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RAPPORT DE JURY

DU CONCOURS INTERNE DE
CONTRÔLEUR DES FINANCES
PUBLIQUES DE 2ème CLASSE AFFECTÉ
AU TRAITEMENT DE
L’INFORMATION EN QUALITÉ DE
PROGRAMMEUR

ANNÉE 2019

Août 2019
I – Présentation du concours
Le décret n° 2010-982 du 26 août 2010, publié au Journal officiel le 28 août 2010, fixe le
statut particulier des personnels de catégorie B de la direction générale des Finances
publiques.
L’arrêté du 19 mai 2011, publié au Journal officiel le 31 mai 2011, fixe les règles
d’organisation générale, la nature et le programme des épreuves des concours spéciaux pour
le recrutement de contrôleurs des Finances publiques de 2ème classe affectés au traitement de
l’information en qualité de programmeur.

1.1 Les conditions pour concourir


Aux termes de l’article 6 du décret n° 2010-982 du 26 août 2010 portant statut particulier du
corps des contrôleurs des Finances publiques, le concours interne est ouvert aux
fonctionnaires et agents de l’État des collectivités territoriales et des établissements publics
qui en dépendent, aux militaires ainsi qu’aux agents en fonction dans une organisation
internationale intergouvernementale à la date de clôture des inscriptions.

Les candidats doivent compter au moins 4 ans de services publics au 1er janvier de l’année au
titre de laquelle le concours est organisé.

1.2 La nature et le programme des épreuves


L’architecture du concours interne pour l’accès au grade de contrôleur des Finances publiques
de 2ème classe affecté au traitement de l’information en qualité de programmeur, qui doit
permettre de confirmer que les agents sélectionnés ont toutes les qualités requises pour
assumer les responsabilités futures qui leur seront confiées est la suivante :
- Admissibilité
Deux épreuves écrites obligatoires et une épreuve écrite facultative :
Épreuve 1 : durée 3 heures – coefficient 5 – note éliminatoire inférieure à 5/20
Réponse à des questions et/ou cas pratique à partir d’un dossier composé de documents à
caractère administratif.
Épreuve 2 : durée 4 heures – coefficient 7 – note éliminatoire inférieure à 10/20
Établissement de l’algorithme (sous forme d’ordinogramme) correspondant à la solution d’un
problème simple et écriture des séquences de programme demandées correspondantes.
Épreuve 3 : facultative, durée 1h30 – coefficient 1 – seuls sont pris en compte les points
obtenus au-dessus de 10
Traduction d’un texte en anglais issu d’une revue ou d’une documentation informatique.

- Admission

Une épreuve orale : durée 25 minutes – coefficient 8 – note éliminatoire inférieure à 5/20
Entretien avec le jury visant à reconnaître les acquis de l’expérience du candidat et à apprécier
ses aptitudes. L’entretien comprend tout d’abord une présentation (d’une durée d’environ 5
min) de son parcours par le candidat. Il se poursuit par un échange avec le jury, qui pose au
candidat des questions techniques sur l’informatique.

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1.3 Composition du jury
Ollivier CORNEC, administrateur des Finances publiques adjoint, a été nommé en qualité de
président du jury pour le concours interne de contrôleur programmeur des Finances publiques
organisé au titre de l’année 2019.
Afin de constituer le jury des épreuves écrites, un arrêté en date du 22 février 2019 nomme
4 membres du jury de grade inspecteur des Finances publiques.
La constitution du jury de l’épreuve orale est fixée par un arrêté en date du 24 mai 2019 qui
nomme deux membres de jury de grade inspecteur et inspecteur divisionnaire des Finances
publiques en tant que membres titulaires et prévoit également quatre suppléants.

1.4 Nombre de postes


Selon l’avis du 26 décembre 2018 le nombre de postes offerts au présent concours est fixé à
26.

II – Présentation des candidats

2.1 Inscrits/ présents

Le nombre de candidats inscrits en 2019 est de 102 contre 143 en 2018, soit une diminution
de 28,67 %.
Le nombre de candidats présents aux épreuves écrites d’admissibilité est de 45 sur les
102 candidats convoqués soit un taux de présence de 44,12 %.
Les 23 candidats admissibles se sont présentés à l’épreuve orale d’admission, soit un taux de
présence de 100 %.

2.2 Les lauréats

La moyenne générale du concours (écrits + oraux) est de 12,25/20 contre 11,72 en 2018. La
dispersion des moyennes générales est de 8,19 à 16,05/20.
Les hommes et les femmes représentent respectivement 90,48 % et 9,52 % des admis soit 19
hommes et 2 femmes contre 88,89 % et 11,11 % en 2018.
L’âge moyen des admis est de 41 ans. Le plus jeune lauréat a 28 ans et le plus âgé 64 ans.

III – Les épreuves d’admissibilité

3.1 Généralités

Les épreuves d’admissibilité se sont déroulées les 11 et 12 mars 2019.


Lors de la réunion de jury du 26 avril 2019, 23 candidats ont été déclarés admissibles sur les
45 composants.

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3.2 Résultats

Épreuve 1 : réponse à des questions et/ou cas pratique à partir d’un dossier composé de
documents à caractère administratif (coefficient 5 – note éliminatoire <5/20).

La moyenne générale de l’épreuve 1 est en légère hausse par rapport à 2018 (+ 0,30 point). Le
pourcentage de notes supérieures à 15 augmente de 22,22 points et celui des notes supérieures
à 12 progresse de 10,70 points. Les paliers des très bonnes notes augmentent mais dans le
même temps, celui des notes inférieures à 10 est en hausse de 21,25 points.

2019 2018
Moyenne générale 11,16 10,86
Note la plus élevée 17,75 14,75
Note la plus faible 5,00 5,00
Notes ≥ 15 10 22,22 % 0 0%
12 ≤ notes < 15 7 15,56 % 13 27,08 %
Notes ≥ 12 17 37,78 % 13 27,08 %
10 ≤ notes < 12 10 22,22 % 26 54,17 %
Notes ≥ 10 27 60,00 % 39 81,25 %
Notes < 10 18 40,00 % 9 18,75 %
Notes éliminatoires 0 0% 0 0%

Épreuve 2 : établissement de l’algorithme (sous forme d’ordinogramme) correspondant à la


solution d’un problème simple et écriture des séquences de programme demandées
correspondantes (coefficient 7 – note éliminatoire <10/20).
La moyenne générale de l’épreuve 2 diminue quasiment de 1 point par rapport à 2018. Tous
les paliers de notes sont en recul et le pourcentage des notes éliminatoires progresse de
1,06 point.
2019 2018
Moyenne générale 8,32 9,27
Note la plus élevée 16,50 17,00
Note la plus faible 0,00 0,50
Notes ≥ 15 2 4,44 % 7 15,22 %
12 ≤ notes < 15 9 20 % 9 19,56%
Notes ≥ 12 11 24,44 % 16 34,78 %
10 ≤ notes < 12 12 26,67 % 8 17,39 %
Notes ≥ 10 23 51,11 % 24 52,17 %
Notes éliminatoires 22 48,89 % 22 47,83 %

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Épreuve 3 : épreuve facultative de version anglaise. Traduction d’un texte issu d’une revue ou
d’une documentation informatique (coefficient 1 - seuls sont pris en compte les points obtenus
au-dessus de 10/20).

2019 2018
Moyenne générale 10,26 12,45
Note la plus élevée 18,00 17,00
Note la plus faible 0,00 6,00
Notes ≥ 15 7 30,47 % 9 40,91 %
12 ≤ notes < 15 4 17,39 % 6 27,27 %
Notes ≥ 12 11 47,83 % 15 68,18 %
10 ≤ notes < 12 0 0% 0 0%
Notes ≥ 10 11 47,83 % 15 68,18 %
Notes < 10 12 52,17 % 7 31,82 %

3.3 Appréciation des travaux des candidats

Le niveau global des candidats sur l’épreuve 1 est satisfaisant, la moyenne générale en hausse
s’explique en partie par un sujet plus abordable.
Beaucoup se sont toutefois contentés de paraphraser les documents sans véritablement
structurer leurs réponses et proposer une synthèse.
Les meilleures copies sont celles qui ont proposé une structuration claire, une synthèse des
idées contenues dans les documents et une illustration par des exemples.
Il est à noter que quelques copies ont été sanctionnées pour utilisation de langage familier,
inadapté sur ce type d’épreuve.
Concernant la troisième question qui proposait un cas pratique de présentation, de nombreux
candidats se sont contentés d’une présentation partielle sans exploiter l’intégralité du corpus
documentaire ni mettre en avant le rôle de la DGFiP.

Le niveau à l’épreuve 2 reste moyen. Il y a quelques bonnes copies mais en général, il en


ressort que les candidats ne sont pas à l’aise avec l’épreuve.
Les copies sont très majoritairement bien présentées et propres. Celles qui présentent des
« ratures » ou autres rattrapages sont celles de candidats qui ont eu du mal à répondre aux
questions.
Points forts :
Le codage. Beaucoup de candidats ont fait la question relative au code alors même qu’ils
n’arrivent pas à présenter l’organigramme correspondant.
Points faibles :
Les notions d’organigramme détaillé et/ou général sont insuffisantes. Ces organigrammes sont
souvent inadaptés, trop précis, pas assez ou totalement hors sujet.
Aucun candidat n’a écrit de pseudo-code.
Un manque de préparation apparaît ainsi que des difficultés à réfléchir à la solution avant de
passer au code.

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IV - L’épreuve d’admission

4.1 La formation des membres du jury

L’ensemble des membres du jury a bénéficié d’une session de formation, animée par le pôle
recrutement de l’ENFiP, qui a permis d’établir un premier contact avec le binôme, de
commenter les techniques d’audition et de rappeler les attentes du recrutement et les principes
de l’épreuve.

4.2 Le contexte de déroulement des épreuves orales

L’épreuve d’admission s’est déroulée du 11 au 13 juin 2019 à Paris.


Les 23 candidats admissibles étaient présents à cette épreuve orale.
Pour le déroulement des épreuves, une commission unique a été constituée.

4.3 Données chiffrées

Les résultats de l’épreuve orale sont les suivants :


2019 2018
Moyenne générale 12,23 10,65
Note la plus élevée 17,25 18,00
Note la plus faible 3,25 3,00
Notes ≥ 15 7 30,43 % 7 29,17 %
12 ≤ notes < 15 7 30,43 % 6 25,00 %
Notes ≥ 12 14 60,86 % 13 54,17 %
10 ≤ notes < 12 4 17,39 % 0 0%
Notes ≥ 10 18 78,26 % 13 54,17 %
Notes < 10 5 21,74 % 11 45,83 %
Notes éliminatoires 1 4,35 % 6 25,00 %

Le niveau de l’épreuve est meilleur que celui de l’année précédente (+ 1,60 point). Tous les
paliers de notes au-dessus de 10 s’améliorent, en particulier celui des notes comprises entre
10 et 12 (+ 17,39 points). De plus, le pourcentage de notes inférieures à 10 perd quasiment
24 points et celui des notes éliminatoires diminue quasiment de 21 points.

4.4 Appréciation du jury

La qualité des exposés s’est avérée très hétérogène, une partie des exposés manquait de
dynamisme et, pour certains, de clarté. Peu de candidats ont annoncé un plan et la plupart des
exposés se sont révélés être une présentation chronologique de leur parcours.
Néanmoins, certains ont su prendre du recul et faire ressortir les différentes compétences
qu’ils ont pu acquérir.
Les candidats ont su faire preuve de bonnes réflexions lors des mises en situation.

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Ils ont généralement une réelle volonté de s’orienter vers de nouvelles fonctions sans
forcément connaître les missions d’un contrôleur programmeur. Pour les autres, il s’agit soit
d’une opportunité de quitter leur administration actuelle, soit d’un moyen de monter en grade.

D’un point de vue technique, les candidats ont quelques notions informatiques (réseau,
SGBD, système, cycle de vie projet …) et peuvent répondre à des questions informatiques
simples. Peu d’entre eux ont des notions d’algorithmie et de programmation. Très peu
connaissent un langage de programmation. Une bonne connaissance du cycle de vie d’un
projet ainsi que du circuit de l’assistance à la DGFiP ressort. En revanche, apparaît un manque
de vision globale de l’informatique à la DGFiP et de son organisation.

Enfin, les candidats ont dans l’ensemble fourni des réponses claires et structurées avec un bon
niveau d’expression orale.

*****
De manière générale, le niveau de préparation des candidat(e)s à ce concours peut être
considéré comme satisfaisant, avec une moyenne supérieure à celle de l’année précédente. À
l’écrit, les copies sont majoritairement structurées et bien présentées.
En ce qui concerne l’épreuve orale, des efforts doivent être réalisés pour la présentation des
parcours individuels. Sur le fond, les connaissances techniques gagneraient à être renforcées,
notamment en matière de programmation.
Il convient de noter que les candidat(e)s ont majoritairement su démontrer leur motivation et
ont bien appréhendé les mises en situation.

Le président du jury
signé
Ollivier CORNEC
Administrateur des Finances publiques adjoint

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