suggère le style de son œuvre  : l’éléphant provenant d’un échiquier jadis
conservé à Saint-Denis qui longtemps passa pour un présent de Hārūn al-
Rašīd à Charlemagne et dont la date indécise remonte, pour certains, au IIIe/IXe
siècle, mais pour d’autres à l’un des six siècles suivants238. La signature gravée
au bas du pachyderme révèle seulement que l’ivoirier, Yūsuf al-Bāhilī, était de
souche arabe, si sa tribu n’était celle du patron qui lui avait accordé la faveur
de la liberté et de la clientèle.
48 Les onze autres habitaient l’Occident. Mais l’un venait du fond de l’Orient  :
Aḥmad ou Muḥammad (la perte de son initiale a rendu son nom incertain)
avait quitté la province lointaine du Ḫurāsān que sa nisba continua de
rappeler, pour s’établir dans la résidence fatimide d’al-Manṣūriyya en Ifrīqiya,
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où un coffret lui fut commandé par al-Mu‘izz, comme le révèle l’inscription de
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la plaque239.ByBien que privée de date, l’œuvre Close
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l’avènement du calife en 341/953 et son départ définitif pour Le Caire en
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361/972. Mais le bijou ne fut pas emporté dans la nouvelle capitale d’Empire
fraîchement fondée : il changea de continent et gagna la péninsule Ibérique où
des fouilles l’auraient déterré dans le monastère de San Zoilo de Carrión de los
Condes (Palencia)240.
49 Le restant des ivoiriers résidaient en Andalus, dont sept à Madīnat al-Zahrā’.
Le premier, Ḫalaf, sculpta deux coffrets en 355/966241 et une pyxide à une date
sans doute proche qu’il négligea de préciser242. Le deuxième, Faraǧ, exécuta en
395/1004-1005 pour le chambellan ‘Abd al-Malik b. al-Manṣūr, le merveilleux
coffret provenant du monastère de Leire, comme le révèle la signature
collective  : «  œuvre de Faraǧ avec ses élèves  » (‘amal Faraǧ ma‘a
talāmiḏatihi)243. Ces apprentis au nombre de cinq ont gravé leur nom en
différents endroits, parfois si discrètement qu’ils ne furent que tardivement
découverts244. Quatre sont introduits par le terme ‘amal : Ḫayr, Sa‘āda, Miṣbāḥ
et Rašīd ou Rušayd245. Mais le cinquième, ‘Āmir, en est privé : aussi son nom
passa longtemps pour une allusion à la famille d’al-Manṣūr246 avant d’être tenu
pour une signature247. Apparemment, l’ouvrage sort d’un atelier d’esclaves, du
maître aux disciples.
50 Enfin, les deux derniers ivoiriers travaillèrent à Cuenca sous le règne des « rois
des partis  » (los Reyes de Taifas). Le premier, Muḥammad b. Zayyān est,
malgré sa filiation, de condition servile, comme le révèlent les mots  : «  son
esclave  » (‘abdihi)248 qui suivent son nom avant la fin de l’inscription d’un
coffret achevé en 417/1026. Mais le nom de son maître qui le précédait est
maintenant perdu  : aussi passa-t-il tantôt pour le souverain de Tolède, Abū
Bakr Ya‘īš b. Muḥammad b. Ya‘īš al-Asadī249, tantôt pour le seigneur de
Šantabariyya (Santaver), ‘Abd al-Raḥmān b. Ḏū  l-Nūn, qui englobait alors
Cuenca dans ses provinces250 et finalement pour Ismā‘īl, le fils de ce dernier,
qui régna à Tolède jusqu’en 435/1043251. Enfin, le second ivoirier, ‘Abd al-
Raḥmān b. Zayyān, fit un coffret en 441/1049-1050 sur ordre d’un arrière
petit-fils de Ḏū  l-nūn, le chambellan Ḥusām al-dawla Abū Muḥammad
Ismā‘īl252. Toutefois, sa servitude est incertaine  : s’il était le frère cadet de
Muḥammad253, il devait partager la condition ; sinon, il serait un ingénu.
51 À l’instar de la gravure du marbre, de la pierre et de l’ivoire, les arts de la
céramique semblent avoir été souvent exercés par des esclaves d’Orient en
Occident dans les sept premiers siècles de l’Islam, comme en témoignent
d’innombrables signatures de potiers dépourvus de filiation.
52 Des habitants de l’Asie, sept seulement travaillèrent certainement en
Mésopotamie qui longtemps dépassa l’Iraq présent pour déborder notamment
sur la Syrie. Mais seul le premier dans le temps a pris soin de préciser son
nom, sa religion et même le lieu de son atelier sur un récipient (vase ou broc)
en terre cuite254 qui, sans la précieuse indication, aurait probablement passé
pour une production de Raqqa dont les céramiques sont réputées par leur
qualité  : les fouilles l’ont, en effet, retiré des ruines d’un palais de sa
«  compagne  », la cité voisine, al-Rāfiqa. Suivant les termes de l’inscription,
l’œuvre fut faite par Ibrāhīm le chrétien (al-naṣrānī) dans la ville d’al-Ḥīra qui
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s’étendait jadis au sud de Kūfa pour «  l’émir Sulaymān fils du commandeur
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des croyants  » maintenant reconnu pour Close
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Abū Ǧa‘far al-
255 256
Manṣūr mort en 199/814 dans la cinquantaine . La commande lui fut sans
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doute passée vers 174/790-791 dans la proche Baṣra que gouvernait alors
Sulaymān257 plutôt que dans la lointaine Raqqa258, dont il fut nommé émir par
Hārūn al-Rašīd, puis al-Ma’mūn à des dates encore impossibles à
déterminer259.
53 Les six autres potiers travaillèrent sans doute dans des ateliers de Samarra, la
capitale éphémère de l’Empire abbasside de 221/836 à 279/892, comme le
suggèrent les débris délaissés portant leur signature que des fouilles ont
recueillis dans ses vastes ruines260. Mais le lieu de découverte, autrement dit, la
provenance, peut être distinct du lieu d’origine  : les objets voyageaient alors
infiniment plus que les hommes. Quatre n’y ont inscrit que leur nom, comme
s’ils n’étaient les fils de personne  : ‘Īsā261, ‘Ubayd262, ‘Umar263 et Zikrī264  ; le
cinquième une kunya, comme s’il n’avait jamais eu de nom : Abū Ḫālid265 ; et
le dernier apparemment le surnom qui remplaçait couramment l’un ou
l’autre  : al-Aḥmar266 que son teint clair avait dû susciter dans un atelier
dominé par les noirs267.
54 Outre ces sept potiers de condition servile, trois autres sont susceptibles
d’avoir également exercé leur art en Mésopotamie au cours des IIIe/IXe et IVe/Xe
siècles. Cette attribution demeure toutefois incertaine : comme nul d’entre eux
n’a précisé sa ville, leur pays continue de partager les spécialistes dont certains
penchent pour la Perse en se fondant sur style. Sur l’unique œuvre qui subsiste
du premier268, sa signature comporte un nom, Muḥammad, suivi d’une nisba
qui a suscité différentes lectures erronées269. Le tracé des lettres suggère
toutefois deux interprétations qui n’ont pas encore été envisagées : al-Ḍābī’ ou
al-Ṣābī’270 qui trahirait l’origine sabéenne de son père ou de son grand-père.
Quant à celle des deux autres, elle renferme une kunya : Abū l-Bāqī271 et Abū l-
Ǧafr272.
55 Mais la majorité des esclaves potiers d’Asie devaient habiter diverses régions
de Perse qu’aucun n’a toutefois pris soin d’indiquer dans l’inscription de son
œuvre. Les premiers travaillèrent sans doute dans la ville de Nīšāpūr ou sa
région aux IIIe/IXe et IVe/Xe siècles. Le métier semble y avoir été en ce temps
essentiellement servile, comme en témoigne la totalité des signatures
recueillies sur cent quarante céramiques disséminées dans le monde qu’une
vaste monographie a eu le mérite de rassembler, malgré les foules d’erreurs
qui la déparent, non seulement de déchiffrement ou de traduction, mais
parfois de classement. L’origine de certains bols est, en effet, incertaine,
d’autant plus qu’elle n’est jamais attestée par une inscription ni même
suggérée par le lieu de découverte souvent inconnu ou noyé dans l’oubli : aussi
quelques spécialistes ont préféré, pour diverses raisons jamais énumérées ni
même évoquées, ne pas les attribuer à ce coin du monde. Leur origine fut ainsi
élargie tantôt à la Perse entière sans distinction et tantôt à l’Iraq voisin273, sans
parler de l’Égypte lointaine274.
56 Toutes les signatures relevées, soit sept, sont dépourvues de filiation, comme si
aucun potier n’avait eu de père. Six ne comportent qu’un nom  : ‘Abawayh275,
Aḥmad, Badr276, Suhayl277, Sulaymān et Ya‘qūb278. Quant à la septième, elle se
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réduit à un sobriquet  : al-Aḥwal (le louche)279. Malgré l’évidence de leur
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condition servile, un seul, Sulaymān, la reconnaît par Close
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ġulām suivi du nom de son maître également sans filiation, Abū Ḫuld280  : il
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serait l’esclave d’un esclave qui l’aurait acquis pour le former, comme devaient
le faire maints artisans en ces temps reculés. Enfin, un second, ‘Abawayh, est
susceptible d’avoir appartenu à un calife abbasside  : dans la signature d’une
assiette, il se qualifie, en effet, d’«  artisan du commandeur des croyants  »
(ṣāni‘ amīr al-mu’minīn)281, comme d’un titre. L’absence du nom du souverain
suggère qu’il était un esclave public rattaché à la fonction et non à la personne.
57 Le nombre de potiers dépasse toutefois le nombre de noms : il doit s’élèver à
huit, peut-être même neuf et non seulement à sept. Ainsi Aḥmad désigne
certainement deux artisans différents dont les œuvres sont dissemblables
malgré leurs similitudes (blancheur du fond et transparence de la glaçure) : les
quinze bols de l’un portent des devises circulaires sur le rebord et une
signature au centre dont l’écriture angulaire en brun sombre se distingue par
l’allongement démesuré des lettres alif et lām282, alors que l’unique bol du
second présente des inscriptions tracées en bleu et vert dans le fond dont le
style et le décor végétal sont éloignés de ceux du premier283. De même,
Sulaymān semble correspondre à deux céramistes susceptibles d’avoir exercé
leur art à des années de distance  : le décor du bol qui subsiste du premier,
l’esclave (ġulām) d’Abū Ḫuld284, diffère de celui de l’assiette qui a survécu du
second285  ; mais l’écriture angulaire de leur signature est proche sans être
rigoureusement identique.
58 Les autres potiers de condition servile devaient travailler dans diverses régions
de Perse souvent impossibles à déterminer avec certitude autant que leur
situation dans le temps. La coutume d’inscrire une date sur une céramique ne
se répandit, en effet, que tardivement dans ce coin du monde sans jamais
s’imposer286 : dans les cinq premiers siècles de l’Islam, seul un certain Yaḥyā a
pris soin de préciser l’année où son compotier fut achevé. Mais comme les
termes exprimant la centaine sont perdus, ils furent rétablis par conjecture.
Aussi la date 383/993 est probable mais non certaine287 : cent ou même deux
cents ans supplémentaires ne doivent pas être écartés.
59 Le siècle des autres potiers est particulièrement incertain. Deux vécurent
probablement au IIIe/IXe ou au IVe/Xe : Ṣāliḥ288 et Abū ‘Abd al-…289 ; puis deux au
e e e e
VI /XII ou au VII /XIII . La signature du premier comporte son nom, Ḥasan suivi

de la nisba qui rappelait ses attaches à la ville de Qāšān290. Quant à celle du


second, elle se réduit à une kunya en guise de nom : Abū Ṭālib. Les historiens
de l’art lui attribuent trois faïences, principalement pour les similitudes de leur
signature, malgré leurs notables dissemblances de technique, de style et de
qualité291. Deux doivent provenir de la Perse du Nord  : elles présentent un
décor jaspé de jaune et de vert dit « d’Aghkand » où la signature est gravée à la
pointe sans alif dans le terme Abū, à la mode persane. Dans la première, une
coupe292, elle figure derrière les oreilles d’un lapin et dans la seconde, un
plat293, dans le médaillon central. Mais la dernière, un tesson découvert à
Fusṭāṭ, offre des reflets métalliques. Peinte au pinceau dans le fond, la
signature persane se décompose en trois fragments écartés qui en révèlent la
lointaine origine  : le four d’Abū Ṭālib le peintre (az-tannūr-i Abū Ṭālib
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muṣawwir)294. Mais au rebours des deux précédentes, le alif initial d’Abū est
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60 Trois autres potiers travaillèrent au VIIe/XIIIe siècle. Le premier résidait


apparemment à Qāšān ou sa région. Sur les deux étoiles de faïence qui
subsistent de sa production, sa signature ne comporte qu’une kunya sans
nom  : Abū Zayd. Dans l’une ornée d’une femme parmi les arbres, il déclare
avoir rédigé l’inscription de sa main après avoir fait et manufacturé la
céramique (katabahu ba‘da mā ‘amalahu wa-ṣana‘ahu) dans la première
décade de ḏū l-qa‘da 609/25 mars-3 avril 1213295  ; mais dans l’autre qui
comporte un cavalier galopant, il a négligé de dater son œuvre296. La signature
du second potier comporte une kunya suivie d’un nom : Bū Ṭāhir Ḥusayn. Elle
figure sur un bol bleu à réseau de médaillons circulaires dépourvu de date que
son style permet d’attribuer à la même époque297. Quant à celle du dernier, elle
ne renferme qu’un nom, Muqrī, tracé sur un vase terminé en 612/1215298.
61 Enfin, le métier semble avoir été moins servile en Syrie que dans le restant de
l’Orient  : des céramiques qui en proviennent, seul un vase porte la signature
d’un esclave, Yūsuf, qui le façonna à Damas apparemment au VIIe/XIIIe siècle299.
62 D’Afrique, seule l’Égypte a livré d’innombrables céramiques signées par des
esclaves, dont certains avaient peut-être gagné la liberté, même s’ils
négligeaient de signaler leur changement de condition. Les deux premiers
exercèrent leur art au cours du IIIe/IXe siècle ou au début du suivant, comme le
suggèrent le style de leur œuvre et l’écriture angulaire de leur signature  :
Ḥusayn dont le nom figure sur une coupe lobée300 et Abū Naṣr al-Baṣrī301 qui
travaillait dans un atelier de Miṣr, en clair  : de la capitale, comme le révèle
l’inscription d’une assiette carrée à condiments302. Sa production dont
plusieurs pièces sont disséminées dans diverses collections de l’ancien et du
nouveau monde303 était si prisée qu’elle gagnait des régions lointaines  : un
tesson provient, en effet, d’Aḫmīm304 et un autre d’al-Mīnā près d’Antioche305.
63 Sous le califat des Fatimides, le nombre considérable de signatures tracées sur
les pièces lustrées, les unes conservées plus ou moins intégralement, les autres
sous forme de tessons aux dimensions tantôt importantes et tantôt réduites,
suggère que le métier était non seulement prospère, mais peut-être aussi
considéré, bien qu’en majorité servile. Toutefois, les premiers potiers avaient
dû commencer à l’exercer avant la conquête du pays par l’armée venue
d’Occident et les derniers le poursuivre sous les Ayyoubides : les changements
de dynastie n’entraînent pas nécessairement des changements de technique ou
de style. Mais comme ces artisans n’avaient pas coutume d’inscrire l’année où
leur œuvre fut achevée, comme devaient le faire plus tardivement maints
céramistes persans et que la seule qui figurait sur un tesson est maintenant
perdue306, leur situation dans le temps demeure incertaine. Aussi les pièces
attribuées au IVe/Xe siècle ou au suivant pourraient être plus anciennes comme
plus tardives : une chronologie qui repose sur une base relativement fragile ne
peut qu’inspirer une profonde réserve et continuera d’être controversée tant
qu’une date ou un élément permettant de la déterminer ne sera découvert.
64 De ces maîtres incontestés des arts de la terre, l’immense majorité (quinze sur
un nombre légèrement supérieur mais indéterminé) semble de condition
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servile, comme le suggère leur absence de filiation. La plupart devait travailler
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dans des ateliers de l’ancienne Close
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quartier, bien que seuls deux aient pris le soin de le préciser . La signature de
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douze ne comporte qu’un seul élément. Huit, soit plus d’un sur deux, se
bornaient à mettre leur nom. La lecture de sept est évidente : Badr308, Fawz309,
Ḥusayn310, Ibrāhīm311, Muḥammad312, Ramaḍān313 et Sa‘d314  ; mais celle du
huitième inspire la méfiance  : Bahīn315. Le neuvième n’inscrivait que sa
kunya : Abū l-Faraǧ316 ; et les trois autres leur nisba qu’ils devaient préférer à
leur nom qui demeure, au reste, inconnu  : ainsi al-Ṭabīb317 se flattait de
l’appellation honorifique de médecin, comme al-Šāmī318 évoquait sa ville
d’origine (Damas) et al-‘Alawī319 le maître ou le patron dénommé ‘Alī plutôt
que la famille du Prophète. Enfin, la signature des trois derniers comporte
parfois un second élément qu’ils avaient coutume d’omettre. Deux pouvaient
accompagner leur nom d’une nisba de nature variée : ainsi Ǧa‘far rappelle sur
une céramique ses rattaches à la ville de Baṣra320, comme Aḥmad se désigne
sur une œuvre sous le terme
al-ṣayyād321 qui tirait son origine d’une activité qu’il devait exercer plus
fréquemment que les arts de la terre : chasse du gibier à poil ou à plumes aussi
bien que pêche indifféremment désignées sous le même terme. Enfin, le
troisième, al-Bayṭār (vétérinaire) livre son nom, ‘Alī, sur une pièce322, alors
qu’il n’inscrivait d’ordinaire que sa nisba323. Quant au plus prolifique, Muslim,
il ne semble pas de condition servile : son nom est, en effet, parfois suivi d’une
appellation toutefois ambiguë, Ibn al-Dahhān (fils du peintre), où la profession
de son père remplace son nom324.
65 Comme ces potiers travaillaient généralement seuls du modelage de la pâte à
la cuisson finale, chaque céramique ne porte qu’une signature. Toutefois, deux
pouvaient au besoin s’associer dans l’atelier : ainsi Ǧa‘far et Muslim ont inscrit
leur nom au dos de deux pièces, une assiette et un tesson, l’un en gros et l’autre
en petit au-dessus325. La différence de taille des écritures suggère que le
premier était le maître, le second l’élève326  : l’ingénu aurait appris son art
auprès d’un esclave. Mais l’inverse peut être envisagé  : le maître aurait
sciemment réduit son nom pour mettre en valeur le travail de son apprenti
dont la signature figure sous la sienne327. Muslim semble avoir également
façonné avec al-Šāmī une céramique où son nom est toutefois incertain328.
Enfin, deux autres céramistes ont probablement fait œuvre commune  : al-
Ṭabīb et un esclave dont le nom résiste au déchiffrement329.
66 Peut-être plus qu’en Orient, la céramique fut apparemment un métier servile
en Andalus, comme le révèlent les signatures généralement tracées au pinceau
au rebord de coupes revenues au jour à Madīnat al-Zahrā’ : nulle ne comporte,
en effet, un nom de père. Mais leur nombre demeure indéterminé  : seules
quelques-unes sont évoquées par allusions fugitives dans diverses
publications, les autres dispersées dans quelques musées330 n’ont encore été ni
recueillies et rassemblées ni même pour la majorité d’entre elles déchiffrées331.
67 Comme pour les marbriers de la ville, notamment du palais d’al-Zahrā’, puis
ceux qui s’échinèrent pendant plus de quatre décennies pour donner à la
mosquée de Cordoue sa splendeur inégalée, l’absence d’une filiation ne permet
guère de savoir si chaque nom désigne un ou plusieurs artisans  : la majorité
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d’entre eux étaient, en effet, extrêmement répandus parmi les esclaves sous le
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califat des Omeyyades, 333
, Naṣr335, Rašīq336 Close
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et Ẓarīf337 ; mais les autres furent apparemment moins courants, tels Wāṯiq et
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Ǧābir338. La majorité des ateliers devaient être masculins, mais certains étaient
féminins, sinon mixtes : quelques femmes travaillaient, en effet, la terre et la
peignaient pour la cuire certainement parmi d’autres femmes, mais peut-être
au voisinage d’hommes, comme le révèlent deux signatures comportant
chacune le nom d’une potière suivi du terme ǧāriya : Yāsmīn339 et Baraka340.
68 Enfin, parmi les rares verriers qui signèrent leur œuvre, deux furent également
des esclaves ou des affranchis  : Qāsim dont le nom figure sur un objet
évoquant une cuillère apparemment du IIe/VIIIe ou du IIIe/IXe siècle que les
fouilles ont rendu au jour à Mersin au sud de l’Anatolie341 ; et Sa‘d le peintre
sur verre d’Égypte fatimide dont la signature rappelle tant celle du potier qu’ils
furent tenus pour un seul et même artisan342.
69 Dans les autres métiers, le nombre de signatures d’esclaves diminue
sensiblement : sans doute mieux rémunérés et souvent moins pénibles, ils ne
devaient pas décourager les ingénus désireux de gagner leur vie. Toutefois, les
asservis ont particulièrement brillé dans certains d’entre eux, comme l’art du
métal, le plus souvent bronze ou laiton, mais parfois argent ou cuivre, où
certains se qualifient de sculpteur (maṯṯāl)343 ou de graveur (naqqāš)344, à
l’instar de quelques marbriers et lapicides.
70 La majorité (vingt) habitaient l’Orient. Mais seuls cinq ont marqué l’année où
leur œuvre s’acheva. Le premier, Abū Yazīd, coula une aiguière en bronze345 à
Baṣra en 69/688-689 ou peut-être deux ans plus tôt, le sept et le neuf pouvant
prêter à confusion en l’absence de points diacritiques346. Le deuxième,
Sulaymān, sculpta en 180/726-727 un aquamanile en forme de rapace (sans
doute aigle) de bronze ou de laiton incrusté de cuivre et d’argent, comme le
révèle l’inscription qui lui ceint le cou en guise de collier347. Mais le nom de la
ville où l’œuvre fut accomplie résiste encore au déchiffrement, malgré la clarté
de sa gravure348. Le troisième, Ḥasan al-Qāšānī, exécuta en 459/1066-1067
dans une région indéterminée de Perse un plateau d’argent pour le sultan
salǧūkide, Alp Arslān349. Le quatrième, Šāḏī le graveur (al-naqqāš) de Hérat,
signa trois bronzes incrustés de cuivre et d’argent  : une écritoire achevée au
cours des mois de l’année 607/1210-1211350, un plumier portatif351 et un flacon
en forme d’oiseau dont il a omis la date352. Enfin, le dernier, Iyās, était l’esclave
(ġulām) de ‘Abd al-Karīm b. al-Turābī al-Mawṣilī, comme le révèle la signature
d’une aiguière de bronze coulée en 627/1229-1230 dans une ville indéterminée
dans le style de Mossoul353.
71 Les quinze autres maîtres du métal de condition servile ont négligé de graver
l’année où leur travail prit fin. Aussi demeure-t-elle indécise, autant que la
région où ils avaient exercé leur art qui pouvait être éloignée de la ville où ils
l’avaient appris sans y avoir nécessairement vu le jour : ainsi Ismā‘īl al-Ḥalabī,
Muḥammad Ṭūsī, Maḥmūd Qazwīnī avaient dû en cours de vie respectivement
quitter Alep, Ṭūs et Qazwīn, sinon ils n’auraient jamais été désignés sous cette
nisba.
72 Comme le révèle le style de leurs œuvres le plus souvent créées dans des
alliages cuivreux (bronze ou laiton), mais parfois en cuivre, la majorité de ces
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maîtres (douze) devait habiter ou provenir du Ḫurāsān ou de Mésopotamie qui
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métal. Le plus ancien semble ‘Awf dont le nom apparaît sur l’anse d’une
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aiguière en laiton sans doute coulée au IIe/VIIIe siècle354. Les onze suivants
vécurent longtemps plus tard, les premiers probablement au IVe/Xe siècle, les
derniers au VIIe/XIIIe et peut-être même au-delà, leur datation étant
particulièrement indécise par manque de repères. Leur production disséminée
dans diverses collections de l’ancien et du nouveau monde est de nature
variée : la majorité est constituée d’aiguières parfois qualifiées de cruches dont
l’usage fut particulièrement répandu en Orient, le restant de chaudrons,
bassins, encriers ou plateaux qui servaient apparemment de brûle-parfum.
Leur signature offre un trait commun : elle est dépourvue de filiation, comme
pour les fils d’inconnus. Celle de sept (soit moins de la moitié) ne comporte
qu’un nom : Aḥmad355, al-Faḍl356, Maḥmūd357, Muḥammad358, Nāṣir359, Naṣr360
et Šāh Malik361. Mais deux ont pris soin de rappeler leurs attaches à leur ville
d’origine sans toutefois indiquer celle où le hasard les avait alors établis : ainsi
Maḥmūd provenait de Qazwīn362 et Muḥammad de Ṭūs363. Enfin, la signature
de quatre ne comprend qu’une kunya qui devait leur servir de nom également
sans filiation : dans celle de deux, Abū l-Fatḥ364 et Abū Naṣr365, le alif initial du
terme Abū est écrit comme dans le monde arabe, mais dans les deux autres, Bū
Bakr366 et Bū Sa‘īd367, il est omis à la mode persane.
73 Des quatre derniers maîtres, deux semblent avoir habité l’Égypte, comme le
suggère le style de leur œuvre : ‘Abd ‘Allāh le sculpteur (al-maṯṯāl) qui signa
un lion368 et Yaḥyā une chaîne et un crochet de bronze incrusté d’argent369.
Enfin, les deux autres vécurent dans des pays indéterminés : Muḥammad al-
bayyā‘ (  ?) qui fit un encrier incrusté d’argent probablement au VIIe/XIIIe
siècle370 et Ismā‘īl al-Ḥalabī un crochet en cuivre peut-être au suivant371.
74 Les bronziers d’Occident de condition servile résidaient tous en Andalus. Des
sept révélés par leur signature, un seul grava l’année où son travail fut achevé :
‘Abd al-Malik qui souligne sa confession par l’épithète de chrétien (al-naṣrānī)
placée derrière son nom372 dans la signature du fameux paon aquamanile du
Louvre dont l’inscription latine du jabot précise la date longtemps
controversée  : 1010 de l’ère d’Espagne (972 de la nôtre)373. Mais la dédicace
d’une seconde œuvre permet de la situer dans le temps  : le coffret en argent
doré et niellé de la cathédrale de Gérone destiné à Hišām, l’héritier présomptif,
fut certainement achevé en 366/976 entre le 5 février où al-Ḥakam al-
Mustanṣir le désigna comme successeur et le 1er octobre où son père quitta la
vie. L’objet fut longtemps tenu pour anonyme, la signature des deux artisans
n’ayant été que tardivement découverte au dos de la fermeture  : «  œuvre de
Badr et de Ṭarīf ou Ẓarīf son esclave » (‘amal Badr wa-Ṭarīf/Ẓarīf ‘abdihi)374.
Comme le mot ‘abd est au singulier, alors que le duel s’impose, le second
devait être l’esclave du premier ; autrement dit, l’esclave d’un esclave375 et non
celui du calife. Ces deux artisans étaient peut-être les deux marbriers qui
avaient précédemment travaillé pour la gloire de la mosquée de Cordoue376.
75 Tous les autres bronzes sont dépourvus de date. Mais leurs ornements ont
permis de les assigner à la fin du IIIe/IXe siècle ou au début du suivant. Le plus
remarquable est la lampe à huile fortuitement découverte dans une grotte des
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montagnes d’Albacete près de Liétor où la signature de Rašīq apparaît sur le
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côté droit By réservoirto377
ducontinuing . Comme son you
décor évoque celui d’une plaque Close
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378
provenant de Madīnat al-Zahrā’ qui porte le même nom , le bronzier et le
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marbrier sont susceptibles d’être un seul artisan qui gravait indifféremment


les deux matières379. Deux dés de tailleur ou de sellier de bronze découverts
dans la province de Cordoue présentent également la même signature380, mais
l’absence d’ornements ne permet guère de les lui attribuer avec certitude.
Enfin, cinq doigtiers similaires de même époque révèlent deux derniers
esclaves du bronze : quatre portent la signature de Sayf381 et le cinquième un
nom incertain qui fut d’abord lu Durrī382, puis al-Ḥurrī383.
76 Encore plus que dans le travail du métal, les esclaves ne semblent pas avoir
abondé dans la sculpture du bois, sauf en Andalus  : de quatre signatures
relevées sur des solives de la toiture dans l’agrandissement entrepris par al-
Ḥakam al-Mustanṣir dans la mosquée de Cordoue, une seule fut apparemment
gravée par un ingénu, Ibn Fatḥ384, les trois autres par des artisans privés de
nom de père, comme s’ils étaient les fils de personne  : Albakka, Altikka ou
Alika (  ?), Rašīq et Ḥātim385. On peut présumer qu’ils appartenaient, comme
les marbriers, au commandeur des croyants. Mais dans le restant du monde
musulman, les esclaves du bois semblent de nombre réduit  : de dix-neuf
signatures jusqu’à la moitié du VIIe/XIIIe siècle de l’Islam386, seuls deux, en effet,
trahissent une condition servile : Muḥammad qui grava en 490/1097 son nom
dans le minbar de la mosquée d’Alger387 et ‘Abd al-Wāḥid qui façonna en
531/1136-1137 une porte de la mosquée al-Qarawiyyīn à Fez388.
77 Contrairement aux précédents métiers d’art, les deux derniers ne semblent pas
avoir été essentiellement serviles  : l’architecture et la construction des
instruments astronomiques. Pour les bâtisseurs, des 126 dont le nom a été
recueilli dans les sources narratives et les inscriptions avant l’avènement des
Mamelouks389, 90 (soit près de 72 %) sont assurément libres. Mais cinq furent
certainement de condition servile, les uns leur vie durant, les autres pour une
période limitée de leur existence avant de gagner la liberté. Le premier, Abū
Raddād client de ‘Abd Allāh b. ‘Ayyāš ou ‘Abbās, éleva le barrage de Wādī al-
Ḫanq à l’est de Médine sur ordre de Mu‘āwiya entre 41/662 et 59/679390. Les
deux suivants provenaient du monde chrétien  : Būniyāš qui bâtit et dota de
solides remparts en 398/1007-1008 la citadelle de ses maîtres, les Banū
Ḥammād391  ; et Qusṭa dont la signature en larges caractères fut jadis relevée
sur une voûte du château des Assassins à Maṣyaf probablement édifié vers la
moitié du VIe/XIIe siècle392. Enfin, le nom des trois derniers semble trahir des
eunuques qui avaient dû toutefois obtenir la liberté, mais dont seul le
troisième est formellement désigné comme tel par le terme de ṭawāšī : Abū l-
Ṯābit Yāqūt qui érigea vers 600/1203 un monument face au mausolée de la
famille al-Ḫaššāb à Alep393 ; Ḍiyā’ al-dīn Lu’lu’ architecte (mi‘mār) d’un émir
dont le nom est perdu394 qui releva en 610/1213 les remparts de Bāybūrd
(Bayburt) en Turquie pour le sultan salǧūkide de Rūm Muġīṯ al-dīn Ṭuġril Šāh
dont il fut aussi le majordome (ustāḏ al-dār)395  ; et Balabān qui édifia en
774/1373 la mosquée de la citadelle proche de Yivli396.
78 Mais ces cinq architectes ne devaient pas être les seuls esclaves de la
profession  : vingt-six partagèrent apparemment leur condition, comme le
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suggère leur signature. S’ils avaient obtenu l’insigne honneur de graver leur
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nom sur leur œuvre, parfois même en évidence surthelause
façade, les murs, une Close
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397
tour ou le linteau d’une porte sans l’accompagner du nom de leur père, ils
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devaient être privés de filiation plutôt que fils d’un inconnu. Les trois premiers
édifièrent des parties de la mosquée de l’Olivier (al-zaytūna) à Tunis : Fatḥ qui
éleva en 250/864 la coupole précèdant le miḥrāb, comme l’indique la frise
épigraphique que clôture son nom398  ; puis Aḥmad al-Burǧīnī et Abū  l-Ṯanā’
qui collaborèrent avec deux architectes de condition libre pour bâtir de
380/990 à 385/995 la coupole antérieure, les galeries (muǧannabāt) et le
sous-sol (dawāmis)399. Près d’un siècle plus tard, le bandeau du minaret du
village d’al-Bāb au sud d’al-Šallāl dans la région d’Assouan révèle qu’il est
l’œuvre de Ḥātim le constructeur (al-bannā’) et de son fils dont le nom est
passé sous silence à une date non précisée que son style permet de situer entre
469/1077 et 474/1081400.
79 Les esclaves bâtisseurs se répandirent ensuite dans maints pays d’Orient, dont
deux semblent avoir élevé à leurs frais l’élément du bâtiment qui porte leur
nom, comme le suggère l’absence inusuelle du nom du maître d’ouvrage dans
l’inscription401. Le plus grand nombre (onze) érigèrent des monuments en Asie
centrale ou mineure : le premier, Abū Bakr, construisit à une date non précisée
dans le dernier tiers du Ve siècle (tournant des XIe et XIIe siècles) la mosquée de
Dandānaqān au Turkestan402. Les cinq suivants érigèrent divers monuments
au cours du VIe/XIIe siècle : Hibat Allāh originaire de Gurgān, comme le révèle
la nisba d’al-Kurkānī, bâtit en 550/1155-1156 l’aile orientale (al-ǧanāḥ al-
šarqī) et l’estrade (dakka) établie à son nord de la mosquée de Diyār Bakr403,
puis neuf ans plus tard en 559/1164 la colonnade (ṣuffa) est, « des fondations
au sommet  », et l’enclos réservé (maqṣūra)404  ; à la même époque, Dalǧī,
Ṣartān et Ṭasǧī « maîtrisèrent la construction » (ḍabaṭa binā’) du minaret de
la mosquée de Ghelmetz dans le Caucase en 557/1162, pour reprendre les
termes de l’inscription405 ; ‘Īsā Abū Dirham le constructeur de maisons (bannā’
al-dur) (sic) érigea deux monuments toujours à Diyār Bakr  : la citadelle en
595/1199, où il plaça deux signatures, l’une au-dessus de la porte après le texte
de construction406, l’autre sur une tour de l’enceinte407 et la madrasa al-
Zinǧiriyya probablement à la même date, où subsiste toujours son nom sur la
face sud de la cour408. Enfin, les cinq derniers signèrent plusieurs bâtiments au
fil du VIIe/XIIIe  siècle  : ‘Umar l’architecte (al-mi‘mār) éleva en 602/1205-1206
une paire de madrasas à Kayserı (Qayṣariyya), l’une connue sous le nom d’al-
Šifā’iyya et l’autre sous celui de la Ġiyāṯiyya409 ; Sebastos al-Qayṣarawī restaura
en 612/1215 un saillant de la citadelle de Sinope410 ; Mas‘ūd bâtit en 620/1223
la mosquée de Diyār Bakr411 et la madrasa voisine désignée sous le nom du
sultan salǧūkide de Rūm, Mas‘ūd412 ; Abū l-Faraǧ érigea en 634/1237 l’enceinte
de Diyār Bakr413 ; enfin Sa‘īd al-Qayṣarī construisit en 671/1272-1273 l’hôpital
Yīlanlī de Kastamonu414.
80 Dans le restant de l’Orient, le nombre d’esclaves bâtisseurs fut apparemment
plus réduit qu’en Asie centrale ou mineure. Ainsi en Syrie, neuf signatures
seulement semblent, en effet, révéler en deux siècles la servitude  : ‘Alī al-
Ma‘arrī qui grava fièrement son nom en 584/1188 dans un médaillon de son
œuvre (‘amal), la mosquée al-‘Umarī à Ḥamā415  ; Aḥmad b. Mālik l’esclave
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(ġulām) de l’émir Ṣārim al-dīn Qaymāz al-Naǧmī (m. en 596/1198-1199) qui
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construisit la mosquée to d’al-Bīra près d’unyoulustre avant Close
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416
maître   ; Abū  l-Faḍl al-Mawṣilī qui releva la tour du château de Bāniyās en
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597/1200-1201417  ; Yaḥyā Abū  l-Qāsim qui bâtit en 609/1212 au Mont Tabor


un « lieu béni », probablement une mosquée418 ; le maître (ustāḏ) ‘Abd Allāh
qui refit le minaret de Bālis sous le règne d’al-Malik al-‘Ādil Abū Bakr b. Ayyūb
(m. en 615/1218)419 ; le maître (ustāḏ) ‘Alī qui rebâtit le château de Šayzar en
630/1233420 ; ‘Umar l’architecte (al-mi‘mār) qui grava en 635/1237-1238 son
nom dans la pierre commémorant la construction de la mosquée de Palmyre
qu’il semble avoir bâtie421 ; al-Muṭawwa‘ qui revendiquait fièrement la facture
(ṣan‘at) du Palais de justice d’Alep fondé vers 641/1243 dans l’inscription qui
en surmontait jadis la porte422  ; enfin, ‘Alī qui construisit en 660/1262 une
forteresse à Balāṭunus423.
81 De même, en Iraq, seuls quatre architectes semblent de condition servile  :
Muṣṭafā qui avait dû quitter Bagdad, comme le révèle sa nisba al-Baġdādī,
pour s’établir à Mossoul où il signa en 543/1148 le miḥrāb de la mosquée424  ;
les deux maîtres (ustāḏayn), Muslim et Badr, qui bâtirent un mausolée
anonyme en 589/1193 dans la localité de Mašhad ‘Alī425  ; et Sunbul dont les
deux noms de relation al-Malikī al-Badrī révèlent qu’il appartenait à Badr al-
dīn Lu’lu’, le maître de Mossoul, où il construisit en 646/1248 le mausolée de
‘Awn al-dīn426.
82 Enfin, en Andalus, une seule inscription livre le nom d’un architecte de
condition servile : Fatḥ esclave du commandeur des croyants (ġulām amīr al-
mu’minīn) qui sans doute rebâtit en 318/930 à Écija (Séville) un travail
hydraulique (aqueduc, citerne ou fontaine) désigné sous le terme vague de
siqāya, bien que le mot ‘amal ne précise pas si son œuvre fut la reconstruction
du monument ou la gravure de la plaque427. Mais elle pourrait embrasser les
deux  : maints architectes étaient également lapicides. En outre, les sources
narratives révèlent l’existence d’un, sinon deux esclaves bâtisseurs : Ḫafīf qui
bâtit en 261/874-875 la muraille de Huesca, comme l’attestait son nom jadis
gravé dans l’inscription (naqš) de la porte de Bāb Lubūn428 ; et peut-être aussi
‘Alī al-Ġumārī al-‘arīf (le maître-maçon) qui releva en 584/1188 le minaret de
la mosquée de Séville, comme permet de le supposer la chronique qui en
évoque le souvenir  : elle ne le désigne que sous la nisba de sa ville d’origine
(Gomera) sans mentionner sa filiation429.
83 Dans le domaine des instruments astronomiques, où le travail manuel est
obligatoirement accompagné d’amples connaissances dans les sciences de
l’Univers, la condition servile devient relativement rare : elle n’est plus trahie
que par quatre facteurs dans les innombrables signatures disséminées dans le
monde. Le premier, Ḫafīf, se déclare ġulām de ‘Alī b. ‘Īsā dans l’inscription
d’un astrolabe de la fin du IIIe/IXe siècle430, le plus ancien qui ait survécu du
monde islamique. Le deuxième est son esclave (ġulām), Busṭūlus/Basṭūlus
plutôt que Nasṭūlus, dont la signature se lit sur le trône de deux astrolabes,
l’un daté de 315/927-928, l’autre dépourvu de date431. Son maître dut plus tard
l’arracher à la servitude pour récompenser son dévouement ou l’affranchir en
mourant, s’il n’avait racheté sa liberté par les gains obtenus dans l’exercice de
son art. Les maîtres reconnaissants devaient, en effet, vendre à leurs esclaves
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leur libération à un prix plus bas qu’ils n’en auraient tiré sur le marché.
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Busṭūlus/Basṭūlus ne changea pas website,
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religion, comme le révèle le nom de Muḥammad qu’il prit tardivement et
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accompagna du nom d’un père également musulman, alors qu’il n’avait pas
jamais dû abandoner le christianisme : Muḥammad, d’après certains432, mais
‘Abd Allāh d’après d’autres433. Mais cette nouvelle dénomination n’évinça pas
l’ancienne qui continua de le désigner. Le troisième, Badr, fut d’abord l’esclave
du fameux astronome, Badī‘ al-zamān al-aṣturlābī, avant d’en devenir le client
(mawlā) en gagnant la faveur de la liberté, comme le révèle la signature des
deux instruments qui ont survécu d’une production sans doute considérable :
un astrolabe daté de 525/1130-1131 et une sphère céleste construite dix ans
plus tard434. Enfin le dernier, ‘Abd al-Karīm al-Mu‘izz al-Šihāb, fut l’esclave du
sultan ayyoubide al-Malik al-Ašraf Abū  l-Fatḥ Mūsā, puis son client, comme
l’attestent les deux noms de relation (nisba), al-Malikī al-Ašrafī, qu’il joignit à
son nom après sa libération de la servitude dans la signature de deux
astrolabes, l’un gravé en 625/1227-1228, l’autre probablement en 638/1240-
1241435.
84 Ce tour d’horizon de diverses branches des arts de l’Islam médiéval risque
toutefois de fausser notre vision : il est, en effet, essentiellement fondé sur le
dépouillement des signatures recueillies dans les papyrus, les objets et les
monuments, non seulement parce qu’il est fatalement incomplet, mais surtout
parce que l’immense majorité des œuvres demeurent anonymes, hormis les
instruments astronomiques que les facteurs avaient coutume de signer. Si les
documents officiels émanés des chancelleries et divers bureaux omeyyades et
abbassides des premiers temps portent toujours le nom du rédacteur et parfois
du copiste, cette précision permettait uniquement de les identifier436 et ne
témoignait nullement de leur fierté d’avoir rédigé ou transcrit le document. En
clair, la signature affirmait seulement la sincérité de l’écrit et engageait la
responsabilité du scribe qu’on pouvait ainsi retrouver s’il avait commis une
bévue ou une trahison passible de sanction  : la ressemblance de l’écriture de
ces secrétaires, de chancellerie aussi bien que des bureaux de la capitale ou de
province, fruit d’un élevage public ou privé437 souvent sous la direction d’un
même maître, était, en effet, si grande qu’il était malaisé, voire impossible,
même pour des yeux avertis, d’identifier le scribe qui avait rédigé le document
s’il n’avait inscrit son nom au bas de la feuille avant la date qui le clôturait. Par
contre, les signatures des monuments et des objets avaient un but différent  :
souligner le mérite de l’artisan, le glorifier et même, au besoin, augmenter le
prix de son œuvre lors d’une vente future. Toutefois, l’historien est en droit de
soupçonner avec raison que le rôle de la servitude révélée par les signatures
doit être confirmée, sinon amplifiée, par les bâtiments et les objets qui en sont
dépourvus : en clair, nombre d’œuvres anonymes doivent être attribuées à des
esclaves, même s’il est impossible de le prouver. Le développement de maints
arts de l’Islam médiéval apparaît donc intimement lié au travail servile, dont
l’importance a cependant varié de branche en branche  : s’il a été primordial
dans la calligraphie, l’élaboration des inscriptions, la gravure du marbre et de
l’ivoire, la céramique et le verre, il s’avère moins important pour la sculpture
du métal et du bois, l’architecture et la construction des instruments
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astronomiques, malgré l’éminence de nombre d’artisans de condition servile.
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Ces êtres privés de liberté Close
85 By continuing to browseappartenaient souvent
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plusieurs possédaient des ateliers serviles spécialisés dans des techniques
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déterminées  : ainsi les marbriers de ‘Abd al-Raḥmān al-Nāṣir embellirent de


342/953-954 à 345/957 le palais d’al-Zahrā’  ; puis ceux d’al-Ḥakam al-
Mustanṣir et al-Manṣūr trimèrent de 350/961 à 392/1002 pour le prestige de
la mosquée de Cordoue. L’habileté manuelle de certains esclaves était si
grande qu’elle leur permettait d’acquérir promptement des métiers encore
inconnus dans le pays  : en 354/956, al-Ḥakam mit nombre des siens sur le
chantier du mosaïste envoyé par l’Empereur Nicéphore Phocas pour parer la
grande mosquée de tesselles en pâte de verre qui l’avaient accompagné de
Constantinople. Ils apprirent si vite la technique nouvelle qu’ils dépassèrent
bientôt le maître  : aussi prit-il le chemin du retour avant l’achèvement des
travaux qui durent se prolonger jusqu’à la fin de 361/970 ou au début de
l’année suivante438. Ils innovèrent même en mêlant aux mosaïques de verre
importées des cubes de pierre et de marbre confectionnés dans la ville même
ou dans les carrières de la région439.
86 Quelques souverains d’Orient entretenaient également des artisans de
condition servile souvent nés sous leur toit. De père en fils, ils façonnaient
maints objets généralement destinés à leur usage. Ainsi les califes abbassides
devaient posséder des esclaves rompus à différents arts, notamment la
céramique. Si certains habitaient la capitale, d’autres travaillaient dans des
provinces aussi reculées que Nīšāpūr, tel ‘Abawayh qui, dans la signature d’une
assiette, se flatte d’être «  artisan du commandeur des croyants  » (ṣānī‘ amīr
al-mu’minīn) sans toutefois souligner sa servitude trahie par son absence de
filiation440. Dans les palais fatimides du Caire, des servantes exerçaient
également différents métiers441. Quelques-unes devaient être nées libres ou
tardivement affranchies, mais le restant de condition servile. La tradition ne
fut pas abandonnée par les Ayyoubides, malgré le changement de dynastie  :
lorsque la fille préférée d’al-Malik al-‘Ādil, Ḍayfa Ḫātūn, quitta Damas en
609/1212 pour rejoindre son époux, le souverain d’Alep, al-Malik al-Ẓāhir, elle
fut accompagnée de cent femmes esclaves aux mains expertes en artisanats
divers442.
87 Ces artisans de condition servile n’exerçaient pas tous un seul métier  : les
nécessités de la vie obligeaient maints d’entre eux à en pratiquer deux et peut-
être trois dont la technique souvent proche les conduisait à manier les mêmes
outils (ciseau et marteau). Ainsi les marbriers ne sculptaient pas seulement, le
cas échéant, les stèles443 ; certains travaillaient également des objets usuels en
métal  : argent444 ou bronze445. De même, architectes et maçons que la
terminologie ne permet de distinguer rédigeaient au gré des besoins les
inscriptions destinées aux monuments et aux morts446. Mais les lapicides ne
pouvaient bâtir sans formation. S’ils venaient à l’acquérir, ils préféraient se
donner un terme dénommant le métier noble de constructeur plutôt que
l’activité dépréciée qu’ils exerçaient au fil des commandes. Enfin, les potiers
peignaient par moments le verre447.
88 Le travail était généralement individuel. Mais il devenait parfois collectif,
surtout s’il était pénible, rude et long. Ainsi six équipes de marbriers
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sculptèrent de 342/953-954 à 345/957 un même élément du salon oriental du
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palais d’al-Zahrā’, de préférence trois448you
à website, , mais parfois 449 Close
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groupes gravèrent à quatre mains nombre de pièces destinées aux ajouts de la
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mosquée de Cordoue entre 350/961 et 392/1002450. Enfin, dans un monument


inconnu apparemment bâti ou décoré sous le califat d’al-Manṣūr, trois
marbriers peinèrent sur un seul chapiteau451. De même, des maîtres d’œuvre
asservis ont parfois travaillé aux côtés d’autres de même condition  : ainsi la
triade formée par Dalǧī, Ṣartān et Ṭasǧī bâtit en 557/1162 le minaret de la
mosquée de Ghelmetz dans le Caucase452, comme Muslim et Badr élevèrent en
589/1193 le mausolée de Mašhad ‘Alī453. Cette collaboration était parfois
familiale  : entre 469/1077 et 474/1081, Ḥātim fut secondé par son fils dont
l’inscription ne donne même pas le nom pour l’érection du minaret d’al-Bāb454.
Mais pour des œuvres dont les dimensions réduites n’exigeaient pas une
grande vigueur physique, des esclaves pouvaient s’associer sans toutefois
préciser la tâche accomplie par chacun. Ainsi Badr et son esclave, Ṭarīf ou
Ẓarīf, façonnèrent en commun en 366/976 le coffret en argent de Gérone455,
comme Faraǧ grava en 395/1004-1005 le coffret d’ivoire de Leire avec cinq
apprentis de condition servile  : ‘Āmir, Ḫayr, Miṣbāḥ, Rašād et Ša‘āda456. De
même, dans les fours de Fusṭāṭ, deux potiers collaboraient au besoin pour une
céramique, comme al-Šāmī avec un esclave au nom incertain457 et al-Ṭabīb
avec un autre dont la signature disparut au fil du temps458.
89 Mais parfois le travail servile coexistait avec le travail libre. Dans les
chancelleries omeyyades et abbassides, des esclaves publics dressaient les
documents aux côtés de scribes jouissant de leur liberté459. Puis dans les
ateliers de Fusṭāṭ sous les Fatimides, des potiers, les uns de condition servile,
les autres de condition libre, façonnaient quelquefois une même céramique,
comme Ǧa‘far al-Baṣrī et Muslim b. al-Dahhān qui pourrait être son élève460
ou son maître. Enfin, esclaves et ingénus pouvaient élever en commun un
monument : ainsi Aḥmad al-Burǧīnī et Abū l-Ṯanā’ édifièrent avec ‘Abd Allāh
b. al-Qaffāṣ et Bišr b. al-Burǧīnī divers éléments de la mosquée de l’Olivier à
Tunis entre 380/990 et 385/995461.
90 Mais lorsque le travail est partagé entre l’ingénu et l’asservi, la tâche noble
revient au premier, la tâche ingrate incombe au second : la liberté donne des
droits dont l’esclave est privé. Aussi l’ingénu écrit l’original que le scribe
soumis copie462 ou dresse le plan du monument que l’esclave exécute, comme à
Diyār Bakr  : la mosquée et la madrasa al-Mas‘ūdiyya furent bâties en
620/1223 par Mas‘ūd sur le croquis (tarsīm) de Ǧa‘far b. Maḥmūd al-
Ḥalabī463 ; de même, l’enceinte fut érigée en 634/1237 par Abū l-Faraǧ sur le
plan de ce dernier qui finit par recevoir le surnom honorifique (laqab) de Šuǧā‘
al-dīn464.
91 De bureaux ou d’ateliers, ces esclaves avaient un rôle essentiel de formateurs,
de leur progéniture, aussi bien que de serviteurs de condition servile acquis
dans l’âge tendre. Comme dans l’Antiquité, les maîtres autorisaient leurs
esclaves à prendre à leur tour des esclaves destinés à les assister. Aussi des
hommes soumis qui avaient le devoir d’obéir introduisaient dans la maison du
maître d’autres hommes également asservis qui n’étaient pas aux ordres du
maître mais aux leurs. Ces achats ne leur permettaient pas seulement de
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satisfaire une soif innée de commander et de diriger, mais également de
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substantiel profit s’ils venaient à les revendre ou les louer465. Même après avoir
gagné la liberté par affranchissement ou rachat, ils continuaient d’acheter de
nouveaux esclaves pour les éduquer ou parfaire leur instruction, s’ils avaient
déjà acquis leur métier. Ainsi le fameux géographe d’origine byzantine, Yāqūt
al-Ḥamawī, se plaisait à choisir des enfants au marché pour les initier à la
calligraphie. Parvenus à la perfection, il leur promettait la faveur de la liberté
s’ils achevaient trois copies du fameux dictionnaire, le Ṣaḥāḥ d’al-Ǧawharī, en
un volume chacune466. Désormais, ils pouvaient vivre du savoir qu’il leur avait
transmis. Cet affranchissement était pour « la face de Dieu », autrement dit :
une œuvre pie, comme devait le rappeler le maître dans ses paroles à l’esclave :
la valeur des trois manuscrits était, en effet, nettement inférieure au prix qu’il
pouvait en obtenir s’il le vendait sur le marché des humains ou de gré à gré à
quelque maître désireux d’en exploiter le métier, sans compter les gains qu’il
était susceptible d’en tirer par la vente du fruit de son travail ou de sa location
pour une période ou une tâche déterminée. Lui-même fut capturé à la guerre
dans la prime enfance, puis acquis à Bagdad par un marchand illettré, ‘Askar
al-Ḥamawī, qui l’éleva et le forma pour lui confier plus tard la gestion de ses
affaires avant de lui rendre sa liberté perdue à l’âge tendre467.
92 L’enseignement que ces esclaves dispensaient ne s’adressait pas seulement à
des hommes de condition servile  : tantôt ils devenaient les maîtres de leur
maître en leur apprenant l’écriture ou le métier qu’ils exerçaient ; et tantôt les
maîtres d’hommes libres qui, attirés par le bruit de leur renommée, venaient
recevoir une éducation technique auprès d’eux  : ainsi ‘Alī b. Aḥmad al-
muhandis fut l’apprenti de Ḫafīf, comme Sayf al-dawla, ‘Alī b. Ṣurad al-
Ḥarrāni, Šuǧā‘ b. … et Ibn al-Sallām apprirent l’art de construire les astrolabes
sous la direction de Busṭūlus/Basṭūlus468. Les élèves qui travaillèrent dans son
atelier eurent pour maître direct un esclave et pour maître indirect, le maître
de leur maître, un autre esclave. De même, Yāqūt al-Malikī al-Mawṣilī
enseigna l’écriture à nombre d’ingénus, dont certains étaient fils de
puissants469, probablement avant même son affranchissement, comme son
homonyme al-Musta‘ṣimī470  : de ses disciples les plus distingués, six furent
même autorisés à signer leurs calligraphies de son nom471 ; en somme, du nom
d’un eunuque affranchi, sans être fatalement châtrés ou asservis.
93 Dans ces ateliers spécialisés, les véritables maîtres étaient les esclaves ; et les
ingénus, les soumis  : les premiers commandaient, les seconds obéissaient
docilement pour s’initier aux secrets du métier. Progressivement, des
professions qui, dans les premiers siècles de l’Islam, étaient généralement
abandonnées aux mains serviles, devinrent des tâches dignes des mains libres,
parfois lucratives et source de prestige. Ainsi dans les chancelleries et les
bureaux abbassides, des secrétaires rémunérés prirent la place des esclaves qui
travaillaient sans doute gratuitement pour l’État qui toutefois en assurait
l’entretien matériel. De même, la calligraphie devait bientôt attirer les lettrés et
même promouvoir certains d’entre eux, comme le vizir Ibn Muqla ou Ibn al-
Bawwāb. Mais dans le même temps, des copistes moins doués et fatalement
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moins prisés, gémissaient vainement de leur misère et du maigre fruit de leur
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peine472. Plaintes significatives  : lewebsite,
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onéreux que le travail servile. Le salaire aux pièces ou au temps était
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désormais plus avantageux que l’achat d’un esclave qualifié ou d’un enfant
qu’il fallait entretenir et dresser des années durant avant d’en exploiter la
maîtrise, même si cette éducation augmentait sa valeur première : ils n’étaient
pas toujours destinés à la revente. Mais la baisse du prix de production a
fatalement entraîné une baisse de la qualité. Aussi la décadence de certains
arts, comme la sculpture du marbre ou de l’ivoire, ne semble pas étrangère à la
substitution du travail libre au travail esclave. L’un peut être bâclé, alors que
l’autre est couramment soigné  : l’œil du maître veille et l’espoir de la liberté
entretient la qualité. Tel fut le rôle marquant de la servitude et le secret de
maintes œuvres sublimes qui n’auraient jamais été atteint le sommet de la
perfection, sans l’adresse d’esclaves qui n’avaient peut-être obtenu pour
rémunération que la gratitude du maître.

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— 2000b : « Dés de sellier et de tailleur », dans Andalousies, p. 164.

Notes
1. En premier, je n’oublie pas Juan A. Souto, disparu en 2011, et María Antonia Martínez
Núñez : sans leur envoi de publications oubliées des bibliothèques françaises, mes incursions
en Andalus auraient été singulièrement réduites. Mais sur les terrains où le hasard des
recherches a favorisé nos rencontres, nos voies ont parfois divergé. Je remercie également
Jean-Pierre Molénat pour m’avoir éclairci la langue de Cervantès.

2. Sur cette catégorie d’esclaves, voir RĀĠIB 2006, p. 30 § 76.

3. RĀĠIB 2006, p. 29 § 71-72. Les étrangers étaient couramment débaptisés dans les marchés,
RĀĠIB 2006, p. 31-32 § 78.

4. AYALON 1977, p. 274-280 ; SCHIMMEL 1989, p. 70-71 ; SUBLET 1991, p. 43-44.

5. Lam takun al-kunā li-šay’ min al-umam illā li l-‘arab wa-hiya min mafāḫirihā… wa-l-
takniya i‘ẓām, souligne Zamaḫšarī, vol. II, p. 383 ; propos répétés par Suyūṭī, vol. I, p. 343.

6. Wa-ammā al-takniya fa-takrima bayna l-nās, Zamaḫšarī, vol.  II, p.  356  ; SCHIMMEL 1989,
p. 4.

7. SUBLET 1991, p. 9, 43 ; RĀĠIB 1996, p. 7.

8. Abū l-Faraǧ al-Iṣbahānī, vol. XXIII, p. 1 ; Ṣafadī, vol. XXVII, p. 97, 100 ; Kutubī, vol. IV, p. 201 ;
KOSEGARTEN 1837, p. 304 ; SCHIMMEL 1989, p. 6 ; Ch. PELLAT, « Nuṣayb al-aṣġar », EI2, vol.  VIII,
p. 147. Cette kunya deviendra le nom de sa fille, Abū l-Faraǧ al-Iṣbahānī, vol. XXIII, p. 15, 16.
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10. Celles du scribe de Nessana Abū Sa‘īd en 54/674 et 57/677, KRAEMER 1958, p.  180-181,
n° 60, p. 194, n° 66 ; et du bronzier de Baṣra Abū Yazīd en 67/687 ou 69/688-689, FEHÉRVÁRI
1976, p. 25.

11. Abū  l-Faḍl, VAN BERCHEM 1888, p.  468  ; RCEA (Répertoire chronologique épigraphique
arabe), IX, p. 64, n° 3291 ; MAYER 1956a, p. 37 ; et Abū l-Faraǧ, RCEA, XI, p. 88-89, n° 4137 ;
MAYER 1956a, p. 37-38.

12. Abū l-Fatḥ, MELIKIAN-CHIRVANI 1979a, p.  27-28  ; et Abū Naṣr al-Naqqāš, MELIKIAN-CHIRVANI
1977, p. 368-369.

13. Abū Ḫālid à Samarra, HERZFELD 1925, p.  84, n°  183  ; Islamische Keramik 1973, p.  35,
n° 23 ; Abū Naṣr al-Baṣrī, LANE 1939, p. 59, 64-65 ; et Abū l-Farāǧ à Fusṭāṭ, BAHGAT et MASSOUL
1930, p. 60, pl. XXII, n°s 7 et 7 bis ; YŪSUF 1958, p. 219-220.

14. ‘Īsā Abū Dirham l’architecte de Diyār Bakr, RCEA, IX, p. 226-227, n°s 3523, 3524 et 3525 ;
GABRIEL 1940, vol. I, p. 173, 322, n° 69, p. 323, n° 71, p. 335, n° 101 ; MAYER 1956a, p. 74.

15. Abū Lu’lu’a Fayrūz al-Nahāwandī qui ôta la vie au second calife, Ṭabarī, vol.  I, p.  2632,
2722-2725, 2797 ; et le potier persan Bū Ṭāhir Ḥusayn, WIET 1935, p. 6, n° 10.

16. Ǧāḥiẓ, vol. III, p. 28 ; DAGORN 1981, p. 41-42 ; SUBLET 1991, p. 64-65.

17. Comme en témoigne Abū l-Ṯanā’ l’architecte qui travailla dans la mosquée de l’Olivier (al-
Zaytūna) à Tunis de 380/990 à 385/995, ZBISS 1955, p. 33-34, n° 6 ; MAYER 1956a, p. 43.

18. RĀĠIB 2006, p. 29 § 70.

19. Comme en témoigne la généalogie de Muḫāriq reproduite par Abū  l-Faraǧ al-Iṣbahāni,
vol.  XVIII, p. 336, 338, 343. Quelques biographes l’ont reprise, comme Ibn al-Naǧǧār dans un
passage copié par Ḏahabī, Ta’rīḫ, éd. Tadmurī, an. 231-240, p. 357 et Nuwayrī, vol.  IV, p. 312,
Mais la majorité a préféré l’omettre : sa condition l’en privait.

20. Abū l-Faraǧ al-Iṣbahāni, vol.  XVIII, p. 336, 338 ; Ḏahabī, Ta’rīḫ, éd. Tadmurī, an. 231-240,
p. 357 ; Nuwayrī, vol. IV, p. 312 ; H.G. FARMER, « Mukhāriḳ », EI2, vol. VII, p. 518-519.

21. MARTÍNEZ 1995, p. 116 ; SOUTO 2001, p. 292.

22. Seul le début a survécu : al-ǧamī‘ ‘abīd. La fin qui devait comporter amīr al-mu’minīn est
perdue, MARTÍNEZ 1995, p. 115 ; SOUTO 2001, p. 289 ; SOUTO 2005b, p. 468.

23. MARTÍNEZ 1995, p. 123 ; SOUTO 2001, p. 285.

24. Dans le Musée de Navarre de Pampelune. Son nom fut d’abord lu Numayr, LÉVI-PROVENÇAL
1931, p.  189, n°  204  ; RCEA, VI, p.  50, n°  2098  ; FERRANDIS 1935, p.  78-79, n°  19  ; NAVASCUÉS
1964a, p. 241. Puis l’erreur fut corrigée par NAVASCUÉS 1964b, p. 200-202 ; repris par KÜHNEL
1971, p. 41, n° 35 ; HOLOD 1992a, p. 198, n° 4 ; GALÁN 2005, vol.  I, p. 391 ; II, p. 51 ; MARTÍNEZ
2007, p. 178.

25. À la cathédrale de Braga (Portugal). Son nom perdu fut d’abord rétabli Numayr, LÉVI-
PROVENÇAL 1931, p. 190, n° 205 ; RCEA, VI, p.  65-66, n°  2123  ; BECKWITH 1960, p. 29 ; KÜHNEL
1971, p. 43, n° 36. Puis il fut tardivement rectifié en Zuhayr, HOLOD 1992b, p. 202, n° 5 ; GALÁN
2005, vol. I, p. 392-393 ; II, p. 54.

26. À l’Islamisches Museum de Berlin. L’inscription seulement connue par la traduction d’une
transcription incorrecte de C.-P.  Haase reprise par NEHLS 2004, p.  64, fut finalement
déchiffrée par MARTÍNEZ 2007,
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27. Jadis au monastère de Santo Domingo de Silos, à présent au Musée archéologique
provincial de Burgos, LÉVI-PROVENÇAL 1931, p.  190, n°  206  ; RCEA, VI, p.  188-189, n°  2347  ;
FERRANDIS 1935, p. 88-89, n° 25 ; BECKWITH 1960, p. 30 ; KÜHNEL 1971, p. 46, n° 40 ; GALÁN 2005,
vol. II, p. 76, 78.

28. Aḥmad b. Mālik ġulām de Ṣārim al-dīn Qaymāz al-Naǧmī, SHARON 1999, p. 238.

29. AYALON 1975, p. 210-212.

30. Tels Ḥasan b. Taškur et Malīḥa b. Aylam dans leur contrat de mariage en 744/1342, Abd
ar-Raziq 1970,
p. 309-310.

31. Comme Šāḏbaḫt ‘atīq d’al-Malik al-‘Ādil, RCEA, IX, p. 189, n° 3467 ; Sanǧar ‘atīq d’Alṭūnbā
(m. vers 615/1218), RCEA, X, p. 151, n° 3816 ; Bilāl ‘atīq d’al-Faḫr al-Fārisī (m. en 631/1234),
RCEA, XI, p.  44, n°  4064  ; Abū Bakr ‘atīq d’Aḥmad al-Andalusī, RCEA, XI, p.  162, n°  4245  ;
Yāqūt ‘atīq d’Abū l-Ma‘ālī, Ṣafadī, XXVIII, p. 38 ; Yāqūt ‘atīq d’Abū l-Mawāhib, Ḏahabī, Ta’rīḫ,
éd. Ma‘rūf, Arna’ūṭ et ‘Abbās, an. 611-620, p. 391, n° 584.

32. Cette coutume remonte à l’aube de l’Islam, comme l’atteste le graffiti de Zuhayr mawlā
Ibnat Šayba apparemment gravé en 24/644-645, ĠABBĀN 2003, p. 300 pl. 6, 333, 335.

33. Muḫāriq demanda à Hārūn al-Rašīd de l’honorer de sa clientèle (tušarrifunī bi-walā’ika)


en lui accordant la liberté, Abū l-Faraǧ al-Iṣbahānī, vol. III, p. 71.

34. Comme le considère le droit musulman, BRUNSCHVIG, p. 31.

35. Pratique courante chez les Mamelouks, AYALON 1975, p. 210-211.

36. L’initiale de son nom ne porte aucun point diacritique dans la signature des deux
astrolabes qui ont survécu. Quelques manuscrits l’appellent Basṭūlus, comme dans l’Istī‘āb de
Bīrūnī, où le bā’ est clairement marqué, British Library, fol. 84 v., et Berlin cité par WIEDEMANN
1913, p.  13. Ibn al-Nadīm, vol.  I, p.  285/I, p.  671, le désigne également sous ce nom que
d’ignorants copistes ont estropié et transformé en Baṭūlus et Qaṭusṭūlus. Mais d’autres sources
en donnent une lecture divergente  : Nasṭūlus, WIEDEMANN 1913, p.  13, que préfèrent SEZGIN
1978, GAS (Geschichte des Arabischen Schrifttums), vol. VI, p.  178-179, et surtout KING 1995,
p.  81  : sa condition d’esclave, puis d’affranchi et de converti, lui ayant échappé, le nom
d’Apostolos lui paraissait impropre à un musulman appelé Muḥammad b. ‘Abd Allāh.

37. Comme le désigne un manuscrit anonyme, GAS, vol. VI, p. 278, 288.

38. KING 1995, p. 81.

39. Notamment certains facteurs d’instruments astronomiques de l’ère moderne dont


l’identification devient incertaine.

40. Quelques ingénus signent parfois d’un seul nom  : les deux lapicides, ‘Abd al-Raḥmān b.
Abū Ḥaramī et son neveu, Muḥammad b. Barakāt, RCEA, IX, p. 112-113, n° 3365 (= SCHNEIDER
1983, vol.  I, p. 387-388, n° 226) p. 197, n° 3479 ; X, p. 79-80, n° 3714 (= SCHNEIDER 1983, vol.  I,
p. 399-400, n° 235), p. 146, n° 3808 ; SCHNEIDER 1983, vol.  I, p. 399-400, n° 235, p. 405-406,
n°  238  ; le potier, Muslim b. al-Dahhān, PHILON 1980, p.  168, 198, fig. 404 et 405  ; BAYANI-
WOLPERT 1980, p. 298 ; les bronziers, ‘Abd al-Razzāq b. Mas‘ūd al-Naysābūrī, RCEA, IX, p. 4-5,
n° 3206 ; MAYER 1959, p. 23 ; et Aḥmad b. ‘Umar b. Kāmil surnommé al-Ḏakī, RCEA, X, p. 206,
n° 3903 ; MAYER 1959, p. 30-31.

41. Al-Baṣrī, al-Išbīlī, al-Kūfī, al-Ma‘arrī, al-Makkī et al-Miṣrī.


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42. Al-Ḫurāsānī. Close
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43. Al-Rūmī.
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44. Al-Bāhilī.

45. Al-bannā’, al-maṯṯāl, al-naqqāš et al-raḫḫām.

46. Al-naṣrānī.

47. Les deux lectures sont possibles, Ibn Mākūlā, vol. V, p. 277-279.

48. Sur les noms courants d’esclaves, voir SOUTO 2001, p. 283.

49. Terme que se donnent Yāsmīn sur un bol exhumé à Madīnat al-Zahrā’, OCAÑA 1970, p. 35 ;
CANO 1996, p. 124 ; SOUSTIEL, p. 185, n° 214 ; et Baraka, OCAÑA 1970, p. 35, dont la signature doit
figurer sur une céramique de même origine qui mérite d’être retrouvée.

50. Comme l’attestent nombre de signatures : Ḫafīf ġulām de ‘Alī b. ‘Īsā, MAYER 1956b, p. 54 ;
Busṭūlus/Basṭūlus ġulām de Ḫafīf ; Fatḥ ġulām amīr al-mu’minīn, SOUTO 1997, p. 22 ; SOUTO
2001, p.  288  ; Sulaymān ġulām d’Abū (et non Ibn) Ḫuld, GHOUCHANI 1986, p.  268 n°  124  ;
Aḥmad b. Mālik ġulām de Qaymāz al-Naǧmī, SHARON 1999, p. 237-238 ; Iyās ġulām de ‘Abd al-
Karīm b. Turāb al-Mawṣilī, RICE 1953b, p. 230 ; MAYER 1959, p. 52.

51. Un seul lapicide se désigne sous ce terme en 537/1142-1143 : Kīn (?) Ǧādan Pādišāh fatā
d’Abū ‘Alī, lui-même fatā d’Ibn ‘Alī Tabrīzī, RCEA, VIII, p. 230, n° 3113.

52. Il ne fut que tardivement réservé aux blancs, comme ‘abd aux noirs, RĀĠIB 2006, p. 24.

53. Seul un étranger, l’architecte Qusṭa, l’a mis après ‘amal vers 550/1155 sur une voûte du
château des Assassins à Maṣyaf, BURCKHARDT 1822, p. 150-151 ; VAN BERCHEM 1909, p. 17, fig. 3 ;
RCEA, VIII, p. 287, n° 3197 ; MAYER 1956a, p. 58.

54. IBN ḤANBAL, vol.  II, p. 316, 423, 444, 463, 484, 491, 496, 508 ; Buḫārī, vol.  II, p. 124, 125/II,
p. 176, 177 ; Muslim, vol. XV, p. 5-7 ; Abū Dāwūd, vol. II, p. 311 ; BRUNSCHVIG, p. 26.

55. OCAÑA 1945, p. 156 ; OCAÑA 1970, p. 32 ; MARTÍNEZ 1995, p. 114, 115, 116 ; SOUTO 1999, p. 292 ;
SOUTO 2001, p. 285.

56. AMADOR 1880, p. 229, n°  67, p. 345-346 ; RCEA, IV, p.  184-185, n°  1562, p.  198, n°  1584,
p. 199, n°  1587  ; OCAÑA 1945, p.  155, 158  ; MARTÍNEZ 1995, p.  111, 121, 123, 128  ; SOUTO 2001,
p. 285, 292.

57. CASAMAR 1992, p. 208, n° 9 ; MARTÍNEZ 1995, p. 143 ; BLAIR 1998, p. 101 ; SOUTO 2001, p. 285 ;
SOUTO 2005a, p. 255.

58. Le mot désigne parfois les ingénus : ‘Abd al-Raḥmān b. Muḥammad commandant (qā’id)
et ‘abd de ‘Abd al-Raḥmān al-Nāṣir dans la pierre de fondation d’un arsenal de Tortosa en
333/945, LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 83-84, n° 86 ; RCEA, IV, p. 89, n° 1384 ; le cadi Sirāǧ al-dīn
Abū l-Ṯurayyā ‘abd d’al-Ḥāfiẓ dans une boiserie perdue de la mosquée d’Ibn Ṭūlūn gravée en
526/1132, RCEA, VIII, p.  175-176, n°  3048  ; WIET 1930a, p.  81, n°  566. Enfin, l’expert en
bâtiment (‘arīf li l-binā’) qui suivit en 630/1233 l’érection du minaret de la mosquée d’al-
Qaṣba à Tunis, ‘Alī b. Muḥammad b. Qāsim, est qualifié de ‘abduhum, à savoir du maître
d’ouvrage, Yaḥyā, de son père Abū Muḥammad et de son grand-père Abū Ḥafṣ, RCEA, XI,
p. 31-32, n° 4048 (où le mot est traduit par esclave au lieu de serviteur). Une photo figure dans
EL AOUDI-ADOUNI 1997, vol. II, p. 633.

59. Au Musée de l’Histoire des Sciences de Florence, RCEA, VII, p. 208-209, n° 2727.

60. À l’Osservatorio Astronomico de Rome, RCEA, IX, p. 50-51, n° 3273 (rectifier 563 en 463).
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62. Elles ouvrent couramment par ces mots : al-mamlūk yuqabbil al-arḍ wa-yunhī.

63. Ainsi Yāqūt débute sa lettre rédigée en 617/1220 à Mossoul  : le mamlūk Yāqūt b. ‘Abd
Allāh al-Ḥamawī al-Akramī, Ibn al-Qifṭī, vol.  IV, p.  80  ; Ibn Ḫallikān, vol.  VI, p.  129  ; Yāfi‘ī,
vol.  IV, p. 61. Pourtant, il avait recouvré la liberté en 596/1199, soit plus de vingt ans plus tôt,
Ibn Ḫallikān, vol. VI, p. 127.

64. Ainsi Mayer ignore la servitude trahie par d’innombrables signatures patiemment
recueillies. Pourtant MARÇAIS 1926, p. 13, avait déjà souligné que le nom Fatḥ dans la mosquée
de l’Olivier à Tunis désignait un esclave ou un affranchi, n’étant suivi d’aucune indication
relative à son père. Ce passage dut inspirer GLÜCK 1932, p. 324.

65. Comme ce terme désigne les apprentis des facteurs d’astrolabes dans Ibn al-Nadīm, vol. I,
p. 284-285, les uns de condition libre, les autres de condition servile, les traductions hésitent :
DODGE, II, p. 671 ; SALIBA 1991, p. 110, 119 (student et apprentice sans même ajouter slave). Voir
aussi MAYER 1959, p. 78.

66. MAYER 1959, p. 54.

67. GHOUCHANI 1986, p. 268, n° 124.

68. RCEA, I, p. 292, n° 376 ; II, p. 4, n° 405, p. 184-185, n° 663, p. 238-239, n° 741 ; III, p. 21,
n° 835, p. 61, n° 903, p. 91, n° 957 ; VIII, p. 230, n° 3113 ; WIET 1971, p. 5, n° 7-9776, p. 7, n° 10-
3150/47.

69. BLAIR 1998, p. 101.

70. RĀĠIB 1996, p. 13.

71. Ibid., p. 8-9.

72. Ibid., p. 13-14.

73. Ibid, p. 14.

74. HARVEY 1966, p. 623.

75. LAFAYE, p. 1232 ; SCHMIDT 1973, p. 74-75.

76. RĀĠIB 1996, p. 16.

77. RĀĠIB 1993, p. 752 ; RĀĠIB 1996, p. 16.

78. Ainsi l’historien al-Wāqidī (m. en 207/823) avait deux esclaves qui lui copiaient jour et
nuit les manuscrits, Ibn al-Nadīm, vol.  I, p. 98/I, p.  214  ; RĀĠIB 1996, p.  16  ; S. LEDER, «  Al-
Wāḳidī », EI2, vol. XI, p. 112.

79. PEDERSEN 1984, p. 46.

80. Ibn Durayd (m. en 321/933) dicta sa Ǧamhara à son esclave Ta‘allam, Ibn al-Nadīm,
vol. I, p. 61. Le terme de ġulām a suscité diverses interprétations : DODGE, 1970, vol. I, p. 134, le
traduit par pupils (young men), alors que PEDERSEN 1984, p.  46, hésite entre élève et esclave.
La seconde acception du mot semble toutefois la bonne  : s’il n’était qu’un disciple, Ibn al-
Nadīm aurait probablement employé tilmīḏ, comme Ibn Ḫallikān, vol.  IV, p.  326  : ismā‘
talāmiḏatihi wa-imlā’ihi ‘alayhim à propos d’Ibn Durayd.

81. Balāḏurī, vol. VI B, p. 158-159 ; Ṭabarī, vol. II, p. 1470.


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82. Ibn al-Nadīm, vol.  I, p.  7/
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83. Vol. I, p. 7/I, p. 11-13.

84. Al-Ḍaḥḥāk b. ‘Aǧlān, Isḥāq b. Ḥammād, Ibrāhīm b. al-Muḥassin ou al-Mušaǧǧir, ‘Amr b.


Mas‘ada, Aḥmad b. Abī Ḫālid, ‘Abd Allāh b. Šaddād, ‘Uṯmān b. Ziyād al-‘Ā’il ou al-‘Ābid,
Muḥammad b. ‘Abd Allāh ou ‘Ubayd Allāh surnommé al-Madanī et Abū l-Faḍl Ṣāliḥ b. ‘Abd al-
Malik al-Tamīmī al-Ḫurāsānī.

85. Nul n’a soupçonné sa servitude, comme HUART 1908, p. 72 ; puis ABBOTT 1939, p. 31, 33, 38.

86. Ibn al-Aṯīr, vol.  XII, p.  405  ; Yāqūt, vol.  VII, p.  268  ; Ḏahabī, Ta’rīḫ, an. 611-620, p.  392,
n° 585 ; Siyar, vol.  XXII, p. 149-150 ; Ṣafadī, vol.  XXVIII, p. 39-40 ; Ibn Ḫallikān, vol.  VI, p. 119-
122 ; Yāfi‘ī, vol. IV, p. 42-43 ; Abū l-Maḥāsin, vol. V, p. 283 ; VIII, p. 187.

87. Ibn al-Fuwaṭī, p. 500 ; Ibn al-Ṣuqā‘ī, p. 175/203, n° 291 ; Ibn Kaṯīr, vol.  XIV, p. 6 ; Kutubī,
vol.  IV, p.  263-264  ; Ibn Ḥabīb, vol.  I, p.  219  ; Abū l-Maḥāsin, vol.VIII, p.  187  ; ‘Aynī, vol.  III,
p. 479-480 ; HUART 1908, p. 84 ; ABBOTT 1939, p. 36 ; PEDERSEN 1984, p. 87 ; SCHIMMEL 1970, p. 7-
8 ; Sh.R. CANBY, « Yāḳūt al-Musta‘ṣimī », EI2, vol. XI, p. 286-287.

88. Abū Ibrāhīm b. Aflaḥ qui signa une dalle commémorant la restauration d’un minaret en
472/1079, AMADOR 1875, p. 104, 405 ; LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 39, n° 31 ; RCEA, VII, p. 205-206,
n° 2723.

89. Burhān dans une épitaphe en 608/1212, RCEA, X, p. 70-71, n° 3700.

90. Muḥammad b. ‘Abd al-Wāḥid al-Naysābūrī qui rédigea en 332/944 une invocation à
présent à l’Eretz Israël Museum, SHARON 1997, p. 195-196.

91. Maktūm b. Yazīd qui grava vers 550/1155 le texte de construction d’un monument de
Ḥisbān au sud d’Amman avec un lapicide dont le nom est partiellement perdu, RCEA, VIII,
p. 285, n° 3193.

92. Aḥmad dont le nom figure sur une stèle en 436/1044, LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 29, n° 22 ;
RCEA, VII, p. 62, n° 2499.

93. ‘Umar dans l’inscription de la mosquée en 635/1237-1238, SAUVAGET 1931, p.  149-150  ;
CANTINEAU 1933, p. 65-66, n° 58 ; RCEA, XI, p. 94, n° 4144 ; MAYER 1956a, p. 127-128.

94. ‘Atīq qui signa une pierre en 497/1104, ZBISS 1960, p. 107, n° 4.

95. Maqrīzī, II, p. 146, en recopia le texte d’une monographie perdue d’al-Quḍā‘ī. Il figure dans
RCEA, I, p. 7, n° 8.

96. Isḥāq b. Ibrāhīm, WIET 1942, p. 153-154, n° 4523 ; RĀĠIB 2001, p. 338 ; et Aḥmad b. Hārūn
qui sculpta en 434/1042 une stèle d’Assouan, RCEA, VII, p. 55-56, n° 2490.

97. RCEA, II, p. 97, n° 537 ; RĀĠIB 2001, p. 339.

98. Sa servitude ayant échappé à SCHNEIDER 1986, p. 95-97, elle énumère d’autres hypothèses
sur son origine ; RĀĠIB 2001, p. 338-339.

99. SCHNEIDER 1986, p. 2-3, 107-108.

100. Sur les signatures, voir SCHNEIDER 1986, p. 9-10.

101. RCEA, VII, p. 131-132, n° 2609 ; RĀĠIB 2001, p. 339.

102. RCEA, X, p. 220-221, n° 3923.


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Aḥmad
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104. Dans cette pierre qui appartenait à E. Sassoon, un nom incertain fut déchiffré : Kīn (?)
Ǧādan Pādišāh, RCEA, VIII, p. 230, n° 3113.

105. BRUNSCHVIG, p. 29.

106. RCEA, X, p. 70-71, n° 3700.

107. RCEA, X, p. 113, n° 3760, p. 116-117, n° 3765.

108. L’inscription d’un mašhad de Salamiyya par ‘Alī b. Ǧa‘far probablement au IIIe/IXe ou au
e e
IV /X siècle, RCEA, III, p. 86-87, n° 949 ; une invocation actuellement au Eretz Israel Museum

de Tel Aviv par Muḥammad b. ‘Abd al-Wāḥid al-Naysābūrī le forgeron (ḥaddād) en 332/944,
SHARON 1997, p. 195-196 ; le texte de construction d’un monument de Ḥisbān au sud d’Amman
par Maktūm b. Yazīd al-naǧǧār et un lapicide au nom partiellement perdu vers 550/1155,
RCEA, VIII, p.  285, n°  3193  ; et l’inscription de la mosquée de Bayt Ḥānūn en 637/1239 par
Muḥammad b. Ḥamdān b. ‘Aqīl al-Anṣārī, SHARON 1999, p. 98-102.

109. Épitaphe inédite. Communication de S. Ory.

110. SAUVAGET 1931, p.  149-150  ; CANTINEAU 1933, p.  65-66, n°  58  ; RCEA, XI, p.  94, n°  4144  ;
MAYER 1956a, p.  127-128. Il faut probablement le distinguer de son homonyme qui bâtit en
602/1205-1206 deux madrasa à Kayserı, MAYER 1956a, p. 127.

111. AMITAI-PREIS 1995 ; SHARON 1999, p. 77-78. La lecture de VAN BERCHEM 1888, p. 466, reprise
dans RCEA, XII, p. 225-226, n° 4737, est partielle.

112. Ibn ‘Abbās al-Muqayyar qui signa une stèle en 323/935, SCHNEIDER 1983, vol. I, p. 78, 188-
189, n° 60 ; et Muḥammad b. al-ḥāǧǧ Aḥmad qui grava son nom dans une pierre en 637/1240,
RCEA, XI, p. 111-112, n° 4167 ; WIET 1971, p. 55, n° 74-100 ; SCHNEIDER 1983, vol.  I, p. 78, 416-
417, n° 245.

113. Son nom figure sur deux stèles jumelles sculptées en 450/1058, SCHNEIDER 1983, vol.  I,
p.  78, p.  299-300, n°  151, p.  301, n°  152, et peut-être une troisième gravée en 435/1044,
SCHNEIDER 1983, vol. I, p. 276, n° 131.

114. MILES 1948, p. 237 ; GROHMANN 1962, p. 56-57. Le nom de son père pourrait être toutefois
Ǧabbāb, Ḫabbāb, Ǧannāt, Ḥabāb, Ḥubāb, Ḥattāt et Ḥutāt, Ibn Mākūlā, vol.  II, p.  133-151  ;
Ḏahabī, Muštabih, vol. I, p. 204-206 ; Ibn Ḥaǧar, vol. II, p. 522-524.

115. AL-RĀŠID 1421/2000, p. 69, 70, 71.

116. Ibid., p. 153-154.

117. ‘Abd al-Raḥmān dans trois pierres, RCEA, X, p. 79-80, n° 3714 (= SCHNEIDER 1983, vol.  I,
p.  405-406, n°  238), p.  146, n°  3808  ; SCHNEIDER 1983, vol.  I, p.  399-400, n°  235  ; et
Muḥammad dans une stèle, RCEA, IX, p. 112-113, n° 3365 (= SCHNEIDER 1983, vol. I, p. 387-388,
n° 226) ; enfin les deux dans une épitaphe, RCEA, IX, p. 197, n° 3479.

118. SCHNEIDER 1983, vol. I, p. 78, 379, n° 221.

119. RCEA, IX, p.  53, n°  3277  ; WIET 1971, p.  43. SCHNEIDER 1983, vol.  I, p.  382-383, n°  223,
l’attribue à Muḥammad b. Barakāt et supprime Abī de la kunya de son père. L’absence de
reproduction ne permet guère de trancher. Mais sa date suggère qu’elle est l’œuvre du premier
et non du dernier qui travailla jusqu’en 604/1207-1208.

120. RCEA, IX, p. 112-113, n° 3365 (= SCHNEIDER 1983, vol.  I, p. 387-388, n° 226), p. 225-226,
n° 3521 ; X, p. 21-22, n° 3631.
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121. RCEA, IXBy , p.  183-184, to
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122. RCEA, IX, p. 215-216, n° 3507, p. 216-217, n° 3508 ; XI, p. 25-26, n° 4042.

123. RCEA, IX, p. 178-179, n° 3452 (= SCHNEIDER 1983, vol.  I, p. 391-392, n° 229) ; X, p. 79-80,
n° 3714 (= SCHNEIDER 1983, vol.  I, p. 405-406, n° 238), p. 80, n° 3715 (= SCHNEIDER 1983, vol.  I,
p.  425-426, n°  252), p.  146, n°  3808, p.  240, n°  3956  ; SCHNEIDER 1983, vol.  I, p.  399-400,
n° 235, p. 401-402, n° 236.

124. SCHNEIDER 1983, vol. I, p. 410-411, n° 241.

125. Ibid., p. 418, n° 246.

126. ‘Atīq b. Ḥasan sur une stèle du Musée de Monastir, ZBISS 1960, p. 37, n° 19.

127. Actuellement conservée au musée de Monastir, ZBISS 1960, p. 107, n° 4.

128. ZBISS 1955, p. 74, n° 51.

129. ZBISS 1962, p. 29, n° 46 ; EL AOUDI-ADOUNI 1997, vol. I, p. 54-55, n° Q 31.

130. Une inscription de la mosquée de Séville en 214/829 par ‘Abd al-Barr b. Hārūn, LÉVI-
PROVENÇAL 1931, p. 198 ; RCEA, VII, p. 273, n° 189 A ; le texte de fondation de la même mosquée
par ‘Abd Allāh b. Ḥamdūn sans doute en 231/845, LÉVI-PROVENÇAL 1931, p.  43, n°  28 bis  ;
RCEA, I, p. 245, n° 311 ; celui d’un arsenal à Tortosa en 333/944-945 par ‘Abd Allāh b. Kulayb,
LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 83, 84, n° 86 ; RCEA, IV, p. 89, n° 1384 ; MARTÍNEZ 2007, p. 216 ; enfin,
la dalle commémorant l’érection du minaret d’une mosquée de Séville en 472/1079,
actuellement dans l’église d’el-Salvador, par Abū Ibrāhīm b. Aflaḥ, AMADOR 1875, p. 104, 405 ;
LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 39, n° 31 ; RCEA, VII, p. 205-206, n° 2723.

131. LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 29, n° 22 ; RCEA, VII, p. 62, n° 2499.

132. LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 31, n° 24 ; RCEA, VIII, p. 51-52, n° 2884.

133. RCEA, VIII, p. 112-113, n° 2968.

134. AMADOR 1880, p. 348 ; OCAÑA 1935, p. 159 ; OCAÑA 1936-1939a, p. 160 ; OCAÑA 1941, p. 163 ;
OCAÑA 1945, p. 156 ; RCEA, V, p. 116, n° 1860 ; OCAÑA 1970, p. 32 ; MARTÍNEZ 1995, p. 114, 116,
123, 124, 142, 143 ; SOUTO 1997, p. 24 ; SOUTO 1999, p. 292 ; SOUTO 2001, p. 285, 286, 288, 289,
292 ; SOUTO 2005b, p. 467.

135. AMADOR 1880, p. 341, n° 1, 364 ; OCAÑA 1940, p. 444 ; GÓMEZ-MORENO 1941, p. 425 ; RCEA,
IV, p. 156-157, n° 1510 ; MARTÍNEZ 1995, p. 128, 142, 143 ; SOUTO 1997, p. 24 ; SOUTO 2001, p. 285,

286, 288.

136. Qaṣr al-Zahrā’, Muqtabas, p. 28, 32, 241.

137. Ibn Ḥayyān repris dans Maqqarī, vol. II, p. 67 ; Muqtabas, p. 21, 28, 32, 136, 155, 241 ; Ibn
‘Iḏārī, vol. II, p. 231.

138. Ibn Ḥayyān repris dans Maqqarī, vol. II, p. 67 ; Ibn ‘Iḏārī, vol. II, p. 231 (vocalisé Mu’nis).

139. Deux figurent deux fois : Fatḥ, MARTÍNEZ 1995, p. 113, 123 ; et Naṣr, MARTÍNEZ 1995, p. 114,
125  ; et les trois autres trois fois  : Aflaḥ, MARTÍNEZ 1995, p.  112, 113  ; Badr, MARTÍNEZ 1995,
p. 112, 114, 128 ; et Ṭarīf, MARTÍNEZ 1995, p. 113, 115, 121.

140. Comme les deux qui désignaient peut-être des inconnus, MARTÍNEZ 1995, p. 114, 124.

141. MARTÍNEZ 1995, p. 123 ; SOUTO 2001, p. 285.


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143. Ibid., p. 111-112.

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144. Ibid., p. 129, 142.

145. Ibid., p. 124.

146. OCAÑA 1945, p. 156 ; MARTÍNEZ 1995, p.  113  ; SOUTO 2001, p.  284  ; SOUTO 2005a, p.  254  ;
SOUTO 2005b, p. 467.

147. MARTÍNEZ 1995, p. 115 ; SOUTO 2001, p. 289 ; SOUTO 2005a, p. 254 ; SOUTO 2005b, p. 468.

148. OCAÑA 1945, p. 155 ; MARTÍNEZ 1995, p. 116 ; SOUTO 2001, p. 292.

149. MARTÍNEZ 1995, p. 114 ; SOUTO 2001, p. 285 ; SOUTO 2005a, p. 254.

150. Zarīf, pour MARTÍNEZ 1995, p.  112, mais Rizq pour SOUTO 2001, p.  284. Le fac-similé de
MARTÍNEZ 1995, fig. III, ne permet de trancher.

151. MARTÍNEZ 1995, p. 115 ; SOUTO 2001, p. 289 ; SOUTO 2005a, p. 254 ; SOUTO 2005b, p. 468.

152. OCAÑA 1945, p. 156 ; MARTÍNEZ 1995, p. 112, 113, 142 ; SOUTO 2005a, p. 254.

153. MARTÍNEZ 1995, p. 112, 114, 128, 142 ; SOUTO 2001, p. 285.

154. OCAÑA 1936-1939a, p.  160  ; OCAÑA 1945, p.  156  ; MARTÍNEZ 1995, p.  113, 123, 142  ; SOUTO
2001, p. 288 ; SOUTO 2005b, p. 467.

155. OCAÑA 1945, p. 158 ; MARTÍNEZ 1995, p. 121, 142.

156. MARTÍNEZ 1995, p. 114, 125, 143 ; SOUTO 2001, p. 293.

157. OCAÑA 1945, p. 155 ; MARTÍNEZ 1995, p. 116, 143 ; SOUTO 2001, p. 292.

158. Lecture de SOUTO 2001, p. 284. Mais Zarīf pour MARTÍNEZ 1995, p. 112.

159. MARTÍNEZ 1995, p. 129, 142.

160. OCAÑA 1945, p. 155 ; MARTÍNEZ 1995, p. 111-112.

161. OCAÑA 1945, p. 155 ; MARTÍNEZ 1995, p. 116, 143 ; SOUTO 2001, p. 292.

162. MARTÍNEZ 1995, p. 113, 115, 121, 143 ; SOUTO 2005a, p. 254.

163. MARTÍNEZ 1995, p. 123, 142 ; SOUTO 2001, p. 285.

164. MARTÍNEZ 1995, p. 115, 142 ; SOUTO 2001, p. 289 ; SOUTO 2005a, p. 254.

165. OCAÑA 1945, p. 155 ; MARTÍNEZ 1995, p. 116, 142 ; SOUTO 2001, p. 292.

166. OCAÑA 1945, p. 156 ; MARTÍNEZ 1995, p. 114, 116, 142, 144 ; SOUTO 1999, p. 292 ; SOUTO 2001,
p.  285, 292. Dans une autre signature, la formule est précédée du terme al-ǧamī‘. Sa fin
perdue devait comporter amīr al-mu’minīn, MARTÍNEZ 1995, p. 115 ; SOUTO 2001, p. 289 ; SOUTO
2005a, p. 254.

167. OCAÑA 1945, p. 155, 158 ; MARTÍNEZ 1995, p. 111, 121, 123, 128, 142 ; SOUTO 2001, p. 285.

168. MARTÍNEZ 1995, p. 111-112.

169. Ainsi Durrī al-kabīr est distingué de Durrī al-ṣaġīr dans trois inscriptions, SOUTO 2001,
p. 287.

170. RĀĠIB 2006, p. 37. This site uses cookies and collects personal data.
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171. OCAÑA 1936-1939a, p. 160 ;
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172. Dans le premier qui se trouve au Musée national de Kuwayt, le nom du marbrier fut
d’abord lu Fatḥ, OCAÑA 1941, p. 160 ; puis Falīḥ, JENKINS 1983, p. 44 ; FAIRCHILD RUGGLES 1992,
p. 247, n° 39 ; BERNUS-TAYLOR 2000, p. 276 ; pour redevenir Fatḥ, MARTÍNEZ 1995, p. 123, 143 ;
SOUTO 2001, p.  288  ; SOUTO 2005b, p.  467. Le second chapiteau est conservé sur le site de
Madīnat al-Zahrā’, MARTÍNEZ 1995, p. 123 ; MARTÍNEZ 1999, p. 88, 99, pl. 6, 103, fig.  VI ; SOUTO
2001, p. 289 ; SOUTO 2005b, p. 467.

173. Ce surnom a suscité diverses interprétations au cours du temps, MARTÍNEZ 1999, p. 89-90.
Il fut d’abord pris pour al-aysar, OCAÑA 1941, p. 160 ; puis peut-être pour al-asīr, JENKINS 1983,
p.  44  ; qui finit par s’imposer, FAIRCHILD RUGGLES 1992, p.  247, n°  39  ; SOUTO 2001, p.  288  ;
SOUTO 2005b, p. 467 ; MARTÍNEZ 1999, p. 88.

174. Au Musée archéologique provincial de Cordoue, HERNÁNDEZ et VICENT 1973, p. 113, fig. 5 ;
MARTÍNEZ 1995, p. 143 ; MARTÍNEZ 1999, p. 90, 100, pl. 8 ; SOUTO 2001, p. 295.

175. SOUTO 2001, p. 296, suggère qu’elles permettaient aux marbriers de percevoir leur salaire.
Mais un esclave ne recevait d’ordinaire aucune rétribution.

176. SOUTO 2005b, p. 462.

177. Nombre communiqué par Souto dans un courriel d’octobre 2008.

178. Comme celui de Fatḥ, SOUTO 2001, p. 288, 306 fig. 3.

179. Les noms recueillis par AMADOR 1880, puis repris dans RCEA sont parfois erronés, comme
le prouve la liste rassemblée par RODRÍGUEZ et SOUTO 2000.

180. AMADOR 1880, p. 229, nos 65, 66 et 67, p. 241, n° 80, p. 244, nos 90 et 96, p. 243, nos 86, 87,
88 et 89, p. 246, n° 105 ; RCEA, IV, p. 198, nos 1584 et 1585, p. 199, nos 1586 et 1587 ; V, p. 1,
n° 1602 ; RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 364, 365, 366, 368, 370, 371, 373, 374, 378, 381, 383,
387 ; SOUTO 2001, p. 283, 284 ; SOUTO 2005a, p. 255 ; SOUTO 2005b, p. 463, 464, 465, 466.

181. RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 380, 387 ; SOUTO 2001, p. 283, 284.

182. RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 386-387 ; SOUTO 2001, p. 292.

183. RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 363.

184. SOUTO 2001, p. 292.

185. Ibid., p. 285.

186. AMADOR 1880, p. 364 ; RCEA, IV, p. 156, n° 1509 ; RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 386 ; SOUTO
2001, p. 288.

187. SOUTO 2001, p. 286, 288 ; SOUTO 2005b, p. 463.

188. SOUTO 2001, p. 288 ; SOUTO 2005b, p. 464.

189. SOUTO 2001, p. 285 ; SOUTO 2005a, p. 255.

190. RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 385.

191. RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 370, 387 ; SOUTO 2001, p. 284.

192. RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 363, 364, 366, 368, 387 ; SOUTO 2001, p. 284, 286.

193. RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 385.


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196. SOUTO 2001, p. 292.

197. Plutôt qu’al-Qarrā’, RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 364, 366, 371, 385 ; SOUTO 2001, p. 283,
284, 301 n. 4 ; SOUTO 2007, p. 120.

198. La vocalisation de SOUTO 2001, p. 291-292, Ḫayra, doit être écartée : le nom est, en effet,
féminin, comme Ǧabra et Ḥabra. Plusieurs autres lectures sont possibles  : Ǧanza, Ḥibra,
Ḫiyara, Ḫubza et Ḫunnara, Ibn Mākūlā, vol. II, p. 30-33.

199. SOUTO 2001, p. 295, suggère que le nom pourrait également être une invocation exprimant
« bonheur ».

200. RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 385-386 ; SOUTO 2007, p. 120.

201. AMADOR 1880, p. 229, n° 43 ; RCEA, IV, p. 198, n° 1584 ; SOUTO 2001, p. 285.

202. AMADOR 1880, p. 229, n° 43 ; RCEA, IV, p. 199, n° 1587 ; SOUTO 2001, p. 285.

203. RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 364, 372.

204. Ibid., p. 364, 367, 372, 375, 385 ; SOUTO 2001, p. 290 ; SOUTO 2007, p. 120.

205. AMADOR 1880, p. 218, n° 43 ; RCEA, IV, p. 198, n° 1583. Une photo a permis à SOUTO 2001,
p.  285-286, 301 n.  18, de déchiffrer le nom de son père. Mais il ne semble pas le Badr sans
filiation, comme l’avance SOUTO 2001, p. 286.

206. RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 373, 386 ; SOUTO 2007, p. 120.

207. Sur un chapiteau de la façade orientale, sur la porte Saint-Jean de la cathédrale, BRISCH
1979-1981, p. 162 ; MARTÍNEZ 1995, p. 142 ; Souto 2001, p. 286 ; SOUTO 2007, p. 107, 121.

208. SOUTO 1999, p.  290  ; RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p.  378, 382, 385  ; SOUTO 2001, p.  290  ;
SOUTO 2007, p. 120.

209. RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 388-391 ; SOUTO 2007, p. 106, 120.

210. SOUTO 2001, p. 286 ; SOUTO 2006, p. 319-320.

211. SOUTO 2001, p. 284.

212. SOUTO 2001, p.  289  ; SOUTO 2005b, spécialement p.  461-462. Mais il ne semble pas
désigner une famille, comme le supposait OCAÑA 1936-1939a, p.  160, ni un atelier appelé du
nom de son directeur, comme le suggère SOUTO 2001, p. 289.

213. SOUTO 2001, p. 286.

214. Comme le suppose SOUTO 2001, p. 284.

215. SOUTO 2001, p. 286.

216. Ibid., p. 294.

217. Ibid., p. 293.

218. AMADOR 1880, p. 341 ; RCEA, IV, p. 156-157, n° 1510 ; SOUTO 2001, p. 288 ; SOUTO 2005b,
p. 467.

219. Le premier à déchiffrer correctement ce nom gravé sur un chapiteau du Musée


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220. AMADOR 1880, p. 341, n° 1 ; RCEA, IV, p. 156, n° 1509 ; SOUTO 2001, p. 288 ; SOUTO 2005b,
p. 467.

221. Ce chapiteau se trouvait dans une maison la Plaza de San Nicolás de la Villa, AMADOR
1880, p. 345-346, n° IV ; RCEA, IV, p. 184-185, n° 1562. La signature fut omise par OCAÑA 1935,
p. 159, 160, fig. 6 a.

222. OCAÑA 1940, p. 447 ; SOUTO 2001, p. 289 ; SOUTO 2005b, p. 467.

223. Futūḥ est préférable à Fattūḥ, AMADOR 1880, p.  348  ; RCEA, V, p.  116, n°  1860  ; OCAÑA
1941, p. 163 ; SOUTO 2001, p. 289 (qui a reculé la date de trois ans).

224. Le premier passa de l’Auberge suisse de Cordoue à l’Islamisches Museum de Berlin,


GÓMEZ-MORENO 1941, p.  423-424  ; OCAÑA 1945, p.  159  ; MARTÍNEZ 1995, p.  143  ; Museum für
islamische Kunst 2001, p. 91-92 ; SOUTO 2001, p. 288 ; KRÖGER 2004, p. 84, fig. 64 (où son nom
est devenu Falih)  ; et le second de la cathédrale de Pise à l’Opera della Primaziale Pisana,
BERNUS-TAYLOR 2000, p. 195.

225. Au Musée archéologique provincial de Cordoue, OCAÑA 1935, p. 161, 162, avait cru voir le
nom rare de Safr. Reprise par SOUTO 1997, p. 25-26, cette lecture fut ensuite rectifiée par SOUTO
2001, p. 296, 307, fig. 4.

226. Actuellement à la mosquée de la Qaṣba de Marrakesh, SOUTO 2001, p. 291 ; SOUTO 2007,
p. 114-115, 126-127.

227. Le chapiteau décore la porte de la façade du Palais des Infants d’Orléans et de Bourbon,
siège actuel de la Mairie de Cádiz, SOUTO 2007, p. 113-114, 126.

228. Il gagna la mosquée al-Qarawiyyīn à Fès, TERRASSE 1968, p.  42 et pl. 86  ; SOUTO 2001,
p. 293.

229. Au Musée archéologique national de Madrid, SOUTO 2002, p.  332-334  ; SOUTO 2007,
p. 111-112, 124-125.

230. Au Musée archéologique provincial de Cordoue, SOUTO 2007, p. 112, 125-126.

231. Ce chapiteau se trouve dans la deuxième colonne de la galerie du patio de l’ancien


couvent de Jésus Crucifié de Cordoue converti en caserne de cavalerie, puis en maison de
retraite, Residencia de los Ancianos Desamparados, AMADOR 1880, p.  350-351  ; OCAÑA 1936-
1939a, p. 160 ; SOUTO 2001, p. 289 ; SOUTO 2005b, p. 467.

232. Il était conservé dans une collection privée, OCAÑA 1940, p. 444.

233. Actuellement au Musée de l’Alhambra, OCAÑA 1936-1939b, p. 167 ; MARTÍNEZ 1995, p. 143 ;
SOUTO 2001, p. 293.

234. Il fut transféré d’une maison du Callejon de las Campanas à l’Institut Valencia de Don
Juan à Madrid, RCEA, VI, p.  71, n°  2133. L’interprétation de LÉVI-PROVENÇAL 1931, p.  195,
n° 219, « ‘Amal naqīš al-ruḫām... » (œuvre de sculpture du marbre…) mérite oubli. Les trois
lectures possibles du nom sont signalées par Ibn Mākūlā, vol. VII, p. 361-362.

235. La lecture Fand doit être écartée, AMADOR 1875, p.  118, n° XI  ; RCEA, XVII, p.  50-51,
n° 765 006. Les trois formes sont énumérées par Ibn Mākūlā, vol. VII, p. 72-73.

236. AMADOR 1875, p. 119, n° XII ; RCEA, XVII, p. 51-52, n° 765 007-765 009.

237. RCEA, X, p. 79, n° 3713.


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238. Il est conservé au Cabinet des Médailles, RCEA, IV, p. 175, n° 1546 ; Arts de l’Islam 1971, Close
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p.  187, n°  266  ; KÜHNEL 1971, p. 30-31, n°  17  ; MONTESQUIOU-FEZENSAC et GABORIT-CHOPIN 1977,

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vol.  III, p.  74-75, pl.  63  ; L’Islam dans les collections 1977, p.  173-174, n°  377  ; WELCH 1985,
p. 126-127, n° 72 ; BLAIR et BLOOM 1999, p. 52 ; GALÁN 2005, vol. I, p. 184.

239. Coffret du Musée archéologique national de Madrid, LÉVI-PROVENÇAL 1931, p.  191-192,
n° 210 ; RCEA, V, p. 89, n° 1811 ; The Arts of Islam 1976, p. 145, n° 145 ; GALÁN 2005, vol.  I,
p. 138, 184, 398 ; II, p. 179, 180. FERRANDIS 1940, p. 127-128, n° 9, a restitué Muḥammad ; BLAIR
et BLOOM 1999, p.  53 n.  23, Aḥmad. Le meuble étant de bois, KÜHNEL (1971) l’a écarté de sa
monographie des ivoires.

240. GALÁN 2005, vol. I, p. 138 ; II, p. 179-181.

241. Le premier est conservé à l’église paroissiale de Fitero (Navarre), LÉVI-PROVENÇAL 1931,
p.  187, n°  197  ; RCEA, V, p.  6, n°  1614  ; FERRANDIS 1935, p.  63-64, n°  8  ; KÜHNEL 1971, p.  34,
n° 23 ; BLAIR et BLOOM 1999, p. 53 ; BERNUS-TAYLOR 2000b, p. 68 ; MARTINEZ-GROS et MAKARIOU
2001, p.  77  ; SOUTO 2001, p.  290  ; GALÁN 2005, vol.  I, p.  184, 185, 385, 437  ;  II, p.  29-30. Le
second qui appartient à l’Institut Valencia de Don Juan à Madrid peut lui être attribué, même
s’il a omis de le signer, KÜHNEL 1971, p.  34-35, n°  23. LÉVI-PROVENÇAL 1931, p.  187, n°  198,
signale toutefois son nom après la date. Il a été repris dans RCEA, V, p. 6-7, n° 1615 ; BECKWITH
1960, p. 14 ; et SOUTO 2001, p. 290.

242. Conservée à l’Hispanic Society of America de New York, RCEA, V, p. 8, n° 1617 ; FERRANDIS
1935, p. 64-65, n° 9 ; BECKWITH 1960, p. 14 ; KÜHNEL 1971, p. 36-37, n° 28 ; BLAIR et BLOOM 1999,
p.  53  ; MARTINEZ-GROS et MAKARIOU 2001, p.  77  ; GALÁN 2005, vol.  I, p.  184, 185, 384-385  ; II,
p. 31.

243. Le coffret appartient au Musée de Navarre à Pamplune, NAVASCUÉS 1964b, p. 204, pl. 6 ;
KÜHNEL 1971, p.  41-43, n°  35  ; HOLOD 1992a, p.  199, n°  4  ; BLAIR et BLOOM 1997, p.  258-259,
fig. 137 ; BLAIR et BLOOM 1999, p. 53 ; BERNUS-TAYLOR 2000b, p. 71 ; SOUTO 2001, p. 287, 297  ;
SOUTO 2007, p. 112-113 ; GALÁN 2005, vol. I, p. 391 ; MARTÍNEZ 2007, p. 177, n. 561, 178-179.

244. Deux noms furent d’abord repérés, LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 189, n° 204 ; RCEA, VI, p. 50,
n°  2098  ; puis deux autres, FERRANDIS 1935, p.  78-79. Après avoir repris la lecture de ses
prédécesseurs, NAVASCUÉS 1964a, p.  242-243, pl.  1, 2, 3, 4 et 5, parvint à déchiffrer
correctement les quatre, NAVASCUÉS 1964b, p. 202-206. Mais une dent superflue a transformé
Sa‘āda en Ša‘abāḏa. SOUTO 2001 a préféré Ḫayra à Ḫayr, p. 291, 292.

245. Les deux lectures sont possibles, Ibn Mākūlā, vol. IV, p. 69-71.

246. NAVASCUÉS 1964a, p. 244 ; NAVASCUÉS 1964b, p. 204-205 ; KÜHNEL 1971, p. 43 n. 16.

247. GALÁN 2005, vol. I, p. 391 ; II, p. 52 ; MARTÍNEZ 2007, p. 178-179.

248. Il est passé du monastère de Santo Domingo de Silos au Musée archéologique provincial
de Burgos, LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 190, n° 206 ; RCEA, VI, p. 188-189, n° 2347 ; FERRANDIS 1935,
p. 88-89, n° 25 ; BECKWITH 1960, p. 30 ; KÜHNEL 1971, p. 46, n° 40 ; BLAIR et BLOOM 1999, p. 53 ;
BERNUS-TAYLOR 2000b, p. 71 ; GALÁN 2005, vol. I, p. 393 ; II, p. 76.

249. LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 190 n. 2 ; BECKWITH 1960, p. 30 ; GALÁN 2005, vol. II, p. 77.

250. LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 190 n. 2 ; BECKWITH 1960, p. 30 ; KŪHNEL 1971, p. 47 ; GALÁN 2005,
vol. II, p. 77.

251. Casamar cité par GALÁN 2005, vol. II, p. 78.

252. Conservé au Musée archéologique national de Madrid (anciennement au Trésor de la


cathédrale de Palencia), LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 190-191, n° 207 ; RCEA, VII, p. 87-88, n° 2540 ;
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FERRANDIS 1935, p. 92-95, n° 27 ; BECKWITH 1960, p. 30-32 ; KÜHNEL 1971, p. 48-49, n° 43 ; The
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Arts of Islam 1976, p. 153, n° 150 ; ROBINSON 1992, p. 206, n° 7 ; BLAIR et BLOOM 1999, p. 53 ; Close
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BERNUS-TAYLOR 2000b, p. 71 ; GALÁN 2005, vol. I, p. 393-394 ; II, p. 80-81.

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253. Comme certains l’ont supposé, KÜHNEL 1971, p. 49 ; BLAIR et BLOOM 1996, p. 53.

254. Au Musée national de Damas, ‘UŠŠ 1960, p.  140-141, 170  ; ‘UŠŠ 1963, p.  37  ; ‘Ušš 1969,
p. 174, fig. 77 ; GROHMANN 1971, p. 73 b, 85 n° 26, fig. 54 et pl. 14 (2) ; The Arts of Islam 1976,
p. 213, n° 250 ; MEINECKE 1982, p. 277-278, n° 252 ; SOUSTIEL 1985, p. 32 ; BLAIR et BLOOM 1999,
p. 50.

255. Et non Sulaymān b. ‘Abd al-Malik, comme le croyait GROHMANN 1971, p.  73 b, 85 n°  26,
fig. 54 et pl. XIV (2).

256. Ḫaṭīb, vol. IX, p. 24, n° 4616 ; Ibn ‘Asākir, vol. XXII, p. 338 ; Ṣafadī, vol. XV, p. 394, n° 541.

257. Comme le révèlent des pièces de cuivre, HEIDEMANN 2003, p. 34 n. 264.

258. MEINECKE 1982, p. 277, datait le vase entre la fondation d’al-Rāfiqa en 155/772 et le décès
d’al-Manṣūr en 158/775. Mais la formule ibn amīr al-mu’minīn survécut à la mort du calife
dans la titulature de Sulaymān, comme l’attestent les monnaies, HEIDEMANN 2003, p. 34 n. 264.

259. Ṣūlī, p. 15, 16 ; HEIDEMANN 2003, p. 33-34.

260. Sitôt découverts, ils ont gagné l’Islamisches Museum de Berlin.

261. HERZFELD 1925, p. 81, n° 24.

262. Ibid., n° 22.

263. Ibid., nos 20-21 ; Islamische Keramik 1973, p. 31, n° 18.

264. HERZFELD 1925, p. 81, n° 23 ; Islamische Keramik 1973, p. 31, n° 18.

265. HERZFELD 1925, p. 84, n° 183 ; Islamische Keramik 1973, p. 35, n° 23.

266. HERZFELD 1925, p. 84, n° 182. L’article al écarte le nom courant Aḥmar.

267. RĀĠIB 2006, p. 37.

268. Un plat du Staatliches Museum für Völkerkunde de Münich, WIET 1933, p. 9, n° 4, pl. 16
droite ; Islamic Pottery 1969, p. 10, fig. 6 ; Islamische Keramik 1973, p. 35, n° 24 ; GRUBE 1976,
p. 39, n° 7, 40 ; The Arts of Islam 1976, p. 215, n° 255.

269. Comme al-Ṣāliḥ, Ṣalā, Salā’, GRUBE 1976, p. 36, 39, 40.

270. Les deux formes sont signalées par Ibn Mākūlā, vol. V, p. 213-214.

271. Elle figure sur un bol du Brooklyn Museum, KATZ 1963, n° 7 cité par ATIL 1973, p. 15, n° 1.
Elle est devenue Abū l-Baġi dans GRUBE 1976, p. 35 n. 2.

272. Sur un bol du Victoria and Albert Museum, Islamic Pottery 1969, p.  10, fig.  5  ; GRUBE
1976, p.  38, 41, n°  8. Ǧafr (divination) semble préférable à Ǧafar inconnu de l’arabe.
L’inscription du bol de la collection Keir que GRUBE 1976, p.  71, n°  34, avait pris pour une
signature, Abū Fākrī, est, en réalité, un proverbe : al-wafā’ ‘azīz, GHOUCHANI 1986, p. 178, n° 79.

273. Le bol anonyme et les deux signés l’un Ya‘qūb et l’autre Suhayl, GHOUCHANI 1986, p. 178,
n° 79, 204, n° 92, 205, pl. 92, p. 230, n° 105, 231, pl. 105, passent parfois pour iraqiens : GRUBE
1964-1965, p. 210, fig. 1 ; Islamische Keramik 1973, p. 36-37, n° 26 ; GRUBE 1976, p. 71, n° 34.

274. Comme le bol de Sulaymān, OrArt, 23/1, 1977, p.  48  ; GHOUCHANI 1986, p.  268 n°  124,
269, pl. 124.
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276. Sur un bol dont le possesseur actuel est inconnu, ibid., p. 194 n° 87, 195, pl. 87.
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277. Un bol du Metropolitan Museum, GRUBE 1964-1965, p. 210, fig. 1 (la lecture Sahīl doit être
bannie) ; GHOUCHANI 1986, p. 230, n° 105, 231, pl. 105. Mais son nom peut être également lu
Šuhayl, Ibn Mākūlā, vol. IV, p. 402.

278. Après avoir appartenu à une collection privée dans Islamische Keramik 1973, p.  36-37,
n° 26, il passa au Hetjens-Museum de Düsseldorf, GHOUCHANI 1986, p. 204, n° 92, 205, pl. 92.

279. La lecture al-Aḫwal de GHOUCHANI 1986 est improbable, p.  116 n°  48, 117, pl.  48, 148,
n° 64, 149, pl. 64, 196, n° 88, 197, pl. 88, 220, n° 100, 221, pl. 100.

280. Le possesseur actuel de ce bol est inconnu. La photo accompagnée d’une notice anonyme
publiée dans OrArt, 23/1, 1977, p.  48, fut reprise par GHOUCHANI 1986, p.  268 n°  124, 269,
pl. 124. Mais prenant le wāw final pour un nūn, il a lu Ibn au lieu d’Abū ; puis Ḫālid. Comme
ce nom devait alors s’écrire avec une voyelle longue, deux autres lectures s’imposent : Ḫuld et
Ǧald, Ibn Mākūlā, vol.  III, p.  180-181. Mais la première est préférable, la seconde étant
généralement précédée de l’article al.

281. Au Musée Reza Abbasi à Téhéran, GHOUCHANI 1986, p. 94 n° 37, 95, pl. 37.

282. Islamische Keramik 1973, p. 45, n° 39 ; GHOUCHANI 1986, p. 100 n° 40, 101, pl. 40, p. 108,
n° 44, 109, pl. 44, 150, n° 65, 151, pl. 65, 182, n° 81, 183, pl. 81, 200, n° 90, 201, pl. 90, 216,
n° 98, 217, pl. 98, 218, n° 99, 219, pl. 99, 228, n° 104, 229, pl. 104, 232, n° 106, 233, pl. 106,
236, n° 108, 237, pl. 108, 242, n° 111, 243, pl. 111, 248, n° 114, 249, pl. 114, 254, n° 117, 255,
pl. 117, 260, n° 120, 261, pl. 120, 262, n° 121, 263, pl. 121.

283. GHOUCHANI 1986, p. 136, n° 58, 137, pl. 58.

284. OrArt, 23/1, 1977, p. 48 ; GHOUCHANI 1986, p. 268 n° 124, 269, pl. 124.

285. Elle est conservée au Musée Reza Abbasi, GHOUCHANI 1986, p. 52, n° 16, 53, pl. 16.

286. Dans la liste des faïences persanes datées dressée par ETTINGHAUSEN 1938-1939, p.  1672-
1696, la première remonte seulement à 575/1179.

287. Comme le suppose POPE 1938-1939, p. 1508, pl. 586 A, fig. 532.

288. Ce bol appartenait à la collection Lorey, PÉZARD 1920, I, p. 183 ; II, pl.  CIX (haut, droite)  ;
WIET 1933, p.  9, n°  5, pl.  16 gauche  ; SAUVAGET 1965, p.  41 fig. 6. Il pourrait se trouver
maintenant à l’Institute of Arts de Detroit, GRUBE 1976, p. 35 n. 2.

289. Pièce découverte à Rayy et conservée au Musée de Brooklyn, ATIL 1973, p. 15, n° 1.

290. Un bol à la Freer Gallery de Washington, ATIL 1973, p. 56, 57, n° 22. Un homonyme devait
exécuter en 459/1066-1067 un plateau pour Alp Arslān, RCEA, VII, p.  164, n°  2661  ; MAYER
1959, p. 44-45.

291. ETTINGHAUSEN 1955, p. 305 n. 25.

292. Au Musée du Louvre, PÉZARD 1920, II, pl. LXXVIII  ; POPE 1938-1939, p.  1529, pl. 608  ;
SAUVAGET 1948 ; ETTINGHAUSEN 1955, p. 301 ; Arts de l’Islam 1971, p. 49, n° 33 ; ATIL 1973, p. 51,
n° 19 ; The Arts of Islam 1976, p. 238, n° 326 ; L’Islam dans les collections 1977, p. 103-104,
n° 168.

293. De l’Art Institute de Chicago, WIET 1933, p.  24-25, n°  18, pl. XVII (gauche)  ; POPE 1938-
1939, p.  1529, pl.  611 A  ; SAUVAGET 1948  ; ETTINGHAUSEN 1955, p.  301  ; L’Islam dans les
collections 1977, p. 103-104, n° 168.
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l’énigme. Mais sa lecture fut contestée par ETTINGHAUSEN 1955, p. 301-305 : le mot muṣawwir
serait Manṣūr et la lecture tannūr suspecte.

295. Au Musée de l’Art islamique du Caire, WIET 1935, p. 5-6, n° 9, fig. 1 et pl. II ; ETTINGHAUSEN
1935, p. 227-228, fig. 10 ; ETTINGHAUSEN 1938-1939, p. 1672, n° 32.

296. Le mois et l’unité que porte cette céramique du Museum of Fine Arts (Boston) remontent
à une restauration tardive, ETTINGHAUSEN 1935, p. 227-228.

297. Dans l’ancienne collection Achéroff, WIET 1935, p. 6, n° 10, pl. III ; SAUVAGET 1965, p. 42,
fig. 8.

298. Au Musée du Louvre, RCEA, X, p. 126-127, n° 3782 (attribué à tort à la Mésopotamie). Il


ne figure pas dans la liste des faïences persanes datées D’ETTINGHAUSEN 1938-1939.

299. Au Musée national du Kuwayt, JENKINS 1983, p. 84.

300. LANE 1947, p. 12.

301. Trois autres lectures de sa nisba sont possibles, et non une seule, comme le croyait
R. Guest dans LANE 1939, p. 64-65 : Naṣrī, Naḍrī et Naḍarī, IBN MĀKŪLĀ, I, p. 389-396. La nisba
qui figure amputée sur un fragment de bol découvert à Fusṭāṭ ne peut être al-naṣrānī, comme
le croyait FOUQUET 1900, p. 125, pl. XV fig. 1, mais al-Baṣrī, LANE 1939, p. 59.

302. Conservée au British Museum, LANE 1939, p. 59 ; LANE 1947, p. 12 ; PHILON 1980, p. 16, fig.
21 ; BLOOM et BLAIR 1997, p.  107, fig. 57  ; BLAIR et BLOOM 1999, p.  51. Le mot Miṣr désigne la
capitale et non le pays, comme le croient BLOOM et BLAIR 1997, p.  107  ; BLAIR et BLOOM 1999,
p. 51 ; et BAYANI-WOLPERT 1980, p. 295.

303. Notamment au Musée Benaki, PHILON 1980, p. 6, 16, fig. 21, 22 et 23, p. 17, fig. 24.

304. À l’Islamisches Museum de Berlin, HERZFELD 1925, p. 82 ; LANE 1939, p. 59, 64-65.

305. LANE 1939, p. 59 ; PHILON 1980, p. 16, fig. 21.

306. De l’année, seul le sīn de sana subsiste, FOUQUET 1900, p.  97-98, pl.  XIII ; WIET 1936, p.
178.

307. ‘Alī al-Bayṭār, YŪSUF 1958, p. 176, n° 2 ; et un autre dont le nom est perdu, FOUQUET 1900,
p.  97-98, pl.  XIII. L’atelier de Sa‘d devait également se trouver à Fusṭāt où furent recueillies
plusieurs pièces portant sa signature, BAHGAT et MASSOUL 1930, p. 58.

308. Islamische Keramik 1973, p. 93-94, n° 112.

309. PHILON 1980, p. 202, fig. 414.

310. Ibid., p. 180, 257, fig. 573.

311. BAHGAT et MASSOUL 1930, p. 62, pl. XXV, fig. 2 et 2 bis ; WIET 1936, p. 178 ; LAMM 1941, p. 47,
49 ; PHILON 1980, p. 169 ; SOUSTIEL 1985, p. 112, 114.

312. BAHGAT et MASSOUL 1930, p.  73, pl.  XXXIV, fig.  5 bis  ; YŪSUF 1958, p.  221  ; PHILON 1980,
p. 227, fig. 484.

313. LAMM 1941, p. 47.

314. BAHGAT et MASSOUL 1930, p.  51, 52, 53, 54, 55, 58, 69  ; LAMM 1941, p.  47-48, 49, 50, 51  ;
MAYER 1954, p. 264 ; PHILON 1980,
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fig. 516, 243, fig. 533, 250, fig. 552 ; S 1985, p. 112, 114.
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315. PHILON 1980, p. 270, fig. 595.

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316. BAHGAT et MASSOUL 1930, p. 60, pl. XXII, nos 7 et 7 bis ; YŪSUF 1958, p. 219-220.

317. YŪSUF 1958, p.  187-196  ; LAMM 1941, p.  47  ; Islamic Art in Egypt 1969, p.  131, n°  117  ;
PHILON 1980, p. 37, 166, 206, fig. 426, 219, fig. 463, 238, fig. 516, 243, fig. 533, 250, fig. 552.

318. FOUQUET 1900, p. 53-54 ; BAHGAT et MASSOUL 1930, p. 75 ; YŪSUF 1958, p. 221.

319. YŪSUF 1958, p. 221-222.

320. Ibid., p. 176, n° 2. Cette nisba est généralement omise dans sa signature, ḤASAN 1951, p.
99  ; YŪSUF 1958, p.  180-187  ; Islamic Art in Egypt 1969, p.  122, n°  108  ; The Arts of Islam
1976, p. 222, n° 276 ; PHILON 1980, p. 167, 169 ; BLAIR et BLOOM 1999, p. 54.

321. YŪSUF 1958, p.  196, n°  1. Cette nisba est couramment oubliée sur sa production, YŪSUF
1958, p. 196-199 ; PHILON 1980, p. 166, 167, 173, 200, fig. 410, 213, fig. 444, 219, fig. 461 ; BLAIR
et BLOOM 1999, p. 54.

322. YŪSUF 1958, p. 176, n° 2.

323. Ibid., p. 175-180 ; Islamic Art in Egypt 1969, p. 115, n° 101 ; PHILON 1980, p. 165, 167, 169,
173, 174, 204, fig. 420 ; BLAIR et BLOOM 1999, p. 54.

324. JENKINS 1967-1968, p. 366-369 ; PHILON 1980, p. 167, 168, 169, 197, 198, fig. 404 et 405,
218 ; BAYANI-WOLPERT 1980, p. 298.

325. Ces céramiques appartiennent au Musée de l’Art islamique du Caire, YŪSUF 1958, p. 182,
n° 1, 182-183, n° 2, p. 237, fig. 12 b, 239, fig. 14 b ; PHILON 1980, p. 197, fig. 402.

326. YŪSUF 1958, p. 182, n° 1.

327. Comme l’avance YŪSUF 1958, p. 182, n° 1.

328. Ibid., p. 221-222, pl. 88 b.

329. Ibid., p. 190, n° 4, 247.

330. En majeure partie au Musée archéologique provincial de Cordoue et au Musée de l’Art


hispano-musulman de Grenade.

331. Seul CANO 1996, p. 124, a rassemblé les photos de quelques signatures.

332. Ibid., p. 124 ; SOUTO 2007, p. 113.

333. SOUSTIEL 1985, p. 185, n° 214 ; CANO 1996, p. 124 ; SOUTO 2007, p. 113.

334. SOUSTIEL 1985, p. 185, n° 214 ; CANO 1996, p. 124.

335. MARTÍNEZ 1995, p. 143 ; CANO 1996, p. 124 ; SOUTO 2001, p. 293.

336. MARTÍNEZ 1995, p. 143 ; CANO 1996, p. 124 ; AZUAR 1999, p. 47 ; SOUTO 2001, p. 294.

337. Comme l’initiale de son nom porte un point sur la photo publiée par CANO 1996, p. 124, la
lecture Ẓarīf s’impose.

338. Ibid., p. 124.

339. OCAÑA 1970, p. 35 ; SOUSTIEL 1985, p. 185, n° 214 ; CANO 1996, p. 124.

340. Signature recueillie parsite


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341. Lecture de F. Day dans GARSTANG 1953, p. 261 ; MAYER 1954, p. 263 ; RICE 1958, p. 8-9. Close
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342. LAMM 1941, p. 46 ; MAYER 1954, p. 264 ; RICE 1958, p. 9.

343. RCEA, VI, p. 74, n° 2139 ; MAYER 1959, p. 20.

344. RCEA, X, p. 51-52, n° 3671 ; MAYER 1959, p. 82 ; MELIKIAN-CHIRVANI 1974, p. 32 ; MELIKIAN-
CHIRVANI 1977, p.  369  ; MELIKIAN-CHIRVANI 1979b, p.  223, 224, 226, 227, 229, 234, 241 (qui
prend le terme dans l’acception « dessinateur, ornemaniste et peintre ») ; BLAIR et BLOOM 1999,
p. 56.

345. Cette aiguière de Tbilissi fut transférée du Musée d’Histoire de la Géorgie au Musée des
Beaux-arts, LOUKONINE et IVANOV 1995, p. 112-113, n° 86. Le nom du bronzier fut déchiffré Abū
Yazīd par ETTINGHAUSEN 1940, p.  115  ; mais Ibn Yazīd par DIAKONOFF 1947a, p.  8  ; DIAKONOFF
1947b, p. 166 ; DIAKONOFF 1951, p. 26 ; repris par MAYER 1959, p. 48.

346. Et non un ou deux siècles plus tard, comme l’avançait MARŠAK 1971, p. 148 ; MARŠAK 1972,
p. 66-72 : faute de place, le bronzier aurait omis le dernier mot de la date qui devait comporter
le siècle : mi’a ou mi’atayn. Sa lecture fut admise par ALLAN 1976, mais justement récusée par
FEHÉRVÁRI 1976, p.  25-26  ; MELIKIAN-CHIRVANI 1976, p.  2  ; MELIKIAN-CHIRVANI 1982, p.  25, 37
n. 22.

347. Au Musée de l’Ermitage, DIAKONOFF 1951, p. 24-26 ; MAYER 1959, p. 85, 92 ; Masterpieces
of Islamic Art 1990, p.  10, n°  1  ; Great Art Treasures 1994, I, p.  419, n°  403  ; LOUKONINE et
IVANOV 1995, p. 111, n° 84 ; BLOOM et BLAIR 1997, p.  122, fig. 67  ; BLAIR et BLOOM 1999, p.  50  ;
BERNUS-TAYLOR 2000a, p. 34.

348. Trois lectures furent proposées : Madīnat al-Fazz (quartier de Nīsāpūr), Qašan en Iran ou
Qasan en Asie centrale, Masterpieces of Islamic Art 1990, p.  10, n°  1  ; LOUKONINE et IVANOV
1995, p. 111, n° 84. Mais le fac-similé de DIAKONOFF 1951, p. 25-26 et la photo publiée p. 20 de la
partie arabe de Masterpieces of Islamic Art 1990, permettent de les écarter.

349. Il appartient maintenant au Museum of Fine Arts (Boston), RCEA, VII, p. 164, n° 2661 ;
MAYER 1959, p. 44-45. À ne pas confondre avec l’homonyme dont la signature figure sur un bol
de la Freer Gallery of Art de Washington, ATIL 1973, p. 56, 57, n° 22.

350. Maintenant à la Freer Gallery, RCEA, X, p. 51-52, n° 3671 ; MAYER 1959, p. 82 ; MELIKIAN-
CHIRVANI 1974, p. 32, pl. IX, fig. 9, pl.  X, fig. 11 ; MELIKIAN-CHIRVANI 1979b, p. 223, 224-225, 232,
233 ; BLAIR et BLOOM 1999, p. 56.

351. Du Bādqīs de Hérat où il fut découvert, il gagna une collection de la ville, MELIKIAN-
CHIRVANI 1974, p. 32 ; MELIKIAN-CHIRVANI 1979b, p. 223-225, 238.

352. Dans une collection particulière, MELIKIAN-CHIRVANI 1979b, p. 224, 225, 229, 234, 241.

353. Au Türk ve Islam Eserleri Müzesi (Istanbul), RICE 1953b, p. 230 (qui hésite entre slave et
hireling) ; MAYER 1959, p. 52.

354. Dans la collection Keir à Ham (Royaume-Uni), FEHÉRVÁRI 1976, p.  25, 32-33  ; BERNUS-
TAYLOR 2000a, p. 33.

355. Plusieurs aiguières portent son nom, BAER 1983, p. 93-94, fig. 71 ; Masterpieces of Islamic
Art 1990, p. 14, n° 22 ; BLAIR et BLOOM 1999, p. 52.

356. Son nom est gravé sur une aiguière du Musée d’Histoire de la Géorgie à Tbilissi,
LOUKONINE et IVANOV 1995, p. 126, n° 104.

357. Un chaudron du Musée de l’Ermitage porte sa signature, MAYER 1959, p.  59  ;
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358. Il signa deux brûle-parfums,
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de Téhéran, Masterpieces of Islamic Art 1990, p. 18, n° 36 ; LOUKONINE et IVANOV 1995, p. 142,
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n° 125.

359. Son nom figure sur une aiguière du Musée de l’Ermitage, LOUKONINE et IVANOV 1995,
p. 142, n° 124.

360. Sa signature est gravée sur une aiguière du Musée de l’Ermitage, MAYER 1959, p. 76.

361. Il signa deux encriers en cuivre, RCEA, IX, p. 257, n° 3578 ; MAYER 1959, p. 82-83 ; The
Arts of Islam 1976, p. 172, n° 183.

362. Un chaudron du Musée de l’Ermitage porte sa signature, MAYER 1959, p.  59  ;
Masterpieces of Islamic Art 1990, p. 18, n° 34 ; LOUKONINE et IVANOV 1995, p. 138, n° 118.

363. Il signa deux brûle-parfums, l’un au Musée de l’Ermitage, l’autre au Musée archéologique
de Téhéran, Masterpieces of Islamic Art 1990, p. 18, n° 36 ; LOUKONINE et IVANOV 1995, p. 142,
n° 125.

364. Sur une aiguière du Victoria and Albert Museum, MELIKIAN-CHIRVANI 1979a, p. 27-28.

365. Deux bronzes portent sa signature  : un bol de la collection Foroughi à Téhéran qui
remonte peut-être au règne du sultan ġaznavide Maḥmūd b. Sebüktegin (388/998-421/1030),
comme l’avance Soheylī Ḫawānsārī dans l’introduction, p. 27, de Monšī-e Qomī ; et un bassin
acquis par le Metropolitan Museum, où sa kunya est suivie du terme al-naqqāš, MELIKIAN-
CHIRVANI 1977, p. 368-369, pl. 1 et 2. Il ne doit pas être confondu avec le potier de Fusṭāṭ, Abū
Naṣr al-Baṣrī, comme l’a fait BAYANI-WOLPERT 1980, p. 295 : d’abord, ce dernier met toujours le
terme Abū après ‘amal au cas indirect, alors que le bronzier d’Asie emploie le nominatif  ;
ensuite, les deux écritures sont différentes, malgré leurs caractères angulaires.

366. Sur un bassin de l’ancienne collection Kevorkian, MELIKIAN-CHIRVANI 1972, p. 140 ; et un


chaudron, MELIKIAN-CHIRVANI 1982, p. 48-49, n° 10.

367. Sur une aiguière d’une collection privée, MELIKIAN-CHIRVANI 1977, p. 381-382, pl. 8.

368. Cette sculpture appartient aux Staatliche Kunstsammlungen de Cassel, RCEA, VI, p.  74,
n° 2139 ; MAYER 1959, p. 20.

369. Dans la collection Keir, FEHÉRVÀRI 1976, p. 130.

370. Au Metropolitan Museum of Art, MAYER 1959, p. 67-68.

371. RCEA, IX, p. 253, n° 3569 ; MAYER 1959, p. 51 ; The Arts of Islam 1976, p. 172, n° 183.

372. RCEA, VII, p. 134, n° 2613 ; MAYER 1959, p. 21-22 ; MAKARIOU 2000, p. 111 ; GALÁN 2005,
vol. I, p. 426. La traduction de Melikian, dans Arts de l’Islam 1971, p. 102, est absurde : il rend
‘amal ‘Abd al-Malik al-naṣrānī par « œuvre du serviteur du roi chrétien ». Si on ignore une
langue, on s’abstient de dénaturer sciemment un texte pour se démarquer en privant une
signature de son essence : le nom.

373. BAUTIER 1977. Auparavant, le paon fut également attribué au IVe/Xe et au VIe/XIIe siècles et le
nom de Salomon dans Opus Salomonis erat pris pour une signature, AZUAR 1999, p. 49-50.

374. CASAMAR 1992, p.  208, n°  9  ; MARTÍNEZ 1995, p.  143  ; BLAIR 1998, p.  101  ; BERNUS-TAYLOR
2000b, p. 68 ; SOUTO 2001, p. 285-286 ; SOUTO 2005a, p. 255, 261, fig. VI ; GALÁN 2005, vol.  I,
p. 423 ; II, p. 32-33.

375. SOUTO 2001, p. 285, puis SOUTO 2005a, p. 255, n’a pas saisi cette finesse : il a pris le terme
‘abd pour son pluriel ‘abīd,
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376. Comme le suppose SOUTO 2001, p. 286. Close
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377. Cette pièce est maintenant déposée au Musée paroissial de Liétor, NAVARRO et ROBLES
1996, p.  77-78, fig.  48, 50 et 51  ; AZUAR 1999, p.  45-46  ; SOUTO 2001, p.  294  ; ZOZAYA 2000a,
p. 161.

378. Au Musée archéologique provincial de Cordoue, HERNÁNDEZ et VICENT 1973, p. 113, fig. 5 ;
MARTÍNEZ 1999, p. 90 ; SOUTO 2001, p. 294.

379. Comme l’avance AZUAR 1999, p.  46-48, 53  ; mais SOUTO 2001, p.  294-295, demeure
réservé.

380. L’un se trouve au Musée archéologique provincial de Cordoue, SANTOS 1945, p. 45, fig. 10 ;
AZUAR 1999, p.  45  ; ZOZAYA 2000a, p.  161  ; ZOZAYA 2000b, p.  164  ; l’autre au Musée
archéologique de Santaella où son nom fut pris pour Isḥāq, CÓRDOBA et HERNÁNDEZ 1993, p. 921-
922 ; MARTÍNEZ 1995, p. 143 ; ZOZAYA 2000b, p. 164. La faute fut rectifiée par AZUAR 1999, p. 45.

381. Ils sont conservés au Musée archéologique national de Madrid, FRANCO 1993, p. 83, n° 1,
84-85, n° 6, 85, nos 9 et 10 ; AZUAR 1999, p. 46.

382. Au Musée archéologique provincial de Cordoue, CÓRDOBA et HERNÁNDEZ 1993, p. 921, 922 ;
ZOZAYA 2000b, p. 164.

383. Comme le propose SOUTO 2001, p. 287. Toutefois, Durrī n’est jamais précédé de l’article
al.

384. Cette boiserie est maintenant conservée au Musée archéologique provincial de Cordoue,
HERNÁNDEZ 1928, p. 220, fig. 92 ; RCEA, V, p. 2, n° 1604 ; SOUTO 2001, p. 289 ; SOUTO 2005b,
p. 467.

385. Ces bois appartiennent également au même musée, HERNÁNDEZ 1928, p. 219-220, fig. 91,
93 et 94 ; RCEA, V, p. 2-3, nos 1603, 1605 et 1606 ; SOUTO 2001, p. 294. Comme ces noms ont
éveillé la méfiance de MAYER 1958, p. 12, n. 1, ils furent exclus de son répertoire.

386. Rassemblées dans la liste chronologique de MAYER 1958, p. 75.

387. RCEA, VIII, p. 35-36, n° 2863 ; MAYER 1958, p. 51.

388. MAYER 1958, p. 24.

389. MAYER 1956a.

390. Son nom est précédé dans l’inscription du terme banā qui désigne la construction et non
sa direction, dont furent chargés Kaṯīr b. al-Ṣalt et Abū Mūsā, RĀŠID 1421/2000, p. 46, 47-49.

391. Ibn Ḥammādo, p.  32/52  ; BEYLIÉ 1909, p.  20, 34  ; MARÇAIS 1926, vol.  I, p. 136  ; MARÇAIS
1954, p. 92 ; MAYER 1956a, p. 58.

392. BURCKHARDT 1822, p. 150-151 ; VAN BERCHEM 1909, p. 17, n° 17, fig. 3 ; RCEA, VIII, p.  287,
n° 3197 ; MAYER 1956a, p. 116.

393. HERZFELD 1921, p. 143 ; MAYER 1956a, p. 133.

394. VAN BERCHEM 1907, p. 31, n° 12 bis ; BEYGU 1936, p. 242 ; RCEA, X, p. 96-97, n° 3738.

395. VAN BERCHEM 1907, p.  29, n°11, p.  30, n°  12, p.  31, n°  12 bis  ; BEYGU 1936, p.  241-243  ;
RCEA, X, p. 94-95, n° 3735, p. 96, n° 3737, p. 96-97, n° 3738 ; MAYER 1956a, p. 84.

396. HAKKI 1929, p. 250 ; RIEFSTAHL 1931, p. 47, 85, fig. 205 ; MAYER 1956a, p. 57.
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398. MARÇAIS 1926, vol.  I, p. 13 ; RCEA, II, p. 75, n° 505 ; GLÜCK 1932, p. 324 ; CRESWELL 1940,
vol. II, p. 323 ; MARÇAIS 1954, p. 7-8 ; ZBISS 1955, p. 27, n° I ; MAYER 1956a, p. 61.

399. ZBISS 1955, p. 33-34, n° 6 ; MAYER 1956a, p. 43.

400. HAWARY 1934-1935, p. 143-144 ; RCEA, VII, p. 213, n° 2733 ; CRESWELL 1952, p. 148 ; ‘ABD
AL-WAHHĀB 1953-1954, p.  552  ; MAYER 1956a, p.  67-68. Sur la datation du minaret, voir

CRESWELL 1952, p. 155.

401. Comme le miḥrāb de la mosquée de Mossoul, RCEA, VIII, p. 248, n° 3138 ; et le minaret


de Ghelmetz, RCEA, IX, p. 29-30, n° 3245.

402. MAYER 1956a, p. 36.

403. VAN BERCHEM 1909, p. 89, n° 1240 ; VAN BERCHEM et STRZYGOWSKI 1910, p. 61, n° 21 ; RCEA,
IX, p. 2-3, n° 3203 ; GABRIEL 1940, vol. I, p. 194, 329, n° 86 ; MAYER 1956a, p. 68.

404. VAN BERCHEM et STRZYGOWSKI 1910, p. 63, n° 22 ; RCEA, IX, p. 37-38, n° 3257 ; GABRIEL 1940,
vol. I, p. 329, n° 87 (a ajouté ibn entre Hibat Allāh et al-Kurkānī) ; MAYER 1956a, p. 68.

405. RCEA, IX, p. 29-30, n° 3245 ; Mayer 1956a, p. 59.

406. RCEA, IX, p.  226-227, n°  3523  ; GABRIEL 1940, vol.  I, p.  173, 322, n°  69  ; MAYER 1956a,
p. 74.

407. RCEA, IX, p. 227, n° 3524 ; GABRIEL 1940, vol. I, p. 323, n° 71 ; MAYER 1956a, p. 74.

408. RCEA, IX, p. 227, n° 3525 ; GABRIEL 1940, vol. I, p. 199, 335, n° 101 ; MAYER 1956a, p. 74.

409. MAYER 1956a, p. 127. Cet architecte doit être distingué de son homonyme qui restaura en
635/1237-1238 la mosquée de Palmyre.

410. RCEA, X, p. 115-116, n° 3764 ; MAYER 1956a, p. 119.

411. RCEA, X, p. 206, n° 3902 ; GABRIEL 1940, vol. I, p. 197, 331, n° 90 ; MAYER 1956a, p. 87.

412. RCEA, X, p. 204-205, n° 3900, p. 205-206, n° 3901 ; GABRIEL 1940, vol. I, p. 194, 197, 325,
n° 77, 335, n° 100 ; MAYER 1956a, p. 87.

413. GABRIEL 1940, vol.  I, p. 173, 325, n° 77 ; RCEA, XI, p. 88-89, n° 4137 ; MAYER 1956a, p. 37-
38.

414. RCEA, XII, p. 178, n° 4666 ; MAYER 1956a, p. 118.

415. VAN BERCHEM 1909, p. 23, n° 26 c ; RCEA, IX, p. 165, n° 3434 ; MAYER 1956a, p. 52.

416. SHARON 1999, p. 237-238.

417. VAN BERCHEM 1888, p. 468 ; RCEA, IX, p. 64, n° 3291 ; SHARON 1999, p. 52-53. Son œuvre ne
se bornait pas à la porte monumentale, comme le déclare MAYER 1956a, p. 37 : il rebâtit la tour,
comme le révèle le terme burǧ déchiffré par Sharon, et non ṯaġr (marche) que Van Berchem
avait cru voir.

418. RCEA, X, p. 74, n° 3705 ; SHARON 2004, p. 236-237.

419. SARRE et HERZFELD 1911-1920, vol.  I, p.  2, n°  1  ; RCEA, X, p.  159, n°  3828  ; MAYER 1956a,
p. 31.

420. RCEA, XI, p. 36-37,This site uses


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mosquée, SAUVAGET
1931, p.  149-150  ; CANTINEAU 1933, p.  65-66, n°  58  ; RCEA, XI, p.  94, n°  4144  ; MAYER 1956a,
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p. 127-128.

422. Ṭabbāḫ, vol. III, p. 111 ; passage traduit par Sauvaget dans Ibn al-Šiḥna, p. 24 n. 4 ; RCEA,
XI, p. 152, n° 4227 ; MAYER 1956a, p. 112.

423. SHARON 2007, p. 35-36.

424. RCEA, VIII,  p.  248, n°  3138 (où le nom Muṣṭafā n’a pas été déchiffré)  ; MAYER 1956a,
p. 111-112.

425. Leur nom figure dans l’inscription de la coupole, HERZFELD 1914, p. 367 ; RCEA, IX, p. 192-
193, n° 3473 ; MAYER 1956a, p. 110.

426. Comme le suggère l’invocation en sa faveur, SARRE et HERZFELD 1911-1920, vol.  I, p.  22,
n° 24 ; RCEA, XI, p. 192, n° 4293 ; MAYER 1956a, p. 195.

427. SOUTO 1997, p. 22 ; SOUTO 2001, p. 288, 296 ; SOUTO 2005b, p. 467 ; MARTÍNEZ 2007, p. 203
n. 740.

428. ‘Uḏrī, p. 63 ; SOUTO 1995, p. 500-502, 505-506 ; SOUTO 1997, p. 21.

429. Ibn Ṣāḥib al-Ṣalāt, p. 392 ; ANTUÑA 1930, p. 45, 51, 118, 139 ; TORRES BÁLBAS 1941, p. 217 ;
TORRES BÁLBAS 1946, p. 218 ; TORRES BÁLBAS 1949, p. 23 ; MAYER 1956a, p. 51.

430. Cet instrument appartient maintenant au Museum of the History of Science (Oxford),
MAYER 1956b, p. 54 ; BRIEUX, MADDISON et RĀĠIB. Le personnage est cité par Ibn al-Nadīm, vol. I,
p. 284/I, p. 671.

431. Le premier appartient à une collection particulière au Kuwayt, le second au Musée de


l’Art islamique du Caire.

432. D’après un manuscrit anonyme, GAS, vol. VI, p. 288.

433. KING 1995, p. 81.

434. Dans l’astrolabe de l’Adler Planetarium (Chicago), elle se réduit à Badr  ; mais dans la
sphère du Mūse-ye Īrān-Bāstān (Téhéran), son nom précède le nom fictif de son père, ‘Abd
Allāh, BRIEUX, MADDISON et RĀĠIB. Le second astrolabe de Chicago est un faux récent.

435. Le premier est au Museum of the History of Science (Oxford), RCEA, X, p.  260-261,
n° 3989 ; MAYER 1956b, p. 29-30 ; BRIEUX, MADDISON et RĀĠIB ; le deuxième au British Museum,
RCEA, XI, p. 54, n° 4080 ; MAYER 1956b, p. 30.

436. Comme le souligne HILĀL, p. 124 ; RĀĠIB 1996, p. 8.

437. RĀĠIB 1996, p. 14.

438. Ibn ‘Iḏārī, vol.  II, p. 247-248 et p. 392 ; MARÇAIS 1926, vol.  I, p. 225-226 ; LÉVI-PROVENÇAL
1931, p. 18 ; MARÇAIS 1954, p. 140 ; MARÇAIS 1965, p. 147-149 ; STERN 1976, p. 1-2.

439. Comme l’avance STERN 1976, p. 38.

440. GHOUCHANI 1986, p. 94 n° 37, 95, pl. 37.

441. Mustaḫdamāt min arbāb al-ṣanā’i‘ min al-quṣūriyyāt, Maqrīzī, vol.  I, p.  411. Mais le
premier terme est ambigu  : il désigne les servantes de condition libre aussi bien que les
esclaves.
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442. Ibn Wāṣil, vol. III, p. 214 ; Ḥanbalī, p. 329 ; ‘ABD AL-WAHHĀB 1953-1954, p. 540 ; EDDÉ 1999,
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443. Ainsi Burhān le raḫḫām rédigea une épitaphe du Turkestan en 608/1212, RCEA, X, p. 70-
71, n° 3700.

444. Badr et Ṭarīf gravèrent le coffret de Gérone et sans doute le marbre pour la mosquée de
Cordoue, comme le suppose SOUTO 2001, p. 286.

445. Ainsi Rašīq le marbrier devait sculpter le bronze, comme le suggèrent les ornements
d’une lampe portant sa signature, NAVARRO et ROBLES 1996, p. 77-78, n° 64 ; AZUAR 1999, p. 46-
53  ; SOUTO 2001, p.  294-295. Le nom figure également sur deux dés. Mais leur nudité ne
permet toutefois de savoir s’il désignait ce bronzier ou un homonyme, AZUAR 1999, p.  45  ;
SOUTO 2001, p. 294.

446. Ainsi Aḥmad al-bannā’ écrivit une stèle de Cordoue en 436/1044, LÉVI-PROVENÇAL 1931,
p.  29, n°  22  ; RCEA, VII, p.  62, n°  2499. De même, ‘Umar al-mi‘mār grava le texte de
construction de la mosquée de Palmyre en 635/1237-1238, SAUVAGET 1931, p.  149-150  ;
CANTINEAU 1933, p. 65-66, n° 58 ; RCEA, XI, p. 94, n° 4144 ; MAYER 1956a, p. 127-128.

447. Comme Sa‘d à Fusṭāṭ sous les Fatimides, LAMM 1941, p.  46  ; MAYER 1954, p.  264  ; RICE
1958, p. 9.

448. Fatḥ, Aflaḥ et Ṭarīf, MARTÍNEZ 1995, p.  113  ; Badr, Naṣr et un troisième dont le nom est
perdu, MARTÍNEZ 1995, p.  114  ; Ġālib b. Sa‘d, Sa‘īd b. Fatḥ et Ṭarīf, MARTÍNEZ 1995, p.  115  ;
Muḥammad b. Sa‘d, Sa‘īd al-aḥmar et Rašīq, MARTÍNEZ 1995, p. 116.

449. Aflaḥ trimait tantôt avec Badr et tantôt avec Rizq, MARTÍNEZ 1995, p. 112 

450. Aflaḥ s’associa à Durrī, RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 363, 364, 366, 368, 387 ; SOUTO 2001,
p. 284, 286 ; et Rizq, RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p. 370, 387 ; SOUTO 2001, p. 284 ; Naṣr tantôt à
Mubārak, RODRÍGUEZ et SOUTO 2000, p.  363  ; tantôt à Muḥammad, SOUTO 2001, p.  292  ; et
tantôt à Badr, SOUTO 2001, p. 285 ; Fatḥ tour à tour à Durrī, SOUTO 2001, p. 286, 288 ; SOUTO
2005b, p. 463 ; Ṭarīf, SOUTO 2001, p. 285 ; SOUTO 2005a, p. 255 ; et Bašīr, SOUTO 2001, p. 288 ;
SOUTO 2005b, p. 464.

451. Au Musée archéologique provincial de Cordoue, il porte les noms de Bašīr, Faraǧ et
Mubārak, SOUTO 2007, p. 112, 125-126.

452. RCEA, IX, p. 29-30, n° 3245 ; MAYER 1956a, p. 59.

453. HERZFELD 1914, p. 367 ; RCEA, IX, p. 192-193, n° 3473 ; MAYER 1956a, p. 110.

454. HAWARY 1934-1935, p. 143-144 ; RCEA, VII, p. 213, n° 2733 ; CRESWELL 1952, p. 148 ; ‘ABD
AL-WAHHĀB 1953-1954, p. 552 ; MAYER 1956a, p. 67-68.

455. CASAMAR 1992, p. 208, n° 9 ; BLAIR 1998, p. 101 ; BERNUS-TAYLOR 2000b, p. 68 ; SOUTO 2001,
p. 285-286 ; SOUTO 2005a, p. 255, 261, fig. VI.

456. LÉVI-PROVENÇAL 1931, p. 189, n° 204 ; RCEA, VI, p. 50, n° 2098 ; NAVASCUÉS 1964a, p. 242-
243 ; NAVASCUÉS 1964a, p. 202-206 ; KÜHNEL 1971, p. 40-43, n° 35 ; GALÁN 2005, vol. I, p. 391 ; II,
p. 52 ; MARTÍNEZ 2007, p. 177, n. 561, p. 178-179.

457. YŪSUF 1958, p. 221-222, pl. 88.

458. Ibid., p. 190, n° 4, 247.

459. RĀĠIB 1996, p. 8-9.

460. Deux pièces du Musée de l’Art


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461. ZBISS 1955, p. 33-34, n° 6 ; MAYER 1956a, p. 43.

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462. RĀĠIB 1996, p. 10-11, 13.

463. RCEA, X, p.  204-205, n°  3900, p.  205, n°  3901, p.  206, n°  3902  ; GABRIEL 1940, vol.  I,
p. 173, 197, 325, n° 77, 331, n° 90, 335, n° 100 ; MAYER 1956a, p. 87 ; voir aussi MAYER 1956a,
p. 75.

464. VAN BERCHEM et STRZYZOWSKI 1910, p. 106, n° 34 (le nom de l’architecte est omis) ; GABRIEL
1940, vol. I, p. 173 ; RCEA, XI, p. 88-89, n° 4137 ; MAYER 1956a, p. 37-38.

465. Ainsi Badr et son esclave Ṭarif signèrent le coffret de Gérone, CASAMAR 1992, p. 208, n° 9 ;
BLAIR 1998, p. 101 ; SOUTO 2001, p. 285-286  ; SOUTO 2005a, p.  255. De même, le lapicide qui
grava une stèle en 537/1142-1143 était l’esclave d’un esclave qui devait exercer le même métier,
RCEA, VIII, p. 230, n° 3113.

466. Ce récit est relaté seulement par Ṣafadī, vol.  XXVIII, p. 47. Cependant, ce dernier a peut-
être confondu l’auteur du Mu‘ǧam al-buldān avec son homonyme le calligraphe al-Malikī al-
Mawṣilī qui avait effectivement transcrit maints exemplaires du dictionnaire d’al-Ǧawharī,
comme le rapportent nombre de ses biographes, Yāqūt, vol.  VII, p.  268  ; Ḏahabī, Ta’rīḫ, éd.
MA‘RŪF, ARNA’ŪṬ et ‘ABBĀS, an. 611-620, p.  392, n°  585  ; Siyar, vol.  XXII, p.  149  ; Ṣafadī,
vol. XXVIII, p. 40 ; Ibn Ḫallikān, vol. VI, p. 119 ; Yāfi‘ī, vol. IV, p. 43. Cette méprise avait peut-être
pour source un manuscrit du Ṣaḥāḥ qui devint sa possession : son colophon portait le nom de
Yāqūt b. ‘Abd Allāh al-Rūmī qui désignait indifféremment les deux eunuques.

467. Ibn al-Qifṭī, vol.  IV, p. 74-75 ; Ibn Ḫallikān, vol.  VI, p. 127 ; Ṣafadī, vol.  XXVIII, p. 45 ; Yāfi‘ī,
vol.  IV, p. 59 ; Abū l-Maḥāsin, vol.  V, p. 283 ; VIII, p. 187 ; Cl. GILLIOT, «  Yāḳūt al-Rūmī  », EI2,
vol. XI, p. 287.

468. Ibn al-Nadīm, vol. I, p. 285/671 ; SALIBA 1991, p. 111.

469. Yāqūt, vol.  VII, p. 268 ; Ḏahabī, Ta’rīḫ, éd. MA‘RŪF, ARNA’ŪṬ et ‘ABBĀS, an. 611-620, p. 392,
n° 585 ; Siyar, vol.  XXII, p. 149 ; Ṣafadī, vol.  XXVIII, p. 40 ; Ibn Ḫallikān, vol.  VI, p. 119 ; Yāfi‘ī,
vol. IV, p. 43.

470. Ibn Kaṯīr, vol.  XIV, p. 6 ; Kutubī, vol.  IV, p. 263 ; Ibn Ḥabīb, vol.  I, p.  219  ; ‘Aynī, vol.  III,
p. 480.

471. Sh. R. CANBY, « Yāḳūt al-Musta‘ṣimī », EI2, vol. XI, p. 287.

472. PEDERSEN 1984, p. 44.

Author

Yūsuf Rāġib
© Presses de l’Ifpo, 2013

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RĀĠIB, Yūsuf. Esclaves et affranchis trahis par leur nom dans les arts de l’Islam médieval
In: Les non-dits du nom. Onomastique et documents en terres d'Islam: Mélanges offerts à
Jacqueline Sublet [online]. Beyrouth: Presses de l’Ifpo, 2013 (generated 10 octobre 2019).
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Onomastique et documents en terres d'Islam: Mélanges offerts à Jacqueline Sublet. New
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