Vous êtes sur la page 1sur 46

IMPACT DU RISQUE DE CREDIT SUR LA RENTABILITE D’ORABANK TOGO

Dédicace
INTRODUCTION GENERALE

Le Togo est une place financière concurrentielle non négligeable qui anime l'Afrique de l'ouest.
Son environnement bancaire est intégré à celui de la zone franc (UEMOA) et est composé d'une
dizaine de banques. La concurrence est rude sur certains segments d'activité telle que le crédit aux
entreprises. Les entreprises en général privilégient le crédit bancaire dans le financement de leurs
activités, compte tenu du fait que le marché financier régional (Bourse Régional des Valeurs
Mobilières : BRVM) est dans un état embryonnaire. Le crédit aux entreprises constitue de ce fait
une source de revenu significative pour les banques et établissements de crédit. Cette activité
pourvoyeuse de ressources est en même temps source de risque. En effet, faire du crédit génère
des risques de contrepartie que les établissements de crédit doivent évaluer et gérer sans qu'ils ne
puissent mettre en péril leur pérennité.

Le risque de crédit est très important pour les banques, les émetteurs d'obligations et les
investisseurs. Il est soumis à la fois aux cycles économiques, à la conjoncture du secteur d'activité,
au risque pays et aux événements propres à la vie de l'entreprise. En effet, le métier bancaire, et
plus particulièrement l'octroi des crédits, est fondé sur la confiance qu'a la banque en ses clients.
Cependant, cette confiance peut être excessive, non calculée ou bien tout simplement non fondée.
C'est pour cette raison que le banquier doit évaluer le plus correctement et le plus objectivement
le risque des crédits qu'il compte octroyer. D’une manière générale, il n'y a pas d'activité
financière, ni économique sans prise de risque. La notion de risque couvre donc tout événement
susceptible d'empêcher un établissement de crédit de réaliser ses objectifs.

Particulier

Les récentes crises financières ont montré que les outils classiques de mesure des risques ne
suffisent pas pour prendre en compte les chocs extrêmes auxquels peuvent être soumises les
banques. Comme le préconisent certaines autorités de réglementation de l’UEMOA, les
établissements financiers doivent effectuer régulièrement des simulations de crise afin de
connaître le montant des pertes potentielles en cas de fluctuations dangereuses et importantes des
facteurs de risque. Ces simulations de crises, aussi appelées scénarios de stress, et plus connus
sous le terme anglais Stress-Testing, sont des outils pour appréhender l’exposition de la banque à
une crise grave.

Orabank Togo fait partie du groupe ORAGROUP qui est une institution financière qui connait
diverses étapes en ce qui concerne son histoire. Du ….. au ……… , nous effectuâmes, un stage
au sein d’ ORABANK-TOGO dans le département des risques. Dans l’exécution de nos tâches,
l’ évolution constante des crédits en souffrance à retenu notre attention et surtout sa corrélation
avec la perte de clients

PROBLEMATIQUE

Le choix de ORABANK nous semble pertinent en ce sens que sa contribution au financement des
PME/PMI en accord avec la politique économique gouvernementale et son rang
de………………… banque en termes de ratios prudentiels et de santé financière lui donne une
place stratégique dans l'appréhension du risque systémique sur la place financière togolaise.

Le secteur financier du Togo, dont les actifs totalisent 51 % du PIB se trouve dans une situation
critique. Dominé par les banques commerciales qui détiennent 62 % du montant total des actifs
du système financier, il connaît une situation particulièrement difficile. Entre 2006 et 2010, les
niveaux des prêts non performants des banques commerciales étaient les plus élevés de la région
UEMOA et oscillaient entre 33,5 % et 42 % selon le rapport de la banque mondiale. Malgré les
multiples efforts que déploie ORABANK TOGO dans l'exercice de ces activités de financement
de l'économie ; elle reste confronter à un problème de recouvrement de l'ensemble de ces créances.

Une lecture de son état financier de ces (dix,six ,cinq) dernières années a montré que le montant
des créances impayées et celui des créances occupent une proportion non négligeable dans son
portefeuille et connaissent une variation (irrégulière ou régulière). A ORABANK TOGO, à
chaque demande de crédit, procède à une analyse des risques afin de prendre des mesures de
protection pour garantir le paiement. A travers leur rapport annuel, on constate que : Entre 2017-
2018, le montant total des créances en souffrance (à augmenter, ou diminuer ou est resté stable)
passant ainsi de FCFA ……………..à FCFA ………….soit une augmentation ou une baisse) de
FCFA ………………. Au cours de cette même période, le montant des créances douteuses et
litigieuses est passé de FCFA ………………….à FCFA………………. De même le montant des
impayés passe de FCFA ……………………….à FCFA …………..soit une (augmentation ou une
baisse) de FCFA……………….

Dans l’optique de ces simulations de crise, les banques en général, et orabank en particulier,
doivent permettre de répondre de façon précise aux questions fondamentales présentées ci-après.

Quel serait le montant de la perte à laquelle la banque aurait à faire face sur son portefeuille de
crédit si l'environnement économique connaissait un scénario de déséquilibre ? (c’est-à-dire à
combien s’élèverait le montant des crédits non remboursés par les clients de la banque ?)
(complétez avec une explication de la question)
Quel serait le montant de la charge en capital nécessaire pour couvrir ces pertes ? (le cout du
montant pouvant permettre à la banque de couvrir ces crédits non remboursés) (complétez avec
une explication de la question)

La banque devrait-elle plutôt réduire son exposition au risque de crédit ? (serait t’il judicieux à la
banque de limiter les risques de crédits afin de ne pas avoir à faire face à ces problèmes ?)
(complétez avec une explication de la question)

L'augmentation du montant des créances et des impayés de …., nous conduit à poser la question
centrale à savoir : la question centrale suivante : Quel est l'impact du risque de crédit sur la
rentabilité de ORABANK TOGO ? De cette question centrale découle trois(3) questions de
recherche :

· Quel est l'impact des créances en souffrance sur l'offre totale de crédit à la clientèle ?
· Quel est l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité économique
d’ORABANK TOGO ?
· Quel est l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité financière
d’ORABANK TOGO ?

Ce sont ce réflexions qui nous permis de choisir notre thème intitulé : « IMPACT DU RISQUE
DE CREDIT SUR LA RENTABILITE BANCAIRE : CAS D’ORABANK TOGO ».W<Q

BUT ET OBJECTIFS

But : pourquoi vous rédigez

Objectifs : en quoi votre document ou votre travail pourra profiter : au monde professionnel,
académique etc.

Ce thème nous permettra d’allier la théorie et la pratique, mais aussi d’analyser le risque de crédit
bancaire, et ses répercussions sur la rentabilité au sein d’une institution financière. Ainsi mieux
comprendre son fonctionnement, et déceler les failles de leur système interne. Pour les futurs
chercheurs, cette recherche servira de base pour approfondir leurs connaissances dans le domaine
d’analyse de risque de credit .

Pour mieux appréhender notre thème, nous distinguons l'objectif général et les objectifs
spécifiques.

But principal : Analyser l'impact du risque de crédit sur la rentabilité d’ORABANK TOGO.

Buts spécifiques
 Analyser l'impact des créances en souffrance sur l'offre totale de crédit à la clientèle
pendant la période de ………………………...
 Analyser l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité économique
d’ORABANK TOGO la pendant la période d'étude.
 Analyser l'impact de la dégradation du portefeuille clientèle sur la rentabilité financière de
la d’ORABANK TOGO pendant la période d'étude.

objectifs

pour orabank

pour les autres banques

pour le cadre académique

METHODOLOGIE

Hypothèses de la recherche

En vue de mieux cadrer la problématique de notre étude et d’atteindre les objectifs que nous nous
sommes fixés, nous avons formulé les trois (03) hypothèses suivantes :

 Hypothèse 1 Les créances en souffrance ont un impact négatif sur l'offre totale de crédit à
la clientèle d’ORABANK TOGO pendant la période.
 Hypothèse 2 La dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité
économique d’ORABANK TOGO sur la période.
 Hypothèse 3 La dégradation du portefeuille clientèle affecte négativement la rentabilité
financière d’ORABANK TOGO sur la période.

STRUCTURE DU MEMOIRE

Organisation de votre document (chapitres, parties, etc.)

La compilation de ce document nous a imposé une structuration singulière. A cet effet, nous avons,
dans le cas particulier de notre spécialité, décidé d’organiser notre rédaction autour de trois (03)
chapitres principaux.

Dans le premier chapitre, nous parlerons du cadre institutionnel d’ORABANK TOGO. La seconde
partie sera consacré au cadre théorique et à méthodologique

Le second chapitre va traiter le sujet de xxxxx

Enfin nous terminons notre travail par le troisième chapitre dans lequel nous discuterons xxxxxxxx
Pour bien mener notre analyse et dans l'optique d'aboutir à des résultats concluant, nous allons
émettre des hypothèses de recherches.

Eu égard donc à ce qui précède, nous posons les hypothèses de recherche suivantes :

Ce premier chapitre sera consacré à la présentation d’ORABANK TOGO et sa structure


organisationnelle.
SECTION 1 : PRESENTATION D’ORABANK TOGO

La présentation d’ORABANK TOGO se fera à travers son historique, sa situation


géographique, sa clientèle, ses objectifs et activités.

1.1. Historique et situation géographique d’Orabank Togo

1.1.1. Historique d’ORABANK TOGO

ORABANK Togo fait partie du groupe ORAGROUP qui est une institution financière qui
connait diverses étapes en ce qui concerne son histoire. Ainsi nous parlerons de sa genèse
et de ses mutations.

1.1.1.1. La genèse

Avant de prendre le nom d’ORABANK, il y a 8 ans, le groupe était connu sous le nom de
FINANCIAL BANK.

Le Bénin fut le premier pays africain à accueillir FINANCIAL BANK et à ouvrir ses
portes en 1998.Quatre ans plus tard, FINANCIAL BANK TCHAD ouvra ses portes
à N’Djamena en 2002.

L’année 2002 verra l’ouverture de deux autres filiales, à savoir :

- FINANCIAL BANK Gabon après le rachat d’Interfi Banking Corporation GABON ;

- FINANCIAL BANK Guinée suite à l’acquisition de l’Union International de Banque en


Guinée (UIBG) qui avait entre-temps racheté la filiale du crédit Lyonnais dans ce pays.

En 2003 c’est le tour de Financial Bank Togo de voir le jour, après le rachat de la Société
Nationale d’Investissement (SNI).

En 2008, dans le souci d’appuyer le groupe dans le renforcement de sa structure financière,


Energing Capital Partners (ECP), l’un des leaders du Capital- investissement en Afrique, prend
une participation minoritaire au sein du groupe FINANCIAL. Le 20 mars 2009, ECP achète
100% de la holding du groupe FINANCIAL. Alors, le Groupe FINANCIAL devient actionnaire

minoritaire de la BACIMBANK, 7ème banque mauritanienne rachetée par ECP en 2008.


A la fin de l’année 2009, le groupe s’est recentré sur le métier bancaire, cèdent ses participations
au profit de la Société Finader Africa Holding LLC détenue majoritairement par le fond
d’investissement ECP.

1.1.1.2. Les diverses mutations de nom

ORABANK a connu des mutations de noms par rapport aux zones monétaires où elle s’est
implantée.

Changement de nom en fonction de la zone monétaire (CEMAC, UEMOA) :


Après les modifications intervenues dans la structure de son capital, le Groupe FINANCIAL
devient ORABANK en 2011 avec un changement de nom progressif des filiales en fonctions
des zones monétaires. La Holding du groupe devient aussi ORAGROUP SA dont le siège se
trouve au TOGO.

Selon les informations disponibles sur place, le nom « ORABANK » est un nom International

doté d’une personnalité sereine, fluide et statutaire, construit sur les racines « ORA » pouvant être
:

- Comme décliné sur le mot existant international « aura » qui vient du latin aura « le
souffle » ; l’aura est « l’émanation ou le principe subtil d’un corps ; l’atmosphère
qui entoure ou semble entouré un être » ;

- Ou comme venant du grec orama, « la Vue ».

En d’autres termes, le nom ORABANK suggère :

- La lumière, le rayonnement ;

- Le leadership, le charisme ;

- L’extension, l’ouverture, l’amplitude ;

- La qualité, la valeur ajoutée ;

- La vision, la perspective.

Notons que le changement du nom a donné une nouvelle dimension au groupe qui, après le
rachat par ECP de 100% de la Holding, aborde l’avenir avec plus de sérénité.
Cas particulier du Togo : Comme précisé plus haut, suite aux divers rachats et changements
au niveau du capital social, ORABANK qui a pris cette dénomination officiellement le 30
janvier 2012, est l’émanation de l’ancienne Société Nationale d’Investissement du Togo (SNI)
et de FINANCIAL BANK TOGO. La SNI existait jusqu’en 2003, date de sa liquidation.

1.1.2. La situation géographique

Sous ce titre, nous présenterons d’abord la position du siège principal de l’ORABANK-Togo


dans la ville de Lomé.

ORABANK TOGO est située dans le quartier Assivito, non loin du quartier administratif, 11,
avenue du 24 Janvier.

Son adresse est la suivante :

01 BP : 325 Lomé-Togo ; Tél :


(00228) 22 21 62 21

Fax : (00228) 22 21 62 25 ; Site


web : www.orabank.net

1.2. Statut juridique et objectifs d’ORABANK TOGO

1.2.1. Le statut juridique d’ORABANK TOGO

ORABANK est une société anonyme au capital social de 10 019 110 000FCFA dotée d’une
personnalité juridique. Elle a un caractère économique et financier et fonctionne comme toutes
les autres institutions financières. Elle est composée d’actionnaires nationaux et internationaux
d’où la dénomination ORAGROUP SA.

1.2.2. Les objectifs d’ORABANK TOGO

Ils se résument en objectifs globaux et en objectifs spécifiques.

1.2.2.1. Les objectifs globaux

Ce sont des objectifs à moyen terme. Les objectifs d’ORABANK sont de tisser des relations
étroites et privilégiées, tout d’abord avec les agents économiques, ses clients potentiels, les
autorités de tutelle et de contrôle et aussi avec les opérations financières stratégiques pour ses
marchés, investisseurs institutionnels ou organismes de développement (Régionaux,
Panafricains ou encore Internationaux).

1.2.2.2. Les objectifs spécifiques


Avec la nouvelle dimension acquise par ORAGROUP SA en 2009, ORABANK dans sa
politique d’implantation dans un grand nombre de pays africains, veut contribuer à l’émergence
économique de tout le continent noir par son développement et son indépendance vraie sur tous
les plans. Ce faisant, elle veut mettre à la disposition des opérateurs économiques les
moyens financiers nécessaires à leurs activités. A cet effet, 38 agences sont déjà installées à
travers l’Afrique subsaharienne. Les activités ci-dessous permettent à la banque d’atteindre ses
objectifs.

L’activité principale de la banque est la prestation des services financiers. L’institution offre un
éventail de produits bancaires aux entreprises, aux institutions financières multilatérales, aux
gouvernements et aux particuliers elle assure également à la clientèle un service de transfert
rapide et vend aussi les produits Express Union.

SECTION 2 : STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET PLACE DE

L’ORABANK TOGO DANS L’ECONOMIE NATIONALE

Ici nous présentons d’abord l’organisation structurelle de l’ORABANK TOGO

et sa place dans l’économie togolaise

2.1. Structure organisationnelle d’ORABANK TOGO

L’organisation structurelle (Annexe 1) d’ORABANK-Togo est définie comme suit :

2.1.1. L’assemblée générale

C’est l’organe suprême de décision de l’ORABANK TOGO qui prend des décisions stratégiques
pour le fonctionnement de la banque.

2.1.2. Le conseil administratif

Le conseil administratif est investi des pouvoirs les plus étendus pour gérer la banque et
administrer ses biens dans la limite du capital social défini.

2.1.3. Le comité de direction

Le comité de direction est l’organe d’information et de coordination des différents services


de l’institution. Il connaît de façon générale, toutes les affaires relatives au fonctionnement,
à l’activité, à la gestion du personnel et au développement de la banque. Ce comité est dirigé par
le Directeur Général, qui est aidé dans ses fonctions par le Directeur Général Adjoint a sous
son autorité les

Directions et Départements.
2.1.4. La Direction Générale

Elle a pour mission la gestion stratégique de la banque. Elle coordonne les activités
opérationnelles des différentes directions, divisions et sections de la banque. Dirigée par un
directeur général, elle a sous son autorité, les directions suivantes :

2.1.5. La Direction des Risques

Elle veille sur l’exactitude des diverses opérations bancaires au niveau de chaque caisse.
La direction des risques est le démembrement de la banque qui s’occupe de l’analyse et
l’administration des crédits à ORABANK TOGO.

Elle s’occupe également du contrôle des engagements pris par la banque vis-à- vis des clients ou
vice versa. Elle a en son sein un service chargé de l’administration des crédits et un département
chargé de l’analyse des crédits.

2.1.6. La Direction du Contrôle et de l’Audit interne

Elle s’assure du respect des procédures de travail et de gestion à tous les niveaux de la banque.
Pour mieux remplir ce rôle, il exécute deux tâches principales : le contrôle de gestion et l’audit
général.

2.1.7. La Directions des Systèmes d’Information

Elle assure la maintenance du système informatique de la banque.

2.1.8. La Direction des Opérations

Elle coordonne toutes les opérations relatives au dépôt, au retrait et transfert de fonds. Il est
chargé d’étudier les dossiers en cas de forçage.

2.1.9. La Direction Administrative et Financière

Elle se charge de tout ce qui concerne la vie administrative de la banque. Elle est chargée de
fournir des capacités financières à toute direction ou section qui aurait besoin de l’argent
pour accomplir une tâche.

2.1.10. La Direction Juridique et Fiscale

Elle est chargée de la vie juridique de la banque. Il joue le rôle d’intermédiaire entre la banque
et l’Etat ainsi qu’avec les autres tiers sur le plan fiscal.

2.1.11. La Direction des Ressources Humaines


C’est la direction qui se charge du recrutement du personnel et du renforcement de capacité de
tout le personnel en cas de besoin.

2.1.12. La Direction Clientèle Entreprise

Elle a pour portefeuille la gestion des personnes morales ayant un statut d’opérateurs
économiques.

2.1.13. La Direction Clientèle Particulier et Institutionnel

Cette direction a pour mission de gérer les comptes des salariés, organisations non
gouvernementales et étatiques. Elle gère également les organismes internationaux.

2.1.14. La Direction Réseau d’Agences

C’est la direction chargée de la gestion administrative et technique des agences d’ORABANK


TOGO sur toute l’étendue du territoire national.

2.2. Les activités, les services et la place d’ORABANK-TOGO dans l’économie


nationale

2.2.1. Les activités et services d’ORABANK TOGO

2.2.1.1. Les activités

ORABANK TOGO est une banque commerciale et exerce à ce titre des activités qui peuvent être
regroupées en deux catégories.

La mobilisation des dépôts : Elle demeure l’activité principale de la banque. La banque pratique
d’une politique de mobilisation de ressources et d’emplois sur les marchés sélectionnés. Les
produits tels que les comptes courants, les comptes de dépôts, les comptes d’épargne
participent largement à cette mobilisation.

L’octroi de financement : L’octroi de crédit à ORABANK est destiné au financement


du développement économique. La banque octroie rarement des crédits à long terme. Les crédits
à court terme sont privilégiés et sont destinés au financement des cycles d’exploitations :
avances sur le marché, escompte commercial, etc. Les particuliers bénéficient des prêts à
court terme destinés au financement de l’aménagement de l’habitation, à l’achat de petits
équipements et à l’acquisition de terrain, etc.

2.2.1.2. Les services

Ce sont des prestations de la banque aux clients qui y sont domiciliés ou non, contre ou sans
commission selon le cas. Il s’agit entre autres des services suivants :

- Règlement des chèques et effets émis par les clients ;

- Exécution des ordres de virement des clients ;

- Encaissement des chèques, virements, et effets de commerce ;

- Exécution des transferts rapides, etc.

En termes de moyens de paiement et de la trésorerie, ORABANK TOGO prend en charge la


gestion des fonds des entreprises clientes. Elle s’occupe de l’organisation, de la collecte des
fonds (dépôts) et de leur placement.

Les produits et services sont régulièrement adaptés aux attentes sans cesse renouvelées de la
clientèle et du marché.
Par contre comme toutes les institutions financières, ORABANK a des ambitions de
croissance et de développement économiques de toutes personnes morale et physique. Dans
cette optique, elle œuvre pour le bien-être de la population tant sur le plan national
qu’international.

Sa stratégie est de pénétrer le mieux possible le marché des banques et d’accorder des
crédits à ses clients tout en collectant des fonds. Pour ce faire elle s’efforce de sensibiliser ses
partenaires à l’ouverture des comptes courants et d’épargne. Elle a choisi d’agir en synergie
avec d’autres institutions bancaires pour étendre son plan d’action de par le monde entier.

Ce sont ces perspectives qui l’amènent à reprendre les banques en cours de privatisation dans
les pays où elle s’installe. Après la SNI, la dernière en date est la Banque Togolaise de
Développement (BTD) enlevée avec 30,5 millions d’euros. Ainsi le groupe ORABANK est
très actif sur le plan financier en Afrique de l’Ouest et Centrale au cours de ces derniers
douze (12) mois avec un bilan estimé à 690 millions d’euros.

2.2. La place d’ORABANK TOGO dans l’économie nationale

Conforment à ses statuts, ORABANK TOGO à une vocation de banque commerciale aux
capitaux privés et est forcément impliquée dans l’économie locale. Son capital social est de
dix milliards dix-neuf millions cent dix mille (10 019 110 000) francs CFA.

C’est une banque régionale qui entretient des relations privilégiées avec les autres membres
du réseau mais elle dispose également d’un réseau de correspondants de par le monde entier.

En outre, sur le plan national, elle est soumise à une forte concurrence dans tous les aspects de
ses activités sur un marché bancaire concurrentiel, par les principales autres banques suivantes:

- L’Union Togolaise de Banque (UTB) ;

- La Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI) ;

- L’ECOBANK TOGO ;

- La Banque International de l’Afrique (BIA) ;

- La banque Sahélo-saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) ;

- La Société Interafricaine de Banque (SIAB) ;

- La Banque Populaire pour l’Epargne et le Crédit ;

- La NSIA Banque Togo ;


- La Banque Of Africa (BOA)
- Définitions des concepts

1- Notion de banque

La banque est un établissement de crédit ayant pour objet de procurer des services financiers aux
particuliers ainsi qu'aux entreprises, qu'elles soient privées ou publiques

Le mot « Banque » apparaît dans la langue française au XVe siècle. Le monde contemporain de la
banque est né, par concentration successives, de la convergence de trois activités financières, à
savoir : l'activité de changeur de monnaie qui s'était développée face à la prolifération des devises
au sortir du bas Moyen-âge, l'essor du commerce pratiqué par les républiques maritimes italiennes
et l'ouverture de sociétés commerciales dépassant les comptoirs, et enfin, de l'activité de crédit
exercée par la communauté juive.

Aujourd'hui, l'activité bancaire consiste à collecter des fonds qui, mobilisés sous des formes
variables (par l'octroi d'un prêt par exemple), permettent le financement de l'activité économique.

Selon le petit Larousse(2001), la banque est un établissement privé ou public qui facilite les
paiements des particuliers et des entreprises, avance et reçoit des fonds, et gère les moyens de
paiement.

Pour R. WAUTHY et P. DUSHESNE(1983), la banque est l'organisme financier dont la fonction


essentielle est de recevoir des dépôts en vue de les prêter sous formes d'avances aux pouvoirs
publics, aux entreprises industrielles, commerciales et agricoles pour le besoin de leur fonds de
roulement, et, depuis peu pour les investissement à moyen et à long terme, et à des particuliers
pour leurs besoins personnels.

MARTINET A. et SILEM A. (2003), affirme que : six catégories d'établissements bancaires sont
à distinguer : les banques proprement dites, les établissements du secteur mutualiste et coopératif,
les caisses d'épargne et de prévoyance, les caisses de crédit municipal, les sociétés financières et
les institutions financières spécialisées.

L'ensemble des banques, chapeauté par la banque centrale forme le « système bancaire » d'une
zone monétaire. On distingue ainsi trois sortes de banques selon leur rôle :
ü Banquecentraleoubanqued'émission

Elle a pour rôle principal l'émission des billets de banque. Outre cela, elle a aussi pour rôle de
règlementer et superviser les opérations des différentes banques, en veillant notamment à leur
solvabilité à l'égard des dépôts.

Raison pour laquelle elle est dite « Banque des banques ».

Elle a aussi pour rôle de superviser la production de monnaie par ces banques, et d'en réguler
l'usage par le biais des taux d'intérêt directeurs. La théorie économique y voit un moyen de réguler
la croissance, via l'incitation à l'épargne ou à la consommation, et d'agir sur l'inflation

ü BANQUES DE DÉPÔTS (COMMERCIAL BANKS)

Elles travaillent essentiellement avec leurs clients, particuliers, professionnels et entreprises ;


reçoivent du public des dépôts de fonds à vue et à terme et les utilisent en opération de crédit,
essentiellement à court et moyen terme, et sont séparées entre :

§ Les banques de détail (Retail banks) : destinées aux particuliers, aux professionnels et aux PME

§ Les banques d'affaires (wholesale banks) : destinées aux moyennes et grandes entreprises.

Mais le plus souvent, il s'agit de deux départements d'une même banque.

ü BANQUESD'INVESTISSEMENT (INVESTMENT BANKS)

Elles travaillent essentiellement sur les marchés financiers et lancent notamment des opérations
financières (émissions d'emprunts obligataires, souscriptions d'actions, introduction en bourse,
fusions - acquisitions, ...).

Aux E.U, une incompatibilité a été créée par le « Banking Act de 1933 », plus connu sous le nom
de « Glass-Steagall Act » entre les activités de :

§ Banque commerciale : qui reçoit les dépôts et qui effectue des prêts

§ Banque d'investissement : qui réalise des opérations sur titres et valeurs mobilières.
2- La notion de dépôt

On entend par dépôt les liquidités confiées à une banque par une personne physique ou morale
(DALLOZ, 2004). Selon l'article 4 de la loi française du 13 Juin 1941, relative à la réglementation
bancaire, le dépôt se définit comme « l'ensemble des fonds reçus sous forme de dépôts, quelles
que soient leurs dénominations, tout fonds que toute personne reçoit avec ou stipulation d'intérêt
de tout tiers sur sollicitation ou à la demande du déposant, avec le droit d'en disposer pour les
besoins de son activité propre, sous la charge d'assurer au dit déposant un service de caisse et
notamment de payer à concurrence des fonds se trouvant en dépôt, tout ordre de disposition donné
par lui par chèque, virement ou de tout autre façon en sa faveur ou en faveur des tiers, et de recevoir
pour les joindre au dépôt toute somme que le dit déposant soit en accord avec celui-ci en vertu de
l'usage ».

Ainsi, quelque soit la forme de dépôt, la banque a le droit d'en disposer pour les besoins de son
activité mais, à l'obligation d'assurer au déposant un service de caisse pour ne pas perdre la
confiance de la clientèle qui est sa raison d'existence.

On distingue les dépôts à vue dont le propriétaire peut disposer à tout moment de la somme
correspondante et les dépôts à terme qui sont des fonds que le déposant s'engage à ne réclamer
avant un délai donné, moyennant le versement d'un intérêt par la banque.

Une entreprise est dite viable lorsqu'elle présente des conditions nécessaires pour durer dans le
temps, se développer.

Dans le domaine bancaire, la viabilité peut se présenter sur quatre plans :

Sur le plan financier :

Une banque peut être considérée comme financièrement viable si son taux d'intérêt débiteur non
subventionné est au moins égal au coût de chaque unité monétaire prêtée. La viabilité financière
peut aussi être définie comme la capacité d'une banque à offrir des services financiers à sa clientèle
sans pour autant compter sur un appui extérieur. Dans ce cas, la maîtrise des charges liées aux
opérations de prêt serait nécessaire pour atténuer l'évolution des taux débiteurs et éviter que les
coûts des crédits soient accablants aux emprunteurs. En outre, le taux des impayés doit être
minimisé ainsi que les détournements souvent opérés par les personnes.
Sur le plan économique :

Une institution bancaire peut être qualifiée économiquement viable si les revenus générés par ses
opérations de prêt arrivent à couvrir le coût économique (coût d'opportunité) des fonds utilisés
pour le crédit ainsi que les autres opérations. L'accroissement du volume d'activité serait
nécessaire pour générer les revenus supplémentaires.

Sur le plan institutionnel :

Une banque peut être considérée comme institutionnellement viable si elle arrive à définir et
applique des procédures administratives, fonctionnelles, souples et adaptées aux besoins de la
clientèle cible.

Une courte distance hiérarchique serait nécessaire pour l'intégration de toute l'équipe de la
structure, et conduit cette dernière vers la viabilité souhaitée. Par ailleurs, la viabilité
institutionnelle signifie que la banque soit juridiquement reconnue, inscrite, dans la loi bancaire
et enfin surveillée par la banque centrale de son pays.

Ø Sur le plan social :

La banque peut être considérée comme socialement viable si elle est réellement appropriée par les
différents acteurs de la zone d'intervention avec qui elle a élaboré les modalités d'offres de services
financiers et si elle est bien intégrée dans son environnement.

3- Notion de crédit

Si nous supposons qu'un agent économique doit disposer des revenus suffisants pour assurer sa
consommation et ses investissements, pour constituer une épargne, il arrive souvent que les
revenus dont il dispose ne suffisent pas à satisfaire ses besoins d'où la nécessité de recourir au
crédit. Dans ce cas, les banques et les IMF jouent un rôle primordial en tant qu'intermédiaires
financières chargées de prêter l'argent à ceux qui en ont besoin.

Plusieurs auteurs ont essayé de donner des définitions au mot crédit.

Etymologiquement, le mot crédit provient directement du latin credere qui signifie croire, se fier
à. (YVES, B. 1975).
Selon YVES B. (1975), le mot crédit est défini différemment selon que l'on se place du point de
vue du débiteur ou du créditeur. Pour le débiteur, c'est la mise en valeur d'une épargne non utilisée
à des fins d'investissement propre et disponible pour une période plus ou moins longue. Pour le
créditeur, c'est essentiellement un gain de temps, c'est la possibilité de jouissance immédiate d'un
bien dont le coût différé, le taux d'intérêt constitue alors le coût du temps gagné.

Le terme de crédit renvoie dans la plupart des cas à la location de la monnaie moyennant un taux
d'intérêt raisonnable.

Selon Georges DUTALLIS(1964), faire crédit, c'est faire confiance. Le crédit est considéré
comme un acte de confiance comportant l'échange dans le temps d'un bien sous condition d'une
contrepartie futur. Le crédit implique une confiance fondamentale dans la réalisation de cette
contrepartie. Selon J.BRANGER(1964), le crédit est une opération qui consiste à se dessaisir du
bien, à céder un pouvoir d'achat, à prendre un engagement en échange de la promesse d'une contre
prestation différée dans le temps, la confiance l'emportant sur la crainte du risque.

Le crédit est une notion qui comporte deux éléments principaux à savoir le temps et le risque.
D'une part, la location de l'argent en fonction de la durée du prêt, pour le prêteur correspond à une
indisponibilité de fonds. D'autre part, au fur et à mesure de la durée du prêt, le risque d'insolvabilité
de l'emprunteur augmente, cela justifie une sorte de prime qui s'ajoute au loyer de l'argent.

Le crédit englobe trois éléments essentiels:

§ le temps: pendant lequel l'emprunteur dispose du bien prêté, et le prêteur se prive de la jouissance
de ce bien;

§ la confiance: fait par le créancier au débiteur, donc obtenir un crédit c'est bénéficier ;

§ de la confiance, la promesse de réalisation du prêt;

§ le prix du crédit est l'intérêt. Le service rendu se voit clairement quand on compare le poids du
gain prêté et celui de la récolte obtenue, et on peut partager le bénéfice avec le prêteur.

4- Notion de crédits bancaires

Une banque est une entreprise qui gère les dépôts, collecte l'épargne des clients, accorde des prêts
et offre des services financiers. Elle effectue cette activité en général grâce à un réseau d'agences
bancaires.
Les particuliers déposent généralement leurs encaisses sur leur compte de chèques, les entreprises
sur leur compte courant. Les épargnes peuvent être exposées sur des comptes épargne ou
employées à la souscription de bon de caisse.

Les fonds constituent la majeure partie des ressources qui permettent à la banque de consentir des
crédits.

Selon PRUCHAUD J(1960).,« le crédit bancaire est en général l'opération par laquelle la banque
met une somme déterminée à la disposition d'un tiers appelé emprunteur moyennant l'engagement
pris par ce dernier de payer au banquier les intérêts convenus et de lui restituer à l'époque fixée
pour le remboursement, une somme équivalente à celle qui lui a été fournie»

JOHN STUART(1967), classe les différents types de crédits en fonction de certains critères
notamment la durée, le degré de libéralité des banques, l'objet, la forme et d'après l'origine des
crédits.

ü Le crédit à court terme

Une entreprise ou un particulier quelques soit sa santé financière est parfois confronté à des
besoins de trésorerie. Ce sont des besoins à court terme qui permettent aux clients de la banque de
faire face à ces engagements auprès des fabricants ; des fournisseurs ; de son personnel pour les
entreprises ou encore une liquidité monétaire pour ces besoins personnels pour le particulier.

C'est un crédit dont la durée ne dépasse pas deux (2) ans et il porte essentiellement sur des besoins
liés à :

§ L'approvisionnement en petit matériel ; en petits équipements ;

§ La fabrication des produits ;

§ La commercialisation des produits ;

§ La consommation; etc.

On peut distinguer plusieurs types de concours :

§ Ceux accordes en anticipation de rentrée certaine et qui, selon le montant la durée, feront l'objet
d'un contrat de prêt ;
§ Ceux accordent en anticipation d'épargne qui feront l'objet, dans tous les cas d'une offre préalable
et d'un contrat de prêt ;

§ Ceux enfin, qui permettent d'éviter un décaissement immédiat.

ü Le crédit à moyen terme

D'une durée de 2 à 7 ans, le crédit à moyen termes accordé soit par une seule banque, soit par une
banque en concours avec un établissement spécialisé (crédit national, crédit d'équipement des
PME, etc.)

Il faut éviter dans tous les cas, que la durée du financement soit longue que la durée d'utilisation
du bien que crédit à moyen terme finance.

Celui-ci s'applique donc à des investissements de durée moyenne telle que les véhicules et les
machines et de façon plus générale, à la plupart des biens d'équipements et moyens de production
de l'entreprise

La durée du prêt doit cependant tenir compte de possibilité financière de l'entreprise. Celle-ci en
effet, en pendant cette période, doit pouvoir non seulement assurer le remboursement du crédit,
mais encore dégagé un autofinancement suffisant pour reconstituer le bien qui s'use (c'est
l'amortissement)par le crédit à moyen terme, le banquier distingue ceux qui sont réescomptables
de ceux qui ne le sont pas. Si dans les deux cas, la banque prend le risque de l'opération, elle a la
possibilité dans le premier cas de mobiliser sa créance.

Comme le crédit à court terme, le crédit à moyen terme comprend aussi plusieurs catégories entre
autres on peut citer : Le crédit de consommation (crédit ou prêt affecté : exemple : le crédit auto ;
le crédit d'équipements ; ...)

ü Le crédit à long terme

D'une durée de 7 à 10 ans, il est accordé par les institutions financières spécialisées. Pour ce type
de financement, la banque ne joue, la plupart du temps qu'un rôle d'intermédiaire avec toute fois,
dans certains cas, une participation en risque avec l'établissement préteur. Ces institutions
financières spécialisées assurent le financement de ces crédits sur les sources provenant
principalement d'emprunt obligataire.

En guise d'exemple de crédit à long terme on a :


Le crédit d'investissement : c'est un crédit qui peut être à moyen ou à long. Mais le plus souvent
il est utilisé pour le long terme. Et ses caractéristiques sont :

Définition : Un crédit d'investissement est un crédit ou un prêt à moyen ou à long terme dont le
taux d'intérêt, les modalités d'utilisation et le plan de remboursement sont fixés par contrat.

But : il peut servir à financer des investissements en actifs fixes comme des bâtiments, des
machines, de l'équipement, etc.

Un crédit d'investissement peut aussi financer la reprise ou la création d'un commerce.

Enfin, ce type de crédit sert aussi souvent à reconstituer le fonds de roulement afin de conférer à
l'entreprise une structure financière saine.

Fonctionnement : Supposons qu'une entreprise souhaite effectuer un investissement mais ne


dispose pas des fonds

Nécessaires ou ne souhaite pas y affecter les fonds dont elle dispose. Elle s'adressera alors à une
banque avec laquelle elle négociera les différentes modalités du crédit.

Le résultat de ces négociations est alors établi dans un contrat.

Suivant l'objet de l'investissement, le crédit peut être utilisé en une fois (par exemple pour le
financement d'une machine, du fonds de roulement) ou par tranches (par exemple pour la
construction d'un hangar).

A chaque utilisation, la banque exigera toutefois des documents prouvant l'authenticité des
investissements, comme des factures, des états d'avancement, etc.

Une fois le crédit entièrement utilisé, l'entreprise procédera au remboursement suivant un plan
d'amortissement convenu, par le biais de versements périodiques. On peut opter pour un
amortissement fixe ou un amortissement dégressif.

Dans tous les cas, l'amortissement se fait en deux parties, d'une part l'amortissement du capital et
d'autre part l'amortissement de l'intérêt.

Durée : elle est fonction de l'objet financé et correspondra en principe toujours à sa durée de vie
économique.
La durée d'un crédit d'investissement ne peut cependant jamais être inférieure à trois ans ni
supérieure à vingt ans.

Coût : Comme on l'a dit plus haut, des intérêts sont imputés sur l'encours du crédit. Pour calculer
ces intérêts, l'on part du taux de base pour les crédits d'investissement, majoré d'une marge donnée.
Cette marge est fonction de la "qualité" de l'entreprise (plus précisément sa capacité de
remboursement, les perspectives de revenus, etc.), de la durée du crédit et du risque inhérent à
l'objet financé.

Le taux d'intérêt peut être fixe ou variable. En cas de taux variable, une clause de révision
périodique est prévue. En fonction de l'évolution du taux du marché, le taux d'intérêt est adapté à
la hausse ou à la baisse.

Les intérêts peuvent être payables mensuellement, trimestriellement ou, exceptionnellement,


semestriellement ou annuellement. Le mode de calcul et de paiement des intérêts a une grande
influence sur le coût global du crédit.

Risque : Le risque est qu'à l'échéance l'entreprise ne soit pas en mesure de rembourser.

Ce risque est d'autant plus grand que l'investissement financé s'avère peu rentable et ne génère dès
lors pas suffisamment de revenus au regard des obligations financières supplémentaires.

C'est pourquoi la banque effectuera une analyse approfondie de l'impact du nouvel investissement
sur la gestion globale de l'entreprise.

Dans le cadre de son analyse, elle se concentrera principalement sur la capacité de remboursement

5- Notion de risques bancaires

Les risques bancaires sont multiples et multidimensionnels. Il faut les classifier et les définir le
mieux possible en vue de les mesurer et de les maîtriser.

§ Le risque lié aux mouvements des marchés est spécifiquement financier ;

§ Le risque de crédit, considéré comme commercial, est celui qui provoque des pertes en cas de
défaut des contreparties ;
§ Le risque opérationnel, désigne le risque de dysfonctionnement, de défaillances attribuables à
des procédures, à des personnels, à des systèmes internes où à des événements extérieurs ;

§ Les autres risques que l'on ne peut catégoriser ;

§ Pour plus de compréhension, nous détaillons ces trois types de risque dans une partie dédiée.

ü Le risque de crédit :

Le risque de crédit se définit par comme "par la perte potentielle supportée par un prêteur suite à
une modification de la qualité du crédit de l'une de ces contreparties sur un horizon donné". On
peut spécifier trois composantes du risque de crédit : le risque de défaut, le risque de dégradation
de la qualité du crédit, le risque de recouvrement. Le risque de défaut correspond à l'incapacité ou
au refus de la contrepartie d'assurer le paiement de ses échéances. Le risque de dégradation de la
qualité du crédit résulte de la perte de fiabilité du débiteur. Le risque de recouvrement correspond
à l'incertitude liée au taux de recouvrement postérieur à un défaut constaté.

ü Le risque de marché :

Le risque de marché représente le risque de variation du prix d'une grandeur économique constatée
sur un marché, se traduisant par une perte ou comme le risque financier dû à l'incertitude quant à
la valeur future d'un portefeuille d'avoir ou de dettes. On distingue généralement trois catégories
de risques de marché : le risque de taux d'intérêt, le risque de change, le risque de variation de
cours.

§ Le risque de taux d'intérêt :

Le risque de taux d'intérêt fait courir au à la banque l'évolution ultérieure des taux d'intérêt. Le
risque de taux recouvre deux éléments : un risque général qui est lié à l'évolution des taux d'intérêt
et un risque spécifique qui représente le risque lié à l'appréciation par le marché de l'émetteur de
l'instrument. Deux principales méthodes d'évaluation peuvent être retenues pour le risque général.
La première est fondée sur un échéancier détaillé où les titres sont ventilés et pondérés selon leur
durée restant à courir, puis multipliés par un coefficient qui représente la variation de taux. La
deuxième méthode se fonde sur la duration exacte de chaque titre. Les positions pondérées font
ensuite l'objet d'exigences en fonds propres. Le risque spécifique vise à tenir compte du risque de
contrepartie lié à l'émetteur de l'instrument, qu'il faut distinguer du risque lié à la contrepartie de
la transaction. Les positions nettes sur chaque titre sont alors affectées de pondérations qui
reflètent la qualité de l'émetteur.
§ Le risque de change :

Le risque de change touche les créances et dettes libellées en devises, et réside dans le risque de
variation du prix des devises par rapport à la monnaie nationale. Contrairement au risque de taux
et de cours, le calcul de la position de change ne se limite pas au portefeuille de négociation mais
englobe d'autres opérations enregistrées au bilan ou hors bilan.

L'analyse du risque de change nécessite de déterminer le montant des positions détenues pour
chaque devise, puis de mesurer la position de change globale par addition, en appliquant les
pondérations forfaitaires exprimant les corrélations entre devises.

§ Le risque de variation de cours :

Le risque de variations de cours est un risque de prix sur la position détenue sur un actif financier
déterminé. Le risque de position sur actions résulte d'une détérioration de la situation de l'émetteur
(risque de crédit classique) ou d'une dégradation du marché des actions. On distingue donc un
risque de contrepartie (risque spécifique) et un risque général de marché.

ü Le risque opérationnel :

Ce risque vient des pertes directes ou indirectes pouvant résulter de carences ou de défaillances
attribuables à des procédures, à des personnels, à des systèmes internes ou à des événements
extérieurs. Cette définition inclut le risque juridique, mais ne comprend pas expressément les
risques stratégiques et le risque de réputation, ces risques étant encore mal appréhendés. Les
banques peuvent recourir à trois approches, que nous exposerons plus loin, pour évaluer le risque
opérationnel : l'approche indicateurs de base (Basic : BL), l'approche standardisée (standardized
approch : SA) et l'approche en mesures avancées (Advanced measurement approch : AMA).

ü Le risque d'illiquidité :

Le risque d'illiquidité consiste pour un agent économique à ne pas pouvoir payer son passif
exigible avec ses créances liquides. Le risque d'illiquidité est un risque encouru notamment par
les entreprises commerciales industrielles ou financières.

Pour une banque, il se caractérise par son incapacité à pouvoir faire face à des retraits massifs de
sa clientèle.
ü Le risque pays :

Compte tenu de la forte croissance du commerce mondial (+ 6 % par an environ) et des


investissements internationaux notamment dans les pays émergents plus risqués et instables, les
enjeux liés au risque pays sont désormais à prendre en compte dans certains cas.

Le « risque pays » peut être défini comme le risque de matérialisation d'un sinistre, résultant du
contexte économique et politique d'un Etat étranger, dans lequel une entreprise ou une banque
effectue une partie de ses activités.

6- Notion du risque de crédit :

Les opérations de crédits comportent plusieurs formes de risque dont les principales catégories
sont :

ü Le risque lié aux relations entreprises - banque :

Certes que la relation banque-entreprises à travers le crédit s'avère généralement bénéfique pour
les deux parties par le respect des obligations et le dénouement normal des opérations, mais elle
peut présenter des fois une source de deux types de risque :

Le risque d'immobilisation des fonds prêtés : dans le cas où le client ne peut honorer ses
obligations dans le délai prévu.

Le risque de non-paiement : dans le cas où le client se voit dans l'incapacité d'effectuer le


remboursement de l'emprunt. Les situations de non-paiement ou d'immobilisation des fonds
proviennent soit de la conjoncture (risque général), soit de l'activité du client (risque
professionnel) soit enfin de la situation et la personnalité de celui-ci (risque particulier).

Le risque général :

Tenant de la conjoncture politique, économique, sociale ou même des évènements naturels graves,
le risque général est difficile à prévoir.

§ Les crises politiques (guerre, ruptures diplomatiques...) peuvent entraîner des représailles
économiques telles que des réquisitions, suspensions de paiement, des suspensions de fournitures
de matières et de produits... ;

§ Les crises économiques dans la mesure où elles ralentissent considérablement les échanges
peuvent provoquer l'asphyxie des entreprises financièrement fragiles ;
§ Les troubles sociaux (grèves émeutes...) peuvent paralyser l'activité économique globale ou
particulière à certains secteurs ; ils peuvent également n'avoir lieu que dans une entreprise (grève
de revendications salariales par exemple) et affecter l'exploitation de celle-ci pendant un certain
temps ;

§ Enfin, les événements naturels graves et imprévisibles tels que les tremblements de terre, les
inondations, la sécheresse, les épidémies etc. peuvent frapper durement l'économie d'une ou de
plusieurs régions.

Le risque professionnel :

Lié comme son nom l'indique à l'activité même de la clientèle, le risque professionnel peut
apparaître et s'aggraver lors de modifications brusques ou de changements profonds affectant les
habitudes d'une profession tels principalement :

§ Les découvertes et les révolutions des techniques et des technologies ;

§ La fermeture de marchés extérieurs ;

§ Les variations importantes dans les prix mondiaux, dans les cours des devises, dans la fourniture
des matières premières, des produits finis, etc.

Le risque particulier :

Lié à l'activité de chaque entreprise à part, ce risque est fonction de la personnalité des dirigeants
(leur expérience, leur moralité, leur surface, etc.), de la structure financière de l'affaire (structure
d'endettement, suffisance du fonds de roulement, la rentabilité de l'affaire etc.), de l'activité
commerciale (dynamisme des ventes, rotation des sortes, les délais accordés à la clientèle, etc.),
de l'adaptation de l'entreprise aux contraintes économiques : l'évolution des techniques,
investissements, amélioration des procédures etc.

ü Le risque lié à la politique commerciale de la banque :

Cette deuxième source de risque est liée étroitement à la concurrence entre les banques et à
l'importance de la distribution de crédits par la banque.

Le risque lié à la concurrence :


Dans le but d'attirer une clientèle de plus en plus large, les banques peuvent concéder à quelques
règles d'une saine gestion. En effet, pour préserver sa clientèle et toucher à la clientèle de la
concurrence la banque peut octroyer des crédits plus élevés que ses consoeurs.

Le risque lié à la concurrence couvre aussi bien le client que la banque.

En fait, un crédit excessif peut d'une part affecter l'équilibre financier de la société et d'autre part
encourager le promoteur à faire des investissements improductifs en se détournant de l'objet même
du crédit.

Sur un autre plan, la concurrence entre les banques peut prendre une autre forme qui reste elle
aussi préjudiciable. On évoque ainsi les rémunérations excessives des dépôts à terme.

Donc, la confrontation des rémunérations exagérées des dépôts à terme à l'octroi excessif des
crédits peut entraîner la banque dans des cercles vicieux pour pouvoir réconcilier entre les
engagements en crédits et la rémunération des dépôts.

Les risques liés à la distribution du crédit :

En distribuant des crédits, le banquier cherche à concilier sa tendance à obtenir le maximum de


profit par l'accroissement du volume de ses concours avec ses possibilités de trésorerie et les
contraintes qui lui sont imposées par les autorités de tutelle.

Donc une mauvaise prévision des niveaux de distribution des crédits peut causer deux types de
risque : un risque commercial ou un risque de pénalisation par les autorités monétaires. Ainsi, le
souci majeur du banquier reste l'optimisation de ces risques dans une marge de manoeuvre qui est
de plus en plus restreinte.

Le risque commercial :

Le risque commercial est lié étroitement au volume des crédits octroyés. En effet, il existe des
optimums à respecter, et tout dépassement ou manquement important par rapport aux normes peut
avoir des effets néfastes sur la liquidité et/ou la clientèle de la banque.

Corrélation entre risque et crédit bancaire

Quelles que soient les modalités adoptées ou les précautions prises, le banquier ne peut pas exclure
les risques d'un crédit qu'il octroie. Tout ce qu'il peut faire, c'est de prendre des risques inévitables
et de s'efforcer d'écarter ou du moins, de bien peser ceux qu'il pouvait éviter.
v Les risquesinévitables

Quatre types de risques sont qualifiés pour le banquier de risques inévitables ; ce sont ceux dont
la survenance dépend des phénomènes aléatoires difficilement prévisibles au moment du contrat
de crédit. Le banquier peut donc être excusé de les subir parce qu'il ne pouvait à l'avance s'assurer
de leur survenance. L'opération du crédit, elle-même étant une activité à risques, ces risques sont
qualifiés de normaux pour le banquier. Il s'agit de :

· La défaillance des débiteurs du crédité

Au moment de l'ouverture d'un crédit, ni le crédité, ni le banquier (créditeur) ne pouvait prévoir


la faillite des débiteurs du crédité. Le banquier qui le sait n'accordera jamais de crédit car, si les
débiteurs du crédité sont effectivement défaillants, il est clair que ce dernier ne pourra plus rentrer
en possession de ses fonds qui lui permettront de rembourser en retour le banquier.

· Une autre destination donnée au crédit obtenu

L'argent pouvant servir à tout règlement, un crédité malhonnête peut facilement détourner un
crédit de sa destination initiale. Si tel était vraiment le cas, le remboursement ne sera plus assuré
à l'échéance. Pour lutter contre ce risque, les banquiers pensent adopter une politique de suivi de
crédit en vue d'assurer la conformité entre l'objet du crédit et l'utilisation qui en est faite.

· La fluctuation des prix des marchandises

L'instabilité des taux de change, l'inflation et la conjoncture économique peuvent faire varier le
prix des marchandises formant la base d'un contrat de crédit. Cette variation vient fausser les
calculs sur la base desquels le banquier avait donné son accord. Par conséquent, la promesse du
crédité se trouve aussi faussée. Le banquier ne pourra plus rentrer dans ses fonds à l'échéance
convenue.

· La mésentente entre le crédité et le banquier lors d'une demande de remboursement

Une demande de remboursement peut causer une situation tendue entre le banquier et son client.
Il peut en résulter non seulement le risque de non remboursement, mais aussi la perte totale du
client.

Rappelons alors au banquier qui veut se faire rembourser tout en gardant sa clientèle de pratiquer
une politique qui ne serait pas trop rigoureuse.

v Les risques à éviter


Les risques à éviter sont ceux qui découlent des activités ou situations présentant une grande
incertitude. Etant donné que le risque aussi provient des incertitudes qui peuvent survenir, trop
d'incertitudes ne peuvent avoir comme effet que des risques énormes. Face à des cas de crédit
pareils, le banquier doit savoir éviter de s'engager. Sinon il court de grands risques. Nous
distinguons trois cas :

· Le client dispose déjà d'importants concours chez d'autres banquiers

Avant de donner son accord pour une demande de crédit, un bon banquier doit chercher à savoir
si son client n'a pas déjà obtenu de concours bancaires ailleurs. Cela lui permettrait d'éviter que
son argent ne soit utilisé à rembourser d'autres dettes. Si malgré un cas d'endettement excessif
ailleurs, le banquier accorde le crédit, il prend un risque anormal.

· Le client n'est pas en règle vis-à-vis du fisc

Lorsque le client n'est pas en règle vis-à-vis du fisc, le banquier peut le savoir grâce aux documents
comptables qui lui seront présentés. Accorder un crédit malgré cette irrégularité, c'est prendre des
risques anormaux, car les chances de remboursement sont trop faibles.

· La marchandise, objet du contrat est spéculative

Une marchandise est spéculative lorsque son écoulement peut être contrôlé par une ou plusieurs
personnes dans le but d'aggraver ou de provoquer sa pénurie. Un crédit bancaire ne saurait être
accordé pour le financement d'une telle activité.

En somme, il faut rappeler qu'aucun crédit bancaire n'est exempt de risque. De plus, l'octroi de
crédits est l'une des principales activités bancaires.

Par conséquent, le banquier chargé de les distribuer doit pouvoir les identifier clairement afin de
mieux apprécier l'ampleur des risques à courir.

7- Les facteurs déterminants du risque de crédit :

Le risque de défaut d'une entreprise est très difficile à cerner en totalité, compte tenu du nombre
élevé de paramètres desquels il dépend. Ces facteurs peuvent être internes à l'entreprise comme
ils peuvent faire partie de son environnement externe.

Les facteurs liés à l'entreprise elle-même : Ce sont les paramètres propres à chaque entreprise, qui
donnent des indications sur la probabilité de défaillance pendant la durée de crédit, plusieurs
facteurs entrent en jeu pour déterminer le degré de risque, ces facteurs sont liés à la gestion, au
profil des dirigeants, aux procédés de fabrication, à la qualité des produits, à l'équilibre financier,
etc.

Les facteurs liés à l'environnement de l'entreprise : Ces paramètres sont les plus difficiles à cerner
et à prévoir, ils sont liés à des facteurs externes à l'entreprise et qui peuvent influencer
négativement la bonne marche de ces activités. En effet, un secteur dont les barrières à l'entrée
(barrières administratives, investissements lourds, technologie avancée etc.) ne sont pas
suffisantes pour empêcher d'éventuels nouveaux entrants d'apparaître sur le marché est un secteur
risqué.

Les relations en amont de l'entreprise donne des indications sur une éventuelle hausse des prix, la
dégradation de la qualité des produits fournis, ou même une rupture de stock causée par un pouvoir
de négociation des fournisseurs trop important, vu leur nombre réduit, ou leur taille importante.

Les relations en aval de l'affaire sont aussi à prendre en considération, notamment le pouvoir de
négociation des clients qui sera un facteur déterminant des prix pratiqués, des délais de paiement,
et des conditions de vente de façon générale qui peuvent influencer négativement la rentabilité de
l'entreprise. Il est aussi pertinent d'étudier la taille de la clientèle de l'entreprise afin d'évaluer sa
solvabilité et la qualité du portefeuille de ces créances. Ainsi une entreprise qui contracte une
assurance sur ses clients s'avère beaucoup moins risquée qu'une entreprise qui n'a aucune sûreté
sur ses créances.

Il est nécessaire d'étudier tous les facteurs externes qui pourront avoir une influence directe ou
indirecte sur la rentabilité afin de déterminer le degré de risque lié à ces facteurs, et de tenter de
se prémunir contre ces risques par des mesures plus sévères au niveau des garanties demandées,
et par la réduction des lignes de crédit.

8- La notion de rentabilité

La rentabilité est un concept qui conduit à comparer un résultat à des moyens mis en oeuvre. Selon
le lexique de gestion, la rentabilité est la capacité d'un capital placé ou investi à procurer des
revenus exprimés en termes financiers.

Cette définition met en évidence le fait que la source de rentabilité est l'activité de l'entreprise.
Elle montre également le caractère synthétique du concept de rentabilité et exprime que toute
réalisation favorable, qu'elle soit quantitative ou qualitative, doit connaître nécessairement une
traduction en terme de résultat monétaire et donc rentabilité.
La rentabilité est donc une des références fondamentales qui oriente les décisions et les
comportements des entreprises. Il s'agit cependant d'une référence relative : l'aptitude à dégager
de résultats ne peut être jugée indépendamment des moyens engagés pour les obtenir ni du niveau
d'activité atteint par l'entreprise.

L'étude de la rentabilité ne peut donc se limiter à l'appréciation de la mesure du résultat mais, doit
mettre en cause des rapports entre les résultats et d'autres grandeurs sous forme d'études de ratios.

La notion de La rentabilité se distingue des notions de profitabilité et de rendement. En effet, la


profitabilité est l'aptitude à générer des profits. Ainsi, la rentabilité d'un investissement effectué
par une entreprise concourt à la profitabilité de celle-ci. Quant au rendement, il désigne l'aptitude
d'un investissement à produire au cours d'une période.

On peut distinguer :

La rentabilité économique : La rentabilité économique ou rentabilité des capitaux investis est «


la capacité bénéficiaire de l'entreprise en neutralisant la rémunération du capital investi, qu'il
s'agisse de fonds propres ou de fonds de tiers » (MBANGALA M. A., 2005).

La rentabilité économique met donc en rapport le résultat d'une activité et le total des capitaux
investis pour obtenir ce résultat. Elle mesure la rémunération de l'outil économique de l'entreprise.

D'une façon générale, elle se mesure par un rapport du type :

ROI = Résultat net/Total actif

Cette rentabilité exprime la performance de l'exploitation et elle autorise des comparaisons avec
d'autres entreprises dans le temps et dans l'espace. Il fait donc ressortir l'efficacité opérationnelle
de l'entreprise.

La rentabilité financière : Elle met en jeux le rapport entre le résultat net revenant aux
propriétaires et le montant des capitaux propres qu'ils ont investis :

ROE = Résultat net/Capitaux propres

La rentabilité financière aborde donc les performances du point de vue des actionnaires de
l'entreprise. Ceux-ci ont consenti une avance à l'entreprise en lui apportant des capitaux propres.
La recherche de la rentabilité entre pleinement dans la logique de l'entreprise mais, elle ne doit
pas conduire celle-ci à prendre des risques inconsidérés. Il s'en sort que la rentabilité est un objectif
à confronter à d'autres objectifs majeurs tels que la conservation et l'augmentation de la valeur de
l'entreprise.

La rentabilité sociale : La rentabilité sociale est la part revenant aux travailleurs dans la richesse
créée par l'entreprise. Elle s'exprime par la relation :

RS = Charges salariales/Valeur ajoutée

Elle nous renseigne sur le climat social et le niveau de satisfaction du personnel participant à la
vie de l'entreprise.

9- La notion de créances en souffrance

Trois (3) types de créances constituent les engagements en souffrance:

§ créances impayées ou immobilisées,

§ créances douteuses ou litigieuses,

§ créances irrécouvrables.

ü Créances impayées ou Créances immobilisées

Les Créances impayées sont des échéances impayées depuis 6 mois au plus et n'ayant pas fait
l'objet de prorogation de terme ou de renouvellement.

Les Créances immobilisées échéances impayées depuis 6 mois au plus mais dont le
remboursement sans être compromis, ne peut être effectué par le débiteur en raison d'obstacles
indépendants de sa volonté. Figurent également dans cette catégorie, les créances ayant fait l'objet
d'un concordat amiable ou non, dont les termes de règlement sont respectés.

ü Créances douteuses ou litigieuses

Ce sont des créances échues ou non, présentant un risque probable ou certain de non recouvrement
partiel ou total.

Ex : mauvaise situation financière du client, contestation par le client, faillite...

Présomption de créances douteuses


Cas des comptes ordinaires débiteurs (comptes courants ou autres) sans aucun mouvement
créditeur depuis plus de 3 mois.

ü Créances irrécouvrables

Ce sont des créances dont le non recouvrement est estimé certain après épuisement de toutes voies
et moyens amiables ou judiciaires ou pour toute autre considération pertinente.

Ex : clôture des opérations de liquidation ou jugement défavorable du tribunal.

10- Contributions aux études antérieures:

Selon Michel M. et Pascal A. (2006) toute politique visant à maitriser le risque crédit doit
s'attacher à « prévenir et soigner ».

Sylvie COURSSEGUES(1996) quant à elle s'est intéressé sur l'évaluation du risque crédit qui peut
se faire suivant deux approches : une approche traditionnelle et une évaluation par la fonction
score.

L'approche traditionnelle repose sur le diagnostic financier de l'entreprise avec trois étapes
habituelles à savoir :

§ La collecte d'informations sur l'emprunteur ;

§ L'analyse de la situation financière de l'entreprise ;

§ La prise de décision concernant le refus ou l'octroi du crédit.

La fonction score consiste à classer les entreprises en deux catégories : les entreprises saines et les
entreprises vulnérables.

Dans cette logique J. PRUCHAUD(1960) considère que la décision d'octroi de crédit ou non sera
prise sur la base de l'analyse du risque de défaillance du client car la défaillance du client implique
que le banquier recouvre difficilement ses ressources ou ne les récupère pas.

L'analyse du risque utilise diverses informations regroupées dans le dossier de crédit donc il
revient au banquier de procéder à une étude rigoureuse du dossier de crédit en tenant compte de
tous les aspects pouvant aggraver le risque de la banque. Dans ce même sens CODJO A. Christian
(2006), travaillant sur la maitrise des risques bancaires en matière de crédit suggère que la maitrise
du risque de crédits dépend des facteurs comme l'étude des dossiers de crédit, la politique de prises
de garanties et la nécessité de développer une stratégie de contrôle interne bancaire.
· Synthèse :

De l'analyse de cette revue on peut dire que Sylvie DE COURSSEGUES (1996) s'est appesantie
sur les deux méthodes d'évaluation des risques de crédit ; l'évaluation par l'approche traditionnelle
qui repose sur le diagnostic financier de l'entreprise et l'évaluation par la fonction score qui permet
de classer les entreprises saines des entreprises vulnérables.

Ces différentes méthodes d'évaluation permettent de mieux appréhender et d'analyser le risque de


défaillance. Par contre d'autre auteur se sont intéressés au suivi des crédits et aux insuffisances
liées aux garanties proposées à la banque.

C'est ainsi que Philippe G. et Stéphane P. (1997) suggère que la gestion et le suivi des concours
après mise en place aident à juguler le risque de crédit.
.
46